17 mai 2013

Rites funéraires: l'ensevelissement avec un linceul discuté à Bruxelles

Rites funéraires

L'ensevelissement avec un linceul discuté à Bruxelles

Belga, le 16 mai 2013

La commission des Affaires Intérieures du parlement bruxellois a décidé jeudi de procéder à des auditions avant de se prononcer sur une proposition d'ordonnance d'élus de la majorité PS-Ecolo-cdH et Open VLD-CD&V-Groen visant à autoriser le choix entre le cercueil et le linceul, jusqu'à présent interdit, en vue de l'ensevelissement en Région-capitale. La demande a été formulée par la présidente de la commission Martine Payfa (FDF-opposition) alors que dans la majorité, on était d'abord tenté de passer rapidement au vote de la proposition, a indiqué l'élue FDF, interrogée par Belga au terme de la séance.

Le texte co-signé par Ahmed Mouhssin (Ecolo), Eric Tomas (PS), Hamza Fassi Fihri (cdH), René Coppens (Open VLD), Walter Vandenbossche (CD&V), et Elke Van den Brandt (Groen) s'inscrit dans la droite ligne de l'accord de gouvernement bruxellois qui prévoit "la poursuite de la mise sur pied d'égalité des différents cultes reconnus et la laïcité organisée...".

Refus wallon: trop compliqué pour les fossoyeurs

Selon Martine Payfa, la proposition constitue un copier-coller d'un décret de la Région flamande adopté il y a une dizaine d'années.

La Wallonie a quant à elle refusé de s'engager sur cette voie, lorsque la question a été évoquée dans le cadre de la réforme de la législation sur les cimetières en 2009. Le parlement régional avait estimé à l'époque que le linceul allait compliquer le travail des fossoyeurs et constituait une source de problèmes de salubrité publique, a expliqué la députée Chantal Bertouille (MR), spécialiste de la matière.

Pour la présidente de la commission du parlement bruxellois, il est opportun d'en savoir davantage sur le retour d'expérience en Flandre et les questions de salubrité publique. Certains cultes, comme l'islam, prescrivent aux pratiquants de procéder à l'ensevelissement dans un linceul en 24 heures, mais les communes bruxelloises n'autorisent pas l'enterrement dans un délai de moins de trois jours, a-t-elle fait observer.

Pour Mme Payfa, le contenu de la proposition a tout à gagner d'une prise en compte des expériences vécues.

D'après elle, devraient être entendus des représentants de la fédération nationale des pompes funèbres, de l'intercommunale des cimetières musulmans et du service d'Etat civil de l'une ou l'autre ville flamande.

02:51 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Cultes, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16 mars 2013

La pédophilie doit être traitée comme une "maladie" et non comme un crime, dit un cardinal

La pédophilie doit être traitée comme une "maladie" et non comme un crime, dit un cardinal

La Libre Belgique, le 16 mars 2013

Le cardinal sud-africain Wilfrid Napier a affirmé que les pédophiles devaient être traités comme des "malades" et non comme des criminels, dans une interview à la BBC diffusée samedi.

"D'expérience, la pédophilie est vraiment une maladie, ce n'est pas un problème criminel, c'est une maladie", a dit l'archevêque de Durban, l'un des participants au conclave qui a élu mercredi soir le pape François. "C'est une maladie psychologique. Que faites vous avec les maladies ? Vous devez essayer de les guérir. Si moi, en tant qu'individu normal, je choisis sciemment de violer la loi, je dois être puni", a poursuivi le responsable religieux âgé de 72 ans, connu pour ses positions conservatrices.

Au début des années 2000, il avait été critiqué pour sa passivité face à un scandale de prêtres pédophiles, en refusant d'expulser les coupables de l'Eglise sud-africaine. Le cardinal a indiqué qu'il connaissait deux prêtres qui avaient été victimes d'abus sexuels dans leur enfance et qui étaient ensuite eux-mêmes devenus pédophiles. "Ne me dites pas que ces personnes sont pénalement responsables au même titre que quelqu'un qui choisit de faire cela", a-t-il dit sur la BBC. "Je ne pense pas qu'on puisse estimer qu'une personne mérite d'être punie quand elle a elle-même été blessée".

Barbara Dorries, agressée par un prêtre pédophile dans son enfance et membre d'un groupe de victimes basé aux Etats-Unis, a réagi à ces propos sur la BBC: "Que ce soit une maladie, peut-être, mais c'est aussi un crime et les crimes doivent être punis, les criminels doivent répondre de leurs actes passés et présents", a-t-elle dit. "Les évêques et les cardinaux se sont donné du mal pour couvrir ces crimes et permettre aux prédateurs de continuer à agir, de ne pas être arrêtés, de garder ces choses secrètes au sein de l'Eglise", a-t-elle dénoncé.

14 mars 2013

Mons: un faux prêtre africain célébrait des messes

Mons

Un faux prêtre africain célébrait des messes

RTL.be, le 14 mars 2013

Un homme originaire d'Afrique et se faisant passer pour prêtre s'est présenté dans le courant du mois de février à Mons, où il a concélébré quelques messes. Après vérification, le vicaire général de Tournai, l'abbé Olivier Frohlich, s'est rendu compte que l'homme était un imposteur, a-t-il expliqué mardi à l'agence Belga.

Hans Hervé Sima Maembo, connu également sous le nom de Hans Hervé Paul Sima Atoung Ebome, se faisait passer pour un prêtre de la congrégation des Salésiens de Don Bosco. Il a résidé quelque temps à Mons, dans une famille de croyants africains, et a abusé de la bonne foi de plusieurs prêtres et de nombreuses personnes dans le Borinage.    

Intrigué par certaines incohérences dans les propos du prêtre

L'abbé Frohlich, intrigué par certaines incohérences dans les propos du prêtre, a fait des recherches et s'est rendu compte que l'homme n'était pas un religieux. "Il n'avait donc aucunement le droit de célébrer un sacrement ou d'animer une célébration de prière dans l'Eglise catholique." Mis face à ce constat, l'homme a quitté Mons. Le vicaire n'a pas déposé de plainte, l'homme n'ayant rien fait de réellement répréhensible, mais il a mis en garde les autres diocèses et le nonce apostolique.

Un faux évêque au Vatican

Il y a quelques jours, s'était un faux évêque qui avait tenté de s'immiscer parmi les cardinaux réunis en "congrégations générales" pour préparer le prochain conclave. Il avait été conduit hors du Vatican.

12:55 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 mars 2013

La création des partis sionistes religieux : le Mizrahi

La création des partis sionistes religieux

Le Mizrahi

Par Mylène Sebbah, le 12 mars 2013

À l'origine, la création, à Vilna au début du XXème siècle, du mouvement sioniste religieux Mizra'hi visait à insuffler au sionisme politique, essentiellement laïc, fondé par Théodore Herzl, un esprit basé sur les valeurs religieuses juives.

Dans les premières décennies du sionisme organisé, les juifs religieux considéraient le retour à Sion par des voies humaines comme blasphématoire et hérétique car il devait n'avoir lieu qu'avec la venue du Messie.

Cette attitude persiste du reste, à des degrés divers, dans nombre de mouvements orthodoxes actuels.

"Mizra'hi" en hébreu signifie littéralement "Est" mais c'est aussi un acronyme pour "Merkaz Ruhani" (centre spirituel).

Lorsqu'il crée le parti Mizra'hi, le 5 mars 1902 à Vilnius (Lituanie), le rabbin Yitzhak Yaakov Reines (1839-1915), un éducateur innovant sait qu'il va s'attirer les foudres des instances du judaïsme orthodoxe.

Il s'est déjà distingué à leurs yeux par ses tentatives de combiner l'éducation laïque avec des études talmudiques dans la yeshiva qu'il avait fondée.

Reines n'est pourtant pas le premier dirigeant orthodoxe à soutenir l'idée d'un retour à Sion (les rabbins Yehuda Alkalai Shlomo, Zvi Hirsch Kalischer et Samuel Mohilever l'avaient précédé) mais c'est lui qui répond à l'appel de Herzl aux mouvements religieux, leur demandant de s'impliquer dans le sionisme politique.

En tant que tel, il participe donc au troisième Congrès sioniste, en 1899.

En Septembre 1904, le mouvement Mizra'hi tient son premier congrès mondial dans ce qui est aujourd'hui Bratislava.

Il appelle à l'immigration en Palestine et au respect de la loi religieuse dans ce qu'on nomme alors le yichouv.

Ce qui donnera au parti Mizra'hi son véritable élan - et lui permettra de pénétrer le monde orthodoxe du ychouv-, c'est le soutien du Rabbin Abraham Isaac Kook, un rabbin visionnaire qui donne un ancrage messianique au sionisme religieux et prône la conciliation de l'orthodoxie et de la laïcité.

Il voit les sionistes laïques comme étant - sans même s'en rendre compte – ceux qui préparent le terrain "pour l'avènement de la Rédemption" et participent au plan divin de retour à Sion.

En 1929, le parti Mizra'hi crée le mouvement de jeunesse Bnei Akiva, un réseau d'écoles religieuses en Palestine et, en 1935, un mouvement de kibboutz religieux qui compte aujourd'hui 19 communautés.

Sur le plan politique, les deux partis, Mizra'hi et Hapoel Hamizra'hi (regroupement orthodoxe sioniste travailliste) fusionnent en 1956 pour former le Parti national religieux (PNR).

Les préoccupations du PNR restent essentiellement d'ordre religieux, en particulier le fait que le Grand Rabbinat ait l'autorité exclusive sur les questions liées au statut des juifs en Israël.

Ses positions très souples en matière de défense et de politique étrangère lui permettent d'être quasiment de tous les gouvernements (y compris travaillistes) de 1948 à nos jours.

Plus récemment, le PNR s'est fondu dans le nouveau parti sioniste religieux Habayit Hayehudi (Foyer juif), dirigé par Naftali Bennett.

13:46 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 mars 2013

La mosquée de Tournai ne devait-elle pas s’agrandir ?

La mosquée de Tournai ne devait-elle pas s’agrandir ?

Vincent Dubois, le 12 mars 2013

Annoncé en grande pompe dès le mois de juin 2011, l’agrandissement de la mosquée de la rue des Récollets n’a guère évolué depuis.

Pourquoi ?

On se souviendra qu’après deux tentatives avortées en vue d’ériger une mosquée plus vaste aux abords immédiats des boulevards (quartier du Maroc, puis quartier du Viaduc), Christian Massy, à la fois bourgmestre de Tournai et président du Logis tournaisien à l’époque (en 2011), apportait «la» solution. Cela, en proposant d’étendre la mosquée, là où elle est installée, vers la gauche : c’est-à-dire sur la surface de quelques rez-de-chaussée reconditionnés en sept logements gérés par le Logis tournaisien à la rue des Récollets.

Cette proposition convenait à la Société Wallonne du Logement mais avait soulevé certaines protestations et indignations parmi la population. Celle-ci comprenait mal que l’on puisse sacrifier des logements sociaux au seul profit d’un lieu culte et de ses fidèles (quel que fut leur religion d’ailleurs).

En avril 2012, l’ancien bourgmestre de Tournai annonçait qu’une solution s’était dégagée de manière à satisfaire tout le monde.

En effet, pour éviter que le Logis ne soit lésé dans l’affaire et pour faire en sorte que les locataires puissent être relogés, la Ville avait effectué un geste en proposant en échange des appartements, dont elle est propriétaire, à l’îlot des Primetiers derrière le Conservatoire de musique.

Un accord de principe avait alors été trouvé avec la Société wallonne du Logement. Or, près d’un an après l’entérinement de ce dernier, rien n’a bougé du côté de la rue des Récollets. Le dossier semble être complètement au point mort. Du côté de la communauté musulmane, l’on nous a précisé ne pas avoir été tenu au courant des suites du dossier même si l’on se dit persuadé que ce dernier continue à suivre son cours.

Du côté de la ville, l’échevin des travaux, Armand Boîte – particulièrement bien placé pour évoquer le dossier dans la mesure où il est président «ad interim» du Logis tournaisien – précise que c’est au niveau de la Société wallonne du logement que «cela bloquerait».

Essentiellement, semble-t-il, pour des raisons financières car la valeur d’échange des différentes propriétés ne serait pas en faveur du Logis.

Quant à la SWL, elle nous précise, par la voix de son porte-parole Daniel Pollain, que le dossier n’est certes pas abandonné mais qu’il est tenu en suspend dans l’attente d’un rapport d’expertise des bâtiments communaux servant de «monnaie d’échange». «Une expertise qui doit toujours être demandée et planifiée par le Logis tournaisien», précise-t-on encore au sein de la SWL. Bref, on a furieusement l’impression que l’on tourne en rond dans le cadre de ce dossier. Et que les responsables ne cessent de se renvoyer la balle, pour ne pas parler de patate chaude… Avec, comme difficulté supplémentaire, que les résultats des dernières élections se sont traduits, sur le terrain des compétences communales, par une redistribution des cartes

09:51 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Cultes, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 mars 2013

La Franc-Maçonnerie à Mons

La Franc-Maçonnerie à Mons

14:03 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 février 2013

Autochtone imaginaire, étranger imaginé

Autochtone imaginaire, étranger imaginé

Retours sur la xénophobie ambiante

Alain Brossat

Dans son nouvel essai, le philosophe français Alain Brossat problématise une question : pourquoi la question de l'étranger tend-t-elle à devenir, sous nos latitudes, l'obsession des pouvoirs contemporains ? À l'occasion de la parution de ce livre, les Éditions du souffle et le Cinéma Nova à Bruxelles proposent un cycle dont le premier volet démarre ces 22 et 24 février - et qui se poursuivra en avril.

On connaît notamment Alain Brossat pour ses travaux de recherche sur les formes de biopouvoir, les prisons et les contre-conduites. Parmi ses ouvrages de référence : "Le Yiddishland révolutionnaire" (1983, réédition Syllepse, 2009), "Le corps de l'ennemi -- hyper-violence et démocratie" (La fabrique, 1998), "Pour en finir avec la prison - l'état d'exception permanent" (La fabrique, 2001), ou plus récemment "Le grand dégoût culturel" (Seuil, 2008).

Dans son nouvel essai, "Autochtone imaginaire, étranger imaginé. Retours sur la xénophobie ambiante" (paru aux Éditions du Souffle en Belgique), le philosophe retrace l'absurde d'une série d'énoncés en matière d'hospitalité et d'identité, et nous invite à regarder le dénommé "problème de l'immigration" comme une forme de xénophobie d'État. En pierres denses et compactes, son écriture se révèle contondante, réparatrice à force de ne pas se plier à l'esprit du temps, d'y répondre sans formes prescriptives, sans marche à suivre…

22:16 Écrit par Rachid Z dans Cultures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 février 2013

Ten-Hood Mon Royaume

Ten-Hood Mon Royaume

Par Catherine Makereel (Critique du Soir), le 20 février 2013

Création de Romain David, avec la collaboration de Yaël Steinman. Dans le cadre du Toc Tok Knock Festival II Saint-Josse - KVS.

"Le KVS investit la ville". Le concept est séduisant pour celui qui considère qu'un artiste se doit d'être en prise avec le monde pour toujours mieux le décrire et le représenter. Bruxelles représente une multitude de singularités culturelles. Elle représente à merveille l'âge urbain dans lequel notre monde est entré, et appelle à la redéfinition de ce qu'est un territoire, de ce que veut dire "vivre ensemble". A plus d'un titre Ten-Hood et Tok Toc Knock se sont rencontrés à point nommé! Il y a un an, lorsque Willy Thomas (qui coordonne cet immense projet) m'a confié quelles étaient les ambitions du KVS, j'ai été frappé par la concordance d'esprit qui régnait entre nous: tandis que le KVS questionnait l'authenticité de sa ligne artistique dans son rapport à la Ville, ma propre volonté consistait à créer du Théâtre avec (et non "à partir") du réel. Le "réel" en question: celui d'une commune bien précise - Saint Josse-ten-Noode - celui d'une culture multiple et de ses habitants. Ma démarche est moins celle d'un metteur en scène expérimenté que celle d'un promeneur égaré à St-Josse, désirant partager avec le plus grand nombre de bruxellois le "tissus nerveux" de ce territoire et l'énergie des gens qui le peuplent. Se rencontrent et se racontent sur scène les histoires d'Adam, Chowki et Joséphine ; 17, 18 et 80 ans ; Belgo-Marocain, Belgo-Tunisien, Belgo-Belge... A eux trois, ils questionnent l'identité bruxelloise à travers l'expérience d'une représentation théâtrale. Derrière les concepts il y a les réalités, les difficultés, les différences, les conflits, les passions humaines, les trajets de la Vie. Rien n'est écrit. Ou plutôt, si: tout est écrit - par eux.

Plus que jamais, le spectacle Ten Hood mon royaume présuppose une disposition d'esprit originale chez les spectateurs, à la quelle nous vous invitons. Joséphine, Adam et Chowki auraient pu être assis à coté de vous. Sauf, que ce soir ils sont sur scène. Bon spectacle!

Romain David (déjà acclamé au sein du Raoul Collectif), a travaillé avec deux jeunes de Saint-Josse-ten-Noode, l'un Marocain, l'autre Turc, et une dame de 81 ans, Belgo-Belge logeant dans un home de la commune. Dit comme ça, on pourrait craindre le projet socioculturel dégoulinant de bons sentiments. Pourtant, la formidable tchatche des jeunes, l'entrain comique de la senior, et surtout la portée politique de leur récit, en font une pièce sincère, terriblement humaine et nécessaire. Chacun à sa manière sent son territoire lui échapper.

D'un côté, Joséphine, qui a vu, au fil des ans, son quartier évoluer, les petits cafés fermer pour laisser place à des épiceries de nuit, et surtout la peur l'étreindre quand elle doit sortir seule dans la rue. De l'autre, Adam et Chawki, 17 et 18 ans, qui trouvaient dans leur local de jeunes un havre de liberté, encadrés par des éducateurs enthousiastes. Puis, peu à peu, la commune a poussé les éducateurs dans un rôle sécuritaire, à écrire des rapports et relever les incivilités plutôt que d'accompagner l'énergie de leurs ouailles. Résultat : local fermé et jeunes à la rue, avec rien d'autre à faire que de vandaliser les rétroviseurs et semer la pagaille dans les bus. C'est tout cela que raconte la pièce, avec une ironie nonchalante, écrabouillant joyeusement les préjugés des uns et des autres.

Quand : Du mardi 19 février au samedi 23 février (à 20:00)

Où :Atelier Théâtre de la Vie

Rue Traversière, 45

1210 Saint-Josse-ten-Noode

 

13:41 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 février 2013

Culte et laïcité

Bruxelles-Ville

Déclaration de politique générale (PS-MR-SP.A-Open VLD)

Culte et laïcité

Le Brusseleir, février 2013

«La Ville assurera une égalité de traitement entre les différents cultes et s’engage également à soutenir la laïcité». (Autrement-dit, la Ville, outrageusement, s'engage à privilégier la (philosophie) laïcité !) (Rachid Z)

17:56 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 février 2013

La franc-maçonnerie Secrets, symboles et influence actuelle

La franc-maçonnerie

Secrets, symboles et influence actuelle

"L’idée qu’on formerait un lobby est fausse"

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Dorian de Meeûs, le 17 novembre 2012

Comment la franc-maçonnerie a-t-elle évolué face aux catholiques ? Comment se positionne-t-elle face aux débats de société d’aujourd’hui ? Quelle est son influence réelle sur la politique et la magistrature ? Qui sont ses membres ? Mystères et idées reçues sur ses rites et symboles… Jef Asselbergh, Grand Maître du Grand Orient de Belgique (GOB), est "l’Invité du samedi" de LaLibre.be

Vous êtes le Président ou Grand Maître, dit aussi "Sérénissime", de l’Obédience du Grand Orient de Belgique. Ceci dit, vous n’êtes ni le chef, ni le porte-parole de ces maçons adogmatiques belges...

Je suis le représentant du GOB, mais surtout le gestionnaire administratif au quotidien de cette fédération de loges. Il y a aussi le Grand Collège des vénérables maîtres, qui réunit les présidents des 111 loges adogmatiques. Celui-ci régit l’ordre du jour de l’Assemblée générale, l’organe suprême et législatif du GOB, qui compte quelques 10.000 membres sur les 20 à 25.000 francs-maçons de Belgique. (NDLR : chaque frère est libre des ses opinions politiques et religieuses. Si le GOB est adogmatique, dans d’autres obédiences ou pays (G-B), la croyance en un Dieu unique/Grand Architecte est la règle.)

Les loges se réunissent à quelle fréquence ?

Une fois par semaine. D’autres, 2 fois par mois. Disons que tous les jours de semaine, des milliers de francs-maçons se réunissent dans leurs loges. C’est une activité très intense.

Et coûteuse ?

La cotisation annuelle varie entre 150 et 250 euros par an. Elle permet de financer les locaux, temples, le chauffage, les réunions hebdomadaires, le fonctionnement de l’Obédience,…

Vos loges (asbl) recrutent-elles intensivement ?

Non, on privilégie la qualité du travail à la quantité des membres. On ne fait pas de prosélytisme, mais du recrutement tout de même. Certains candidats frappent eux-mêmes à notre porte. La procédure de sélection est importante. La loge qui reçoit un candidat fait un premier examen et test de fiabilité. Ensuite, tout franc-maçon belge aura connaissance de cette candidature et pourra – si nécessaire – partager une information à son sujet. Exemple, un Anversois qui viendrait se présenter à Bruxelles car il a des choses à se reprocher… cela ne passerait pas. Ce serait trop simple ! On communique les noms entre loges et en discutons ensuite oralement au sein de celles-ci.

Si j’étais maçon, vous le sauriez, contrairement à mon entourage direct. Pourquoi un tel secret autour de l’identité des membres ?

Il y a 2 raisons à cette discrétion. Tout d’abord, vu que c’est un laboratoire de pensée, l’interdiction de rapporter ce qui se dit en loge permet cette liberté d’échange et d’expression. Un politicien ne parlerait pas s’il craignait qu’un journaliste de la même loge reprenne ses propos. Ensuite, nous traînons derrière nous un passé marqué par les persécutions nazies. D’autres croient encore aujourd’hui en un soi-disant complot judéo-maçonnique.

Le secret suscite le fantasme du gros complot ou de la recherche du Graal. Les romans surfent sur ces thèses.

On a découvert très récemment que la première chose que les nazis aient faite en occupant les villes occidentales, c’était de mettre la main sur nos archives. Tenez-vous bien, ils croyaient que dans le Savoir maçonnique figurait le secret du Graal et de l’alchimie. Celui qui pouvait mettre la main dessus deviendrait le Maître du Monde. Ils étaient fort déçus, car il n’y a rien de tout cela. On y trouve juste qu’à telle date, un Frère a planché sur tel sujet dans sa loge, etc. (rires)

Ca vous amuse quelque part…

Non, cela aurait pu nous amuser, si cela n’avait pas coûté des vies.

Quel est l’intérêt pour un homme d’être franc-maçon ?

Celui de participer et s’enrichir à travers un échange d’idées. Il peut poser des questions et surtout écouter les autres et se remettre en question. Chacun fait ce qu’il veut de ce qu’il aura entendu. En clair, «corrigez-vous vous-même et la société sera meilleure !». Il s’engage ainsi dans des valeurs humanistes et universalistes.

En France, on dit qu’aucune décision politique importante ne peut être prise sans la bénédiction des francs-maçons

C’est excessif ! J’imagine mal que quelqu’un comme Sarkozy ait régulièrement contacté les obédiences pour savoir ce qu’il devait ou pas faire. Il faut toujours voir et comprendre les loges à partir de la société dans laquelle elle vit. Mais surtout, la France n’est pas la Belgique ! Ca se ressent dans la franc-maçonnerie française qui, traditionnellement, prend régulièrement des positionnements politiques ou sociétaux. (NDLR : l’initiation présumée de Nicolas Sarkozy à la franc-maçonnerie n’a jamais été confirmée, mais des rumeurs circulent car il signait «avec 3 points» certains documents)

Selon certains, nos lois sur l’avortement et l’euthanasie avaient été décidées «en loge».

Concrètement, je ne conteste pas qu’on ait eu de nombreuses discussions sur ces thématiques sociétales. C’est même normal, car c’est un fait de société. Puis, certains ont exporté ce sujet en dehors de la loge… mais à titre individuel uniquement! Donc, je conteste que ce débat ait été imposé aux politiques par les maçons. L’idée qu’on formerait un lobby commun est fausse. Je peux être ‘pour’ et mon voisin de loge ‘contre’. De plus, il n’y a pas de vote de résolution, ni recherche de consensus, ni prise de position,… Nous n’avons pas ce pouvoir ou cette intention.

En tant que profanes (non-initiés), on peut s’étonner que des hommes d’un tel niveau se réunissent chaque semaine… sans avoir le moindre objectif d’influencer quelque chose sur le plan politique, judiciaire ou économique.

C’est justement ça qui est compliqué à comprendre. Nous ne nous réunissons pas dans un objectif d’entente ou de consensus. On y trouve des opinions très différentes : socialistes, libérales,… Si vous rassemblez 10.000 personnes, vous avez un échantillon de la société belge, soit avec ses idées différentes et opposées. On ne sort pas du temple en disant «Ca, c’est notre position !» Je dirais que les Cercles d’anciens étudiants ont encore plus d’influence que nous, car leurs membres sont homogènes.

Les francs-maçons ne sont pas surreprésentés au sein des conseils des ministres, des palais de justice et des hôpitaux ?

Non, ce sont les plus visibles. Vous ignorez une telle appartenance pour un professeur, un employé, un chauffeur de bus, un coiffeur,… Vous ne vous posez même pas la question. Ensuite, ils ne viennent pas en loge pour des préoccupations professionnelles, mais pour développer le fait qu’ils sont humains.

Votre Bible, si je peux me permettre l’expression, ce sont les Constitutions d’Anderson. Or, il y est écrit «Dans des conditions identiques, donne la préférence à un Frère pauvre… avant toute autre personne dans le besoin.»

Cette règle est dépassée !

Cela tend à confirmer que les maçons s’entraident… et qu’il faut en être pour réussir parmi eux.

Je ne peux pas dire qu’il n’y a pas de favoritisme, car je ne peux pas parler pour les autres Frères. Celui qui ferait ça se trompe et le regrettera vite. Faut remettre cette phrase dans son contexte historique, car il y est aussi dit qu’on doit protéger et aider un Frère qui serait impliqué dans un complot contre le gouvernement. A l’époque, il y avait des complots. Ce problème est résolu depuis la mi-18ème siècle. Cela n’a rien à voir avec les francs-maçons actuels.

Depuis plusieurs années, la franc-maçonnerie se dévoile davantage. Est-ce un processus difficile pour les Frères ?

Oui, c’est une démarche encore assez difficile, car il n’est pas évident pour encore beaucoup de croyants d’accepter le fait maçonnique… même si depuis plus d’un siècle, la franc-maçonnerie belge ne joue plus aucun rôle politique. Ici, on peut avoir une croyance, mais on la laisse au vestiaire.

Le Vatican interdit aux catholiques de s’inscrire dans une loge maçonnique. C’est même considéré comme unpéché grave’ (Congr. De la Doctrine de la Foi, Cardinal Ratzinger, Rome le 26 novembre 1983).

Je pense qu’il y a relativement peu de croyants au GOB. Il y a des juifs, des musulmans, des protestants,… et cela ne m’étonnerait pas qu’il y ait quelque part l’un ou l’autre catholique. L’essentiel, c’est d’être adogmatique et d’accepter une opinion opposée à la sienne.

Selon vous, pourquoi les relations avec l’Eglise catholique sont-elles si compliquées ?

Il ne faut pas oublier qu’au 18ème siècle la franc-maçonnerie est la première association de la société civile à avoir vu le jour en dehors des structures ecclésiastiques et sociales (Gildes,…). Cette libre association, qui s’intéresse à la philosophie et aux sujets de société, ne réjouit pas l’Eglise qui avait à ce moment-là le monopole de ces débats. Tout commence là. Nous n’avons jamais exclu la religion… c’est elle qui s’est opposée à la franc-maçonnerie. En Belgique, l’Eglise catholique a dit en 1839 que ses fidèles ne pouvaient pas être franc-maçon. Ce n’est pas nous qui avons dit cela… Il s’est fait que des curés et des évêques nous ont quittés. Aujourd’hui, on se parle, mais on ne s’entendra pas forcément et ne sera pas d’accord.

Les francs-maçons ont-ils évolué avec leur temps ?

L’obédience et ses membres évoluent avec la société : aristocratique au 18ème, bourgeoise au 19ème et davantage démocratique au 20ème siècle. Nous avons maintenant aussi quelques immigrés dans nos loges. (NDLR : Parmi les Frères, on citera Léopold Ier, Mozart, G. Washington, Voltaire, Pinochet, J. Edgar Hoover (FBI) ou encore Victor Horta)

J’aimerais connaître l’opinion des francs-maçons sur la laïcité face à l’islamisation, les négociations budgétaires et l’avenir de la Belgique, mais vous n’avez pas de mandat pour être ce porte-parole. Cela dit, vous évoquez beaucoup ces sujets en loge ?

Oui, l’Islam comme phénomène sociétal fait régulièrement l’objet de réunions. Le contraire serait honteux. Après, quelle position adopter ? La plus simple ou simpliste est de dire qu’on ne va quand même pas accorder à cette religion des droits qu’on a réduits aux catholiques. Mais, comme la société, on doit apprendre à comprendre l’Islam et son rôle dans la société, qui n’est pas comparable à celle de l’Eglise.

Les francs-maçons ont-ils des œuvres caritatives pour aider les victimes de la crise, comme l’Eglise catholique ?

Oui, la solidarité et la charité sont des clés de voûte de notre fonctionnement. Bien sûr, avec 25.000 membres, les ressources ne sont pas énormes. On soutient des projets pour sans-abri, handicapés,… mais il est essentiel pour nous que cette charité se fasse de manière discrète. Pour nous protéger, mais aussi protéger celui qui reçoit les dons, car il n’en est pas forcément fier.

Les symboles utilisés par la franc-maçonnerie participent pleinement à alimenter le mystère et les fantasmes. L’expression «plancher sur un sujet» en vient.

En fait, le jargon maçonnique est essentiellement emprunté à la construction, comme celui de «tailler sa pierre», de «grand architecte»,… Ici, on mettait sur une «planche» le sujet à l’ordre du jour de la loge. Si vous lisez le traité d’architecture du Romain Vitruve (1 siècle av J.C.), vous reconnaîtrez de nombreux termes maçonniques, car ce livre a inspiré les fondateurs! C’est par exemple Vitruve qui indique que l’autel se situe à l’Est, soit à l’Orient. C’est lui aussi qui explique que l’architecte est là pour mettre de l’ordre dans le monde matériel. Il explique que l’architecte doit avoir les qualités de force, de sagesse et de beauté s’il veut accomplir du beau travail.

On retrouve le symbole des 2 colonnes dans les loges.

Dans la Bible, à propos de la construction du Temple de Salomon, il est question de 2 colonnes sur le parvis, décorées de grenades. On retrouve ici l’origine chrétienne des fondateurs. Le sol en damier noir et blanc fait référence aux oppositions qui existent en tout: bien-mal, lumière-obscurité,... A chaque opinion ou thèse, il est donc possible d'opposer son contraire.

Puis les incontournables équerres, compas, «G»… et triangles, qu’on retrouve aussi dans la structure du Parc royal ou à l’ULB (logo et certains bâtiments)

L’interprétation la plus courante est la Géométrie. Ces symboles classiques sont des outils dans notre réflexion et rituel. Il ne faudrait pas non plus croire qu’un maçon se cache dans le coin de chaque triangle. Pour le Parc royal, je crois que c’est une légende. L’Esprit saint est aussi représenté par un triangle chez les Chrétiens. Pareil pour l’œil dans le triangle, il était présent en Egypte et dans le symbolisme chrétien. Ces symboles sont des outils, pas un but.

Pas un but ? Pourtant, le franc-maçon signe avec «3 points» pour être identifié. Vous le faites ?

Bien sûr que non. Les 3 points, c’était pour se faire connaître, mais cela ne se fait presque plus à cause des ordinateurs… ou alors dans notre communication interne.

Le cas échéant, cela pourrait être un moyen de pression sur le destinataire du courrier.

Faudrait demander à ceux qui le font… mais personnellement, je ne comprends pas cet argument. Si je reçois une telle lettre ‘en tant que catholique’, cela aura plutôt tendance à desservir celui qui l’envoie. Il croit pouvoir m’impressionner avec ces 3 points ? J’aurais plutôt une attitude de rejet.

15:00 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

03 février 2013

RIF 1921 una historia olvidada

RIF 1921 una historia olvidada

17:35 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 février 2013

Festival du Film à Tanger: Le PJD s'en mêle

Festival du Film à Tanger

Le PJD s'en mêle

La projection du documentaire Tinghir-Jérusalem, une «offense» selon le parti

Par Ali Abjiou, le 31 janvier 2013

... Parti de la justice et du développement a exprimé sa désapprobation quant à la programmation du documentaire du cinéaste franco-marocain musulman d'origine berbère, Kamal Hachkar, "Tinghir-Jérusalem: Les échos du Mellah''.

Une production qui raconte l'histoire de familles juives marocaines installées à Tinghir, parties dans les années 50 et 60 en Israël. Hachkar, installé en France en tant que professeur d'histoire, est revenu à Tinghir, son village natal, pour suivre les traces du départ de la communauté juive qui y vivait depuis des générations. Et de là, il part vers Jérusalem à la rencontre des survivants de cette communauté.

La direction locale du PJD est allée jusqu'à publier un communiqué de protestation contre la projection prévue du documentaire. Le parti d'Abdelilah Benkirane considère cette projection comme une «offense» envers les sentiments pro-palestiniens de la population de la ville de Tanger et exige du CCM le retrait de ce documentaire de la liste des projections prévues lors de ce festival. Ce dernier se tiendra du 1er au 9 février, et au delà de la polémique, il est prévu que 21 longs métrages et 14 courts métrages entrent en lice dans le cadre de la compétition officielle.

C'est le scénariste et réalisateur français Jacques Dorfmann qui présidera le jury dédié au long métrage…

13:18 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

31 janvier 2013

Bkerké et les ulémas musulmans désapprouvent la légalisation du mariage civil facultatif

Bkerké et les ulémas musulmans désapprouvent la légalisation du mariage civil facultatif

L’Orient le Jour, le 30 janvier 2013

Il semblerait que les déclarations du mufti Mohammad Rachid Kabbani lundi ont poussé les instances religieuses chrétiennes à briser leur silence à propos de la législation du mariage civil. Le responsable médiatique du siège patriarcal de Bkerké, l’avocat Walid Ghayad, a annoncé hier qu’«il convient d’éliminer le confessionnalisme des esprits avant de l’éliminer des textes de loi, et que le mariage civil ne détruira pas le confessionnalisme».

«Le patriarche Raï a déjà fait part de son avis à ce sujet, et la position de l’Église est claire : uniquement les non-croyants doivent avoir recours à ce genre de mariage», a précisé M. Ghayad, qui a noté qu’«une loi est par nature obligatoire et ne peut pas être facultative». Il a estimé que «le débat autour du mariage civil a été ouvert pour être exploité aux législatives».

Par ailleurs, les ulémas musulmans au Liban se sont réunis hier à Dar el-Fatwa pour affirmer leur soutien au mufti de la République. Ils ont appelé à «clore définitivement le dossier du mariage civil, car il aiguise les tensions confessionnelles, déséquilibre la vie communautaire, et pourrait mettre les familles en danger». Les ulémas ont déclaré que «leurs réunions resteront ouvertes jusqu’à ce que cette affaire soit réglée».

08:53 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 janvier 2013

Les hindous belges veulent être reconnus

Les hindous belges veulent être reconnus

Natalia Trouiller, le 28 janvier 2013

Le Forum hindou de Belgique s'est lancé sur le long chemin qui prélude à une reconnaissance officielle de l'Etat belge. En jeu : un financement et une place à l'école.

Une douzaine d'associations hindouistes de Belgique ont entamé des démarches afin de faire reconnaître leur religion officiellement. En effet, en Belgique, si la liberté religieuse est de mise, seules six confessions sont officiellement reconnues par l'Etat: l'Eglise catholique, l'Eglise anglicane, l'Eglise orthodoxe, le protestantisme, le judaïsme et l'islam. L'intérêt de cette reconnaissance officielle est purement financier: l'article 181 de la Constitution belge prévoit en effet que "les traitements et pensions des ministres des cultes sont à la charge de l'État; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget". Une largesse dont bénéficient également les laïques, en vertu de l'alinéa 2 du même article: "Les traitements et pensions des délégués des organisations reconnues par la loi qui offrent une assistance morale selon la conception philosophique non confessionnelle sont à la charge de l'État; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget". Les bouddhistes, eux aussi, bénéficient de cette deuxième catégorie, faute de reconnaissance officielle, en tant que "philosophie non confessionnelle", et voient leur agrément provisoire reconduit chaque année depuis 2006.

Dans ces conditions, ne pas être reconnu comme religion officielle peut avoir un coût exorbitant, et le statut des huit philosophies et religions est très envié. Le partage des subventions se fait selon le nombre de fidèles. Sur le budget 2013, 82 millions d'euros ont été alloués à l'Eglise catholique, 17.4 millions d'euros seront partagés entre protestants, juifs, anglicans et orthodoxes, 3.4 millions pour les musulmans, 0.2 millions pour les bouddhistes et 14 millions pour des œuvres laïques.

La minorité hindouiste travaille à cette reconnaissance depuis 2007, création du Forum hindou de Belgique, qui fédère une dizaine d'associations. Selon ses propres estimations, le Forum considère que 20.000 personnes environ pratiquent cette religion, ce qui peut paraître un peu juste pour le premier des cinq critères parlementaires: regrouper plusieurs dizaines de milliers de fidèles. L'enjeu, en outre, n'est pas que financier: faute d'être reconnu, le culte hindou ne dispose pas de créneaux dans les écoles durant les heures de religion, où des professeurs dispensent l'une des sept confessions ou philosophie laïque officielle. Le Forum hindou demande à ce que, en attendant que le parlement statue, les élèves hindous soient dispensés de ces heures.

14:55 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 janvier 2013

Dar al-Fatwa et les instances religieuses musulmanes condamnent le mariage civil

Dar al-Fatwa et les instances religieuses musulmanes condamnent le mariage civil

L’Orient le Jour, le 26 janvier 2013

Il semblerait que Khouloud Succariyeh et Nidal Darwiche, premiers Libanais à s’être mariés civilement au Liban, ne sont pas au bout de leurs problèmes. Non seulement les ministères de la Justice et de l’Intérieur ont refusé d’enregistrer leur mariage dans les registres de l’État, «faute d’une loi civile qui puisse le régir», la voix de la religion s’est fait entendre hier du côté de Dar al-Fatwa, mais aussi du côté de la famille Succariyeh.

Cette dernière, originaire de la localité d’al-Fakiha, a en effet publié hier un communiqué à ce sujet. «Nous avons été très étonnés par ce bazar médiatique autour du mariage de Khouloud Succariyeh et Nidal Darwiche, pour promouvoir ce que l’on appelle mariage civil, comme si le pays vivait ses plus beaux jours», a affirmé le communiqué. «En réponse aux atteintes qui ont touché la famille, ses croyances, ses valeurs et ses coutumes, il nous importe de clarifier que notre famille est fervemment croyante en l’islam hanafite, et que nous refusons catégoriquement ledit mariage civil. Le comportement de Khouloud est personnel et n’exprime pas nos valeurs. Contrairement à tout ce qui a été dit, le contrat entre Khouloud et Nidal a été conclu chez un homme de Dieu, et il n’y a aucune raison pour cette campagne qui marque des points en faveur du mariage non religieux», a ajouté la famille Succariyeh.

Par ailleurs, Dar al-Fatwa a distribué des prêches du vendredi ayant été prononcés dans des mosquées hier, à propos du mariage civil. C’est ainsi que le directeur général des wakfs islamiques, cheikh Hicham Khalifa, a estimé que «le projet du mariage civil sert uniquement à attiser les tensions et la discorde, et qu’il est contraire à la loi de Dieu». De son côté, cheikh Ahmad el-Baba, membre du comité exécutif des wakfs islamiques, a déclaré que «les musulmans n’accepteront pas le mariage civil, qu’il soit obligatoire ou facultatif». Il a appelé enfin à «fermer ce dossier définitivement». En outre, cheikh Mohammad Anis Arwadi, membre du Haut-Conseil supérieur chérié, a défendu le contrat de mariage islamique, le jugeant «civil en lui-même, mais limité par des conditions religieuses».

20:09 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |