15 octobre 2013

"Retour volontaire" en Afghanistan

"Retour volontaire" en Afghanistan

Conférence de presse tenue, par les représentants de réfugiés Afghans le 15 octobre 2013 à Ixelles, suite à l'assassinat d'Arif, un réfugié afghan, victime d'un "retour volontaire" dans son pays en guerre...

19:32 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13 septembre 2013

La triple élection du 25 mai 2014 coûtera plus de 10 millions d’euros

La triple élection du 25 mai 2014 coûtera plus de 10 millions d’euros

Belga, le 14 août 2013

Les élections de 2014 vont coûter très cher. Les Régions devront participer au financement de celles-ci tant leur coût est important.

Les prochaines élections du 25 mai 2014 ne seront pas remarquables uniquement par leur ampleur ou par leur importance stratégique. Elles se distinguent aussi par leur coût particulier : les autorités fédérales l’estiment à 10.037.600 euros précisément, peut-on lire mercredi dans l’Echo et de Tijd. Les frais les plus importants sont les «jetons de présence», l’envoi digital des listes de candidats ou le soutien technique et logistique pour le vote électronique. Une chose est certaine, les Régions devront aussi mettre la main à la poche pour financer l’organisation des élections. En Flandre, un budget d’1,5 million d’euros a été réservé à cette intention.

10 septembre 2013

Anne-Sylvie Mouzon est décédée ce matin

Saint-Josse

Anne-Sylvie Mouzon est décédée ce matin

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Anne-Sylvie Mouzon (PS), présidente du CPAS de Saint-Josse depuis 1995 et députée régionale, est décédée ce mardi 10 septembre vers 10h00. Depuis quelques mois, nous savions qu’elle était gravement atteinte d’une tumeur pulmonaire.

L’électeur de mai 2014, cobaye scientifique

L’électeur de mai 2014, cobaye scientifique

Un chercheur québécois va étudier ce scrutin fort attendu

Christian Laporte, le 10 septembre 2013

D’accord, ce n’est pas la première fois que des chercheurs étrangers se focalisent sur la Belgique politique, ses palabres et son art exquis du compromis ! Un certain nombre d’entre eux y ont consacré des articles, souvent des livres, parfois des thèses.

Mais le politologue canadien André Blais de l’Université de Montréal, qui vient de passer par chez nous, entend aller un peu plus loin encore en mettant sous la loupe le comportement électoral des Belges en vue de leur triple scrutin de 2014. Mais il analysera déjà aussi ce qui précédera ce dimanche de mai qu’on espère démocratique à tous les étages… Il a accepté de lever un coin du voile lors d’une rencontre exclusive avec "La Libre" à la Fondation universitaire.

"Mon champ de recherche est de fait l’étude des élections" nous précise-t-il d’emblée.

De tous les types d’élections car il y a quelques mois il fut aussi très impliqué dans une recherche intitulée "Vote for Pope" autour de la désignation du successeur de Benoît XVI. Sa démarche n’avait rien de théologique ni de politique, ecclésialement parlant. L’objectif d’André Blais était en fait de comparer la désignation plutôt de style très censitaire du Pape par les cardinaux-électeurs à des systèmes électoraux présidentiels aussi éclectiques que ceux du Mexique, de la France ou de l’Irlande. Les citoyens furent invités à choisir dans une liste préétablie et à se prononcer pour un candidat si on optait pour une majorité relative à un tour, pour une majorité absolue à deux tours voire par approbation - on se prononce à la fois pour tous les candidats, pour ou contre… - ou de manière alternative où on classe ses candidats par ordre de préférence.

"Je dirige présentement un grand projet de recherche (Making Electoral Democracy Work) qui examine et compare le comportement des électeurs et des partis dans 26 élections dans cinq pays (Canada, France, Espagne, Allemagne et Suisse) à l’aide de sondages et d’une grille d’analyse de la stratégie des partis. Il a paru intéressant de nous pencher aussi sur la Belgique avec son triple scrutin exceptionnel de l’an prochain."

André Blais s’intéresse ainsi aux facteurs individuels et contextuels (surtout les règles électorales) qui affectent la décision de voter ou de s’abstenir et la décision de voter de façon sincère ou stratégique. Il préside enfin la Comparative Study of Electoral Systems (CSES) qui compare le comportement des électeurs dans plus de 50 pays.

Quelle hiérarchie des votes ?

"Je suis fasciné par vos trois élections car ce sera un choix compliqué et passionnant mais aussi parce que la Belgique reste un des rares pays à conserver le vote obligatoire à tous les niveaux. Je me pose évidemment la question de savoir si l’électeur belge établira une hiérarchie dans ses choix, ce qui est essentiel pour votre avenir institutionnel !" Concrètement, comme pour chaque pays, il analysera deux régions, en l’occurrence la Flandre et la Wallonie. Pour l’épauler, André Blais travaillera avec le Cevipol (ULB) et avec Jean-Benoît Pilet qui a lui-même séjourné à la chaire sur les recherches électorales à l’Université de Montréal. Le caractère obligatoire du vote passionne le chercheur canadien : "je m’intéresse à la perception par l’électeur de la pénalité qu’il peut subir et à la manière dont il voit sa mise en oeuvre. Cela dit, chez vous, le taux de participation reste très élevé ce qui contraste avec les pays d’Amérique latine où le vote reste obligatoire" . Le Pr Blais fera aussi appel aux citoyens belges avant le 25 mai : "nous voulons lui soumettre aussi une palette de systèmes de vote différents et cela pour les différentes élections." Une affaire à suivre dans les prochains mois sur le site electoraldemocracy.com. Une manière intéressante de conscientiser nos compatriotes à ne pas prendre à la légère leurs choix de 2014… 

Région bruxelloise: Bruno De Lille affirme que l'Open Vld et le sp.a ont conclu un préaccord

Bruno De Lille affirme que l'Open Vld et le sp.a ont conclu un préaccord

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Belga, le 09 septembre 2013

Le secrétaire d'État bruxellois Bruno De Lille (Groen) a affirmé lundi sur brusselnieuws.be que l'Open Vld et le sp.a avaient conclu un pré-accord en vue des élections régionales bruxelloises de 2014, ce que les principaux intéressés n'ont pas confirmé. "Ce n'est pas une hypothèse, mais une information que j'ai reçue tant de membres du sp.a que de l'Open Vld. J'ai entendu qu'un notaire était aussi intervenu. Voyez la manière très joviale avec laquelle (le ministre flamand sp.a) Pascal Smet et (le ministre bruxellois Open Vld) Guy Vanhengel se comportent l'un envers l'autre ces derniers temps, c'est très clair", a commenté M. De Lille.

La suite

09 septembre 2013

"La Belgique reste une particratie"

"La Belgique reste une particratie"

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Propos recueillis par Thierry Denoel, le 09 septembre 2013

A 36 ans, il est le nouveau directeur du Crisp, le centre de recherche et d’information socio-politiques. Dans le sillage de Vincent de Coorebyter et de Xavier Mabille, Jean Faniel sera donc le prochain «monsieur élections». Pour lui, les jeux sont loin d’être faits dans la perspective du scrutin à hauts risques de 2014. Il pose un regard plus inquiet sur l’évolution des mécanismes de pouvoir, qui voit la Belgique demeurer une particratie, au détriment des parlementaires, et les syndicats s’affaiblir dans un modèle de décision de plus en plus corseté par l’Union européenne.

La rentrée politique sera-t-elle inévitablement une rentrée de campagne ?

Pas forcément. Le gouvernement Di Rupo sait qu’il jouit d’une période d’activité réduite vu qu’il a fallu déjà 540 jours pour le former. Il ne peut donc se permettre une longue campagne électorale. D’autant que la stratégie des partis de la coalition est justement d’engranger un maximum de résultats avant de se présenter devant les électeurs, en particulier les électeurs flamands à qui la N-VA serine que rien ne fonctionne au fédéral.

Etre au pouvoir n’est pas toujours un avantage électoral. Le PS est aujourd’hui très critiqué par la FGTB...

C’est vrai. Les critiques fusent, mais elles sont néanmoins atténuées par des voix plus fidèles au parti socialiste. Ces voix rappellent que, sans le PS, le syndicat risque de se priver d’un relai vital. Certains syndicalistes gardent en mémoire les années Martens-Gol, le gouvernement le plus à droite de ces quatre dernières décennies. Ils ne veulent pas revivre ça. S’ils sont critiques vis-à-vis des socialistes, ils en sont aussi dépendants.

C’est vrai aussi pour la CSC ?

Moins que pour la FGTB, car le syndicat chrétien, en tout cas au niveau de ses dirigeants, a diversifié ses relais. Le CDH n’arrive plus en tête des préférences de la CSC et de ses différentes composantes. C’est d’abord Ecolo et le PS. En Flandre, l’ACV est resté plus fidèle au CD&V. Il s’agit moins d’une question de loyauté que de poids politique.

La N-VA est un parti jeune qui se rôde au pouvoir. Est-ce une position plus confortable que celle d’un parti au pouvoir depuis 25 ans ?

Non. La situation de la N-VA est plus délicate qu’en 2010. On sent d’ailleurs que, pour son congrès sur le confédéralisme prévu fin janvier prochain, le parti est attendu au tournant par les médias flamands. Ceux-ci sont plus critiques qu’auparavant. Je ne suis pas certain qu’aujourd’hui, le régime alimentaire spectaculaire de De Wever serait médiatisé en Flandre de la même manière qu’en 2012.

Peut-on être si certain que la N-VA fera un carton en 2014 ?

La N-VA reste la principale alternative aux partis gouvernementaux, mais il faut rester prudent. Depuis les années 1990, l’électeur flamand s’est montré extrêmement volatil, bien plus que le francophone. Il suffit de regarder les scores électoraux au Sénat où les candidats se présentent devant l’ensemble des électeurs de leur communauté, contrairement aux autres assemblées. Le champion flamand en voix de préférence est chaque fois issu d’un parti différent : Jean-Luc Dehaene (CVP) en 1999, Steve Stevaert (SP.A) en 2003, Yves Leterme (CD&V/N-VA) en 2007 et Bart De Wever (N-VA) en 2010.

Le séparatisme est toujours une angoisse des francophones. Le rattachisme à la France semble être une option pour bon nombre d’entre eux. Comment expliquez-vous cette fascination pour le voisin français ?

C’est vrai qu’on l’entend beaucoup dans les discours ou les conversations. Mais cela ne se reflète pas dans le choix électoral. Le RWF (Rassemblement Wallonie France) est un parti qui ne décolle pas. Le contexte lui est pourtant favorable. D’autres petits partis, comme le PTB ou le Parti populaire, ont, eux, réussi une percée électorale. Il faut donc relativiser le rattachisme.

Elio Di Rupo restera-t-il un grand Premier ministre dans l’histoire politique de la Belgique ?

Il est trop tôt pour le dire. Il a tout de même réussi, avec son équipe, à faire aboutir des dossiers qui empoisonnent la vie politique depuis des décennies, comme la scission de BHV. Ses prédécesseurs avaient enterré le dossier parce qu’ils s’y cassaient les dents. Parmi eux, Guy Verhofstadt (Open-VLD), qu’on présente toujours comme un grand Premier ministre, et Herman Van Rompuy (CD&V), à qui on a tressé beaucoup de lauriers. Le nom de Di Rupo restera donc accolé à des réformes institutionnelles fortes. On remarque d’ailleurs que ce sont souvent des gouvernements tripartites brefs qui ont permis d’avancer dans le champ institutionnel, comme Martens III, entre mai et octobre 1980. Ces grands attelages issus d’une crise tiennent peu longtemps mais engrangent des réformes importantes. Or ce gouvernement-ci tient depuis près de deux ans déjà.

Di Rupo Ier a aussi adopté de sérieuses réformes sur le plan socio-économique...

C’est vrai, mais là, les regards sur l’empreinte qu’il laissera seront différents, selon les sensibilités politiques. Certains lui reprocheront d’avoir permis que les conditions des travailleurs se dégradent, d’autres apprécieront ses réformes.

Il faut dire que le modèle social belge est de plus en plus mis sous pression, notamment par l’Union européenne. Difficile de résister ?

La pression venant de l’international est devenue très forte, que ce soit celle de la Commission européenne, celle du benchmarking entre pays ou celle d’institutions comme le FMI et l’OCDE qui prônent l’abandon par la Belgique du système d’indexation des salaires. Même si les avis de ces deux dernières n’ont rien de contraignant, ils sont insistants. Dans ce cadre-là, le modèle de concertation a considérablement évolué. Voyez les trois derniers accords interprofessionnels. Celui de 2009-2010 a été très difficile à atteindre, celui de 2011-2012 a été rejeté par la FGTB et la CGSLB et la norme salariale a été imposée par le gouvernement. Pour 2013-2014, il n’y a pas eu de négociation...

Quelles conséquences cela a-t-il pour les syndicats ?

Pour eux, le problème est que la concertation se joue sur trois niveaux : interprofessionnel, sectoriel puis au sein des entreprises. A partir du moment où la norme est verrouillée au niveau interprofessionnel, les niveaux subalternes n’ont plus rien à dire. Si les salaires sont bloqués, il ne reste quasi rien à se mettre sous la dent pour les syndicats. Cela affecte leur légitimité aux yeux de la base. Il y a un risque de désaffection. Et on peut prédire que le gouvernement va conserver à terme ce pouvoir de définition de la norme salariale.

Quel poids ont encore les syndicats dans les mécanismes de décision ?

Ils restent très présents, avec un vis-à-vis patronal, dans de nombreux rouages de décision, tant au niveau de la sécurité sociale que du Conseil central de l’économie, du Conseil national du travail ou de la commission de l’index. Ou encore, au niveau de la justice, avec les juges sociaux dans les tribunaux du travail. Mais, en termes de rapport de force, ils ont perdu du terrain. Ils peinent à se faire entendre sur des questions comme les salaires, le travail intérimaire, la fiscalité... Leur marge de manœuvre s’est fort réduite.

Qui détient réellement le pouvoir aujourd’hui en Belgique ?

C’est la question fondatrice du Crisp ! A l’époque de la création du centre, dans les années 1950, le constat était que ce n’était ni le gouvernement ni le Parlement qui se trouvaient en tête de liste des décideurs. C’était surtout les grands groupes financiers et industriels, les partis politiques et l’Eglise catholique. Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? L’Eglise a indubitablement perdu de son influence. Pour le reste, le jeu des décisions prises au niveau national est devenu très corseté par l’Europe qui est un pôle de pouvoir prédominant. Nous sommes dans un modèle de décision contraint.

L’Union européenne, ce sont les Etats...

Oui, mais l’UE a ses institutions propres, notamment la Cour de justice dont les arrêts sont contraignants. En outre, une voix sur 28, ce n’est pas énorme. A fortiori quand on s’appelle Elio Di Rupo plutôt qu’Angela Merkel. Il est tout de même frappant de voir que le traité européen sur la stabilité budgétaire a été ratifié quasi sans débat, cet été, par plusieurs de nos parlements. La CSC et la FGTB, qui représentent trois millions d’affiliés, avaient demandé qu’il y ait des auditions publiques sur le sujet dans les assemblées. En vain.

Et les groupes financiers et industriels ?

Ils restent très influents. Aujourd’hui, ce sont des multinationales, parfois cotées en Belgique d’ailleurs. Leur réel pouvoir est leur capacité d’investissement et de désinvestissement qui peut les amener à faire du chantage avec le pouvoir politique. Quand DHL a menacé de quitter Zaventem pour Leipzig en Allemagne si on supprimait les vols de nuit, le gouvernement Verhofstadt s’est plié à sa volonté. Idem avec Lakshmi Mittal à Liège. La mondialisation a renforcé ce chantage.

Les partis politiques sont-ils toujours aussi puissants ?

Cela n’a pas changé par rapport aux années 1950. La Belgique est moins une démocratie parlementaire qu’une particratie. Ce sont les partis – en tout cas, leur top niveau et leurs techniciens – qui décident avant tout. Un exemple : les partis ont négocié la réforme institutionnelle. Ensuite, c’est le Comori, ce comité spécial réunissant des représentants des huit partis signataires de l’accord, qui a été chargé de ficeler les textes. D’ailleurs la semaine dernière, on a dit et écrit dans les médias que c’est le Comori qui avait envoyé les textes au Conseil d’Etat afin de les toiletter avant le débat parlementaire. En réalité, ce sont les présidents des assemblées législatives qui – certes, pour le compte du Comori – ont saisi le Conseil d’Etat comme le veut la procédure légale. Une confusion très révélatrice...

En même temps, les piliers classiques ne sont-ils pas moins homogènes ?

C’est vrai. Ils ont moins d’influence. Il y a moins de cohérence. On peut parler de «dépiliarisation», même si les composantes de chaque pilier gardent du poids. Aujourd’hui, un même citoyen ne choisit plus forcément sa mutualité, son syndicat et le parti pour lequel il vote, dans un même pilier. Le panachage n’est plus exceptionnel. Il reste néanmoins des liens forts. Ce n’est pas un hasard si Jean-Pascal Labille, ex-numéro un des Mutualités socialistes, est devenu ministre. Pas un hasard non plus si Steven Vanackere (CD&V) est tombé à cause du dossier ACW.

Ce pouvoir des partis est-il inquiétant ?

Ce ne sont pas des partis qu’on élit mais des parlementaires. Or le système belge repose sur la discipline de parti. Les élus qui peuvent se permettre d’avoir une voix discordante sont des personnalités incontournables, comme Francis Delpérée (CDH) qui a regretté le manque de débat autour du pacte européen de stabilité. Les autres risqueraient de voir leur carrière politique prendre fin...

Un mot sur la Wallonie. L’Etat PS pourra-t-il encore tenir ses promesses dans une région plus autonome ?

La question est moins de savoir si l’Etat PS pourra encore tenir ses promesses que de savoir, si avec des moyens diminués et des besoins accrus en raison du vieillissement de la population, la Wallonie pourra maintenir une société où les inégalités ne se creusent pas trop. Il y a un consensus idéologique. Cette vision de la société wallonne est partagée par le PS, Ecolo et le CDH. Quant au MR, il ne la remet pas en cause. L’enjeu ne concerne donc pas que le PS qui n’est d’ailleurs pas forcément incontournable pour gouverner la Wallonie.

Vous êtes désormais directeur du Crisp, à la place de Vincent de Coorebyter. Une succession difficile ?

Oui, parce que Vincent est un analyste de très haut niveau, reconnu partout. Non, parce que cela se passe très bien. Vincent reste président du Crisp. Je prends la tête d’une institution qui a conservé sa réputation de sérieux et d’impartialité, avec une équipe où l’ambiance est bonne.

25 août 2013

Rassemblement Pro Morsi

Belgique – Égypte

Rassemblement Pro Morsi

Bruxelles, le 23 août 2013

18:15 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 août 2013

Rassemblement Pro Morsi

Rassemblement Pro Morsi

Rond-point Schuman, le 12 juillet 2013 

23:02 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La police de la zone Nord est en deuil

La police de la zone Nord est en deuil

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Rachid Z, le 15 août 2013

Selon certaines sources, David Yansenne, le chef de zone de police Bruxelles Nord (Saint-Josse-Scharbeek-Evere), rapatrié lundi à Bruxelles suite à un accident nautique à Dunkerke, est déclaré mort ce jeudi 15 août au CHU Saint-Pierre.

05 août 2013

Un «Commandeur des croyants» gracie un pédophile fraîchement condamné

Un «Commandeur des croyants» gracie un pédophile fraîchement condamné

Réaction : 200 personnes dont plusieurs Belges ont manifesté ce 03 août devant l'ambassade du Maroc à Paris pour dénoncer la grâce royale accordée au pédophile espagno-irakien "Daniel". Compte rendu vidéo de la manifestation réalisé et proposé par Radouane Baroudi...

sp.a fait sa pub

sp.a fait sa pub

WAT QUOI WHAT : Piscine extérieure Bruxelles (Bain Béco) – WAAR OÙ WHERE : Parc de loisir Canal – OPEN OUVERT OPEN : A partir de mai 2018 – PRIJS PRIX PRICE : Abordable, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

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Réclame électorale parue dans l’édition de ce mois d’août du magazine trilingue (NL/FR/EN) «AGENDA», une revue culturelle distribuée gratuitement en Région bruxelloise et subsidiée par le ministre flamand en charge de Bruxelles (Pascal Smet (sp.a)) et par la Commission Communautaire Flamande

02 août 2013

Joining jihad : self-radicalised EU citizen flooding syrian frontlines

Joining jihad : self-radicalised EU citizens flooding syrian frontlines

Dimitri Bontinck, père d’un djihadiste belge parti combattre en Syrie

Russia Today, le 01 août 2013

03:27 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31 juillet 2013

Iftar du CEOM

Iftar du CEOM

Outre l’ambassadeur du Maroc en Belgique, Samir Addhare, l’attaché socio-culturel au Consulat du Maroc à Bruxelles, Fouad Mejloufi, les imams, les représentants de mosquées, Nordine Maloujahmoum (ex-président coopté de l'EMB), Ugurlu Semsettin (président de l'EMB), étaient également invités, ce 17 juillet dans les salons d’un hôtel de luxe de la capitale, les très "nécessiteux", "humanistes" ou "laïques" politiques : Mohamed Daif (député régional PS), Mohamed Ouriaghli (député-échevin PS), Hamza Fassi Fihri (député CDH), Joëlle Milquet (ministre CDH), Françoise Schepmans (bourgmestre MR), Ahmed El Khannouss (député-échevin CDH), Véronique Lefrancq (échevine CDH), Bernard Clerfayt (bourgmestre FDF), …

Aussi, je vous invite également, pour mieux connaître ce CEOM (Conseil Européen des Oulémas Marocains), de (re) visionner la vidéo suivante …  

22 juillet 2013

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat

Noël Mamère, député de Gironde, le 22 juillet 2013

Trappes, la ville de Jamel Debbouze et d’Omar Sy, ne rigole plus avec ses humoristes. Des centaines d’habitants ont attaqué le commissariat, à coups de pierres, symbole pour ces jeunes Français issus de la colonisation de l’atteinte à leur dignité.

Le motif de cette poussée de violence ? L’exigence de libérer un homme qui avait osé protester contre l’interpellation de sa femme par des policiers ; elle portait le voile intégral, les policiers voulaient contrôler son identité.

Ces faits posent d’emblée trois questions :

Où est passée la police de proximité promise par la gauche qui devait remplacer les BAC et autres compagnies de CRS dans les quartiers dits sensibles ?

Pourquoi interpeller en plein ramadan une jeune femme voilée, sachant que durant cette période, un tel geste peut être interprété comme une provocation à l’égard des populations musulmanes ?

Enfin, la loi sur le voile intégral est-elle pertinente ?

Des lois productrices de discriminations

J’ai fait partie des rares députés qui ont toujours considéré les différentes lois sur le voile comme productrices de discriminations et de violences potentielles. Nous y sommes.

Si l’on ajoute à cela le refus de Manuel Valls d’appliquer la promesse de François Hollande d’en finir avec le contrôle au faciès, une telle conjonction ne pouvait que produire le type d’émeute à laquelle nous venons d’assister.

Les déclarations martiales du ministre de l’Intérieur, les vociférations de Christian Estrosi, Hortefeux et Le Pen n’y changeront rien.

La révolte de Trappes nous oblige aussi à réfléchir sur la vague d’islamophobie qui s’est emparée de notre pays. Le ministre de l’Intérieur, cette dernière semaine, dénonçait la multiplication des faits anti-musulmans dans plusieurs villes de la périphérie parisienne, à Chanteloup-les-Vignes et à Argenteuil.

A Marseille, la question du voile revient au centre de l’actualité et avec elle, celle de la place des musulmans dans la société.

Le boomerang du racisme d’Etat

Au nom de l’universalisme, on a trop longtemps eu tendance à nier le rôle de la religion dans la société française. L’Etat a fait de l’Islam – deuxième religion de France – un culte discriminé sans que le législateur tente de résoudre les problèmes vécus au quotidien par les fidèles (comme les carrés musulmans au sein des cimetières, la régulation du marché de la viande hallal ou la construction des mosquées).

Sous prétexte de combattre les signes religieux ostentatoires, on a privilégié la seule lutte contre le voile et inventé de nouvelles discriminations pour des femmes qui se voient doublement mises à l’index : en tant qu’arabe et musulmane, ne pouvant plus travailler dans certains établissements, et stigmatisées dans tous leurs actes quotidiens.

De fait, un racisme d’Etat, utilisant l’amalgame entre musulmans, islamistes, terroristes et immigrés, s’est lentement insinué dans la société française, préparant le terrain à des conflits de civilisations à l’échelle des territoires.

Le moment est venu pour la France de prendre cette question à bras-le-corps. Si on ne lui donne pas de réponse autre que répressive, elle va nous revenir au visage comme un boomerang.

Trente ans après la marche pour l’égalité

Le problème que nous rencontrons se joue dans le cadre franco-français, dans un pays qui a érigé la laïcité en dogme. Mais – et c’est là toute la difficulté – il est marqué par un contexte international où l’islam politique a pris le pouvoir dans plusieurs sociétés musulmanes, à la faveur des printemps arabes.

Dans ces sociétés, comme la Tunisie ou l’Egypte, les classes moyennes refusent à juste titre ce qu’elles considèrent comme un dévoiement théocratique de leur révolution. Elles ont raison et nous les soutenons.

Mais cette solidarité ne doit pas nous faire oublier qu’en France, ce sont des populations discriminées qui se revendiquent de l’Islam. Il faut donc refuser tout amalgame entre les deux situations et tracer les chemins d’un dialogue pour parvenir à apaiser les tensions.

Malheureusement, en temps de crise morale, économique et sociale, il est tellement plus facile pour de nombreux responsables politiques d’utiliser les musulmans comme des boucs émissaires, que de trouver les mots d’apaisement et de prendre le temps de comprendre pourquoi on en est arrivés là.

Mais Trappes, trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, nous oblige aussi à reconsidérer la politique de la ville menée par les gouvernements de droite et de gauche. Depuis novembre 2005 et les révoltes urbaines généralisées, rien n’a été fait pour répondre aux préoccupations des habitants des quartiers populaires.

L’américanisation des banlieues françaises

L’Etat a démontré son incapacité à apporter des réponses à la lutte contre le chômage des jeunes, aux questions d’éducation et de formation, à l’enclavement des quartiers et à la relégation des habitants.

Cette inertie a favorisé la fuite d’une partie de ses habitants a créé, malgré le discours ambiant sur la mixité sociale, des ghettos où sont concentrées des populations en fonction de leur appartenance ethnique et religieuse.

Or, de nouveaux conflits urbains dessinent le portrait d’une France séparée. Cette américanisation des banlieues françaises est en contradiction absolue avec le rappel intangible des principes républicains, rabâchés par ceux qui croient encore vivre sous la Troisième République.

La vulgate anticommunautariste n’est qu’un prêt-à-penser inutile pour comprendre notre société multiculturelle. Il faudra un jour dépasser cette contradiction :

ou accepter une certaine logique communautaire, en s’appuyant sur les forces vives de «l’empowerment», c’est à dire la capacité des populations à faire surgir en leur sein de nouvelles élites urbaines, comme aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud ;

ou appliquer l’égalité réelle des droits, ce qui suppose un investissement sans commune mesure avec nos capacités actuelles. Mener les deux de front, c’est possible et cela porte un nom : la société du bien vivre ensemble.

Nouvelle laïcité ou ordre moral ?

Nouvelle laïcité ou ordre moral ?

Par Christine Delphy et Raphaël Liogier, le 21 juillet 2013

«En 1905, la laïcité était simplement la séparation de l’État et des cultes. Aujourd’hui, elle est une frontière entre ce qui relève de l’intime, qui doit être protégé, et ce qui appartient à la sphère publique qui doit être préservée.» Par ces mots, François Hollande trace la «feuille de route» de l’Observatoire de la laïcité, qu’il a constitué le 5 avril en vue de légiférer. Il réalise ainsi le renversement du principe de laïcité, employant alors une notion ambiguë, ignorée des textes légaux tant français qu’internationaux : l’«intimité».

En cela, il se contente de suivre un esprit du temps qui prétend que les convictions religieuses ne peuvent s’exprimer librement que dans le «privé», et même dans l’ultra-privé de «l’intime». Le religieux devrait donc être confiné dans l’espace de l’intime, espace de la dissimulation, qui s’opposerait à l’ensemble des «espaces publics» : entreprises, associations, magasins, rues…

En jouant sur les deux sens du terme «public» (service de l’État ou espace de tous), on a pu, ces dernières années, prétendre exiger des simples citoyens une neutralité qui n’est due que par les agents de l’État, ce qui constituait en soi la spécificité de la laïcité française. Si les opinions ne peuvent pas s’exprimer à plusieurs et en public, faudra-t-il en venir à fermer les salles de réunion, les lieux de culte, interdire les réunions dans les cafés, les meetings !

C’est à ces libertés fondamentales que les gouvernements, de Chirac à Hollande en passant par Sarkozy, se sont attaqués et s’attaquent, avec en ligne de mire une cible : les musulmans, et surtout les musulmanes, dont il faudrait contrôler l’apparence – dans les services publics, dans les entreprises privées et bientôt même chez elles. Que de telles absurdités philosophiques et juridiques passent inaperçues ne peut pas s’expliquer autrement que par une crise sociétale majeure sur laquelle les gouvernants préfèrent s’appuyer plutôt que tenter d’en comprendre les ressorts.

On invoque alors la nécessité de «clarifier la laïcité», comme si les textes étaient «difficiles à interpréter». Après l’affaire Baby-Loup, il y aurait un «vide juridique». Pourtant, l’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme est limpide  : «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion  ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.»

Permettre la liberté de conscience et d’expression seulement en privé revient à l’abolir. C’est en public qu’elle a besoin d’être protégée, car, dans «l’intimité», seul face à vous-même, qui peut vous empêcher d’exprimer vos croyances ? Nous assistons à une dérive autoritaire, à une sorte de totalitarisme en pente douce.

Les politiques surfent ainsi sur cette «majorité» de Français heurtés par les difficultés économiques, qui paraissent rendre les musulmans responsables de la perte de leur identité «nationale» (voire raciale). Mais quelles seront les conséquences d’un nouveau tour de vis contre des populations discriminées au quotidien, depuis 2004, par des lois liberticides ? Personne ne veut tenir compte de leur exaspération croissante, comme s’il s’agissait de simples dommages collatéraux. 

On prétend viser la cohésion sociale, alors qu’on la fragilise. Plus rien ne semble pouvoir arrêter cette dérive démagogique des pouvoirs publics sous-tendue par une atmosphère de crise économique et identitaire. Au moment même où l’appareil d’État semble chercher à imposer un ordre moral sous couvert de nouvelle laïcité, les entreprises, elles, répondent aux demandes religieuses ou non dans l’esprit de 1905. Quelle ironie que ce soit d’elles que vienne cette leçon de respect des principes républicains !

* Christine Delphy est directrice de recherches en sociologie, CNRS. Raphaël Liogier est professeur à Sciences-Po Aix-en-Provence. Dernier ouvrage paru de Raphaël Liogier : Le Mythe de l’islamisation (Seuil, 2012) ; à paraître début septembre 2013 : Le populisme qui vient, aux Éditions Textuel.