06 mars 2015

"Entre islam(s) libéral et conservateur: Où se situent les musulmans belges ?"

Conférence-débat : "Entre islam(s) libéral et conservateur: Où se situent les musulmans belges ?"

En 2014, la Belgique a fêté les cinquante ans de l'immigration marocaine et turque mais malheureusement, le quarantième anniversaire de la reconnaissance institutionnelle de l'islam en tant que religion du royaume passa inaperçu.

Que signifient le libéralisme et le conservatisme dans l'islam ? Quelles sont les différentes approches qu'ont les musulman.e.s belges de leur religion ? Comment s'esquisse l'articulation de la foi, de la pratique et des valeurs islamiques dans leurs quotidiens ? Est ce que les canaux d'apprentissage de l'islam en Belgique sont plutôt de tendance libérale ou conservatrice?


Pour répondre à ces questions, le Librex a la chance et l'honneur de recevoir :

Rachid BENZINE

*Islamologue et Enseignant à sciences Po Aix et faculté protestante de Paris.

*Chercheur associé à l'observatoire du religieux. (IEP Aix en Provence)

*Auteur de "Les Nouveaux penseurs de l'islam" chez Albin Michel, 2004. Et plus récemment "Le Coran expliqué aux jeunes" chez Le Seuil, 2013.

Chemsi CHEREF-KHAN

*Docteur en Droit et licencié en sciences sociales de l'ULB.

*Organisateur de nombreux de colloques sur l'islam en Europe avec L'Institut européen d'humanisme musulman".

*Co-auteur de "Réflexions sur la montée de l’islamisme" de La Pensée et les Hommes.

Malika HAMIDI

*Doctorante en sociologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS),

*Directrice générale de l'European Muslim Network basé à Bruxelles.

*Co-auteure de l’ouvrage collectif, Féminismes islamiques (édition La Fabrique 2012).

Modérateur : Hamza Belakbir

03:08 Écrit par Rachid Z dans Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 septembre 2013

La Vertu nous ouvre ses portes

La Vertu nous ouvre ses portes

Awatef Dourheri (dans l’hebdo gratuit Dimanche), le 15 septembre 2013

Le 2 septembre, l’école La Vertu ouvrait pour la première fois ses portes, chaussée de Haecht à Schaerbeek. L’établissement scolaire maternel et primaire a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines. Parfois jugée comme «future école ghetto», tout le monde attend au tournant ce projet éducatif confessionnel islamique. La Vertu est la troisième école du genre à Bruxelles et compte une centaine d’élève. La Capitale a rencontré sa directrice, Aïcha Cappelmans, qui répond aux interrogations qu’un tel établissement peut susciter au sein de l’opinion publique et auprès des politiques.

Cela fait maintenant une semaine que les petits Bruxellois ont retrouvé leur banc et leur cartable. Et notre capitale compte cette année une nouvelle école : La Vertu, chaussée de Haecht 138, à Schaerbeek. Derrière la façade, l’établissement a la particularité d’être confessionnel islamique. Ce n’est pas la première école du genre à Bruxelles : elle ouvre après Al-Ghazali (Etterbeek) et La Plume (Molenbeek).

D’après Aîcha Cappelmans, directrice de l’école, ce projet répond à une demande grandissante dans la capitale. «De plus en plus d’enfants musulmans ne se sentent pas bien accueillis et compris dans les autres types d’enseignement. Ici, ils sont considérés et ce, avec toutes leurs réalités comme celle d’être musulman». Une école où l’on se retrouve entre musulmans, donc ? Aïcha explique que le but n’est pas de créer une «école ghetto» comme certains l’ont surnommée, mais d’avoir un établissement où élèves et enseignants se comprennent mieux car ils partagent une même réalité.

Cependant, la directrice insiste sur le fait que l’école, dont la majorité des élèves est d’origine turque et marocaine, est ouverte à tout le monde que l’on soit musulman et non-musulman. Même si la première ligne du projet pédagogique de l’école est «je suis musulman, croyant et responsable»…

Hormis les deux heures de religion islamique données aux élèves de primaires, l’école suit un programme d’enseignement semblable à ceux pratiqués dans d’autres structures. «La seule différence avec les autres écoles est qu’à la place d’un cours de religion catholique ou de philosophie, nous avons un cours de religion islamique. Sinon, nous ne parlons pas arabe avec les enfants comme certains l’imaginent. D’autant plus que, rappelons-le, les Turcs ne parlent pas arabe», explique Aïcha Cappelmans, une Belge convertie, enseignante depuis 20 ans et ancienne d’Al-Ghazali.

La religion islamique enseignée par l’établissement est un «Islam de juste-milieu», comme le dit la directrice. Elle explique qu’il n’y a aucun tabou. «Si un texte parle d’un repas à base de porc, nous ne demanderons pas aux enfants de fermer leurs livres. Nous leurs expliquerons que les musulmans ne mangent pas de porc sans entrer dans les détails. C’est au professeur de religion à en expliquer l’origine.»

Aïcha Cappelmans conclut en disant que le projet de cette école est d’avoir un établissement où des enseignants musulmans, ou non, parlent à des enfants bien dans leur foi et qui sont des citoyens belges.

Portrait :

Huit classes : «La Vertu» a ouvert ses portes le 2 septembre, lors de cette rentrée scolaire, cent élèves ont ainsi pu découvrir leurs enseignants et leurs toutes nouvelles classes. A l’heure actuelle, seules huit classes, toutes mixtes, sont ouvertes, de la première accueil à la deuxième année primaire. Chaque année, une classe supérieure devrait ouvrir ses portes. L’école grandira donc en même temps que ses élèves. Les frères et sœurs d’enfants déjà inscrits auront la priorité aux prochaines inscriptions qui débuteront le 2 mai 2014.

Le corps enseignant : L’équipe éducative compte onze enseignants, tous musulmans, dont un professeur de d’éducation physique qui donnera cours tant aux garçons qu’aux petites filles. Précisions : tous les instituteurs recrutés ne sont pas forcément professeurs de religion.

Les sorties : Une des priorités du corps enseignant est d’entreprendre un maximum de sorties culturelles, en vue d’ouvrir l’esprit des enfants mais aussi des Bruxellois qui les croiseront dans la rue ou dans un musée, par exemple.

Un uniforme : L’école qui commence à prendre ses marques, imposera dans les prochains jours un uniforme scolaire. Elle compte également proposer un service de repas chauds les midis à la cantine. La viande qui sera servie sera halal, c’est-à-dire conforme aux rites de la religion musulmane.

31 juillet 2013

Iftar du CEOM

Iftar du CEOM

Outre l’ambassadeur du Maroc en Belgique, Samir Addhare, l’attaché socio-culturel au Consulat du Maroc à Bruxelles, Fouad Mejloufi, les imams, les représentants de mosquées, Nordine Maloujahmoum (ex-président coopté de l'EMB), Ugurlu Semsettin (président de l'EMB), étaient également invités, ce 17 juillet dans les salons d’un hôtel de luxe de la capitale, les très "nécessiteux", "humanistes" ou "laïques" politiques : Mohamed Daif (député régional PS), Mohamed Ouriaghli (député-échevin PS), Hamza Fassi Fihri (député CDH), Joëlle Milquet (ministre CDH), Françoise Schepmans (bourgmestre MR), Ahmed El Khannouss (député-échevin CDH), Véronique Lefrancq (échevine CDH), Bernard Clerfayt (bourgmestre FDF), …

Aussi, je vous invite également, pour mieux connaître ce CEOM (Conseil Européen des Oulémas Marocains), de (re) visionner la vidéo suivante …  

19 juillet 2013

Amir Loon condamné à 14 ans de prison dont 8 ans et demi ferme

Amir Loon condamné à 14 ans de prison dont 8 ans et demi ferme

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AJIB, le 19 juillet 2013

Amir Junaid Muhadith, ex rappeur américain, plus connu sous son ancien nom d’e scène Loon vient d’être condamné à 14 ans de prison, dont 8 ans et demi ferme. C’est un lourd verdict annoncé le matin du 18 juillet pour Amir qui a décidé de se repentir en 2009. Abandonnant totalement le monde du Show Bizness, ayant trouvé la paix et le bonheur en embrassant l’islam, il donnait des conférences à travers le monde. Il fut arrêté à l’aéroport de Bruxelles fin novembre 2011 alors qu’il devait participer à la conférence «Wake Up – Et s’il te restait 24h chrono», organisé par Islamic-Events en collaboration avec le Centre Islamique et Culturel de Belgique.

Selon la justice américaine, Loon Amir serait impliqué dans une ancienne affaire de stupéfiants qui remonte à une dizaine années. Il était incarcéré dans la prison de Forest, en Belgique. Il a été par la suite extradé vers les Etats-Unis.

Qu’Allah lui facilite cette épreuve, ainsi que pour ses proches, longuement éprouvés depuis son emprisonnement en novembre 2011.

Qu’Allah fasse que cette épreuve l’élève encore en piété !

Adaptabilité et pragmatisme du droit musulman

 Adaptabilité et pragmatisme du droit musulman

Corinne Fortier, le 02 juillet 2010

Au cours de cette dernière décennie, de nouvelles réformes du statut personnel et du Code pénal ont vu le jour dans de nombreux pays musulmans. Ces réformes touchent en particulier au mariage (nikâh ou zawaj), à la répudiation (talâq), au divorce féminin (khul‛), à la filiation (nasab), à «l’adoption» (kafâla) et aux peines relatives à l’adultère (zinâ), au viol (zinâ) et aux crimes dits d’honneur (yusamma jarâ’am ash-sharaf). Dans un contexte migratoire comme celui de la France, la manière d’appréhender des institutions musulmanes inconnues du droit français, telles la répudiation, la polygamie, ou la kafâla, a également évolué. Par ailleurs, des nouvelles questions de bioéthique issues du développement de la science et des techniques comme la contraception, l’avortement, le diagnostic prénatal, les procréations médicalement assistées, les tests ADN, le clonage, les cellules souches, ou encore les greffes d’organes, ont amené les juristes musulmans (fuqâhâ’, ‘ulamâ’, muftî) à émettre des avis juridiques (fatâwâ, sg : fatwâ) sur ces questions inédites du point de vue du droit musulman classique tout en puisant leurs réponses dans l’esprit même de ces textes.

Ce livre regroupe un ensemble de contributions en français et en anglais d’anthropologues, de juristes, et d’historiens qui traitent de ces évolutions juridiques dans les communautés musulmanes de différents pays (Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Niger, Nigéria, Égypte, Liban, Jordanie, Palestine, Pakistan, Iran, France). Les contributions concernent le contenu de ces réformes, le contexte au sein duquel elles sont apparues, les débats qui les ont accompagnées, ainsi que les résistances éventuelles à leur mise en œuvre. Les évolutions législatives récentes diffèrent localement selon les pays, leur histoire, leur culture, leur gouvernement ainsi que selon l’influence de mouvements plus globaux qu’ils soient féministes, islamistes, humanitaires. Parallèlement à la ratification de conventions internationales inspirées des droits de l’homme, de la femme, et de l’enfant, la référence à la loi islamique (Sharî‛a) demeure essentielle dans les pays musulmans, en tant qu’elle possède un caractère sacré et reste constitutive de leur identité.

En outre, le fait que des membres des populations civiles en Afghanistan, en Iraq et en Palestine aient été tués au nom d’une cause prétendue juste et démocratique qui se réclame des droits de l’homme, ont amené certains musulmans à ne plus croire en ces valeurs universalistes et à se tourner vers des valeurs religieuses qui incarnent une résistance à ce qui est parfois vécu comme une hégémonie et une ingérence de pays occidentaux. Or la référence à la Sharî‛a, dont le terme même est devenu synonyme de régression et d’obscurantisme en Occident, après l’application stricte et intransigeante qu’en ont faite les Talibans en Afghanistan, n’est pas toujours aussi sclérosée et immuable qu’on a tendance à le croire mais porte en elle une certaine plasticité ainsi qu’une logique pragmatique.

Le rappel du caractère pragmatique et non dogmatique du droit islamique est d’autant plus important aujourd’hui que l’islamisme gagne les consciences de nombreux musulmans de par le monde. On voit fleurir une littérature islamiste peu onéreuse qui envahit les étals des vendeurs ambulants des mosquées des pays musulmans comme les rayons des librairies musulmanes dont on peut constater le nombre croissant à Paris. Or, ces ouvrages donnent souvent une vision étriquée du statut des femmes, beaucoup plus régressive que les textes de droit musulmans anciens qui sont sur ce point plus subtils et complexes.

Le droit musulman classique ou fiqh constitue le socle de référence de nombreux pays musulmans bien que ceux-ci connaissent d’autres sources de droit (coutumier, ottoman, napoléonien, international…). Le droit musulman n’est pas homogène, variant selon les rites (mâdhâhib), en particulier sunnite et shiite, le sunnisme étant lui-même divisé en plusieurs rites qui sont assez similaires malgré quelques «petites différences». Le Liban, formé de diverses communautés religieuses, comme d’autres pays arabes, connaît un pluralisme juridique surtout en matière de divorce, de garde d’enfant, et de succession, pluralisme qui conduit parfois, comme le montre l’article d’Alexa Hechaime, à des conversions de complaisance, par exemple lorsque des familles sunnites qui n’ont pas d’enfants de sexe masculin se convertissent au shiisme pour protéger les droits successoraux de leurs filles.

En dépit de cette diversité interne, le droit musulman obéit à des principes (usul al-fiqh) unitaires dans son fonctionnement et il s’est constitué sur un socle scripturaire commun. La première source est le Coran qui jouit d’un statut incomparable auprès des musulmans sunnites ou shiites en tant que parole même de Dieu. La deuxième source est la Sunna, regroupant les dits ou hadith (hadîth) et les faits du Prophète (Muhammad) (m. 632 J.C.), ainsi que son assentiment parfois implicite (taqrîrât) aux actes de ses compagnons et de ses épouses. La Sunna constitue un modèle de conduite pour tout musulman, bien que les textes de référence en la matière diffèrent selon les sunnites et les shiites. Enfin, le droit musulman intègre la coutume (‘urf) comme source du droit, ce qui autorise une certaine spécificité juridique propre à chaque société…

Texte intégral

"On ouvre uniquement pour les Musulmans"

"On ouvre uniquement pour les Musulmans"

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Khalil Zeguendi, le 19 juillet 2013

Les visiteurs de la KERMESSE de Bruxelles font les frais de la ghettoïsation du quartier Lemonnier Stalingrad.

C'est un véritable scandale de se trouver confronté, le vendredi, entre 13 et 16h, à la fermeture de dizaines de magasins, situés dans le périmètre Annessens-Lemonnier- Bd du Midi et Avenue de Stalingrad. Périmètre auquel il faut inclure le quartier situé entre la Porte de Halle et la Place de jeu de balle. Dans cet immense ensemble bruxellois, tous les commerces, pour la plupart appartenant à des Musulmans, gardent porte close et volet baissé, lors de la prière du vendredi (heure très élastique s'étendant de 13 à 16h voire 17 heures).

Donc, quiconque ne jeûnant pas pendant le mois du Ramadan (du 10 juillet au 9 août 2013), est pénalisé par les fermetures de tous les débits de boissons dont le monopole est très largement en faveur des Musulmans.

Dans ces zones islamiques, tous les restaurants, snacks, salons de thé et autres cafés sont fermés durant toute la journée (jusqu'à l'heure de la rupture du jeûne, se situant aux alentours de 22 heures).

Et tant pis pour les visiteurs de la grande kermesse du Midi, qui en ces journées de fortes chaleurs, doivent pousser jusqu'à la Bourse ou les ruelles du centre historique bruxellois, pour pouvoir se désaltérer.

Cette attitude des commerçants musulmans dénote une véritable négation de la citoyenneté, de l'urbanité et un manque, voire une absence exécrable du respect du Vivre ensemble.  

Les professionnels de l'anti-islamophobie, si prompts à crier au loup, dès lors qu'une remarque ou critique est adressée aux Musulmans de notre pays, se taisent face à ces comportements emprunts de rejet des autres et privilégiant la vie entre soi en ghetto ethnique, religieux et culturel.

N'est-il pas du devoir des élus "spécifiques" de la ville de Ville de Bruxelles, de mener un travail de sensibilisation et d'éducation à la citoyenneté auprès de ces commerçants, dont l'attitude pénalise non seulement les visiteurs de la kermesse annuelle, mais également les forains, qui voient la fréquentation de leurs stands se réduire comme une peau de chagrin, durant le mois du Ramadan.

Bruxelles s'islamise de plus en plus avec des Musulmans qui tournent le dos à la vie en commun.

Un public qui ne jure que par la mosquée, le Ramadan, le Haram et le Halal et se moque comme de l'an quarante, du Meyboom, de la Fête nationale et des autres festivités bruxelloises et belges.  

15 juillet 2013

"Reflexion d'un musulman européen sur l'Islam" Franck Amin Hensch

"Reflexion d'un musulman européen sur l'Islam"

Franck Amin Hensch

Franck Amin Hensch, un converti à l'islam qui est devenu l'imam de la mosquée Assahaba (Verviers,Belgique) …

12:53 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Les musulmans de l'Ethiopie dénoncent la confiscation de leurs libertés religieuses

Les musulmans de l'Ethiopie dénoncent la confiscation de leurs libertés religieuses

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IINA, le 14 juillet 2013

Des milliers de musulmans en Ethiopie ont récemment dénoncé dans plus de huit villes, dont la capitale, Addis-Abeba, ce qu’ils qualifient l'ingérence du gouvernement dans les affaires religieuses, tout en exigeant du gouvernement la libération les détenus représentants de la Commission des musulmans pour la réclamation de leurs droits.

Les protestations sont intervenues à l'occasion du premier anniversaire de l'arrestation des autorités éthiopiennes de plusieurs personnalités musulmanes de la Commission qui exigent la liberté des croyances religieuses.

Les institutions éthiopiennes indiquent que l'arrestation de ces personnalités relève de la loi de lutte contre le soi-disant terrorisme.

Les musulmans éthiopiens ont manifesté l'année dernière pour protester contre ce qu'ils considèrent comme ingérence du gouvernement dans les affaires religieuses et l'influence sur l'islam, tandis que le gouvernement accuse les musulmans d'avoir conspiré pour publier ce qu'il appelle l'extrémisme.

L'Organisation allemande pour la défense des peuples menacés a décrit en mars dernier, la situation des droits de l'homme en Ethiopie de catastrophique, et déclaré que le gouvernement d'Addis-Abeba est intervenu dans les affaires des musulmans, et pratiqué le rétrécissement de leur liberté religieuse.

Par ailleurs, environ 60% d’Ethiopiens embrassent la religion chrétienne et 30% l'islam. Les autorités éthiopiennes se disent qu’elles craignent la propagation de l'Islam fondamentaliste dans le pays.

Les musulman Ethiopiens qui constituent le tiers de la population, accusent le gouvernement d'intervenir dans le Conseil suprême des affaires islamiques en Ethiopie, l'organe suprême des affaires islamiques. Des milliers de musulmans ont organisé à Addis-Abeba au cours de la dernière année, des sit-in  dans des mosquées et des manifestations dans les rues, pour réclamer plus de liberté.

En Belgique, l’université catholique de Louvain va s’ouvrir à la théologie islamique

En Belgique, l’université catholique de Louvain va s’ouvrir à la théologie islamique

Anne-Bénédicte HOFFNER, le 14 juillet 2013 

À la rentrée 2014, le master «Religions du monde, dialogue interreligieux et études religieuses» proposé par l’Université catholique de Louvain comportera une nouvelle option de «théologie islamique». C’est ce qu’a indiqué vendredi 12 juillet 2013 le ministre flamand de la jeunesse et de l’enseignement, Pascal Smet (socialiste), qui a présenté cette mesure comme «une étape importante dans la création d’un cadre académique pour l’islam en Flandre», rapporte le quotidien De Morgen .

Selon lui, les responsables musulmans en Belgique sont souvent «peu au fait de la langue et de la culture», étant fréquemment envoyés et salariés directement par les pays d’origines. Une véritable «formation des imams» organisée par les pouvoirs publics étant légalement impossible, c’est cette solution d’un master qui a été retenue, ouvert notamment à des étudiants se destinant à être «conseiller islamique ou aumônier».

RELATION À LA MODERNITÉ

Sur son site Internet, l’Université catholique de Louvain détaille le programme de ce master «Religions du monde, dialogue interreligieux et études religieuses». En plus d’un tronc commun «bien développé» – se composant de cours de base sur les «religions du monde», la «religion dans la société contemporaine» et le dialogue interreligieux de cours – trois options seront désormais proposées aux étudiants : «religions du monde et dialogue interreligieux», «islam» et «études religieuses» , c’est-à-dire l’étude des religions sous l’angle des sciences humaines.

«L’option islam vous donne un aperçu de l’une des grandes religions du monde», précise le document de présentation, une «religion très importante en Europe de l’Ouest». «Vous étudierez non seulement la religion elle-même, mais également sa relation à la modernité, à la société européenne et à d’autres religions (y compris le christianisme)». Un voyage d’étude d’un mois est prévu en Inde.

STAGE DE TERRAIN

Le master sera sanctionné par la rédaction d’un mémoire ou par un «stage de terrain», en Belgique ou à l’étranger, accompagné de la rédaction d’un document de recherche. Il permettra aux étudiants d’acquérir un niveau universitaire en matière de théologie islamique, alors qu’actuellement n’existent que des licences préparant à l’enseignement de l’islam à l’école.

Seul bémol, le master ne sera accessible qu’aux imams et aumôniers déjà détenteurs d’un diplôme universitaire du premier degré (type licence)…

MIEUX INTÉGRÉS

Le projet est en germe depuis déjà plusieurs années. Début 2012, Ludo Sannen, député flamand socialiste lui aussi, par ailleurs licencié en sciences religieuses et ancien enseignant, avait déposé une proposition en ce sens au Parlement flamand. «Nous devons former nos propre imams et théologiens islamiques de façon à ce qu’ils abordent l’islam à partir de notre contexte et qu’ils soient mieux intégrés», expliquait-il au quotidien De Standaard.

Après avoir étudié les solutions retenues par les pays voisins, Ludo Sannen avait indiqué plaider «pour le modèle de l’université libre d’Amsterdam», où la formation est intégrée à la Faculté de théologie. Une solution également expérimentée depuis peu par cinq universités en Allemagne. Créer de toutes pièces une faculté distincte aurait été, selon le député, beaucoup «plus difficile et plus cher». Selon De Standaard, la KU Leuven s’est aussitôt montrée intéressée, sous certaines conditions, et notamment celle de son «indépendance, tout comme vis-à-vis de l’Église catholique».

11:39 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11 juillet 2013

Premier jour du Ramadan chez Gutman

Premier jour du Ramadan chez Gutman

Monsieur Gutman a mis les petits plats dans les grands pour ses amis musulmans

Khalil Zeguendi, le 11 juillet 2013

Cette année, l'ambassadeur US en partance prochaine pour les Etats-Unis d'Amérique, n'a pas voulu rater sa rencontre habituelle du Ramadan avec les "cadres" de la communauté musulmane de Belgique.

La Harira "soupe traditionnelle du Ramadan" a été servie aux convives de l'ambassadeur, à l'heure de la rupture du jeûne.

Cette année, l'épouse de l'ambassadeur n'était pas de la partie. Certaines mauvaises langues pourraient penser aux dernières informations parues dans la presse, laissant entendre que monsieur Gutman aurait eu des relations charmantes avec d'autres membres du sexe féminin. Ce que l'ambassadeur a nié avec la plus grande véhémence... pour ce qui concerne son séjour de diplomate en Belgique

En tous cas, Mejloufi Fouad du consulat du Maroc à Bruxelles, l'ex blogger citoyen s'étant rangé à RTL Mehmet Köksal, le responsable de la communication au Centre islamique du Cinquantenaire, Mustapha Kastit et quelques dizaines d'autres convives musulmans étaient présents à la première soirée de rupture du jeûne ramadanesque.

Poussant la preuve d'"amitié" et d'allégeance envers l'ambassadeur à l'extrême, le président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique, le sieur Ugurlu, a surpris l'assistance, en tendant un très beau cadeau, sous forme d'un Mes7af (Coran) à son excellence l'ambassadeur. 

Cette année, personne ne fut invité à s'asseoir autour de la table de banquet comme ce fut le cas les années précédentes. Tous restèrent debout en sirotant leur harira.  

Deux élues allochtones étaient de la partie : madame la sénatrice flamande Nouzha Talhaoui (SP.A) et le fantôme de l'opéra depuis les dernières élections, l'enfoulardée Mahinur Özdemir (CDH), amie d'Erdogan et sous-marin de l'AKP en Belgique.

La chiite Isabelle Praile, vice-présidente de l'Exécutif des Musulmans de Belgique a dû mécontenter ses amis iraniens en participant à ce repas, offert par le représentant du "Grand Satan".

La grande amie des officiels algériens "généraux y compris" et soutien inconditionnelle du Polisario, Ghezala Cherifi (PS) était également à l'ambassade US.

A ne rien y comprendre à la diplomatie : Noureddine Taouil, celui que le grand patron de la Sûreté de l'Etat belge, le sieur Wynants, avait qualifié en 2009 d' "extrémiste d'orientation salafiste-wahabite qui milite dans des milieux salafistes", paradait allégrement au milieu de cette assistance.

09 juillet 2013

Conférence : Les écoles Musulmanes

Les écoles Musulmanes

Pourquoi et comment structurer les musulmans autour de ce projet ?

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Le Centre d’Education et Culturel de la Jeunesse (CECJ) vous invite à sa conférence ayant pour thème : Les écoles Musulmanes (Pourquoi et comment structurer les musulmans autour de ce projet ?)

Samedi 13 juillet 2013 à 14h30

Faculté des Sciences Islamique

Rue de la Limite, 100

1210 Bruxelles

04 juillet 2013

Un «Livre blanc» sur l’état de l’islamophobie en Belgique francophone

Un «Livre blanc» sur l’état de l’islamophobie en Belgique francophone

Compte-rendu la conférence de presse annonçant la publication du premier «Livre blanc» sur l’état de l’islamophobie en Belgique francophone, organisée le 21 mars 2013 à l’Auberge de jeunesse Jacques Brel. Parmi les intervenants : Mohamed Ramoussi, Khalid Thami, Fouad Benyakhlef, Mustapha Chaïri, Yamina Bounir et Hajib El Hajjaji…

01 juillet 2013

La Belgique cherche les réponses à l’islamisme radical

La Belgique cherche les réponses à l’islamisme radical

Par Raphaëlle d’Yvoire, le 30 juin 2013

La radicalisation d’une minorité de musulmans belges et le départ de certains pour les combats en Syrie ont pris de court les autorités publiques.

Soucieux d’éviter la stigmatisation de l’islam et tout amalgame entre les 600 000 musulmans de Belgique et la centaine de militants salafistes connus des services de police, l’attitude des autorités belges ces dernières années consistait essentiellement à rappeler que «l’islamisme radical actif concerne une très petite minorité». Mais depuis quelque temps le discours a un peu changé, certains responsables affirmant que ce courant «monte en puissance» et qu’il est «dangereux».

«En Belgique on a jusqu’à présent réussi à stopper à temps plusieurs drames en préparation, mais les risques sont au moins équivalents à ceux qui existent en France ou en Grande-Bretagne. Et ce serait sans doute pire si le culte musulman n’était pas reconnu», affirme le député libéral francophone Denis Ducarme, en référence au fait que l’islam fait partie des six cultes financés par l’État.

«Sur le terrain, il est vrai, les discours radicaux prennent de l’ampleur, confie Bilal Benyaich, politologue néerlandophone d’origine marocaine qui vient de publier un ouvrage détaillé sur «l’islam et le radicalisme parmi les Marocains de Bruxelles».

UNE «RÉPONSE AU RACISME ANTI-MUSULMAN»

«Il y a de plus en plus de sites Internet, lieux et structures qui ont potentiellement de l’impact sur des gens en difficulté avec le compromis culturel». Pour lui, l’adhésion à ces idées est aussi une «réponse au racisme anti-musulman et à la banalisation d’un discours populiste et xénophobe». Quant au basculement vers l’activisme radical, «il est presque toujours lié au chômage».

Depuis le début de l’année, les départs vers la Syrie d’une centaine de jeunes musulmans ou belges convertis, dont plusieurs mineurs, pour combattre au côté des rebelles ont pris de court les autorités. L’enrôlement rapide de certains d’entre eux, pourtant apparemment bien intégrés, et la détresse – largement médiatisée – de leurs familles qui se mobilisent pour tenter de les faire rentrer en Belgique, a suscité beaucoup d’émoi.

Une «taskforce interministérielle» mise en place ce printemps par le ministère de l’intérieur tente d’empêcher de nouveaux départs et de rapatrier les jeunes déjà partis. «Nous devons faire comprendre à ces jeunes que leur place n’est pas dans les groupes armés, analysait récemment Bernard Devos, délégué général aux droits de l’enfant en Belgique francophone, mais aussi impérativement répondre à leur désir manifeste d’engagement et leur offrir de quoi se rendre utile.» 

16 juin 2013

Que les faux-frères déguerpissent !

Que les faux-frères déguerpissent !

Par Fouad Benyekhlef, le 15 mai 2012 

De l’ingérence dans les affaires internes de la communauté musulmane de Belgique, certains groupes ont fait leur cheval de bataille. Que ce soit dans les domaines religieux, citoyen ou encore social, nombre de démarches ont été tentées dans l’espoir de manipuler, diviser ou encore avoir une mainmise normative sur les citoyens belges musulmans et plus précisément sur certains de leurs cadres.

Effectivement, c’est à travers lesdits cadres que le changement peut véritablement s’opérer mais pas de n’importe quelle manière et encore moins stimulé par des éléments exogènes à cette communauté lesquelles ne souhaitant en vérité que lui imposer une certaine vision des choses qui généralement est contraire à ses principes propres et légitimes. Il est vrai que nous n’avons pas encore d’équivalents belges du pitre Hassen Chalghoumi qui nous bassinerait avec un «islam di bilgik» ou encore de la vulgaire Fadela Amara avec un discours biaisé de victimisation des «beurettes». Il n’en reste pas moins que des tentatives sont régulièrement entreprises dans ce sens et dans différents domaines.

Ces effets «Chalghoumi» ou «Amara» sont tellement flagrants et stratégiquement puérils qu’ils nous amènent à une réflexion en intracommunautaire sur ces problématiques d’ingérences stériles afin de stimuler l’émergence de cadres émanant réellement de la communauté musulmane qui ont pour sincère objectif d’apporter une vision réformiste et défendre l’intérêt général de la communauté ainsi que de la société globale loin des opportunistes désirant mener une carrière, ou de victimes désirant régler des comptes personnels avec une religion à la suite d’une histoire douloureuse avec des fidèles de cette dernière ou enfin des marionnettes qui pensent tromper mais qui ne font que sourire par leur incompétence.

Que les citoyens musulmans se rassurent, la communauté est organisée et elle est capable de faire émerger elle-même ses propres cadres sans qu’on ne lui en impose. De plus, lorsque ceux-ci ne répondent pas aux demandes et ne la défendent pas, ils sont généralement relayés au placard de l’histoire et se retrouvent populairement déchus de cette responsabilité. Assurément, les citoyens musulmans n’ont que faire des judas ou des tartuffes se revendiquant être porte-parole d’un pan de la communauté mais ne s’efforçant en vérité qu’à dire du mal de leurs coreligionnaires devenant le plus souvent de véritable colonisés d’esprit d’une laïcité dont la définition a été malhonnêtement usurpée et transformée.

Laïcité, voilà bien un principe avec lequel les citoyens musulmans sont d’ores et déjà les plus en accord. Et ils n’ont surtout pas de leçon à recevoir des autres communautés religieuses ou convictionnelles en Belgique. Bien au contraire ! Que de terminologies et de débats tronqués au nom de ce noble principe ayant pour visées simples la volonté de complexer davantage le citoyen musulman et de le culpabiliser pour le simple tort qu’il soit musulman et qu’il l’assume. En gros, ledit citoyen musulman devra se justifier sur son islamité jusqu’à ce qu’il n’en laisse rien paraître extérieurement, si ce n’est qu’une spiritualité invisible bien cachée chez lui.

Baliverne tout cela ! Que les musulmans se sentent libres, émancipés et fiers de ce qu’ils sont et de leur pluralité de pensées, ethnies et classes sociales. Et que soient gênés et discrédités ces moralisateurs iniques autoproclamés cadres communautaires qui n’ont de cesse de montrer à l’establishment leur «beniouiouisme» bienveillant tout en oubliant qu’ils ne militent plus ou pas pour leur communauté mais plutôt en faveur d’une autre. Ces derniers excluent de leur esprit cette réalité et refuse de regarder les choses en face, même quand la vérité est en pleine lumière, tellement le lavage de cerveau qu’ils ont subi fut virulent ou qu’ils ne soient simplement pas assez humbles pour réviser certaines de leurs positions.

On ne change pas une société de même qu’on ne prétend pas au titre de cadre communautaire minoritaire lorsque l’on est soi-même complexé par les dominants ou les majoritaires au point de vouloir leur ressembler à tout prix intérieurement et extérieurement. Et encore moins quand on arrive à penser que la soumission de toute sa propre communauté, à travers un discours d’effacement des différences physiques, culturelles ou confessionnelles est une solution afin d’éviter les prétendus problèmes récurrents. Le fait d’exclure ces visibilités, ce n’est en vérité que militer contre les libertés individuelles et contre l’émancipation des minorités.

Il faudrait plutôt instiller dans l’esprit des citoyens musulmans le principe d’égalité qu’ils doivent porter, l’enjeu ainsi que le rapport de force qu’ils représentent. Il est temps de cesser de donner du crédit ou de prêter attention à ces «faux-frères» dont l’objectif est de montrer à leur «maître » qu’ils sont là pour condamner ce qui pourrait offenser ce même maître tout en contribuant à complexer les citoyens musulmans et en les alertant sur qui sont les «bons» ou les «mauvais» musulmans. Ces mêmes «faux-frères» ne dénoncent généralement que des thématiques qui engendrent dans la société générale une peur voire une phobie de la communauté musulmane.

Sans s’en rendre compte, ils créent de l’islamophobie dont ils seront eux-mêmes victimes lorsque celle-ci deviendra ingérable. L’Histoire nous a démontré que quand la haine à l’encontre d’une minorité se déchaîne, elle embarque avec elle tout les membres de cette même communauté en ce compris ces «faux-frères» qui n’arriveront plus à éteindre ce feu qu’ils auront tellement travaillé à attiser. Pour l’intérêt de la communauté musulmane et pour la société dans sa pluralité, des cadres avec une vision saine et une volonté sincère doivent émerger et couper court avec ces «esclaves domestiques» qui ont tant mangé dans la main du maître qu’ils ne sauraient produire quelque chose de bénéfique pour la collectivité

03:07 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 juin 2013

Tunis-Gilles Kepel explique comment les frères musulmans ont conquis le pouvoir dans le monde arabe

Tunis-Gilles Kepel explique comment les frères musulmans ont conquis le pouvoir dans le monde arabe

Africanmanager, le 15 juin 2013

Gilles Kepel, politologue français spécialiste de l’islam et du monde arabe, a relevé à Express FM que le printemps arabe qui avait légitimé les frères musulmans et donné beaucoup d’espoir pour la consécration de la liberté d’expression et de la citoyenneté s’est transformé graduellement en automne salafiste.

Dans son nouveau livre "Passion arabe", Gilles Kepel, revient sur "la conquête progressive" du pouvoir par les machines "fréristes" en Tunisie et en Egypte, sur la fragmentation de la Libye en zones autonomes et sur les enjeux catastrophiques de la guerre civile en Syrie.

Concernant la Tunisie, il a estimé que globalement et au regard des dégâts occasionnés dans les pays précités, elle s’en est mieux sortie.

Sur le plan géostratégique, il a fait ressortir que les tensions que connaît le monde arabe ont pour origine le détournement de l’énergie des révolutions arabes vers le conflit religieux entre Sunnites et Chiites et la confrontation, entre les alliés des deux clans surtout en Syrie où on constate que l’Iran, l’Irak, Hizboallah, Russie, Chine, Afrique du sud et Brésil aux côtés du pouvoir syrien et Qatar, Arabie Saoudite, Turquie et Israel, aux côtés des rebelles.

Traitant du rôle que joue Qatar dans le monde arabe, il a indiqué que cet Etat, fort de la Chaîne Al-Jazira , a surfé sur les révolutions arabes et a pris trop de risques dans le conflit syrien ce qui doit l’amener tôt ou tard à revoir ses positions.

Quant à Israël, Gilles Kepel estime que les israéliens ne craignent pas les révolutions du printemps arabe et considèrent que leur principal ennemi est le mouvement Hamas et son allié l’Iran.

Il est à noter que Gilles Kepel, considère son livre "Passion arabe", comme un regard extérieur sur les révolutions arabes, voire un journal de ses voyages dans les pays arabes qui sont en plein tourbillon de la révolution, depuis le printemps 2011.