18 septembre 2013

Protocole de Jumelage entre Saint-Josse et Eskisehir

Protocole de Jumelage entre Saint-Josse et Eskisehir

Document diffusé par les autorités communales de Saint-Joose, le 18 septembre 2013

Nous représentants des communes de Saint-Josse-ten-Noode (Belgique) et Eskisehir (Turquie) ;

Librement désignés par le suffrage de nos concitoyens ;

Certains de répondre aux aspirations profondes et aux besoins réels de nos populations ;

Sachant que nos civilisations et nos peuples partagent les mêmes valeurs universelles ;

Considérant les liens qui unissent nos populations et la mémoire collective qu’ils partagent ;

Considérant que l’œuvre de l’Histoire doit se poursuivre dans un monde ouvert, mais que ce monde ne sera vraiment harmonieux que dans la mesure où les hommes vivront libres dans des cités libres ;

Convaincus par l’enrichissement mutuel que représentent nos différentes cultures ;

Convaincus par le jumelage entre les communes constitue une base solide de confiance pour améliorer l’amitié, la coopération entre nos communautés et l’encouragement pour les citoyens, les écoles et les associations de promouvoir des idées qui contribuent à connecter les gens ;

Dans le respect mutuel des relations établies entre nos deux communes et en accord avec le principe de solidarité ;

En ce jour, nous déclarons notre volonté :

D’affirmer notre attachement au respect des droits inviolable et inaliénables de la personne humaine ;

De maintenir des liens permanents entre nos communes afin de dialoguer, d’échanger nos expériences et de mettre en œuvre toute action conjointe susceptible de nous enrichir mutuellement dans tous les domaines relevant de nos compétences ;

D’encourager et de soutenir les échanges entre nos concitoyens pour développer, par une meilleure compréhension mutuelle et une coopération efficace, l’échange d’expériences entre nos communes ;

D’agir selon les règles de l’hospitalité, dans le respect de nos diversités, dans un climat de confiance et dans un esprit de solidarité ;

De garantir à toute personne la possibilité de participer aux échanges entre nos deux communes sans discrimination de quelque nature que ce soit ;

De promouvoir, à travers nos échanges et notre coopération, les valeurs universelles que constituent la liberté, la démocratie, l’égalité, et l’État de droit ;

De conjuguer nos efforts afin d’aider dans la pleine mesure de nos moyens au succès de cette nécessaire entreprise de progrès et de prospérité.

Pour la commune de Saint-Josse : Emir Kir (Bourgmestre) et Patrick Neve (Secrétaire communal) – Pour la commune d’Eskisehir : Yilmaz Büyükensen (Bourgmestre)

13:46 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse, Turquie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21 juin 2013

En soutien à Bahar Kimyongür

 

En soutien à Bahar Kimyongür

Rassemblement devant le Ministère des Affaires étrangères

Le 19 juin 2013

11:14 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 juin 2013

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 20 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Mazyar Khoojinian : historien, Dirk Jacobs : sociologue, Mahinur Ozdemir : Députée régionale (CDH). Modération : Y. Kengen

28 février 2013

Allemagne : les Turcs au cœur de la bataille électorale

Allemagne

Les Turcs au cœur de la bataille électorale

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Par Patrick Saint-Paul, le 27 février 2013

L'Allemagne compte quelque 3 millions d'habitants d'origine turque, dont plus de 1,6 millions ont pour unique passeport celui de leur pays d'origine.

L'opposition mais aussi les alliés libéraux de la chancelière plaident en faveur de l'attribution de la double nationalité aux millions de Turcs qui vivent en Allemagne.

En affirmant vouloir ouvrir un nouveau chapitre dans les négociations moribondes d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, Angela Merkel, lundi à Ankara, a offert un nouvel espoir aux Turcs. Mais la chancelière allemande a aussi adressé un message à l'électorat allemand au moment où l'immigration fait irruption au cœur de la campagne pour les législatives du 22 septembre.

Pour séduire l'électorat d'origine turque, l'opposition n'hésite pas à jouer la surenchère. Le chef du parti social-démocrate, Sigmar Gabriel, lui offre la double nationalité, affirmant que ce serait, en cas de victoire, la première mesure d'un gouvernement associant le SPD aux Verts. «Les enfants nés en Allemagne de parents turcs doivent choisir entre la nationalité turque ou allemande, déplore Sigmar Gabriel. Je comprends tous ceux qui veulent vivre durablement en Allemagne, sans pour autant renoncer à leurs racines. Nous avons enfin besoin d'un code de la nationalité moderne».

«Des conflits de loyauté»

Tenue à la prudence par l'aile la plus conservatrice de son parti que la stratégie centriste de la chancelière déconcerte, Angela Merkel n'est pas prête à franchir ce pas. «Le principe visant à empêcher les nationalités multiples est l'un des fondements du droit allemand de la nationalité», affirme son porte-parole, Steffen Seibert. Merkel doit aussi composer avec ses alliés conservateurs bavarois de la CSU. «Celui qui réside dans un pays et qui souhaite s'y installer définitivement doit exprimer clairement son attachement à ce pays en adoptant sa nationalité», affirme la CSU. Et d'ajouter que la double nationalité provoquerait des «conflits de loyauté» ainsi que des difficultés pour «l'extradition des criminels».

Mais les alliés libéraux de la chancelière se sont rangés du côté de l'opposition. La ministre de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP), a ainsi réclamé l'adoption d'une loi facilitant l'accès à la double nationalité outre-Rhin, où le droit du sang est toujours en vigueur malgré certains aménagements. La mesure viserait à favoriser l'intégration des immigrés dont l'Allemagne aura cruellement besoin dans les décennies à venir pour combler son déclin démographique.

«L'intégration peut aussi être favorisée par la double nationalité, comme le montre largement l'expérience de ceux qui y ont accédé, plaide Schnarrenberger. Nous devons poursuivre la modernisation de notre droit à la nationalité et élargir l'accès à la double nationalité». Les ressortissants de l'espace européen peuvent sans difficulté prétendre à la double nationalité outre-Rhin dès lors qu'ils accèdent à la citoyenneté allemande. Et le droit du sang allemand a été assoupli en 2000 avec l'introduction de «la clause de l'option». Celle-ci permet aux enfants d'immigrés non européens d'accéder à la citoyenneté allemande à condition que l'un de leurs parents ait résidé légalement en Allemagne pendant 8 ans. La nationalité leur est accordée automatiquement jusqu'à l'âge de 23 ans. Mais ils doivent alors avoir renoncé à leur nationalité d'origine, faute de quoi, leur passeport leur est retiré et ils sont déchus de la nationalité allemande.

«Nous avons besoin d'eux»

Mise en place pour favoriser l'intégration des travailleurs immigrés turcs et de leurs enfants outre-Rhin, cette disposition fait débat aujourd'hui. L'Allemagne compte quelque 3 millions d'habitants d'origine turque, dont plus de 1,6 millions ont pour unique passeport celui de leur pays d'origine. Seuls quelques 3316 Turcs ayant atteint les 23 ans étaient concernés par le choix de leur nationalité en 2011. Et 80 % d'entre eux choisissaient de rester Allemands.

Mais ils sont de plus en plus nombreux à choisir de retourner en Turquie, où ils sont très demandés et accèdent facilement à un emploi. À partir de 2018, 40.000 Turcs seront, chaque année, confrontés à ce choix. «Prétendre en permanence que les Allemands d'origine turque ne seraient pas tout aussi loyaux à notre État s'ils conservaient leur passeport turc est de la folie», juge Sigmar Gabriel. «Nous avons besoin d'eux», ajoute-t-il en soulignant le nombre croissant d'employés qualifiés ou de jeunes diplômés choisissant de retourner en Turquie chaque année.

