22 juin 2013

On ne votera pas pour ces cochons !!!

On ne votera pas pour ces cochons !!!

Ce jeudi 20 juin, le Traité d'austérité TSCG a été voté à la Chambre, dans un silence quasi complet, afin d'éviter tout débat démocratique sur un enjeu crucial pour notre avenir. Ce traité condamne l'Europe à l'austérité par l'application de mesures similaires à celles qui ont plongé la Grèce dans une misère sans nom. Ce traité a été adopté grâce à la "gauche". En effet, le PS qui se prétend souvent opposé à l'austérité s'est majoritairement prononcé en sa faveur et vient donc ainsi de se porter caution pour que l'austérité puisse à nouveau ravager l'Europe.

Ce traité doit encore être soumis aux Parlements bruxellois et wallon. Comme les médias se taisent et que nous voulons la fin de cette loi du silence, je propose de créer un buzz utile sur facebook afin de mettre les élus devant leurs responsabilités.

La façon de procéder est simple. Vous trouverez ci-dessous la liste de ceux qui ont voté pour et de ceux qui ont voté contre à la chambre. Je vous propose de copier-coller cette liste et de mettre un @ devant les noms des élus "de gauche" qui ont voté pour et d'appuyer ensuite sur la flèche de droite jusqu'à ce que leur profil apparaisse. Le nom du politicien deviendra bleu et ils recevront ainsi une notification qui leur apprendra que pour avoir voté le TSCG, nous "On ne votera pas pour eux". Cela poussera peut-être certains d'entre eux à venir en débattre, sait-on jamais... En tout cas, il est inadmissible que ceux qui vivent grassement de l'argent du peuple le condamnent à la misère et fuient lâchement le débat d'idées ! Surtout s'ils se disent socialistes et se font élire sous cette bannière, c'est de l'usurpation.

Voici la fameuse liste à copier. Rejoignez l'action, invitez vos contacts, partager le lien. Embêtons-les un maximum, notre avenir en dépend !

LE TSCG A ETE VOTE....

ont voté POUR

Arens Joseph, Bacquelaine Daniel, Bastin Christophe, Battheu Sabien, Becq Sonja, Bonte Hans, Bracke Siegfried, Brotcorne Christian, Burgeon Colette, Caverenne Valérie, Clarinval David, Clerfayt Bernard, Collard Philippe, Coudyser Cathy, Dallemagne Georges, De Bue Valérie, De Clerck Stefaan, De Clercq Mathias, De Croo Herman, de Donnea François-Xavier, Degroote Koenraad, Delizée Jean-Marc, De Meulemeester Ingeborg, Demir Zuhal, Demol Elsa, De Permentier Corinne, De Potter Jenne, Deseyn Roel, Destrebecq Olivier, Detiège Maya, Devin Laurent, Devlies Carl, Dewael Patrick, De Wit Sophie, Dierick Leen, Dumery Daphné, Emmery Isabelle, Fernandez Fernandez Julia, Flahaut André, Fonck Catherine, Francken Theo, Frédéric André, Galant Jacqueline, Geerts David, George Joseph, Giet Thierry, Goffin Philippe, Grosemans Karolien, Gustin Luc, Henry Olivier, Jabour Mohammed, Jadin Kattrin, Jambon Jan, Kindermans Gerald, Kitir Meryame, Lacroix Christophe, Lalieux Karine, Lambert Marie-Claire, Landuyt Renaat, Lanjri Nahima, Lutgen Benoît, Luykx Peter, Maertens Bert, Maingain Olivier, Mayeur Yvan, Meire Laurence, Michel Charles, Mouton Rosaline, Musin Linda, Muylle Nathalie, Nyanga-Lumbala Jeanne, Özen Özlem, Sampaoli Vincent, Schiltz Willem-Frederik, Schyns Marie-Martine, Seminara Franco, Slegers Bercy, Smeyers Sarah, Sminate Nadia, Somers Bart, Somers Ine, Temmerman Karin, Terwingen Raf, Thiébaut Eric, Thiéry Damien, Tuybens Bruno, Uyttersprot Karel, Vanackere Steven, Van Biesen Luk, Van Cauter Carina, Van den Bergh Jef, Vandeput Steven, Van der Auwera Liesbeth, Van der Maelen Dirk, Van Eetvelde Miranda, Van Esbroeck Jan, Van Gool Dominica, Van Grootenbrulle Bruno, Vanheste Ann, Van Noppen Florentinus, Van Quickenborne Vincent, Van Vaerenbergh Kristien, Vanvelthoven Peter, Vercamer Stefaan, Vienne Christiane, Waterschoot Kristof, Weyts Ben, Wierinck Godelieve, Wilrycx Frank, Wollants Bert, Wouters Veerle

ET NOUS ON NE VOTERA PAS POUR VOUS !

ont voté CONTRE

Annemans Gerolf, Balcaen Ronny, Brems Eva, Calvo y Castañer Kristof, De Bont Rita, Dedecker Jean Marie, De Man Filip, De Vriendt Wouter, D'haeseleer Guy, Genot Zoé, Gerkens Muriel, Gilkinet Georges, Goyvaerts Hagen, Jadot Eric, Lahssaini Fouad, Louis Laurent, Pas Barbara, Ponthier Annick, Schoofs Bert, Snoy et d'Oppuers Thérèse, Valkeniers Bruno, Van Hecke Stefaan, Veys Tanguy

21 juin 2013

En soutien à Bahar Kimyongür

 

En soutien à Bahar Kimyongür

Rassemblement devant le Ministère des Affaires étrangères

Le 19 juin 2013

11:14 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 juin 2013

Christophe Oberlin : LA VALLÉE DES FLEURS

  LA VALLÉE DES FLEURS

Christophe Oberlin

Christophe Oberlin présente son nouveau livre LA VALLÉE DES FLEURS, une évocation de la déportation en 1992 de 417 palestiniens…

19:19 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

L’islamophobie d’état génère l’exclusion et la violence physique

L’islamophobie d’état génère l’exclusion et la violence physique 

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Raphaël Liogier : «Les agressions islamophobes sont justifiées comme de la self-défense»

«Les agressions islamophobes sont justifiées comme de la self-défense»

Raphaël Liogier

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Par Fouad Bahri, le 18 juin 2013

L’islamophobie est-elle en train d’exploser en France ? Après une semaine marquée par la multiplication des agressions physiques contre des femmes voilées et la tentative, avortée, d’organiser une manifestation anti-islam par le mouvement Résistance républicaine, Zaman France vous propose un entretien exclusif avec le sociologue du fait religieux Raphaël Liogier, auteur du livre Le mythe de l’islamisation, pour tenter comprendre les ressorts profonds de ce phénomène inquiétant.

Comment analysez-vous l’intensification des actes islamophobes et le passage à l’acte ?

Si nous étions dans une situation de phobie, cela n’entraînerait pas de passage à l’acte mais des formes de rejets. Cliniquement, on est plus dans la phobie mais dans ce que j’appelle un théâtre paranoïaque. Dans la phobie, vous pouvez être dans la condescendance, le rejet ou la peur. Dans le théâtre paranoïaque, vous supposez que l’autre vous en veut à vous en particulier.  Il y a la projection de l’intentionnalité. Cela n’était pas le cas avant 2003 ou 2004. Il n’y avait pas de blessure narcissique. On n’avait pas l’idée que les musulmans sont là parce qu’ils ont un plan et qu’ils veulent acculturer ou provoquer une colonisation inverse. Les agressions physiques contre les femmes voilées sont justifiées par leurs auteurs non pas comme de la phobie mais comme de la self-défense contre une agression intrinsèque des musulmans.

Pourquoi cette tendance ne se manifeste que maintenant ?

L’année charnière est 2003. C’est l’attaque américaine en Irak qui se fait sans l’aval des Européens. A partir des années 2000, on est plus seulement dans une crise économique mais aussi symbolique. C’est la blessure narcissique de l’Europe qui a perdu sa prééminence économique, militaire et culturelle. Partout sur le Vieux Continent, on a à ce moment là des débats sur l’identité nationale et l’origine chrétienne de l’Europe. 2003, c’est aussi l’année de création de Riposte laïque.

Y-a-t-il une spécificité française à ce phénomène ?

Il y avait une spécificité française au début, avec la fameuse exception française. L’Europe s’est pensée pendant un siècle au centre du monde, et la France était au centre du centre du monde. En 2003, un rapport à été remis à François Baroin à la demande de Jean-Pierre Raffarin, qui parlait de nouvelle laïcité qu’il faut mettre en place parce que la laïcité à un moment donné peut entrer en contradiction avec les droits de l’homme et qu’il faut alors choisir la laïcité, ce qui est absurde car historiquement elle est le produit des droits de l’homme. Autrement dit, on avait le droit de faire des lois qui étaient contradictoires avec ces droits de l’homme parce que le bateau coule. C’est la laïcité en situation d’urgence qui conçoit l’islam comme une menace au mode de vie européen. On est plus dans la stricte laïcité mais dans une laïcité d’exception. On se croit en situation de guerre et on met en place des tribunaux d’exception. Tout se concentre dans le mot islamisation. Toute manifestation de l’islam est considérée comme plus que ce qu’elle n’est. Il y a un aspect procès d’intention. Cela se voit très bien dans le phénomène Tariq Ramadan.

Ce théâtre paranoïaque est-il un phénomène naturel ou relève-t-il de la construction ?

Je ne crois pas à la théorie du complot ni du côté des musulmans, ni de celui des institutions. C’est plus grave encore. Il y a une telle frustration et une telle angoisse du côté de la population française. Le sentiment de déclin irréversible, la mondialisation et le capitalisme sont vus comme l’horreur absolue, le comble étant la visibilité de l’islam et des musulmans perçus comme voulant imposer leur religion. Il faut vraiment ne pas avoir confiance en son identité pour penser que 6 ou 7 % de la population vous menace culturellement. Ce qui relie ces choses n’est pas un lien logique mais psychologique. Comme on ne peut pas en vouloir à la mondialisation, il faut personnaliser avec tout ce qui a l’air hétérogène comme l’islam. 

Dans votre livre Le mythe de l’islamisation, vous décrivez plus précisément ce que vous entendez par théâtre paranoïaque…

Le théâtre paranoïaque, c’est ce qui permet de passer à l’acte. Le mythe de l’islamisation, c’est l’Europe qui met en scène son propre déclin sur le dos de l’islam. Comme dans tout théâtre, il y a quatre acteurs. Le héros qui prétend défendre la civilisation, l’Europe, l’Occident, qui parfois passe à l’acte comme Anders Breivik. Le peuple trompé qui se représente comme étant trahi, qui est majoritaire mais qui se pense presque comme minoritaire culturellement, qui pense avoir perdu. Dans la phobie, vous comprenez que l’autre est plus faible, avec des opinions comme : «ils sont inférieurs, ils sont sauvages, ils sont moins biens» alors que dans le théâtre paranoïaque, vous considérez que les faibles sont forts. Si les musulmans prient dans la rue, ce n’est pas parce qu’il y a moins de mosquées proportionnellement que les temples protestants. Non. S’ils prient dans la rue c’est parce qu’ils veulent occuper la rue, vont-ils dire. Il y a enfin le traître multiculturaliste qui dénonce ce qui se passe et il y a le djihadiste potentiel. Dans ce schéma, tout musulman est un djihadiste potentiel. On le voit dans l’expression «musulman modéré» comme si l’islam était en soi négatif. Et cela peut aussi créer du passage à l’acte chez le musulman qui peut prendre cela au sérieux et là ça donne Mohamed Merah. Merah n’est pas devenu djihadiste parce qu’il était musulman, il est devenu musulman pour être djihadiste !

Le fantasme démographique nourrit aussi cette crainte islamophobe…

Oui alors que c’est une fausse idée. Il n’y pas contrairement à ce qu’on croit une hausse de la natalité chez les musulmans. Ce n’est pas une communauté qui augmente démographiquement. C’est une population fragile économiquement, qui n’a pas accès aux relais d’opinion, et qui comme toutes les populations fragiles, peut à un moment ou à un autre réagir de façon agressive. Faire des lois ne sert donc à rien car on croit se protéger d’une menace quand on se protège contre son angoisse.

Est-il encore possible de sortir de ce cercle vicieux de violence et de radicalisation ?  

Oui. Il faudrait plus de responsabilités des hommes politiques. Il faudrait revenir aussi à plus de rationalité et moins d’émotivité.  Ces agressions islamophobes arrivent ainsi juste au moment où on est en train de discuter au Parlement de laïcité, au moment où Hollande dit que la laïcité ne s’arrêtera pas au privé. Les Français se sentent légitimes à passer à l’acte parce qu’ils entendent cela à la télévision, parce que les politiques en parlent comme de problèmes alors que ce sont de faux problèmes. Par exemple, les membres de l’Observatoire de la laïcité créé par le gouvernement pensent pour la plupart qu’il y a un problème avec l’islam. Des gens comme Jean Baubérot n’y sont pas. On est allés sélectionner les gens en fonction de ce qu’on veut entendre. Les politiques doivent plutôt mettre en place les conditions d’un vrai débat.

Certaines réactions qu’on observe chez les musulmans comme une certaine inflation de débats et de conférences sur l’islamophobie, et parfois une tendance à la victimisation, ne renforcent-elle pas une polarisation oppositionnelle qui entretient la tension là où il faudrait la désamorcer ?

Paradoxalement, oui, mais pas dans le sens où on le pense. Ce qui a pu laisser le champ libre au développement d’une forme de paranoïa anti-musulmane, c’est moins la visibilité de l’islam qui est assez banale. La condamnation du halal au Quick ou la présence de femmes voilées aux sorties scolaire est, en ce sens, ridicule. C’est plutôt l’attentisme de certains musulmans ou dirigeants d’associations. Leur attitude, c’était : «ça va passer, il faut attendre, il faut rien faire, etc..». C’est l’attitude Tareq Oubrou, qui a été très influent sur ce point-là. Malgré cette attitude conciliante, vous allez pourtant avoir une vindicte des islamophobes contre Tareq Oubrou qui l’accuse d’être en lien avec les islamistes.

Quelle réponse les musulmans devraient-ils apporter selon vous ?

Quand on est visée en tant que minorité, c’est plus rassurant dans un pays avec une culture de la mobilisation, de manifester dans la rue et de dénoncer pacifiquement. Ce que ne font pas les musulmans en réalité qui ne sont pas capables de s’organiser pour dire stop ! Il y a aussi le risque de prêter le flanc aux accusations qui leur sont faites en amalgamant trop souvent des sujets de politique internationale avec l’islamophobie telle qu’elle existe dans ce pays. Mais n’oublions pas que les musulmans ne font que répondre à une agression, même si la réponse n’est pas toujours adéquate. Il ne faut pas retourner le sens de l’agression.

Une manifestation de Résistance républicaine, un rejeton de Riposte laïque qui milite contre l’islam, a été interdite à Paris. Comment jugez-vous l’évolution de ces mouvements identitaires anti-musulmans ?

Ces mouvements ne sont plus ni à droite, ni à gauche. Ils jouent sur la fragilité identitaire de l’Europe. Bloc identitaire, au départ c’est à droite. Riposte laïque, c’est fondée par quelqu’un qui viens de Res publica, donc à gauche. C’est à partir du mythe de l’islamisation qu’il peut y avoir une convergence entre eux. A droite, c’est la menace contre la culture catho et ses figures comme Clovis ou Jeanne d’Arc qui est visée. A gauche, le discours est sur la liberté d’expression, l’égalité hommes femmes. Le FN a repris cette construction dans son nouveau programme et discours.  Ces mouvements identitaires constituent le nouveau noyau au cœur de la vie politique française et leurs idées se retrouvent aussi bien au FN, qu’à l’UMP et au PS.  

18 juin 2013

"La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur"

"La fin de la modernité juive. Histoire d’un tournant conservateur"

Enzo Traverso

Compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’UPJB ce 14 juin. Enzo Traverso, enseignant à Cornell University (USA), nous présente son dernier livre et nous explique l’évolution de la pensée juive contemporaine :

«Après la deuxième guerre mondiale, s’amorce un processus de déclin de l’antisémitisme. Avant la deuxième guerre mondiale, il fallait être antisémite pour faire une carrière politique ou académique, aujourd’hui, l’antisémitisme n’a plus droit de citer. Un politicien antisémite est quelqu’un qui s’expose à des risques, ce n’est pas comme ça qu’il peut bâtir sa carrière.

Parallèlement à ce déclin de l’antisémitisme, qui ne fait plus des juifs par excellence la figure de l’altérité négative au sein du monde occidentale mais progressivement après la seconde guerre mondiale, on a assisté au renversement de cette perspective. La mémoire de la Shoah est devenue aujourd’hui une pratique institutionnalisée. La mémoire de la Shoah est désormais portée non plus par les juifs, une communauté meurtrie par un génocide, elle est devenue une des formes d’expression des politiques de la mémoire des États, des gouvernements. Je la définis comme une religion civile.

On a besoin de se souvenir d’un génocide pour éviter qu’il ne se répète mais aussi pour combattre les formes d’exclusion, de xénophobie et d’oppression qui peuvent exister dans le présent. Or, la mémoire de la Shoah remplit de moins en moins cette fonction-là, me semble-t-il. Elle est une mémoire qui vise à ériger un culte sacré, à créer une sorte de mystique autour d’un évènement séparé de la société. Pour ne pas parler des instrumentalisations de cette mémoire, qui sont, à mes yeux, particulièrement scandaleuses et de plus en plus courantes.

A côté de ce déclin de l’antisémitisme, je pense que l’on assiste en Europe, dans le monde occidentale en général, à l’émergence d’une nouvelle forme de racisme et d’exclusion qui vise, comme cible privilégiée, les musulmans, l’islam. Et l’islam, d’une certaine façon, aujourd’hui, tendanciellement, joue ce rôle métaphorique comme l’a été la judaïté dans le passé. L’Europe s’est débarrassée de ce démon qui l’a hanté si longtemps et c’est une très bonne chose, personne ne pourra se plaindre du fait que quand il y a un acte antisémite, cela suscite la réprobation générale, c’est très bien. Malheureusement, il y a d’autres actes de racisme qui ne suscitent pas la même réprobation et qui sont mêmes encouragés par les politiques xénophobes. J’ai l’impression que cette incarnation métaphorique d’une altérité négative, aujourd’hui, est incarnée par les musulmans. C’est pour cela que je parle d’islamophobie, comme il y a une homophobie ou une judéophobie, qui remplit cette fonction. Et parfois, il y a même des affinités qui sont frappantes : le portrait de l’islamiste qui organise des complots ou des attentats rappelle de près la caricature antisémite du bolchévique qu’on trouve dans la presse européenne des années 20.» (Enzo Traverso, le 14 juin 2013)

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE : WHO'S NEXT ?

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE : WHO'S NEXT ?

LE DEBAT AURA BIEN LIEU !

(C'est malheureusement confirmé, Bahar vient d'être arrêté en Espagne. Il était sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par la Turquie il y a plus de 10 ans !) (Souhail Chichah)

Alors que le débat précédent avait été interdit sans aucun motif par les édiles politiques St-Gilloises, nous sommes heureux de pouvoir annoncer que ce débat-ci pourra avoir lieu : les autorités ont donné leur accord et nous vous invitons donc à noter l’adresse du jour : Salle VK, Rue de l’Ecole 76 à 1080 Bruxelles.

Pour rappel, Quart d’X avait tenté d’organiser un débat sur la Burqa Pride, avec Souhail Chichah, au mois de mars de cette année, débat censuré à la dernière minute, ce qui justifiait nos craintes de voir ce débat-ci empêché également.

Plus d’infos sur cette censure : http://www.youtube.com/watch?v=kKLE4V5eX_k 

Ce jeudi 20 sera donc l’occasion de découvrir des militants qui oeuvrent dans des champs divers de l’action politique et qui ont été réprimés parce qu’ils défendaient des droits pourtant essentiels :

· Souhail Chichah a été exclu de l’ULB où il était assistant et chercheur pour sa participation à la Burqa Pride, qui visait à demander un débat contradictoire avec Caroline Fourest afin de dénoncer ses positions islamophobes, lors d’une tribune laudative que l’ULB offrait à la néoraciste, mais aussi parce qu’il dénonçait la politique coloniale d’Israël.

· Roberto D'Orazio, membre de la délégation syndicale des Forges de Clabecq, a été licencié et par la suite exclu du syndicat puis poursuivi sur base des actions menées durant le combat pour la reprise des Forges.

· Bahar Kimyongür a été condamné à quatre ans de prison ferme, et a fait l’objet d’une demande d’extradition de la Turquie, pour «terrorisme» dans le cadre du procès «DHKP-C», un mouvement d'extrême-gauche turc. Il a été ensuite acquitté.

· Barbara Van Dyck a été exclue de la KUL pour avoir participé à une action non violente de désobéissance civile menée contre un champ d’essai de pommes de terre OGM.

Modératrice : Nathalie Mathieu, porte-parole de Quart d’X

Lieu : Salle VK, Rue de l’Ecole 76 à 1080 Bruxelles.

Date : jeudi 20 juin 2013 à 19h

Entrée : 5€ (boissons et restauration en vente sur place)

Info et réservation : collectifantiracismes@gmail.com

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14:29 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Harcèlement moral de Mohamed Azzouzi

Harcèlement moral de Mohamed Azzouzi

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Guy Bernard, le 18 juin 2013

Un cadre de l’administration a déposé plainte contre le premier échevin. Ambiance délétère ?

"Je tombe un peu des nues !" En quatre mots secs et limpides, Mohamed Azzouzi (PS), l’échevin de la Jeunesse, de l’Action sociale, de la Famille et de la Culture, a tôt fait de commenter une plainte dont il fait l’objet depuis quelques jours.

L’attaque, pourtant, ne vient pas de nulle part; ni de n’importe qui. Bien qu’en maladie depuis près de trois mois, la responsable du service Jeunesse a en effet introduit une plainte pour harcèlement moral (!) auprès d’Arista, le Service externe pour la prévention et la protection au travail.

Un coup dans l’eau pour saper l’autoritarisme, voire les emportements du mandataire ? "Ça ne m’étonne pas !", claironne-t-on, ça et là, au 12 avenue de l’Astronomie, à propos de la cible. "Il est infect; traite les gens comme des chiens."

Un autre clan, plutôt pro-Azzouzi, contrerait cette perception de "gestion désastreuse des ressources humaines" : "On a engagé des gens sans recrutement (sous-entendu : sous l’ère Demannez, NdlR). Chaque échevin pourrait se retrouver avec 10 ou 20 plaintes contre lui..." De ce côté-là, les interlocuteurs font largement état de difficultés monstres du collège à se faire entendre de l’administration. Cette dernière "dysfonctionne complètement", expliquent diverses sources.

Des exemples de ce que d’aucuns qualifient d’"harcèlement administratif", subi par l’exécutif d’Emir Kir (PS) ? L’interdiction faite au collège d’aller dans les bureaux; des courriers qui ne se rédigent qu’après des semaines; des oppositions explicites à des projets (comme la Zinneke Parade, entre autres), etc. "Tous les échevins se plaignent de ces lenteurs dans le traitement des dossiers."

Cet "héritage du passé", parions qu’il formera la ligne de défense de Mohamed Azzouzi, lequel s’abstient de s’épancher sur le litige ou sur son émettrice. Sauf à se jurer "serein".

Entre un souci de transparence - une volonté, raconte-t-on, de changer les choses - du nouveau patron de la Jeunesse et son prédécesseur, Mohammed Jabour (PS, passé aux Espaces verts, au Développement durable et à la Propreté publique), les observateurs sentent que le torchon brûle. Pourtant, ces deux-là sont censés bosser ensemble, sous l’égide d’un Emir Kir qui, à son tour, affiche un silence de circonstances.

Les semaines à venir mettront en exergue les éventuelles répercussions de ce (rare) pavé dans la mare. Mais à la place de la plaintive et de ce que des sources voient comme un burn out, on se ferait du souci. "Elle s’est complètement désolidarisée", confient plusieurs langues, en interne. A raison ?

Zoubida Jellab : Avis du Conseil d'État

Zoubida Jellab

Conseillère communale Ecolo

Bruxelles-Ville le 16 juin

Suite à son interpellation au Conseil communal du 10 juin dernier, relative au récent avis prononcé par le Conseil d’État sur la légalité du port de signe d’appartenance religieuse par les enseignants des religions et philosophie reconnues.

Zoubida Jellab dénonce : «La Ville de Bruxelles ne respecte pas la loi… J’estime que la Ville de Bruxelles qui est une autorité publique se doit de respecter la loi et de garantir également les droits fondamentaux des individus… Quand on est un citoyen engagé et responsable, il faut continuer à suivre ce que nos élus font et, bien sûr, il faut dénoncer le fait que l’autorité publique ne respecte pas la loi… Je trouve aussi que le Centre devrait changer de nom parce que Centre pour l’Égalité des Chances, il faut juste savoir : est-ce qu’on veut plus d’égalité ou est-ce qu’on veut plus de chance, sachant que la chance relève de la superstition ? Moi, je trouve dommage que des associations qui sont reconnues et financées ne soutiennent pas les citoyens qui viennent avec leurs plaintes…» 

17 juin 2013

"Qui dira le Kadish"

"Qui dira le Kadish"

(Des Pavés pour la mémoire)

Marian Handwerker 

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Pavé de la mémoire au n° 23 de l'avenue Clays, Bruxelles 

 En présence du réalisateur

Film documentaire présenté par le Pr Adolphe Nysenholc

Un homme sonne à une porte. Lui ouvre une femme d'origine maghrébine. Il est né dans cette maison, où ses parents ont été arrêtés en 1942. L'hôtesse croit qu'on a tué des Juifs dans la maison. Elle a peur chaque fois qu'elle va à la cave. Le fils des déportés la rassure. La pose des pavés de mémoire devant la porte de la rue attestera qu'ils ont été assassinés loin de là, à Auschwitz. Le film établit un dialogue entre de nombreux enfants survivants, qui rendent hommage à leurs disparus par ces pierres gravées, et les nouveaux immigrés.

Le film présente un nouvel aperçu de la Shoah. Il émeut, sans pathos. Avec lui, la ville brille de cailloux d'or, qui sont comme des étoiles, dont la lumière émane encore longtemps après leur extinction.

Les Mardis du Musée 18/06 de 12h30 à 13h30

Adresse et réservations

Musée Juif de Belgique

Rue des Minimes 21

1000 Bruxelles

02 512 19 63

edu@mjb-jmb.org 

www.mjb-jmb.org 

Pour Faouzia Hariche, les femmes portant le foulard n'ont pas de droits !

Pour Faouzia Hariche, les femmes portant le foulard n'ont pas de droits !

MEET, le 16 juin 2013

«Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail» Faouzia Hariche (PS), Echevine de l’Enseignement de la Ville de Bruxelles - 11/06/0213

Suite à la réaction de Madame l’Echevine Faouzia Hariche sur l’avis du Conseil d’Etat du 17 avril 2013 autorisant le port du foulard pour les professeurs de religion, et son refus de l’appliquer dans sa circonscription, le M.E.E.T. réagit avec ferveur et condamne fermement cette décision qui va à l’encontre de tout principe de justice et rappelle, par la même occasion, que les outils juridiques n’ont pas vocation à être utilisés à tort et à travers et de manières abusives contre les citoyens.

En effet, le décret du 31 mars 1994 évoqué par Madame Hariche est désuet. Un nouveau décret, daté du 17 décembre 2003, qui abroge de facto le précédant, impose certes aux enseignants «d’adopter une attitude réservée, traiter les options religieuses en des termes qui ne peuvent froisser, s’abstenir de tout propos partisan dans les problèmes idéologiques et refuser de témoigner en faveur d’un système philosophique ou politique quel qu’il soit» mais mentionne surtout que «rien n’interdit aux professeurs de religions reconnues de porter tout signe d’appartenance, y compris vestimentaire».

Xavier Delgrange, membre du Conseil d’Etat, disait à ce propos : «l’enseignement de la religion échappe pratiquement totalement au contrôle des autorités publiques […] Les titulaires de cours de religions reconnues ne sont pas astreints au devoir de neutralité et même, le prosélytisme de leur part n’est pas critiquable».

Dès lors, le M.E.E.T. se pose la question suivante: par quel miracle démocratique, une élue politique se donne-t-elle le droit de refuser d’appliquer un arrêté promulgué par une instance juridique dont nul n’est censé ignorer la loi ?

On ne cesse de parler de «diversité», de «multiculturalité», de «vivre ensemble». Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui rien n’est fait pour respecter l’autre dans ses droits et son intégrité, en l’occurrence un simple code vestimentaire propre à une partie des femmes musulmanes leur vaudra l’exclusion sociale. Ceci, à une période où l’accès à l’emploi sur Bruxelles est devenu un chemin de croix, où les violences morales et islamophobes battent leur plein tandis que l’enseignement bruxellois devient tristement célèbre dans les rapports internationaux pour son exceptionnelle discrimination.

L’attitude des élus de Bruxelles qui, au moment des élections, n’hésitent pas à racoler auprès de la misère à laquelle ils contribuent, dépasse l’imagination des plus pessimistes d’entre nous.

Par ailleurs, aux dérives des élus politiques, s’ajoutent les multiples abus des directions d’écoles qui, sous l’impunité ministérielle, se permettent de violer les articles 19 et 24 de la constitution belge, le décret neutralité, etc. ; ce qui engendre chaque jour de graves discriminations passées totalement sous silence. Nous travaillons à la récolte d’une infime partie des témoignages relatant ces discriminations et nous sommes choqués, nous le répétons, par la gravités des faits.

Par conséquent, nous, membres du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s, constatant que les interpellations politiques restent caduques (les promesses de débat faite après l’action menée par le MEET le 6 septembre 2012 n’ont jamais vu de suite !) et appelons à une coordination afin de contester cette décision de Madame l’échevine Faouzia Hariche, ainsi qu’à une large mobilisation pour des actions qui se feront très prochainement.

Le Mouvement pour l'Egalité et l'Emancipation de Tou-te-s.

09:34 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Saint-Josse: vives tensions au sein de l'Agence immobilière sociale

Saint-Josse

Vives tensions au sein de l'Agence immobilière sociale

RTL Info, le 17 Juin 2013 08h22

La majorité de la commune de Saint-Josse, dirigée par le bourgmestre Emir Kir (PS), souhaite se débarrasser du directeur général de l'Agence immobilière sociale de Saint-Josse (IAS), Pascal Naples, rapporte La Capitale lundi. Il lui est notamment reproché des détournements de loyers et des faits de népotisme. L'intéressé s'en défend et nie ces accusations.

Le cas de Pascal Naples aurait été évoqué au conseil d'administration, indique La Capitale. Il lui est notamment reproché des détournements de loyers, parfois encore payés en liquide, et une mauvaise gestion de certains immeubles. Un arriéré de 180.000 euros de loyers aurait été découvert tandis que des accusations d'alcoolisme ont également été évoquées.

Pascal Naples, que l'on dit proche de l'ancien bourgmestre Jean Demannez, balaie ces accusations d'un revers de main et dénonce "une chasse aux sorcières". Il indique avoir voulu mettre fin aux paiements de loyers en liquide mais "la majorité a refusé". "Ce qu'on me reproche, c'est surtout de l'insubordination", assène-t-il.

16 juin 2013

Que les faux-frères déguerpissent !

Que les faux-frères déguerpissent !

Par Fouad Benyekhlef, le 15 mai 2012 

De l’ingérence dans les affaires internes de la communauté musulmane de Belgique, certains groupes ont fait leur cheval de bataille. Que ce soit dans les domaines religieux, citoyen ou encore social, nombre de démarches ont été tentées dans l’espoir de manipuler, diviser ou encore avoir une mainmise normative sur les citoyens belges musulmans et plus précisément sur certains de leurs cadres.

Effectivement, c’est à travers lesdits cadres que le changement peut véritablement s’opérer mais pas de n’importe quelle manière et encore moins stimulé par des éléments exogènes à cette communauté lesquelles ne souhaitant en vérité que lui imposer une certaine vision des choses qui généralement est contraire à ses principes propres et légitimes. Il est vrai que nous n’avons pas encore d’équivalents belges du pitre Hassen Chalghoumi qui nous bassinerait avec un «islam di bilgik» ou encore de la vulgaire Fadela Amara avec un discours biaisé de victimisation des «beurettes». Il n’en reste pas moins que des tentatives sont régulièrement entreprises dans ce sens et dans différents domaines.

Ces effets «Chalghoumi» ou «Amara» sont tellement flagrants et stratégiquement puérils qu’ils nous amènent à une réflexion en intracommunautaire sur ces problématiques d’ingérences stériles afin de stimuler l’émergence de cadres émanant réellement de la communauté musulmane qui ont pour sincère objectif d’apporter une vision réformiste et défendre l’intérêt général de la communauté ainsi que de la société globale loin des opportunistes désirant mener une carrière, ou de victimes désirant régler des comptes personnels avec une religion à la suite d’une histoire douloureuse avec des fidèles de cette dernière ou enfin des marionnettes qui pensent tromper mais qui ne font que sourire par leur incompétence.

Que les citoyens musulmans se rassurent, la communauté est organisée et elle est capable de faire émerger elle-même ses propres cadres sans qu’on ne lui en impose. De plus, lorsque ceux-ci ne répondent pas aux demandes et ne la défendent pas, ils sont généralement relayés au placard de l’histoire et se retrouvent populairement déchus de cette responsabilité. Assurément, les citoyens musulmans n’ont que faire des judas ou des tartuffes se revendiquant être porte-parole d’un pan de la communauté mais ne s’efforçant en vérité qu’à dire du mal de leurs coreligionnaires devenant le plus souvent de véritable colonisés d’esprit d’une laïcité dont la définition a été malhonnêtement usurpée et transformée.

Laïcité, voilà bien un principe avec lequel les citoyens musulmans sont d’ores et déjà les plus en accord. Et ils n’ont surtout pas de leçon à recevoir des autres communautés religieuses ou convictionnelles en Belgique. Bien au contraire ! Que de terminologies et de débats tronqués au nom de ce noble principe ayant pour visées simples la volonté de complexer davantage le citoyen musulman et de le culpabiliser pour le simple tort qu’il soit musulman et qu’il l’assume. En gros, ledit citoyen musulman devra se justifier sur son islamité jusqu’à ce qu’il n’en laisse rien paraître extérieurement, si ce n’est qu’une spiritualité invisible bien cachée chez lui.

Baliverne tout cela ! Que les musulmans se sentent libres, émancipés et fiers de ce qu’ils sont et de leur pluralité de pensées, ethnies et classes sociales. Et que soient gênés et discrédités ces moralisateurs iniques autoproclamés cadres communautaires qui n’ont de cesse de montrer à l’establishment leur «beniouiouisme» bienveillant tout en oubliant qu’ils ne militent plus ou pas pour leur communauté mais plutôt en faveur d’une autre. Ces derniers excluent de leur esprit cette réalité et refuse de regarder les choses en face, même quand la vérité est en pleine lumière, tellement le lavage de cerveau qu’ils ont subi fut virulent ou qu’ils ne soient simplement pas assez humbles pour réviser certaines de leurs positions.

On ne change pas une société de même qu’on ne prétend pas au titre de cadre communautaire minoritaire lorsque l’on est soi-même complexé par les dominants ou les majoritaires au point de vouloir leur ressembler à tout prix intérieurement et extérieurement. Et encore moins quand on arrive à penser que la soumission de toute sa propre communauté, à travers un discours d’effacement des différences physiques, culturelles ou confessionnelles est une solution afin d’éviter les prétendus problèmes récurrents. Le fait d’exclure ces visibilités, ce n’est en vérité que militer contre les libertés individuelles et contre l’émancipation des minorités.

Il faudrait plutôt instiller dans l’esprit des citoyens musulmans le principe d’égalité qu’ils doivent porter, l’enjeu ainsi que le rapport de force qu’ils représentent. Il est temps de cesser de donner du crédit ou de prêter attention à ces «faux-frères» dont l’objectif est de montrer à leur «maître » qu’ils sont là pour condamner ce qui pourrait offenser ce même maître tout en contribuant à complexer les citoyens musulmans et en les alertant sur qui sont les «bons» ou les «mauvais» musulmans. Ces mêmes «faux-frères» ne dénoncent généralement que des thématiques qui engendrent dans la société générale une peur voire une phobie de la communauté musulmane.

Sans s’en rendre compte, ils créent de l’islamophobie dont ils seront eux-mêmes victimes lorsque celle-ci deviendra ingérable. L’Histoire nous a démontré que quand la haine à l’encontre d’une minorité se déchaîne, elle embarque avec elle tout les membres de cette même communauté en ce compris ces «faux-frères» qui n’arriveront plus à éteindre ce feu qu’ils auront tellement travaillé à attiser. Pour l’intérêt de la communauté musulmane et pour la société dans sa pluralité, des cadres avec une vision saine et une volonté sincère doivent émerger et couper court avec ces «esclaves domestiques» qui ont tant mangé dans la main du maître qu’ils ne sauraient produire quelque chose de bénéfique pour la collectivité

03:07 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 juin 2013

Tunis-Gilles Kepel explique comment les frères musulmans ont conquis le pouvoir dans le monde arabe

Tunis-Gilles Kepel explique comment les frères musulmans ont conquis le pouvoir dans le monde arabe

Africanmanager, le 15 juin 2013

Gilles Kepel, politologue français spécialiste de l’islam et du monde arabe, a relevé à Express FM que le printemps arabe qui avait légitimé les frères musulmans et donné beaucoup d’espoir pour la consécration de la liberté d’expression et de la citoyenneté s’est transformé graduellement en automne salafiste.

Dans son nouveau livre "Passion arabe", Gilles Kepel, revient sur "la conquête progressive" du pouvoir par les machines "fréristes" en Tunisie et en Egypte, sur la fragmentation de la Libye en zones autonomes et sur les enjeux catastrophiques de la guerre civile en Syrie.

Concernant la Tunisie, il a estimé que globalement et au regard des dégâts occasionnés dans les pays précités, elle s’en est mieux sortie.

Sur le plan géostratégique, il a fait ressortir que les tensions que connaît le monde arabe ont pour origine le détournement de l’énergie des révolutions arabes vers le conflit religieux entre Sunnites et Chiites et la confrontation, entre les alliés des deux clans surtout en Syrie où on constate que l’Iran, l’Irak, Hizboallah, Russie, Chine, Afrique du sud et Brésil aux côtés du pouvoir syrien et Qatar, Arabie Saoudite, Turquie et Israel, aux côtés des rebelles.

Traitant du rôle que joue Qatar dans le monde arabe, il a indiqué que cet Etat, fort de la Chaîne Al-Jazira , a surfé sur les révolutions arabes et a pris trop de risques dans le conflit syrien ce qui doit l’amener tôt ou tard à revoir ses positions.

Quant à Israël, Gilles Kepel estime que les israéliens ne craignent pas les révolutions du printemps arabe et considèrent que leur principal ennemi est le mouvement Hamas et son allié l’Iran.

Il est à noter que Gilles Kepel, considère son livre "Passion arabe", comme un regard extérieur sur les révolutions arabes, voire un journal de ses voyages dans les pays arabes qui sont en plein tourbillon de la révolution, depuis le printemps 2011.

BELFORT : Monsieur le Maire, débaptisez la rue du colonel Jeanpierre

BELFORT

Monsieur le Maire, débaptisez la rue du colonel Jeanpierre 

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L'OUVREBOITE, le 15 juin 2013

Nous sommes heureux de lire dans l’édition du 15 juin 2013 du journal l’EST REPUBLICAIN un article consacré à une rue de Belfort au nom du colonel JEANPIERRE, légionnaire et tortionnaire de la guerre d’Algérie.

Disons-le clairement, nous sommes pour que la mairie débaptise cette rue car le colonel Jeanpierre était un légionnaire du 1er REP qui est un régiment de parachutistes  qui a utilisé la torture en Algérie.  Comme le rappelle l’historien Henri Pouillot dans ses articles consacrés au même sujet, le gradé honoré dans notre ville cautionnait et favorisait la torture.

L’historien a recueilli des témoignages qui viennent confirmer la version selon laquelle Jeanpierre était à la tête de légionnaires qui avaient pris part à la torture.

Voici également ce que rapporte H.Pouillot sur son site : Dans le livre "L’Assassinat de Chateau-Royal" de Jean-Philippe OULD AOUDIA (aux Editions Tirésias) il est écrit (page 145) : Le 1er REP achève au poignard les maquisards blessés, exécute sommairement les prisonniers, appelé dans Alger il torture sans discrimination le personnel des CSE (Centres Sociaux Éducatifs, centres crées à l’initiative de Germaine Tillon). Le Colonel Jeanpierre, qui commandait ce régiment, vint assister aux interrogatoires menés par la 2ème compagnie -placée sous les ordres d’un lieutenant, futur chef OAS d’El-Biar- et déclara au briefing du lendemain : "Je vous donne mon accord. Je vous couvre. Continuez. Si quelques-uns d’entre vous ont des scrupules, qu’ils sachent deux choses : primo, que je ne leur en voudrai pas ; secundo, que cela ne nuira pas à la suite de leur carrière".

Comment peut-on honorer un tel homme ! On se croirait dans une ville du Sud de la France et avec l’état d’esprit de certains ici on risque bientôt d’inaugurer une stèle en hommage à l’OAS.

Nous proposons de rebaptiser cette rue au nom du Général Jacques de Bollardière qui est l’un des Français les plus décorés de la seconde guerre mondiale et un fervent opposant à la torture pratiquée en Algérie. Il a été le seul officier à condamner ces pratiques barbares, ce qui lui a valut une suspension et des jours d’arrêt. C’est la fierté de l’armée Française.

Monsieur le Maire, nous vous demandons de débaptisez cette rue, elle nous fait honte !

(Et quand verra-t-on les Bruxellois se mobiliser pour exiger du bourgmestre PS Freddy Thielemans qu’il débaptise l'allée Yitzhak Rabin dans le parc Léopold, du nom d’un chef terroriste au service d’une organisation criminelle sioniste ?) (Rachid Z)

16:04 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |