19 juillet 2013

Adaptabilité et pragmatisme du droit musulman

 Adaptabilité et pragmatisme du droit musulman

Corinne Fortier, le 02 juillet 2010

Au cours de cette dernière décennie, de nouvelles réformes du statut personnel et du Code pénal ont vu le jour dans de nombreux pays musulmans. Ces réformes touchent en particulier au mariage (nikâh ou zawaj), à la répudiation (talâq), au divorce féminin (khul‛), à la filiation (nasab), à «l’adoption» (kafâla) et aux peines relatives à l’adultère (zinâ), au viol (zinâ) et aux crimes dits d’honneur (yusamma jarâ’am ash-sharaf). Dans un contexte migratoire comme celui de la France, la manière d’appréhender des institutions musulmanes inconnues du droit français, telles la répudiation, la polygamie, ou la kafâla, a également évolué. Par ailleurs, des nouvelles questions de bioéthique issues du développement de la science et des techniques comme la contraception, l’avortement, le diagnostic prénatal, les procréations médicalement assistées, les tests ADN, le clonage, les cellules souches, ou encore les greffes d’organes, ont amené les juristes musulmans (fuqâhâ’, ‘ulamâ’, muftî) à émettre des avis juridiques (fatâwâ, sg : fatwâ) sur ces questions inédites du point de vue du droit musulman classique tout en puisant leurs réponses dans l’esprit même de ces textes.

Ce livre regroupe un ensemble de contributions en français et en anglais d’anthropologues, de juristes, et d’historiens qui traitent de ces évolutions juridiques dans les communautés musulmanes de différents pays (Algérie, Tunisie, Maroc, Mauritanie, Sénégal, Niger, Nigéria, Égypte, Liban, Jordanie, Palestine, Pakistan, Iran, France). Les contributions concernent le contenu de ces réformes, le contexte au sein duquel elles sont apparues, les débats qui les ont accompagnées, ainsi que les résistances éventuelles à leur mise en œuvre. Les évolutions législatives récentes diffèrent localement selon les pays, leur histoire, leur culture, leur gouvernement ainsi que selon l’influence de mouvements plus globaux qu’ils soient féministes, islamistes, humanitaires. Parallèlement à la ratification de conventions internationales inspirées des droits de l’homme, de la femme, et de l’enfant, la référence à la loi islamique (Sharî‛a) demeure essentielle dans les pays musulmans, en tant qu’elle possède un caractère sacré et reste constitutive de leur identité.

En outre, le fait que des membres des populations civiles en Afghanistan, en Iraq et en Palestine aient été tués au nom d’une cause prétendue juste et démocratique qui se réclame des droits de l’homme, ont amené certains musulmans à ne plus croire en ces valeurs universalistes et à se tourner vers des valeurs religieuses qui incarnent une résistance à ce qui est parfois vécu comme une hégémonie et une ingérence de pays occidentaux. Or la référence à la Sharî‛a, dont le terme même est devenu synonyme de régression et d’obscurantisme en Occident, après l’application stricte et intransigeante qu’en ont faite les Talibans en Afghanistan, n’est pas toujours aussi sclérosée et immuable qu’on a tendance à le croire mais porte en elle une certaine plasticité ainsi qu’une logique pragmatique.

Le rappel du caractère pragmatique et non dogmatique du droit islamique est d’autant plus important aujourd’hui que l’islamisme gagne les consciences de nombreux musulmans de par le monde. On voit fleurir une littérature islamiste peu onéreuse qui envahit les étals des vendeurs ambulants des mosquées des pays musulmans comme les rayons des librairies musulmanes dont on peut constater le nombre croissant à Paris. Or, ces ouvrages donnent souvent une vision étriquée du statut des femmes, beaucoup plus régressive que les textes de droit musulmans anciens qui sont sur ce point plus subtils et complexes.

Le droit musulman classique ou fiqh constitue le socle de référence de nombreux pays musulmans bien que ceux-ci connaissent d’autres sources de droit (coutumier, ottoman, napoléonien, international…). Le droit musulman n’est pas homogène, variant selon les rites (mâdhâhib), en particulier sunnite et shiite, le sunnisme étant lui-même divisé en plusieurs rites qui sont assez similaires malgré quelques «petites différences». Le Liban, formé de diverses communautés religieuses, comme d’autres pays arabes, connaît un pluralisme juridique surtout en matière de divorce, de garde d’enfant, et de succession, pluralisme qui conduit parfois, comme le montre l’article d’Alexa Hechaime, à des conversions de complaisance, par exemple lorsque des familles sunnites qui n’ont pas d’enfants de sexe masculin se convertissent au shiisme pour protéger les droits successoraux de leurs filles.

En dépit de cette diversité interne, le droit musulman obéit à des principes (usul al-fiqh) unitaires dans son fonctionnement et il s’est constitué sur un socle scripturaire commun. La première source est le Coran qui jouit d’un statut incomparable auprès des musulmans sunnites ou shiites en tant que parole même de Dieu. La deuxième source est la Sunna, regroupant les dits ou hadith (hadîth) et les faits du Prophète (Muhammad) (m. 632 J.C.), ainsi que son assentiment parfois implicite (taqrîrât) aux actes de ses compagnons et de ses épouses. La Sunna constitue un modèle de conduite pour tout musulman, bien que les textes de référence en la matière diffèrent selon les sunnites et les shiites. Enfin, le droit musulman intègre la coutume (‘urf) comme source du droit, ce qui autorise une certaine spécificité juridique propre à chaque société…

Texte intégral

16 juin 2013

Que les faux-frères déguerpissent !

Que les faux-frères déguerpissent !

Par Fouad Benyekhlef, le 15 mai 2012 

De l’ingérence dans les affaires internes de la communauté musulmane de Belgique, certains groupes ont fait leur cheval de bataille. Que ce soit dans les domaines religieux, citoyen ou encore social, nombre de démarches ont été tentées dans l’espoir de manipuler, diviser ou encore avoir une mainmise normative sur les citoyens belges musulmans et plus précisément sur certains de leurs cadres.

Effectivement, c’est à travers lesdits cadres que le changement peut véritablement s’opérer mais pas de n’importe quelle manière et encore moins stimulé par des éléments exogènes à cette communauté lesquelles ne souhaitant en vérité que lui imposer une certaine vision des choses qui généralement est contraire à ses principes propres et légitimes. Il est vrai que nous n’avons pas encore d’équivalents belges du pitre Hassen Chalghoumi qui nous bassinerait avec un «islam di bilgik» ou encore de la vulgaire Fadela Amara avec un discours biaisé de victimisation des «beurettes». Il n’en reste pas moins que des tentatives sont régulièrement entreprises dans ce sens et dans différents domaines.

Ces effets «Chalghoumi» ou «Amara» sont tellement flagrants et stratégiquement puérils qu’ils nous amènent à une réflexion en intracommunautaire sur ces problématiques d’ingérences stériles afin de stimuler l’émergence de cadres émanant réellement de la communauté musulmane qui ont pour sincère objectif d’apporter une vision réformiste et défendre l’intérêt général de la communauté ainsi que de la société globale loin des opportunistes désirant mener une carrière, ou de victimes désirant régler des comptes personnels avec une religion à la suite d’une histoire douloureuse avec des fidèles de cette dernière ou enfin des marionnettes qui pensent tromper mais qui ne font que sourire par leur incompétence.

Que les citoyens musulmans se rassurent, la communauté est organisée et elle est capable de faire émerger elle-même ses propres cadres sans qu’on ne lui en impose. De plus, lorsque ceux-ci ne répondent pas aux demandes et ne la défendent pas, ils sont généralement relayés au placard de l’histoire et se retrouvent populairement déchus de cette responsabilité. Assurément, les citoyens musulmans n’ont que faire des judas ou des tartuffes se revendiquant être porte-parole d’un pan de la communauté mais ne s’efforçant en vérité qu’à dire du mal de leurs coreligionnaires devenant le plus souvent de véritable colonisés d’esprit d’une laïcité dont la définition a été malhonnêtement usurpée et transformée.

Laïcité, voilà bien un principe avec lequel les citoyens musulmans sont d’ores et déjà les plus en accord. Et ils n’ont surtout pas de leçon à recevoir des autres communautés religieuses ou convictionnelles en Belgique. Bien au contraire ! Que de terminologies et de débats tronqués au nom de ce noble principe ayant pour visées simples la volonté de complexer davantage le citoyen musulman et de le culpabiliser pour le simple tort qu’il soit musulman et qu’il l’assume. En gros, ledit citoyen musulman devra se justifier sur son islamité jusqu’à ce qu’il n’en laisse rien paraître extérieurement, si ce n’est qu’une spiritualité invisible bien cachée chez lui.

Baliverne tout cela ! Que les musulmans se sentent libres, émancipés et fiers de ce qu’ils sont et de leur pluralité de pensées, ethnies et classes sociales. Et que soient gênés et discrédités ces moralisateurs iniques autoproclamés cadres communautaires qui n’ont de cesse de montrer à l’establishment leur «beniouiouisme» bienveillant tout en oubliant qu’ils ne militent plus ou pas pour leur communauté mais plutôt en faveur d’une autre. Ces derniers excluent de leur esprit cette réalité et refuse de regarder les choses en face, même quand la vérité est en pleine lumière, tellement le lavage de cerveau qu’ils ont subi fut virulent ou qu’ils ne soient simplement pas assez humbles pour réviser certaines de leurs positions.

On ne change pas une société de même qu’on ne prétend pas au titre de cadre communautaire minoritaire lorsque l’on est soi-même complexé par les dominants ou les majoritaires au point de vouloir leur ressembler à tout prix intérieurement et extérieurement. Et encore moins quand on arrive à penser que la soumission de toute sa propre communauté, à travers un discours d’effacement des différences physiques, culturelles ou confessionnelles est une solution afin d’éviter les prétendus problèmes récurrents. Le fait d’exclure ces visibilités, ce n’est en vérité que militer contre les libertés individuelles et contre l’émancipation des minorités.

Il faudrait plutôt instiller dans l’esprit des citoyens musulmans le principe d’égalité qu’ils doivent porter, l’enjeu ainsi que le rapport de force qu’ils représentent. Il est temps de cesser de donner du crédit ou de prêter attention à ces «faux-frères» dont l’objectif est de montrer à leur «maître » qu’ils sont là pour condamner ce qui pourrait offenser ce même maître tout en contribuant à complexer les citoyens musulmans et en les alertant sur qui sont les «bons» ou les «mauvais» musulmans. Ces mêmes «faux-frères» ne dénoncent généralement que des thématiques qui engendrent dans la société générale une peur voire une phobie de la communauté musulmane.

Sans s’en rendre compte, ils créent de l’islamophobie dont ils seront eux-mêmes victimes lorsque celle-ci deviendra ingérable. L’Histoire nous a démontré que quand la haine à l’encontre d’une minorité se déchaîne, elle embarque avec elle tout les membres de cette même communauté en ce compris ces «faux-frères» qui n’arriveront plus à éteindre ce feu qu’ils auront tellement travaillé à attiser. Pour l’intérêt de la communauté musulmane et pour la société dans sa pluralité, des cadres avec une vision saine et une volonté sincère doivent émerger et couper court avec ces «esclaves domestiques» qui ont tant mangé dans la main du maître qu’ils ne sauraient produire quelque chose de bénéfique pour la collectivité

03:07 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 juin 2013

Chalghoumi à Bruxelles

Chalghoumi à Bruxelles

Invité le 10 juin dernier par le fils Ducarme (député MR) à la Maison des Parlementaires, en présence de Vincent De Wolf (bourgmestre-député MR à Etterbeek) - Fouad Benyakhlef (Musulmans Progressistes asbl) – Nadia Geerts (activiste laïciste) – Viviane Teitelbaum (activiste sioniste et députée-échevine MR)- Latifa Aït Baala (activiste makhzenienne et candidate MR non élue lors des communales 2012 à Schaerbeek) – Sellam El Ktibi (candidat SP.A non élu lors des communales 2012 à Jette) - Karim Geirnaert (Président d'EuroHalal) – Miriam Bajat (candidate non élue MR lors des communales 2012) - Imad El-Zein (candidat MR non élu lors des communales 2012) - Karim Amezian (Repères asbl)

11:57 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11 juin 2013

La laïcité Parole de musulmane

La laïcité

Parole de musulmane

Une arme secrète contre l’Islamophobie…

Une arme secrète contre l’Islamophobie…

Oumzaza, le 11 juin 2013

Têtes de porc, sang de porc, tags haineux et racistes, voici un échantillon de ce que doivent supporter les fidèles des mosquées de France en 2013. Il existe aussi des communes comme Nice et Montrouge hier, ou Epinay sur Seine aujourd’hui, qui peinent à avoir un lieu de culte décent, ou qui en avait un mais se le voit confisqué de manière arbitraire, c’est à dire sans véritable raison. Découvrez la dernière vidéo d’Islamotion TV, donnant la parole aux fidèles de la mosquée d’Épinay-sur-Seine, victime d’une décision injuste :

Au-delà des mosquées

Les mosquées, les tombes de nombreux défunts musulmans, quelques commerces… sont les dommages matériels à déplorer aujourd’hui. Mais pas que. Plus triste encore, les êtres humains humiliés, insultés, agressés. Ces hommes peinant à trouver du travail, ces femmes dont on nie l’intelligence parce que leur cerveau se trouve dans leur tête, celle qu’elles cachent sous ce foulard tabou pour une société laïcarde et complexée par sa propre identité religieuse. Ces mêmes femmes qui représentent aujourd’hui en France plus de 90% des victimes d’islamophobie. Agressées verbalement ou physiquement, ces victimes sont trop nombreuses pour excuser le silence des télévisions et des radios. Seuls les médias alternatifs relatent les faits.

Marwan Muhammad, porte parole du Collectif Contre l’Islamophobie de France a écrit récemment une très jolie lettre pour les femmes musulmanes : lettre à ma sœur. Une lettre empreinte de douleur, de tristesse, mais également de courage et d’optimisme. Les musulmans de France sont, et seront si Dieu le veut. Nous aspirons tous à une vie meilleure, une cohabitation dans la Paix et le respect mutuel. Ce fossé creusé par les politiques et les médias a réussit à nous faire croire qu’il existait des communautés qui ne pouvaient s’intégrer à la société française. Alors que la société elle-même prouve le contraire.

Action, réaction !

Nous sommes contraints aujourd’hui d’agir, et ce afin de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Agir en dénonçant les actes islamophobes auxquels nous sommes témoins ou victimes, et ce pour asseoir nos droits inaliénables, les mêmes que pour n’importe quel citoyen français. Ni plus, ni moins.

Nous apprenions hier sur le site d’Al Kanz que le CCIF lance très prochainement une application mobile, destinée à suivre l’actualité, mais également suivre l’évolution de l’islamophobie en France, avec une carte interactive permettant de localiser les actes islamophobes géographiquement. L’application permettra surtout à tout un chacun la déclaration on line de toutes agressions verbales ou physiques, et d’y joindre une photo. Grâce à de nombreux conseils qui seront disponibles sur l’application, nous aurons en poche une arme secrète : une défense légitime, loyale et légale.

Force est de constater que nous ne pouvons pas compter sur le corps médiatique classique aujourd’hui (à lire : Quand le coupable est musulman…). Preuve en est, l’inconscience collective dans laquelle est plongée tout citoyen lambda (parfois même musulman). Lorsque nous relatons un fait comme ceux cités ci-dessus, nous reconnaissons immédiatement ceux qui achètent le Parisien, le Figaro, et ceux qui sont connectés aux sites tels qu’Ajib.fr, Al Kanz, Katibîn, Question halal… A nous de nous faire entendre à travers ce corps médiatique uni et alternatif ! Avec un bon comportement en prime, nous travaillons aujourd’hui pour nos enfants, et nos petits enfants, pour un vivre ensemble digne et respectueux. La reconnaissance que nous espérons ne sera peut-être pas nôtre, espérons qu’elle appartiendra à nos enfants, et que nos efforts leur profiteront. Qu’ils ne sentiront plus cette pression étouffante, cette impression d’être chez soi sans être réellement chez soi. C’est à nous, ACTION !

10 juin 2013

L’UDMF en campagne pour 2014

L’UDMF en campagne pour 2014

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UDMF, le 29 mai 2013

L’UDMF a rendez-vous avec les françaises et les français en 2014 lors  des Municipales et des Européens.

Dans une société repliée sur elle-même, de plus en plus attirée par les discours radicaux, notre thème central sera celui de la citoyenneté pour combattre l’échec de nos politiques d’intégration. Si le débat sur l’identité nationale a viré à la guerre civile en France dernièrement qu’en est-t-il de l’identité Européenne et du principe fédérateur d’union, d’échange et de solidarité des peuples ?

Pour répondre à ces questions et cette enjeux, nous nous sommes réuni sous l’étiquette d’un parti dont le nom fait déjà débat à cause du M présent dans son sigle (UDMF).

Dans une société touchée de plein fouet par le rejet totalement décomplexé envers les musulmans, voir naître un parti politique à consonance musulmane ne pouvait qu’engendrer de vives réactions.

Beaucoup sont surpris que, dans un état laïc tel que le nôtre, on puisse valider un parti politique sous la dénomination d’Union des Démocrates Musulmans Français ?

Alors qu’on reproche à l’islam d’être à l’antipode de la Démocratie, qu’en France la politique et la religion sont séparés, peut-être faudrait-il rappeler le sens du mot Démocratie ?

D’abord, un parti est avant tout une essence et une morale issue d’une idéologie humaniste et même universelle.

En effet, une Démocratie doit être constituée des différentes sensibilités qui composent sa société afin que chacun s’y retrouve représenté.

Christine Boutin, ancienne ministre du logement sous Sarkozy et présidente du parti Chrétien Démocrate (PCD) fait référence à l’idéologie chrétienne qui l’anime tout comme Angela Merkel, la chancelière Allemande du parti de l’Union Démocratique Chrétienne (CDU).

Dans la diversité sociale et culturelle qui compose notre Nation, les musulmans, deuxième religion du pays, en étaient jusqu’alors exclus à cause de toutes une série de clichés que nous comptons bien balayer.

Au sein de l’UDMF nous séparons, comme le PCD ou le CDU, le religieux émanant de notre croyance pour en exploiter la morale et l’exemplarité qui l’a compose afin que celle-ci puisse être une force supplémentaire pour notre pays. Cela, afin de retrouver un pays ouvert au vivre ensemble enfin respectueux de nos différences et un rayonnement pour les autres États.

Pour ceux qui seraient tentés de nous écrire pour nous dire, de façon très courtoise, qu’il n’adhère pas à nos idées et à nos convictions, sachez que nous sommes dans une Démocratie et que chacun est libre de ses opinions.

30 mai 2013

Burqa : la Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

Burqa

La Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

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AFP, le 30 mai 2013

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a décidé de manière exceptionnelle de confier directement à son instance suprême, la Grande Chambre, la requête d'une jeune musulmane qui proteste contre l'interdiction en France de porter le voile intégral (burqa) dans un espace public.

Cette requête avait d'abord été confiée, au sein de la CEDH, à une chambre de 7 juges, mais celle-ci a décidé, avant même de l'examiner, de s'en dessaisir pour la transmettre directement à Grande Chambre, composée de 17 juges, "aucune des parties ne s'y étant opposé", a précisé la Cour de Strasbourg dans un communiqué jeudi.

Cette affaire devrait être examinée en audience publique après l'été, selon une source interne à la CEDH. Les décisions rendues par la Grande chambre de la Cour sont définitives.

La requérante, identifiée par la Cour sous ses seules initiales, "S.A.S.", est une Française née en 1990. Elle proteste contre la loi du 11 octobre 2010, qui interdit de dissimuler son visage dans l'espace public.

Sa requête a été introduite devant la CEDH le jour même de l'entrée en vigueur de cette loi, le 11 avril 2011.

Musulmane pratiquante, "S.A.S. déclare porter la burqa afin d'être en accord avec sa foi, sa culture et ses convictions personnelles", selon le résumé de l'affaire fourni par la CEDH.

Elle précise qu'il s'agit d'un habit qui couvre entièrement le corps et qui inclut un voile fin couvrant le visage ainsi que le niqab, un voile couvrant le visage à l'exception des yeux.

La requérante souligne que "ni son mari ni aucun autre membre de sa famille n'exercent de pression sur elle pour qu'elle s'habille ainsi". Elle ajoute qu'elle porte le niqab en public et en privé, mais pas de façon systématique.

"Elle accepte de ne pas porter le niqab en certaines circonstances mais souhaite pouvoir le porter quand tel est son choix". Elle déclare que "son objectif n'est pas de créer un désagrément pour autrui mais d'être en accord avec elle-même".

S.A.S. invoque plusieurs articles de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la "liberté d'expression", le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", celui au "respect de la vie privée et familiale", et "l'interdiction de la discrimination".

28 mai 2013

Colloque Séparation de la foi, des actes et du pollitique

Colloque

Séparation de la foi, des actes et du pollitique

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22:55 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20 mai 2013

Marseille : les musulmans font un état des lieux de l'islamophobie

Marseille

Les musulmans font un état des lieux de l'islamophobie

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Luc Leroux, le 20 mai 2013

L'islamophobie gagne du terrain et prend un tour inquiétant, selon les participants de la 11e rencontre annuelle des musulmans du Sud, organisée hier au Parc Chanot de Marseille par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). "Les musulmans sont devenus des cibles", affirme même Raphaël Liogier, politologue et sociologue de l'Institut d'Études Politiques d'Aix-en-Provence et directeur de l'Observatoire du Religieux.

Selon lui, "nous sommes dans une situation comparable aux années 1930" avec des musulmans "pris en étau" entre progressistes et traditionalistes. "L'Europe est sur le déclin, explique le sociologue, elle n'est plus le centre du monde. On ne peut pas en vouloir à la Chine, l'Inde, le Brésil ou au capitalisme mondialisé, alors il faut personnaliser la cause. Et les musulmans sont là pour personnaliser la cause". Une "laïcité en état de siège" conduirait à des "mesures d'exception" comme l'interdiction faite aux mères portant un voile simple d'accompagner les sorties scolaires ou visant les nounous à domicile.

Porte-parole du collectif contre l'islamophobie, Marwan Muhammad a recensé en 2012 469 actes reposant sur la discrimination. Il distingue une "islamophobie de droite bâtie autour de l'identité, de l'assimilation pour laquelle le musulman est désigné comme une menace" d'une "islamophobie de gauche plus pernicieuse car construite autour de valeurs ayant une connotation positive comme la liberté des femmes, la liberté d'expression, la laïcité". L'islamophobie, selon le collectif, "instrumentalise les valeurs de gauche pour rendre le racisme acceptable. Ce n'est plus : "Sale Arabe, rentre chez toi !" C'est désormais : "Il convient de réaffirmer la laïcité avec force !"

Bons citoyens

La loi de mars 2004 sur le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics entre, selon Raphaël Liogier, pour la première fois en "contradiction avec les droits de l'homme" mais, explique-t-il, son respect montre que "les musulmans sont de bons citoyens car ils obéissent à une loi qui leur était défavorable".

Cette rencontre annuelle s'est questionnée sur "un manque de communication des musulmans" qui représentent 10 % de la société française. S'interrogeant sur leur part de responsabilité dans l'islamophobie, Rachid Lamaarti, administrateur de l'UOIF, a appelé les musulmans à "vivre à l'intérieur de notre société. C'est bien d'écouter Al Djazira mais c'est ici que ça se passe. Nous avons la place que nous méritons."

Il a souhaité le développement de médias musulmans et invité à "quitter des espaces sécurisés dont on a du mal à sortir par peur d'une perte identitaire pour vivre, de manière plurielle, avec la société à laquelle nous appartenons". L'opposition au mariage pour tous aura fourni l'occasion d'un tel décloisonnement.

13 mai 2013

Bagarre à Londres entre Sunnites et Chiites sur fond de conflit syrien

Bagarre à Londres entre Sunnites et Chiites sur fond de conflit syrien

Par Rachid Barbouch, le 12 mai 2013

De violentes rixes ont opposé sunnites et chiites à Londres en marge d'une manifestation anti-Assad organisée  à la fin de la prière du Vendredi par des immigrés en majorité Pakistanais.

Les manifestants dénonçaient dans leur marche les massacres de civils en Syrie en scandant des slogans hostiles à Bachar El Assad, à Hassan Nasrallah et aux responsables Iraniens.

C´est  sur Edgware Road  non loin de Hyde Park, endroits où se trouvent beaucoup de commerces et restaurants libanais, que   les accrochages ont commencé.

Sunnites et chiites se sont échangés des insultes avant d'en venir aux mains. En quelques secondes Edgware Road s'est transformé en un vaste champ de bagarres confessionnelles.

Les violences ont duré près d'une heure. Les esprits ne se sont calmés qu'à l'arrivée de la police. On ne déplore heureusement aucun mort, mais juste des blessés.

11 mai 2013

Si on vote on fait du Chirk ? Elias d'Imzalène

Si on vote on fait du Chirk ?

Elias d'Imzalène 

Extrait de la conférence Le Vivre Ensemble face au Choc des Civilisations avec Franck Abed, Jacob Cohen et Elias d'Imzalène

18 avril 2013

Iliass Azaouaj est ton frère

Iliass Azaouaj est ton frère

Katibin, le 18 avril 2013

Nous avons mis du temps avant de prendre la décision, ou non, de rédiger un article sur cette information qui n’est pas un scoop aujourd’hui et qui n’en a pas non plus le goût. Mais nous le faisons, non pas pour vous renseigner sur le devenir de ce jeune prédicateur Belge mais afin de remettre certaines pendules à l’heure.

Iliass Azaouaj arrêté en Syrie

Iliass Azaouaj, conférencier musulman de Belgique a été arrêté en Syrie il y a quelques jours a avancé le député Fouad Ahidar : «Les membres d’une brigade d’extrémistes l’ont reconnu comme un adversaire des groupes comme Sharia4Belgium et Sharia4UK. Ils l’ont donc arrêté». Capturé par qui, pourquoi et quand, tout cela reste encore flou.

Voilà pour les faits. Ce qui est triste et consternant néanmoins est la façon dont pas mal de «musulmans» se frottent les mains suite à cette nouvelle. On sent un malin plaisir se répandre sur la toile comme si apprendre qu’un homme qui se fait torturer générait en certaines personnes une adrénaline. Ô petite chose du net, ô toi qui te réjouis du malheur d’autrui, tu n’es rien d’autre qu’une petite puce qui ne cesse de sautiller pour exister et tu n’es rien d’autre qu’un esclave d’Allah, ne l’oublie pas. Alors, ne deviens pas esclave de ton âme, ne deviens pas quelqu’un de déphasé qui ne reconnait plus la droiture. Non, Illias Azaouaj n’est pas mon ami, non, il n’est pas non plus ma référence, non, il n’est pas non plus celui qui va changer la face du monde, mais il demeure mon frère et son imperfection, ses erreurs m’assurent cela : il est notre frère à tous. Croire que parce qu’il n’a pas le même discours que toi, croire que parce qu’ «il se montre beaucoup» fait de lui ton ennemi prouve que tu ne sais pas dans quel sillon tu avances, tu ne connais pas ta religion et ton comportement répulsif démontre ton rejet de toute réalité rationnelle.

Et si on le tuait ?

Et si on le tuait? Et si on en parlait vu que bon nombre lancent cette rumeur répugnante. Qu’est-ce que cela changera à ta vie à toi en Belgique ? En France ? En Europe ? En Syrie ou dans le monde ? Son sang est-il aussi impur ? Son sacrifice te donnera ton visa pour le paradis ? Ô mes frères, revenez à Allah et demandez-vous dans quel sentier vous avancez, dans quel sentier vous cherchez à exister. Cette cohue du net rend l’affrontement facile, tout le monde critique tout le monde, personne ne cherche à rencontrer l’autre afin de lui exposer sa vision, comme le faisait nos ancêtres. Range ta secte, range ton blabla du net. Oserais-tu dire que toi, tu vaux aux yeux d’Allah plus que lui ? Si tu réussis à répondre par l’affirmative à cette question, sache que tu dans un délire sans mesure et si tu n’es pas apte à y répondre, alors regarde-toi, réforme-toi et invoque Allah le Tout-Puissant afin qu’Il ne te délaisse pas sur la route.

Si malgré tout cela, tu persistes à croire qu’Iliass Azaouaj mérite une sentence de l’Homme imparfait, crois-moi, tu auras certainement raté le coche. L’Heure est grave, ce jeune homme a une famille tout comme toi tu en as une et la priorité absolue, à l’heure actuelle, est qu’il rentre chez lui sain et sauf. Voilà le seul leitmotiv qui doit revenir et aucun autre, ce bonhomme est ton frère et si ton frère ne rentre pas chez lui en vie, tu auras oublié ta famille… et quiconque oublie sa famille, oublie sa religion et son Seigneur. Et c’est à Allah Seul, Le Très Miséricordieux que reviennent les Louanges et la Grâce.

17 avril 2013

La médisance en l'islam

La médisance en l'islam

L’imam Ismail de la Mosquée "Les Bleuets" à Marseille

02:00 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 avril 2013

Plaire aux kouffars : Par Abu Waleed

Plaire aux kouffars

Par Abu Waleed

(Âmes sensibles s’abstenir !)

00:49 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 avril 2013

Aïssam Aït-Yahya

Aïssam Aït-Yahya

Aïssam Aït-Yahya, invité de l'émission Forum Débat sur Beur FM, le 26 mars 2013, sur le thème du rejet de la cours de cassation du licenciement pour port du hijab de l'employée musulmane de la crèche Baby Loup. Autres sujets abordés : la laïcité et le vote... 

15:19 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |