27 mars 2012

Religions d’État et Droits de l’Homme

Religions d’État et Droits de l’Homme

Par Gilles Carat, mars 2012

Une recommandation du Rapporteur des Nations Unies sur la Liberté de religion et de croyances, en date du 6 mars 2012, met en garde sur les effets délétères que le concept de «Religion d’État» peut avoir sur la réalité pratique des Droits Humains, notamment en matière de liberté de croyances. «Il semble difficile, sinon impossible, d’imaginer une «Religion d’État» qui, en pratique, n’ait pas d’effet adverse sur les minorités religieuses, conduisant alors à une discrimination des membres de celles-ci

Dans son rapport, il distingue la procédure d’enregistrement légal nécessaire pour pouvoir conduire certaines activités, qui devrait être «rapide, transparente, juste, inclusive et non discriminatoire», d’un deuxième type de «reconnaissance», qui vise à conférer un statut privilégié à une ou plusieurs religions.

Un certain nombre d’États n’utilisent que la seconde procédure, officialisant une seule ou une poignée de religions pour finalement mener une politique discriminatoire plus ou moins harassante à l’égard des «recalés».

En quoi les problématiques de Religion d’État peuvent-elles concerner la République française ? Tout simplement parce que le gouvernement français, qui a tendance à se présenter commele plus laïc de tous”, est l’un des rares gouvernements occidentaux qui, de facto, mène une politique decultes reconnus” et intervient activement dans le domaine religieux. D’une part, comme le montre le livre de Raphael Liogier "Une laïcité ‘légitime’ - La France et ses religions d'État", l’État français favorise certaines obédiences par des aides financières, des invitations dans les commissions officielles à titre de consultants, la présence officielle de membre gouvernementaux à certaines cérémonies religieuses, etc., d’autre part, il se sert de la reconnaissance d’association cultuelle, quasiment impossible à obtenir en France, pour rejeter dans une zone de non-droit les communautés non désirées (car il est clair qu’il n’y a pas de critères objectifs, mais simplement des préjugés dans ce domaine pseudo-légal).

Ainsi, 95 % au minimum des communautés ayant de près ou de loin une connotation spirituelle en France n’ont aucune chance d’êtrereconnues”, quand les autres bénéficient bel et bien d’un statut de religion reconnue dans les faits. Donc, par un tour de passe-passe, du fait de cette “non-reconnaissance” légale, ces groupes n’ont aucuns droits et il est permis de lesinquiéter pour leur croyances”, puisqu’ils tombent hors du cadre prévu de la Constitution Française. Ils pourront subir un harcèlement (refus de permis de construire, refus de location de salle, interdiction d’enseigner, refus de certains enfants dans des crèches (sic !), interdiction de promotion dans l’administration), traitements que jamais l’État ne se permettrait vis-à-vis decitoyens normaux”. Le gouvernement français est donc tout à fait visé par cette recommandation de l’ONU et se retrouve sur le même banc que nombre d’États totalitaires connus pour leurs violations des Droits Humains.

La même situation prévaut en France pour nombre de croyances thérapeutiques ou philosophiques, qui peuvent se heurter à une interdiction d’expression, voire de simple existence, en raison du contrôle exercé par desOrdreschargés de veiller sur une certaine orthodoxie, plus intéressés par la défense d’idéologies (et d’intérêts) que par le progrès de l’Humanité. Bien entendu, si certains avaient un doute sur ce point, il suffit d’observer les objectifs, le comportement et les raisonnements d’un organe officiel tel que la Miviludes pour vérifier cet état de fait.

15:49 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 avril 2011

Les déboires du président de l’EMB

Les déboires du président de l’EMB

 

Semsettin Ugurlu.jpg

 

M.-C.R., Le Vif, le 08 avril 2011

Dans l’imbroglio de l’Exécutif des musulmans de Belgique, les déplacements en Libye du président de celui-ci, Semsettin Ugurlu, font jaser. Il s’y est rendu à trois reprises (2008, 2009 et… février 2011) à l’invitation de l’Association mondiale de l’appel islamique (Amai), une ONG caritative et religieuse créée par Muammar Kadhafi et qui réunissait chaque année, à Tripoli, les dirigeants musulmans du monde entier.

L’Amai a également parrainé un colloque à Anvers qui, fin octobre 2010, a fait l’apologie du fondamentalisme sous prétexte de parler de la «place de l’islam dans la nouvelle Europe». Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V) a refusé de prolonger le mandat des mandataires de l’EMB, incapables de s’entendre sur une formule de renouvellement crédible et sur l’indépendance des ambassades. Il va aussi réduire de moitié le financement (actuellement 450.000 euros) de cet EMB fantôme.

11 novembre 2010

Prédicatrices marocaines en campagne

Prédicatrices marocaines en campagne

 

Felice Dassetto,(Cismoc, UCL), le 28 octobre 2010

Le Maroc entend manifestement peser sur la gestion de l’Islam en BelgiqueLe royaume chérifien multiplie les initiatives : après l’appel lancé par l’ambassadeur du Maroc, Samir Addahre, aux autorités belges afin de créer un centre commun de formation des imams, le ministère marocain des Affaires religieuses a envoyé en mission en Belgique, l’été dernier, quatre prédicatrices musulmanes, des «mourchidates». «Pour montrer le bon exemple», dit-on, aux 350.000 Belgo-Marocains que compte le pays.

Elles étaient quatre. Etroitement encadrées par un expert du ministre marocain des Affaires islamiques et un conseiller de l’ambassade du Maroc en Belgique. Khadija, Hanane, Asma et Meriem sont le visage féminin de l’Islam chérifien. Elles étaient en mission commandée, à Bruxelles. Pour démontrer le caractère «moderne» du rite malékite, la variante marocaine de l’Islam sunnite.

L’opération n’est pas innocente. L’institutionnalisation de l’Islam patine, en Belgique. Miné par ses dissensions et les manœuvres d’influences des principaux pays d’origine des fidèles, l’Exécutif des musulmans de Belgique est en phase de recomposition. L’occasion, pour le Maroc, d’inciter la Belgique à davantage «encadrer» l’Islam. Qui serait sous la menace de poussées «extrémistes».

Samir Addahre avait agité, en septembre 2009, le spectre égyptien des Frères musulmans. D’autres agitent aujourd’hui le «péril» chiite, assurant que des milliers de Belgo-Marocains sunnites (23.000, avance-t-on) se seraient convertis au chiisme.

«Nous venons vous proposer un modèle de fonctionnement de l’Islam»

Khadija, Hanane, Asma et Meriem n’en ont pas parlé. Elles étaient juste là pour témoigner de leur expérience, née de la volonté du roi du Maroc, Mohamed VI, qui se veut aussi «commandeur des croyants». Suite aux attentats de Casablanca, en 2003, le souverain chérifien réforme les affaires religieuses. Dès 2006, une première promotion de femmes imams et de prédicatrices entre en fonction«Une expérience unique dans le monde arabo-musulman», insiste Khadija, 36 ans, qui coordonne l’activité des imams dans la région de Rabat.

Elles sont 300 mourchidates, désormais, à raison de 50 nouvelles diplômées, chaque année. «Leur rôle : encadrer la communauté des fidèles, femmes ou hommes, intervenir comme médiatrices en cas de conflit, lutter contre la violence domestique… Elles restent minoritaires, par rapport aux 80.000 cadres religieux masculins qui officient au Maroc, mais un signal est donné : celui d’un Islam tolérant et moderne», plaide Hakim El Ghissassi, du cabinet du ministre marocain des Affaires religieuses

«Nous venons vous proposer un modèle de fonctionnement de l’Islam, avance Khalid El Moujaddidi, conseiller de l’ambassadeur du Maroc. Chez nous, tout est clair. En Belgique, sous couvert de liberté religieuse, l’anarchie règne

Le Centre islamique de Verviers, qui est la plus vaste mosquée reconnue de Wallonie, a voulu se doter d’une femme imam. En vain. Comme si c’était inimaginable, sous nos cieux«Vous voyez bien que nous avons des exemples à faire valoir», sourit Hanane (38 ans), coordinatrice des écoles, dans la région de Rabat.

«La plupart des responsables politiques que nous avons rencontrés, en Belgique, sont très étonnés d’apprendre l’existence de femmes imams, enchaîne Khadija. Moi, ce qui m’a étonné, en visitant le siège d’un de vos partis, celui du CDH, à Bruxelles, c’est d’y avoir découvert une affiche vantant l’égalité hommes-femmes. Je ne pensais pas que vous en aviez encore besoin»

17:40 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

28 juillet 2010

Mosquées mondaines, les précieuses ridicules

Mosquées mondaines, les précieuses ridicules

Par Daniel Youssof Leclercq , le 27 Juillet 2010

Tout le monde ou presque a entendu parler de l’inauguration en grande pompe de la mosquée d’Argenteuil par la commedia dell’arte. Le hic c’est que, pour pendre la crémaillère, les nouveaux propriétaires fonciers ont eu le mauvais goût d’inviter en priorité la haute société agnostique et d’éviter bon nombre des fidèles qui ont pourtant participé au financement de l’édifice.

En effet, pour pouvoir accéder à la sacro sainte bâtisse et aux festivités, des cartons officiels d’invitation étaient requis sous peine de refoulement par les CRS mobilisés pour la circonstance, et les organisateurs, eux, méritent pour ça un carton… rouge. Et tout ça pourquoi ? Parce qu’après le fiasco électoral inhérent aux débats foireux sur «l’identité nationale» et la «burqa», le Premier Ministre de la France s’est cru bon d’aller taper l’incruste chez les «bons sauvages» pour donner quelques leçons de fiqh à un auditoire sélectionné et acquis à sa cause.

Évidemment, au cours de la cérémonie, il n’a pas pu s’empêcher de déblatérer, encore et encore, contre les partisans du voile intégral tout en assurant que, malgré les apparences, ce n’est pas la politique menée par son gouvernement qui encourage les manifestations islamophobes à répétition dans le pays. Si tu crois pas celle là je t’en raconte une autre.

Profitons de l’occasion pour cartonner ces associations, organisations islamiques et mosquées qui concluent des petits arrangements, officiels ou tacites, avec les élus locaux, les services préfectoraux ou le Ministère des cultes. D’aucuns rapportent que les indulgences des Autorités sont évidemment subordonnées à diverses concessions allant de l’écrémage au syncrétisme religieux. On a pu constater récemment, et c’est loin d’être exceptionnel, qu’en échange de leur existence, de leur tranquillité ou de leur renommée, les récipiendaires n’hésitent pas une seule seconde à causer des dommages collatéraux en livrant leurs prochain(e)s à leurs tortionnaires

De toutes façons, en France, rien ne saurait plus surprendre les Musulmans. En désespoir de cause, depuis près de cinquante ans, ils ont fini par s’habituer aux diverses luttes d’influence qui sévissent au sein de leurs lieux de culte et des organisations qui les gèrent, quels que soient leur taille ou leur dynamisme. Les prises de contrôle et autres «coups d’état» n’ont rien d’exceptionnel au sein des structures religieuses pour assurer une obédience marocaine, algérienne, tunisienne, turque, saoudienne, africaine ou une tendance salafite, tabligh, frères musulmans, chiite, soufie et j’en passe

Et terminons avec ces scandales qui éclaboussent les nouvelles mosquées cathédrales achetées à crédit ou dont les chantiers sont entachés de magouilles et d’escroqueries. Il n’y a rien d’étonnant à ce que certains boudent de tels lieux en regrettant l’Islam des caves et des entrepôts désaffectés qui furent tant décriés mais où simplicité rimait pourtant avec sincérité. C’était mieux avant.

04:14 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 juin 2010

Des frères musulmans dénigrent les Imams algériens

Des frères musulmans dénigrent les Imams algériens

Dalil-boubekeur

Par Djalal Bouati,

Le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubekeur, a critiqué sévèrement la campagne acharnée visant les imams algériens répartis à travers au moins 500 mosquées et salle de prière existant sur le territoire français, qualifiant les déclencheurs de cette campagne «d’envieux et de cannibales»

Contacté par nos soins, Dalil Boubekeur a riposté à la campagne dont font l’objet les imams affectés par l’Algérie en France pour enseigner le Coran et de la langue arabe à la communauté algérienne et musulmane établie en France, en déclarant que cette opération a eu lieu conformément à un accord conclu entre Alger et Paris. Ce qui signifie que tous les dossiers des membres de la délégation algérienne ont été examinés par les organes concernés relevant aux deux pays, avant l’établissement de la décision de leur affectation en France.

Dans le même sillage, Dalil Boubekeur s’est dit étonné des arguments étalés par les détracteurs des imams algériens, soulignant que «cette campagne est plus féroce que celles qui l’ont précédé, car elle a été lancée par nos compatriotes», précisant que l’un d’entre eux est algérien et il est installé en France depuis quelques années.

Selon M. Boubekeur, les imams algériens sont accusés par leurs détracteurs d’incompétence et de manque des connaissances scientifiques, culturelles et religieuses qui leur permettent de convaincre les musulmans de France, ils appellent pour la protection de l’image de l’Islam, des musulmans et des arabes et de recourir aux services des imams installés en France, sous prétexte que ces derniers sont issus de la société française.

Répondant à une question portant sur le rôle des mourchidate, Dalil Boubekeur a annoncé qu’elles accomplissent une mission noble ; elles organisent des visites aux familles algériennes, dont celles qui ne sont jamais retournées en Algérie.

Pour sa part, le docteur Bencheikh El Hocine, a annoncé que «certaines parties tirent profit de ces campagnes tendancieuses, à l’exemple de l’extrême droite».

Par ailleurs, les imams algériens, notamment ceux de la grande mosquée de Paris et de Lyon rencontrent plusieurs barrières dans l’accomplissement de leurs missions, imposées par le ministère français de l’intérieur, qui ne juge pas utile de réagir aux pratiques du Conseil français de culte musulman (CFCM), accusé de recruter des imams de différentes origines afin de servir les intérêts marocains.

El Khabar, le 21 juin 2010.

01:59 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 décembre 2009

La Dyanet met main basse sur l'Exécutif

La Dyanet met main basse sur l'Exécutif

De retour de Libye où il a rencontré Khaddafi, le négationniste Ugürlu veut tromper les Musulmans de Belgique

Compte-rendu commenté de Karim GEIRNAERT, ex-membre de l’Assemblée Générale des Musulmans de Belgique (1998-2005), le 06 décembre 2009

 

Ayant eu l’occasion d’assister au «grand colloque» organisé par l’Exécutif des Musulmans de Belgique ce samedi 5 décembre 2009 au bâtiment Diamant de Schaerbeek, je tenais à vous faire part des quelques réflexions suivantes.

Pour rappel, ce colloque, déjà qualifié de «grand échec» par ceux qui y ont assisté, était annoncé comme la conclusion et l’aboutissement de toutes les concertations menées par l’EMB depuis 2008 au sein de la communauté musulmane, en vue du renouvellement de son institution.

Participation : Sur les 350 personnes invitées (représentants de mosquées, fédérations, unions, enseignants, aumôniers, monde associatif…), seules une petite quarantaine étaient présentes !

Sur les 68 membres de l’Assemblée générale des Musulmans de Belgique (44 si l’on prend en compte les membres démissionnaires), seuls 10 étaient présents, dont une poignée de membres de l’EMB.

2% des mosquées marocaines étaient présentes, et aucune mosquée turque.

Aucune femme présente, alors que la communauté musulmane est composée pour moitié…de femmes !

Quasiment aucun invité issu des «minorités ethniques» de la communauté musulmane (africains, pakistanais, belges convertis etc.).

Organisation de la journée :

Tous les invités ont reçu, en arrivant, un maigre dossier contenant quelques documents inintéressants et peu pertinents, dont toutes les lettres d’invitation aux précédentes journées de concertations organisées par l’EMB, mais rien de concret qui puisse permettre aux invités de réfléchir et débattre sur le sujet.

Le programme de la journée est totalement vide, et ne comprend quasiment que des discours du Président de l’EMB, de l’AG et d’autres membres de l’EMB, tentant à tour de rôle de valoriser les quelques travaux réalisés par l’EMB.

Le temps de parole donné aux invités est tout à fait réduit, renforçant ainsi l’impression de «muselage» de la communauté musulmane et de ses représentants.

Il est demandé aux invités de cocher parmi 3 propositions de formules de renouvellement présentées par l’EMB (élections, délégations ou combinaison de ces 2 systèmes). Ces 3 propositions ne sont accompagnées d’aucune explication, et la manière de procéder fait naître la crainte que le résultat de ce «vote» ou de ce «sondage» ne soit remis tel quel au Ministre de la Justice en tant que résultat des concertations menées par l’EMB avec la communauté musulmane.

Déroulement du Colloque :

Le discours d’ouverture du colloque est prononcé par Monsieur Nordine Taouil, Président de l’AG. Pour rappel, ce dernier a été qualifié récemment d’«extrémiste» par la Sûreté de l’État, et a porté plainte contre cette même Sûreté ainsi que contre le Ministre de la Justice. Ce même Nordine Taouil avait d’ailleurs fait l’objet d’un "screening" demandé à la Sûreté, qui avait eu pour conséquence qu’il n’avait pu devenir membre de l’Exécutif des Musulmans en 2005.

La tension est très palpable au sein de l’assemblée. Plusieurs invités sont d’ailleurs partis en claquant la porte : Le Directeur du Centre Islamique et Culturel de Belgique, le Président de Milli Görüs, ainsi qu’un responsable de l’Union des Mosquées de Bruxelles (qualifiant le Colloque d’ «échec total»). Le ton a été haussé à plusieurs reprises par les invités, mettant visiblement les membres de l’EMB dans un véritable état de malaise…

Tous les intervenants présents sont très critiques vis-à-vis de l’EMB et la manière dont il a mené les concertations en vue de son renouvellement. Les principaux reproches formulés sont les suivants :

Aucune méthodologie n’a été adoptée par l’EMB pour mener les concertations.

Les PV des précédentes journées de concertations n’ont jamais été transmis aux intervenants.

Malgré les demandes répétées depuis des mois par plusieurs représentants de la communauté musulmane, l’EMB a toujours refusé d’élargir la commission de renouvellement qu’elle avait mise sur pied pour mener les concertations, gardant ainsi le monopole total sur ce dossier, avec tout le manque de transparence que ce genre de procédé implique

L’association «Voem» demande que le Colloque soit annulé car le quorum de présence des membres de l’AG et de l’EMB n’est pas atteint.

Abdelghani Benmoussa, responsable du groupe de réflexion Vigilance Musulmane, regrette que le projet renouvellement qu’il a déposé début 2009 ne se retrouve pas parmi les propositions formulées par l’EMB. (Projet tout aussi bidon !) (Rachid Z)

Il en est de même pour les anciens présidents de l’EMB qui proposé et insisté sur l’organisation d’élections générales démocratiques sans aucune ingérence.

Plusieurs invités soulignent le manque de communication de l’EMB vis-à-vis de la communauté musulmane au sujet du processus de renouvellement de l’institution.

Deux invités d’origine africaine regrettent que la communauté subsaharienne soit systématiquement exclue des concertations.

Les invités estiment que les 3 propositions de renouvellement suggérées par l’EMB ne reflètent pas les demandes formulées par la communauté musulmane.

Plusieurs invités reprochent à l’EMB d’essayer de gagner du temps, dans le seul but de se maintenir à la tête de l’Institution.

Fin des concertations ?

Le Colloque du 5 décembre 2009 avait pour but initial de partager les résultats des initiatives prises afin de définir un nouveau projet à partir des différentes propositions formulées. C’est en tout cas ce qu’a indiqué le président de l'EMB Semsettin Ugurlu à l'agence Belga, le 3 décembre 2009.

Ainsi, ce rassemblement devait aboutir à la mise sur pied d’une formule neuve de renouvellement de l’institution, qui doit être présentée par l’EMB au Ministre de la Justice lors de leur rencontre prévue ce mardi 8 décembre 2009.

Mais c’est un tout autre discours qui a été tenu par les membres de l’EMB à l’issue du colloque. Ils ont en effet annoncé qu’ils allaient demander au Ministre de la Justice, d’une part, une énième prolongation de leur mandat pour poursuivre les concertations, d’autre part, des postes rémunérés afin qu’ils soient présents à l’EMB à temps plein et ad vitam eternam…

En d’autres termes, ce n’est pas un projet élaboré dans l’intérêt de la communauté musulmane de Belgique qui sera déposé ce 8 décembre 2009 auprès du Ministre de la Justice, mais bien des demandes particulières, ne visant qu’à desservir le seul intérêt de quelques membres opportunistes de l’EMB

Source : Bruxellois, non peut-être 

22:29 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 février 2009

Les fonctionnaires communaux anversois ne se substitueront plus au consulat du Maroc ?

 

Les fonctionnaires communaux anversois ne se substitueront plus au consulat du Maroc

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PYL Cette affaire a défrayé la chronique aux Pays-Bas, puis en Flandre, jamais à Bruxelles et en Wallonie ni en France. Pourquoi ? Au même moment, la presse régionale wallonne a évoqué d'autres problèmes auxquels sont confrontés les fonctionnaires d'état-civil, ceux des parents crétins qui veulent donner des noms ridicules à leurs nouveaux-nés : Vagina (refusé à Charleroi), Clitorine (refusé à Charleroi), GSM (refusé à Liège), Cyanure (accepté à La Louvière), Anus (prénom turc, "déconseillé" à Liège)... ]
 

La

nationalité marocaine avec un prénom

marocain

 

 

 

 

Belga , le 06 février 2009

Les ressortissant belges qui voudraient obtenir la nationalité marocaine doivent porter un prénom marocain

Les Belges marocains qui souhaitent que leur enfant obtienne la nationalité marocaine doivent lui donner un prénom marocain, à choisir dans la liste mise au point par les autorités marocaines

. Le député Ben Weyts (N-VA) demande que le ministre des Affaires étrangère Karel De Gucht
. Voilà le message des autorités marocaines, De Standaard et Het Nieuwsblad se sont penchés sur le sujet.

agisse pour mettre fin à cette pratique, selon les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad.

Aux Pays-Bas, cette discussion est en cours depuis longtemps. Le parlement néerlandais demande que le gouvernement incite les autorités marocaines à accepter pas uniquement les prénoms arabes mais aussi les prénoms néerlandais et berbères, tabous depuis peu.

Le député Ben Weyts demande que Karel De Gucht entame des démarches similaires auprès de ses collègues marocains.

Il demande également au ministre de l'Intérieur Guido De Padt (Open VLD) d'interdire aux fonctionnaires de l'Etat civil d'appliquer les règles marocaines. Il y a deux ans, le ministre Marino Keulen avait déjà mis cette question sur la table du consul marocain dans notre pays, sans résultat concret.

(Je connais de plus en plus de parents ayant la double la nationalité belgo-marocaine qui refusent (pour les raisons dénoncées par certains de nos représentants politiques flamands !!!de faire enregistrer leurs précieuses progénitures auprès des services consulaires marocains !!! Je me demande si sur cette liste "mise au point par les autorités marocaines", les prénoms (Joël, Olga, Maurice, Simone, André, Sion, Meimona, Mona, Shlomo, ...) adoptés par les membres de la communauté juive marocaine, souvent détenteurs de plusieurs nationalités, demeureront licites !!!Finalement, ce pays qu'est le Maroc, croisement de plusieurs civilisations, comment faut-il aujourd'hui le redéfinir ???  N'assistons-nous pas à une marocanisation (assimilation) forcée des populations autochtones berbères ??? Et, faut-il le rappeler, la "diaspora marocaine" installée en Belgique, aux Pays Bas, en Allemagne, en Espagne est principalement composée de ces berbères discriminés alors qu'ils participent activement, devisement parlant, à maintenir le système économique profitant avant tout à ces mêmes autorités marocaines assimilationnistes !!!) (Rachid Z)

14:39 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 novembre 2008

Accalmie à l'Exécutif musulman

Accalmie à l'Exécutif musulman

 
 

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[ndPYL Tout ça pour ça... Une instruction et une arrestation, celle de Mohamed Boulif, télécommandées par la ministre socialiste de la justice Laurette Onkelinx pour, en fin de compte, aboutir à des poursuites pour des broutilles contre le seul Benjelloul Kissi, l'homme de main de... Laurette Onkelinx et de son ex-mari Abbès Guenned (qui a joué un rôle non négligeable et particulièrement nauséabond dans le dossier "musulman" au cabinet de la ministre). L'"enquête sur l'enquête" doit maintenant commencer au plus vite, à commencer par l'identification de la ou des personnes qui a/ont communiqué de fausses informations au juge Michel Claise  quant au matériel informatique, informations qui ont valu neuf jours de cachot "pour rien" à Mohamed Boulif.]

 

7sur7, le18 novembre 2008

 

A l'origine de cette saga, une plainte déposée par l'ex-ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS), il y a plus de trois ans.

Le parquet de Bruxelles a requis le 9 novembre dernier un non lieu pour les anciens responsables de l'Exécutif musulman inculpés, annonce Le Soir mardi.

 

Seule exception : le parquet souhaite poursuivre Benjelloul Kissi, ancien vice-président de l'EMB, pour un détournement de 1.000 euros au préjudice de l'ancienne asbl de gestion de son institution. Mais il requiert aussi d'abandonner tous les autres chefs d'inculpation à son encontre.

 

A l'origine de cette saga, une plainte déposée par l'ex-ministre de la Justice Laurette Onkelinx, il y a plus de trois ans, à la suite de soupçons de détournements par d'anciens dirigeants de l'Exécutif.

 

Une instruction fait état d'irrégularités comptables comme de fausses factures. Quatre personnes sont inculpées.

 

Aujourd'hui, pour la première fois, l'avis du parquet "met un bémol" aux accusations. La chambre du conseil doit maintenant se décider de renvoyer ou non les inculpés devant les tribunaux. 

13:34 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05 septembre 2008

Mohammed Moussaoui, président du CFCM

 

 

 

  

 

 

  

 

 

  

Mohammed Moussaoui, président du CFCM

"

 

Le Maroc a envoyé 150 religieux en France pour assurer le ramadan"

moussaoui

 

 

 

Propos recueillis par Stéphanie Le Bars,

des centaines de prédicateurs venus du Maroc, d'Algérie ou de Turquie sont arrivés en France pour suppléer les imams exerçant dans les quelque 1 800 mosquées du pays, soulignant le manque de cadres religieux de qualité.

Leur formation, ainsi que

le financement de l'islam de France constituent les principaux défis du mandat de Mohammed Moussaoui, nouveau président du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui a succédé, en juin, à Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris.

L'appel à des prédicateurs étrangers durant le ramadan va-t-il perdurer

? Le CFCM peut-il y remédier ?

Il est vrai que le Maroc, par exemple, a envoyé près de

150 religieux en France pour assurer les lectures du Coran et les prêches durant ce mois où les fidèles viennent plus nombreux dans les lieux de culte. Cela fait une vingtaine d'années qu'il en est ainsi et je vois mal, dans les années à venir, la situation évoluer. Les besoins demeurent importants. Et il n'y a pas en France d'instituts de formation assez équipés en ressources humaines pour former assez d'imams. Aussi, même s'il est préférable que la formation ait lieu sur le sol français, on peut envisager, durant une période intermédiaire, d'envoyer des jeunes dans les universités des pays du Maghreb.

Le CFCM pour sa part

n'a pas vocation à créer un institut de formation ; mais il lui revient de définir le cahier des charges opposable aux instituts de formation. Il devra aussi imposer aux associations qui emploient des imams de leur accorder un statut valorisant en termes financier et de carrière afin d'attirer les jeunes.

Les associations qui gèrent les mosquées comptent beaucoup sur le bénévolat ; le CFCM se plaint depuis sa création de son manque de moyens...

C'est vrai que l'islam de France manque d'argent. Aujourd'hui,

on dépend des donateurs étrangers, La première génération a fait d'énormes sacrifices pour construire des lieux de culte mais on arrive à un essoufflement. Les plus jeunes ont peut-être moins le goût du sacrifice et il est plus difficile de mobiliser sur un projet éducatif, par exemple, que sur la construction d'une mosquée.

Il faudrait que la Fondation pour les oeuvres de l'islam (créée en octobre 2007, elle est

censée mutualiser les fonds destinés à l'islam en France) parvienne à décoller ; mais elle est mal partie. Quand il s'agit d'aller chercher des donateurs, chaque fédération (d'associations musulmanes) cherche à financer ses propres projets. La Fondation n'est pas encore considérée par les musulmans comme un bien commun. Il nous faut apprendre à travailler ensemble, car on a un destin commun. Mais le CFCM n'a que cinq ans ; la Fondation encore moins.

Enfin, il faudra que le CFCM

invente des mécanismes de financement et remette sur la table l'idée d'une taxe sur la viande hallal et sur les agences de voyages qui organisent le pèlerinage à La Mecque.

Dalil Boubakeur avait instauré la tradition des iftar (ruptures de jeûne) politiques,

invitant des membres du gouvernement et même, en 2007, le président de la République. Le nouveau CFCM va-t-il en faire autant

?

Le CFCM

n'a pas beaucoup de moyens et ces dîners demandent une organisation très lourde. Néanmoins, le 16 septembre, nous inviterons la ministre de l'intérieur à partager ce moment. L'iftar se tiendra à la Grande Mosquée d'Evry (Essonne). Mais je rappelle que le mois du ramadan est avant tout un mois de spiritualité.

LE MONDE  

, le 05 septembre 2008

A l'occasion du ramadan, qui a commencé le 1er septembre,

14:56 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17 juillet 2008

Le Maroc envoie 176 prédicateurs en Europe pour lutter contre l'extrémisme

Le Maroc envoie

176 prédicateurs en Europe pour lutter contre l'extrémisme

roi_bush

 

 

 

 

 

Cent

iront en France,

Source :

http://www.lorient-lejour.com.lb/page.aspx?page=article&id=376954 
31 en Belgique, 10 en Italie et en Allemagne, et 7 en Espagne et en Hollande. Le reste se répartira entre le Danemark, la Suède, la Norvège, la Finlande, la Suisse et la Grande-Bretagne. Un prédicateur se rendra aussi au Canada.
L'Orient-Le Jour, quotidien libanais d'expression française, le 17 juillet 2008

Le Maroc a décidé,

à la demande du roi Mohammad VI, d'envoyer 176 prédicateurs et prédicatrices dans toute l'Europe en septembre au moment du ramadan afin de prémunir ses ressortissants contre les discours extrémistes. Ces 167 hommes et 9 femmes ont pour mission de «répondre aux besoins de la communauté marocaine résidant à l'étranger dans sa vie religieuse, la prémunir contre tout discours de nature extrémiste ou déviant, et la mettre à l'abri de tout fanatisme ou extrémisme» , indique un communiqué publié hier par le ministère des Habous (ministère des cultes) et des Affaires islamiques. «Ils doivent aussi la rattacher à ses racines marocaines et son rite malikite, et enraciner en elle les valeurs de la citoyenneté», ajoute le communiqué.

16:24 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |