18 septembre 2013

Protocole de Jumelage entre Saint-Josse et Eskisehir

Protocole de Jumelage entre Saint-Josse et Eskisehir

Document diffusé par les autorités communales de Saint-Joose, le 18 septembre 2013

Nous représentants des communes de Saint-Josse-ten-Noode (Belgique) et Eskisehir (Turquie) ;

Librement désignés par le suffrage de nos concitoyens ;

Certains de répondre aux aspirations profondes et aux besoins réels de nos populations ;

Sachant que nos civilisations et nos peuples partagent les mêmes valeurs universelles ;

Considérant les liens qui unissent nos populations et la mémoire collective qu’ils partagent ;

Considérant que l’œuvre de l’Histoire doit se poursuivre dans un monde ouvert, mais que ce monde ne sera vraiment harmonieux que dans la mesure où les hommes vivront libres dans des cités libres ;

Convaincus par l’enrichissement mutuel que représentent nos différentes cultures ;

Convaincus par le jumelage entre les communes constitue une base solide de confiance pour améliorer l’amitié, la coopération entre nos communautés et l’encouragement pour les citoyens, les écoles et les associations de promouvoir des idées qui contribuent à connecter les gens ;

Dans le respect mutuel des relations établies entre nos deux communes et en accord avec le principe de solidarité ;

En ce jour, nous déclarons notre volonté :

D’affirmer notre attachement au respect des droits inviolable et inaliénables de la personne humaine ;

De maintenir des liens permanents entre nos communes afin de dialoguer, d’échanger nos expériences et de mettre en œuvre toute action conjointe susceptible de nous enrichir mutuellement dans tous les domaines relevant de nos compétences ;

D’encourager et de soutenir les échanges entre nos concitoyens pour développer, par une meilleure compréhension mutuelle et une coopération efficace, l’échange d’expériences entre nos communes ;

D’agir selon les règles de l’hospitalité, dans le respect de nos diversités, dans un climat de confiance et dans un esprit de solidarité ;

De garantir à toute personne la possibilité de participer aux échanges entre nos deux communes sans discrimination de quelque nature que ce soit ;

De promouvoir, à travers nos échanges et notre coopération, les valeurs universelles que constituent la liberté, la démocratie, l’égalité, et l’État de droit ;

De conjuguer nos efforts afin d’aider dans la pleine mesure de nos moyens au succès de cette nécessaire entreprise de progrès et de prospérité.

Pour la commune de Saint-Josse : Emir Kir (Bourgmestre) et Patrick Neve (Secrétaire communal) – Pour la commune d’Eskisehir : Yilmaz Büyükensen (Bourgmestre)

13:46 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse, Turquie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

05 août 2013

Un «Commandeur des croyants» gracie un pédophile fraîchement condamné

Un «Commandeur des croyants» gracie un pédophile fraîchement condamné

Réaction : 200 personnes dont plusieurs Belges ont manifesté ce 03 août devant l'ambassade du Maroc à Paris pour dénoncer la grâce royale accordée au pédophile espagno-irakien "Daniel". Compte rendu vidéo de la manifestation réalisé et proposé par Radouane Baroudi...

31 juillet 2013

Iftar du CEOM

Iftar du CEOM

Outre l’ambassadeur du Maroc en Belgique, Samir Addhare, l’attaché socio-culturel au Consulat du Maroc à Bruxelles, Fouad Mejloufi, les imams, les représentants de mosquées, Nordine Maloujahmoum (ex-président coopté de l'EMB), Ugurlu Semsettin (président de l'EMB), étaient également invités, ce 17 juillet dans les salons d’un hôtel de luxe de la capitale, les très "nécessiteux", "humanistes" ou "laïques" politiques : Mohamed Daif (député régional PS), Mohamed Ouriaghli (député-échevin PS), Hamza Fassi Fihri (député CDH), Joëlle Milquet (ministre CDH), Françoise Schepmans (bourgmestre MR), Ahmed El Khannouss (député-échevin CDH), Véronique Lefrancq (échevine CDH), Bernard Clerfayt (bourgmestre FDF), …

Aussi, je vous invite également, pour mieux connaître ce CEOM (Conseil Européen des Oulémas Marocains), de (re) visionner la vidéo suivante …  

03 juillet 2013

«La plupart des djihadistes belges sont d'origine marocaine» : Anne Morelli

 «La plupart des djihadistes belges sont d'origine marocaine»

Anne Morelli

Entretien réalisé à Bruxelles par Mohsen Abdelmoumen et Jocelyne De Ruytter (pour le quotidien Algérie Patriotique), le 03 juillet 2013

Algeriepatriotique : On assiste en Europe au retour d’un mouvement fasciste très fort accompagné d’une démobilisation générale de la population privée d’un encadrement ouvrier combatif face à ce phénomène. Comment pouvez-vous l’expliquer ?

Anne Morelli : Il ne faut pas négliger le fait qu’il n’y a plus vraiment de parti ouvrier avec la disparition de la classe ouvrière en Europe, mais, par contre, il y a beaucoup de gens qui protestent de manière désorganisée. Cela n’ennuie personne quand les gens disent gentiment «un autre monde est possible» ou «nous sommes des protestataires pacifistes», etc. Cela ne dérange personne, et certainement pas les mouvements fascistes qui surgissent, notamment en Hongrie, et dans bien d’autres pays. Par exemple, on a laissé se produire récemment à Milan un grand rassemblement de néo-nazis sans rien faire pour l’empêcher. Ce qui manque beaucoup aujourd’hui, quand on compare la situation actuelle avec celle des années trente ou même soixante, c’est un encadrement de quelque parti qui aurait l’appui de l’ensemble de la population. En général, les populations européennes éprouvent un véritable dégoût de la politique, ce qui est justifié car les partis politiques au pouvoir sont tous plus corrompus ou achetés les uns que les autres, mais l’alternative politique qui pourrait émerger de ce dégoût est inexistante, et c’est là qu’est le problème, selon moi.

Les guerres impérialistes ont redoublé de férocité à travers le monde sur fond de crise économique. Quel est votre avis à ce sujet ?

Le redoublement des guerres impérialistes est peut-être bien lié à la crise économique. Il y a dans la propagande de guerre un principe important qui consiste à ne jamais parler des objectifs économiques d’un conflit qui pourtant sont essentiels. Lorsqu’on voit tous les conflits actuels, il y a toujours un arrière-plan économique. Même dans la guerre contre la Syrie, il y a des enjeux économiques, parce que la Syrie est concernée par d’importantes ressources qui ont été découvertes dans la Méditerranée. D’autre part, elle est sur le chemin du pétrole venant de l’est, mais ces aspects ne sont jamais évoqués. On invoque seulement de beaux principes comme la démocratie, on diabolise Al-Assad, etc. Mais en réalité, la crise économique a attisé les problèmes, notamment de fourniture énergétique, et donc un certain nombre de puissances occidentales sont absolument prêtes à tout pour garder cette puissance énergétique. On voit par exemple la dureté de l’Occident envers le Venezuela qu’il considère comme non démocratique, alors qu’il y a déjà eu 17 élections dans ce pays, mais, par contre, on n’ose absolument pas critiquer des pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar, parce que ces gens sont richissimes et ont du pétrole. La crise économique a aiguisé les appétits en matière énergétique et cela explique un certain nombre de ces guerres impérialistes.

Vous avez assisté à une conférence à Bruxelles sur des djihadistes belges partis se battre en Syrie, quelle est votre impression à ce sujet ?

Effectivement, il y a un certain nombre de jeunes Belges, en général d’origine marocaine, qui partent combattre dans les rangs des djihadistes en Syrie. Nous avons eu les témoignages très émouvants de leurs mères, de leurs familles, qui disent que ce sont des mineurs d’âge pour beaucoup, des gamins de seize ans, qui sont partis là-bas comme volontaires par idéal et croient qu’ils vont aider le peuple syrien victime d’un monstre.

C’est la version des familles ?

En fait, nous sommes face à un cas de duplicité ou de schizophrénie de la part des médias occidentaux parce qu’ils présentent, notamment à ces gamins, les djihadistes syriens comme étant en lutte contre un pouvoir tyrannique et donc ils exaltent une juste cause qui serait celle des opposants. C’est ce qu’on voit à 95% dans les médias belges qui ont pris très clairement le parti des opposants à Bachar Al-Assad, et en même temps, on condamne ces gamins qui partent soutenir cette cause. Il y a là quelque chose de tout à fait curieux, et bien sûr, la politique occidentale est la même dans toutes les guerres récentes : on a soutenu les taliban contre les Soviétiques, les chiites irakiens contre Saddam Hussein, on a soutenu les Egyptiens les plus religieux et les plus fanatiques, etc. C’est assez fou mais à chaque fois, l’Occident soutient les djihadistes, y compris dans la guerre en Yougoslavie où on avait pris le parti des Kosovars, c’est-à-dire des islamistes albanais. Dans ce cas-ci, la presse soutient les djihadistes en les présentant comme sympathiques et quand des gamins vont les rejoindre, on s’étonne et on se scandalise en se demandant ce que ces jeunes vont faire dans les rangs de l’armée syrienne d’opposition.

Pensez-vous qu’au retour, ces jeunes ne représenteraient pas un danger potentiel pour l’Europe ?

Mais bien sûr. Je m’étonne quand même du fait qu’il existe une loi en Belgique qui interdit de recruter et de s’engager pour une armée étrangère. Cette loi de 1936 n’est pas du tout appliquée, parce que normalement, quand ces jeunes reviennent, ils devraient être arrêtés pour s’être engagés dans une armée étrangère. Et, effectivement, quand ils reviendront, ils auront appris là-bas à tuer, à commettre des attentats, etc. et je ne serais pas trop tranquille de les avoir comme voisins après leur retour.

Ne pensez-vous pas que, quelque part, les gouvernements occidentaux facilitent ces départs ?

Absolument. Dans une certaine mesure, ils facilitent ces départs d’abord par toute la propagande qui est faite autour de cette armée soi-disant de libération, présentée d’une manière très positive. Ensuite, les mères de ces jeunes nous ont dit qu’elles avaient immédiatement prévenu la police et les Affaires étrangères pour récupérer ces gamins tant qu’il en était encore temps. On sait très bien qu’ils passent par la Turquie, et le rôle nocif que celle-ci tient dans ce dossier en soutenant les djihadistes contre le gouvernement syrien, mais il y a eu un retard considérable des autorités belges pour rechercher ces gamins qui étaient déjà sur le front syrien lorsqu’ils ont été repérés. Effectivement, on ne fait rien en réalité pour les empêcher de partir.

Que pensez-vous de ce grand scandale d’espionnage américain surnommé Prism, révélé par l’agent de la CIA en fuite, Edward Snowden ?

Cela nous prouve qu’en fait, nous ne sommes que des puissances secondaires et que l’Europe n’est qu’un valet des Etats-Unis qui se permettent d’espionner non seulement les personnes mais aussi les structures européennes, et je suis très étonnée du peu de réactions de l’Europe. Il fallait évidemment immédiatement rompre toutes les tractations qui sont en cours pour le grand marché européen avec les Etats-Unis. Ç’aurait été au moins un coup de semonce mais au lieu de ça, on demande des explications et les Etats-Unis répondent qu’ils feront une enquête et qu’ils donneront de manière confidentielle les explications à ceux qui doivent en avoir. Cela signifie qu’ils se permettent tout. Quand on veut par exemple voyager aux Etats-Unis, il existe aujourd’hui un véritable service américain en Europe qui s’occupe soi-disant de la sécurité et qui décide qui peut partir et qui ne le peut pas. C’est tout de même étonnant que l’Europe accepte qu’une puissance étrangère fasse la loi sur son propre territoire.

Selon différents intellectuels, le modèle capitaliste a échoué, pensez-vous que le socialisme soit encore possible ?

Je ne suis qu’historienne et pas futurologue, je ne peux pas prédire l’avenir, mais ce que je peux dire, c’est qu’au cours de l’Histoire les changements des sociétés n’étaient jamais prévus. En 1788, tous les observateurs disaient que la France était très calme et qu’il n’y avait aucune raison de penser qu’un changement allait advenir. En 1789, on a vu ce qu’il en était. Donc, aujourd’hui, on ne peut rien prévoir. Alors, je dirais à titre personnel que ce que j’espère c’est qu’un jour les gens s’organisent sur le plan international, parce qu’il y a des mouvements de protestation au Portugal, et puis en Grèce, ensuite en Turquie, et quand c’est fini au Portugal, ça commence en Italie. Quand c’est fini en Grèce, ça commence ailleurs... Mais qu’est-ce qu’on attend pour s’unifier ? Qu’est-ce qu’on attend pour faire des mouvements internationaux, ne serait-ce qu’au point de vue syndical ? Quand est-ce qu’il y aura des grèves mondiales, ou des grèves ne fût-ce qu’européennes ? Le capitalisme est unifié depuis fort longtemps, il est mondialisé, mais la riposte n’est pas mondialisée et donc il suffit d’attendre que les protestations s’épuisent, comme elles vont s’épuiser un de ces jours en Turquie pour commencer dans un autre pays. Qu’attendons-nous pour construire une unité syndicale véritable qui puisse donner la parole aux gens ordinaires, à ceux que l’on appelle «les 99%» ?

L’Algérie poursuit son chemin de nationalisation, pourquoi les régimes politiques européens refusent-ils d’emprunter cette voie ?

Je crois que cette notion revient à l’ordre du jour avec la crise, car qu’est-ce qu’une nationalisation ? C’est le fait que les bénéfices d’une entreprise profitent à tout le monde. Or, ce que l’on voit, c’est que les entreprises qui ferment, notamment en Europe, ne sont pas en difficulté, mais veulent davantage de bénéfices en délocalisant vers des pays pauvres, moins exigeants, moins bien syndiqués. On l’a vu récemment avec le drame au Bangladesh. Les usines textiles ont fermé en Belgique, en France, en Italie et en Espagne non parce qu’on a besoin de moins de tissu qu’autrefois mais parce que les grandes entreprises comme Benetton, H&M, etc. produisent au Bangladesh dans des conditions de surexploitation de la main-d’œuvre tout à fait scandaleuses. Quand nous serons solidaires avec les gens du Bangladesh, quand ceux-ci exigeront un salaire décent, cela aura pour tous des conséquences bénéfiques. S’il y a un salaire minimum de 5 ou 600 euros par mois au Bangladesh, les producteurs ne seront plus tellement intéressés à faire produire là-bas mais reviendront à une juste distribution du marché du travail.

Avez-vous des échanges académiques avec des universités algériennes ?

Ma dernière collaboration a eu lieu avec l’université de Béjaïa. J’y suis allée il y a quelques années pour présenter un projet sur l’histoire de l’Afrique romaine. Nous avons élaboré un CD rom interactif pour les élèves de l’enseignement en Belgique et qui, au lieu de leur présenter Rome, leur présente plutôt l’Afrique romaine. Il y a absolument tout pour montrer ce qu’était une ville romaine mais pour une fois, pas du point de vue du centre, mais du point de vue de la périphérie, avec des exemples comme ceux de Timgad, Tipasa, Djamila, etc. C’était une expérience très intéressante et le contact avec les collègues était très enrichissant aussi.

Que pensez-vous de la situation catastrophique en Egypte avec ce président sectaire des Frères musulmans ?

Les électeurs sont pleins d’illusions et ce sont pour la plupart des gens qui connaissent de grandes difficultés économiques. Ils pensent qu’en changeant de maître, ils vont effacer leurs difficultés, et donc, ils ont écarté Moubarak et ont mis Morsi à la place. Ils se rendent compte que la situation sociale et économique est restée absolument la même, sinon pire, parce que la présence des Frères musulmans au gouvernement n’a évidemment pas encouragé le tourisme qui connaît une grosse crise en Egypte alors que c’était une ressource financière importante. Et, donc, après un an de régime Morsi, la population manifeste son mécontentement, ce qui est une réaction très compréhensible, mais il ne suffit pas de changer de maître pour améliorer sa situation sociale et économique, il faut chasser ce maître et prendre le pouvoir.

Pensez-vous que l’espoir de lendemains meilleurs soit permis dans ce déclin capitaliste ?

De nouveau, je dirai qu’en tant qu’historienne, je ne peux pas prévoir l’avenir, mais à titre personnel, je suis optimiste parce que je pense qu’il y a une volonté de l’ensemble de la population d’améliorer sa situation. Un jour, peut-être bien que les 99% se débarrasseront de ces 1% qui s’enrichissent et s’engraissent sur son dos. Quand vous voyez que beaucoup de secteurs sont en crise et que celui du grand luxe prospère, c’est tout à fait choquant. Il y a encore des gens qui ont de l’argent pour s’acheter une Rolex, une Rolls Royce, etc. J’espère qu’un jour viendra où ces 1% seront remis au même niveau que les 99%.

02 juillet 2013

Syrie. Un nouveau «martyr» marocain

Syrie

Un nouveau «martyr» marocain

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Goud.ma, le 02 juillet 2013

Un Marocain originaire de Tétouan a trouvé la mort en Syrie où il était parti pour le jihad. Ahmed Bourbab, alias Abou Azzam Al-Maghribi pour ses frères d’armes, est mort dans l’attaque des domiciles des officiers de la 17ème compagnie de l’armée régulière syrienne, qui a eu lieu  le 21 juin à Rakka dans le nord sur la frontière avec l’Irak.

Le décès du Marocain a été rapporté par le Mouvement «Ahrar Cham» (mouvement islamique des hommes libres du Levant). Il faisait partie de la milice de Abdellah Ben Al Moubarak.

27 juin 2013

Maroc-Belgique : Des enseignants marocains en colère

Maroc-Belgique

Des enseignants marocains en colère

Rassemblement d’enseignants marocains d’ELCO (l’enseignement de la langue et culture d’origine), ce 26 juin devant l’ambassade du Maroc à Bruxelles :

«Nous sommes des enseignants marocains détachés auprès de la fondation Hassan 2 des MRE pour une durée déterminée… Notre fonction est d’enseigner la langue et la culture d’origine aux enfants belges d’origine marocaine ou enfants marocains résident en Belgique dans les établissements belges et sur le sol belge. Nous sommes sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères marocain en tant que membres de la mission culturelle et ce, dans le cadre de la charte de partenariat entre le Maroc et la région Wallonie-Bruxelles (Programme ELCO)»

11:56 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

24 juin 2013

Maroc-Espagne : Un réseau démantelé a envoyé des djihadistes en Syrie

Maroc-Espagne

Un réseau démantelé a envoyé des djihadistes en Syrie

AFP, le 24 Juin 2013

Un réseau lié à Al-Qaïda démantelé vendredi à Ceuta, enclave espagnole du nord du Maroc, et dans la ville voisine marocaine de Fnideq, a envoyé environ 50 djihadistes en Syrie dont certains ont commis des attentats suicide, a affirmé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur Jorge Fernández Díaz.

Le ministère avait annoncé vendredi le démantèlement de ce réseau et l'arrestation à l'aube de huit personnes soupçonnées de recruter et d'envoyer des militants djihadistes en Syrie. Le réseau qui "suivait les ordres de la direction d'Al-Qaida" avaient "deux bases: l'une à Ceuta et l'autre à Fnideq", a expliqué le ministre, précisant que "les volontaires envoyés en Syrie sont au nombre d'environ 50, 12 de Ceuta et les autres à partir du Maroc".

Ces huit personnes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont été transférées par hélicoptère à Madrid et seront mises à disposition de la justice lundi. Elles devaient être inculpées "d'appartenance à une organisation terroriste", a ajouté le ministre. "Nous pouvons affirmer que parmi ceux qui ont été envoyés, il y avait des personnes qui se sont sacrifiées pour commettre des attentats suicides", a déclaré le ministre, confirmant ce qu'avait indiqué vendredi le ministère dans un communiqué.

Des "armes, munitions et matériels d'exaltation du djihad ont été découverts", a-t-il ajouté.

D'autres recrues ont intégré des camps d'entraînement à l'étranger qui les ont préparées à commettre des attentats, a expliqué le ministre. "Nous ne parlons de pas de soldats qui prennent part au conflit syrien. Nous parlons de recrutement de djihadistes pour commettre des attentats", a-t-il répété à plusieurs reprises.

Selon lui, ces militants transitaient par la Turquie où ils étaient pris en charge et menés dans les zones de conflit en Syrie. "Ils ont été intégrés dans les rangs du Front al-Nosra ou une autre fraction terroriste qui se nomme l'Etat islamique de l'Irak et du Levant", un groupe né de l'union entre la branche irakienne d'Al-Qaïda (Isi) et le Front islamiste al-Nosra.

"Des réseaux similaires opèrent dans d'autres pays d'Europe", a rappelé le ministre, soulignant la bonne coordination de l'Espagne avec le Maroc, la France et le Portugal. Ces militants sont une menace pour les pays européens, car ils sont très bien entraînés et "lorsqu'ils reviennent, peuvent agir de façon solitaire ou en coordination avec la filiale d'Al-Qaïda dont ils dépendent et peuvent commettre des attentats", a-t-il affirmé, précisant qu'Al-Qaida entendait encourager ces "loups solitaires".

Selon lui, "23 djihadistes ont été arrêtés en Espagne" depuis l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement conservateur fin 2011.

21 juin 2013

En soutien à Bahar Kimyongür

 

En soutien à Bahar Kimyongür

Rassemblement devant le Ministère des Affaires étrangères

Le 19 juin 2013

11:14 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 juin 2013

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 20 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Mazyar Khoojinian : historien, Dirk Jacobs : sociologue, Mahinur Ozdemir : Députée régionale (CDH). Modération : Y. Kengen

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 18 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Anne Frennet de Keyser : historienne, Corinne Torrekens : chargée de recherches FNRS, Rachid Madrane : Secrétaire d’état (PS) à la Propreté publique. Modération : E. Huisman

07 juin 2013

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

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Adam Sfali, le 07 Juin 2013

Une société privé de sécurité installée au Maroc et filiale d‘une multinationale du très lucratif secteur de sécurité privée au monde, a été accusé de torturer des palestiniens dans des prisons israéliennes.

La société ‘G4S’ dont le siège se trouve à Crawley au Royaume-Uni, fait l’objet d’une campagne internationale pour son boycott.

Selon le militant des droits de l'Homme, l'activiste marocain de confession juive Sion Assidon, cité par le quotidien du parti Istiqlal Al Alam, dans son tirage du vendredi 7 juin, la G4S qui a une antenne au Maroc et une autre, entre autres, en Israël, y est chargée notamment de la gestion des prisons et elle est accusé de sous-traitance de torture des détenus Palestiniens.

A noter que la G4S est une entreprise britannique de services de sécurité.

Avec 657 000 employés, la G4S est la 3e plus grande entreprise au monde en terme d'employés.

C'est également la plus grande société de services en termes de chiffre d'affaires.

06 juin 2013

Midhat René Bourequat

Midhat René Bourequat

Extrait de la rencontre avec Midhat René Bourequat tourné à Paris le 1er juin 2013. L'extrait choisit porte sur sa définition du makhzen

Réalisation : Radouane El Baroudi

09:28 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 mai 2013

Homophobie : Mme Belkacem éructe ici, se tait au Maroc…

 Homophobie

Mme Belkacem éructe ici, se tait au Maroc…

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Yamila Idrissi (SP.A)

Silvio Molenaar, le 19 mai 2013

À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie du 17 mai 2013, une question se pose pour madame Belkacem.

Que faisait donc au Maroc, le 4 avril dernier, le Président d’une République adepte du mariage homosexuel et qu’a-t-il bien pu dire à ce sujet à son excellence le chef d’un royaume hôte dont l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes du même sexe de dix mois à trois ans de prison ferme ?

Que faisait donc là-bas ce président élu grâce à un certain nombre de voix musulmanes franco-marocaines accompagné d’une ministre porte-parole franco-marocaine de son gouvernement pro-mariage homosexuel ?

Qu’a bien pu ressentir notre ministre porte-parole franco-marocaine chargée des droits des femmes en France, mais voilée au mausolée du père du roi actuel, en compagnie d’une première concubine non moins voilée, et ne condamnant nullement à ma connaissance la comparution devant le tribunal de Témara, près de Rabat, dans son pays de naissance et de cœur, de deux jeunes hommes accusés d’homosexualité arrêtés début mai et placés à ce titre en détention ? (Figaro du 13 mai 2013)

Courage madame Belkacem ! C’est le moment de l’ouvrir grand et fort pour condamner avec la même fermeté que votre gouvernement condamne les manifestants anti-mariage pour tous en France, et de dénoncer publiquement avec la noblesse d’âme que cache sans doute votre sourire permanent, ce scandale d’un «royaume» moderne, votre autre patrie, traînant des gens au tribunal au simple motif d’homosexualité.

Madame Belkacem, le Maroc est un royaume officiellement homophobe !

Et la question que je me pose est celle-ci : que peuvent bien ressentir des brocanteurs politiques marrons à ce point convaincus de la grandeur de leur rôle que leurs contradictions d’une taille à insulter mortellement l’intelligence ne les étouffent même plus ?

18 mai 2013

Le PAM a raté magistralement son implantation démocratique en Belgique

Le PAM a raté magistralement son implantation démocratique en Belgique

Le Congrès de la section belge du PAM fut un vrai cauchemar

Par Khalil Zeguendi, le 18 mai 2013

Hier, le 17 mai 2013, s'est tenu à Bruxelles, dans une salle Anderlechtoise de mariage (sauf que la rencontre ressemblait davantage à un conflit familial relatif à un partage d'héritage), la réunion destinée à officialiser la sortie publique de la section PAM en Belgique.

Cette rencontre à laquelle assistaient quelques 200 personnes, démarra, à 20h,  avec plus d'une heure de retard, sans que les organisateurs ne prennent la peine d'expliquer au micro le pourquoi de ce retard à l'assistance encore moins de s'excuser.

Le "service d'ordre" fut composé comme d'habitude, de personnes à qui on n'a rien demandé, mais qui se sont improvisées Comité d'accueil.

Ce sont d'ailleurs les mêmes CHOUFOUNI, que l'on trouve toujours volontaires  à cette mission lors de toutes les manifestations organisées par les officiels marocains en Belgique.

Bref: arrivent Benchemmas, Bekkouri suivis de quelques dirigeants de second rang au PAM.

Ils sont accueillis par des applaudissements de quelques membres de la section belge du PAM.

La salle attend pour voir. Et surtout entendre.

Ali Aourag, le président autoproclamé et imposé par la direction de cette section belge du PAM, baragouine quelques phrases dont les trois quart des mots sont incompréhensibles, sauf lorsque qu'il présente les dirigeants du PAM, venus droit du Maroc, comme les sauveurs de l'humanité marocaine de Belgique.

Rappellons que Ali Aourag m'avait accompagné au Maroc en mars 2011, lors d'une des manifestation du 20 février à laquelle j'avais tenu, avec des amis belges d'assister. L'eau a coulé sous les ponts depuis lors.

Commencent alors les exposés des dirigeants du PAM.

Si Bekkouri fut bref, concis et très détendu, lorsqu'il évoqua le but de la visite qui consiste à ouvrir un débat sérieux, sans préalable et responsable avec les Marocains de Belgique, au sujet des politiques à promouvoir à l'avenir, Benchemmass, l'homme qui ne sourit jamais, était manifestement, comme à son habitude, triste, particulièrement tendu et fatigué. Il avoua d'ailleurs, pour expliquer son état tendu, n'avoir pas encore mangé depuis le petit déjeuner.

Ni Bekkouri, le secrétaire général du PAM, encore moins le parlementaire Benchemmass n'ont abordé la philosophie de leur parti, son fonds idéologique ou ses idées politiques.

Se contentant d'évoquer l'actualité politique du moment au Maroc, en profitant de l'occasion pour casser de l'islamiste et du PJD en particulier.

L'intervention de Benchemmass fut très, trop longue et par trop répétitive. Ce qui eut pour effet d'augmenter l'énervement de l'assistance.

Des chiffres et des statistiques relatifs à la présence marocaine - statistiques et chiffres déjà connus de tous - furent servis à l'envi par Benchemmass.

Tard, très tard, les interventions des dirigeants du PAM furent achevées.

Les interventions de la salle dévoilent alors une réalité flagrante et dangereuse : quasi toutes les personnes, jeunes pour la plupart, s'étant inscrits pour prendre la parole étaient des membres de la section du PAM belge : une technique très prisée par les gauchistes jadis, pour monopoliser les interventions et distiller le même discours.

Les intervenants ne cachaient d'ailleurs pas cet état de fait et tout en témoignant leur admiration pour le PAM et ses dirigeants, ils se proclamaient ouvertement membres de la section belge de ce parti.

Ce qui veut dire, que le congrès d'hier était une mascarade puisque les membres de la section (bureaux et direction) étaient déjà désignés.

Mais ce qui était grave dans cette comédie de mauvais goût, résidait dans le fait que tous les membres de cette section émanaient d'une même région du Maroc "Le Rif"Exactement comme Benchemmass et Ilyas El Omari (autre dirigeant en vue du PAM). Et la quasi totalité des interventions de ces régionalistes concernait la situation à Al Hoceima, Nador, et les autres coins du Rif.

Sans conteste, le PAM se trouve confronté à une donne dangereuse: celle de contribuer à fonder une section où seuls les Rifains sont représentés.

Lors de ce débat, des intervenants poussèrent l'audace jusqu'à taxer toutes les Marocaines du Golfe, de prostituéesCe qui suscita les protestations de quelques femmes et autres démocrates dans la salle.

Lors de ce "congrès", il ne fut à aucun moment question de parler de la citoyenneté des Belgo-marocains en Belgique.

Aucun journaliste ni homme politique belge n'était présent dans la salle.

Lorsque j'ai pris l'initiative de serrer la main à Benchemmass, dans une pièce adjacente à la salle du congrès, je fus pris à partie par des gorilles très menaçants, qui m'ont sommé de déguerpir, sans quoi j'étais sur le point de passer un mauvais quart d'heure.

J'ai évidemment obtempéré sans demander mon reste.

Cette section belge du PAM est fortement marquée par l'intolérance, des relents de fascisme mais elle est surtout dominée par le régionalisme.

12:59 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16 mai 2013

Le Mossad israélien infiltre le Maroc

Le Mossad israélien infiltre le Maroc

Bladi.net, le 15 mai 2013  

Le Mossad, services secrets israéliens, a infiltré le Maroc, et est capable d’influencer en fonction des besoins d’Israël, les domaines politique, économique et social du pays, a affirmé récemment le général Amos Yadlin, patron du Mossad.

Amos Yadlin explique que le Mossad est très en avance quant au déploiement de ses réseaux d’espionnage et de collecte d’information notamment au Maroc, en Libye, en Tunisie, en Egypte, en Palestine, en Syrie et au Soudan.

Abderahmane Mekaoui, expert marocain en affaires stratégiques et militaires cité par le quotidien Al Massae, estime qu’Israël peut en effet disposer d’un réseau d’espionnage au Maroc, mais ne peut en aucun cas infiltrer et influencer les décisions politiques et militaires, car les institutions marocaines sont très complexes, même pour les Etats-Unis.

Mekaoui trouve toutefois étrange que le Mossad ne fasse pas référence à l’Algérie, rappelant que les deux fils de feu l’Émir Abdelkader, chef militaire et symbole de la résistance lors de la conquête de l’Algérie par la France à la fin du 19e siècle, vivent encore en Israël.

Un rapport du ministère des Affaires étrangères israélien révélait en 2011, que le Mossad avait reçu plusieurs demandes de Marocains, proposant leurs services au département.