07 juin 2013

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

Une entreprise de sécurité installée au Maroc accusée de torture en Israël

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Adam Sfali, le 07 Juin 2013

Une société privé de sécurité installée au Maroc et filiale d‘une multinationale du très lucratif secteur de sécurité privée au monde, a été accusé de torturer des palestiniens dans des prisons israéliennes.

La société ‘G4S’ dont le siège se trouve à Crawley au Royaume-Uni, fait l’objet d’une campagne internationale pour son boycott.

Selon le militant des droits de l'Homme, l'activiste marocain de confession juive Sion Assidon, cité par le quotidien du parti Istiqlal Al Alam, dans son tirage du vendredi 7 juin, la G4S qui a une antenne au Maroc et une autre, entre autres, en Israël, y est chargée notamment de la gestion des prisons et elle est accusé de sous-traitance de torture des détenus Palestiniens.

A noter que la G4S est une entreprise britannique de services de sécurité.

Avec 657 000 employés, la G4S est la 3e plus grande entreprise au monde en terme d'employés.

C'est également la plus grande société de services en termes de chiffre d'affaires.

05 mars 2013

Mr Peres reçu à Bruxelles, est-ce bien raisonnable ?

Mr Peres reçu à Bruxelles, est-ce bien raisonnable ?

Victor Ginsburgh, le 05 mars 2013

Alors que certains professeurs de l’ULB comme Marc Uyttendaele sont favorables à une rencontre entre Shimon Peres et le recteur de l’ULB, d'autres le sont beaucoup moins. Comme Victor Ginsburgh, professeur émérite de la même université et observateur critique de la politique israélienne.

Monsieur «Indignez-vous» vient de mourir et ce n’est pas Monsieur l’avocat Uyttendaele qui le remplacera. Est-il ignorant, de mauvaise foi ou les deux ?

M. Uyttendaele est favorable à une rencontre entre le Recteur de l’ULB, M. Viviers et le Président de l’Etat d’Israël, M. Peres. Je sais que M. Peres est docteur honoris causa de l’ULB, que le Recteur, tout en étant très prudent, a dès lors une obligation à laquelle il ne peut sans doute pas se soustraire.

Les organisateurs de la rencontre

Il faut cependant savoir que la rencontre est organisée par le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), ceux-là même qui ne perdent pas une occasion de critiquer l’ULB, notamment lorsque son Conseil d’Administration a décidé de reconnaître le Cercle Etudiant BDS (Boycott, Divestment and Sanction) en juillet 2012.

Je suis d’origine juive et attaché à plusieurs titres à l’ULB. J’y ai fait mes études et j’y ai enseigné comme professeur entre 1972 et 2004. J’y suis maintenant chercheur. Comme plusieurs autres, également d’origine juive, j’ai soutenu le Conseil d’Administration de l’ULB dans une Carte Blanche qui avait pour titre «Le boycott d’Israël : une opinion délictueuse ?» parue le 13 juillet 2012 dans Le Soir.

Nous n’y défendions ni ne soutenions le droit de boycotter l’Etat d’Israël. Quelles qu’aient à l’époque été nos opinions, là n’était pas notre propos. Notre propos était de défendre le Conseil d’Administration, qui après s’être dûment informé sur la question, avait décidé de reconnaître ce fameux cercle BDS. Cette décision a fait couler beaucoup d’encre et de poison contre l’ULB du côté des organisations juives de Belgique, y compris du CCOJB, dont le Professeur Sosnowski de l’ULB est le président.

Le président Peres

Voici sur la forme. Sur le fond, M. Peres n’a pas toujours été la blanche colombe que l’on croit. Il a été le protégé de Ben Gourion, dont on sait pertinemment bien aujourd’hui qu’il a souvent fermé les yeux et s’est bouché le nez lors des expulsions de palestiniens en 1947-48. M. Peres a été un des premiers à encourager la création de colonies dans les territoires occupés durant les années 1970. Il a été, comme la plupart des officiels israéliens, opposé à des discussions avec l’OLP d’Arafat. Il a essayé de circonvenir ce dernier en se concertant avec le Roi Hussein de Jordanie. Par la suite, et malgré l’un ou l’autre soubresaut de courage de temps à autre, il a navigué en eau trouble et a fini par devenir un président qui comme la plupart de présidents n’a pas beaucoup de pouvoir.

Il n’a d’aucune façon réussi à arrêter la fondation d’une université israélienne en territoire occupé (Ariel University, dans la colonie d’Ariel), ce qui va à l’encontre de tous les principes de droit international. En 2012, le Conseil des Présidents des Universités israéliennes a déposé une requête auprès la Cour Suprême d’Israël (High Court of Justice) contre la reconnaissance de l’appellation Université d’Ariel de ce qui, à l’époque, n’était que le Centre universitaire d’Ariel. En vain.

La décision finale de nommer «Université» ce Centre (je répète, illégal en droit international) a été prise à la sauvette, après une convocation de dernière minute du Conseil de l’Education Supérieure israélien en présence de 11 membres sur les 24 de la Commission qui devait statuer. Il faut ajouter que cette université, située en Palestine occupée, n’accepte que des étudiants israéliens (Juifs et autres) et pas des palestiniens.

M. Uyttendaele, vous qui êtes professeur dans la même université que moi, vous qui vous déclarez un «partisan inconditionnel de la création d’un Etat palestinien», vous auriez dû avoir entendu parler de la construction de cette université en territoire occupé, qui n’accepte pas d’étudiants palestiniens et qui est faite à l’encontre de tous les principes de droit international. Je répète, vous auriez dû le savoir. Après tout, sauf erreur, vous êtes juriste, non ?

20:44 Écrit par Rachid Z dans Boycott, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09 octobre 2010

Procès de militants du BDS : Des procès politiques, une entrave à nos libertés

Procès de militants du BDS

Des procès politiques, une entrave à nos libertés

Par Michèle Sibony, le 08 octobre 2010


Une série de procès commandés par la Garde des Sceaux Alliot-Marie est engagée depuis quelques mois contre plusieurs militants associatifs du mouvement de solidarité avec la Palestine.

L'indignation légitime devant la poursuite de l'occupation et de la colonisation par Israël, devant le siège de la population de Gaza que cet État a illégalement engagé et continue depuis 5 ans, devant les innombrables violations du droit international, de traités signés, le non respect des décisions de la cour internationale de justice, a culminé avec la violente attaque militaire de la population de Gaza en 2009.

Les associations du mouvement de solidarité français ont alors répondu à l'appel du BDS lancé par la société civile palestinienne en 2005. La complicité des gouvernements européens et tout particulièrement du gouvernement français qui tout en refusant d'appliquer les sanctions requises par les accords européens, renforcent leurs liens commerciaux industriels militaires, culturels avec la puissance occupante, place aujourd'hui tous les citoyens devant leurs responsabilités :
-Exiger que le droit s'applique à Israël comme à tout autre État, faire pression ici sur nos gouvernements pour obtenir qu'il applique le droit avec les sanctions prévues par la législation européenne,
-arrêter de consommer des produits israéliens entrant en toute illégalité en Europe, et bénéficiant de dédouanements indus sont aujourd'hui une revendication politique légitime et citoyenne.

Rien n'est fait par ce gouvernement pour appliquer et faire appliquer le droit. Au contraire force est de constater que toute évolution de la situation vers des conditions réelles de paix juste et durable se heurte aujourd'hui à une intolérable collusion du gouvernement français avec le régime colonial et d'apartheid israélien et ses supplétifs en France.

L'appel au boycott citoyen des productions agricoles industrielles culturelles et militaires issues de ce régime jusqu'à ce qu'il respecte le droit, tous les droits auxquels se réfèrent les nations démocratiques, n'a à l'évidence rien à voir avec les poursuites intentées contre les militants pour «incitation à la haine raciale». Nombre des associations impliquées dans le BDS ont connu l'époque du Boycott de l'Afrique du Sud en France, et à cette époque aucun militant n'avait été poursuivi. Pourquoi aujourd'hui et avec Israël ? Le boycott de l'Afrique du Sud a aidé cet État à changer de nature, et à devenir celui de tous ses citoyens. Incitation à la haine raciale ? Plutôt collusion scélérate du gouvernement français avec le régime israélien. France Israël : une collusion scélérate.

Les plaintes et les pressions sont aujourd'hui à la fois impulsées par les Parquets sur ordre de la Garde des Sceaux, et le fait d'associations juives communautaires, ailleurs on dirait communautaristes, constituées lors de la deuxième Intifada pour défendre la politique israélienne en France, dont le BNVCAVA dirigé par Sami Gozlan, membre du comité directeur du CRIF, et Avocats sans frontières constituée par William Goldnadel élu cette année au comité directeur du CRIF. Cette «association» est responsable des procès intentés à des intellectuels et journalistes français comme Daniel Mermet, Edgar Morin, Eric Hazan, procès dont le but était précis : museler toute critique d'Israël au moment où il frappait avec le plus de violence la population palestinienne occupée. Et l'outil utilisé chaque fois identique : critiquer le régime colonial israélien équivaut à de l'antisémitisme. Scandaleux glissement, (sémantique aurait dit un autre de ces missi dominici Finkielkraut) qui produit ce qu'il prétend chercher à éviter, ce que Daniel Bensaïd avait appelé une action de «pompier pyromane».

Esther Benbassa résumait ainsi la nouvelle définition de l'antisémite imposée par ces serviteurs d'Israël, qui venaient d'obtenir la condamnation pour antisémitisme d'Edgar Morin :
«Le nouvel antisémite n’est plus celui qui hait le juif, mais le juif démocrate incapable de fermer les yeux sur le sort quotidien des Palestiniens placés sous occupation israélienne. Curieux renversement augmentant sensiblement le nombre d’intellectuels antisémites en Israël même ! Car il ne manque pas là-bas de juifs clamant haut et fort, dans les médias, leur rejet des décisions de leur gouvernement et n’hésitant pas à prendre des risques pour créer des passerelles de rapprochement avec les Palestiniens...» Le Monde Diplomatique : Edgar Morin juste d'Israël.

Il s'agit bien aujourd'hui d'étendre cette infamante accusation d'antisémitisme non pas aux citoyens de toutes origines qui haïssent les juifs, mais à tous ceux qui refusent de fermer les yeux sur l'étranglement, et le démantèlement de la Palestine.

Le gouvernement français qui choisit de criminaliser cet appel citoyen et politique au boycott du régime israélien d'occupation et de colonisation pour le respect et l'application du droit, traite en criminels les réfugiés dits sans papiers et traduit en justice ceux qui leur manifestent une solidarité d'être humain. l'Europe entière (à part Berlusconi!) le condamne aujourd'hui pour ses circulaires discriminantes et sa politique raciste contre les Roms. Ses ministres tiennent des propos islamophobes et antiarabes, et proposent des lois et des enquêtes sur l'identité nationale chargées de semer haine et division.

Par le refus des sanctions, la complicité du silence et aujourd'hui la répression de la solidarité civile il cautionne la politique du pire israélienne en garantissant à cet Etat de faire la chasse aux boycotteurs. Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France le confirmait ainsi il y a quelques mois : «Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent». The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010. cité dans Le monde diplomatique de février 2010 (Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis- Dominique Vidal).


Pourtant le bilan est simple et les faits vérifiables :

Aucun produit israélien n'entre légalement en Europe aujourd'hui, au regard des accords d'association signés entre Israël et l'Europe :


Ceux des colonies, puisque fabriqués hors du territoire israélien tel que défini dans cet accord (la ligne verte qui correspond au partage onusien de 1949 seule frontière reconnue à ce jour) et fruits de l'exploitation d'une terre et de ressources volées avec le travail salarié de Palestiniens sans droits.

Ceux d'Israël même, puisque en violation de l'article 2 de l'accord d'association qui conditionne la totalité de l' accord au respect des droits humains.

Toutes les universités israéliennes sont directement impliquées dans l'occupation : presque partout des bourses spéciales sont accordées aux soldats de l'opération «plomb durci» par exemple; formations d'officiers (Haïfa), recherche en armement (Technion), des hauts gradés de l'armée sont membres des directoires d'universités (Jérusalem), des bases militaire sont installées sur les campus (Haïfa), des bâtiments de l'université de Jérusalem s'édifient sur des terres confisquées de Jérusalem Est. Tout cela pendant que la coopération universitaire croît et multiplie avec la France, où des universités frileuses ne parviennent à envisager une aide au système universitaire palestinien que doublée d'une aide à ces mêmes universités israéliennes : on finance la victime et le bourreau à la fois, pour s'en «laver les mains» sans se mouiller.

La coopération internationale, est conçue de la même manière dans nombre de municipalités et conseils régionaux : pour aider un paysan palestinien de Hébron, persécuté par des colons, il faut aider une coopérative israélienne prospère et tranquille. Pour financer un hôpital à Naplouse, il faut aider celui de Afula. Etc.. Ceux qui s'opposent à ce système pervers sont traités d'antisémites, en tous cas l'argument massue utilisé par les conseils municipaux et régionaux est toujours celui de l'égalité de traitement, afin de démontrer au CRIF qui ne manquera pas d'intervenir, que l'on n'est pas antisémite.

Les événements sportifs et culturels, commandités par l'ambassade et les institutions israéliennes en France, sont autant d'opérations de promotion de l'image de marque de la démocratie israélienne chargées de faire oublier à nos concitoyens les millions de Palestiniens qui vivent sous la botte et sans droits, à Gaza, en Cisjordanie, expulsés de Jérusalem, en exil dans des camps de réfugiés, où discriminés et de plus en plus violemment réprimés en Israël même.

L'ONU a voté, et la France aussi, le rapport Goldstone qui accuse clairement Israël de crimes de guerre à Gaza, or ces criminels de guerre peuvent être accueillis sans problème en France et nombre d'entre eux poursuivis internationalement sont régulièrement et cordialement reçus à Paris.

Un rapport de l'ONU vient de condamner Israël pour son attaque illégale de la flottille humanitaire vers Gaza et la violence de son intervention qui a fait 12 morts militants internationaux de la solidarité . Rien.

Mais qui est poursuivi et traduit devant des tribunaux, mis en examen pour incitation à la haine raciale ?

Les citoyens qui ne supportent plus, n'admettent plus l'hypocrisie et le mensonge érigés en vérités, le déni de droit, en règle générale, et les combattent publiquement avec un outil pacifiste qui a fait ses preuves dans d'autres luttes. Celle des droits civiques aux Etats Unis, comme celle contre l'Apartheid sud-africaine, et celles des peuples colonisés pour leur indépendance. Il n'est pourtant pas difficile de faire le lien avec cette cause, sauf à refuser l'évidence.

S'il s'agit d'informer le public souvent peu méfiant parce que désinformé sur les produits israéliens, d'expliquer les conditions de leur production, d'interpeller les distributeurs sur les produits illégaux, il s'agit clairement aussi d'inquiéter Israël, oui de l'inquiéter, quel délit ! de lui faire sentir qu'il peut avoir à payer le prix de sa politique, par l'isolement et le rejet. N'est-ce pas le minimum ? Non pas dans un but haineux de destruction mais justement pour l'obliger à infléchir sa politique dans le sens du respect du droit. Quel crime ! Qu'a-t-il à gagner avec sa politique à moyen terme ? N'est-il pas urgent et vital pour les Palestiniens mais aussi pour les Israéliens de sortir de cette impasse tragique ? Qui pourra nous faire croire qu'aujourd'hui la solution est dans les mains des Palestiniens ?

Nous savons tous, le gouvernement français aussi, qu'Israël a le choix entre achever sa destruction de la Palestine et porter le poids de ce qui serait un crime contre l'humanité, pour le reste de son histoire, ou changer de cap radicalement et envisager enfin un juste partage de la terre, de l'eau, des droits, de la vie, avec un peuple qui ne demande que cela.

Se battre pour qu'Israël fasse le bon choix n'est pas un crime ni un délit, quoi qu'il arrive cela apparaîtra comme une action éthique et digne. Nous devons défendre nos concitoyens attaqués contre l'arbitraire de procès politiques à courte vue, contre une justice instrumentalisée au service d' un État qui devrait être internationalement poursuivi et sanctionné.

15:53 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 décembre 2009

Appel contre la criminalisation du boycott et de la critique de la politique israélienne

Appel contre la criminalisation du boycott et de la critique de la politique israélienne

 

 

 

Euro Palestine  , le 24 décembre 2009

A l’attention de : Mr le Président de la République

La Ligue des Droits de l’Homme (section Talence) et les associations de soutien soussignées ont été stupéfaites d’apprendre qu’en France, un procureur de la République ait pu poursuivre une adhérente de la LDH pour incitation à la haine raciale contre les Israéliens, ceci à l’encontre d’une militante défendant les droits de l’homme en Palestine occupée, Madame Sakina Arnaud.

En effet, le seul motif est qu’elle prône le boycott contre des produits israéliens importés dans des conditions illégales au regard du droit international.

Ces poursuites confondent le racisme avec la critique et le refus de soutenir économiquement un Etat étranger, en l’occurrence Israël, parce que la politique de ce pays ne respecte pas les droits internationaux, entre autres ceux du peuple palestinien.

Une association s’est portée partie civile, il s’agit d’Avocats sans frontières, de Gilles-William Goldnadel, connu pour ses plaintes, entre autres, contre Daniel Mermet et contre Edgar Morin. Cette association ne poursuit, pour l’essentiel, qu’un but, celui d’entraver l’action des associations qui s’opposent, ici en France, à la politique d’Israël, quitte pour cela à instrumentaliser la justice française.

La situation devient inquiétante quand on apprend qu’à la suite d’un "hasard malheureux de l’informatique" (!!), le président de la 5ème chambre du Tribunal correctionnel de Bordeaux s’apprêtait à juger cette affaire en présence des requérants, mais sans la prévenue ni son avocat, lesquels avaient été assurés que l’affaire n’était pas inscrite à l’audience, et ils n’étaient évidemment pas en possession du dossier à charge !

La manipulation n’a pu réussir, grâce à la présence d’esprit de Maître Landete et du responsable de la LDH de Bègles, Talence, Villenave d’Ornon, qui se sont rendu au Tribunal. Ainsi l’avocat a pu faire repousser l’audience au 13 janvier 2010 à 14h.

La campagne politique d’action directe non violente, appelée BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), initiée par les organisations palestiniennes elles-mêmes, s’inspire très clairement du boycott organisé contre l’Apartheid d’Afrique du Sud.

Nous invitons toutes les associations respectueuses du droit international, qu’elles soient ou non d’accord avec cette campagne internationale particulière, à nous rejoindre pour déclarer que cette campagne n’a rien à voir avec l’antisémitisme comme essaient de le faire croire ces soutiens de la politique israélienne dès lors que l’on critique cette dernière, et donc qu’elles soutiennent dans ce procès Madame S. Arnaud adhérente de la LDH.

La libre expression politique, le droit à la critique de la politique d’un Etat étranger, la défense des droits des Palestiniens, la liberté de choisir l’origine des produits que nous consommons sont ainsi gravement menacés en France si l’issue de ce procès devait donner raison aux plaignants. C’est pourquoi, chacun doit se mobiliser pour obtenir que les organisations requérantes soient déboutées.

D’ores et déjà, nous vous invitons à nous retrouver nombreux le mercredi 13 janvier à partir de 11 heures devant le Tribunal sur le Parvis des Droits de l’Homme.

Les premières organisations signataires avec la Ligue des Droits de l’Homme section de Bègles, Talence et Villenave d’Ornon (33) et la Ligue des Droits de l’Homme Gironde : Association France Palestine Solidarité de Pau, ATTAC 33, ATTAC Sète Bassin de Thau ATTAC Toulouse Cercle Jean Barrué (Fédération Anarchiste 33), Confédération Générale du Travail - Université Bordeaux I, Europalestine 33, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) 33, Fédération Syndicale Unitaire 33, Génération Palestine 33, Gauche Unitaire 33, Hacktivismes, MRAP 33 Nouveau Parti Anticapitaliste 33, Palestine33, Parti de Gauche Gironde, Repères, Union syndicale Solidaires 33, Union Juive Française pour la Paix Aquitaine, ... (Et ÉGALITÉ, bien évidemment !!!)

 

17:40 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 novembre 2009

JOURNÉE D'ACTION NATIONALE : «BOYCOTT ISRAËL»

 

JOURNÉE D'ACTION NATIONALE

«BOYCOTT ISRAËL»

 

Le SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009

Nous avons une JOURNÉE NATIONALE DE BOYCOTT auprès de grandes surfaces. Elle aura lieu aussi bien à Bruxelles qu'en Flandre et en Wallonie.

 

Depuis les bombardements de Gaza les actions de boycott contre les produits israéliens ont fortement augmenté. La France a montré l'exemple d'actions filmées, puis mis sur le net (www.europalestine.be). En Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, USA ... des actions similaires ont été organisées ces derniers mois. Nos actions en Belgique s'inscrivent donc dans un mouvement international pour accroître la pression sur Israël.

 

L'avant midi il y a des actions au niveau locale :

distribution de tracts aux clients et faire signer la pétition demandant au gérant et à la direction de ne plus vendre de produits israéliens.

 

APRES MIDI :

ACTION NATIONALE A BRUXELLES

L'après midi (14h) nous innovons en une action nationale "coup d'épingle" à Bruxelles pour laquelle une cinquantaine de personnes est nécessaire...

Si vous voulez participer à

l'action "coup d'épingle" du 28 novembre à 14h à Bruxelles

alors inscrivez vous auprès de

tobiasvanos@telenet.be

Pour garder l'effet surprise pour le supermarché visé nous ne voulons pas diffuser l'information avant l'action et vous demandons de vous inscrire: seulement ceux qui sont inscrits reçoivent les détails de l'action quelques jour avant l'évènement.

En espérant vous voir nombreux le 28!

 

Jan Dreezen

Coordination Boycott Israël

 

Post scriptum :

 

Voici le lien pour voir le vidéo de l'action du 31/10/09 à Molenbeek  

http://www.youtube.com/watch?v=5wwnvcR4Mrs

15:55 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

25 octobre 2009

Boycott et résistance Israël et Afrique du Sud

Boycott et résistance

Israël et Afrique du Sud 

Action Boycott-Israël à l'occasion du festival du cinéma israélien 22 octobre 2009

(Bruxelles)

Par Nadine Rosa-Rosso, le 25 octobre 2009

Le boycott d’Israël prend une ampleur jamais vue grâce à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissements et Sanctions), portée par des militants du monde entier. Il s’élargit de jour en jour.

Certains arguments pour le boycott international d’Israël le présentent comme le moyen nouveau et ultime pour faire aboutir les droits du peuple palestinien, tous les autres ayant échoué. Selon ces pacifistes, le boycott est moyen plus efficace que la résistance armée des Palestiniens. Cette argumentation s’appuie généralement sur le modèle du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud. Dans cette optique, l’abolition de l’apartheid et la libération de Nelson Mandela auraient essentiellement été le résultat du boycott international.

La vérité historique est un peu plus nuancée.

Rappelons d’abord que le boycott d’Israël est un mot d’ordre très ancien. Dans les années 80, les anti-impérialistes boycottaient de la même façon les pamplemousses de Jaffa ou les avocats de Carmel que les oranges d’Outspan ou les pommes du Cap. Ce qui a rendu aujourd’hui le boycott d’Israël plus massif et populaire, c’est avant tout le massacre sauvage de la population de Gaza par Tsahal et la résistance acharnée des combattants palestiniens. La victoire de la résistance libanaise de 2006, dirigée par le Hezbollah, avait déjà préparé le changement dans l’opinion internationale.

La lutte pour l’abolition de l’Apartheid en Afrique du Sud peut effectivement servir de référence à la lutte actuelle pour la Palestine, à condition que son histoire soit restituée fidèlement. La place du boycott international dans cette histoire doit être correctement évaluée.

Nelson Mandela a forgé sa réputation internationale en 1963, alors qu’il était l’avocat de douze combattants Sud-Africains emprisonnés, dont lui-même, inculpés de sabotage. Lors de ce procès, il affirma avec force que «sans violence, aucune voie ne permettait au peuple africain de triompher dans sa lutte contre la suprématie des Blancs (…) Nous avons choisi de défier la loi. Tout d’abord, par des moyens qui évitaient tout recours à la violence ; puis, quand cette forme a elle aussi été interdite par la loi, nous avons alors décidé de répondre à la violence par la violence» (procès de Rivonia).

C’est Mandela, qui trois ans auparavant, a créé la branche armée de l’African National Congress (ANC), l’Umkhonto We Siswe («lance de la Nation»). Quand il est arrêté en 1962, après dix-sept mois de clandestinité, c’est sous l’inculpation de sabotage et de tentative de renversement violent du gouvernement. C’est grâce à sa défense sans compromis de la lutte révolutionnaire de son peuple que Mandela a reçu un large soutien international et qu’il est devenu le plus célèbre prisonnier politique du monde.

Après le massacre de Soweto, en 1976, Nelson Mandela adresse une lettre au peuple sud-africain, dans laquelle il affirme prier avec lui pour les martyrs tout en appelant la jeunesse à s’engager massivement dans la lutte. Suite à cet appel, des milliers de jeunes sud-africains partiront s’entraîner pour la lutte armée au Mozambique et en Angola.

A plusieurs reprises, inquiet de la popularité toujours croissante du prisonnier Nelson Mandela, le gouvernement sud-africain lui proposera sa libération, à condition que Mandela rejette la lutte armée comme arme politique. La réponse de Mandela a toujours été très claire : c’était non.

La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que l’arme du boycott international contre l’apartheid en Afrique du Sud a fonctionné comme un soutien à la lutte révolutionnaire du peuple et de ses organisations nationales. Que le peuple sud-africain a utilisé tous les moyens à sa disposition pour renverser le régime raciste, allié d’Israël, et mis en place par la colonisation. Et que c’est cette lutte de masse, y compris la lutte armée, qui a permis au boycott international de fonctionner comme un puissant levier de solidarité mondiale.

La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir que le résistant Mandela, chrétien d’abord pacifiste puis organisateur de la lutte armée et allié des communistes, a été un des premiers combattants à recevoir le titre honorable de «terroriste». Son organisation, l’ANC, dont il était membre depuis 1943, a été mise hors-la-loi en 1960 par le gouvernement sud-africain. Condamné en 1964 pour terrorisme, l’administration Bush ne le retirera de sa «Terror watch list» qu’en juillet 2008 !

La jeunesse d’aujourd’hui a le droit de savoir qu’au nom de cette lutte contre le terrorisme, le gouvernement sud-africain, tout comme le gouvernement israélien aujourd’hui, a non seulement emprisonné des centaines de combattants mais également commandité l’assassinat ciblé, par des escadrons de la mort, de dizaines de responsables politiques du mouvement de libération sud-africain.

Tout comme le massacre de Gaza et la résistance armée de l’hiver 2008-2009, c’est le massacre de Soweto et le développement de la lutte de masse qui s’ensuivit, en 1976, qui a donné son ampleur internationale au mouvement de boycott, dont les premières sanctions avaient commencé dès la fin des années soixante.

La liquidation de l’apartheid en Afrique du Sud a ainsi été le résultat d’une combinaison constante entre tous les moyens de lutte sur le terrain et la solidarité internationale, dont le boycott fut le point culminant.

Le boycott du sionisme existe depuis sa mise en œuvre par la Ligue arabe en … 1945 ! Et depuis 1948, c’est avant tout la résistance acharnée du peuple palestinien, par tous les moyens dont il dispose, qui tient en échec le colonialisme et les guerres permanentes du sionisme. Et c’est parce que le peuple palestinien continue de résister que nous devons développer de toutes nos forces le mouvement de boycott d’Israël qui commence enfin à prendre l’ampleur nécessaire.

Le boycott n’est pas une alternative à la résistance, c’est un soutien à la résistance. Et pour que ce soutien soit complet et cohérent, il doit comprendre l’appel à retirer le Hamas, le FPLP et toutes les organisations palestiniennes de résistance des listes d’organisations terroristes, avec autant de passion que nous avons chanté et crié pendant des années «Free Nelson Mandela».

 

17:36 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 octobre 2009

Conférence BDS

Conférence BDS

SEEKING PEACE THROUGH JUSTICE

THE BOYCOTT OF ISRAEL !

A legitimate response to 61 years of Nakba and 42 years of occupation

Friday 23 octobre 7:00 PM

With :

Ilan Pappe

Samia Botmeh

Conference in English with optional translation from English to French and Dutch

SUPPORTS :

attac-ulb, Association Belgo-Palestinienne, COBI, VREDE,INTAL, Génération Palestine,

Mouvement Citoyen Palestine,

Brussels Tribunal, Investig’Action

Adress :

19, rue Pletinckx

1000 Brussels

 

FREE ENTRANCE

20:24 Écrit par Rachid Z dans Boycott, Conférence-débats | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30 septembre 2009

Boycott KKL

Boycott KKL

Paris, 26 septembre 2009. ACTION contre la présence de l'organisation KKL, une organisation israélienne, au salon "Planète mode d'emploi". Une action dans le cadre de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

14:43 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 septembre 2009

Pourquoi boycotter Israël : Olivia Zemor

Pourquoi boycotter Israël

Olivia Zemor

Lors de la rupture du jeûne organisée par ÉGALITÉ, le 13 septembre dernier...

18:16 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

04 septembre 2009

Ken Loach, Jane Fonda et des dizaines d’artistes dénoncent la collaboration avec Israël

 

Ken Loach, Jane Fonda et des dizaines d’artistes dénoncent la collaboration avec Israël

ken_loach_cannes2006

 

Par
CAPJPO-EuroPalestine, le 03 septembre 2009

Des dizaines de professionnels du cinéma, dont le metteur en scène britannique Ken Loach, et l’actrice etatsunienne Jane Fonda, la journaliste canadienne Naomi Klein,

dénoncent publiquement la collaboration du festival international du film de Toronto (Canada) avec l’appareil de propagande israélien.

Face à la dégradation accélérée de son image au niveau mondial, dégradation parallèle à l’intensification de ses propres crimes sur le terrain, le gouvernement israélien a investi récemment dans une vaste campagne de lobbying, le programme «Brand Israel», richement doté en dollars.

Il s’agit de tenter de montrer qu’Israël, ce n’est pas tant une armée qui massacre le peuple palestinien ou un gouvernement rempli de fascistes, mais aussi un pays qui diffuse le savoir, la science et la culture.

Et comme par hasard, quelque temps après que l’agence de relations publiques chargée de la campagne «Brand Israel» est entrée en action, la direction du Festival International du Film de Toronto (TIFF) a annoncé que le partenaire de l’édition 2009 serait … Tel-Aviv !

Dans leur lettre ouverte, Ken Loach, Jane Fonda et leurs co-signataires, notamment la militante canadienne Naomi Klein écrivent : «En tant que membres du monde de la culture, notamment du cinéma, nous sommes troublés par la décision du TIFF de réserver une place de choix à Tel Aviv et de s’être ainsi rendu complice, intentionnellement ou pas, de la machine de propagande israélienne», écrivent les signataires.

«Nous ne visons pas les cinéastes israéliens dont les œuvres sont inscrites au programme du festival»

, poursuivent les auteurs de la protestation. «Mais nous dénonçons l’instrumentalisation du festival, par une campagne de propagande au service d’un régime d’apartheid», ajoutent-ils.

13:36 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26 août 2009

Le CCOJB COMMUNIQUE

 

Le CCOJB COMMUNIQUE

Le boycott d'Israël, un facteur de division

Joël Rubinfeld, Président, le 26 août 2009

Le Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB) salue la décision des autorités communales d'Anderlecht, Saint-Gilles et Schaerbeek d'interdire sur leurs territoires la distribution, par les activistes de la "Coordination Boycott Israël", de tracts diabolisant l'Etat d'Israël et appelant nos concitoyens musulmans à discriminer ses produits dont, singulièrement en cette période de Ramadan, les dattes en provenance de ce pays.

Le CCOJB loue la sagesse du bourgmestre Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) (Anderlecht) et des bourgmestres faisant fonction Martine Wille (PS) (Saint-Gilles) et Cécile Jodogne (MR) (Schaerbeek) qui ont ainsi contribué à garantir la paix communautaire parmi leurs administrés(C'est plutôt le désordre public que ces délinquants bourgmestres tentent d'instaurer en violant, sans vergogne, les droits et libertés fondamentaux des citoyens !!!) (Rachid Z)

Le CCOJB déplore en revanche que de telles actions, de nature à troubler l'ordre public dans notre pays en dressant la communauté musulmane contre la communauté juive, aient été autorisées par les bourgmestres de Bruxelles-Ville, Forest et Molenbeek.

Le CCOJB observe avec inquiétude que l'importation du lointain conflit israélo-arabe et sa représentation simpliste et partiale ne peuvent qu'alimenter la violence antisémite verbale et physique dans nos rues.

Source :

Khalil Zeguendi

15:13 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24 août 2009

Campagne Boycott

Campagne Boycott

Suite...

11:13 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 août 2009

Boycott Israël

Boycott Israël

Matinée d'action ce 20 août à Bruxelles auprès de grossistes (musulmans) vendant des produits alimentaires et autres à destination essentiellement des populations musulmanes ; nous y trouvons, entre autres, des dattes (illicites) vendues au bénéfice de l'État sioniste ...

22:52 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19 août 2009

Opinions librement exprimées

Opinions librement exprimées 

Interrogé à la suite de la conférence GazaFree, co-organisée par le Mouvement Citoyen Palestine (MCP) et ÉGALITÉ, hier soir au Garcia Lorca, évènement qui a fait salle comble (un compte rendu sera diffusé prochainement), le juif religieux, Shmiel Mordche BORREMAN, présent parmi le public, nous livre en toute liberté ses vérités...

 

18 août 2009

Campagne de Boycott des dattes israéliennes

Campagne de Boycott des dattes israéliennes

11:58 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |