18 juin 2013

"La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur"

"La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur"

Enzo Traverso

Compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’UPJB ce 14 juin. Enzo Traverso, enseignant à Cornell University (USA), nous présente son dernier livre et nous explique l’évolution de la pensée juive contemporaine :

«Après la deuxième guerre mondiale, s’amorce un processus de déclin de l’antisémitisme. Avant la deuxième guerre mondiale, il fallait être antisémite pour faire une carrière politique ou académique, aujourd’hui, l’antisémitisme n’a plus droit de citer. Un politicien antisémite est quelqu’un qui s’expose à des risques, ce n’est pas comme ça qu’il peut bâtir sa carrière.

Parallèlement à ce déclin de l’antisémitisme, qui ne fait plus des juifs par excellence la figure de l’altérité négative au sein du monde occidentale mais progressivement après la seconde guerre mondiale, on a assisté au renversement de cette perspective. La mémoire de la Shoah est devenue aujourd’hui une pratique institutionnalisée. La mémoire de la Shoah est désormais portée non plus par les juifs, une communauté meurtrie par un génocide, elle est devenue une des formes d’expression des politiques de la mémoire des États, des gouvernements. Je la définis comme une religion civile.

On a besoin de se souvenir d’un génocide pour éviter qu’il ne se répète mais aussi pour combattre les formes d’exclusion, de xénophobie et d’oppression qui peuvent exister dans le présent. Or, la mémoire de la Shoah remplit de moins en moins cette fonction-là, me semble-t-il. Elle est une mémoire qui vise à ériger un culte sacré, à créer une sorte de mystique autour d’un évènement séparé de la société. Pour ne pas parler des instrumentalisations de cette mémoire, qui sont, à mes yeux, particulièrement scandaleuses et de plus en plus courantes.

A côté de ce déclin de l’antisémitisme, je pense que l’on assiste en Europe, dans le monde occidentale en général, à l’émergence d’une nouvelle forme de racisme et d’exclusion qui vise, comme cible privilégiée, les musulmans, l’islam. Et l’islam, d’une certaine façon, aujourd’hui, tendanciellement, joue ce rôle métaphorique comme l’a été la judaïté dans le passé. L’Europe s’est débarrassée de ce démon qui l’a hanté si longtemps et c’est une très bonne chose, personne ne pourra se plaindre du fait que quand il y a un acte antisémite, cela suscite la réprobation générale, c’est très bien. Malheureusement, il y a d’autres actes de racisme qui ne suscitent pas la même réprobation et qui sont mêmes encouragés par les politiques xénophobes. J’ai l’impression que cette incarnation métaphorique d’une altérité négative, aujourd’hui, est incarnée par les musulmans. C’est pour cela que je parle d’islamophobie, comme il y a une homophobie ou une judéophobie, qui remplit cette fonction. Et parfois, il y a même des affinités qui sont frappantes : le portrait de l’islamiste qui organise des complots ou des attentats rappelle de près la caricature antisémite du bolchévique qu’on trouve dans la presse européenne des années 20.» (Enzo Traverso, le 14 juin 2013)

15 mars 2013

Pourquoi les djihadistes s’installent en Syrie

Pourquoi les djihadistes s’installent en Syrie

Par Armin Arefi, le 14 mars 2013

D’après Mathieu Guidère, proche du Qatar, «d’un côté, Riyad soutient la rébellion contre le régime syrien, de l’autre il a une peur bleue que ces djihadistes, une fois Bachar al-Assad tombé, rentrent chez eux et perpétuent de nouveaux attentats contre le Royaume, comme ce fut le cas au cours des années 2000.»

C’est un symbole qui s’est effondré la semaine dernière à Raqa. La statue de Hafez al-Assad, père de Bachar et ancien président de Syrie, a été déboulonnée par des groupes rebelles syriens qui se sont emparés de ce chef-lieu de la province du même nom. Soit leur plus importante victoire depuis le début de la révolution entamée il y a deux ans. Or, à peine quelques jours plus tard, ces mêmes rebelles refont parler d’eux sur un tout autre registre. Ils ont annoncé la création d’un «Conseil religieux pour gérer les affaires de la population» dans l’est du pays, dont ils contrôlent la majorité du territoire. «Dieu a commandé aux bataillons islamiques de former le Conseil religieux dans la région de l’est pour gérer les affaires de la population et combler le vide sécuritaire», affirme le communiqué diffusé par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), ONG basée à Londres qui dispose du meilleur réseau de militants sur le terrain. Le Conseil doit être formé de plusieurs «bureaux», chargés notamment de la justice, de la police, des secours et de divers services. «Les vidéos qui nous sont parvenues indiquent que ces islamistes possèdent désormais leurs propres tribunaux et leur propre police dans l’est de la Syrie», affirme Rami Abdul Rahmane, directeur de l’OSDH.

On peut notamment apercevoir sur les images des rebelles arborant des drapeaux noirs à calligraphies blanches, accrochant sur un bâtiment de la ville de Mayadeen une banderole sur laquelle est écrite «Conseil religieux de la région de l’est». Des images-chocs que tient toutefois à tempérer le spécialiste Thomas Pierret (1), maître de conférences en islam contemporain à l’université d’Édimbourg.
 "L’État n’est plus présent dans les zones libérées par les rebelles syriens", explique ce spécialiste de la Syrie. «Ainsi, c’est à ces groupes armés de reconstruire un semblant de système administratif. La tendance générale est effectivement au développement de tribunaux basés sur la charia, car la majorité de ces groupes utilisent des codes d’inspiration islamiste», ajoute-t-il. De tous les groupes rebelles présents sur le territoire syrien, celui qui a le vent en poupe se nomme le Front al-Nosra (Le Front de défense du peuple syrien, NDLR).
 Créé en avril 2011, après que Bachar al-Assad eut décidé de libérer de prison la quasi-totalité des djihadistes syriens, le groupe ainsi formé a depuis bénéficié de l’arrivée de plusieurs centaines de djihadistes étrangers. «On estime aujourd’hui leur nombre à 4 000 combattants, dont deux tiers d’étrangers», affirme Mathieu Guidère (2), professeur d’islamologie à l’université de Toulouse Le Mirail. «Ce sont avant tout des Tunisiens, des Saoudiens, des Jordaniens et des Irakiens, auxquels viennent s’ajouter une minorité d’Occidentaux», précise l’islamologue. Un nombre pourtant ô combien inférieur aux quelque 30 000 à 50 000 soldats de l’Armée syrienne libre (ASL), formée d’anciens combattants des forces de Bachar al-Assad ayant fait défection. Mais les djihadistes d’al-Nosra se révèlent d’une redoutable efficacité. «Ils agissent en groupe de 300 à 400 hommes, regroupés selon leur nationalité, avec un mode d’action rappelant l’organisation médiévale des armées musulmanes», explique Mathieu Guidère. «Ces djihadistes demeurent sous la coupe d’un émir - un commandant militaire -, mais surtout celle d’un chef théologien, chargé de décider de la validité religieuse de leurs actes.» 


Comment expliquer leurs succès retentissants, comme le dernier à Raqa, alors qu’ils ont face à eux une armée régulière encore composée de près de 300 000 hommes ? «La principale différence tient dans le fait qu’ils sont prêts à mourir», souligne Mathieu Guidère. «Surtout, ils possèdent une expérience de la guérilla glanée en Afghanistan, en Irak ou au Yémen.» «Leur visée n’est pas syrienne, mais transnationaliste et dirigée vers l’oumma [la communauté des musulmans, NDLR]», assure une source diplomatique européenne, qui insiste par conséquent sur l’importance du soutien international à la Coalition nationale syrienne, principale coalition de l’opposition à l’étranger. 
Toutefois, la source diplomatique rejette l’idée d’une irrésistible ascension des djihadistes radicaux en Syrie. «Nous ne sommes pas dans le déni de réalité. Mais on constate une différence entre les communications d’organisations comme le Front al-Nosra et ce qui se passe réellement sur le terrain», insiste-t-elle. «Personne ne peut stopper le Front al-Nosra aujourd’hui», insiste pourtant Rami Abdul Rahmane, directeur de l’OSDH. «Personne ne me prenait au sérieux en France, il y a un an, quand j’évoquais l’essor de ces groupes islamistes face à l’inaction internationale. Aujourd’hui, toute personne qui n’admet pas cette réalité ment.»


De tous les groupes armés qui combattent aux côtés de l’opposition, le Front al-Nosra est le seul à mener et à revendiquer des attentats-suicides contre les intérêts du régime, qui n’épargnent pas les vies civiles. C’est sans doute ce qui a amené les États-Unis - qui considèrent le Front al-Nosra comme une émanation d’Al-Qaïda en Irak - à placer en décembre 2012 le groupe sur sa liste des organisations terroristes, au grand dam de l’opposition syrienne. «On ne comprend pas pourquoi la communauté internationale se focalise tellement sur eux, alors que le Front al-Nosra n’a jamais proféré la moindre menace contre l’Occident», s’insurge Fahad al-Masri, porte-parole du commandement conjoint de l’Armée syrienne libre de l’intérieur.
 Pour l’heure, le groupe djihadiste se concentre sur la chute de Bachar al-Assad, qu’il accuse de tuer des musulmans sunnites, confession majoritaire de la population syrienne. D’après Mathieu Guidère, les chefs juridiques du Front al-Nosra ont même récemment intimé l’ordre à leurs combattants de ne pas s’occuper de la place de la charia dans les territoires conquis. «Ils effectuent un travail impressionnant sur le terrain et tuent un grand nombre de soldats syriens», confie de son côté Rami Abdul Rahmane. 


Outre l’efficacité de leurs combats, les djihadistes impressionnent par l’aide humanitaire qu’ils apportent aux populations locales, dans un territoire riche en puits gaziers et pétroliers. «Loin de se livrer au pillage, ils font bénéficier les Syriens de leurs conquêtes, en leur redistribuant des bonbonnes de gaz ou du pain à un prix coûtant», affirme le directeur de l’OSDH. Récemment, ils auraient même escorté des véhicules de la Croix-Rouge dans la ville meurtrie d’Idleb. Quoi de plus normal, dès lors, que ces combattants soient accueillis à bras ouverts par les populations «libérées» ? «Ils ne commettent aucune exaction sur les civils, ne demandent rien aux populations et n’essaient même pas de profiter de l’économie de la guerre», rappelle l’islamologue Mathieu Guidère. «S’ils n’étaient pas là, les populations seraient soit bombardées, soit massacrées par les miliciens du régime.» «Pendant que la communauté internationale laisse les Syriens à l’abandon, le Front al-Nosra, lui, soutient le peuple», ajoute Fahad al-Masri, le porte-parole de l’ASL.


Reste l’épineuse question du financement de ce groupe islamiste. À en croire Rami Abdul Rahmane, les djihadistes du Front al-Nosra disposeraient de bien plus d’armes que l’ensemble des autres brigades de l’opposition. S’il n’avance pas de preuves, le directeur de l’OSDH suggère que leur argent pourrait venir des pays du Golfe. «Si cela est vrai, ce financement ne vient certainement pas d’un appareil d’État, mais de fonds privés», assure Thomas Pierret. «Parce qu’il est inconcevable que des monarchies comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar financent des groupes qui leur sont ouvertement hostiles», précise ce spécialiste de la Syrie. «L’Arabie Saoudite est aujourd’hui prise entre deux feux», renchérit Mathieu Guidère. «D’un côté, Riyad soutient la rébellion contre le régime syrien, de l’autre il a une peur bleue que ces djihadistes, une fois Bachar al-Assad tombé, rentrent chez eux et perpétuent de nouveaux attentats contre le Royaume, comme ce fut le cas au cours des années 2000.» D’après l’islamologue, l’argent du Front al-Nosra viendrait avant tout des djihadistes eux-mêmes. «Le financement est totalement privé. Chaque combattant, lorsqu’il s’engage, arrive avec tous ses biens et ses armes pour financer son combat», indique Mathieu Guidère. «Ils sont dans une logique encore plus radicale que le djihadisme, le martyrisme : celle de pouvoir mourir en martyr.» Avec le risque que ces hommes souhaitent jouer un rôle dans la Syrie de demain.

(1) Thomas Pierret, auteur de Baas et islam en Syrie. La dynastie Assad face aux oulémas (Puf, 2011).

(2) Mathieu Guidère vient de publier Les cocus de la révolution (éditions Autrement).

«L’honneur et la gloire du sionisme» Emile Vandervelde. (1866-1938)

«L’honneur et la gloire du sionisme»

Emile Vandervelde (PS) (1866-1938)

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Arnold Lagémi, le 11 mars 2013

Homme politique Belge. Député socialiste (1894) Président de la II Internationale 1900. Il fut notamment Ministre des Affaires Etrangères (1925-1927) et signa le Pacte de Locarno (1925).

«Ce que je veux souligner en ce moment, et ceci s'applique à toutes les colonies, c'est l'effort prodigieux accompli en quelques années, par ces hommes, qui étaient presque tous des citadins, dont beaucoup étaient des intellectuels,- avocats, médecins, professeurs,- pour se recréer une patrie en s'astreignant aux travaux les plus durs, en s'exposant aux risques d'un climat insalubre, en organisant le retour à la terre de travailleurs qui semblaient aussi peu faits que possible pour être des agriculteurs...

Pour des raisons diverses, qui seraient trop longues à dire, il serait incontestablement plus aisé, du point de vue économique, d'établir les Juifs de l'Europe Orientale en Argentine ou au Katanga.

Pour choisir la Palestine, il faut que des facteurs moraux interviennent. Mais, c'est l'honneur, et je le crois fermement, ce sera, un jour, la gloire du sionisme d'avoir compté sur ces facteurs moraux et de s'en être servi pour faire de grandes choses.»

A cette époque le Socialisme Européen était cet humanisme qui laisse encore ce goût de miel. Emile Vandervelde en faisait partie. Ce politicien Belge s'émerveille de la rapidité avec laquelle des citadins sont devenus des agriculteurs.

Le jeune Etat Juif avait-il le temps de négocier avec la réussite ? Soit, il réussissait en tout domaine ; soit l'insuffisance d'une seule pièce du puzzle précipitait tout l'édifice dans le Néant. La nécessité fait souvent loi ! Et là cette sagesse s'impose !

Toutefois, on ne pourra s'empêcher de se demander d'où cette génération puisait-elle la force ?

Car, cette même génération a connu la Nuit de Cristal, les humiliations, les arrestations, les déportations, les fours, le gaz. Elle témoigne que les Nations l'ont abandonnée et renvoyée à Hambourg sur l'Exodus ! Qu'en 1948, elle dut faire face à la coalition Arabe, sans l'aide de quiconque. Alors devenir agriculteur, quand on était citadin !

Que de pareils prodiges puissent impressionner, jusqu'à susciter envies et jalousie se comprend. Quand on n'a pas le choix, on surmonte ou l'on meurt !

Et le choix n'a pas, souvent, été proposé aux Juifs !!!

14 mars 2013

«Casse-toi pov'con»

«Casse-toi pov'con»

Devant la justice européenne

AFP, le 14 mars 2013

La Cour européenne des droits de l'Homme doit dire jeudi si la France a bafoué la liberté d'expression en condamnant un homme qui avait brandi une affichette «casse-toi pov'con» en marge d'un déplacement de Nicolas Sarkozy en 2008.

Hervé Eon, un militant de gauche, avait détourné l'invective lancée quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy lui-même à un visiteur du Salon de l'agriculture qui refusait de lui serrer la main. Au-delà de la question de l'opportunité des poursuites intentées par le procureur de Laval à l'encontre d'Hervé Eon, les juges de Strasbourg auront l'occasion de se prononcer sur la légitimité du délit «d'offense au chef de l'Etat», inscrit dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse et passible de 45'000 euros (55'500 francs) d'amende.

Dans le cas d'Hervé Eon, le parquet avait requis 1000 euros (1234 francs) d'amende, mais le tribunal avait préféré opter pour une peine «de principe» de trente euros avec sursis, un choix confirmé en appel. L'avocate d'Hervé Eon, Me Dominique Noguères, y voit elle aussi «une question de principe». «Même si la condamnation a été très légère, il est ahurissant que ce monsieur ait été arrêté et poursuivi en justice» pour offense au chef de l'Etat, estime l'avocate, rappelant que «le nom du président de la République n'était même pas cité» sur la pancarte litigieuse.

Les juges de Strasbourg avaient déjà poussé la France à abroger en 2004 un délit similaire, celui «d'offense à chef de l'Etat étranger». Dans un arrêt de 2002 concernant le quotidien «Le Monde», ils avaient en effet estimé qu'il revenait «à conférer aux chefs d'Etats étrangers un privilège exorbitant», car leur seul statut leur permettait de se soustraire à la critique. Un argument repris par les détracteurs du délit d'offense au chef de l'Etat, qui y voient une survivance du crime de lèse-majesté et ont tenté à plusieurs reprises de l'abroger, au Sénat et à l'Assemblée nationale.

13 mars 2013

Propagande à la RTBF : la Belgique sous influence de la désinformation à la française

"Propagande à la RTBF

La Belgique sous influence de la désinformation à la française"

RTBF-Hamas.jpg

Par Jean-Patrick Grumberg, le 13 mars 2013

Pour nous informer de la guerre en Somalie, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) parle des «islamistes», des «islamistes somaliens» et des «Shebab».

Quand elle évoque la situation en Afghanistan, elle titre «Taliban», et non Afghans, pour désigner les islamistes.

A propos de la guerre au Mali, elle utilise les termes «chef islamiste» pour désigner Mokhtar Belmokhtar, bastion islamiste pour les poches de résistance, et «terroristes islamistes» pour qualifier les combattants.

Direction le Proche Orient, c’est la rupture brutale d’atticisme. Là, plus question d’islamistes, et encore moins de terroristes (j’informe mes confrères de la RTBF – qui sans doute l’ignorent – que leur pays et l’UE ont classé le Hamas parmi les organisation terroristes).

Un terroriste membre du Hamas est tué par l’armée israélienne ? l’Agence Belga parle d’un «Palestinien», comme si la victime était dentiste ou facteur, comme si c’était un père tranquille, un bon père de famille sauvagement assassiné par les méchants sionistes avides de sang humain, un «Palestinien» qui ne faisait aucun mal et ne demandait rien à personne…

Démonstration de la lâche soumission des journalistes belges à la dictature de Paris (1) :

1) Gros titre :

Conflit israélo-palestinien – Un Palestinien tué et 2 blessés par l’armée israélienne en Cisjordanie

2) 2ème titre :

(Belga) Un jeune Palestinien a été tué par balle et deux autres blessés mardi soir par l’armée israélienne près d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a-t-on affirmé de sources sécuritaires palestiniennes et militaires israéliennes.

Il faudra attendre le corps de l’article pour apprendre qu’il s’agit d’un islamiste :

3) corps de l’article :

Selon ces sources, Mahmoud Al-Titi, âgé de 23 ans et membre du mouvement islamiste Hamas (on va bientôt nous dire que le Hamas est un club de bridge), a trouvé la mort dans des heurts avec des soldats israéliens dans le camp de réfugiés d’Al-Fawwar, au sud d’Hébron. Donc le Hamas est islamiste, mais pas terroriste islamiste, comme si c’était «moins grave».

Si la Pravda décide de se reformer, elle n’aura aucun mal à recruter…

(1) http://www.rtbf.be//detail_conflit-israelo-palestinien-un-palestinien-tue

Les 6 types de musulmans

Les 6 types de musulmans

Egalité et Réconciliation, le 13 mars 2013

Dans la sociologie soralienne, on distingue 6 types de musulmans :

- L’islamo-racaille : c’est la racaille des banlieues qui n’a de musulman que l’origine culturelle (afro-maghrébin) ou qui s’est récemment remis à la pratique religieuse suite à la prison mais tout en gardant le comportement non-civilisé de la racaille (reconnaissable à la djellaba Lacoste). La racaille, peu importe son origine ethnique, faisant parti du sous-prolétariat (lumpenprolétariat), est une nuisance pour le petit peuple, la cohésion, la paix de la Nation et sert d’idiots utiles au système capitaliste mondialisé, piloté par l’oligarchie bancaire judéo-protestante.

ex : Mohamed Merah

- L’islamo-sioniste : ce sont les jihadistes financés par le Qatar et l’Arabie (pilotés par la CIA au niveau opérationnel et par les USA via les pétrodollars au niveau économique, les USA sont à leur tour dominés par le lobby sioniste), idiots utiles du sionisme car leur hystérie valide le conflit de civilisation et leurs crimes ne profitent qu’aux intérêts américano-sionistes en dernière instance. Cette alliance a été aussi rendue possible en pratique grâce au découplage entre le sociétal et le macro-économique opéré par les néoconservateurs (dont le noyau dur est composé d’Ashkénazes) après l’échec de la "démocratisation" forcée de l’Iraq. On laisse le sociétal aux islamistes (quitte à renoncer aux sacro-saints Droits-de-l’Homme) mais on contrôle l’économique des pays musulmans.

ex : Al-Qaïda et les "rebelles" des révolutions arabes frelatées en Libye et Syrie.

- L’islamo-trotskiste : c’est le musulman qui adhère à cette idée trotskiste d’internationalisme, à travers une vision de la Oumma (communauté musulmane) apatride et fantasmée, se devant d’abolir les nations afin d’unifier les musulmans dans le monde. Cette vision mondialiste de la Oumma est le terreau d’un Islam compatible avec le Nouvel Ordre Mondial (en abolissant les frontières, on fait le jeu de l’Empire), ce qui signifie un islam sous-contrôle, compatible avec la religion des Droits-de-l’Homme (religion de l’Empire) et qui se serait enfin soumis à la Banque et au sionisme.

ex : Tariq Ramadan, l’islam des Lumières de Malek Chebel, ...

- Le collabeur(ette) ou beur(ette) de service : C’est le(la) beur(ette) opportuniste qui est prêt à tous les tapinages avec le pouvoir afin de monter dans la hiérarchie, jusqu’à cracher sur sa propre origine religio-culturelle (islam). Mais ils oublient naïvement que nos "maîtres" les manipulent comme des marionnettes et que d’un claquement de doigts, dès qu’ils ont assez servi ou qu’ils ont commis un faux-pas, ils seront jetés comme de simples papiers Kleenex.

ex : Jamel Debbouze, Azouz Begag, Rachida Dati, Fadela Amara

- Les musulmans du quotidien : ce sont les musulmans immigrés en France qui travaillent, étudient, vont à l’école, ne font chier personne. Ils ont gardé encore des valeurs traditionnelles mais restent quand même encore soumis à la Mafia du PS et de SOS Racisme. Par extension, dans le reste du monde, ce sont l’immense majorité des musulmans qui sont des humains comme nous tous et qui justifient, par leurs actes et comportements, d’éviter de tomber dans le piège du choc de civilisations.

ex : le vieux gentil épicier arabe du coin de la rue

- Les Français patriotes de confession musulmane : ce sont les Français patriotes musulmans qui aiment la France de manière proactive (plus actifs que ceux du quotidien), qui sont sortis de l’indigénat imposé par la Gauche bobo-trotskiste, SOS-Racisme et la LICRA et qui par leurs valeurs traditionnelles provenant d’un islam bien compris, participent au Front de la Foi avec les catholiques authentiques ou autres adhérents de la Droite des Valeurs. Partisans de la Nation non pas dans sa vision racialiste et expansionniste, mais par enracinement au local, comme chez-soi protégeant, stabilité face au Nouvel Ordre Mondial, non-soumis à l’escroquerie libérale-libertaire, anti-impérialiste sans pour autant être internationaliste, attachés au respect du travail (Gauche du travail) car faisant parti du petit peuple assumant le principe de réalité (le prolétariat, la classe moyenne, les travailleurs non-rentiers), ils sont cette partie indispensable à la réconciliation nationale de la France avec ses citoyens. Par leur présence et militantisme, ils sont une véritable force capable de désamorcer la bombe du conflit de civilisation, base de l’établissement du Nouvel Ordre Mondial et de la survie de l’Empire (l’oligarchie bancaire américano-sioniste, vétéro-testamentaire ou judéo-protestante, thalassocratique et mammonique).

ex : Albert Ali, Camel Bechikh

14:36 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 mars 2013

La philosophie, une école de la liberté

La philosophie, une école de la liberté

CRAP, le 12 mars 2013

Ce qu’Emmanuel Duits dit de la réflexion philosophique donne bien l’impression qu’elle nous concerne tous. Parce qu’il place comme essentielles ces questions sans cesse réinterrogées : "Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Dois-je m’engager et dans quelle direction aller ? Dois-je suivre une éthique et laquelle ?"

Quand commence la philosophie, selon vous ?

Je crois qu’elle commence quand on s’étonne. Et je songe à trois étonnements : l’étonnement existentiel, qui porte sur notre étrange situation de mortels, sur l’univers, son étrangeté, sa beauté mais aussi son aspect inquiétant. Un second genre d’étonnement est plus concret, il s’adresse à la société, son fonctionnement, ses injustices. Enfin, une troisième sorte d’étonnement concerne l’homme, et ici on s’interrogera aussi sur notre propre personne, notre liberté et nos préjugés, nos relations avec les autres (au travers d’affects aussi prégnants que la jalousie, le désir de reconnaissance, etc.).

Mais alors... la philosophie est à la mode ?

En philosophie, contrairement à l’air du temps qui est aux émotions, il est demandé de se décentrer, de se distancier. Il ne s’agit pas (ou pas seulement) de s’indigner face aux paradoxes ou injustices que nous rencontrons, mais de tenter de comprendre et de remonter aux causes.

La philosophie est une matière intime, qui touche chacun d’entre nous dans ce qu’il a de plus profond et l’interroge sur l’essentiel : "Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Dois-je m’engager et dans quelle direction aller ? Dois-je suivre une éthique et laquelle ?"

Mais c’est une matière frustrante, car la philosophie ne donne pas de réponse toute prête à nos questions ; il n’y a pas un "mode d’emploi" de la vie ni de l’action, chacun est laissé libre avec la part d’incertitude et d’angoisse que comporte la liberté. La philosophie, néanmoins, n’est pas gratuite, elle nous aide à trouver nous-mêmes nos propres réponses, notamment lorsque nous découvrons les réponses que d’autres personnes ont élaboré, et que nous nous situons face à leurs démarches, arguments, etc. Par cette distance, ce dialogue permanent avec d’autres esprits, cette injonction à dépasser nos grilles de lectures et nos croyances, c’est une école de la liberté.

Est-ce que toutefois la philosophie s’enseigne vraiment ?

On doit pouvoir dire que oui. En terminale, cet enseignement cherche à éveiller l’intérêt pour l’univers philosophique, en montrant que les philosophes ont réfléchi à des questions qui touchent chacun d’entre nous en tant qu’êtres jetés dans le mystére de l’existence (les philosophes se sont intéressés à l’amour, à la finalité de l’existence, aux religions), et aussi en tant que citoyens (ils ont questionné l’action politique, l’histoire et le "progrès" de l’humanité, les choix moraux...).

Parallèlement, il prépare à la réussite d’épreuves académiques avec leurs règles et, surtout, la rigueur nécessaire à une réflexion construite. Car la réflexion ne s’improvise pas tout à fait ! Elle demande d’aller à contre-courant de ses opinions et de ses propres réflexes intellectuels, voire émotionnels. C’est ce mouvement d’examen des différentes options, d’argumentation dans des sens opposés, qui exige un certain apprentissage.

Qu’est-ce qui vous a décidé à publier un livre, travail, on s’en doute, immense ?...

En donnant des cours une dizaine d’années, je me suis aperçu que la philosophie était souvent perçue comme une matière abstraite, ne touchant pas à la vie, et que certains élèves l’abordaient avec un mélange de crainte et d’ennui. Souvent, ils ne voyaient pas ce qu’on attendait d’eux en philosophie et risquaient de se lancer dans des textes décousus avec de grandes citations au lieu d’en rester à une réflexion construite, appuyée sur des exemples et des arguments.

J’ai tenté de relier les thèmes de la Terminale à quelque chose de vécu, en partant de situations concrètes et parlantes. J’invite à réfléchir à ce qui nous conditionne, la mode, la téléréalité, les discours politiques, les préjugés du temps. Et je propose en même temps un manuel clair et complet, avec l’histoire de la philosophie, ses moments charnières, les principaux thèmes, une explication de ce qui est attendu aux examens et une méthodologie structurée. J’ai voulu travailler sur deux fronts.

A travers ce travail qui m’a pris des années, j’espère avoir réussi à transmettre "quelque chose" du plaisir éprouvant et enivrant de philosopher.

10:53 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11 mars 2013

Où est passée la 7e compagnie?

Où est passée la 7e compagnie ?

Massimo Bartolini, le 11 mars 2013

Alors ça !!! Des Flamands qui se battent en Syrie... C'est la nouvelle qui a permis aux Reynders, Destexhe et Ducarme de la ramener une fois de plus. Voilà des sieurs qui décidément manquent singulièrement d'imagination. Mais bon, c'est leur droit de radoter encore et encore. Oui mais.

Oui mais, tout n'est pas si simplet. Il faut reconnaître à Denis Ducarme que, contrairement aux deux précités, il ne s'arrête pas à des déclarations intempestives et racoleuses, il va au bout de sa logique, et ainsi, il propose de recourir à la législation pour sanctionner ces jeunes qui sont (ou seraient) en Syrie, législation qui sanctionne tout Belge qui se battent à l'étranger. Bien. Jusque là, vous me direz qu'il n'y a rien à redire, un parlementaire fait son travail et s'attèle au bien-être et à la sécurité de ses concitoyens. Quoi de plus normal.

On passera sur le fait qu'à chaque discussion et bouclage de budget, les salafistes (Flamands ou non) reviennent à la une des médias. On passera, parce qu'on dira que je suis conspirationniste, gauchiste tendance myope ou crétin qui refuse de regarder la réalité en face. Je vous laisse aller vérifier les informations de novembre dernier, quand le gouvernement claironnait qu'il arriverait à faire les économies nécessaires au bien-être de tous et quand on s'inquiétait de la présence de salafistes dans l'armée belge. C'est la même trame aujourd'hui, boucler et équilibrer le budget s'annonce compliqué et de source sûre, on nous annonce que quelques dizaines de jeunes flamands se battent en Syrie. On va dire que c'est juste une coïncidence. Et que les voies des rotatives et des agences de presse sont impénétrables.

Et donc, à partir d'une interview de la responsable d'Eurojust, Michèle Coninsx, à la VRT radio, on brandit le danger de jeunes salafistes qui vont bientôt revenir en Belgique, on s'agite pour dire que ça suffit, que les lois sont faites pour être appliquées et qu'on les attend de pied ferme.

Par contre, je m'étonne, que Denis Ducarme, ou d'autres, on peut pas tout demander au même homme, n'ait jugé bon d'agiter cette loi de 1979 pour s'occuper des Belges qui se battaient pour Khadafi ... Il ne s'agissait pas non plus de militaires dûment mandatés et avec une mission précise dont il est question, mais de mercenaires. Pourquoi ce traitement différent ? Pourquoi ces agités de la gâchette et du combat au corps-à-corps n'ont-ils pas eu droit à la une des journaux et à des "c'est inadmissible, il faut sanctionner" Ce n'est qu'un exemple, car les conflits qui éclatent sont l'occasion pour beaucoup d'aller se dérouiller les doigts.

Dans un livre consacré aux mercenaires, deux chercheurs spécialistes de la privatisation de la sécurité et des forces armées indiquent que "En tout cas, au ministère belge des Affaires étrangères, on nous explique que le vote de Bruxelles ne constitue en rien un refus de sanctionner les activités mercenaires. L'Assemblée générale de l'ONU ayant adopté sans vote la convention de 1989 condamnant les activités mercenaires, il était dès lors "inutile" de voter une nouvelle résolution, dit-on à Bruxelles. On rappelle que la législation belge punit d'emprisonnement quiconque aura recruté des hommes au profit d'une armée ou d'une troupe étrangère sans l'autorisation du roi (loi du 15 juin 1951, article 99) et qu'un autre texte datant de 1979, condamne l'engagement de nationaux belges dans une troupe étrangère. On constate cependant qu'à l'issue de son aventure zaïroise, le Belge Tavernier n'a nullement été inquiété. Non seulement, comme le démontre le cas belge, les législations nationales ne sont guère appliquées mais, dans beaucoup de cas, note Bernales, elles ne contiennent pas de dispositions définissant de manière spécifique les activités mercenaires comme des crimes punissables." Tout cela est disponible d'un ou deux clics sur l'internet, pas besoin de la sécurité de l'Etat ou d'une interview à la VRT pour en prendre connaissance. Pourquoi ne s'agite-t-on pas et ne sanctionne-t-on pas les mercenaires belges qui partent, pour quelques milliers de dollars de plus, zigouiller à tour de bras en Libye ou en Tchétchénie ?

Quoi, ça ne rapporte rien électoralement ? Naaaaan... vous ne me ferez pas croire qu'il y a des comportements de mercenaires chez des élus de par chez nous.

06 mars 2013

L’attitude des belges envers les juifs

L’attitude des belges envers les juifs

Par Peter Martino, le 05 mars 2013

L’enquête, menée par le professeur Mark Elchardus a également montré que les sentiments anti-juifs des musulmans se répartissent dans tous les groupes socio-économiques et ethniques, que les élèves soient issus de familles riches ou modestes, ou que les parents se considèrent comme modérés ou traditionalistes. La conclusion en est que les sentiments anti-juifs ont pour cause l’islam, et non pas des facteurs socio-économiques.

La Belgique, préfigure la moyenne des pays européens, car située au milieu de l’Europe occidentale, entre la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Ce petit pays de 11 millions d’habitants héberge à la fois le siège de l’OTAN et celui de l’Union Européenne. Pour savoir ce qu’est la vie des Juifs aujourd’hui en Europe, prendre la température en Belgique constitue une mesure significative.

Il se trouve que la situation est très mauvaise. Et elle s’aggrave. L’an dernier, les insultes antisémites et les actes violents ont augmenté de 30 pour cent, avec 88 plaintes circonstanciées, comparativement à 62 l’année précédente. Parce que de nombreuses victimes ne portent pas plainte, le nombre réel d’incidents est nettement plus élevé. La tendance belge reflète la situation de la France voisine, qui a vu les attaques antisémites passer à 614 en 2012, contre 389 en 2011. L’incident le plus grave fut l’assassinat d’un rabbin et de trois écoliers juifs par un fanatique islamique à Toulouse en Mars 2012.

Le mois dernier, Joods Actueel, un mensuel juif de la ville d’Anvers, dont la population juive est relativement importante, a publié les résultats choquants d’une enquête auprès près de 4.000 élèves belges âgés de 14 et 18 ans.

L’enquête, menée par Mark Elchardus, professeur de sociologie à l’Université de Bruxelles, a montré que 75% des jeunes musulmans de cette ville portuaire avaient des sentiments antisémites.

De tous les écoliers musulmans, 50,9 pour cent sont totalement d’accord et 24,5 pour cent partiellement d’accord avec l’affirmation selon laquelle les juifs provoquent la guerre et en reportent la responsabilité sur les autres. Interrogés pour savoir si ils pensent que les Juifs se considèrent comme meilleurs que les autres, 49,3 pour cent des jeunes musulmans pensent que oui et 23,6 pour cent, ont une réponse plus mitigée.

D’autres questions ont généré des résultats similaires. 45,1 pour cent sont totalement d’accord et 27,9 pour cent sont partiellement d’accord avec l’affirmation que les Juifs veulent dominer. Et 35,4 pour cent sont totalement d’accord et 37,6 pour cent d’accord en partie avec l’affirmation que les Juifs ont trop d’influence en Belgique.

Prof. Elchardus en a conclu que 45 à 50 pour cent des écoliers musulmans pouvaient être étiquetés antisémites. Parmi les élèves non musulmans seulement 10 pour cent pouvaient être étiquetés comme tels. Le pourcentage des sentiments anti-juifs parmi les enfants non musulmans n’est que légèrement inférieur à celui de 12 pour cent qui voient d’un mauvais œil les musulmans, considérant que tout musulman est un terroriste potentiel.

La situation est particulièrement préoccupante car aujourd’hui, un pourcentage croissant de la population jeune à Anvers, une ville de tradition catholique, est de confession musulmane. Dans les écoles municipales de la ville, les élèves ont le choix entre des cours de religion ou des classes de morale non-confessionnelle. 49,3 pour cent de tous les élèves choisissent des cours de religion islamique, 27,7 pour cent choisissent les classes non confessionnelles, tandis que le nombre de ceux qui optent pour les classes catholiques a chuté à 20,5 pour cent à peine. Il y a cinq ans, le pourcentage islamique n’était que de 33,6.

Seuls 17 élèves ont opté pour des classes juives, un nombre insignifiant comparé aux 5.165 élèves musulmans. Environ 85 pour cent des enfants juifs d’Anvers, cependant, fréquentent des écoles juives. Anvers dispose de 14 écoles juives subventionnées ainsi qu’un certain nombre d’écoles privées non-subventionnées.

L’enquête menée par le professeur Elchardus a également montré que les sentiments anti-juifs sont très répandus chez les musulmans tous  groupes socio-économiques et ethniques confondus, indépendamment du fait que les élèves sont issus de familles riches ou plus pauvres, que les parents se considèrent comme modérés et progressistes ou traditionalistes, ou qu’ils soient d’origine maghrébine ou d’origine turque. Cela conduit à la conclusion que les sentiments anti-juifs ont pour origine l’islam, et non des facteurs socio-économiques.

Parmi les non-musulmans, les sentiments anti-juifs sont plus répandus parmi les groupe non-religieux, tandis que les enfants issus d’un milieu catholique s’avèrent être les moins antisémites, malgré leur tendance plus conservatrice et moins progressiste.

Invité à réagir à l’enquête, Pascal Smet, le ministre de l’Éducation belge, a déclaré que l’enquête prouve que «les jeunes ayant une opinion négative des autres sont aussi les jeunes  issus de milieux socio-économiques plus vulnérables.» Ce que l’on peut dire, cependant, comme le souligne Joods Actueel, c’est que l’enquête a démontré exactement le contraire. Le magazine a critiqué le ministre, qui est homosexuel, de consacrer trop d’attention à l’ordre du jour des droits des homosexuels dans les écoles de Belgique, et de négliger les stéréotypes anti-juifs issus de l’islam.

La  presse belge n’a pas non plus accordé une grande attention à cette enquête. Peut-être ces résultats ne sont-ils pas considérés comme suffisamment politiquement corrects ?  En outre toute l’attention médiatique s’est reportée sur le fait que 25 pour cent des jeunes musulmans ferment les yeux sur les actes violents contre les homosexuels et sont en faveur de la peine de mort pour les gays dans les pays islamiques. Pour les médias, les sentiments anti-juifs sont bien moins importants que l’animosité contre la communauté gay.

15 février 2013

«Il y a une instrumentalisation de l’islam en France»

«Il y a une instrumentalisation de l’islam en France»

Propos recueillis par Dounia Ben Mohamed, le 15 février 2013                                               

Ce week-end, l’Hôtel de ville de Paris accueille la 19ème édition du Maghreb des livres. Nadia Henni-Moulaï, journaliste et auteur, y présentera son second livre, Petit précis de l’islamophobie ordinaire.

Un recueil de nouvelles inspirées d’histoires vraies qui témoignent des discriminations et de la stigmatisation que vivent au quotidien les musulmans de France. Dans un contexte où la notion même d’islamophobie est rejetée, ce livre se veut être un manifeste contre "l’islamo-bêtise". Avec humour et ironie, mais sans minimiser la gravité des faits, l’auteure invite les non-musulmans à se rendre compte, au travers de ces chroniques, du ridicule de certaines préjugés, et de s’informer sur la religion musulmane et ceux qui l’incarnent avant d’émettre des avis négatifs.

Après un recueil de nouvelles sur la mémoire de la guerre d’Algérie, pourquoi avoir choisi le thème de l’islamophobie, très controverse, pour ce second livre ?

Nadia Henni-Moulaï : C’est un thème qui s’est imposé à moi. Parce qu’il me touche, qu’il touche à ma famille, à mon histoire. Je me disais il y a une vrai méconnaissance sur le sujet en France. Une amie me racontait une anecdote par rapport à ça - qui est devenue la première chronique de mon livre d’ailleurs -, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. D’où l’idée de ce livre. J’avais envi de rire de ces histoires mais aussi d’avoir un vrai engagement. Il y a une instrumentalisation de l’islam en France. C’est très clair depuis le 11 septembre 2001, mais ça existait bien avant. Sur le contexte, c’est une idée que j’ai eu il y a un an et demi, deux ans. L’actualité m’a confirmé l’importance d’écrire ce livre.

Vous parlez d’engagement. A qui est destiné ce livre ? Aux islamophobes ?

Nadia Henni-Moulaï : L’idéal serait qu’il soit lu par des personnes qui ont un problème avec l’islam. On peut penser qu’elles sont de plus en plus nombreuses. D’après un sondage publié récemment dans Le Monde, 74% des personnes interrogées jugent cette religion «intolérante». Mais combien d’entre eux ont lu ne serait-ce qu’un verset du Coran ? Combien d’entre eux côtoient réellement des musulmans ? J’avais envie, à travers des anecdotes, de démontrer que certains jugements sont à la limite du grotesque. C’est un livre qui s’adresse à ceux qui ont une idée préconçue sur l’islam, aux défenseurs de l’islamo-bêtise.

Le terme «islamophobie» est rejeté par une bonne partie de la sphère politico-médiatique en France, ainsi que par les associations de lutte contre le racisme. Une manière de nier le problème selon vous ?

Nadia Henni-Moulaï : Sur le thème islamophobie, il y a en effet une querelle lexicale. Faut-il parler d’islamophobie ou de musulmanophobie ? C’est une querelle de chapelle. C’est une spécialité bien française de jouer sur les mots pour noyer le poisson. A savoir la représentation de l’islam en France et de ceux qui l’incarnent, les musulmans de France. C’est encore un jeu de dupe. Et le terme, contrairement à ce qu’affirme Caroline Fourest et d’autres, n’est pas apparenté à la révolution iranienne mais remonte au 19e siècle. Si ce n’était qu’un problème de définition, ce ne serait pas si grave. Or, le débat autour du terme «islamophobie» vise justement à cacher une réalité, à savoir les discriminations et la stigmatisation que vivent au quotidien les musulmans en France. D’où l’idée de ces nouvelles.

Sur la forme, comme pour votre premier livre, vous avez fait le choix de vous baser sur des anecdotes pour en faire des nouvelles. Un mélange de réel et de fiction en somme. Pourquoi ce choix ?

Nadia Henni-Moulaï : Les nouvelles fonctionnent bien. Je voulais faire un livre qu’on puisse lire dans le métro. J’ai recueilli une série d’anecdotes, effectivement comme pour le premier livre, que j’ai respecté avant de laisser libre court à mon imagination pour en faire des nouvelles. Mais qui reposent sur des faits réels. L’idée c’était aussi de dédramatiser le sujet. Je ne voulais pas du tout en faire quelque chose de victimisant. C’était essayer de faire rire pour mettre en avant l’islamophobie sans pour autant minimiser la gravité des faits. Les musulmans ont de l’humour contrairement à ce que l’on pense.

Effectivement, si elles font grincer des dents, ces anecdotes sont aussi très drôles. Le rire est la meilleure arme pour combattre les préjugés ? Ainsi que le démontre tous les ans les Indivisibles avec les Y’a Bon Awards qui épinglent «les racistes» de l’année…

Nadia Henni-Moulaï : C’est une très bonne arme mais pas la seule. Il faut s’inscrire sur différents registres. Les Y’a Bon Awards c’est une très bonne initiative, parce qu’ils font tout un travail de veille. Mais il faut également être dans la proposition et dans l’innovation et pas seulement dans la dénonciation. Etre capable d’apporter des solutions. Il faut faire avancer les choses à ce niveau-là. Les populations issues de l’immigration s’illustrent beaucoup dans leur capacité à divertir, à un moment il faut faire autre chose, prendre son destin en main !

Dans ce livre vous adressez également un message aux non musulmans : s’informer. Aller vers la connaissance de l’autre, des musulmans notamment, et ne pas se limiter à regarder TF1 pour reprendre vos termes. La méconnaissance est à la source de la stigmatisation des musulmans en France d’après vous ?

Nadia Henni-Moulaï : Bien sûr, je ne suis pas naïve. Je ne suis pas là à dire allez lire le Coran. En plus, la lecture du Coran comme de la Bible ou de la Thora suppose de faire un effort intellectuel. Les musulmans, justement parce qu’ils sont confrontés à ses attaques, ont été obligés de faire ce travail de connaissance, pour assoir leur identité. Les gens ont le droit de critiquer l’islam, d’émettre des avis négatifs sur l’islam. L’idée dans ce livre c’est de dire aux gens : renseignez-vous sur l’islam avant d’apporter des jugements négatifs. Selon le baromètre Sofres, 69% des sondés passent par la télévision pour se tenir informé de l’actualité. C’est révélateur. Il faut aller au-delà.

Qui a lu la loi de 1905 sur la laïcité dont on parle si souvent ? Qui sait qu’elle a été modifiée plus de 50 fois ?

Nadia Henni-Moulaï : A un moment on ne peut plus faire l’économie du savoir. Encore plus quand on connait les contraintes actuelles des mass media, réagir à l’info dans l’urgence, avec des reportages ou des articles de plus en plus courts, l’obligation de provoquer pour faire du buzz… On ne peut pas se contenter de faire sa culture en regardant le journal de TF1. Ça tombe bien, Beaubourg est ouvert le dimanche !

Dieudonné : «Israël est la nation du racisme, du mensonge et de la domination»

«Israël est la nation du racisme, du mensonge et de la domination»

Dieudonné

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi, le 14 février 2013

Pourquoi le Crif et la Licra veulent-ils vous «assassiner» médiatiquement et professionnellement ?

Dieudonné : Et économiquement aussi. Il y a vraiment une volonté d'extermination méthodique, organisée, systématique de ces organisations israéliennes. Je pense qu'ils se sont installés en France pour contrôler à peu près tous les secteurs de l'activité de ce pays, que ce soit au niveau politique ou médiatique, ainsi que toutes les institutions judiciaires ou administratives. Donc, c'est vraiment le cancer de notre société. Ils agissent pour les intérêts d'une autre nation, Israël, et musellent, évidemment, la culture française et le peuple français dans sa volonté d'expression antisioniste. Je pense que le peuple français est antisioniste par nature, mais, aujourd'hui, avec la pression de ces lobbys, eh bien, ces organisations mafieuses tentent de museler le peuple français, tentent de le diviser pour régner en maîtres.

Y arriveront-ils, sachant l’influence de la communauté juive dans les très fermés clubs du spectacle et des médias ?

Moi, je pense, qu'effectivement, il y a un lobby juif très puissant qui s'est fait happer, on va dire, par le sionisme. Ce lobby est devenu un lobby sioniste aussi. Je ne dis pas encore que tous les juifs sont des sionistes. Il y en a beaucoup qui ne le sont pas, mais le lobby juif en France le plus puissant est un lobby sioniste, aujourd'hui très clairement. Le Crif en fait partie et la Licra et tout un tas d'autres associations extrêmement racistes. Il n'y a pas plus raciste que le sionisme. Il suffit de regarder ce qui se passe en Israël avec le peuple arabe, mais aussi avec le peuple africain. Ils ont déterminé que les Falashas d'Ethiopie seraient un peuple juif. Les Falashas vivent un véritable enfer, là-bas. Même en France, la situation pour un sans-papier est préférable à celle d'un juif falasha en Israël. Donc, c'est vraiment la nation du racisme, la nation du mensonge, la nation de la domination, de la tricherie. En France, aujourd'hui, je crois qu'ils ont décidé d'installer un plan «B» le jour ou Israël devra laisser sa place à la Palestine libérée. Alors, il faudra qu'ils s’en aillent, pour certains, ceux qui ont été les plus violents, et, donc, je pense que la France sera leur terre d'accueil. Ils se préparent à investir ce pays. C'est comme cela que je sens les choses. Je résiste le temps que je pourrai, mais je pense que le peuple français aussi résiste. Ils sont de plus en plus nombreux à venir voir mes spectacles car le spectacle humoristique rassemble le plus de monde et, donc, je sens que par le rire, les Français expriment profondément ce qu'ils ressentent.

On a l’impression qu’en France, il est permis de fustiger les musulmans, les Arabes, les Blacks, mais jamais les juifs. Pourquoi cette réaction effarouchée dès qu’il est question de condamner Israël et ses représentants en France et ailleurs ?

Je dirais, là, que ce n'est même pas permis, c'est plutôt conseillé. Il est conseillé, si l'on veut réussir dans le monde du spectacle, de fustiger, en premier lieu, les musulmans. C'est, aujourd'hui, la catégorie la plus diabolisée. Ensuite, les Africains, de manière générale, les Noirs, les gens de l'Est aussi. Il y a les Perses, évidemment, et tous ceux qui cherchent à être indépendants, comme le Venezuela, par exemple, où Hugo Chavez est montré comme un dictateur. Tout peuple qui tente de s'émanciper de la domination de l'empire du nouvel ordre mondial est stigmatisé et montré du doigt comme étant un ennemi de l'intelligence, un obscurantiste ou, mieux, un cannibale.

Les médias et la classe politique français font des gorges chaudes de la shoah, mais taisent les crimes atroces commis par la France coloniale en Algérie. Pourquoi cette discrimination ? Est-ce le fait du lobby sioniste ou simplement une sorte de racisme qui ne dit pas son nom ?

Il y a une compétition victimaire qui a été organisée par Israël. Une compétition dans laquelle il y a un seul vainqueur : toujours la shoah, l'holocauste. Il n'y a, d'ailleurs, aucun autre participant. C'est comme si vous imaginiez une finale de course de cent mètres, il n'y a qu'une personne qui est là et qui court toute seule et qui a toutes les médailles, qui a tous les prix, qui est sur toutes les chaînes de télévision et qui pleure à l'infini. Et si on veut aller un peu plus loin dans l'histoire, on s'apercevra, qu'en plus, il s'agit de tricheurs. C'est-à-dire qu'ils ne vont même pas courir les cent mètres ; ils vont se mettre à vingt mètres avant la ligne et ils vont dire au juge «on a souffert !» et le juge sera d'accord

Vous parlez d’un «Occident décadent, voguant vers sa fin sur un océan de dollars et de mensonges». Qui ou qu’est-ce qui a conduit cet Occident à la décadence ?

C'est le sionisme. Le sionisme a retiré à l'Occident ses valeurs, alors qu'elles étaient, d'abord, des valeurs religieuses. Il a séparé l'Eglise. On le voit, d'ailleurs, avec la démission du Pape, aujourd'hui. C'est un signal fort. Il n'y a plus de valeurs religieuses aujourd'hui en Occident. Le Pape a démissionné, alors qu'il était le garant de la plus grande majorité du monde chrétien. Aujourd'hui, ces valeurs ont été remplacées par des valeurs qui se disent en France, en tout cas, laïques. La laïcité est un concept de valeur et de morale qui est né avec la révolution française, qui s'inspire de philosophes, un peu plus doués que Bernard-Henry Lévy, mais pas beaucoup plus. Et ils ont inspiré les lumières. Et pendant cette période, alors que le monde devait être autour de l'universalité, lié par le sentiment des droits de l'Homme, d'une justice internationale, eh bien, les pires atrocités de l'histoire de l'humanité se sont déroulées à partir de ce moment-là. Au fait, c’est à partir du procès de Nuremberg que va naître le concept de justice internationale, le concept de crime contre l'humanité. Comme si avant, il n'y avait pas eu de crimes contre l'humanité. C'est-à-dire que nous allons fabriquer une histoire où la souffrance va devenir une valeur marchande. A partir du moment où vous avez souffert, vous pouvez culpabiliser les peuples, vous pouvez créer votre Etat, vous pouvez taxer, comme c'est le cas en France, la SNCF, uniquement sur l'histoire que vous avez écrite et, cela, c'est toute l'histoire du sionisme. Israël est construit sur tout un tas de mensonges et notamment le plus énorme, celui de dire qu'il avait un crime unique dans l'histoire de l'humanité. Ce qui est complètement faux. Tous les crimes sont uniques. Une femme violée dans les faubourgs de je ne sais quelle ville, c'est un crime contre l'humanité. Un enfant découpé et mangé je ne sais où, ou violé, c'est un crime contre l'humanité. Le concept de crime contre l'humanité a permis la création de l'Etat d'Israël mais surtout a nié tous les autres crimes.

L'hégémonie sioniste cessera-t-elle un jour ?

Je pense que la force des sionistes est la culture du mensonge et la manipulation. Donc, manipuler est une religion particulière. Moi, je ne critique pas le juif qui est adepte de cette religion. Moi, je critique la religion. Le juif peut en sortir. Jésus est né juif et il s'en est sorti et il leur a bien dit : «Il faut chasser les marchands du Temple.» Jésus a expliqué à ce peuple, il a dit que c'était un peuple satanique, qui poursuivait ce chemin-là ; il leur a dit d'arrêter ; il leur a dit : «Aimons-nous les uns les autres.» Vous n'êtes pas le Peuple élu et il a voulu chasser les marchands du Temple. Il y a dans cette religion des choses extrêmement sales, je trouve. Notamment la relation à Dieu. Il y a beaucoup de personnes qui sont nées dans la religion juive et qui essaient d'en sortir. Peut-être que pour eux, l'athéisme est une étape, mais cette relation à Dieu est quand même particulière. C'est-à-dire que Dieu vous interdit d'ouvrir la lumière le vendredi ; eh bien, vous demandez à quelqu'un d'autre de le faire. En plus clair : j'embrouille mon Dieu. Je lui mens. Je suis plus malin que lui. C'est quand même une relation étonnante. Donc, à partir du moment où l'on peut mentir à Dieu, imaginez un petit peu ce qui se passe !

Vous êtes venu à Alger en 2011 avec Mahmoud et vous revoilà sur les… Pas de renard. Y a-t-il un lien, une continuité entre ces deux spectacles ?

Oui, bien sûr. Il y a une continuité. Le Foxtrot est l'argument de la danse. Cette période du rêve américain des années vingt. Et du rêve américain, j'en arrive au cauchemar du reste du monde. Parce que l'Amérique newyorkaise, l'Amérique sioniste, est le cauchemar de la planète. Et j'espère que les peuples, non pas par la violence mais par l'éveil des consciences, d'un coup, réussissent à localiser la difficulté du sionisme pour la surmonter. Pour l'instant, le sionisme se cache.

«Le rire est le dernier rempart de la raison», lit-on dans votre site officiel. La raison est-elle à ce point en danger ?

Le Pape démissionne. C'est la fin ! C'est la fin ! La raison a baissé les bras. Je ne dis pas que le Pape était la raison, mais c'était, sur le plan traditionnel, le garant de certaines valeurs, d'une certaine morale, qui ont structuré cette société et son abandon résonne, pour moi, comme le chaos. Je n'ai jamais été sensible à cette Eglise. Je suis né et j’ai grandi dans l'Eglise chrétienne et j'ai toujours été très sensible au message de Jésus, mais je sentais la dérive de l'Eglise catholique depuis ma tendre enfance et je pense qu'il existe, aujourd'hui, un élan islamo-chrétien qui regroupe des gens sincères dans leur foi et leur croyance. J'espère qu'ils sauront surmonter tout cela.

Votre combat pour la représentation des gens de couleur à la télé donne-t-il ses premiers fruits ?

Oui, je pense que j'ai su taper dans la fourmilière au bon endroit. Puis, aujourd'hui, ce n'est pas moi qui en récolte le fruit. Ce n'était pas l'objectif. Mais il y a quelques «Nègres-alibi», un peu plus. Mais après, eux, ils donneront l'envie à d'autres de travailler et d'y croire. Et, un jour, les choses changeront. En tout cas, il faut bien commencer par là.

Un antisioniste a-t-il une chance de gagner une élection dans un monde où tout, de la finance jusqu’au showbiz en passant par les médias, est entre les mains des sionistes ?

C'est-à-dire, en France notamment. Le vote en lui-même est sujet à caution, puisque moi, dans ma région, on vote par voie électronique, c'est-à-dire que pour voter, il faut appuyer sur deux boutons. Ensuite, c'est transmis au ministère de l'Intérieur et c'est lui qui vous dit pour qui vous avez voté. Donc, dans ce monde-là, où l'obscur est partout, le vote qui doit être normalement l'élément qui détermine la démocratie est complètement biaisé en France. On vote mais on ne sait pas pour qui. En plus de cela, moi, j'étais déclaré inéligible pendant trois années. Je ne sais pas pourquoi, peut-être qu'ils avaient peur que l'antisionisme réalise des scores importants dans les années qui viennent.

17:49 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Des djihadistes maghrébins en Syrie

Des djihadistes maghrébins en Syrie

Avant-goût de l'après-Assad

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Par Franck Guillory, le 15 février 2013

Deux ans après le début de la guerre civile en Syrie, la situation n’a jamais paru aussi bloquée. Forces de l’opposition et troupes fidèles au régime de Bachar al-Assad continuent de s’affronter et les civils restent pris entre leurs deux feux. Sans issue. Pourtant, un phénomène inquiète. Il n’est pas nouveau mais s’intensifierait…

Après l’Afghanistan, la Bosnie, le Kosovo, l’Afghanistan à nouveau, l’Irak, la Libye, le Sahel… la Syrie est désormais la destination favorite des djihadistes du monde entier, unis et décidés à poursuivre un combat qui ne saurait être que global.

La poursuite de la lutte

A la suite du Printemps arabe, des jeunes originaires des pays du Maghreb ont choisi à poursuivre le combat qu’ils avaient entamé en prenant les armes et en rejoignant les djihadistes en Syrie. Ils se sont associés – ont rejoint – les groupes d’opposition syriens qui cherchent à renverser le régime de Bachar al-Assad. Parmi ces groupes, il y aurait Jabhat al-Nusra, un groupe affilié à al-Qaïda. Parmi ces djihadistes, se seraient trouvés des Algériens, des Tunisiens, des Mauritaniens et un grand nombre de Libyens. Dans les derniers arrivants, on trouverait, en particulier, les combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) délogés du Sahel par l’intervention au Mali des forces françaises.

Faire tomber les régimes laïcs

Pour les djihadistes, les pays du monde se divisent en terre de kufr – les mécréants -, terre d’Islam et terre de djihad.

Tout pays témoin d’une guerre contre le régime au pouvoir est un environnement favorable au djihad. Les mouvements islamistes s’efforcent de tirer profit des chaos armés qui secouent les pays au cours d’une révolution et, pour cela, ils unissent leurs objectifs et stratégies à ceux des mouvements révolutionnaires, y compris laïcs, avec l’objectif d’en profiter par la suite.

La démocratie n’est pas un objectif pour les djihadistes, mais ceux-ci ne révèlent leur intention qu’après la chute du régime en place.

La Syrie, maillon faible

La Syrie est désormais terre de djihad où il s’agit de détruire le régime laïc de la dynastie Assad pour le remplacer par un état islamique. Baptisé le Levant par les djihadistes, elle est même le pays où ils estiment avoir le plus de chance d’atteindre leurs objectifs – puis s’en servir comme base arrière pour poursuivre au-delà leur combat.

La même stratégie est en œuvre ailleurs dans les pays du Printemps arabe, en Libye, en Egypte, en Tunisie. Dans ces pays, les succès électoraux des islamistes n’atténuent en rien la menace djihadiste. Si les islamistes dits modérés semblent l’avoir emporté, s’ils donnent des gages à la société et aux partenaires internationaux en jouant le jeu de la démocratie – alliés parfois à des forces laïques, comme en Tunisie -, il n’en reste pas moins que des lignes dures n’ont pas abandonné leur objectif final : l’établissement d’Etats islamiques. Les événements de la semaine écoulée, depuis l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, en Tunisie en sont une parfaite illustration.

Mais nulle part, le niveau de chaos a atteint celui observé en Syrie.

Une stratégie révolutionnaire éprouvée

Les djihadistes n’ont rien inventé. L’histoire mondiale des révolutions démontrent qu’il est rare que les forces les plus radicales accèdent directement au pouvoir après le renversement de l’ancien régime.

La mère de toutes les révolutions modernes, la révolution française de 1789, n’avait-elle pas suivi cette même logique – de la chute de la monarchie absolue à l’échec de la monarchie constitutionnelle, de la Convention à la Terreur ? Idem pour sa petite sœur, la révolution russe de 1917 ou, plutôt, les révolutions russes de février et d’octobre qui ont vu les mencheviks d’abord puis les bolcheviks, les modérés puis les radicaux, succéder au tsarisme. Le même processus s'est reproduit en Iran en 1979. Les exemples sont nombreux.

S’il n’y a pas, semble-t-il, de statistiques précises sur la présence de Maghrébins en Syrie, il est certain que la présence de combattants étrangers aura des répercussions sur l’après-Assad – ainsi que sur les autres pays fragilisés de la région. En ce sens, on comprend bien que les révolutions du Printemps arabe ne sont pas encore arrivées à leur terme

29 janvier 2013

Débat « terriblement régressif » sur la parité au Sénat

Débat «terriblement régressif» sur la parité au Sénat

Les discussions se sont électrifiées, jeudi 17 janvier au Sénat, lors de l’examen d’un projet de loi sur la parité, après les propos d’élus de droite opposés au texte…

14:18 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

«Des juifs talibans ?»

«Des juifs talibans ?»

 Des juifs stigmatisés par le sionisme

12:48 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 janvier 2013

Quelle liberté d'expression dans la France du XXIème siècle ?

Quelle liberté d'expression dans la France du XXIème siècle ?

Un café débat sur la liberté d'expression, notamment dans la presse et les médias.

Invités : Mohamed Amiri (essayiste A la Hauteur du Mépris) et Christophe Kulikowski (journaliste)

Modérateur : El yamin Soum

Vidéo enregistrée le 23 janvier 2013 au restaurant "Le Gai Moulin". 

22:56 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |