26 décembre 2008

Turquie : Débats autour de la pétition demandant pardon aux Arméniens pour la «Grande Catastrophe» de 1915

 

 

 

Turquie

Débats autour de la pétition demandant pardon aux Arméniens pour la «Grande Catastrophe» de 1915

 

Pierre-Yves Lambert,


Annoncée au départ pour le Nouvel An, un manifeste-pétition a été lancé le lundi 15 décembre 2008 par 200 intellectuels turcs et mis en ligne sur le site

(Özür diliyorum signifie «Je demande pardon»). Le texte exact, traduit en plusieurs langues sur le site (rendu inaccessible du 20 au 22/12 par des hackers nationalistes, rétabli le 23/12) est : «Ma conscience ne peut accepter que l'on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ottomans ont subie en 1915, et qu'on la nie. Je rejette cette injustice et, pour ma part, je partage les sentiments et les peines de mes sœurs et frères arméniens et je leur demande pardon.»

Ces excuses adressées aux victimes du , ce qui explique l'utilisation du terme «Grande Catastrophe», habituellement surtout utilisé par les Grecs pour désigner les massacres et l'exode des Micrasiates (Grecs d'Asie mineure, d'Anatolie) dans les années 1920.

génocide de 1915 ont été formulées par quatre intellectuels issus de la gauche turque : l'économiste Ahmet Insel, le professeur de sciences politiques Baskin Oran, le spécialiste des questions européennes Cengiz Aktar, et le chroniqueur Ali Bayramoğlu, un ami de feu Hrant Dink. Selon ce dernier, «Le terme "génocide"aurait rendu l'identification difficile pour certains.»

Parmi les

200 premiers signataires, on relève aussi la présence de deux Turcs de la diaspora, le coprésident des Verts allemands, le député Cem Özdemir, et le fondateur d'Info-Türk, Dogan Özgüden, réfugié à Bruxelles depuis le coup d'état de 1971. Quelques heures après sa mise en ligne le 15 décembre, la pétition était déjà passée de 200 à un millier de signataires. Quatre jours plus tard, ils étaient 13.000, et le 24 décembre ils avaient dépassé les 24.000.

Au sein du parti au pouvoir, le Parti de la Justice et du Développement (AKP, islamo-démocrate), la réaction n'a pas été unanime, le premier ministre Erdogan estimant que

«Si un tel crime a eu lieu, celui qui l'a commis peut s'excuser. Mais ce n'est pas mon cas, pas plus que celui de mon pays ou de ma nation», le président de la République Gül se limitant quant à lui à constater qu'une telle pétition relevait de la liberté d'expression.

Le porte-parole de l'armée turque et les dirigeants des deux partis fascistes issus des Loups Gris, le Parti de l'action nationaliste (MHP,

laïcisto-fasciste) et le Parti de la grande unité (BBP, islamo-fasciste), ont condamné l'initiative, et des contre-pétitions ont été lancées sur internet,
www.ozurbekliyoruz.com le 17 décembre et www.ozurdilemiyoruz.biz le 18 décembre.
Suffrage Universel , 26 décembre 2008http://www.ozurdiliyoruz.com/

Şafak et Ozan Arif), ainsi que par des députés du CHP (

La deuxième, seule encore en ligne quelques jours plus tard, a été initiée par des personnalités artistiques (Ahmet laïcisto-nationaliste, membre en sursis de l'Internationale socialiste) et du MHP (Loups Gris laïco-fascistes), par le député Muhsin Yazıcıoğlu, président du BBP (Loups gris islamo-fascistes), ainsi que par des journalistes : …

La suite :

Suffrage Universel

18 décembre 2008

Turquie : Revirement du CHP vis-à-vis du port du foulard islamique‏

[1]  

. tailler des croupières à l'AKP en captant les éléments déçus de son électorat religieux en vue des élections locales de mars 2009

Cette prise de position serait le résultat des efforts du dirigeant provincial stambouliote du CHP, Gürsel Tekin, qui ont pour but de

  

Turquie

Revirement

 

du CHP vis-à-vis du port du foulard islamique‏

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Pierre-Yves Lambert

socialiste) s'était virulemment opposé à la levée de l'interdiction du foulard dans les universités, souhaitée par l'AKP (islamo-démocrate) au pouvoir, le dirigeant de ce parti, Deniz Baykal a effectué fin novembre 2008 une volte-face complète vis-à-vis du port du turban, en épinglant lui-même publiquement des badges de membres du parti à des femmes portant le tchador au cours d'un meeting électoral.

, (Suffrage Universel  

), le 18 décembre 2008
– Alors que le CHP (Parti républicain du peuple, membre de l'Internationale

18 décembre 2008

Il a ensuite déclaré que «considérer l'habillement des gens comme un "défi pour l'État" est le résultat d'une obsession», «c'est une mentalité de régime de parti unique», «considérer que "tu n'es pas une des nôtres si tu portes un foulard" est inacceptable, allons-nous être ceux qui divisent une partie des gens qui aiment la Turquie?»

[2]  

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce

revirement a suscité de vives critiques de la part de Devlet Bahçeli, dirigeant du parti nationaliste d'extrême droite MHP (Parti d'action nationaliste), accusant Baykal de se ranger derrière le «projet étatsunien» de transformer la Turquie en un état islamique modéré, ce à quoi l'intéressé lui a rappelé par courrier que le MHP avait voté avec l'AKP en faveur de la levée de l'interdiction du foulard dans les universités[3]  

.

Si la traduction concrète de cette nouvelle position sera la possibilité pour les femmes voilées d'adhérer au CHP, Deniz Baykal a réaffirmé quelques jours plus tard que

la ligne du parti ne changerait pas quant au port du foulard dans les universités[4]  .

Sources :

      (Le leader du principal parti d'opposition CHP Yeni   Şafak, 4 décembre 2008, traduit du turc vers l'anglais par

MEMRI

Mümtaz'er Türköne

(Le dilemme du CHP), Zaman , 22 novembre 2008

 

 

 

Tension grows over CHP's chador act   (La tension monte après la prise de position du CHP sur le tchador), Hürriyet , 12 décembre 2008, traduit du turc vers l'anglais par MEMRI

 

 

 

New polls, old AKP faces   (Nouvelles élections, anciens visages de l'AKP), Hürriyet , 18 décembre 2008
, CHP's dilemma  

 

14:45 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 novembre 2008

DROITS-TURQUIE : Le pouvoir veut aussi museler la liberté d'expression sur internet

DROITS-TURQUIE

Le pouvoir veut aussi museler la liberté d'expression sur internet

 

Par Mehmet Koksal, (IPS), le 30 octobre 2008

 

Istambul - Les procès, les pressions et les intimidations du pouvoir à l'égard des intellectuels, des journalistes, des éditeurs, des syndicalistes et des défenseurs des droits humains s'exercent tellement que l'habitude de vivre avec la censure s'installe dans la vie quotidienne des personnes. De plus, une nouvelle forme de répression s'inscrit maintenant dans le livre noir des atteintes à la liberté en Turquie : la répression croissante de la liberté d'expression sur internet, explique un rapport trimestriel de l'agence de presse Bianet à paraître ce vendredi 31 octobre.

 

«Les pressions et les répressions du pouvoir sont tellement fortes que les gens commencent finalement à avoir l'habitude de vivre dans une société qui pratique systématiquement la censure. La conséquence directe de cette politique est une limitation excessive du champ d'investigation journalistique et scientifique», explique Erol Önderoglu, auteur du baromètre trimestriel sur la liberté d'expression édité par l'agence de presse turc Bianet basé à Istanbul. Ce rapport trimestriel d'une trentaine de pages relatif aux mois de juillet, août et septembre 2008 dresse la liste des atteintes à la liberté d'expression dans les médias locaux et nationaux turcs.

 

«Pour justifier la limitation de la liberté d'expression, le pouvoir invoque toujours l'argument de précaution visant à ne pas saboter le travail de l'armée qui lutte officiellement contre le terrorisme. Cette logique a encore été appliquée dans deux cas récents (Aktütün et Daglica) contre le traitement médiatique relatif à des opérations militaires contre le PKK où l'attitude de la presse dérangeait le pouvoir», ajoute le journaliste qui pointe du doigt l'augmentation du nombre de procès contre les idées considérées comme dérangeantes par «l'armée, le gouvernement ou les institutions essentielles de l'Etat».

 

L'arsenal juridique utilisé par le pouvoir pour réprimer la liberté d'expression repose essentiellement sur 4 textes juridiques : le code pénal turc, les lois antiterroristes, la loi sur la presse et une loi spéciale de 1951 qui protège la mémoire d'Atatürk [le fondateur de la République]. «Non seulement les paramètres de pression augmentent mais l'impunité aussi car de plus en plus de délits et de crimes commis par les représentants de l'ordre restent impunis. Pour les victimes, il ne reste alors plus qu'une seule adresse pour espérer obtenir une réparation des dommages causés : la Cour européenne des Droits de l'Homme», déclare Erol Önderoglu.

  

La suite : http://ipsnouvelles.be/news.php?idnews=10016

30 septembre 2008

Turquie : AKP-isation de l'état ou persistance d'un système de favoritisme ?

 

Turquie

AKP-isation de l'état ou persistance d'un système de favoritisme ?

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Par Jean Marcou,

 

La confrontation Erdogan-Dogan est, ces jours-ci, propice à une réactivation de la querelle de «l’agenda caché». Le gouvernement de l’AKP est-il en train d’arriver à ses fins, en accroissant progressivement ses pressions sur la République laïque et son influence sur la société turque ? C’est la question que se posent souvent actuellement, les journaux du groupe Dogan.

ll faut dire qu’en cette période de Ramadan, Recep Tayyip Erdogan, leur tend des perches. Participant le 9 septembre dernier à un iftar (repas de rupture de jeûne pendant le Ramadan) de son parti à Kadiköy, le premier ministre n’a pas pu s’empêcher de sonner une nouvelle charge contre l’alcool. Un rapport officiel a récemment révélé qu’en Turquie, au cours des trois dernières années, les points de vente d’alcool ont diminué de 12%. La nouvelle intervient au moment où plusieurs municipalités (Kadiköy, Üsküdar, Bursa, Ankara…)

sont pointées du doigt pour des cas de restrictions de vente d’alcool, découlant de la mise en application d’une loi controversée limitant la vente d’alcool aux mineurs.

Plus spécialement, Kadiköy et Moda, quartiers de la partie asiatique d’Istanbul, sont régulièrement le théâtre d’incidents concernant la consommation d’alcool. En effet, la mairie du grand Istanbul a récemment confié la gestion du port de Kadiköy à l’une de ses sociétés

«Beltur», qui s’est empressée d’interdire la consommation d’alcool alentour. Depuis, tous les vendredis, des gens ont pris l’habitude de venir consommer de l’alcool, à cet endroit, en guise de protestation.

Dans ce contexte passablement tendu, Recep Tayyip Erdogan n’a pourtant pas mâché ses mots, lors de l’iftar du 9 septembre dernier, en disant qu’à son avis,

ce sont ceux qui ne boivent pas qui subissent les pressions les plus fortes. «Je dis à ceux qui boivent, je ne bois pas, laissez-moi tranquille. Ils disent non et veulent que je sois avec eux. Mais quel genre de mentalité est-ce là ? Ils croient qu’ils peuvent me dicter ma conduite... Ces gens ne me voient qu’à travers une bouteille ou quoi ? Faisons attention à ceux qui veulent nous entraîner dans des conflits et des polémiques sans fin», a-t-il dit, en particulier. La tirade a provoqué de nombreuses réactions médiatiques, notamment celle d’Etugrul Özkök, le très kémaliste rédacteur en chef du quotidien Hürriyet (groupe Dogan), amateur de vins fins, nommément mis en cause par ce discours, et dont ce n’est pas le premier accrochage avec le premier ministre au sujet de l’alcool.

Le journaliste a estimé que le premier ministre

ne devrait pas refuser de participer en Turquie aux réunions où il y a des gens qui boivent de l’alcool

 . «Il lève bien son verre avec les étrangers dans les meetings internationaux… alors pourquoi refuse-t-il de le faire avec son peuple ?», a-t-il conclu.

Un autre point d’achoppement concerne, à l’heure actuelle,

le développement de l’influence de l’AKP au sein des institutions publiques, en particulier des institutions administratives indépendantes, comme la Commission des marchés de capitaux (SPK), le Conseil supérieur des universités (YÖK), l’Autorité de régulation du marché de l’énergie (EDPK) ou le Conseil suprême de la Radio et de la Télévision (RTÜK). La moindre indépendance des ces instances tiendrait, d’une part, aux nominations nouvelles qu’y a effectuées l’AKP depuis qu’il maîtrise toutes les instances exécutives (en particulier la présidence) et, d’autre part, à des interventions et pressions intempestives dont le parti majoritaire aurait pris la fâcheuse habitude depuis quelques mois.

Sont notamment évoqués la prise de position du nouveau président du YÖK

en faveur du foulard à l’université, l’intervention du gouvernement dans l’attribution de canaux de télévision aux dépens de la compétence de RTÜK, et bien sûr la récente révélation d’Aydin Dogan racontant que le Premier ministre lui aurait dit avoir «réservé», sur le site stratégique de Ceyhan la construction d’une raffinerie au groupe Çelik avant même que l’EPK se soit prononcé.

On peut certes faire remarquer que

le camp laïque est loin d’avoir toujours donné l’exemple en la matière. L’année dernière, le YÖK et son ancien président, comme d’ailleurs nombre d’organes de presse du groupe Dogan, étaient intervenus dans le déroulement des élections présidentielles, en soutenant l’exigence du quorum de 367 députés (notre édition du 7 avril 2007). Toutefois, on observe que ces polémiques illustrent les inquiétudes d’une partie de la société turque, à l’approche des municipales. Alors que des sondages révèlent que l’AKP demeure très influent et que les élections municipales se profilent à l’horizon, la crainte d’un développement des pressions religieuses sur la société et d’un contrôle par le parti majoritaire des administrations publiques tant nationales que locales est couramment évoquée actuellement au sein des classes moyennes.

Article original publié sur le blog de l’OViPoT le 17 septembre 2008 sous le titre

Erdogan s’énerve sur l’alcool, la presse du groupe Dogan dénonce l’influence croissante de l’AKP sur les instances publiques de décision.
Turquie Européenne  , le 30 septembre 2008

11:05 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 juillet 2008

Turquie : 86 suspects dans le procès "Ergenekon"

Turquie

86

 

suspects dans le procès "Ergenekon"

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 AFP, le 14 juillet 2008

Le procureur en chef d'Istanbul a annoncé lundi l'envoi devant un tribunal correctionnel d'un acte d'accusation nommant

86 suspects dans l'enquête sur le réseau dit "Ergenekon", accusé de vouloir renverser le gouvernement turc.

Le document, long de 2.455 pages, soutient que les accusés ont créé une

"organisation terroriste armée" et tenté d'utiliser "la force et la violence pour renverser le gouvernement ou l'empêcher de remplir ses fonctions".

Le procureur en chef Aykut Cengiz Engin a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il ne pouvait entrer dans le détail de l'acte d'accusation, qui devra d'abord être approuvé par le tribunal devant lequel il a été envoyé.

L'enquête dans l'affaire

"Ergenekon", qui a vu plusieurs personnalités connues - anciens militaires, journalistes, hommes d'affaires - arrêtées, a été interprétée par plusieurs analystes comme un bras de fer entre le gouvernement islamo-conservateur et les milieux ultra-kémalistes.
 

Plusieurs analystes

ont accusé le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), lui-même menacé d'interdiction par la Cour constitutionnelle, d'utiliser "Ergenekon" afin de mettre la pression sur ses adversaires pro-laïques.

L'acte d'accusation, résultat de plus d'un an de travail de trois procureurs, accuse les suspects d'actes de violence tels des attentats à la bombe contre le quotidien pro-laïque Cumhuriyet  et une attaque armée contre le siège de la cour d'appel au cours de laquelle un juge avait trouvé la mort.

Le but,

selon les médias, aurait été de créer des tensions en Turquie avec des manifestations illégales, des assassinats et des attaques contre les forces de l'ordre afin de provoquer une intervention de l'armée turque - auteur de quatre coups d'Etat en autant de décennies.

Selon M. Engin,

"l'organisation terroriste mentionnée dans l'acte d'accusation n'est pas une organisation classique dans le sens séparatiste ou idéologique", mais vise simplement à renverser le gouvernement.

Il a précisé que

48 des 86 accusés étaient en garde à vue, mais ne les a pas nommés, tout en déclarant qu'une vingtaine d'autres suspects arrêtés au début de ce mois n'étaient pas inclus dans le document présenté lundi.

Les dernières personnes placées en garde à vue dans l'affaire

"Ergenekon" - dont deux généraux quatre-étoiles à la retraite, des journalistes et des hommes d'affaires - feront l'objet d'une annexe à l'acte d'accusation, a-t-il dit.

Le bureau du procureur d'Istanbul enquête sur cette affaire depuis la découverte en juin 2007 d'explosifs dans une maison sur la rive asiatique d'Istanbul.

Selon des informations parues dans les médias turcs

 

Ces points font partie de l'acte d'accusation visant la fermeture de l'AKP présenté devant la Cour constitutionnelle, qui pourrait rendre son

verdict dès le mois prochain.
, le but aurait été d'inciter les militaires, méfiants devant le passé islamiste de l'AKP et de son chef, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, à renverser le gouvernement.

L'AKP a toujours nié vouloir installer un régime islamiste en Turquie et affirme être fidèle au principe de la séparation de l'Etat et de la religion, une des fondations de la république.

Mais

les ténors de la laïcité - dont l'armée et la plupart des juristes et universitaires - demeurent sceptiques, montrant en exemples les efforts du gouvernement pour obtenir la levée de l'interdiction du port du voile et l'interdiction des boissons alcoolisées dans des établissements situés dans des municipalités administrées par l'AKP.

20:23 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 mars 2008

Turquie : Internet et Atatürk

 

 

Turquie

Internet

et Atatürk 

Heureusement que le ridicule ne tue pas

 

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Par Au fil du Bosphore, le 28 mars 2008

Plusieurs décisions de justice contre Internet ont été prononcées ces dernières semaines

. A chaque fois le même message: "Bu siteye erisim mahkeme karariyla engellenmistir"

(Sur décision d'un tribunal, l'accès à ce site a été suspendu)

Le site d'échange de vidéos YOUTUBE a été fermé pendant trois semaines et a rouvert aujourd'hui. Une cour turque avait ordonné la fermeture du site à cause de vidéos blasphématoires pour Atatürk, envoyées par quelques provocateurs. C'est la troisième fois que Youtube est censuré en Turquie, à chaque fois pour le même motif.

 

 

Même cause, même effet pour Facebook . Le site entier n'est pas interdit, mais quelques unes de ses applications (Slide) le sont. Un "groupe" baptisé "Fuck Atatürk" avait notamment été créé sur Facebook et avait immédiatement entraîné la création d'un contre groupe "pour l'interdiction de Fuck Atatürk"

Source : Au fil du Bosphore

Myspace , le site de partage de photos Flickr , ou l'éditeur de blogs Wordpress ont également subi les foudres des juges turcs.

13:22 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |