22 mars 2013

Conférence Reconstruction de la collectivité juive à Bruxelles au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Conférence

Reconstruction de la collectivité juive à Bruxelles au lendemain de la Seconde Guerre mondiale

Institutions, acteurs et enjeux

Par M. Arnaud BOZZINI, docteur en Histoire de l’Université Libre de Bruxelles.

Alors que le silence s’était fait grand au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Shoah a été depuis trois décennies investie par la recherche historique. Le constat est toutefois bien différent pour la période de la reconstruction des collectivités juives après 1945 qui demeure en grande partie absente de l’historiographie contemporaine. Or, le séisme que constitue la Shoah incite à analyser les divers processus qui se mettent en place et qui visent à terme à la reconstruction de la collectivité juive de Belgique. Ce cycle de conférences ici proposé, souhaite identifier et analyser aussi bien les enjeux majeurs auxquels la collectivité juive fait face après la Libération que les réponses spécifiques apportées durant une décennie-charnière dans l'histoire des Juifs de Belgique.

"Une collectivité en reconstruction"

Cette conférence esquissera une typologie socio-politique qui cerne les débats qui animent la "rue juive" au lendemain de la Seconde Guerre. L’intention est d’offrir un tableau circonstancié des lignes de force des tentatives de retour à la normale et du processus de réinsertion. L'investissement pour le devenir de la jeunesse juive est central dans ce processus.

"La mémoire de la Résistance juive"  et  "Le renouveau de la culture juive"

Les deux conférences suivantes portent sur des aspects fondamentaux  du processus de reconstruction et de redéploiement de la collectivité juive bruxelloise. La promotion d'une culture yiddish populaire et sécularisée d'une part et la valorisation de la participation juive à la Résistance civile et armée sont deux objets (et agents) implicites mais fondamentaux de la reconstruction. Ces deux volets qui mettent en lumière le processus de constitution d'une image de soi à revaloriser après les années de persécution, feront l’objet d’une analyse circonstanciée.

"L’idéologie à l’épreuve de la reconstruction"

La dernière conférence de ce cycle, interrogera la période de la reconstruction sous l'angle de l'engagement politique. Dans cette réflexion sur l'investissement politique comme moteur de reconstruction, l’analyse se portera plus spécifiquement et à titre d’illustration sur la participation à ce processus du milieu juif progressiste et communiste bruxellois. Notre exposé mettra en lumière la manière dont l'engagement politique dans ses applications concrètes peut être un facteur de revalorisation et de reconstruction de soi et de sa collectivité.

Mardis, de 19h à 21h, du 16 avril au 7 mai

Institut d’Etudes du Judaïsme

CONFÉRENCES

02 650 33 48 – iej@ulb.ac.be

17 av. Roosevelt, 1050 Bruxelles.

13:49 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le cheikh Ramadan Al-Bouti mort dans un attentat à Damas

Le cheikh Ramadan Al-Bouti mort dans un attentat à Damas

Oumma.com, le 22 mars 2013

Soutien du régime Assad, Muhammad Saîd Ramadân Al-Bûtî est mort, jeudi 21 mars, suite à un attentat dans la mosquée Al Imane à Damas, qui a fait plus d'une quarantaine de morts. Né en 1929 dans le village de Jilka en Turquie, Muhammad Saîd Ramadân Al-Bûtî était un théologien sunnite respecté, notamment des milieux proches des Frères musulmans,  auteur de plusieurs ouvrages. Muhammad Saîd Ramadân Al-Bûtî est venu à plusieurs reprises en France pour y donner des conférences dans certaines mosquées (voir vidéo ci-dessous à la mosquée d'Evry en 2007).

13:13 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Des caméras pour lutter contre le racisme dans la police belge

Des caméras pour lutter contre le racisme dans la police belge

Par Loïc Struys, le 21 m ars 2013

Les violences policières à connotation raciste sont "un fait courant". Telle est la conclusion de la fédération européenne des organisations antiracistes (Enar) qui préconise un renfort des dispositifs de surveillance.

La police belge adopte-t-elle un comportement raciste? Trop souvent, à en croire le rapport publié mercredi par l'Enar. Ce racisme s'exprime notamment par une violence des représentants de l'ordre. Un fait que confirme un policier bruxellois qui cible la communauté musulmane. "L'islamophobie, chez nous, est un fait courant" relate-t-il dans Le Soir de ce jeudi. "Les insultes et les propos racistes sont banalisés, même dans les commissariats dotés de caméras, comme à Saint-Josse, pour la simple raison que si les images sont captées, le son, lui, ne l'est pas".

Une déclaration qui contredit les conseils de l'organisation européenne qui encourage la multiplication des dispositifs de caméra surveillance, dans les commissariats et les véhicules de police. Une démarche qui emboîte le pas de la Ligue des droits de l'homme et du Comité pour l'élimination des discriminations raciales des Nations Unies, également favorables aux caméras dans les cellules, les fourgons et les commissariats afin de réduire les risques de comportements discriminatoires.

Semira Adamu

Une solution loin d'être idéale pour Julien Pieret, chercheur au Centre de droit public de l'ULB. "La caméra n'est pas le dispositif le plus performant pour prévenir les infractions", insiste-t-il dans les colonnes du Soir. Et de rappeler que la dramatique et funeste expulsion de Semira Adamu était filmée.

Plus largement, le rapport alternatif de l'Enar sur le racisme en Europe constate que le racisme en Belgique se traduit par une islamophobie. Les discriminations dont sont victimes les 600.000 musulmans de notre pays s'expriment dans les domaines de l'emploi, l'éducation ou encore du logement. Un constat appuyé par le Centre pour l'Egalité des chances dont 80% des dossiers de discrimination religieuse concernent des musulmans. Les autres communautés vulnérables au racisme sont les populations juives, les gens du voyage, les populations noires et les migrants.

Rapport alternatif sur le racisme en Belgique

21 mars 2013

Bruxelles est la 3e région la plus riche d'Europe

Bruxelles est la 3e région la plus riche d'Europe

RTLInfo, le 21 mars 2013

Bruxelles est la troisième région la plus riche d'Europe, ressort-il d'une publication d'Eurostat, l'office européen de statistique. Le centre de Londres et le Grand-Duché de Luxembourg figurent aux deux premières places.

Eurostat a collecté les données du produit intérieur brut (PIB) par tête d'habitant dans les régions européennes et a établi un classement des régions les plus riches et les plus pauvres. Les chiffres concernent les 27 Etats membres européens en 2010. Huit régions de capitales figurent dans le top 10.

Une région sur sept a un PIB par tête d'habitant supérieur à 125 pc de la moyenne. Outre la région bruxelloise, Anvers, le Brabant flamand et le Brabant wallon font partie de ces 41 régions qui dépassent les 125 pc.

Quatre régions sur dix se trouvent sous les 75 pc. Les régions avec le PIB par tête d'habitant le plus bas sont en Bulgarie et en Roumanie. La région de Severozapaden en Bulgarie occupe la dernière place, avec 26 pc de la moyenne.

23:08 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Saint-Josse "Une commune assiégée"

Saint-Josse

"Une commune assiégée"

Farid Kessas

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Rachid Z, le 21 mars 2013

Cet après-midi, l’ex-conseiller communal (CDH) Farid Kessas s’est rendu au cabinet du bourgmestre Emir Kir pour y déposer un courrier dénonçant la paralysie des services communaux ; notamment, Ils ne répondraient  plus aux requêtes des demandeurs d’emploi !

Arrivé à la maison communale, Mr Kessas se voit soudainement interdit l’accès au cabinet du bourgmestre par des stewards qui justifiaient ce barrage pour des raisons sécuritaires, même l’usage du gsm fût  interdit !

Monsieur Farid Kessas se demande à quoi riment ces mesures ? : «Est-ce la peur de voir un nombre croissant d’administrés mécontents des services communaux envahir le bureau du bourgmestre ?»

"PEUT-ON PARLER SEREINEMENT DU SIONISME ?"

"PEUT-ON PARLER SEREINEMENT DU SIONISME ?"

Débat animé par Henri Gutman, président du CCLJ. En collaboration avec le PAC (Présence et Action Culturelles)

Jeudi 28 mars 2013 à 20h30

Invités : 

Guy Haarscher (Philosophe), Joël Kotek (Historien), Josy Dubié (sénateur honoraire Ecolo et ancien grand reporter), Michel Gheude (Ecrivain et administrateur du PAC)

INFORMATION

Non-membres 8.00 €, Membres 6.00 €, Etudiants & sans emplois 3.00 €

Où : CCLJ - RESTAURATION POSSIBLE AU FOYER DU CCLJ DÈS 18H30

Quand : 28/03/2013 à 20:30

Informations et réservations : 02/543.02.70 ou info@cclj.be

Réserver en ligne en cliquant ici

Israël-Palestine : David Shoebridge remet les pendules à l'heure

Israël-Palestine

David Shoebridge remet les pendules à l'heure

Formidable discours du député australien qui donne une vraie leçon de politique sur la Palestine à l'assemblée en Australie, en réponse à une motion présentée par un groupe de députés de retour d'une "mission" en Israêl et dans certains endroits "choisis" de Cisjordanie. Mission qui était sous la houlette du Jewish Board of Deputies...

16:21 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Liban: un état des lieux du salafisme - Entretien avec Romain Caillet

Liban: un état des lieux du salafisme - Entretien avec Romain Caillet

Propos recueillis par Olivier Moos, le 21 mar 2013

Islamologue de formation et spécialiste du salafisme, Romain Caillet termine une thèse en histoire contemporaine intitulée Les nouveaux muhâjirûn. L'émigration des salafistes français en «terre d'Islam», sous la direction de François Burgat, à l'Université de Provence/IREMAM.

D'abord implanté à Tripoli, le courant salafiste a progressivement pris de l'ampleur au Liban tout au long des années quatre-vingt-dix. A partir de 2005, toutes les expressions salafies ont voix au chapitre. Romain Caillet explique à Religioscope l'évolution et la situation du salafisme au Liban.

Salafisme, ou Salafiyyah, désigne une idéologie et un ensemble de mouvements sunnites islamiques modernes, de tendance littéraliste et puritaine, apparus dans la deuxième moitié du 19ème siècle en réaction à la propagation des idées européennes. Ce courant de pensée, recouvrant des mouvements aussi divers que le wahhabisme saoudien, des groupes jihadistes ou encore des tendances «légitimistes» (madkhalisme), appelle à la restauration d'une authenticité islamique par l'adhésion stricte aux principes et pratiques des textes et enseignements originaux.

Religioscope - Peut-on dresser une brève chronologie de l'implantation du salafisme au Liban ? Quelles ont été ses figures clefs ? Quel est la trajectoire historique du salafisme dans ce pays ?

Romain Caillet - Au Liban, le salafisme est d'abord apparu à Tripoli, ville où a grandi le théologien réformiste Muhammad Rashîd Ridâ (1865-1935), dont la revue al-Manâr, publiée au Caire, influencera le shaykh Muhammad Nâsir ad-Dîn al-Albânî (1914-1999), l'un des trois pères fondateurs du salafisme contemporain. Al-Albânî résidera lui-même plusieurs mois au Liban. Cependant, c'est un certain Sâlim Shahâl (1922-2008) qui fut le véritable fondateur du courant salafi au pays du Cèdre. Décédé à l'âge de 86 ans et formé par les oulémas de Médine, Salîm Shahâl fonde à son retour d'Arabie saoudite le groupe Shabâb Muhammad («jeunes de Muhammad») qui constitue la première formation salafie au Liban. Plusieurs personnalités de Tripoli, qui s'illustreront par la suite sur la scène islamique locale, notamment le shaykh Sa'îd Sha'bân (1930-1998), adhèrent alors à cette organisation, qui prendra par la suite le nom de «regroupement des musulmans» (Jamâ'at muslimûn), sans toutefois parvenir à incarner un véritable mouvement populaire.

Au milieu des années quatre-vingt, dans le contexte de la guerre civile libanaise, le fils de Sâlim Shahâl, prénommé Da'î al-Islâm, revient diplômé de l'Université islamique de Médine et en 1992 succède à son père vieillissant à la tête du salafisme tripolitain, toujours balbutiant à cette époque.

Tout au long des années quatre-vingt-dix, en fonction des aléas de la politique internationale et de l'état des relations diplomatiques entre l'Arabie saoudite, qui finance une partie des instituts salafis de Tripoli, et le régime syrien de Hafez Al Assad, dont l'armée occupe la capitale du Nord-Liban depuis 1985, le courant salafi prend progressivement de l'ampleur dans tout le pays. A partir de mars 2005, le départ des troupes syriennes, qui marque la fin du «protectorat» syrien sur le Liban, annonce une nouvelle ère pour les tenants du salafisme au pays du Cèdre. Avec l'avènement de la liberté d'expression au Liban, ce n'est plus seulement le salafisme inclusif et pragmatique de Da'î al-Islâm Shahâl qui a droit au chapitre mais toutes les expressions salafies, y compris celle du courant jihadiste, dont les partisans libanais expatriés à l'étranger sont sur le chemin du retour.

Durant l'été 2005, quelques mois après le départ du dernier soldat syrien présent au Liban, le très médiatique Omar Bakri, lassé du harcèlement policier dont il fait l'objet en Grande-Bretagne, décide de s'installer définitivement au Liban, dont il est d'ailleurs originaire.

Un an plus tard, en 2006, c'est le shaykh Sâlim ar-Râfi'î, considéré comme le chef de file du salafisme en Allemagne, et auteur d'ouvrages recommandés par le plus prestigieux des oulémas saoudiens, l'ancien Grand Mufti 'Abd al-'Azîz b. Bâz (1912-1999), qui fait son retour à Tripoli, dont il deviendra l'une des personnalités les plus influentes…

La suite : Religioscope 

ICH BIN MUSLIM

ICH BIN MUSLIM

Wenn Du Was Gegen Muslims Hast !

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Walking Madou

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15:07 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Réaction du PTB Charleroi à des faits de racisme dans l'administration carolo

Raoul Hedebouw

Porte-parole national du PTB

Réaction du PTB Charleroi à des faits de racisme dans l'administration carolo

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Facebook, le 21 mars 2013

Mais enfin, ou va-t-on ? Demander à des femmes un certificat d'islamité pour pouvoir apposer une photo d'identité avec le voile. Mais qu'on arrête d'emmerder les gens à la fin ! Qu'on laisse les gens vivre leur croyance. Le racisme monte en Belgique, et la crise n'y est pas pour rien. Comme PTB, comme parti de gauche, nous nous battons contre ces discriminations parce qu'elles divisent les travailleurs. Ensemble nous sommes plus forts !

Réduire le port du voile à l'asservissement me semble un peu caricatural. Il faut une fois aller discuter avec ces filles pour comprendre que les choses ne sont pas si simples (mais y-a-t-il bcp de militant de gauche qui discutent avec elles ? Je doute ...). Mais encore une fois : libre à toi camarade d'aller les convaincre qu'elles ne doivent plus porter le voile. Tout comme les militants socialistes dans les années 1900 étaient libres d'aller mener le combat contre l'Église. Je dis simplement que l'on ne va pas résoudre cela par l'interdiction, que du contraire, elle renforce encore plus le repli sur soi.

Soupçons de fraude à la Ville

Soupçons de fraude à la Ville

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Mathieu Colleyn, le 21 mars 2013

Un audit accablant pour la gestion de la Mission locale pour l’emploi de la Ville de Bruxelles identifie la "mise en place d'un mécanisme de fraude"

Les Missions locales pour l’emploi ont pour noble objectif de fournir un accompagnement gratuit aux chômeurs à partir du niveau communal. Celle de la Ville de Bruxelles est sous le choc depuis mercredi soir. Le conseil d’administration de cette ASBL subsidiée pour plus de trois millions d’euros vient en effet de recevoir un rapport d’audit impitoyable à l’égard de sa gestion passée. La Mission locale fut dirigée, entre 2008 et 2012, par Hamza Fassi-Fihri (CDH), ex-échevin en charge de l’Emploi. Pour rappel, l’humaniste bruxellois a dû quitter ses fonctions suite aux élections communales d’octobre 2012. Au lendemain de celles-ci, son parti, emmené par la vice-première ministre Joëlle Milquet, fut en effet jeté dans l’opposition par une alliance PS-MR. Les conclusions de l’audit dont "La Libre" a pu prendre connaissance sont accablantes à chacun de ses chapitres et nous invitent à une petite plongée dans une malgouvernance présumée.

La société d’audit pointe d’abord un sérieux problème statutaire vis-à-vis de l’administrateur délégué de l’ASBL (remercié par la nouvelle majorité) : "Si le Conseil d’administration (CA) a bien désigné un administrateur délégué, nous n’avons retrouvé aucune décision dans un PV qui fixe ses pouvoirs et qui fixe, éventuellement, un salaire ou appointements". Or depuis 2007, deux personnes ont exercé ces fonctions et furent rémunérées pour cela, ce malgré le fait que les statuts de l’ASBL prévoient que ces postes sont pourvus à titre gratuit à défaut de décision explicite du CA. Le dernier administrateur délégué percevait 1 500 euros mensuellement, sous forme de prestations facturées à l’ASBL. Ce n’est pas tout. Le volet fiscal de l’audit relève "l’absence de fiche pour les honoraires de l’administrateur délégué", dans la déclaration de la Mission locale, alors que celui-ci a facturé ses prestations à partir d’octobre 2010. L’intéressé n’a par ailleurs pas de statut d’indépendant et n’est pas inscrit à la TVA, affirme le rapport. Ce dernier élément est contesté par l’ex-administrateur délégué. L’absence de déclaration pourrait signifier une dette de quelque 66 000 euros envers le fisc, calcule toutefois le rapport d’audit.

Toujours au volet fiscal, il indique aussi qu’une série d’avantages en nature octroyés à certains employés de l’ASBL (GSM, Ipad, Internet) ne furent pas déclarés à son secrétariat social, empêchant celui-ci de rentrer cette forme de rémunération dans le calcul des cotisations ONSS. Des salaires ne correspondant pas aux barèmes, des augmentations surprenantes décidées en dehors du CA sont également pointées du doigt.

L’analyse détaillée des subsides à la Mission locale est également préoccupante. Une série de justifications, pour un montant de 105 000 euros, manque à l’appel. Si les subsides ne sont pas justifiés à temps et donc non versés, cette perte serait catastrophique pour la Mission locale "qui ne possède aucune réserve" pour l’encaisser.

Opérations curieuses et douteuses

Informée "d’opérations curieuses et douteuses", la société d’audit a analysé en détail les relations de l’ASBL avec son fournisseur de matériel de bureau. "Le chiffre d’affaires avec ce fournisseur a plus que doublé entre 2011 et 2012, note l’audit. Il passe de 21 000 à 45 000 euros. Cette augmentation est principalement liée aux seuls achats du mois de décembre 2012". Curieuses et douteuses sont en effet ces 111 factures émises en décembre pour un montant total de 23 000 euros. Après avoir procédé à un relevé des factures aux libellés problématiques, le rapport d’audit identifie la "mise en place d’un mécanisme de fraude".

L’anecdote vaut son pesant de cacahuètes. Alors que la société était en train d’auditer l’ASBL, un paquet du fournisseur est arrivé au service comptabilité. La boîte en question fut ouverte en présence des auditeurs. "A notre grande surprise, se trouvait dans cette boîte une valise comportant une visseuse/perceuse et un appareil à vapeur "Sauna facial" de marque Panasonic", racontent-ils. "Ce n’est vraiment pas le genre d’appareils qui est utilisé dans le cadre professionnel d’un service comptable", dit le rapport. Ces objets étaient selon l’audit commandés directement et destinés à l’usage personnel de deux employés de l’ASBL. Et facturés comme matériel de bureau. "Nous ignorons depuis combien de temps ce mécanisme de fraude était en place avec ce fournisseur, conclut le rapport. L’importance du nombre de factures de décembre 2012 ainsi que le chiffre d’affaires réalisé en un mois avec le fournisseur font naître une très grande suspicion de mécanisme de fraude".

Hamza Fassi-Fihri n’a pas souhaité commenter l’information avant d’avoir pris connaissance du rapport. Les éléments qui lui ont été présentés par téléphone ne relèvent pas tous de la compétence du conseil d’administration qu’il présidait, ajoute-t-il. L’élu CDH précise par contre qu’il est fier du travail (notamment de réduction de déficit) accompli à la Mission locale ainsi que des projets concrets qui ont été menés à bien ces dernières années.

Par ailleurs, l’ancien administrateur délégué affirme être bien inscrit comme indépendant complémentaire, ce qui jette tout de même un petit doute sur la qualité de l’audit. "Nous allons porter plainte pour détournement et abus de biens sociaux", annonce Marion Lemesre (MR), nouvelle échevine et nouvelle présidente de la Mission locale. Elle dit vouloir remettre de l’ordre dans l’ASBL afin qu’elle puisse se concentrer sur ses missions premières. 

20 mars 2013

Valls laïcité

 Valls laïcité 

Les indépendantistes flamands dévoilent leur stratégie d'éclatement de la Belgique

Les indépendantistes flamands dévoilent leur stratégie d'éclatement de la Belgique

Par Jean-Pierre Stroobants, le 19 mars 2013

Grandir encore pour imposer, lors du prochain scrutin, sa volonté aux francophones qui "devront alors accepter que Flandre et Wallonie se séparent". Geert Bourgeois, dirigeant historique de l'Alliance néo-flamande (NVA) et numéro deux du gouvernement régional de Flandre, a indiqué, samedi 16 mars, quel serait l'objectif de son parti et de son chef de file, Bart De Wever, en 2014. Après ce que le ministre nomme "la mère de toutes les élections", le parti indépendantiste réclamera le transfert de toutes les compétences encore fédérales (la sécurité sociale, la fiscalité, l'emploi...). Ce qui serait le prélude à l'implosion du pays.

"Si la NVA devient incontournable (...) les partis francophones ne pourront faire autrement que tenir compte de nos conclusions. C'est ce qui se passe dans un mariage. Si un partenaire dit "je veux cela" et que l'autre répond "non", alors c'est terminé", a détaillé M. Bourgeois, vieux militant de la cause nationaliste et cofondateur de la NVA.

Ses propos sans ambiguïté ont relancé le débat institutionnel qui promettait, en tout état de cause, de ressurgir à l'issue des régionales et législatives du printemps 2014. Ils confirment que la NVA n'entend pas rééditer l'épisode de 2010 lorsqu'elle avait participé - sans vouloir les faire réussir - à des négociations pour la formation du gouvernement fédéral qui durèrent cinq cent quarante jours et se traduisirent par son renvoi dans l'opposition. Cette fois, elle veut aller "vite", imposer sa volonté aux francophones, qui comprendront rapidement qu'ils "doivent suivre" et seront en outre obligés de se ranger à l'idée que la capitale du pays défunt sera cogérée. Le ministre poursuit : "Si la Belgique s'effondre, ils ne doivent pas penser qu'ils recevront Bruxelles. Nous ne lâcherons jamais la capitale commune."

"Commune", parce que M. Bourgeois n'utilise pas le terme d'indépendance, sans doute encore effrayant pour une partie de son électorat, mais préfère évoquer une "autonomie totale" de la Flandre et de la Wallonie. M. De Wever parle quant à lui d'une "confédération", vue comme le stade intermédiaire entre le fédéralisme et le séparatisme.

Les deux responsables tiennent, en réalité, des discours complémentaires. Le premier tente de conforter le "noyau dur" de son parti, marqué par le combat historique pour l'émancipation de la Flandre ; le second insiste surtout sur les thèmes socio-économiques et sécuritaires afin d'élargir encore la base de la NVA et conquérir les déçus de la démocratie-chrétienne et du Parti libéral, en quête de dirigeants charismatiques.

SAVANTE COMBINAISON

Une stratégie payante, selon les sondages : après avoir remporté, en 2012, les municipales et conquis la ville d'Anvers, la NVA est créditée de quelque 40 % des intentions de vote. Si elle réalise ce score, elle pourra à la fois prendre la tête du gouvernement régional et bloquer la négociation au niveau fédéral, rendant ainsi le royaume définitivement ingouvernable.

Les deux dirigeants du parti savent toutefois qu'une grande majorité de l'opinion flamande reste, à en croire les sondages, hostile à l'idée d'un éclatement du pays (15 % seulement y seraient favorables), même s'ils votent à raison de quelque 40 % environ pour des partis (la NVA et l'extrême droite du Vlaams Belang) qui prônent clairement l'éclatement.

MM. Bourgeois et De Wever tentent donc, dans une savante combinaison, de dénoncer les partis de droite et du centre-droit qui gouvernent actuellement l'Etat fédéral avec les francophones tout en leur proposant une alliance en vue de la mise en place d'une majorité au sein de la future Flandre autonome.

L'Open VLD (libéral) est critique : "Après le carnaval, les masques tombent", a déclaré le vice-premier ministre Alexander De Croo. Le CD&V (chrétien-démocrate) est ambigu : Kris Peeters, président du gouvernement régional, ne rejette pas catégoriquement l'hypothèse de l'autonomie complète, tout en estimant qu'elle est prématurée et qu'il faudrait, en toute hypothèse, en débattre préalablement avec les francophones.

Chez ces derniers, on assiste à une véritable levée de boucliers. "Personne ne touchera au statut de Bruxelles, qui ne pourra être gérée que par les Bruxellois eux-mêmes", déclare la vice-première ministre PS, Laurette Onkelinx. "Jamais la Flandre n'obtiendra son indépendance avec Bruxelles", commente Charles Michel, président du Mouvement réformateur (libéral). "Pas question de cogestion ! Geert Bourgeois devra me passer sur le corps. S'il veut l'autonomie, il devra lâcher Bruxelles", renchérit le député centriste Benoît Cerexhe.

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Islamophobie croissante en Belgique

Islamophobie croissante en Belgique

Ricardo Gutiérrez, le 20 mars 2013

Un rapport européen constate la hausse des discriminations à l’égard des musulmans. Notamment en Belgique

Le racisme, en Belgique, se manifeste de plus en plus sous les traits de l’islamophobie. C’est le constat que vient de poser, ce matin, la fédération européenne des organisations antiracistes, ENAR. Le constat est en tous points conforme au rapport que présentait Amnesty International, voici un peu moins d’un an, sur les discriminations à l’égard des musulmans.

Les 600.000 musulmans de Belgique font l’objet de discriminations persistantes, dans le domaine de l’emploi, de l’éducation et de l’accès aux services publics et privés. Les chiffres cités par ENAR sont édifiants : sur l’ensemble des dossiers de discrimination «religieuse», près de 80 % visent les musulmans ou les communautés musulmanes. En cause, principalement : les médias (51 % des plaintes), le monde professionnel (19 %) et l’enseignement (11 %).

Sur l’ensemble des nouveaux dossiers concernant des musulmans traités par le Centre pour l’Egalité des Chances, 58 % présentent des signes d’islamophobie et 23 % contreviennent aux lois antidiscriminations. Comme Amnesty, ENAR pointe l’exclusion de l’enseignement pour les étudiantes qui portent le foulard, alors même qu’aucun décret n’appuie ces réglementations.

Pour l’organisation européenne, les pouvoirs publics belges devraient s’employer à «rendre effectives les libertés fondamentales, dont celle de religion, des élèves, en abrogeant toutes les dispositions interdisant le port du foulard et autres pratiques ou signes convictionnels à l’école».