15 juin 2013

Chalghoumi à Bruxelles

Chalghoumi à Bruxelles

Invité le 10 juin dernier par le fils Ducarme (député MR) à la Maison des Parlementaires, en présence de Vincent De Wolf (bourgmestre-député MR à Etterbeek) - Fouad Benyakhlef (Musulmans Progressistes asbl) – Nadia Geerts (activiste laïciste) – Viviane Teitelbaum (activiste sioniste et députée-échevine MR)- Latifa Aït Baala (activiste makhzenienne et candidate MR non élue lors des communales 2012 à Schaerbeek) – Sellam El Ktibi (candidat SP.A non élu lors des communales 2012 à Jette) - Karim Geirnaert (Président d'EuroHalal) – Miriam Bajat (candidate non élue MR lors des communales 2012) - Imad El-Zein (candidat MR non élu lors des communales 2012) - Karim Amezian (Repères asbl)

11:57 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14 juin 2013

Interdire les signes religieux au travail, c'est faire un pas vers l'islamophobie d'État

 Interdire les signes religieux au travail, c'est faire un pas vers l'islamophobie d'État

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Par Louiza Belhamici et Sonia Dayan-Herzbrun, le 14 juin 2013

Depuis l'histoire de la crèche Baby Loup, une partie de la classe politique réfléchit à un moyen d'étendre la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école à d'autres espaces publics. Pour les militantes féministes Louiza Belhamici, professeure de Lettres et Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, c'est une ineptie.

Depuis deux mois nos élus s'affolent à nouveau devant le danger que présenteraient à leurs yeux, jupes, foulards ou bandeaux trop longs, trop larges, trop voyants...

Un esprit contraire à la loi de 1905

Après l'arrêt en date du 19 mars 2013 rendu par la Cour de Cassation à propos de l'affaire de la crèche Baby Loup, François Hollande a déclaré prévoir une refonte législative en vue du vote d'une loi étendant le champ de l'interdiction des signes religieux dans certains lieux de travail "dès lors qu'il y a contact avec les enfants", notamment "les crèches associatives avec financements publics". C'est dans cette perspective qu'il a inauguré, peu de temps après, l'Observatoire de la laïcité dont la première mission est de réfléchir à une loi sur le port de signes religieux en entreprise.

La droite parlementaire s'est immédiatement engouffrée dans cette brèche en rédigeant une proposition de loi "visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse". Par une surenchère sur ce qu'elle considère à tort comme une atteinte au pacte républicain, elle cherche à griller la politesse à la gauche sur le dos de femmes qui n'en demandent pas tant.

Une telle loi, qui cèderait aux pires tentations populistes, serait contraire à l'esprit comme à la lettre de la loi de 1905 que les prétendus défenseurs de la laïcité ne cessent de bafouer. Elle constituerait une restriction des libertés religieuses que cette loi garantit. Elle ouvre de fait la voie à l'interdiction du port du foulard musulman dans tous les établissements privés gérant un service public et peut-être même, comme on l’entend déjà évoquer, dans les universités.

On veut légaliser l'exclusion et la discrimination

On veut donc faire adopter une loi qui vise d'abord les femmes et devrait aboutir à exclure les plus vulnérables d'entre elles du monde du travail et de l'éducation, comme si elles étaient en trop dans cette société. C'est ainsi que la petite Sirine, âgée de 15 ans a été exclue de son collège, parce qu'elle refusait de raccourcir sa jupe et de retirer son bandeau large de 6 cm. L'arbitraire de cette décision est flagrant, tout comme l'était le licenciement de l'employée de la crèche Baby Loup, puisque Sirine a été réinscrite dans un autre collège avec sa jupe et son bandeau, et que la Cour de Cassation a annulé le licenciement de l'employée.

Certes les lois en préparation mettraient fin à l'arbitraire, mais elles le remplaceraient par une véritable islamophobie d’État qui légaliserait l'exclusion, les pratiques discriminatoires et qui annoncerait la fin de la liberté des cultes garantie par la loi de 1905. Car, contrairement à ce que déclarent tous ceux qui réclament le vote d’une telle loi, l’espace public n’est pas neutre. Il est le lieu de déploiement de la diversité, des appartenances, des cultures, des coutumes, des convictions, des histoires individuelles et collectives. En cherchant à le neutraliser on nie cette diversité, et on vise à imposer à tous une culture uniformisée et totalisante.

Si elle était votée, la loi annoncée par François Hollande aboutirait à abolir la liberté de conscience et d'expression garantie par nos lois et les conventions internationales, à masquer la diversité et à renoncer à un véritable vivre-ensemble, qui implique de vivre et d’agir avec nos différences, et non en les occultant. Elle aurait pour conséquence un nouvel enfermement des femmes musulmanes que l’on confinerait dans leurs cuisines et dans leurs ghettos, et leur exclusion de l’espace public et du monde du travail, alors même qu’elles aspirent à s’investir pleinement dans la vie collective.

Le corps des femmes leur appartient

C'est la raison pour laquelle un groupe de 120 femmes de toutes appartenances et convictions, dont nous faisons partie, a lancé il y a quelques semaines un appel, dans lequel elles refusent l'imposition d'un code vestimentaire quel qu'il soit, qu'il s'agisse d'interdire le port du voile ou de le rendre obligatoire.

Nous sommes désormais près de 2000. L’imposition d’un code vestimentaire est une forme de violence et nous la dénonçons comme telle. Le corps des femmes leur appartient, tout comme leur appartient le choix de leurs vêtements.

Nous nous opposons à des lois que nous jugeons à la fois sexistes, parce qu’elles ne concernent que les femmes, et racistes, parce que ce sont les femmes musulmanes qui sont discriminées et menacées d’exclusion sociale. Nous revendiquons aussi l'accès au travail pour toutes les femmes, et appelons l’opinion publique à se mobiliser contre leur adoption. Les femmes de France doivent TOUTES bénéficier de droits égaux.

Communiqué du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

Communiqué du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

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Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s, le 13 juin 2013

Suite à l’annonce de Madame l’échevine Faouzia Hariche, sur l’avis du Conseil d’Etat de ce 17 Avril autorisant le port du foulard pour les professeurs de religion, règlement applicable aux communes de la Région bruxelloise, celle-ci refusant ainsi de l’appliquer dans – sa circonscription - les limites de la Ville de Bruxelles : «Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail», rétorquait Faouzia Hariche (PS), échevine de l’Enseignement de la Ville de Bruxelles.

Le Mouvement MEET ! constate l’urgence de condamner fermement cette décision de Madame l’échevine et lui rappelle par la même occasion que ledit décret du 31 mars 1994 est tout d’abord totalement désuet et contraire au décret qui l’a suivi (et donc qui l’abroge) le 17 décembre 2003 qui impose certes aux enseignants «d’adopter une attitude réservée, traiter les options religieuses en des termes qui ne peuvent froisser, s’abstenir de tout propos partisan dans les problèmes idéologiques et refuser de témoigner en faveur d’un système philosophique ou politique quel qu’il soit» mais toutefois qui mentionne que «rien n’interdit aux professeurs de religions reconnues de porter tout signe d’appartenance, y compris vestimentaire».

D’ailleurs, Xavier Delgrange, membre du Conseil d’Etat, dit à propos de cet avis : «l’enseignement de la religion échappe pratiquement totalement au contrôle des autorités publiques […] Les titulaires de cours de religions reconnues ne sont pas astreints au devoir deneutralité et même, le prosélytisme de leur part n’est pas critiquable».

Nous voyons, dans ce cas-ci, qu’alors même que la plus haute instance juridique donne un avis favorable, l’échevine se prononce et refuse de l’appliquer. En quoi un élu politique se donne-t-il le pouvoir de refuser d’appliquer un arrêt promulgué par une instance juridique dans une démocratie où la loi est première ?

En ce qui concerne l’emploi, beaucoup ne trouvent pas un emploi à la hauteur de leurs compétences, et se voient accepter un travail très souvent précaire, ou ne trouvant un travail que des années après, voire même aucun travail. On ne cesse de parler de diversité, de multiculturalité, et bien cela fait partie de la liberté de conscience de tout un chacun, de la diversité tant mise en avant par tous. Finalement, quelles sont les priorités de Bruxelles ? Investir dans l’enseignement ? Former les jeunes ? Dans ce cas-ci, y’a-t-il toujoursune place pour des jeunes femmes ? Eviter de leur mettre des obstacles ? Que le taux de chômage ne grimpe ou alors se préoccuper de savoir qui porte un foulard, qui porte une longue jupe ou un pantalon large ?

Alors même que la Belgique traverse une crise sans précédents, où le décrochage scolaire est au plus haut, où le taux de chômage des jeunes et moins jeunes explose, alors même que la femme est d’après de nombreuses statistiques, toujours bien plus discriminée que l’homme, l’interdiction du port du foulard ne cesse de faire du tort aux femmes le portant. Celles-ci ne peuvent s’inscrire dans les écoles qu’elles désirent et faire un choix correct de leurs études étant donné que l’accès à la plupart des écoles supérieures ne leur est pas permis. Les filles étant en secondaire se voient dans l’obligation de le retirer pour continuer leur scolarité. Alors même que la grande majorité sont contraintes illégalement de l’enlever, beaucoup font l’objet au sein de leur école de discriminations quant à leur tenue vestimentaire, alors jusqu’où comptons-nous les priver de leur liberté ?

Nous sommes conscients que ces dérives de la part d’élus politiques ne sont pas des plus rares, c’est la raison pour laquelle la lutte ne s’arrêtera pas aux vêtements des professeurs de religion, mais également à la tenue des élèves qui sont considérés comme égaux juridiquement aux professeurs d’après l’article 24 de la Constitution belge organisant les principes de la neutralité applicables à tous.

Nous, membres du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !, appelons à une coordination pour contester cette décision de Madame l’échevine Faouzia Hariche, ainsi qu’à une mobilisation large qui se fera très prochainement.

Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

m.e.e.t.belgium@gmail.com

12 juin 2013

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 20 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Mazyar Khoojinian : historien, Dirk Jacobs : sociologue, Mahinur Ozdemir : Députée régionale (CDH). Modération : Y. Kengen

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 18 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Anne Frennet de Keyser : historienne, Corinne Torrekens : chargée de recherches FNRS, Rachid Madrane : Secrétaire d’état (PS) à la Propreté publique. Modération : E. Huisman

Football : le Canada suspend le Québec pour avoir interdit le turban

Football : le Canada suspend le Québec pour avoir interdit le turban

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AFP, le 11 juin 2013

L'Association canadienne de football a suspendu la fédération québécoise pour avoir interdit le port du turban par les joueurs, une décision qui suscitait mardi 11 juin des réactions contrastées dans tout le Canada. Le Québec est l'unique province canadienne à interdire le turban, porté notamment par les sikhs.

L'Association canadienne a annoncé lundi soir qu'elle avait décidé "de suspendre la Fédération de soccer du Québec immédiatement en raison de son refus d'appliquer la directive d'autoriser le port de turbans/patkas/keskis par les joueurs de football". Le président de l'Association canadienne, Victor Montagliani, précise avoir demandé aux Québécois, le 6 juin dernier, de revenir sur cette décision prise l'an dernier et reconduite récemment. Mais il s'est heurté à un refus, la fédération québécoise en faisant une question de sécurité au jeu et invoquant un règlement de la FIFA.

L'Association canadienne explique vouloir "assurer que le football demeure accessible au plus grand nombre de Canadiens" et indique que la suspension sera levée lorsque la Fédération du Québec abolira l'interdiction et appliquera sa politique en la matière. La décision du Québec empêcherait une centaine d'enfants de jouer dans des ligues de football de la province, selon des chiffres avancés par la communauté sikhe. Le ministre canadien de l'immigration, Jason Kenney, a qualifié de "ridicule" l'interdiction du turban au Québec, dans un message sur son compte Twitter.

Le chef du Parti libéral (opposition) du Canada, Justin Trudeau, a estimé lui aussi sur Twitter que l'Association canadienne avait "pris la bonne décision" et invité la fédération québécoise "à revoir sa décision". En revanche, la première ministre du Québec, Pauline Marois, dont le gouvernement espère faire adopter une "charte des valeurs québécoises" basée sur la laïcité et l'égalité entre les hommes et les femmes, a qualifié d'"inacceptable" la suspension de la fédération québécoise et ajouté que cette dernière avait le droit d'établir "ses propres règlements".

Le président de l'Impact de Montréal, l'équipe locale de la Major League Soccer (MLS, championnat nord-américain), Joey Saputo, est intervenu dans le débat. "Personnellement, je pense qu'on ne devrait pas empêcher un enfant de jouer au football au niveau mineur parce qu'il porte un turban", a-t-il dit. "Toutefois, je comprends la décision de la Fédération du Québec qui a été prise selon un règlement de la FIFA" qui, selon lui, laisse "place à interprétation". Dans ce contexte, la décision de l'Association canadienne est "nettement exagérée", a-t-indiqué en appelant "toutes les instances en cause" à "trouver un terrain d'entente pour le bien du sport".

11 juin 2013

Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces "avides cochons"

Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces "avides cochons"

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AFP, le  11 juin 2013

Quelques centaines de Kényans ont manifesté mardi devant leur Parlement à Nairobi, parodiant en "avides cochons" leurs députés qui à peine élus tentent de s'octroyer une conséquente hausse de salaire.

L'association "Occupez le Parlement" en était à sa deuxième manifestation du genre. La première avait été organisée mi-mai, avec deux douzaines de cochons vivants et des litres de sang de bovins déversés sur le pavé.

Ce mardi, du sang a encore été jeté. Les manifestants ont encore fait leurs slogans autour d'un jeu de mot: "MPigs" formé à partir de MPs -abréviation de Members of Parliament (députés)- et de Pig (cochon). Mais les organisateurs, poursuivis depuis la précédente manifestation pour cruauté envers des animaux, avaient cette fois confectionné un cochon géant.

Les députés kényans, parmi les mieux payés du continent africain et ne payant pas d'impôts, tentent de s'octroyer une hausse de salaire de quelque 300. 000 shillings (2.600 euros), pour revenir à celui touché par les députés de la précédente législature (851. 000 shillings, soit environ 90 fois le salaire minimum au Kenya).

La Commission des Salaires et rémunérations, agence gouvernementale indépendante chargée de fixer les traitements de la fonction publique, avait décidé cette baisse de salaire des nouveaux députés, élus en mars. La nouvelle chambre basse compte 128 députés de plus que la précédente.

"Aidez ceux dans le besoin, pas les voraces", pouvait-on lire mardi sur l'une des pancartes des manifestants. "Si vous obtenez une augmentation, j'arrête de payer des taxes", disait une autre.

"Les Kenyans ne sont pas prêts à payer ça" a affirmé l'une des organisatrices, Florence Kanyua, rappelant que ce sont les Kényans qui payent ces salaires via leurs impôts.

"Les enseignants, les policiers, les médecins et les infirmières ont des salaires de misère" a-t-elle ajouté, "mais les députés ne pensent pas à ce genre de problème".

"Le Parlement défie notre démocratie (. . . ) c'est une impunité que nous ne pouvons pas accepter" a renchéri un manifestant, John Nyaga, étudiant.

En début d'après-midi, les manifestants ont déposé leur cochon géant, paré de fleurs, devant les grilles du Parlement, puis lancé en l'air de faux billets de banque représentant eux aussi une bande de cochons.

Quelques personnalités étaient venues les soutenir.

Pour l'une d'elles, l'expert en droit constitutionnel Yash Pal Ghai, les députés "défient" la nouvelle Constitution kényane en remettant en question la Commission des salaires, reconnue par la Constitution, et ses membres.

"La plupart des Kenyans vivent dans une extrême pauvreté" a-t-il ajouté. Soulignant par ailleurs le fort endettement du pays, il a estimé que ces salaires ne feraient "qu'alourdir cette charge".

"L'économie de ce pays ne peut pas se le permettre" a renchéri Khelef Khalifa, président d'une importante organisation de la société civile, Muslims for Human Rights (les Musulmans pour les droits de l'Homme).

Des dizaines de policiers, munis de matraques, casques et gaz lacrymogènes avaient été déployés autour du Parlement, dans le centre de Nairobi. Mais la manifestation n'a été marquée par aucun incident.

La laïcité Parole de musulmane

La laïcité

Parole de musulmane

Une arme secrète contre l’Islamophobie…

Une arme secrète contre l’Islamophobie…

Oumzaza, le 11 juin 2013

Têtes de porc, sang de porc, tags haineux et racistes, voici un échantillon de ce que doivent supporter les fidèles des mosquées de France en 2013. Il existe aussi des communes comme Nice et Montrouge hier, ou Epinay sur Seine aujourd’hui, qui peinent à avoir un lieu de culte décent, ou qui en avait un mais se le voit confisqué de manière arbitraire, c’est à dire sans véritable raison. Découvrez la dernière vidéo d’Islamotion TV, donnant la parole aux fidèles de la mosquée d’Épinay-sur-Seine, victime d’une décision injuste :

Au-delà des mosquées

Les mosquées, les tombes de nombreux défunts musulmans, quelques commerces… sont les dommages matériels à déplorer aujourd’hui. Mais pas que. Plus triste encore, les êtres humains humiliés, insultés, agressés. Ces hommes peinant à trouver du travail, ces femmes dont on nie l’intelligence parce que leur cerveau se trouve dans leur tête, celle qu’elles cachent sous ce foulard tabou pour une société laïcarde et complexée par sa propre identité religieuse. Ces mêmes femmes qui représentent aujourd’hui en France plus de 90% des victimes d’islamophobie. Agressées verbalement ou physiquement, ces victimes sont trop nombreuses pour excuser le silence des télévisions et des radios. Seuls les médias alternatifs relatent les faits.

Marwan Muhammad, porte parole du Collectif Contre l’Islamophobie de France a écrit récemment une très jolie lettre pour les femmes musulmanes : lettre à ma sœur. Une lettre empreinte de douleur, de tristesse, mais également de courage et d’optimisme. Les musulmans de France sont, et seront si Dieu le veut. Nous aspirons tous à une vie meilleure, une cohabitation dans la Paix et le respect mutuel. Ce fossé creusé par les politiques et les médias a réussit à nous faire croire qu’il existait des communautés qui ne pouvaient s’intégrer à la société française. Alors que la société elle-même prouve le contraire.

Action, réaction !

Nous sommes contraints aujourd’hui d’agir, et ce afin de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Agir en dénonçant les actes islamophobes auxquels nous sommes témoins ou victimes, et ce pour asseoir nos droits inaliénables, les mêmes que pour n’importe quel citoyen français. Ni plus, ni moins.

Nous apprenions hier sur le site d’Al Kanz que le CCIF lance très prochainement une application mobile, destinée à suivre l’actualité, mais également suivre l’évolution de l’islamophobie en France, avec une carte interactive permettant de localiser les actes islamophobes géographiquement. L’application permettra surtout à tout un chacun la déclaration on line de toutes agressions verbales ou physiques, et d’y joindre une photo. Grâce à de nombreux conseils qui seront disponibles sur l’application, nous aurons en poche une arme secrète : une défense légitime, loyale et légale.

Force est de constater que nous ne pouvons pas compter sur le corps médiatique classique aujourd’hui (à lire : Quand le coupable est musulman…). Preuve en est, l’inconscience collective dans laquelle est plongée tout citoyen lambda (parfois même musulman). Lorsque nous relatons un fait comme ceux cités ci-dessus, nous reconnaissons immédiatement ceux qui achètent le Parisien, le Figaro, et ceux qui sont connectés aux sites tels qu’Ajib.fr, Al Kanz, Katibîn, Question halal… A nous de nous faire entendre à travers ce corps médiatique uni et alternatif ! Avec un bon comportement en prime, nous travaillons aujourd’hui pour nos enfants, et nos petits enfants, pour un vivre ensemble digne et respectueux. La reconnaissance que nous espérons ne sera peut-être pas nôtre, espérons qu’elle appartiendra à nos enfants, et que nos efforts leur profiteront. Qu’ils ne sentiront plus cette pression étouffante, cette impression d’être chez soi sans être réellement chez soi. C’est à nous, ACTION !

Pas de foulard dans les écoles de la Ville

Pas de foulard dans les écoles de la Ville

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Echevine (PS) algéro-belge et islamophobe de l'Instruction publique

Nathan Gonze, le 11 juin 2013

L’avis du Conseil d’État, autorisant le voile aux professeurs de religion, ne fait pas jurisprudence, estime l’échevine

Les professeurs de religion islamique ont-ils le droit de porter le foulard dans les écoles ? Le 17 avril dernier, le Conseil d’État répondait par la positive à la suite d’un différend entre une prof et la commune de Grâce-Hollogne. Tout signe d’appartenance religieuse, y compris vestimentaire, est inhérent à l’enseignement des religions reconnues et n’est pas limité aux heures de cours et aux locaux auxquels ils sont affectés, estimait le Conseil d’État dans son arrêt.

Un arrêt qui porte, en théorie, sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles et donc, qui est applicable aux communes de la Région bruxelloise. Mais pour la Ville de Bruxelles, la décision du Conseil d’État ne fait pas jurisprudence : le foulard islamique - comme tous signes religieux ostentatoires - reste interdit aux élèves comme aux professeurs, fussent-ils de religion.

Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail ”, justifie Faouzia Hariche (PS), échevine de l’Enseignement. Pas de dérogation pour les profs de religion estime donc Mme Hariche car “ce serait créer un traitement discriminatoire entre les enseignants.

Dommage, estime quant à elle Zoubida Jellab (Écolo), qui interpellait hier l’échevine à ce sujet au conseil communal et qui craint que la ville ne s’expose à des recours. La jeune association Muslims Right Belgium – qui recense en ligne les actes antimusulmans - confirme d’ailleurs avoir reçu des plaintes en ce sens à Bruxelles mais que rien d’officiel n’a encore été déposé.

Autre point qui pose question selon la conseillère Écolo, le manque de mixité parmi les professeurs de religion islamique (seulement 1/4 de femmes). C’est l’Exécutif des musulmans de Belgique qui propose les candidats. Dans la majorité des cas, ce sont des hommes. Comme cela, on évite le débat sur le voile, déplore Zoubida Jellab.

Pour l’échevine de l’Enseignement, le débat pose surtout la question de l’opportunité des cours de religion. “Ils séparent les élèves. La société bruxelloise aurait beaucoup plus à gagner d’un cours de civisme et de vivre ensemble, conclut-elle.

10 juin 2013

Communiqué de l’Union des Savants Syriens

Communiqué de l’Union des Savants Syriens 

Ils proclament le Nafir (l’appel général au combat)

«Il est du devoir de tout musulman, là où il se trouve, de s’élancer pour secourir ses frères opprimés en Syrie, chacun selon ses possibilités, en donnant de l’argent, en portant les armes, en donnant de la nourriture, en donnant des conseils, en partageant ses compétences et ses expériences militaires»

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE : WHO'S NEXT ?

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE

WHO'S NEXT ?

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Ceux qui, en Belgique, ont subi et subissent encore la répression politique et raciste, ne manquent pas. Mais une des caractéristiques propres à la répression est que les victimes ont rarement l’occasion de s’exprimer en public.

Pour les Indigènes de Belgique et Quart d’X, si on veut lutter contre l’exclusion pour raisons politiques ou racistes, il est pourtant essentiel que ceux qui en subissent les conséquences personnellement soient reconnus et soutenus. Parce que leur cas est emblématique et représente bien plus que leur simple personne.

C’est ainsi que les IB et Quart d’X organisent une conférence pour fournir l’occasion, à tous ceux qui s’intéressent à la répression en Belgique, de comprendre comment elle s’exprime et les enjeux réels en termes de solidarité effective : comment soutenir concrètement ceux qui se voient attaqués voire exclus de leur travail, privés ainsi de revenus et tués socialement dans l’indifférence générale ?

L’occasion de rencontrer certains d’entre eux qui viendront expliquer leur combat politique et les conséquences concrètes de la répression qui en découle :

• Souhail Chichah a été exclu de l’ULB où il était assistant et chercheur pour sa participation à la Burqa Pride, qui visait à demander un débat contradictoire avec Caroline Fourest afin de dénoncer ses positions islamophobes, lors d’une tribune laudative que l’ULB offrait à la néoraciste, mais aussi parce qu’il dénonçait la politique coloniale d’Israël.

• Roberto D'Orazio, membre de la délégation syndicale des Forges de Clabecq, a été licencié et par la suite exclu du syndicat puis poursuivi sur base des actions menées durant le combat pour la reprise des Forges.

• Bahar Kimyongür a été condamné à quatre ans de prison ferme, et a fait l’objet d’une demande d’extradition de la Turquie, pour «terrorisme» dans le cadre du procès «DHKP-C», un mouvement d'extrême-gauche turc. Il a été ensuite acquitté.

• Barbara Van Dyck a été exclue de la KUL pour avoir participé à une action non violente de désobéissance civile menée contre un champ d’essai de pommes de terre OGM.

Modérateur : Mohamed Tahar Bensaada, enseignant à L'École Ouvrière Supérieure (EOS)

Lieu tenu confidentiel en raison des risques de censure.

Date : jeudi 20 juin 2013 à 19h

Entrée : 5€ (boissons et restauration en vente sur place)

Info et réservation : collectifantiracismes@gmail.com

L’UDMF en campagne pour 2014

L’UDMF en campagne pour 2014

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UDMF, le 29 mai 2013

L’UDMF a rendez-vous avec les françaises et les français en 2014 lors  des Municipales et des Européens.

Dans une société repliée sur elle-même, de plus en plus attirée par les discours radicaux, notre thème central sera celui de la citoyenneté pour combattre l’échec de nos politiques d’intégration. Si le débat sur l’identité nationale a viré à la guerre civile en France dernièrement qu’en est-t-il de l’identité Européenne et du principe fédérateur d’union, d’échange et de solidarité des peuples ?

Pour répondre à ces questions et cette enjeux, nous nous sommes réuni sous l’étiquette d’un parti dont le nom fait déjà débat à cause du M présent dans son sigle (UDMF).

Dans une société touchée de plein fouet par le rejet totalement décomplexé envers les musulmans, voir naître un parti politique à consonance musulmane ne pouvait qu’engendrer de vives réactions.

Beaucoup sont surpris que, dans un état laïc tel que le nôtre, on puisse valider un parti politique sous la dénomination d’Union des Démocrates Musulmans Français ?

Alors qu’on reproche à l’islam d’être à l’antipode de la Démocratie, qu’en France la politique et la religion sont séparés, peut-être faudrait-il rappeler le sens du mot Démocratie ?

D’abord, un parti est avant tout une essence et une morale issue d’une idéologie humaniste et même universelle.

En effet, une Démocratie doit être constituée des différentes sensibilités qui composent sa société afin que chacun s’y retrouve représenté.

Christine Boutin, ancienne ministre du logement sous Sarkozy et présidente du parti Chrétien Démocrate (PCD) fait référence à l’idéologie chrétienne qui l’anime tout comme Angela Merkel, la chancelière Allemande du parti de l’Union Démocratique Chrétienne (CDU).

Dans la diversité sociale et culturelle qui compose notre Nation, les musulmans, deuxième religion du pays, en étaient jusqu’alors exclus à cause de toutes une série de clichés que nous comptons bien balayer.

Au sein de l’UDMF nous séparons, comme le PCD ou le CDU, le religieux émanant de notre croyance pour en exploiter la morale et l’exemplarité qui l’a compose afin que celle-ci puisse être une force supplémentaire pour notre pays. Cela, afin de retrouver un pays ouvert au vivre ensemble enfin respectueux de nos différences et un rayonnement pour les autres États.

Pour ceux qui seraient tentés de nous écrire pour nous dire, de façon très courtoise, qu’il n’adhère pas à nos idées et à nos convictions, sachez que nous sommes dans une Démocratie et que chacun est libre de ses opinions.

Un autre Belge serait mort en Syrie

Un autre Belge serait mort en Syrie

Belga, le 10 juin 2013

Un Belge parti combattre en Syrie serait décédé au Proche-Orient. Il s’agit de Tarik Taketloune, un jeune âgé d’une vingtaine d’années originaire de Vilvorde.

Tarik Taketloune avait été étudiant à l’institut technique TSM de Malines. Il était mécanicien automobile.

Selon son père, le jeune aurait été tué d’une balle en pleine tête alors qu’il dormait. Trois jours avant son décès, Tarik Taketloune aurait dit à sa famille qu’il comptait rentrer en Belgique. Les circonstances de son décès son très floues.

Tarik Taketloune était parti en Syrie, il y a neuf mois. Son frère, Elias Taketloune, était également parti en Syrie. Il vient pour sa part d’être arrêté à son retour en Belgique. Militant de Sharia4Belgium, il était revenu en Belgique prématurément pour voir son nouveau-né. Il nie s’être battu en Syrie et affirme avoir participé à des actions humanitaires. La Chambre du conseil a entre-temps confirmé sa détention pour une durée d’un mois.

C’est le 3e Belge parti combattre en Syrie qui décède.

07:19 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07 juin 2013

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

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Adam Sfali, le 07 Juin 2013

Une société privé de sécurité installée au Maroc et filiale d‘une multinationale du très lucratif secteur de sécurité privée au monde, a été accusé de torturer des palestiniens dans des prisons israéliennes.

La société ‘G4S’ dont le siège se trouve à Crawley au Royaume-Uni, fait l’objet d’une campagne internationale pour son boycott.

Selon le militant des droits de l'Homme, l'activiste marocain de confession juive Sion Assidon, cité par le quotidien du parti Istiqlal Al Alam, dans son tirage du vendredi 7 juin, la G4S qui a une antenne au Maroc et une autre, entre autres, en Israël, y est chargée notamment de la gestion des prisons et elle est accusé de sous-traitance de torture des détenus Palestiniens.

A noter que la G4S est une entreprise britannique de services de sécurité.

Avec 657 000 employés, la G4S est la 3e plus grande entreprise au monde en terme d'employés.

C'est également la plus grande société de services en termes de chiffre d'affaires.