Selon une étude récente de l'OCDE, l'Allemagne sera confrontée à une baisse de 5,4 millions de ses travailleurs qualifiés d'ici à 2025 en raison du vieillissement de sa population active. D'ici là, elle espère attirer près d'un million d'immigrés pour compenser partiellement le déclin et empêcher son industrie de s'effondrer. Le consensus pourrait se renforcer après les législatives… Donnée largement favorite, Merkel ne pourra pas gouverner sans les sociaux-démocrates ou les libéraux si elle est reconduite à la chancellerie.

12:02 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 février 2013

Migration par mariage des Turcs en Belgique

Migration par mariage des Turcs en Belgique

Marie Damman, le 20 février 2013

La Fondation Roi Baudouin publie son rapport sur l'état de la migration par mariage vers la Belgique de la population venant de la région d'Emirdag, en Turquie.

Le mariage semble être le moyen principal pour émigrer légalement depuis que la migration par la travail a été interdit en 1974. Entre 2008 et 2011, Emirdag était la deuxième région où une partie de sa population s'expatrie par le mariage. Pour contrer ce phénomène, la Belgique avait durci ses lois d'immigration (le demandeur doit avoir plus de 21 ans, bénéficier du revenu d'intégration sociale,...).

Les émigrés interrogés sont principalement des jeunes mariés, en attente de leur départ, des parents qui voulaient rejoindre leurs enfants mariés en Belgique et des jeunes qui s'inscrivent à l'université. Dans les cinq communes bruxelloises (Saint-Josse-Ten-Noode, Scherbeek, Bruxelles, Anderlecht et Molenbeek-Saint-Jean) où vit une importante population turque, les émigrés viennent principalement de la région d'Emirdag. Des discussions ont également eu lieu avec des animateurs qui travaillent avec cette partie de la population, à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, ainsi qu'avec des Turcs vivant en Belgique.

Sur le long terme, l'étude montre plutôt une régression du phénomène de migration par mariage. Ce serait dû au fait que la Turquie se développe économiquement alors que l'Europe, elle, régresse. Néanmoins, la pratique reste commune. La Belgique est imaginée comme un eldorado pour les Turcs. Ils voient leurs compatriotes rentrer chaque été au pays, apportant des objets de valeurs, conduisant une voiture de luxe...Ce phénomène les incite à faire de même.

Les Turcs de Bruxelles vivent en communauté dans certains quartiers de la capitale. Il est ainsi plus facile d'unir des Turcs de Belgique avec ceux restés au pays et de faire ensuite une demande de regroupement familial.

Notons néanmoins que grâce aux nouvelles technologies, les jeunes ont aujourd'hui plus de chances de pouvoir effectuer un choix personnel en ce qui concerne leur futur partenaire. En effet, ils peuvent désormais faire connaissance sur les réseaux sociaux avant de se rencontrer physiquement. Une évolution qui se couple également à une prise de conscience des risques qui attendent les nouveaux arrivants dans leur pays d'accueil : divorces, problèmes économiques, intégration difficile,...

Malgré ça, les candidats restent mal informés avant leur départ et considèrent toujours la Belgique comme un eldorado. Les migrants ne se rendent compte de la réalité qu'une fois sur place. Des solutions ont évidemment été proposées, comme le fait d'organiser des vacances en Belgique, des programmes d'échanges entre les deux pays pour que les jeunes puissent voir de leur propres yeux les difficultés rencontrées par leurs pairs en Belgique. Une meilleur communication doit également être établie entre les deux pays : informer sur le marché du travail, sur le système d'éducation et santé et aider à l'apprentissage du français avant leur départ. Pour favoriser l'information, des activités concrètes pourraient voir le jour: débat, films, théâtre... La culture belge devra se trouver une place en Turquie.

En général, les mariages se concrétisent après cinq mois, ce qui laisse peu de place à l'éducation au pays d'accueil. Inciter les Turcs à la réflexion pourrait dès lors leur permettre de réfléchir sur la migration par mariage. Ceux qui ont déjà concrétisé leur départ regrettent en effet de ne pas avoir pu être préparés à la vie sur place.

13:09 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 décembre 2012

EFJ debates about press freedom and freedom of expression in Turkey

EFJ debates about press freedom and freedom of expression in Turkey

19 décembre 2012

Un mariage pour venir en Belgique : "Les attentes sont loin de la réalité"

Un mariage pour venir en Belgique

«Les attentes sont loin de la réalité»

Hugues Dorzee, le 19 décembre 2012

L’université d’Anvers et la Fondation Roi Baudouin ont étudié le phénomène de migration par mariage dans la région turque d'Emirdag. Avec un constat :  les futurs epoux(-ses) manquent d'informations sur leur vie future.

Que connaissent-ils de leur future terre d’accueil ? Sont-ils suffisamment bien préparés ?

Une étude de l’Université d’Anvers (Cemis) réalisée pour le compte de la Fondation Roi Baudouin a tenté de mieux cerner le phénomène de migration par mariage. En réalisant, à Emirdag, au nord-est de la Turquie, et à Bruxelles, une étude à partir de nombreux entretiens d’informateurs privilégiés (parents, futurs époux, ONG…) recueillis entre juin 2011 et mars dernier.

Premier constat : la migration par le mariage, c’est «la norme» : le moyen principal pour s’installer légalement en Belgique. Même si, depuis 2011, la loi sur le regroupement familial a été durcie. Dans une région frappée par les problèmes socio-économiques, il s’agit de «sauver sa peau», comme le dit un jeune interrogé. «Ils migrent en pensant qu’ils vont facilement trouver un emploi, gagner beaucoup d’argent et obtenir un prêt», notent les chercheurs.

Deux : ces mariages restent, le plus souvent, «une affaire de famille». Tous ne sont pas arrangés ou forcés loin de là, mais les familles sont «impliquées à des degrés divers», relève l’étude…

Suite : Le Soir

20:00 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 décembre 2012

Les malheurs de Sophie

Les malheurs de Sophie

Extrémismes, le 14 décembre 2012

Mon dernier article sur les accointances douteuses de Mme Cetin a provoqué la colère d’une dénommée Sophie Cane, membre patenté de Radio-MIT, une radio qui promeut le négationnisme.

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Un jeune handicapé franco-turc endoctriné à la haine fait le signe des loups gris

S’épanchant sur le site raciste bien connu Turquie-news, Mme Cane m’accuse d’exploiter scandaleusement des photos d’enfants. Sa colère est légitime bien sûr mais elle se trompe d’objet. Car ce qui est scandaleux, c’est bien que ses compatriotes franco-turcs exploitent et endoctrinent leurs propres enfants et non pas que je révèle ce scandale.

Outre qu’elle me prête des origines arméniennes que je n’ai pas – racisme oblige – Mme Cane semble me considérer comme une sorte de manipulateur qui aurait poussé des enfants turcs ou franco-turcs à se parer des panoplies ultranationalistes et à faire le signe des loups gris.

Non, madame Cane ! Pour votre malheur, je ne suis pas coupable de l’instrumentalisation de ces enfants pas plus que de leur exploitation photographique. Je ne fais que révéler les pratiques effectivement honteuses des ülküçükler, ces idéalistes responsables d’innombrables exactions et qui devraient être logiquement interdits en France et en Europe à l’instar de toutes les milices d’extrême-droite.

Il faut d’ailleurs noter – un détail qui semble avoir échappé à Mme Cane – que j’ai bien pris soin de masquer les visages de ces pauvres gosses, ce que ne faisaient pas les photos originales. On le voit, les parents indignes de ces enfants promis à un sombre avenir se soucient comme d’une guigne de leur propre progéniture qu’ils jettent en pâture à l’Internet.

Je conçois bien, Madame Cane, que l’image renvoyée par ce miroir que je vous tends puisse vous déplaire. Mais le miroir n’est pas responsable de vos disgrâces !

14:05 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 novembre 2012

Pourquoi la Turquie veut rétablir la peine de mort

Pourquoi la Turquie veut rétablir la peine de mort

Par Antoine Grenapin, le 14 novembre 2012

C'était l'une des conditions préalables à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Ankara devait abandonner la peine de mort. La loi a été votée en 2002. Elle est appliquée depuis 2004, deux ans après l'accession au pouvoir de l'AKP, le Parti pour la justice et le développement, toujours aux affaires aujourd'hui. Pourtant, dimanche dernier, le Premier ministre islamiste Recep Tayyip Erdogan a ouvertement remis en cause cette loi lors d'un meeting de son parti. "Le pouvoir de pardonner un meurtrier appartient à la famille de la victime, pas à nous. Nous devons faire les ajustements nécessaires", a déclaré le chef du gouvernement turc.

Erdogan prétend s'appuyer sur les exemples des États-Unis, de la Russie et de la Chine afin, dit-il, de "réévaluer [sa] position". Deux jours plus tôt, en aparté devant des journalistes, le Premier ministre turc s'est même laissé aller à commenter l'affaire Breivik en Norvège. L'auteur du massacre d'Utoeya a été condamné en août dernier à la peine maximale, soit 21 ans de prison. Une sentence jugée trop faible par le Premier ministre turc qui pense que l'"on devrait pouvoir discuter de la peine de mort pour les crimes de terreur qui causent la mort de plusieurs personnes".

Visé : Abdullah Öcalan, fondateur du PKK

Des propos qui s'expliqueraient par la popularité d'une telle mesure. Selon Erdogan, la majorité des Turcs seraient très favorables au rétablissement de la peine capitale. Pourtant, d'après les analystes, le changement de cap du Premier ministre ne viserait en réalité qu'un seul homme : Abdullah Öcalan, le fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation jugée terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne. Le militant kurde a été arrêté en 1999 et condamné à mort avant que sa peine ne soit commuée en prison à perpétuité.

Mais les tensions se sont accrues ces dernières semaines, de nombreux combats opposant forces armées turques et combattants kurdes. Ces derniers revendiquent la levée des restrictions sur l'usage de la langue kurde dans la sphère publique et appuient la demande d'Abdullah Öcalan de bénéficier de meilleures conditions de détention ainsi que de pouvoir consulter ses avocats qu'il n'a pas vus depuis quinze mois. En soutien à leur chef, des milliers de prisonniers kurdes sont en grève de la faim depuis le 12 septembre dernier. Une rébellion spontanée qui ne semble pas ébranler Erdogan.

Multiplication des raids de l'armée turque

"Les parents des morts souffrent pendant que d'autres font la fête en mangeant des kebabs", s'est-il emporté. Le propos est violent, les réactions indignées. Les grévistes ont bientôt été rejoints par plusieurs députés kurdes du Parti pour la paix et la démocratie (BDP). Et la tension entre communautés est encore montée d'un cran dernièrement, lorsque l'armée a lancé des raids, au sud-est de la Turquie, visant ouvertement les militants kurdes du PKK. Mardi, trois de ses membres présumés ont été tués lors d'une opération dans la province d'Hakkari. De son côté, l'armée se vante d'avoir mis la main sur des stocks d'armes, de munitions et d'explosifs appartenant au groupe terroriste.

Face à un conflit qui, depuis vingt-huit ans, a causé la mort de plus de 40 000 personnes, Ankara joue plus que jamais la fermeté. Certains observateurs qualifient volontiers Erdogan de populiste, et rien ne semble entraver son ambition politique. Le Premier ministre ne fait en effet plus mystère de sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle de 2014.

15:27 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 novembre 2012

6.000 Kurdes ont manifesté dans les rues de Bruxelles

6.000 Kurdes ont manifesté dans les rues de Bruxelles

NordEclair, le 03 novembre 2012

Cinq mille huit cent soixante membres de la communauté kurde de Belgique mais également de France, d’Allemagne et des Pays-Bas, ont manifesté samedi dans les rues de Bruxelles, a indiqué samedi la zone de police Nord.

L’objectif du rassemblement était d’attirer l’attention des autorités sur l’état de santé des 772 prisonniers politiques kurdes détenus en Turquie, qui ont entamé une grève de la faim le 12 septembre dernier.

Le cortège est parti vers 12h00 de la Gare du Nord, où s’est déroulé le seul incident de la manifestation. Un Kurde et un Turc s’y sont en effet bagarrés et ont été arrêtés administrativement par les forces de l’ordre.

Le reste de la manifestation s’est déroulé dans le calme. Après avoir quitté la Gare du Nord, le cortège a marché en direction de la Petite Ceinture puis de la place Madou avant d’emprunter les avenues Joseph II et Belliard. La manifestation s’est disloquée rue de la Loi aux alentours de 15h00.

Lundi dernier, 600 Kurdes se sont rassemblés devant le Parlement européen en soutien aux prisonniers kurdes en grève de la faim depuis 53 jours.

13:00 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 novembre 2012

Turquie: la liberté de la presse, point noir du bilan du gouvernement

Turquie

La liberté de la presse, point noir du bilan du gouvernement

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Fulya OZERKAN, le 1er novembre 2012 

Les bilans se suivent, accablants, et font tous de la Turquie un égal de la Chine, l'Iran ou la Russie. Dix ans après son arrivée au pouvoir, le gouvernement islamo-conservateur turc est dénoncé comme l'un des plus répressifs de la planète contre la presse.

Publiée mi-octobre, à deux semaines du 10e anniversaire de la victoire du Parti de la justice et du développement (AKP) aux élections de 2002, la conclusion du rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ne pouvait plus mal tomber. Avec 76 détenus, la Turquie détient le record mondial du nombre de journalistes emprisonnés.

Les commentaires de l'ONG basée à New York sur les atteintes à la liberté de la presse ne sont guère plus amènes pour Ankara. "Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a mis en oeuvre une des plus vastes opérations de répression de la liberté de la presse de l'histoire récente", écrit le CPJ.

La plupart des journalistes poursuivis par les autorités turques le sont pour leur proximité, avérée ou supposée, avec les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation interdite en rébellion armée depuis 1984 contre Ankara.

Le procès de 44 d'entre eux, un record, s'est ouvert en septembre devant un tribunal d'Istanbul. Tous risquent de 15 à 22 ans de réclusion.

Sous le feu des critiques, le gouvernement turc nie catégoriquement s'en prendre aux journalistes pour leur seule activité mais uniquement pour leur appartenance à des organisations terroristes.

Dans un discours de 2011 resté dans les mémoires, le ministre de l'Intérieur Idris Naim a justifié sans complexe cette politique. "La terreur est un phénomène aux multiples visages qui peut prendre la forme de la psychologie ou de l'art", avait-il lancé, "on la trouve parfois sur une toile, dans un poème, dans un article de journal ou même une simple boutade".

Comme d'autres, Irfan Aktan a fait les frais de cette politique. Depuis 2001, il couvre l'actualité kurde pour le magazine turc Express. En 2009, il a été inculpé pour propagation de "propagande terroriste" après un article dans lequel il citait des responsables du PKK.

- "Journaliste d'Etat" -

"J'ai été convoqué pour être entendu par un procureur d'Istanbul deux semaines après la publication de mon article", raconte-t-il, ajoutant : "Mon activité de journaliste a été considérée comme de la propagande".

En 2010, un tribunal stambouliote l'a condamné à un an et demi d'emprisonnement et à une amende de 16.000 livres turques (environ 7.000 euros). Une peine dont le juge lui a assuré qu'elle serait suspendue s'il ne répétait pas la même infraction pendant cinq ans. "C'est une mesure destinée à contraindre les journalistes à l'autocensure", dénonce Irfan Aktan, "je ne serai pas poursuivi si j'accepte de devenir un journaliste d'Etat".

Cette politique répressive assumée ne vise pas seulement les reporters ou les médias kurdes, mais aussi leurs confrères les plus réputés. En mars, deux journalistes d'investigation, Ahmet Sik et Nedim Sener, ont été libérés après avoir passé 375 jours en cellule pour leur implication supposée dans une tentative de coup d'Etat contre le gouvernement.

Outre ces dossiers très médiatisés, les entraves à la liberté de la presse sont fréquentes en Turquie. En septembre, l'AKP a refusé l'accréditation à son congrès de plusieurs médias jugés trop critiques. Le Premier ministre Erdogan a assumé ce refus en expliquant qu'il n'était pas "obligé" d'inviter tout le monde.

Un de ses avocats, Ali Ozkaya, s'est même récemment félicité que les poursuites engagées par le chef du gouvernement contre ses critiques servent de "dissuasion". "Le ton des éditorialistes a notablement changé, particulièrement depuis 2003", s'est-il réjoui dans le quotidien en anglais Hürriyet Daily News.

Aujourd'hui, certains attribuent pour partie cette dérive autoritaire à des facteurs exogènes. "En ralentissant le processus d'adhésion de la Turquie, l'Union européenne n'aide pas la presse turque ni ceux qui militent pour des réformes démocratiques", regrette un diplomate occidental.

Mais pour d'autres, elle n'est le fait que du pouvoir turc lui-même. "L'UE ne peut être une excuse", juge le chercheur Can Baydarol, "la Turquie doit se regarder en face si elle veut exporter la démocratie chez ses voisins". 

19:12 Écrit par Rachid Z dans Médias, Turquie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31 octobre 2012

Alerte Racisme Anti-turc Belgique

Alerte Racisme Anti-turc Belgique

ALERTE TURCOPHOBIE en BELGIQUE

TurquieNews, le 31 octobre 2012

Emir Kir, nouveau maire élu de Saint-Josse est aujourd’hui victime de harcèlement de la part de nationalistes arméniens et de l’extrême-droite belge qui agissent de concert.

Ces attaques ne visent M. Kir qu’à cause de ses origines turques.

Que Emir Kir soit de gauche ou de droite n’a aucune importance pour nous. Il s’agit purement et simplement de lutter contre la haine, l’injustice et la turcophobie.

Une page Facebook ALERTE RACISME ANTI-TURC BELGIQUE a été créée afin que tous les internautes soient vigilants face à la turcophobie et la haine qui visent les Belges d’origine turque.

23 octobre 2012

Bourgmestres et ex-futur bourgmestre belges d'origine turque

Bourgmestres et ex-futur bourgmestre belges d'origine turque

Pierre-Yves Lambert, le 23 octobre 2012

Il n'est pas exact (cf. dépêche AFP reproduite plus bas) d'écrire que "Si la Belgique compte de nombreux échevins (adjoints au maire) d'origines marocaine et turque, aucun d'entre eux n'avait jusqu'ici exercé la fonction de bourgmestre.: Birol Cokgezen (PS), d'origine turque, l'a été (peu de temps certes) en 2011 à Saint-Nicolas (en province de  Liège; 23.000 habitants, 6,8 km²) en application de la législation wallonne.

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Il avait fait le deuxième score de sa liste en 2006 et le bourgmestre Patrick Avril (PS) avait dû démissionner suite du rejet de son pourvoi en cassation, ce qui avait confirmé sa condamnation, en appel, à un an de prison avec sursis et à 5 ans d'inéligibilité dans l'affaire des panneaux.

Ce qui était justement reproché par le PS local à Cokgezen, ancien chauffeur de l'internationalement célèbre ministre PS Michel Daerden c'était d'avoir osé faire campagne pour lui aux élections communales de 2006 et d'avoir ainsi fait plus de voix que tous les autres candidats à part la tête de liste et un échevin sortant d'origine marocaine, Abdelkarim Benmouna, ancien médecin de... Michel Daerden. Ce dernier devait être tête de liste PS à Saint-Nicolas en octobre 2012 et réintégrer ces deux exclus, mais est décédé en août.

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Le même problème est en train de se poser dans une autre ville wallonne de la province de Liège, Verviers (56.000 habitants, 33 km²), avec un autre élu turc, Hasan Aydin (PS), deuxième en voix de sa liste en 2012, cinquième en 2006. Le MR local (droite) n'a pas renouvelé sa coalition avec le PS par refus d'un bourgmestre turc et donc "musulman", et il y a eu des récriminations au sein même du PS local, avec allégations affichées sur facebook de "soutiens des mosquées" de la part de candidats ayant fait beaucoup moins de voix que lui, notamment une jeune femme également d'origine turque mais issue de la communauté alévie (Le Vif 17 octobre, La Meuse 18 octobre), et aussi un échevin PS sortant (La Meuse 16 octobre).

En réalité, il a surtout eu le soutien des organisations turques, et non spécifiquement "musulmanes", et avait tout fait pour cela, s'en prenant notamment à son colistier Malik Ben Achour (PS, d'origine marocaine), échevin (adjoint au maire) comme lui, accusé de "soutien au PKK" en pleine campagne électorale.

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C'est également en jouant sur la fibre nationaliste - et négationniste - de ses compatriotes d'origine turque qu'Emir Kir, futur bourgmestre (également PS) de la commune bruxelloise de Saint-Josse (27.000 habitants, 1,5 km²) a bâti sa carrière politique (voir e.a. un jugement rendu le 28 janvier 2005 où sont exposées en détail ses pratiques électorales).

Vu les succès électoraux de ses candidats d'origine turque, le Parti socialiste belge, au contraire de son homologue français, plus sensible lui à l'important électorat franco-arménien, s'est farouchement opposé à l'extension de la législation antinégationniste aux génocides des Arméniens (et des Assyriens et des Grecs pontiques) et des Tutsis rwandais (voir le dossier "Débats sur le négationnisme du génocide arménien - Belgique 1997-2005").

28 août 2012

Les maisons de repos effraient les personnes âgées turques

Les maisons de repos effraient les personnes âgées turques

Belga, le 28 août 2012

Les personnes âgées d’origine turque hésitent à entrer en maison de repos. Selon la VUB, qui sort une étude sur le sujet, il est urgent d’adapter les soins de santé des seniors en Belgique pour converger vers toutes les cultures.

À la suite de la rapide hausse du nombre d’immigrants âgés, il y a un besoin urgent de «soins de santé des seniors adaptés à la culture» et qui tiennent compte des besoins de ce groupe cible, ressort-il lundi des résultats d’une enquête effectuée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) auprès de dizaines de Turcs âgés de plus de soixante ans et vivant à Schaerbeek et Saint-Josse-ten-Noode, et de leurs soignants.

Selon les prévisions, le nombre de personnes âgées turques augmentera de 314 % d’ici à 2015 et le secteur des soins de santé ne pourra faire face à l’augmentation de la demande de soins, montre cette enquête.

Le docteur Tine Buffel (VUB) a constaté que les seniors turcs privilégient de vivre leurs vieux jours à domicile, car ils y reçoivent l’aide de leurs enfants.

Néanmoins, la plupart d’entre eux ne souhaitent pas imposer à ses enfants de lourds frais de soins de santé. Si rester auprès de ceux-ci n’est pas possible, les seniors turcs imaginent alors leur maison de repos idéale comme un lieu de vie à petite échelle où résideraient d’autres Turcs.

Les formes alternatives de logement et de soins sont à peine connues de ces personnes âgées car elles n’existent souvent pas dans leur pays d’origine. De plus, les informations sur les soins de santé à domicile viennent surtout des (petits) enfants de ces seniors. «Il y a un besoin de nouvelles initiatives de soins et de logement à petite échelle et adaptées», conclut Tine Buffel.

Dans le cadre de cette enquête, la VUB a collaboré avec le professeur Seval Güven, de l’Université Hacettepe d’Ankara.

11:12 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Saint-Josse, Turquie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16 août 2012

La communauté turque de Belgique veut ses morts !

La communauté turque de Belgique réclame ses morts !

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Ce message est affiché sur les murs de Schaerbeek. Photo prise ce 16 août.

02:14 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |