15 avril 2013

Plaire aux kouffars : Par Abu Waleed

Plaire aux kouffars

Par Abu Waleed

(Âmes sensibles s’abstenir !)

00:49 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

RASSEMBLEMENT STOP AU BUSINESS DE L'OCCUPATION et DE LA COLONISATION DE LA PALESTINE

RASSEMBLEMENT STOP AU BUSINESS DE L'OCCUPATION et DE LA COLONISATION DE LA PALESTINE

L'aéroport de Bierset nous interpelle à plus d'un titre et nous voulons plus de transparence sur la nature exacte des cargaisons qui transitent ou partent de l'aéroport régional de Liège-Bierset, plus particulièrement en direction et en provenance d'Israël et de ses colonies.

Implantée dans le zoning de l'aéroport de Bierset, la société israélienne CAL-LACHS (Cargo Airlines-Liège -Cargo Handling Services) indique sur son site qu'elle est spécialisée dans le commerce de produits agricoles.

Un important partenaire commercial de CAL-LACHS, la compagnie agricole israélienne AGREXCO (Carmel) a fait faillite mais d'autres sociétés israéliennes comme MEHADRIN (Jaffa), EDOM, AVIV ... continuent à exporter ces produits par avions. Ils sont ensuite rapidement envoyés par camions vers les grands centres de distribution en Belgique et aux Pays-Bas ...et vendus comme si de rien n'était avec toutes sortes de labels cachant leur origine coloniale. Des tonnes de fleurs sont ainsi exportées via CAL-LACHS après avoir bénéficié d'une importante irrigation alors qu'Israël contrôle la quasi-totalité des ressources aquifères des territoires palestiniens et que le peuple palestinien est de plus en plus privé de cette ressource vitale.

Cette même société, CAL-LACHS, ne s'occupe pas que de légumes et de fleurs. Elle est également spécialisée dans le commerce et la logistique de pièces mécaniques, de produits dangereux, de produits toxiques, de drones ... et elle bénéficie de subsides européens en participant au programme de recherche européen dans le cadre du projet civilo-militaire iDetect 4 All. Sur cela aussi nous voulons plus de transparence et de contrôle démocratique.

Enfin, les questions que nous posons quant aux cargaisons civiles et militaires passant par l'aéroport liégeois débordent largement la cause palestinienne. Au vu des derniers incidents survenus à des avions cargo à Bierset et de plusieurs similitudes avec la situation à Schiphol Amsterdam lors du crash meurtrier d'un avion cargo de la compagnie israélienne El-Al en 1992, elles soulèvent en effet la question de la sécurité des riverains, des travailleurs et des passagers de l’aéroport.

Nous voulons :

- un accès au registre des douanes,

- davantage de contrôle sur les armes et les produits à usage militaire transitant par Liège-Bierset,

- le respect du code de conduite en matière d'armement

- que l'argent public ne serve pas à renforcer l'occupation et à la colonisation israélienne

- la justice en Palestine !

Rejoignez-nous cette année le 11 mai, alors que ces sociétés comptent profiter de la «fête des mères» pour vendre des tonnes de fleurs comme elles le font aussi à la «Saint-Valentin» en février.

À l’initiative de l’Association Belgo-Palestinienne section de Liège

Premiers signataires : ABP Wallonie-Bruxelles, la Communauté Palestinienne en Belgique et au Luxembourg, le Comité Verviers Palestine ...

00:08 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14 avril 2013

Khaled Kelkal Ennemi public n°1

Khaled Kelkal

Ennemi public n°1

23:56 Écrit par Rachid Z dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conférence d'Omar Barghouti

Conférence d'Omar Barghouti

Histoire et perspectives de la campagne BDS contre l'apartheid israélien

Le 30 avril à l'ULB

Omar Barghouti, philosophe, chorégraphe et militant palestinien vivant à Rammallah, est une figure mondialement connue de la résistance civile palestinienne. Il est aussi et surtout un des membres fondateur de la campagne contre l'occupation et l'apartheid israélien «Boycott, Désinvestissement, Sanctions». La campagne BDS. Omar Barghouti donnera, à l'ULB, une conférence sur le l'histoire de la campagne BDS, ses réalisations, ses défis. Une attention particulière sera portée à la question du boycott accadémique.

- Qu'est-ce que le mouvement BDS ?

- Qui défend le BDS aujourd'hui ?

- Le BDS a-t-il déjà eu des effets sur la situation en Palestine et en Israël ?

- Quelles solutions le BDS défend-il pour la paix au Proche-Orient ?

- Le BDS est-il contre l'existence d'Israël ?

- Les universités belges peuvent-elle défendre la paix au Moyen-Orient tout en entretenant des relations avec des universités israéliennes ?

Cette conférence sera animée par Michel Collon, écrivain et journaliste indépendant. Fondateur du Collectif Investig’Action. Il est l'auteur, notamment, des ouvrages "Israël, parlons-en" et  "La stratégie du chaos".

Vous entendez des opinions différentes au sujet de la campagne BDS ? Vous vous posez des questions sur la pertinence de cette approche ? Pour entendre l'avis d'un acteur de terrain, venez écouter, poser vos questions, réagir.

Une conférence oragnisée par Comac, Intal, BDS-ULB et les JAC

Campus de l'ULB, av. Paul Héger – Auditoire H 2215 – le 30 avril 2013 à 19h30

Conférence en Anglais – Traduction simultanée possible mais nombre de casques limité.

Infos : 02/209.23.50 ou joaquim.dafonseca@intal.be

Guantanamo : des affrontements entre les gardiens et les prisonniers

Guantanamo

Des affrontements entre les gardiens et les prisonniers

Alter Info, le 14 avril 2013

Les affrontements ont éclaté entre les prisonniers et les gardiens dans la prison militaire sur la base américaine de la baie de Guantanamo.

Selon les militaires américains, les prisonniers ont bloqué la vue de caméras de surveillance et posé les drapés sur les fenêtres. Lorsque les gardes sont entrés à l'intérieur des cellules afin d'éliminer ce qui empêche la surveillance, ils ont été agressés par des détenus.

Personne n'a subi des blessures graves, selon les représentants de l'armée américaine. L'émeute s'est produite dans la partie de la prison, où plusieurs dizaines de prisonniers étaient en grève de la faim à la fin de février

19:45 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Des centaines d'Australiens combattent en Syrie

Des centaines d'Australiens combattent en Syrie

Deux ans après la guerre civile qui a éclaté en Syrie, le pays du Moyen-Orient est devenu un aimant pour les combattants étrangers prêts à soutenir leurs frères sunnites ou chiites dans le pays. Selon les médias australiens, parmi les milliers d'étrangers qui combattent en Syrie se trouvent 200 Australiens luttant contre les forces du président Bachar al-Assad. Les hommes sont soupçonnés d'avoir rejoint le Front al-Nusra, qui est devenu le fer de lance de l'insurrection et a devancé le courant dominant des rebelles de l’Armée syrienne libre depuis mi-2012.

Les Australiens ne sont qu'une partie d'un groupe croissant de centaines d'étrangers venus d'Europe qui ont infiltré la Syrie pour rejoindre les rangs du groupe djihadiste lié à al-Qaïda et d'autres factions militantes islamistes des deux côtés du front.

Plus de 70.000 personnes ont été tuées lors de la révolte contre le régime d’Assad qui a commencé avec des manifestations pacifiques, mais a dégénéré en une guerre civile sectaire opposant en grande partie les rebelles sunnites contre les chiites-alaouites du clan de la dynastie Assad au pouvoir. Les chrétiens syriens se trouvent pris entre deux feux, car ils ont été largement protégés par le régime d'Assad, mais ils sont de plus en plus ciblés par les groupes militants rebelles qui tentent d’éliminer les chrétiens et les autres minorités en Syrie, avant d'établir un Etat islamique dominé par la charia...

19:33 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un appel musulman condamne les volontaires belges en Syrie

Un appel musulman condamne les volontaires belges en Syrie

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Ricardo Gutierrez, le 14 avril 2013

Pour la première fois, une organisation religieuse musulmane condamne le phénomène des jeunes belges partis combattre en Syrie. Le théologien Mohamed Ramousi, au nom du Forum Musulmans et Société (FMS), appelle les imams à dénoncer l’embrigadement de jeunes exaltés au nom de l’islam.

La démarche n’est pas banale : c’est la première fois qu’une organisation religieuse islamique dénonce, en Belgique, l’instrumentalisation de l’islam par les recruteurs de volontaires pour la Syrie. Le théologien Mohamed Ramousi insiste : «L’islam semble avoir bon dos pour justifier et manipuler des individus… Il importe de se positionner».

FMS rappelle que la Ligue des Savants Syriens a appelé les Syriens à la lutte en mentionnant qu’il s’agit d’un : «appel aux Syriens à défendre leurs terres» et non leur religion, puisque leurs adversaires, les fidèles du président Bachar El-Assad, sont aussi musulmans. «Ils précisent, insiste M. Ramousi, qu’il s’agit bien d’un «appel à ceux dont les conditions sont réunies pour participer à ce combat», non les Belges. Quand cette Ligue a mentionné les musulmans de l’étranger, elle a parlé d’aides sous forme de nourriture ou de contributions financières, voire de conseils militaires de spécialistes et non d’enrôlement militaire de jeunes étrangers.

Le théologien belge rappelle que du point de vue de l’islam, «en dehors du cas de l’agression directe et physique vécue par le musulman sur le territoire où il vit, il n’est permis au musulman d’aller combattre que s’il bénéficie de l’accord de ses parents», même si ces derniers ne sont pas musulmans et quelle que soit la légitimité de ce combat.

L’association FMS appelle les imams et les cadres musulmans de Belgique a réaffirmer cette position : «Nombre d’associations musulmanes et mosquées ainsi que les cadres religieux ont tout à gagner en rompant avec le charme contre-productif de «la politique de l’autruche» voire du déni de réalité», insisté Mohamed Ramousi.

FMS rappelle le danger social de tels embrigadements : «L’histoire contemporaine nous démontre à satiété que les personnes ayant bénéficié d’entraînements militaires et de formations au maniement des armes, ou pire encore, celles qui ont ôté la vie à d’autres personnes, sont plus enclines à susciter des drames sociaux. Dans ce cas-ci, il y a des va-t-en-guerre âgés d’une quinzaine d’années, ce qui laisse présager le retour de flamme possible à terme. À l’instar du gang de Roubaix entraîné en Bosnie et se livrant, quelques années plus tard, en 1996, à des braquages virant au carnage urbain en France : fusillades aux armes de guerre, lance-roquettes, fusils d’assaut, grenades, meurtres, courses-poursuites…».

Mohamed Ramousi appelle les musulmans de Belgique à dénoncer fermement le départ de jeunes musulmans belges pour la Syrie. En rappelant la position de l’islam, mais aussi en proposant une écoute et un accompagnement aux jeunes qui seraient tentés par le départ au combat.

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Une psychiatrie qui contribue à la création de monstres

Une psychiatrie qui contribue à la création de monstres

Jacques Laruelle, le 13 avril 2013

Les psychologues choisis par la défense de De Gelder dénoncent les dérives du procès. Et beaucoup les rejoignent.

"Lâche. Tu es même trop lâche pour te pendre" : cette phrase, lancée en plaidoirie par une avocate des parties civiles au procès de Kim De Gelder, est d’une incroyable violence. Surtout quand l’on sait que l’accusé avait tenté de se suicider en se couchant sur des voies de chemin quelques années avant la tuerie de Termonde. Et qu’il n’avait eu la vie sauve que grâce au conducteur qui l’a vu à temps.

Le procès de Kim De Gelder a été tendu, violent. En raison de l’atrocité des faits : massacrer des bébés ébranle la société dans ses fondements car c’est s’attaquer à ce qu’elle a de plus cher. Et personne n’y est indifférent. Kim De Gelder a été condamné à la perpétuité après avoir été reconnu responsable de ses actes. C’était un des enjeux de ce procès où les témoignages des psychiatres et psychologues étaient particulièrement attendus.

Au lendemain du procès, le Professeur Verhaeghe, qui enseigne notamment le diagnostic psycho-clinique à l’Université de Gand, était le premier à s’être interrogé dans une "Chronique d’une condamnation annoncée" publiée dans "De Morgen".

Il soulignait que la société attendait de la psychiatrie qu’elle considère comme "fous" des auteurs comme Breivik, Van Themsche ou De Gelder ("une personne normale ne commet pas de tels actes") mais aussi qu’elle voulait entendre, de cette même psychiatrie, que l’auteur n’était pas "fou", si bien qu’il était possible de le punir. Il se disait persuadé que le diagnostic de schizophrénie - présenté au procès par Nathalie Laceur et Geert Hoornaert, deux psychologues cliniciens désignés par la défense - était le bon. Ils avaient été approchés par Me Haentjens qui ne retrouvait pas dans le rapport des psychiatres judiciaires l’homme qu’il visitait en prison depuis quatre ans. Ils l’ont vu six fois.

La condamnation pénale de Kim De Gelder est aujourd’hui définitive. Le délai de cassation est dépassé. Mme Laceur et M. Hoornaert sortent du bois. Pour plaider pour une véritable psychiatrie judiciaire, strictement clinique et pour le respect d’une justice digne de ce nom.

Ils ont rédigé un manifeste (voir ci-contre). Rien à voir toutefois avec une frustration de ne pas avoir été entendu au procès. Ils ont déjà rassemblé autour de leur texte plus de cent signataires : des artistes de renom, des académiques de haut vol, que ce soit du droit ou des sciences du comportement, des avocats. Autant de noms qui témoignent d’une véritable interrogation.

Pour les deux psychologues, Kim De Gelder, est un véritable cas d’école paradigmatique de la schizophrénie.

Au cours de ses interrogatoires, rappelle M. Hoornaert, Kim De Gelder a donné quinze motifs pour ses crimes. Les psychiatres judiciaires n’ont pas pour autant conclu à l’incohérence - symptôme de la schizophrénie - mais à la simulation, à la manipulation de la part de l’accusé. Parmi tous ces motifs avancés, ils en ont choisi un, qui va dans le sens de la psychopathie, qui n’est pas une maladie mentale. "Cette hypothèse de simulateur a mis une chape sur le procès et la lecture clinique du cas est devenue illisible", décrypte M. Hoornaert. Et, dire que Kim De Gelder est capable de simuler et de manipuler, cela ouvre la route pour dire que sa capacité de réflexion n’est pas atteinte, renchérit Mme Laceur.

Une psychiatrie à l’écoute du sujet

"Si nous avons écrit ce manifeste, c’est parce que nous estimons que ce procès a atteint l’intégrité de la psychiatrie. Je suis pour l’éthique de la psychiatrie : être à la recherche, sans a priori, d’un sujet. Qui est-il ? Pour le faire, il faut écouter, éventuellement se renseigner auprès des proches", dit Mme Laceur.

Pour celle-ci, également assistante à la faculté de psychologie de l’université de Gand, la psychiatrie judiciaire "se profile comme une discipline qui peut se mettre au service de la société, alors qu’elle devrait être le refuge de celui qui souffre dans la société" .

La faute aussi, dit M. Hoornaert, à l’utilisation abusive des critères du DSM-4, ce manuel statistique de psychiatrie, qui permet de porter un diagnostic (et la médication à prendre) sur base des seuls symptômes, sans prendre en compte le vécu : "Si la psychiatre se réduit à cela, elle n’est plus que l’annexe de la fonction policière."

Peu d’écho a été donné dans la presse du témoignage des deux psychologues. "L’esprit critique avait comme disparu pendant le procès, comme séduit par l’appel du peuple à punir ce monstre", juge aujourd’hui Mme Laceur qui veut aujourd’hui "soulever le couvercle de la psychiatrie judiciaire".

11:56 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 avril 2013

Sans intervention, la gangraine Al-Nosra rongera toujours plus la Syrie

Sans intervention, la gangraine Al-Nosra rongera toujours plus la Syrie 

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Jean Morizot, le 13 avril 2013

Le journaliste et photographe indépendant Jean-René Augé, 25 ans, en est à son troisième voyage auprès des rebelles syriens. Il évoque la récupération de la contestation par les jihadistes, principalement représentés par le front Al-Nosra, qui marque un tournant dans la guerre civile. Les enjeux sont immenses.

Le front jihadiste jabhat al-Nosra fait beaucoup parler en ce moment. Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce groupe ?

Le premier acte marquant d’Al-Nosra en Syrie a été l'attentat du 23 décembre 2011 à Damas. Un attentat aux voitures piégées et béliers contre l'un des centres des services de renseignements du régime de Bachar Al-Assad. Cette attaque, qui a fait une trentaine de morts, a eu un écho mondial. A l'époque, le mode d'action du groupuscule était inédit et tendait à appuyer la thèse du régime de Damas, à savoir que les rebelles sont des terroristes islamistes. Beaucoup d’observateurs ont d’abord pensé que cette attaque spectaculaire avait été orchestré par Damas pour redonner un peu de crédibilité au régime. C'était en fait la première sortie au grand jour d'Al-Nosra.

Comment le front fonctionne-t-il ?

Cela reste très secret et obscur. En tant que journaliste occidental, il est particulièrement difficile d'entrer en contact prolongé avec ces combattants. Mais il est évident qu'Al-Nosra fonctionne sous forme de groupuscules terroristes, disséminées dans le pays sur le modèle d'Al-Qaida.

Qui sont les soldats d’Al-Nosra ?

Al-Nosra est, à la base, constitué d'une majorité de syriens mais cette part tendrait à diminuer au fil du le temps au profit de djihadistes venant d'autres pays arabes et d'Europe. Il faut souligner que dans le pays, peu de groupes de combattants s'affilient au mouvement, même s'ils en saluent les victoires. Pourtant, d'après les dirigeants d’Al-Nosra, leurs membres se compteraient par milliers. L’estimation la plus haute parle de 6000 hommes.

Ce groupe islamiste est le principal. Comment est-il devenu si puissant ?

C'est là le cœur du problème. Pour combattre en Syrie, il faut du soutien en amont. Trouver de la nourriture, de l'essence, des armes, des munitions et surtout de l'argent... Seuls quelques postes frontières en Turquie sont ouverts aux rebelles. Cette situation rend toute action logistique complexe. Or les Syriens ont depuis longtemps compris que punaiser le shahada sur fond noir, le drapeau utilisé par les islamistes, à l'arrière de leurs vidéos, permet d'attirer la sympathie de mouvements islamistes étrangers riches, qui fournissent du matériel. Je veux parler des pays du Golfe, de l'actuelle majorité turque ou encore des frères musulmans, pour ne citer que les plus connus. S'allier à ces puissances, c'est parfois le seul moyen que trouvent les rebelles pour vivre. Le cas d’Al-Nosra en est symptomatique. De leurs techniques de combat aux idéaux qu'ils portent, tout vient de l'extérieur de la Syrie.

Peut-on parler d’une islamisation “par défaut” ?

En se rapprochant des extrêmes, les bataillons d'autodéfense syriens se sont exposés à la radicalisation des plus faibles de leurs membres. La mouvance salafiste connait une progression inquiétante en Syrie. A l'intérieur des bataillons de la large ceinture de Damas, de véritables sous-groupes se sont constitués. Ils continuent de se battre aux côtés des autres rebelles mais ont développé leurs propres réseaux. Ils sont ainsi mieux armés et plus organisés. Sans le revendiquer et bien cachés dans des katibas (brigades), qui ne sont pas toujours fières de porter en leur sein des islamistes, ils appliquent un mode d'action et de représentation très proche du front Al-Nosra.

Peut-on dire qu’il y a un avant et un après Al-Nosra ?

La situation actuelle de la Syrie peut être la cause du développement de ces groupes plus radicaux. Il y a deux ans, beaucoup des jeunes combattants, désormais salafistes, nourrissaient le rêve de rentrer dans l'armée, d'accomplir de brillantes actions. J'ai même eu l'occasion de rencontrer un véritable transfuge... Un ancien shabiha (milicien du régime) devenu combattant auprès des plus radicaux salafistes qu'il ait trouvé. Son désir de se confondre dans un groupe radical au fonctionnement sectaire l'a fait changer de camp.

Al-Nosra est un groupe sunnite. Les autres confessions ont-elles leur mot à dire ?

Le développement historique de la Syrie s'est fait à travers le contact des confessions. La ville de Damas a accueilli les trois religions du Livre. Dans le contexte actuel, il est très difficile d’estimer quels sont les pourcentages exacts de population acquis aux rebelles dans chaque communauté. Une seule chose est sûre. La révolution en cours est menée par une écrasante majorité de musulmans sunnites. Ce qui est normal puisqu'ils représentent 70% de la population syrienne. Cela ne veut pas dire que chaque combattant fait ses cinq prières par jour...

Les principaux ennemis des sunnites sont les alaouites (secte chiite du clan Al-Assad). Le risque d'une dégénérescence en guerre confessionnelle est grand...

C'est naturellement ce qu'il y a de pire à craindre. J'ai assisté à des combats d'une violence que je n'osais pas imaginer entre rebelles et miliciens alaouites du régime. Depuis le début de la révolte, la communauté du président Bachar Al-Assad se sent en danger et réagit aux extrêmes. Pour eux, c'est peut-être une question de survie... Le pire peut se passer à la fin de la révolution si les rebelles gagnent. Toute l'atrocité de cette guerre peut se retourner vers cette communauté en une tentative de génocide alaouite, entre Lattaquié au nord et Tartouze au sud, la ville d'origine de cette secte.

Comment, selon vous, la situation va-t-elle évoluer dans les prochains mois ?

Sans soutien international sur le terrain, les rebelles syriens ne peuvent que prier et remettre leurs existences entre les mains d'une puissance supérieure. Cette précarité offre un terreau favorable à tout prédicateur arrivant avec une valise pleine de dollars ou des munitions. Malheureusement pour l'occident, les réseaux radicaux ont, eux, une action de terrain. Ils parviennent à rallier, en tout cas en surface, une partie de l'opinion syrienne, plus écoeurée par l'attitude de l'Europe et des Etats-Unis que favorable à l'islamisation de la société. Al-Nosra n'est que le groupe médiatisé d'un phénomène qui prendra toujours plus d’importance en Syrie s'il n'y a pas prise de conscience dans la société syrienne et dans la communauté internationale.

Et l’Armée syrienne libre n’envisage pas de réagir ?

Par chance, l'ombre faite par Al-Nosra à l'ASL a été remarquée. Depuis un mois et demi environ, les accrochages se multiplient entre combattants de l'Armée syrienne libre et membres de Jabhat Al-Nosra. Ces combats sont un signe positif car ils signifient que toute la Syrie ne se laisse pas nécessairement entraîner sur une voie religieuse radicale. Mais en même temps, ces affrontements tombent mal. Toute dissension affaiblit militairement des rebelles qui parviennent à peine à garder la tête hors de l'eau face à l'armée de Bachar Al-Assad.

12:54 Écrit par Rachid Z | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Il y a 20 ans, c’était des flamands d’extrême droite qui partaient se battre en Yougoslavie !

Il y a 20 ans, c’était des flamands d’extrême droite qui partaient se battre en Yougoslavie !

Page de suie, le 13 avril 2013

Une certaine presse nous bassine avec quatre pelés – forcément «musulmans»qui vont combattre en Syrie au côté d’un peuple qui se bat contre un dictateur… ouais je sais, c’est plutôt dans les rangs des extrémistes religieux – selon la version des merdias mainstream – qu’on les retrouve, bon. Mais saviez-vous qu’il y a 20 ans c’était des compagnies entières de fascistes et néo-nazis européens qui rejoignaient les rangs de ce qu’ils prenaient – ces cons – pour les dignes descendants des Oustachis (fascistes catholiques), qui combattaient au côté des nazis pendant la deuxième guerre mondiale, contre les résistants Tchetniks (nationalistes orthodoxes) et l’armée nationale yougoslave de Tito (communistes).

Si aujourd’hui, ce sont quelques dizaines de jeunes Belges – parmi lesquels certains musulmans radicaux – qui se battent en Syrie, il y a vingt ans, il s’agissait de jeunes flamands et néerlandais de l'extrême droite qui partaient combattre aux côtés des Croates durant la guerre en Yougoslavie. A l’époque, ce n’était pas Fouad Belkacem de Sharia4Belgium qui recrutait dans la jeunesse, mais bien le Vlaams Blok et le mouvement d’extrême-droite «Voorpost».

Avril 1992. Les hautes sphères anversoises du Vlaams Belang, encore dénommé Vlaams Blok à l’époque, organisent une soirée spéciale «Croatie». Le parti d’extrême-droite flamand s’affiche alors comme l’organisateur de l’évènement, jusqu’à ce que le quotidien Het Nieuwsblad ne l’épingle et le pousse à faire marche arrière. C’est au Voorpost, organisation d’extrême-droite flamande et néerlandaise bâtie sur les cendres de la structure paramilitaire VMO interdite par la loi, d’en reprendre les rennes.

Karl Van den Broeck, journaliste, y était. Il suivait à l’époque le Vlaams Blok pour le journal De Morgen:

«Filip Dewinter et le sénateur Vlaams Blok de l’époque Wim Verreycken y étaient. Durant la soirée, un certain Douwe van de Bos, un militant du Voorpost, a diffusé une vidéo dans laquelle on le voyait en action, accompagné de ses mercenaires. Une fiche de présences circulait dans la salle. Les personnes pouvaient s’y inscrire afin de recevoir de plus amples informations. Deux jours plus tard, le même Douwe van der Bos était invité au quartier général anversois du Vlaams Blok.»

Parvenir à savoir si le Vlaams Blok a effectivement recruté des mercenaires, tout en apportant un soutien militaire aux troupes de combattants volontaires croates, demeure une question très sensible.

Pourtant, dans les pages du Morgen de l’époque, le président des jeunes du Vlaams Blok (VBJ) affirmait que pour autant qu’il sache: «des jeunes flamands étaient partis en Croatie pour prendre les armes». Une déclaration qu’il ravala quelque temps plus tard face au journal Het Nieuwsblad, se mettant ainsi au diapason des déclarations de Filip Dewinter niant la présence en Croatie de mercenaires recrutés par le parti.

Pour comprendre comment la Croatie a été un pôle d’attraction pour des néonazis d’Europe, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale.

Par contre, ce qui apparaît comme certain, c’est que le Vlaams Blok a bien soutenu la lutte croate, notamment en descendant régulièrement jusque Zagreb. Jan Huybrechts, ancien président des VBJ, a voyagé à plusieurs reprises jusqu’en Croatie. Et il existe également cette photo où Filip Dewinter, Francis van den Eynde et le sénateur Wim Verreycken posent fièrement devant un tank Croate. Sans oublier les récoltes de fonds et de matériel organisées par le Voorpost et Volk In Nood, à destination des combattants croates.

Douwe Van der Bos

Il existe peu de documents en Belgique concernant ces jeunes partis se battre en Croatie. A l’inverse des Pays-Bas, où Douwe Van der Bos de la «soirée Croatie», est allé jusqu’à acheter des espaces publicitaires dans le journal De Telegraaf afin de recruter de nouveaux compagnons de lutte.

Van der Bos a toujours évolué dans ces milieux de la droite extrême: ancienne tête de liste du «Centre des démocrates néerlandais» (CD) et ancien membre du conseil d’administration du «Parti du centre», deux partis d’extrême-droite avec lesquels le Vlaams Blok a entretenu de bonnes relations. Sans oublier ses activités dans la sphère du Voorpost.

Les faits veulent que Van der Bos ait combattu aux côtés des célèbres Forces de défense croates (HOS), le bras armé du très radical «Parti croate des droits» (HSP).

D’autres néerlandais ont combattu à l’époque aux côtés des Croates, comme le montre le documentaire «Soldaat in den vreemde» – «Soldat à l’étranger». Également dans «Dutch volonteersin Croatia 1991». Ces documents suivent essentiellement le parcours de Johan Tilder, qui se serait rendu coupable de nettoyage ethnique, assassinats et actes de torture. Finalement rattrapé par les Serbes, il a été abattu lors d’une tentative d’évasion.

Néonazis européens en Croatie

Le fait que la Croatie ait été un pôle d’attraction pour un nombre assez important de néonazis de Flandre et des Pays-Bas n’a en réalité rien d’étonnant. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Oustachis croates – un mouvement séparatiste, antisémite et fasciste – s’étaient battus aux côtés des Waffen SS d’Hitler. Ils étaient craints pour les atrocités et les massacres qu’ils commettaient.

La guerre en Yougoslavie des années nonante a vu réapparaître la symbolique des Oustachis, inspirant des milices extrémistes aux affinités nazies. Des effigies du mythique chef de file oustachi Ante Pavelic ornait les quartiers généraux de ces milices.

Le reportage «Le combat croate» (vidéo ci-dessus) réalisé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel montre comment, à l’image de ce qui se passe en Syrie aujourd’hui, certains ont convaincu de jeunes néonazis français, belges, allemands, anglais et autrichiens à aller se battre sur le front en Yougoslavie. Ces séquences donnent à voir une petite armée de mercenaires (non rémunérés), composée de jeunes hommes portant des uniformes nazis faits maison, recourant à l’iconographie nazie et témoignant des raisons de leur présence sur place. Des images qui rappellent celles nous parvenant aujourd’hui de Syrie.

Donc cette presse de droite – et nos couillons politiques – qui nous rabâche les oreilles avec ces quelques belges en Syrie, feraient bien de tourner sept fois leur langue de vipères dans le bidet qui leur sert de bouche avant de l’ouvrir et de se couvrir de ridicule… Mais rassurez-vous Joëlle et son âme damnée d’Anemie vont nous pondre une toute nouvelle loi spécialement pour cet «exode» de belges musulmans vers la Syrie, dans le genre de cette loi  – de 1840 – qui interdisait aux belges de s’engager à la Légion Étrangère pour combattre au Mexique.

12 avril 2013

Jeunes Belges en Syrie : L'imam Taouil appelle les autorités anversoises à renforcer le dialogue

Jeunes Belges en Syrie

L'imam Taouil appelle les autorités anversoises à renforcer le dialogue

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Belga, le 12 avril 2013

L'imam anversois Nordine Taouil se dit vendredi ouvert au dialogue avec la Ville d'Anvers quant à la problématique des jeunes radicaux qui partent combattre en Syrie. Il veut agir préventivement, notamment en améliorant la formation des imams. Il existe déjà, au sein de la communauté musulmane d'Anvers, des organes disposant d'une expertise suffisante pour endiguer la radicalisation des jeunes, souligne l'imam Taouil. "Le dialogue est nécessaire. Il existait sous la précédente législature via le 'dialogue des mosquées', j'espère que la majorité actuelle trouvera rapidement un moyen de continuer dans cette voie."

En ce qui concerne la prévention, l'imam considère crucial que soit particulièrement pris en compte le haut taux de chômage des jeunes de la Métropole. "Ce sont principalement ceux qui n'ont rien à faire qui tombent dans les griffes de la radicalisation." Il faut également améliorer la formation des imams, poursuit-il. "Nous ne sommes que trois imams reconnus et néerlandophones à Anvers. Les jeunes vont donc régulièrement sur internet à la recherche d'informations." Les jeunes qui reviennent de Syrie pourraient séjourner un certain temps dans une institution fermée, propose enfin l'imam Taouil. "Ces jeunes reviennent avec un sentiment de revanche. Dans un centre fermé, ils pourraient être aidés par des théologiens, sociologues et psychologues.

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Tunisie : recrute candidats au paradis

 Tunisie : recrute candidats au paradis

Par Frida Dahmani, le 12 avril 2013

Proies faciles de marchands de religion sans scrupule, des apprentis jihadistes s'enrôlent pour combattre le régime syrien «impie».

«Après la prière de l'aube à la mosquée, il n'est pas rentré.» Effondrée, Mounira n'a rien vu venir. Son fils, Khaled Ouali, à peine 21 ans, s'est enrôlé pour le jihad en Syrie. «Un reportage de la télé syrienne a révélé que mon frère, disparu depuis cinq mois, était mort aux côtés de l'Armée syrienne libre [ASL]», témoigne la soeur d'Ahmed Touhami, tandis qu'une Tunisienne, à l'aéroport d'Istanbul, à force de cris et de larmes, réussissait à dissuader son fils de partir.

Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs jihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le «jihad de nikah», qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants. Si quelques familles, comme celle de Marwane, mort à 25 ans, se réjouissent que «son martyre ait offert à ses parents le paradis», la plupart exigent l'intervention du gouvernement tunisien. Le nouveau chef de l'exécutif, Ali Laarayedh, a répondu qu'il est difficile de contrôler la libre circulation des personnes. Une instruction sur les réseaux de recrutement a néanmoins été ouverte. La question est devenue épineuse et dépasse le cadre national ; le business de la mort implique une logistique et une préparation minutieuses allant de l'établissement de faux passeports à l'acheminement.

Prime décès

Depuis le début du conflit syrien, il y a deux ans, l'embrigadement idéologique s'est opéré insidieusement à travers les mosquées, les cafés et les réseaux sociaux. Des recruteurs adressent ces néophytes de la guerre à des associations humanitaires financées par le Qatar, lesquelles, sous couvert d'actions d'aide au peuple syrien, organisent les départs. Karama wa Horrya, Arrahma et Horrya wa Insaf sont les plus citées par ceux qui ont échappé au bourbier d'Alep. Avec une gratification de 2 000 euros par combattant, elles ont renfloué leurs caisses et les poches des intermédiaires. Les jeunes enrôlés perçoivent sur place une rétribution régulière de 1 000 euros. En cas de décès, une prime de 20 000 euros est versée aux familles. Mais le nerf de la guerre seul n'aurait pas suffi sans volonté politique.

Selon Ahmed Manaï, président de l'Institut tunisien des relations internationales (Itri) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, une rencontre stratégique aurait ainsi eu lieu à Tripoli, en décembre 2011, avec la bénédiction de Mustapha Abdeljalil, alors numéro un libyen, entre Youssef al-Qaradawi, président de l'Union internationale des savants musulmans, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, Borhane Ghalioune, numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Abdelhakim Belhaj, ancien d'Afghanistan et fondateur du Parti national libyen (PNL), et le ministre qatari des Affaires étrangères. Aux termes de l'accord dit Ghalioune-Abdeljalil, les participants sont convenus d'armer les jihadistes syriens et de leur envoyer des renforts tunisiens et libyens.

Via la Libye

«Nous ne sommes ni n'avons été partie de cette opération, dont nous ignorons comment elle se déroule», s'est défendu Rached Ghannouchi, alors que Jamel Saadaoui, membre du comité fondateur du PNL, exige des preuves. Il est pourtant établi que les circuits menant à la Syrie passent par la Libye. Pas moins de quatre sites consacrés à l'entraînement des recrues, pendant une durée moyenne de vingt jours, ont été identifiés : Bouslim, sous le commandement d'Abou Doujana du Groupe islamique combattant libyen (GICL) ; Zentane ; Jebel el-Akhdar, centre névralgique spécialisé dans la fabrication des bombes chimiques et des explosifs ; et Benghazi, géré par les Frères musulmans et consacré au maniement des armes lourdes. Les candidats au jihad peuvent aussi emprunter un autre itinéraire en embarquant au port pétrolier de Brega, dans l'est libyen, via Ghadamès et Ezzaouia, où une préparation physique est aussi dispensée. Destination : la Turquie ou le Liban.

Toute cette affaire aurait pu provoquer une crise entre la Tunisie et la Libye mais il n'en a rien été. Le président tunisien Moncef Marzouki s'est cependant alarmé : «Nous craignons que ces Tunisiens ne constituent une menace pour leur propre pays à leur retour. Il faut les convaincre que le véritable jihad ici consiste à lutter contre la pauvreté, le chômage et l'ignorance.»

Syrie : Deux courants se partagent les «zones libres» d’Alep

Syrie

Deux courants se partagent les «zones libres» d’Alep   

AFP, le 12 avril 2013

Après neuf mois de combats, la rébellion tient plus de la moitié d’Alep, dans le Nord syrien. Deux courants se partagent la gestion de cette zone «libre» : les jihadistes tiennent le haut du pavé, suivis par les combattants soutenus par la Coalition de l’opposition. Seul un tiers du nord-ouest de la capitale économique est encore tenu par l’armée, ainsi qu’une partie du cœur historique de la ville autour de la citadelle, les rebelles resserrant leur étau autour de l’armée sur un arc reliant le nord-est au sud-ouest. Les trois plus importantes forces rebelles y sont le Front al-Nosra et Ahrar el-Cham, deux mouvements jihadistes implantés dans toute la Syrie, ainsi que Liwa’ el-Tawhid, un patchwork de brigades de déserteurs de l’armée et de civils ayant pris les armes.

Liwa’ el-Tawhid, qui revendique 8 000 combattants, est présent sur tous les fronts de la ville, tandis qu’al-Nosra et Ahrar el-Cham combattent autour des bases militaires pour y prendre des munitions. Aucune des deux dernières formations ne se réclame de l’Armée syrienne libre (ASL) chapeautée par des officiers dissidents basés en Turquie. Le chef de Liwa’ el-Tawhid, Hadji Marea, siège au sein du Conseil militaire suprême de Sélim Idriss qui dépend de la Coalition de l’opposition, largement dominée par les Frères musulmans. Il assure ne recevoir ni financement ni armement d’aucune organisation. Cependant, la Coalition affirme mettre des fonds à disposition de la rébellion armée. Selon Hadji Marea, seuls «cinq à six étrangers» combattent au sein de Liwa’ el-Tawhid. Al-Nosra et Ahrar el-Cham, qui se refusent à donner le nombre de leurs hommes, comptent en revanche de nombreux étrangers, venus principalement de pays arabes.

Al-Nosra s’est démarqué de l’annonce de parrainage faite par la branche irakienne d’el-Qaëda mais son chef, Abou Mohammad el-Joulani, a dit «prêter allégeance à cheikh Ayman el-Zawahiri», le numéro un du réseau extrémiste. Le Front, placé par Washington sur sa liste des organisations terroristes, a revendiqué des dizaines d’attentats à travers la Syrie, dont de nombreux attentats- suicide. Les chefs connus d’Ahrar el-Cham sont en revanche tous syriens. Ce groupe appartient au Front islamique syrien, une coalition salafiste regroupant depuis 2012 onze organisations qui sont favorables à un État islamique. Ils n’ont aucune affiliation internationale.

00:55 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11 avril 2013

“Marokkaan die het goed doet is een uitzondering”

Marokkaan die het goed doet is een uitzondering

Henk Müller, le 11 avril 2013

Heeft Geert Wilders gelijk of ongrrlijk als hij van en Morokkanenproleem spreekt ? Een twistgesprek tussen Henk Müller (vragen) en David Pinto (antworden).

Geert Wilders heeft dinsdag in een nabeschouwing op het 'Marokkanendebat' geconstateerd dat het Marokkanenprobleem maar voortettert, dat de islam een ziekte is en dat Marokkaans tuig het land moet worden uitgeknikkerd. Een heldere diagnose.

"Er is inderdaad sprake van een Marokkanenprobleem. Je kunt het wel ontkennen, maar het is zo. Als ik bij de dokter kom omdat ik pijn in zes tenen heb, heb ik een tenenprobleem. Als tijdens een epidemie in een dierentuin geen leeuwen of giraffen, maar olifanten ziek worden, is er een olifantenprobleem, al zijn niet alle olifanten ziek. Als 65 procent van Marokkaanse jongeren met de politie in aanraking komt, is er een Marokkanenprobleem."

U scheert alle Marokkanen over één kam.

"Onzin, daar kan ik me echt kwaad over maken. Sommige mensen willen zelfs hun excuses daarvoor aanbieden, zoals Jan Bennink op uw opiniesite. Het zou stigmatiserend zijn als je zou zeggen dat álle Marokkanen een probleem vormen. Ik heb geen zin politiek correct te zijn. Ik heb regelmatig contact met minister Asscher en ik vind het mét Wilders jammer dat hij het beestje niet bij de naam noemt. Ook Asscher vindt dat er een Marokkanenprobleem is.

Maar Wilders koppelt daar ten onrechte de islam aan. Het is geen islamitisch probleem. Ik heb net een Russische vrouw gesproken die onderzoek doet naar de drugsmaffia hier. Ze was geschokt, want die blijkt grotendeels in handen van Joden. Ik heb haar meteen gevraagd: Marokkaanse Joden? Ja dus. Marokkanen vormen in alle landen een probleem. Als het aan de islam zou liggen, zouden ook Turken een probleem vormen. Wilders' diagnose klopt niet, en de oplossingen die hij aandraagt werken dus ook niet.'

Hoe luidt uw diagnose dan?

"Marokkanen vormen een probleem door hun belabberde opvoedingsmethoden en vooral door een soort ingebakken minderwaardigheidscomplex, dat mede te danken is aan de Franse kolonisatoren. Turken zijn trots op hun afkomst, Marokkanen niet. Ik kwam uit een klein dorpje naar Rabat om rabbijn te worden. Op school daar vroeg een meisje, Sylvia, wat we thuis spraken. Mijn ouders waren Berber en analfabeet. Ik antwoordde dat we thuis Frans spraken, anders was je een nietswaardige Marokkaan. Ze sprak het zelf ook niet, maar ze geloofde me. Vanaf die tijd ging het goed op school. Mijn moeder was toen zwanger en heeft mijn zusje Sylvia genoemd.

De opvoeding is echt belabberd. Marokkaanse kinderen weten nooit waar ze aan toe zijn. De ene dag klimmen ze op schoot bij vader die dat leuk vindt en trekken aan zijn baard, de volgende dag doen ze dat weer en krijgen ze een pak slaag. Er is geen enkele zekerheid. Dat is funest. Je moet opgroeien met gevoel voor je menswaardigheid, niet met klappen."

U bent er zelf goed uitgekomen.

'Ik ben zelf Marokkaan, ik herken hun situatie vanuit mijn eigen opvoeding. Maar het klopt. Dat is deels te danken aan de Joodse gemeenschap in Marokko, die erg hecht was en deels aan karaktereigenschappen. Maar ik ben nog steeds de enige eerste generatie- Marokkaan die hoogleraar is in Nederland. In heel Europa zijn er misschien zes. Dat is toch treurig. Marokkanen doen het niet goed. Kijk naar jonge Marokkaanse vrouwen: een kwart voorziet in eigen levensonderhoud, onder niet-Marokkanen is dat 60 procent.'

Dus de Marokkanen die het goed doen, zijn eigenlijk de uitzondering die de regel bevestigt ?

"Ja, Marokkanen die het goed doen zijn een uitzondering. Het is lastig om met je minderwaardigheidscomplex af te rekenen. In uw krant verscheen een stuk, van onder anderen Laila Ezzeroili, dat Marokkanen trots moeten zijn op hun Marokkaan-zijn en daar volledig voor moeten kiezen. Dat is een extreem standpunt. Ik pleit voor het beste uit twee werelden. Leer accepteren dat je Marokkaan bent en leer dan wat Nederlanders belangrijk en goed vinden. Marokkanen zitten voor een groot deel nog in een premoderne samenleving met een sterk 'wij' versus 'zij'-gevoel, met andere opvattingen over de verhouding tussen mannen en vrouwen, over vrijheid van meningsuiting en over respect.

Stop met al die programma's in gemeenten die handenvol geld kosten en niet werken, daarin heeft Wilders gelijk. Je kunt beter zelfinzicht vergroten met spelletjes en leuke series op tv, dan vrouwen leren fietsen. Marokkanen moeten leren inzien waarom ze doen wat ze doen en inzien wat Nederlanders belangrijk vinden. Ze moeten twee brillen kunnen op- en afzetten: een Marokkaanse en een Nederlandse."

U vraagt haast het onmogelijke.

"Moet je dan niets doen? Er is een Marokkanenprobleem. Dat is ellendig voor de groep zelf en voor de hele samenleving. Hele wijken zijn ontoegankelijk. Dat is onaanvaardbaar. Zoals het ook onaanvaardbaar is dat het potentieel van een hele groep verloren gaat."

21:23 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une étrange instruction de l’Armée américaine

Une étrange instruction de l’Armée américaine

Par Robert Spencer. Traduction Nancy Verdier, le 11 avril 2013

Fox News rapporte que la semaine dernière, «lors d’une séance d’information d’une unité de réserve de l’armée basée en Pennsylvanie,  l’armée américaine a classé le christianisme évangélique et le catholicisme sur la liste des religions radicales et extrêmes au même titre qu’Al Qaïda et le Hamas».  L’incident s’est produit au cours d’une brève formation de mise à niveau au sein de l’Armée de Réserve.

La liste s’intitule «extrémismes religieux»; et ses rubriques principales sont entre autres : le «christianisme évangélique» (christianisme américain) suivi de «Ikhwan ou les Frères musulmans» (Islam d’Egypte), puis «les ultra-orthodoxes» (Judaïsme d’Israël), «un tiercé gagnant politiquement correct des trois principales religions monothéistes. Également sur la liste figure «Al-Qaïda» (Islam transnational); «le Hamas» (islamisme palestinien); «Abu Sayyah» (Islam des Philippines); «le Ku Klux Klan» (Chrétien américain) ; et «le catholicisme» (Chrétien américain).

La liste comprend aussi l‘«islamophobie» considérée comme une forme d’ «extrémisme religieux» – apparemment fondée sur l’hypothèse, fréquente chez les gens de gauche, que ceux qui s’opposent au jihad mondial et suprématiste islamique sont des fanatiques chrétiens motivés par une quête de surenchère religieuse.

L’idée qu’il puisse y avoir un facteur d’unification de ces groupes disparates est éminemment absurde, et cette liste serait risible si elle n’était pas émise par  l’armée américaine. Apparemment, c’est un non-sens politique manipulateur et ridicule qui a remplacé des informations véridiques sur l’islam et le djihad. Le 19 Octobre 2011, le directeur exécutif d’une organisation islamique appelée «Les Défenseurs des Musulmans», Farhana Khera, avait écrit une lettre à John Brennan, alors conseiller de Barack Obama et adjoint à la sécurité nationale pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste et actuel directeur de la CIA. Cette lettre a été cosignée par 57 organisations, dont un grand nombre ont des liens avec le Hamas et les Frères Musulmans, tels que le Council on American-Islamic Relations (CAIR), le Cercle islamique d’Amérique du Nord (ICNA); Islamic Relief USA, l’Islamic Society of North America (ISNA), la Muslim American Society (MAS) et le Muslim Public Affairs Council (MPAC).

La lettre dénonçait les agences gouvernementales américaines «d’utilisation de matériel de formation partiaux, faux et très offensants pour les musulmans et l’islam.» Ignorant l’exactitude factuelle des matériaux dont ils se plaignaient, les groupes musulmans signataires de la lettre ont exigé que le groupe de travail «purge tous les matériaux de formation du gouvernement fédéral d’informations biaisées», «qu’il mette en œuvre une nouvelle formation obligatoire pour les agents du FBI, les officiers de l’armée des États-Unis, avec au programme toutes les lois fédérales, étatiques et locales dont l’information avait été faussée», et plus encore pour s’assurer que seuls les messages approuvés par les signataires sur l’islam et le jihad soient transmis aux agents du  renseignement et de l’application de la loi.

Le jour même où Khera avait envoyé sa lettre, le sous-procureur général américain James Cole avait déclaré lors d’une conférence à Washington qu’il avait «récemment ordonné à toutes les composantes du ministère de la Justice de réévaluer leurs efforts de formation dans divers domaines, depuis la sensibilisation aux communautés jusqu’à la sécurité nationale.» Cette «réévaluation» a supprimé toutes les références à l’islam dans le cadre d’un examen de toute activité terroriste du Jihad islamique. L’administration Obama a placé hors de portée de toute enquête, les croyances, les motivations et les objectifs des terroristes djihadistes. En conséquence, en Février 2012, le gouvernement a purgé plus de 1000 documents et présentations précédemment utilisés dans des programmes de formation que les groupes musulmans avaient estimés inexacts ou offensants pour les musulmans.

Et maintenant on peut voir par quoi l’administration Obama a remplacé ces matériaux de formation. L’implication de l’armée américaine pour la constitution de cette liste des «extrémismes religieux» est très inquiétante. Le christianisme évangélique, le catholicisme et «l’islamophobie» seraient donc des formes d’«extrémisme religieux» à égalité avec Al-Qaïda et le Hamas? Alors combien de temps faudra-il avant que l’administration Obama parte en guerre contre eux, étant donné qu’à plusieurs reprises elle a déclaré être en guerre contre Al-Qaïda ?

Pour ne pas stigmatiser l’islam conquérant, nous devenons alors tous, pour l’administration Obama, des extrémistes et des terroristes.

15:20 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |