07 juin 2013

Une brochure pour mieux connaître les élèves à hauts potentiels

Une brochure pour mieux connaître les élèves à hauts potentiels

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La Libre Belgique, le 07 juin 2013

"Surdoués", "intellectuellement précoces", "à hauts potentiels", etc. Les qualificatifs sont multiples pour désigner les enfants qui ont un quotient intellectuel (QI) plus élevé que la moyenne.

On considère qu’environ 5 % de la population scolaire est à hauts potentiels, soit, en moyenne, 1 à 2 élèves par classe. Mais qui dit QI plus élevé, ne dit pas nécessairement parcours scolaire sans encombre. Loin de là ! "Pendant longtemps, on est parti avec l’idée qu’un enfant très doué se débrouillera toujours tout seul, raconte Danielle Tellier, psychologue en centre PMS. Mais on a dû constater qu’une quantité de ces enfants se trouvaient en échec scolaire ou en échec en comportement." En cause ? "Un des drames de ces enfants, explique-t-elle, c’est qu’ils comprennent vite et ont une mémoire exceptionnelle, donc ils n’étudient pas. Arrive un moment où la quantité de matières est trop importante et c’est la catastrophe : ils sont en échec."

Elle complète : "Un tiers des enfants HP s’en sortent car ils ont eu la chance d’avoir des parents qui les ont bien guidés et de fréquenter des écoles plus attentives que d’autres, enchaîne Mme Tellier, un tiers perdent pied, mais finissent par être aidés, redoublent une fois, deux fois et puis s’en sortent, tandis que le dernier tiers ne termine jamais l’école secondaire parce que ça ne va pas du tout." On estime en effet qu’un élève à hauts potentiels sur trois serait en échec scolaire.

"Beaucoup de souffrances sont au menu de certains enfants à hauts potentiels et de leurs parents, témoigne Françoise, maman de plusieurs enfants HP. Chaque enfant réagit de manière différente face à son ‘mal être’. Il y a les perturbateurs de classe, des insolents, d’autres qui s’isolent dans le fond de la classe ou qui essayent de se fondre dans la masse en ‘bêtifiant’, il y a ceux qui fuguent"

Des situations qui démontrent que "les élèves HP sont des élèves à besoins spécifiques, comme le sont ceux qui souffrent de troubles de l’apprentissage, affirme la ministre de l’Enseignement Marie-Dominique Simonet (CDH). L’accompagnement de ces élèves mérite donc une attention particulière, mais en les intégrant dans une école commune."

Une démarche inclusive

Contrairement à la France ou la Suisse qui ont des établissements spécifiques pour les élèves "surdoués", la Belgique n’a pas suivi cette voie. En 1999, sous l’impulsion du ministre de l’Enseignement Pierre Hazette (PRL-FDF), est lancée une recherche-action interuniversitaire sur les jeunes HP et est étudiée la question de créer un enseignement spécialisé pour accueillir les jeunes HP en difficultés. "A l’époque, le Conseil supérieur de l’enseignement spécialisé a déclaré qu’il ne fallait pas créer d’établissements spéciaux, rappelle Mme Simonet. Les recherches lancées ont aussi abouti à la conclusion que ces enfants ont des besoins particuliers, mais que ce n’est pas une bonne méthode de les isoler et qu’il vaut mieux une démarche inclusive."

Danielle Tellier confirme : "Il est essentiel que les enfants HP puissent fréquenter des enfants ‘comme tout le monde’ et de leur âge, mais en ayant des enseignants qui savent très bien qui sont ces enfants. C’est pour cela qu’il faut que les enseignants soient formés à mieux connaître les élèves HP."

Tous les professeurs n’ont pas reçu dans leur formation initiale toutes les connaissances actuelles sur les élèves HP. C’est pourquoi la ministre Simonet, interpellée par "la façon dont vont être accueillis ces enfants sur le terrain", a demandé au Réseau interuniversitaire (UCL, ULB, UMons) "de devenir plus concret", notamment en mettant en œuvre des modules de formation initiale et/ou continue sur la thématique des jeunes à hauts potentiels.

De même vient d’être éditée une toute nouvelle brochure intitulée "Enseigner aux élèves à hauts potentiels". Objectif ? Permettre aux équipes éducatives de mieux connaître les élèves HP et la variété de leurs profils, mais aussi leur proposer des pistes de différenciation pédagogique. Ce nouvel outil sera officiellement présenté ce vendredi, à l’occasion du colloque de clôture de la recherche-action interuniversitaire sur la "Scolarisation des élèves à hauts potentiels" à Namur.

11:05 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Colloque international "Discriminations territoriales"

Colloque international "Discriminations territoriales"

Ce colloque international, organisé par l’EA 3482 Lab’Urba, s'interrogera sur les usages et les enjeux de la notion de "discriminations territoriales".

Du 10 juin 2013 au 11 juin 2013

Comment penser le développement actuel de l’utilisation du terme "discriminations", et pourquoi l’importation de ce vocabulaire dans la réflexion sur la ville et les territoires ?

Il nous semble important de démêler ce qui relève des "territoires", c'est-à-dire des lieux de résidence des personnes concernées, et ce qui relève de leurs autres caractéristiques ou propriétés sociales, ce qui relève de disparités dans la présence des services publics et entreprises et ce qui relève de mécanismes de discrimination à l'encontre des habitants, sans omettre la façon dont les deux aspects s'alimentent mutuellement.

Il nous semble intéressant aussi d'analyser les façons dont on mobilise aujourd'hui le vocabulaire de la "discrimination", les raisons de mobiliser ce vocabulaire et pas un autre, et en quoi celui-ci se distingue d'autres catégories d'analyse comme "ségrégation", "inégalités" ou encore "injustice".

Comité d’organisation

Claire Hancock (UPEC, Lab'Urba)

Christine Lelévrier (UPEC, Lab'Urba)

Fabrice Ripoll (UPEC, Lab'Urba)

Serge Weber (UPEMLV, LVMT)

Comité scientifique

Patrick Simon, INED

Yannick L'Horty, ERUDITE, UPEMLV

Sylvie Tissot, CSU-CRESPPA, Paris-8

Sylvie Fol, Géo-Cités, Paris-1

Valérie Sala Pala, TRIANGLE, Saint-Etienne

Stefan Kipfer, York University, Toronto

Mustafa Dikeç, Royal Holloway College, Londres

En savoir plus

Télécharger le programme [PDF - 396 Ko]

Inscriptions et informations

discriminationsterritoriales@gmail.com

09:22 Écrit par Rachid Z dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Burundi : Une loi de presse, ni liberticide ni inconstitutionnelle

Burundi

Une loi de presse, ni liberticide ni inconstitutionnelle

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AGNEWS, le 7 juin 2013

«La nouvelle loi sur la presse n’a rien de liberticide ou d’inconstitutionnelle» explique le Porte-parole du gouvernement du Burundi.

Hier, à Bujumbura, suite à la promulgation historique, par le très populaire Président africain du Burundi -S.E. Nkurunziza Pierre -, de la 1ère loi sur la presse élaborée par des politiciens démocratiquement élus, le Porte-parole de l’Etat du Burundi, M. Léonidas HATUNGIMANA, a rappelé qu’aux yeux des Barundi et de l’Etat, cette loi ne viole pas la constitution mais plutôt qu’elle vient protéger la société et les médias.

Le Porte-parole a invité les médias et la communauté internationale à la lire attentivement et à la suivre avant que la modification de certaines dispositions jugées incompatibles ne puissent être apportées puisque cette loi ne sera pas statique. Il a demandé à ceux qui perçoivent la nouvelle loi autrement de la lire plus attentivement.

M. Léonidas HATUNGIMANA a précisé que la nouvelle loi a l’avantage de ne plus sanctionner les journalistes par l’emprisonnement mais plutôt par des amendes

Dans les rues de Bujumbura, les Barundi sont fâchés par les positions critiques (parfois menaçantes), après la promulgation de la loi de presse, de la part de la France, de la Belgique et du BNUB (l’ONU).

On rappelle que la France a, pendant près de 40 ans, soutenu et armé militairement la Dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya) qui a fait plus de 4.5 Millions de victimes Bahutu Barundi dont un Génocide Régicide. Par ailleurs, en 1972, la France a aidé le dictateur Micombero à bombarder des camps de réfugiés Barundi en Tanzanie, sous protection de l’ONU.

Bref, les Barundi trouvent que la France utilise très mal son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le nouveau représentant de l’ONU au Burundi, au sein du BNUB, demeure un pantin de la France.

La Belgique avait, quant à elle, après avoir qualifié les massacres de 1972 de «Génocide» contre les Bahutu Barundi, au lieu de porter secours au peuple en danger, avait préféré fuir le Burundi (non assistance à personne en danger!). Elle avait recidivé en 1993 après l’assassinat de Feu NDADAYE Melchior …

Aujourd’hui, le 4 ème pouvoir au Burundi demeure, au niveau rapport de forces, au main des -enfants de la Dictature- des Bahima burundais. Les Barundi, au pouvoir, (les enfants de l’ancien Royaume du Burundi), trouvent que la Belgique et la France continuent à soutenir les Bahima burundais contre «eux» comme aux époques de la colonisation et de la Dictature.

08:58 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

DES ROMS MILITENT CONTRE LA DISCRIMINATION

DES ROMS MILITENT CONTRE LA DISCRIMINATION

Témoignages recueillis par Amnesty International

Par Marine Jeannin, jeudi 6 juin 2013

En Europe, des millions de Roms subissent préjugés, exclusion, expulsions forcées, ségrégation scolaire, privation de services essentiels et hostilité pouvant se transformer en violence. Que font-ils pour résister à cette discrimination quotidienne ? Qu’est-ce qui leur permet d’espérer que leur situation va s’améliorer ?

Voici le témoignage de militants roms qui parlent de leur lutte pour le respect de leurs droits fondamentaux, des droits de leurs enfants et de tous ceux qui partagent leur quotidien.

Lutter contre la ségrégation à l’école - «Vous nous avez donné de la force»

Peter et Marcela vivent à Levo è a, en Slovaquie. Avec l’aide d’Amnesty, ils ont récemment remporté une bataille contre la scolarisation de leurs enfants dans des classes réservées aux Roms, une pratique qui perdure néanmoins.

Peter : «Je me sens slovaque, mais je suis rom. Je ne veux pas être étiqueté rom ou tsigane. Je fais partie de la société, tout comme mes enfants. Leur avenir sera meilleur que le mien. Ils vont dans des classes mixtes – ils ont plus de possibilités et une autre façon de voir l’école. J’espère la venue du changement. Il faut supprimer les classes séparées. C’est bien d’informer les gens – si l’on n’en parle pas, rien ne bougera et aucun problème ne sera réglé. Notre collaboration avec Amnesty a sans aucun doute été positive, parce que, à Levo èa et ailleurs, les choses ont changé.»

Marcela : «Je me suis battue pour mes enfants, mais aussi pour tous les enfants. Je serais tellement contente que le ministère de l’Éducation supprime toutes les écoles et les classes réservées. Et je voudrais que les autres parents se battent comme nous l’avons fait, mon mari et moi. Collaborer avec Amnesty International, cela m’a donné beaucoup de force et d’énergie. Si vous ne nous aviez pas aidés, je n’aurais pas su par où commencer. J’ai trouvé que c’était une expérience importante. Vous nous avez donné suffisamment de force pour poursuivre notre lutte.»

Lutter contre les expulsions forcées - «Je ne peux pas abandonner»

En décembre 2010, Claudia Greta et les habitants de son quartier ont été expulsés de force de Cluj-Napoca, en Roumanie, pour être réinstallés dans les faubourgs de la ville, près de la décharge municipale. Leur histoire figurait dans notre marathon d’écriture de lettres en 2012. Claudia et d’autres militants font aujourd’hui campagne aux côtés d’Amnesty International pour être réinstallés en ville dans des logements décents.

«Le jour de l’expulsion m’a marquée à vie. Depuis, nous nous sommes battus pour montrer que nous devions bénéficier des mêmes droits que tous au regard de la loi. Je veux montrer au monde entier que nous ne renoncerons pas, même si notre peau est plus foncée. Cela ne compte pas – nous sommes tous humains. Je ne veux pas que nos enfants grandissent en enfer».

«Je veux que les gens voient que nous sommes normaux : nous envoyons nos enfants à l’ école, nous allons travailler, nos enfants vont au jardin d’enfants. Nous avons des activités normales, comme n’importe quel groupe ethnique. Nous sommes des êtres humains».

«Mon voyage à Varsovie avec Amnesty International m’a beaucoup marquée. Un garçonnet de 10 ans m’a montré la lettre qu’il avait écrite pour nous. Cela m’a profondément touchée. Désormais, nous ne nous sentons plus seuls. Chaque lettre est la preuve que d’autres personnes luttent à nos côtés. Quand je vois toutes ces lettres d’encouragement, je ne peux pas baisser les bras. Même la mort ne m’arrêtera pas. Je laisserai derrière moi quelqu’un pour persévérer».

«Quand la Roumanie a rejoint l’Union européenne, cela incluait les Roms, les Hongrois, les juifs et tous les autres groupes ethniques qui y vivaient. Nous faisons donc, nous aussi, partie de l’Union européenne. Si l’UE voit des discriminations dans notre pays, elle doit intervenir.»

Lutter contre la discrimination - «J’étais en colère»

Rita Izsák est une Rom de Hongrie. Elle est aujourd’hui l’experte indépendante des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités.

«Le nom de ma mère est Orsós, un nom rom traditionnel. Toute ma vie, lorsque j’ai dû donner le nom de ma mère pour des documents officiels, on comprenait tout de suite que j’étais rom».

«Quand j’étais étudiante, je travaillais à temps partiel comme organisatrice d’événements, et j’ai été licenciée subitement sans raison. Mon patron, m’a-t-on dit, avait découvert que ma mère était rom et ne pouvait pas admettre que l’entreprise soit représentée par une Rom. Peu lui importait que je fasse des études de droit, que je parle deux langues couramment, que je sois propre sur moi et polie ; la seule chose qui comptait à ses yeux, c’était que ma mère était d’origine rom».

«J’étais en colère et j’ai rejoint le Centre européen des droits des Roms. Je suis devenue militante pour les droits des Roms. J’étais confrontée à cette réalité terrible, et cela a fait de moi une combattante».

«Je vois des signes encourageants – par exemple, mon organisation en Hongrie vient de monter un club de femmes roms, où je vois des dizaines de jeunes femmes très talentueuses et très instruites œuvrer en faveur de la cause rom».

«Je pense que ce qui fait vraiment défaut est un discours clair sur la réalité des faits. Il n’y a pas suffisamment de discussions franches permettant aux gens de comprendre ce qui se passe. Les responsables politiques ont souvent peur de prononcer des mots comme ségrégation, violence ou homicides de Roms. Tout le monde se tait».

«En Europe occidentale, on assiste à une montée des discours haineux et de la haine, non seulement envers les Roms, mais aussi envers d’autres groupes, comme les juifs et les musulmans. Mais le cas des Roms est à part, parce que nous servons de cibles dans la quasi-totalité des pays où nous vivons. Le problème est que nous ne disposons pas d’un pouvoir politique, économique ou médiatique suffisant. Il est donc important de trouver des lieux d’échange pour témoigner de notre solidarité. ll existe toujours un moyen de tendre la main à ces communautés».

«Nous devons agir maintenant pour éviter de voir apparaître une nouvelle génération perdue de Roms, qui n’aurait pour perspective qu’une vie marquée par la pauvreté, la discrimination et l’exclusion.»

01:22 Écrit par Rachid Z dans Discriminations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 juin 2013

Discrimination à l'accès à l'emploi même pas voilée

Discrimination à l'accès à l'emploi même pas voilée

Maison de l'Emploi et de la Formation - Bruxelles-Ville

"URGENT ! La Ville de Bruxelles recrute 10 Agents-contrôleur (horodateur) pour engagement immédiat !

Profil :

- avoir le CESI

- Habiter la Ville de Bruxelles

- Etre flexible et bonne gestion du stress

Intéressé(e) ? Contactez les médiateurs emploi de la Maison de l'Emploi au 02/503 65 58 avant ce lundi 10/06."

Lien facebook : https://www.facebook.com/maisonemploiformation/posts/529226317139165

Midhat René Bourequat

Midhat René Bourequat

Extrait de la rencontre avec Midhat René Bourequat tourné à Paris le 1er juin 2013. L'extrait choisit porte sur sa définition du makhzen

Réalisation : Radouane El Baroudi

09:28 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31 mai 2013

Naturalisation: 2 dossiers recevables depuis janvier

Naturalisation

2 dossiers recevables depuis janvier

Antoine Clevers, le 28 mai 2013

Par le passé, plus d’un millier de demandes étaient introduites chaque mois ! Le nouveau code de la nationalité atteint ses objectifs

Le nouveau code de la nationalité avait notamment pour mission de réduire drastiquement les demandes de naturalisation. Contrat parfaitement rempli !

Depuis le 1er janvier 2013, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation, la commission des naturalisations de la Chambre a reçu… “deux dossiers recevables”, nous apprend Georges Dallemagne (CDH), son président. Par le passé, on en recevait plus d’un millier… par mois !

Le texte, voté le 25 octobre 2012, poursuit un double objectif. Premièrement, établir des critères stricts – notamment socio-économiques, linguistiques et de résidence – pour l’acquisition de la nationalité pour les étrangers en séjour légal. Cette acquisition se fait via une procédure dite de déclaration de nationalité.

À ne pas confondre donc avec la naturalisation. Celle-ci a trait au second objectif de la loi. À savoir – on l’a dit – limiter le recours à cette “faveur octroyée par les députés fédéraux à des étrangers en séjour légal.

Georges Dallemagne se réjouit des effets du nouveau code. La loi n’octroie plus qu’un rôle marginal au Parlement. Et c’est très bien comme ça, parce que, examiner des demandes d’acquisition de la nationalité, ce n’est pas son rôle.Sauf, insiste-t-il, dans ces cas exceptionnels dûment précisés dans la loi.

Le demandeur doit à présent démontrerdes mérites exceptionnels” et “contribuer au rayonnement international de la Belgique”. Sur le plan sportif (avoir participé à la finale d’une compétition internationale ou répondre aux critères de sélection olympique), scientifique (être titulaire d’un doctorat) ou socio-culturel (détenir une reconnaissance internationale).

Les deux cas recevables de naturalisation concernent des footballeurs”, termine M. Dallemagne. Pour être tout à fait complet, il faut y ajouter six dossiers d’apatridie. Mas cela répond à une procédure tout à fait particulière pour laquelle on ne dépasse pas les 20 ou 30 cas par an.

13:48 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 mai 2013

DÉCHUS SOUS VICHY

DÉCHUS SOUS VICHY

Ces 15 154 Français que le régime de Vichy a dénaturalisés

Alix Landau-Brijatoff, le 25 mai 2013

Les 22, 23 juillet et 7 octobre 1940, trois lois sont votées, autorisant la dénaturalisation des «indignes d’être français», la déchéance de la nationalité pour ceux qui rejoignent de Gaulle à Londres et l’abrogation du décret Crémieux : 15 154 hommes, femmes, enfants et vieillards sont ainsi dénaturalisés, 446 personnes sont déchues et 110 000 juifs d’Algérie perdent leur citoyenneté.

À travers le parcours de quelques figures marquantes qui ont eu à subir l’infamie de la perte de nationalité - Marc Chagall, Serge Gainsbourg, René Cassin, Ève Curie, Jean Daniel, Jacques Derrida… -, c’est l’histoire de toutes les victimes qui est racontée dans Indignes d’être Français - Dénaturalisés et déchus sous Vichy, d’Alix Landau-Brijatoff. Mais c’est aussi l’histoire de ces trois lois et de ceux qui les ont édictées et consciencieusement mises en application, sans être inquiétés à la Libération. Les 15 154 dénaturalisés nous renseignent donc sur l’État français d’hier, d’aujourd’hui et peut-être de demain. Car la nationalité française et son acquisition restent l’objet de polémiques permanentes, mais aussi d’une certitude : «elle ne se mérite pas».

Comme l’énonce Denis Olivennes dans sa préface, «l’un des mérites du présent livre est de nous rappeler combien la conception ouverte de la patrie est au cœur de l’identité française. Il est bon que cela soit souligné en un temps de crise économique et de doute national si propice à l’oubli de nos valeurs fondatrices».

Extraits de Indignes d’être Français, d’Alix Landau-Brijatoff (BUCHET CHASTEL)

Les 15 154 dénaturalisés entre 1940 et 1944 sont le sujet principal de ce livre : ils sont «retrayés» – mot issu du Moyen Âge, adjectif de droit relatif au retrait de «droits litigieux» selon le Code civil, et plus précisément à la loi du 22 juillet 1940 instaurant une «commission de révision des naturalisations». Ce sont les naturalisations intervenues depuis la loi du 10 août 1927 : environ 900 000 personnes sont concernées.

Les 468 déchus de leur nationalité seront également évoqués : les Français de souche «ayant quitté le territoire national entre le 10 mai et le 30 juin 1940» – loi du 23 juillet 1940, ainsi que les lois du 10 septembre 1940 et du 28 février 1941.

Enfin la loi du 8 mars 1941, permettant la déchéance de ceux «qui trahissent les devoirs incombant aux membres de la communauté nationale, ou encore se rendant à l’étranger sans autorisation gouvernementale».

Il en va de même des 110 000 juifs algériens collectivement déchus de leurs droits à la citoyenneté française, c’est- à-dire ramenés de l’état de citoyen à celui de sujets, d’indigènes, par l’abolition (loi du 7 octobre 1940) du «vieux» décret Crémieux, décret no 136 du 24 octobre 1870, qui accorde d’office la citoyenneté française aux juifs d’Algérie. Ils subiront alors de nombreuses vexations : 18 000 enfants seront exclus des écoles publiques et 2 000 personnes seront enfermées dans des camps de travaux forcés.

Ces trois lois constituent le premier volet de la refonte de la nationalité française.

Il s’agit de :

– revenir rapidement sur les naturalisations, rectifiant les «errements» responsables de la décadence et de la défaite françaises ;

– réduire le nombre de naturalisations par des conditions drastiques (durée de séjour, critères et qualités des admis) ;

– bâtir surtout un nouveau code de la nationalité.

La nouvelle législation est mise en chantier dès l’installation du gouvernement en juillet 1940. Elle est non aboutie en 1944, après des travaux incessants du ministère du Sceau, interventions innombrables des théoriciens (Mauco, Benoît, etc.), des autres ministères (Affaires étrangères, Intérieur), des cabinets de Laval et Pétain, du CGQJ (Commissariat général aux questions juives), et bien sûr des autorités allemandes en France et à Berlin.

L’auteur principal de ces trois lois est le premier ministre de la Justice et du Sceau de Vichy, Raphaël Alibert, maurrassien et antisémite violent, considéré comme «fou» par certains de ses collègues du gouvernement de Vichy. Il présente les lois, les met en place, tout comme les textes qui suivent sur le statut des juifs et autres textes raciaux. Condamné par contumace, puis amnistié par de Gaulle, il meurt tranquillement dans son lit en juin 1963. Ces lois sont consanguines dans l’esprit des auteurs, mais répondent à des objectifs différents.

Les dénaturalisations : la loi du 22 juillet 1940 vise certes à revenir sur «le laxisme» de la IIIe République, mais surtout à mettre en œuvre les tendances de fond (politiques, sociales, culturelles) réactionnaires, xénophobes et antisémites portant sur la nationalité, telles que développées tout au long des années 1930. D’inspiration fortement maurrassienne, ce texte inaugure et concrétise ce que la droite dite «nationaliste» dénonce depuis la loi de 1927 et ses conséquences : l’afflux de «Français de papier». Les coupables de la décadence française et de la défaite sont les étrangers, les juifs, les communistes, les francs-maçons. Ils sont indésirables, indignes d’être français. La débâcle, l’arrivée du maréchal Pétain, l’armistice, la capitulation, l’occupation nazie et la Collaboration ont pu les autoriser, les faciliter.

L’objectif prioritaire et urgent de Vichy – mais non atteint – est la refonte complète du code de la nationalité. Son caractère racial ou raciste est indiscutable, tant dans les textes de Georges Mauco qui les inspire, que dans les nombreuses lois raciales inspirées des lois nazies promulguées dès 1933. Certaines d’entre elles seront même autochtones et devancières. Elles sont mises en œuvre dès 1940.

Burqa : la Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

Burqa

La Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

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AFP, le 30 mai 2013

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a décidé de manière exceptionnelle de confier directement à son instance suprême, la Grande Chambre, la requête d'une jeune musulmane qui proteste contre l'interdiction en France de porter le voile intégral (burqa) dans un espace public.

Cette requête avait d'abord été confiée, au sein de la CEDH, à une chambre de 7 juges, mais celle-ci a décidé, avant même de l'examiner, de s'en dessaisir pour la transmettre directement à Grande Chambre, composée de 17 juges, "aucune des parties ne s'y étant opposé", a précisé la Cour de Strasbourg dans un communiqué jeudi.

Cette affaire devrait être examinée en audience publique après l'été, selon une source interne à la CEDH. Les décisions rendues par la Grande chambre de la Cour sont définitives.

La requérante, identifiée par la Cour sous ses seules initiales, "S.A.S.", est une Française née en 1990. Elle proteste contre la loi du 11 octobre 2010, qui interdit de dissimuler son visage dans l'espace public.

Sa requête a été introduite devant la CEDH le jour même de l'entrée en vigueur de cette loi, le 11 avril 2011.

Musulmane pratiquante, "S.A.S. déclare porter la burqa afin d'être en accord avec sa foi, sa culture et ses convictions personnelles", selon le résumé de l'affaire fourni par la CEDH.

Elle précise qu'il s'agit d'un habit qui couvre entièrement le corps et qui inclut un voile fin couvrant le visage ainsi que le niqab, un voile couvrant le visage à l'exception des yeux.

La requérante souligne que "ni son mari ni aucun autre membre de sa famille n'exercent de pression sur elle pour qu'elle s'habille ainsi". Elle ajoute qu'elle porte le niqab en public et en privé, mais pas de façon systématique.

"Elle accepte de ne pas porter le niqab en certaines circonstances mais souhaite pouvoir le porter quand tel est son choix". Elle déclare que "son objectif n'est pas de créer un désagrément pour autrui mais d'être en accord avec elle-même".

S.A.S. invoque plusieurs articles de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la "liberté d'expression", le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", celui au "respect de la vie privée et familiale", et "l'interdiction de la discrimination".

28 mai 2013

Colloque Séparation de la foi, des actes et du pollitique

Colloque

Séparation de la foi, des actes et du pollitique

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22:55 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27 mai 2013

Fouad Abdelmoumni

Fouad Abdelmoumni

Première partie

Il nous parle de la monarchie marocaine du makhzen du parcours marocain dans ce qui a été qualifier par les médias de "printemps arabe" , du dossier du Sahara Occidental, du 20 février et de la presse marocaine

Réalisation : Radouane El Baroudi

23:53 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 mai 2013

Marseille : les musulmans font un état des lieux de l'islamophobie

Marseille

Les musulmans font un état des lieux de l'islamophobie

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Luc Leroux, le 20 mai 2013

L'islamophobie gagne du terrain et prend un tour inquiétant, selon les participants de la 11e rencontre annuelle des musulmans du Sud, organisée hier au Parc Chanot de Marseille par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). "Les musulmans sont devenus des cibles", affirme même Raphaël Liogier, politologue et sociologue de l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence et directeur de l'Observatoire du Religieux.

Selon lui, "nous sommes dans une situation comparable aux années 1930" avec des musulmans "pris en étau" entre progressistes et traditionalistes. "L'Europe est sur le déclin, explique le sociologue, elle n'est plus le centre du monde. On ne peut pas en vouloir à la Chine, l'Inde, le Brésil ou au capitalisme mondialisé, alors il faut personnaliser la cause. Et les musulmans sont là pour personnaliser la cause". Une "laïcité en état de siège" conduirait à des "mesures d'exception" comme l'interdiction faite aux mères portant un voile simple d'accompagner les sorties scolaires ou visant les nounous à domicile.

Porte-parole du collectif contre l'islamophobie, Marwan Muhammad a recensé en 2012 469 actes reposant sur la discrimination. Il distingue une "islamophobie de droite bâtie autour de l'identité, de l'assimilation pour laquelle le musulman est désigné comme une menace" d'une "islamophobie de gauche plus pernicieuse car construite autour de valeurs ayant une connotation positive comme la liberté des femmes, la liberté d'expression, la laïcité". L'islamophobie, selon le collectif, "instrumentalise les valeurs de gauche pour rendre le racisme acceptable. Ce n'est plus : "Sale Arabe, rentre chez toi !" C'est désormais : "Il convient de réaffirmer la laïcité avec force !"

Bons citoyens

La loi de mars 2004 sur le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics entre, selon Raphaël Liogier, pour la première fois en "contradiction avec les droits de l'homme" mais, explique-t-il, son respect montre que "les musulmans sont de bons citoyens car ils obéissent à une loi qui leur était défavorable".

Cette rencontre annuelle s'est questionnée sur "un manque de communication des musulmans" qui représentent 10 % de la société française. S'interrogeant sur leur part de responsabilité dans l'islamophobie, Rachid Lamaarti, administrateur de l'UOIF, a appelé les musulmans à "vivre à l'intérieur de notre société. C'est bien d'écouter Al Djazira mais c'est ici que ça se passe. Nous avons la place que nous méritons."

Il a souhaité le développement de médias musulmans et invité à "quitter des espaces sécurisés dont on a du mal à sortir par peur d'une perte identitaire pour vivre, de manière plurielle, avec la société à laquelle nous appartenons". L'opposition au mariage pour tous aura fourni l'occasion d'un tel décloisonnement.

19 mai 2013

Homophobie : Mme Belkacem éructe ici, se tait au Maroc…

 Homophobie

Mme Belkacem éructe ici, se tait au Maroc…

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Yamila Idrissi (SP.A)

Silvio Molenaar, le 19 mai 2013

À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie du 17 mai 2013, une question se pose pour madame Belkacem.

Que faisait donc au Maroc, le 4 avril dernier, le Président d’une République adepte du mariage homosexuel et qu’a-t-il bien pu dire à ce sujet à son excellence le chef d’un royaume hôte dont l’article 489 du code pénal punit tout acte sexuel entre deux personnes du même sexe de dix mois à trois ans de prison ferme ?

Que faisait donc là-bas ce président élu grâce à un certain nombre de voix musulmanes franco-marocaines accompagné d’une ministre porte-parole franco-marocaine de son gouvernement pro-mariage homosexuel ?

Qu’a bien pu ressentir notre ministre porte-parole franco-marocaine chargée des droits des femmes en France, mais voilée au mausolée du père du roi actuel, en compagnie d’une première concubine non moins voilée, et ne condamnant nullement à ma connaissance la comparution devant le tribunal de Témara, près de Rabat, dans son pays de naissance et de cœur, de deux jeunes hommes accusés d’homosexualité arrêtés début mai et placés à ce titre en détention ? (Figaro du 13 mai 2013)

Courage madame Belkacem ! C’est le moment de l’ouvrir grand et fort pour condamner avec la même fermeté que votre gouvernement condamne les manifestants anti-mariage pour tous en France, et de dénoncer publiquement avec la noblesse d’âme que cache sans doute votre sourire permanent, ce scandale d’un «royaume» moderne, votre autre patrie, traînant des gens au tribunal au simple motif d’homosexualité.

Madame Belkacem, le Maroc est un royaume officiellement homophobe !

Et la question que je me pose est celle-ci : que peuvent bien ressentir des brocanteurs politiques marrons à ce point convaincus de la grandeur de leur rôle que leurs contradictions d’une taille à insulter mortellement l’intelligence ne les étouffent même plus ?

Gay Pride 2013 : 18ième édition

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16:26 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

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