05 mars 2013

Saint-Josse: une famille expulsée de son logement social

Saint-Josse

Une famille expulsée de son logement social

RTBF, le 05 mars 2013

Une famille de trois personnes expulsée de son logement social à Saint-Josse

A Saint-Josse, 7,7 millions d'euros ont été investis dans la démolition de logements sociaux en vue de reconstruction d'appartements toujours sociaux mais passifs. Les occupants de 32 logements sur les 33 que compte le bâtiment ont pu être relogés mais une famille a été expulsée ce matin.

C'est HBM (Habitation bon marché), en charge du projet de démolition/reconstruction, qui était dans l'obligation de reloger les 33 familles occupant ces logements sociaux situés rue Musin à Saint-Josse.

Mais si 32 familles ont bien retrouvé un logement et en sont satisfaits, une dernière famille de trois personnes a quant à elle refusé les solutions de relogement proposées par HBM en invoquant plusieurs raisons : conflit avec le nouveau voisinage, exiguïté des lieux,...

HBM tient à préciser de son côté que le logement que la famille a refusé pour cause d'exiguïté était un deux chambres de 63m², soit 21 m² de plus que leur ancien logement.

Thierry Balsat (observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme) veut lui dénoncer un manque d'assistance sociale : "Il est prévu dans la directive AB 230, qui est une directive régionale, un accompagnement social circonstancié. Mais ici, je me désole de ne voir aucun accompagnement. Ces gens sont jetés comme des va-nu-pieds alors qu’ils n’ont aucun arriéré de loyer, ce ne sont pas des mauvais locataires".

Mais là encore, du côté d'HBM, on dément l'information, l'assistance aurait bien été proposée mais refusée par cette famille.

18:18 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02 février 2013

Une mise en demeure avant l’hôtel ?

Saint-Josse

Une mise en demeure avant l’hôtel ?  

Guy Bernard, le 01 février 2013

Les Azzi, du 20 rue des Secours, attendent incessamment un nouveau toit. Lundi ?

Le relogement de la monoparentale famille Azzi (madame, handicapée) alimenta quelque peu les conversations, lors de la séance publique de lundi. Et pour cause…

Bien sûr, l’indépendant trublion Thierry Balsat revint sur l’incompétence du bailleur social, l’AIS; puis, il retraça sommairement les péripéties du 20 rue des Secours dont l’inspection régionale ordonna, au soir du 19 décembre, la fermeture immédiate.

À l’inverse de ce que prétend le néoélu, l’on affirme, à raison, sur les bancs de la majorité, que l’Agence immobilière sociale n’a pas été condamnée à reloger mais bien à élaborer un plan d’accompagnement social. Hier, Jocelyne Azzi s’est enfin présentée à un rendez-vous en ce sens.

Pendant tout ce remue-ménage, l’avocate de la Tennoodoise a adressé, en date du 29 janvier, une mise en demeure au bourgmestre, Emir Kir (PS). Face à la situation gravissime et à l’absence de recours de l’AIS contre la décision déclarant les lieux insécurisés, insalubres et inhabitables, l’auteure du courrier fait mention explicite d’un trois chambres libre, au 64 rue Godefroid de Bouillon. “Je vous mets instamment en demeure de le lui attribuer, sans délai et à titre provisoire. À défaut, des astreintes s’en suivraient.

En parallèle à cette lettre, à l’origine prévue par recommandé, Thierry Balsat s’est engagé à caser les Azzi à l’hôtel, dès lundi prochain. Sous-entendu : si rien ne bouge du côté de l’avenue de l’Astronomie.

Si les autorités, leur patron en tête, affirment bosser d’arrache-pied pour qu’une solution se dégage as soon as possible, elles s’abstiennent de tout commentaire. Parce qu’un battage médiatique n’arrangera pas les affaires des victimes de ce drame humain.

20:09 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 janvier 2013

Saint-Josse : A propos du relogement de Madame AZZI

Saint-Josse

A propos du relogement de Madame AZZI

A l’attention de Monsieur le Bourgmestre

Anne Duchez, le 29 janvier 2013

Je vous écris en ma qualité de conseil de Madame Jocelyne AZZI domiciliée à 1210 Saint-Josse-ten-Noode, rue des Secours, 20.

Nul doute que vous ayez entendu parler à maintes reprises du cas de ma cliente ces derniers mois tant sa situation est gravissime.

En effet, l’Agence Immobilière Sociale de Saint-Josse-ten-Noode (ci-après dénommée AISS) qui est un des outils mis à votre disposition et à celle de votre prédécesseur afin d’assurer le logement des plus démunis dans votre commune, a donné en location à ma cliente, et à ses trois enfants âgés de 8 ans à 12 ans, le 1er février 2011 une maison sis à 1210 Saint-Josse-ten-Noode, rue des Secours, 20.

Contrevenant à l’article 4 du Code Bruxellois du Logement porté par l’ordonnance du 17 juillet 2003, les lieux loués ont été déclarés insécurisés, insalubres et inhabitables par la décision, suite à la plainte introduite par ma cliente, de la Direction de L’Inspection Régionale du Logement de Bruxelles Capitale du 19 décembre 2012, soit deux jours à peine après leur visite sur place.

En conséquence et conformément à l’article 13 du Code Bruxellois du Logement une interdiction immédiate de continuer à mettre le logement en location ou de louer celui-ci ou de le faire occuper a été prononcée.

L’AISS disposait contre cette décision d’un délai de recours de 30 jours. Force est de constater qu’elle n’a pas introduit ce recours.

Au préalable, l’inspecteur de la commune de Saint-Josse-ten-Noode avait visité l’immeuble dont question le 3 décembre 2012 et avait rendu le 6 décembre 2012 un rapport très défavorable.

Contre l’inertie de l’AISS et malgré un courrier recommandé qui leur a été envoyé la Direction de L’Inspection Régionale du Logement de Bruxelles Capitale le 19 décembre 2012 et par mes soins le 8 janvier 2013, je me suis vue contrainte de procéder en justice sous le bénéfice de l’urgence.

Il me revient par le biais de Monsieur Thierry BALSAT, Conseiller communal et Observateur au sein de l’Observatoire de l’habitat, du logement et de l’Urbanisme, présent hier à votre conseil communal, que vous auriez répondu à son interpellation sur ce dossier qu’une procédure était encore en cours dans cette affaire et que vous en attendiez le résultat.

Je vous informe qu’il n’en est rien puisque tel qu’a pu vous entretenir Monsieur BALSAT, la cause a été fixée et plaidée en référé devant le Tribunal de Première Instance de Bruxelles le 18 janvier 2013. L’Ordonnance a quant à elle été rendue le 21 janvier 2013 dans l’après-midi.

Celle-ci, en autres :

«(…) condamne l’asbl Agence Immobilière Sociale de Saint-Josse à dans les plus brefs délais et au plus tard dans les 24 heures de la signification de la présente ordonnance, mettre sur pied un plan d’accompagnement social de Madame Azzi afin de tout mettre en œuvre pour lui trouver, au plus tôt, un nouveau logement décent, le logement qu’elle lui alloue actuellement ne répondant pas aux normes minimales de sécurité et de salubrité. (…)»

L’ordonnance signifiée hier par mon huissier à l’AISS fait clairement référence aux articles 2, 17° et 88 du Code Bruxellois du Logement qui donne aux Agences Immobilières Sociales la mission de «permettre l’accès au logement locatif des personnes en difficultés à cet égard» et que celles-ci assurent «si nécessaire un accompagnement social spécifiquement en rapport avec la location d'un logement. Chaque fois que cette possibilité se présenté, cet accompagnement social se fait en partenariat avec un C.P.A.S. ou une association oeuvrant à l'insertion par le logement».

Lors d’un entretien téléphonique de ce matin avec la personne à contacter, Madame BRUELEMANS, assistante sociale, selon l’AISS pour la mise en œuvre de l’accompagnement social, il serait impossible de reloger Madame AZZI sans plus de précision concrète.

Or, Monsieur BALSAT me fait part qu’il y aurait sur la commune de Saint-Josse-ten-Noode trois logements fraîchement rénovés dans le cadre du contrat de quartier Méridien dont un trois chambres disponible pour un loyer de 517,12 € sis Rue Godefroid de Bouillon, 64, ce qui conviendrait parfaitement à Madame AZZI et à ses trois enfants.

Ma cliente est à ce sujet inscrite en première position pour pouvoir bénéficier de cette initiative. De plus, la Région autorise les dérogations aux règles d’attribution de ce type de logement libre, conventionné et en parfait état notamment dans le cadre de logements dits de «transit».

Je vous mets donc instamment en demeure de lui attribuer, sans délai et à titre provisoire, le logement précité. A défaut, je me verrai contrainte de retourner devant les cours et juridiction, afin de cette fois avoir gain de cause sous astreinte tel que Madame le Juge des référés m’en laisse la possibilité.

Vous souhaitant bonne réception des présentes, dans l’attente de ce que vous ferez nécessairement et de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments dévoués.  

28 janvier 2013

Peu de candidats pour l'élection des représentants au sein des CoCoLo

Peu de candidats pour l'élection des représentants au sein des CoCoLo

Hélène Maquet, le 28 janvier 2013

Les locataires des sociétés de logements sociaux ont de nouveaux représentants. Leur élection au sein des Conseils Consultatifs des Locataires (les CoCoLo) avait lieu ce week-end. Pendant leur mandat de trois ans, ils porteront la voix des habitants auprès des sociétés de logements sociaux. Un principe pourtant pas si évident à mettre en œuvre.

Pour réussir les élections, il faut des électeurs. Et ce week-end, le froid, n'a pas rendu les choses faciles. La neige et les trottoirs pas dégagés ont empêchés les personnes âgées de venir voter.

Heureusement, pour valider le scrutin, il ne faut atteindre que 5% de participants au vote parmi les locataires. Par contre, pour réussir les élections, il faut aussi des candidats.

Jacques Denoze (vice-président sortant de son CoCoLo), fraîchement pensionné. : "J’ai choisi de m’investir parce que j’ai constaté à l’époque qu’il y avait énormément de choses qui n’allaient pas. Il faut agir et de faire en sorte que cela change."

Mais le temps que cela demande, ils ne sont pas nombreux à vouloir le consacrer à la collectivité. "Ça pose problème, déclare Rémy Renson (de la Fédération bruxelloise de l'Union pour le Logement), et c’est d’ailleurs pour ça qu’on a du mal à avoir des jeunes de la vie active, dans la tranche trente-quarante an. Cela concerne des gens pensionnés qui sont prêts à mettre du temps dedans."

Faute de candidats, seuls les habitants de quatorze sociétés de logement social sur trente-trois seront représentés auprès de leur conseil d'administration.

13:50 Écrit par Rachid Z dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25 janvier 2013

Molenbeek : L’élu (SP.A) Hassan Rahali exploite la misère humaine

Molenbeek

L’élu (SP.AHassan Rahali exploite la misère humaine

18. Hassan Rahali.JPG

Guy Bernard, le 25 janvier 2013

À la tête des immeubles 95 et 97 du Léopold II, Hassan Rahali, un élu SP.A indélicat. Perqui à la seconde adresse, hier

Un ascenseur qu’on eût dit massacré à la bombe atomique (des plaques clouées à même la charpente préviennent une chute fatale) amorce le décor, aussi peu reluisant que suspect, du 95 boulevard Léopold II.

Au sommet de la cage d’escalier, Nikola, un Bulgare sans papiers. En Belgique depuis deux ans, ânonnait-il avant-hier. Devant les Velux aux châssis crevassés ou la salle de bain d’une fraîcheur aux relents de Mathusalem, l’homme de 43 ans balbutiera son envie de déloger sa petite famille de ce grenier (On est à 4), de fuir ces 510 € + 70 de charges. Où trouver ?

La lecture du bail laisserait accroître que le bien (si pas la maison, de quatre étages, érigée à vingt mètres de la maison de l’emploi), répond aux normes de sécurité. Tout observateur en resterait circonspect.

Un étage plus bas, un Arménien semble à peine plus droit dans ses bottes. Quant à Vasil Nikolov, un Bulgare allant d’intérim en intérim, il supporte ses mini-pièces du deuxième.Cinq ans ici. Avant, quatre ans dans le grenier, s’explique-t-il en concédant un loyer de 558 € et de charges mensuelles à hauteur de 120/130 €. Roi de la débrouille, il sourit mollement en montrant sa pièce d’eau, à l’hygiène très aléatoire. “À changer. Discuter avec le propriétaire…

Alors que des hauts le cœur perturbent le visiteur, Vasil ne tourne pas autour du pot : l’insalubrité de la simili douche remonte à… toujours.

Au bas de ces contrats de bail foireux, un intitulé s’incruste : celui d’Hassan Rahali et ses frères. Ex-journaliste de TV Brussel, aujourd’hui indépendant, Hassan Rahali se pavane en récent conseiller communal SP.A - grâce à 558 voix de préférence.

De la traite d’êtres humains ! Selon la loi, l’exploitation de la misère intègre ce pesant vocable. Sans doute ceci ne s’applique-t-il pas au 95 du Léopold II, siège, au rez, d’Averroës, un espace culturel où l’élu tient despermanences socialesavec le député jettois Fouad Ahidar. Au 97 qui s’offre un accès via la rue Mexico, par contre…

Jeudi matin, une perquisition police/Hygiène/Urbanisme/Lois spéciales y a pris acte, en un grenier cloisonné, de toits exigus, de la présence de matelas, de hublots de 30 cm sur 20, de lumière insuffisante ou d’absence de chauffage (si ce n’est des bonbonnes de gaz mal raccordées).

A savoir également à propos de l'élu SP.A 

Propagande makhzeniènne

Autre rappel 

Un élu marchand de sommeil

abdennahi09tract.JPG

Le Soir, le 29 mars 2012

Mohamed Abdennahi, conseiller CPAS CD&V à Ixelles et conseiller au cabinet de la ministre régionale Brigitte Grouwels (CD&V) est accusé de louer des logements insalubres dans un bien lui appartenant et situé rue Goffart, a relaté laRTBF. Y logent notamment, pour 600 euros et dans un sous-sol – ce qui est interdit par le Code du Logement –, des pensionnés, dans des appartements délabrés et privés de chauffage. Le propriétaire, qui a acquis le bien il y a trois ans, dit avoir hérité de cette situation.

Saint-Josse A propos de la lutte contre les marchands de sommeil

Saint-Josse

A propos de la lutte contre les marchands de sommeil

Eric Jassin, échevin CDH, en campagne le 29 août dernier

1. Eric Jassin.JPG

Une des principales problématiques qui a été gérée à Saint-Josse est celle, bien évidemment, des marchands de sommeil. J’ai désiré qu’on mène une lutte très ferme par rapport aux marchands de sommeil. Nous ne pouvons pas être le porte-monnaie de ces marchands de sommeil et donc pour qu’ils cessent cette activité, il faut couper le robinet. Moi, très clairement, c’est ma position et donc on a sur le territoire de la commune énormément de contrôles au niveau des habitations.

Tout ce que je vous dis, ce sont des politiques transversales qui s’effectue avec la participation active du service de l’Urbanisme, du service de la Population, des services de police, de l’Office des Étrangers, du ministère de l’Intérieur et du parquet. Donc, vous voyez que les intervenants sont nombreux parce que la problématique est difficile et touche énormément de secteurs. Mais je pense que l’année passée on a donné un signe fort pour marquer notre volonté de lutter contre le phénomène des marchands de sommeil.

Ce travail est loin d’être terminé : il faut, sur le terrain, continuer à aller vérifier les logements et, quand il y a des inscriptions à la commune, vérifier si les gens sont effectivement en possession d’un bail, etc. Il faut poursuivre ce combat contre l’exploitation de la misère humaine...

11:22 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22 janvier 2013

Saint-Josse: l'agence immobilière sociale obligée de reloger une famille

Saint-Josse

L'agence immobilière sociale obligée de reloger une famille

Philippe Carlot, le 22 janvier 2013

L'agence immobilière sociale de Saint-Josse louait une maison dangereuse et rongée par l'humidité à une mère de famille avec trois enfants. L'Inspection régionale du Logement a prononcé une interdiction de location à la mi-décembre. Ce lundi, le tribunal de première instance a condamné l'agence immobilière sociale à reloger la famille.

C'est un camouflet pour l'agence immobilière sociale de Saint-Josse. Mais ce n'est pas forcément une victoire pour les défenseurs du droit au logement. L'AIS est certes condamnée à mettre sur pied et à exécuter un plan d'accompagnement social afin de trouver, le plus rapidement possible, un nouveau logement décent à la famille. Mais cette obligation n'est assortie d'aucune astreinte, ce que réclamait pourtant l'avocate de la locataire.

Le jugement ne fixe en outre aucun délai précis à l'AIS pour trouver le nouveau logement. Si l'agence immobilière sociale ne dispose d'aucune solution sur le territoire de Saint-Josse, la famille pourrait se retrouver à l'autre bout de la région bruxelloise, alors que les trois enfants sont scolarisés à proximité de leur domicile ten-noodois. La maman étant handicapée, un relogement loin de Saint-Josse ne constituerait qu'un pis-aller.

Le tribunal laisse toutefois ouverte la possibilité d'une astreinte si l'AIS ne mettait pas tout en œuvre pour reloger la famille.

Le dispositif des AIS montre toutes ses limites. Rien n'est prévu pour le relogement des locataires en cas de rénovation lourde d'un bien. Et ce cas de figure semble fréquent dans le cas de l'AIS de Saint-Josse.

11:05 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10 janvier 2013

Saint-Josse A propos du logement insalubre (rue des Secours) louer par les autorités communales

Saint-Josse

A propos du logement insalubre (rue des Secours) louer par les autorités communales

Courrier adressé aux responsables communaux par Anne Duchez, avocate, le 09 janvier 2012

Monsieur le Bourgmestre (Emir Kir), Monsieur l'Echevin (Philippe Boïketé), Madame (D. Holbrecht),

Je suis consultée par Madame Jocelyne AZZI, domiciliée à 1210 Saint-Josse-ten-Noode, rue des Secours, 20, ce qui me vaut de vous écrire.

Suite à la plainte déposée par ma cliente contre l'AISS (Agence Immobilière Sociale de Saint-Josse) le 13 novembre 2012, la Direction de l'Inspection régionale du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale a notifié par courrier recommandé le 19 décembre 2012 au bailleur précité une interdiction de continuer à louer le logement (article 14 alinéa 1er de l'ordonnance du 17 juillet 2003 portant le Code Bruxellois du Logement).

En effet, il s'avère que les lieux loués mettent en péril la sécurité et la santé des occupants.

Pourtant, jusqu'à ce jour, rien n'aurait été fait pour reloger Madame AZZI et ses trois enfants et ce malgré ses nombreuses démarches auprès, entre autres, de Madame HOLBRECHT, qui travaille pour les propriétés communales à Saint Josse et de Monsieur l'Echevin BOÏKETE ayant le logement dans ses attributions ainsi que, sauf erreur, la gestion de l'AISS.

Je vous demande donc instamment de faire le nécessaire pour reloger ma cliente et ses enfants, assurer le déménagement de leurs biens et la réaffectation de sa garantie locative au nouveau logement etc...

A défaut de réaction prompte, je me verrais contrainte d'introduire une procédure en référés devant le Tribunal de Première Instance de Bruxelles.

Vous trouverez en annexe (en dessous du présent courriel) le courrier recommandé que j'ai adressé hier à l'AISS ainsi que le rapport de la Direction de l'Inspection régionale du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Dans l'attente de vous lire rapidement, je vous prie ...

14:43 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09 janvier 2013

L'Agence Immmobilière Sociale de Saint-Josse loue un taudis

L'Agence Immmobilière Sociale de Saint-Josse loue un taudis

Philippe Carlot, le 09 janvier 2013

L'agence immobilière sociale de Saint-Josse à nouveau prise en faute. Le mois dernier, l'inspection régionale du logement a interdit la poursuite de la location d'une maison de la rue des Secours où vivent une mère de famille handicapée et ses trois enfants. Curieusement, le bourgmestre de Saint-Josse affirme ne pas avoir reçu notification de la décision régionale.

La maison de la rue des Secours souffre de sérieux problèmes d'humidité. L'inspection régionale relève plusieurs manquements graves aux normes de sécurité, concernant notamment un escalier et les planchers à l'étage. Jocelyne Azzi habite depuis deux ans avec ses trois enfants dans cette propriété mise à disposition de l'AIS de Saint-Josse. Elle explique :

"Il y a déjà deux marches qui se sont écroulées et un morceau de bois qui est parti. À l'étage, le chef de l’inspection de la Région bruxelloise a mis son poing par terre et il s'est retrouvé avec un morceau de plancher en main."

Le verdict de l'inspection régionale est clair : interdiction de location.

En date du 19 décembre, la direction de l'inspection régionale adresse un courrier recommandé à la direction de l'AIS et au bourgmestre de Saint-Josse, Emir Kir. Deux semaines plus tard, aucune mesure n'a été prise. Emir Kir nous assure n'avoir reçu aucune notification de la part de l'inspection régionale. Mais il se dit prêt à prendre ses responsabilités en cas de nécessité.

Quant à l'agence immobilière sociale, ses instances sont en cours de renouvellement. Et l'échevin du Logement n'a pas répondu à nos appels.

11:32 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19 décembre 2012

Saint-Josse : logement Le 20, rue des Secours sera fermé

Saint-Josse : logement

Le 20, rue des Secours sera fermé

Guy Bernard, le 18 décembre 2012

Humide, en passe de s’affaisser, le 20, rue des Secours sera fermé dans les 48 heures, foi d’inspection régionale. Un fameux camouflet à l’AIS, à la vérité, que cette sanction intervenue hier. On se souviendra que l’agence immobilière sociale avait accusé sa locataire, Jocelyne Azzi, dénonciatrice de l’état du bien (voir nos éditions du 6 novembre dernier), de tous les maux. Les stigmates de 13 années de gestion en amateurs !, sanctionne à son tour Thierry Balsat (Ohnu). Qui ponctue : J’espère que la nouvelle direction communale contrôlera tous ces bâtis en mauvais état…

10:25 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 novembre 2012

À vendre : 100 cages à poules insalubres

À vendre : 100 cages à poules insalubres

Guy Bernard, le 27 novembre 2012

Le marchand de sommeil du 98-102 rue Marie-Thérèse céderait ses adresses bidon. Mise à prix : trois millions d’euros

Disposeriez-vous de liquidités à hauteur de 3.000.000 € ? Si c’est le cas, réfléchissez peut-être à deux fois avant de les dilapider dans l’achat du 98-102 rue Marie-Thérèse... En avril, 2011, nous avions en effet pénétré dans les “cages à poule parfois odoriférantes” de cet ancien hospice.

À quelle occasion ? Habituel scrutateur de toits non-conformes, Thierry Balsat, récent candidat déçu des Bleus de Saint-Josse et toujours boss de son Ohnu (Observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme) près de 100 domiciliations de démunis. Des domiciliations fictives en un immeuble n’ayant jamais fait l’objet de demande de réaffectation. Pire : le va-et-vient des boîtes aux lettres attestait d’un très juteux marché dont Francesco Trovato, le propriétaire, cueillait les fruits dont, à l’époque, Saint-Josse maîtrisait toute la saveur : en 2005 déjà, Thierry Balsat avait remué ciel et terre sans que les autorités locales ne bougent le petit doigt.

Or, depuis plusieurs jours, Immoweb a officialisé la vente de ce bien de rapport auquel s’adjoint, en prime, un terrain de 900 m2 . Je me pose certaines questions, concède Frédéric Roekens (Groen), lui aussi à l’origine de la glauque découverte de ce scandale qui nous fit titrer Marchand de sommeil à immense échelle : Il y a toujours des locataires au 98-102 rue Marie-Thérèse. Étrange ! C’est interdit. Où en sont les gros travaux pour lesquels le propriétaire avait envoyé quantité de préavis ? Pourquoi vend-il ? Où en est le procès entamé par la commune contre Trovato ? Etc. Le flou est énorme.

Cet univers que Karim, un occupant désœuvré, nous avait dit, par euphémisme, un petit peu carcéral, disparaîtra-t-il du paysage tennoodois ? Quid de ses résidents ? Ces deux interrogations-là resurgissent, à la lecture de l’annonce Internet relative à la mise en vente de la carcasse d’un dossier vieux de 15 piges.

Elle fait référence à un projet hôtelier en cours, note l’attentif conseiller de l’opposition. Exact, confirme-t-on avenue de l’Astronomie. Un projet pour un 2 ou 3 étoiles et du logement a été introduit en février 2012. Par... Francesco Trovato ! Le dossier est incomplet; le demandeur a déjà eu deux rappels.

De là à penser que ce dernier veut se débarrasser d’un bâti pourri jusqu’à la moelle

16:38 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13 novembre 2012

ULB: appel aux autorités pour financer des logements étudiants

ULB : appel aux autorités pour financer des logements étudiants

Belga, le 12 novembre 2012

Une petite centaine d’étudiants se sont rassemblés ce lundi, à 15h30, devant le conseil d’administration de l’ULB auquel ils ont remis une pétition de 2.500 signatures contre la privatisation de l’ULB.

Le CA a adopté une motion dans laquelle il demande à ses autorités de tutelle de s’engager concernant une politique globale de logements, de se porter garantes de leurs emprunts, et subsidiairement de leur permettre de rembourser les prêts à plus longue échéance via les loyers.

Une délégation étudiante avait été invitée à s’exprimer devant le CA. «Nous demandons un blocage des projets de privatisation qui en augmentant les loyers portent atteinte au caractère démocratique de l’enseignement, défend Maxime Vancauwenberge, du mouvement de gauche Comac. Nous voulons que les autorités de l’ULB soutiennent notre demande de refinancement de l’enseignement et que les pouvoirs publics se portent garants des prêts de l’ULB.»

La commission des affaires sociales étudiantes a décidé, mardi dernier, lors d’une réunion spécifique, de reporter son avis concernant les projets d’emphytéose au 4 décembre et a fait une demande d’informations complémentaires. L’emphytéose permet à l’ULB de rester propriétaire du terrain et d’être locataire des logements pour un bail allant de 27 à 99 ans.

Un exposé a détaillé, lors du CA, la soutenabilité des emprunts pour la construction de logements étudiants avec et sans emphytéose. Sans recours au secteur privé, «les conditions des prêts rendent malheureusement leur remboursement intenable par l’ULB», déplore Martin Casier, vice-président du CA.

11:42 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Logement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 novembre 2012

Bruxelles: le code du logement modifié pour lutter contre les immeubles vides

Bruxelles

Le code du logement modifié pour lutter contre les immeubles vides

Philippe Carlot, le 07 novembre 2012

Jusqu’ici, il était impossible de disposer des relevés de consommation d’eau et de gaz pour vérifier l’occupation d’un bâtiment.

Comment vérifier si un logement est occupé ou non ? On peut évidemment observer la façade, espionner le facteur et planquer devant, déguisé en arbre... Il existe cependant un moyen plus pratique mais qui était jusqu'ici impossible à appliquer : vérifier la consommation de gaz et d'eau. Cela arrange évidemment les autorités régionales qui sont chargées de vérifier que des propriétaires ne laissent pas, en pleine crise du logement bruxellois, leurs biens inoccupés.

De moins en moins de logements sont accessibles aux Bruxellois, à cause de la différence entre le loyer exigé et le revenu des candidats locataires. Quant aux logements sociaux, la liste d'attente ne cesse de s'allonger. Raison de plus pour ne pas tolérer la multiplication des logements vides. Reste à savoir si tel immeuble apparemment inoccupé l'est réellement avant de le taxer ou d'appliquer le droit de gestion publique, c'est-à-dire de se substituer au propriétaire défaillant s'il ne réagit pas aux injonctions des pouvoirs publics.

Il existe une manière fiable de déterminer si un logement est vide ou non : la consommation d'eau ou de gaz. Pour l'instant, toutefois, rien n'oblige les intercommunales Hydrobru et Sibelga à communiquer les relevés de consommation aux communes ou à l'inspection régionale du logement. Le caractère occupé ou non d'un logement s'estime donc en fonction de l'aspect extérieur du bâtiment. Un critère plutôt aléatoire.

Mardi, en commission, le parlement bruxellois a modifié le code du logement. Une amende administrative régionale sur les logements vides et un service d'inspection spécifique permettront à l'avenir de disposer des données relatives à la consommation d'eau et de gaz. Un vote à confirmer en séance plénière.

11:08 Écrit par Rachid Z dans Logement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02 octobre 2012

Carologement interpelle les candidats

Carologement interpelle les candidats

Les associations réclament un droit au logement pour tous

Marie Adam, le 02 octobre 2012

Les élections communales approchent et certaines associations en profitent pour interpeller les candidats sur divers sujets de société.

C’est le cas de Carologement, une plate-forme regroupant sept associations locales.

Elle réclame le droit au logement pour tous. “Avoir un toit est le centre d’une vie digne. Sans cela, on ne peut trouver un emploi, avoir une vie sociale, relève Marie-Christine Lothier, de Vivre Ensemble. Quand on se promène dans les rues de Charleroi, on est effaré de voir qu’il y a de nombreux bâtiments insalubres, abandonnés et inoccupés alors qu’il y a tant de demandes pour des logements.

Karima vit dans un appartement à Charleroi avec ses trois enfants. Inscrite au CPAS, elle ne reçoit cependant plus de revenus depuis trois mois car elle ne trouve pas de travail. C’était une demande de mon assistante sociale mais, avec la crise, je ne trouve pas de place. En attendant, je dois payer un loyer de 770 € hors charges, témoigne-t-elle. Aujourd’hui, l’agence menace de m’expulser puisque je ne paie plus mon loyer. J’ai fait une demande pour avoir un logement social mais ils n’ont rien non plus. C’est la catastrophe.”

Les associations réunies au sein de Carologement rencontrent des dizaines de personnes dans le même cas chaque jour. C’est pourquoi elles ont décidé d’interpeller les candidats aux élections afin qu’ils prennent ce problème à bras-le-corps. Les nouvelles majorités devront élaborer une déclaration de politique du logement comme le veut le code wallon du logement, précise José Vermandere, du MOC. Nous demandons que cette déclaration soit ambitieuse à Charleroi. Nous voulons du concret et non des promesses. Lorsqu’on lit les programmes des partis, les ambitions en terme de logements sont légères.”

Les membres de la plate-forme apposent depuis plusieurs jours des autocollants sur les affiches électorales dans le centre-ville et dans les communes environnantes. “Certains condidats ont déjà réagi. Ils comprennent, d’autres ne sont pas contents. Le principal est d’ouvrir le débat sur ce sujet.”

Carologement s’engage à poursuivre ses actions au-delà des élections.

13 septembre 2012

Saint-Josse : Bruxelles s’attaque aux marchands de sommeil

Saint-Josse

Bruxelles s’attaque aux marchands de sommeil

FlandreInfo, le 13 septembre 2012

La police a effectué ce jeudi matin des perquisitions dans plusieurs habitations du quartier Nord de la capitale, dans le cadre d’une vaste action contre des propriétaires qui louent des logements ou dortoirs insalubres à des prix nettement trop élevés. L'Inspection du Logement de la Région bruxelloise a participé à l'action. Selon le parquet de Bruxelles, aucune personne en séjour illégal en Belgique n'a été interpellée pendant ces perquisitions.

La police de Bruxelles a effectué ce jeudi matin des perquisitions dans la Rue Linné, la Rue des Plantes et la Rue de la Rivière dans la commune de Saint-Josse. Ces rues sont situées dans le quartier qui se trouve derrière la Gare du Nord.

Plusieurs maisons du quartier sont notamment louées à des prostituées.

L’action s’inscrit dans le cadre d’une lutte plus active contre les marchands de sommeil, ces propriétaires de logements souvent insalubres qui les louent à des prix très élevés à de nombreuses personnes souvent en situation irrégulière. L'Inspection du Logement de la Région bruxelloise a d'ailleurs participé à l'action.

Au cours des perquisitions, personne n'aurait été interpellé, indique le parquet de Bruxelles, contrairement à ce qui avait été annoncé précédemment.

14:52 Écrit par Rachid Z dans Logement, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |