07 novembre 2012

Saint-Josse : Le boulevard Saint-Lazare devient une place !

Saint-Josse

Le boulevard Saint-Lazare devient une place !

ARCHIURBAIN, le 07 novembre 2012

Le lundi 19 novembre à 17heures, la Région de Bruxelles-Capitale, Beliris et la Commune de Saint-Josse inaugureront l’exposition liée à la compétition internationale pour le réaménagement du Boulevard Saint-Lazare. A cette occasion, le projet de l’équipe lauréate sera dévoilé au public. Précisément, il s’agit du paysagiste belge Bas Smets, associé pour l’occasion à l’urbaniste français Jean-Pierre Charbonneau (en collaboration avec le bureau de technique spéciale Greisch et le bureau d’assistance de projet Bouwtechniek), connu pour son rôle de conseiller auprès des villes de Lyon et de Copenhague. Deux concepteurs de talents dont le travail est reconnu internationalement.

Le diagnostic est sans appel : prostitution, chancres urbains, espaces exclusivement affectés à la voiture, multiplication des tunnels, emprise de la jonction ferroviaire, déshumanisation du quartier Nord dédié aux seuls bureaux. Entre les rues Neuve et Brabant – deux rues à la fréquentation record – une mer de bitume. Pourtant, le potentiel est énorme et ne demande qu’à vivre : proximité du centre ville, quartiers vivants, accès record à toute forme de mobilité, présence du Jardin Botanique, voisinage de nombreux commerces, d’hôtels, de bureaux, d’institutions culturelles importantes.

Un projet d’architecture paysager ambitieux

L’objectif aujourd’hui est de mettre en place un projet d’architecture paysager qui redonnera de la place au séjour et aux transports actifs, tout en protégeant les quartiers d’habitants du trafic de transit. Le boulevard Saint-Lazare va se transformer en places Saint-Lazare. Il s’agira ainsi de rétablir les liens par-delà la jonction entre le centre Ville, le quartier Nord et les quartiers de Saint-Josse et de Schaerbeek. En travaillant sur la lumière, les matériaux, la signalétique, le mobilier urbain, la végétation, les pouvoirs publics souhaitent désormais rendre possible une réappropriation citoyenne, commerciale et culturelle des rues et des places du quartier.

S’appuyant sur un large processus participatif, une définition du projet d’espace public a été rédigée. Un nouveau plan de mobilité du quartier Nord va être mis en place. C’est sur cette base qu’une compétition internationale a été initiée. Ce projet prévoit une rénovation lourde de l’espace public, qui accompagnera la sortie de terre de nombreux projets publics et privés : la place Rogier, deux immeubles de logements, la Silver Tower, une affectation culturelle sous le tunnel Nord, la rénovation de la gare du Nord, la création d’un bâtiment pour les jardiniers du Jardin Botanique. Un quartier qui va bouger.

Un projet développé avec les habitants et usagers

En finale, le projet lauréat propose une reconquête vigoureuse des délaissés de la jonction Nord-Midi de même qu’un renforcement du lien entre la rue Neuve et la rue de Brabant, à la croisée entre plusieurs cultures et quartiers. Pour ce faire, les concepteurs dudit projet envisagent de doubler la surface piétonne par rapport à l’existant et de jouer sur la nature des revêtements : sol chaleureux en brique pour la vallée verte qui réunifie le Jardin Botanique et pierre bleue en prolongement de l’actuel pour l’axe commercial. Ces deux parcours-promenades relient des zones qui ne sont pas connectées actuellement.

L’équipe d’architectes ne s’est pas enfermée dans une vision formaliste du mobilier urbain, mais a cherché à créer un principe adaptable, qui laisse une grande liberté de développement. Une “boîte à outils”, grammaire d’éléments utilisables au choix dans les différents espaces, permet une grande flexibilité. Le projet n’est donc pas figé.

Semaine de la participation fin novembre

Du mardi 20 novembre au samedi 24 novembre 2012 se tiendra une «Semaine à l’écoute du quartier». Pour l’occasion, 10 groupes de travail vont se réunir pour nourrir le projet en question. Ils réuniront des habitants, mais aussi des usagers, commerçants, occupants des bureaux et futurs gestionnaires des lieux pour apporter un regard croisé sur les lieux. Afin de matérialiser le projet, l’exposition comprend également un échantillon du futur projet, construit à l’échelle 1/1 sur le Square Régina, une première à Bruxelles. Un outil qui permettra de mieux expliquer et d’appréhender au mieux la future situation du quartier.

En concertation avec les usagers et d’une façon engagée, l’ensemble des acteurs publics du dossier entendent changer durablement l’espace public Saint-Lazare. A travers un processus exemplaire qui depuis sa définition jusqu’à sa réalisation, privilégie le dialogue et la recherche de la qualité pour le bénéfice de tous.

Le dossier Saint-Lazare est géré par Beliris (Laurette Onkelinx, Vice-Première Ministre et Présidente de Beliris), la Région de Bruxelles-Capitale (Evelyne Huytebroeck en charge de la Rénovation Urbaine et de l’Environnement) Emir Kir (actuel Secrétaire d’Etat en charge de l’Urbanisme et prochain Bourgmestre de la Commune de Saint-Josse dès le mois de décembre) et la Commune de Saint-Josse (Jean Demannez, Bourgmestre)

Au niveau d’Archi Urbain, nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’évolution de ce projet. Une émission est d’ailleurs envisagée pour le mois de décembre afin de faire le point sur les intentions et sur la semaine participative.

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06 novembre 2012

Saint-Josse : "Terreur" Kiriste au PS tennoodois

Saint-Josse

"Terreur" Kiriste au PS tennoodois

Khalil Zeguendi, le 06 novembre 2012

Hier, la réunion des membres du PS tennoodois, convoquée par le nouveau patron de la section, Emir Kir, s'est déroulée à sens unique:

Hormis Kir, dominant son sujet et ses "sujets", nul n'a pris la parole pour s'enquérir des décisions arrêtées par l'ancien ministre des Turcs.

Après avoir, zaama, exigé de tout un chacun la dissolution des clans et l'unité stricte autour de sa personne et de sa direction, le Petit Ataturk a désigné un comité de sages, avec à sa tête un certain Abdeslam Samhi, pour recueillir et examiner les candidatures des élus aux fonctions d'échevins.

Bien que sachant que Kir a déjà réglé cette question, tous se turent et évitèrent de provoquer le "fâchage" du boss.

Certains commencent en cachette, à regretter Demannez.

Humide de haut en bas, la bicoque s’affaisse…

Humide de haut en bas, la bicoque s’affaisse

Guy Bernard, le 06 novembre 2012

La “situation dangereuse” du 20, rue des Secours n’émeut-elle que sa locataire ? Propriétaire, l’AIS ferait la sourde oreille

Ils osent dire que je dois arrêter de me plaindre…

Un défaut de ventilation, un plafond s’affaissant ou une interdiction de salle de bain (un accablant rapport d’expert la sanctionné d’un indiscutable “situation dangereuse) prouvent le bien-fondé du désarroi de Jocelyne Azzi. Locataire - en compagnie de ses trois rejetons - d’un 20, rue des Secours invivable, la jeune femme ne sait plus à quel saint se vouer.

Mise en location par l’AIS (Agence immobilière sociale) locale, la rikiki bicoque du quartier Nord est traversée par un escalier ayant provoqué la chute de la jeune femme, déjà handicapée à 75 %. L’ultime marche s’est effacée sous mes pieds !, commente cette maman belge convertie à l’islam.

Las! Bien qu’équipée de béquilles et d’un corset, Jocelyne Azzi se meut avec grande difficulté. Ce qui ne l’a pas empêchée de s’être fait remballer par l’AIS au lendemain de son accident. Pourtant, en dehors de la bancale marche, le toit a de quoi susciter des inquiétudes.

Au bord des larmes, l’invalide occupante fait le tour du bien aux deux étages; et d’autres imperfections, surtout. Ainsi le trou dans lequel faillit sombrer le lit de sa gamine. Ainsi cette humidité, répandue de la cave aux chambres. Ainsi cette cheminée qui “ne tire plus”. Ainsi cette semaine sans chauffage et sans eau chaude alors que le froid frappait à la porte. Ainsi ces trois rapports dénués d’équivoque de Vaillant, le spécialiste des chaudières mais n’ayant suscité aucune réaction satisfaisante de l’agence : Le dernier rapport date du 29 octobre. Elle a fait venir un bricoleur qui a chipoté au toit, indique notre interlocutrice.

Logée à pareille enseigne depuis 18 mois à un tarif mensuel de 600 €, Jocelyne Azzi ne nourrit qu’une espérance. Qui n’est même plus celle de travaux qui rendraient la masure quelque peu habitable. Pensez-vous qu’ils vont me reloger ?, lâche-t-elle d’une timide voix.

C’est en tout cas vers cette voie que se dirige Thierry Balsat, l’ex-Bleu de St-Josse que la défense des peu nantis mobilise.

Et du côté de l’AIS ? L’on fait état de soucis d’hygiène, d’entretien. Et de pépins réparés.

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La précarité est loin de reculer à Bruxelles

La précarité est loin de reculer à Bruxelles

Philippe Carlot, 6 novembre 2012

Le baromètre du social en région bruxelloise est paru. Les indicateurs de pauvreté sont stables dans la capitale. Malgré toutes les actions entreprises, la précarité est donc loin de reculer au sein de la population bruxelloise. La situation des jeunes sortant de l'école reste, en particulier, particulièrement préoccupante.

A la lecture du baromètre, on constate que tout est lié. Un manque de qualifications débouche souvent sur une absence d'emploi. L'absence d'emploi entraîne une insuffisance de revenus, des difficultés à se loger et à se soigner.

Les chiffres du baromètre social bruxellois permettent de bien cerner l'état de la situation. Un adolescent sur cinq et une jeune fille sur six quittent l'école sans diplôme de l'enseignement secondaire supérieur. Dès l'entrée du secondaire, le handicap apparaît : près de 18% des élèves de première année ont déjà accumulé au moins deux années de retard. Cette proportion passe à un élève sur cinq dans les communes les plus pauvres. Ainsi, c'est à Saint-Josse que le retard scolaire est le plus élevé.

Le lien entre origine sociale modeste et retard scolaire apparaît cruellement: dans les communes aisées de la seconde couronne, la proportion d'élèves en retard de scolarité à l'entrée du secondaire tourne autour des 10% seulement. Conséquence : un jeune de moins de 25 ans sur 3 se retrouve au chômage.

Au niveau global, un cinquième de la population active bruxelloise dépend d'un revenu de remplacement ou de l'aide sociale. La pauvreté ne s'aggrave pas en région bruxelloise par rapport à 2011. Mais elle ne régresse pas non plus.

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02 novembre 2012

Saint-Josse : Le timing et les options pour le semi-piétonnier Madou

Saint-Josse

Le timing et les options pour le semi-piétonnier Madou

Marie De Schrijver, le 02 novembre 2012

MOBILITE : les députés vont interroger la ministre alors que la donne locale a changé

Où en est le projet de semi-piétonnier chaussée de Louvain entre les places Madou et Saint-Josse ? C’est en substance l’interrogation de députés bruxellois Écolo et PS qui questionneront, mercredi prochain, la ministre régionale de la Mobilité, Brigitte Grouwels (CD&V).

Échevin à la Ville de Bruxelles et relais socialiste au parlement régional, Mohamed Ouriaghli évoque ainsi le calendrier précédemment avancé par les autorités de la Région.

«Elle a pris l’heureuse initiative d’expérimenter une zone piétonne entre les places Madou et Saint-Josse. Le test s’étant révélé concluant, il a été décidé de transformer l’essai. Une demande de permis d’urbanisme a donc été introduite au mois d’avril dernier, en vue de détourner les voitures de ce tronçon et permettre ainsi une cohabitation plus paisible entre les piétons, les cyclistes et les bus», rappelle-t-il.

Revenant sur les travaux définitifs, initialement prévus pour début 2013, le député évoque la phase test qui doit voir cohabiter piétons et bus, sur une durée de trois mois. Une phase qui devrait débuter le 8 novembre, mais le dossier pourrait rebondir suite à l’arrivée du nouveau bourgmestre socialiste Emir Kir. Mohamed Ouriaghli avance quant à lui, un autre frein au projet «Walking Madou» : «Les travaux dans les tunnels de la petite ceinture ont-ils contraint à reporter, voire à reconsidérer, le projet de semi-piétonnier ?»

Et la circulation ?

Si chacun souhaite davantage de clarté quant à l’avenir du semi-piétonnier, les bémols face au projet tel qu’il existe seront également soumis à la ministre de tutelle, à l’instar de la question des nuisances engendrées par les modifications de circulation, ou encore de la sécurité des usagers. «Qu’est-il prévu pour empêcher le report de la circulation automobile sur les rues parallèles : rue Scailquin, rue de Bériot et rue de l’union, qui sont toutes trois des rues très peuplées et où les habitants se plaignent, à juste titre, des nuisances générées par le déplacement pur et simple du trafic dans leurs rues ?, interroge encore le député. De même, tous les renseignements nécessaires ont-ils été pris auprès de la Stib, en ce qui concerne le passage d’un bus dans un piétonnier en forte pente descendante ? Qu’en est-il de la sécurité des piétons, particulièrement celle des enfants ?»

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26 octobre 2012

Saint-Josse : Lettre ouverte au Collège

Saint-Josse

Lettre ouverte au Collège

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La Section CGSP-ALR de Saint-Josse-ten-Noode, le 25 octobre 2012

Nous avons appris que le Collège actuellement en place a décidé de licencier 4 personnes de la hiérarchie du service de la prévention pour des raisons de restructuration, motif invoqué dans les C4.

Notre section ne comprend pas comment un collège peut, au lendemain des élections, sachant que le nouveau Collège ne sera constitué qu’au 1er décembre, prendre une telle décision de restructuration alors qu’aucun Comité de Négociation ne s’est tenu pour discuter de cette brusque décision. Il n’est donc pas question pour nous d’accepter ce principe qui ouvre ainsi la porte à tout abus, et nous demandons au Collège de corriger leur formulation administrative.

D’autre part, à la suite de certaines rumeurs nous informant du risque de ne pas percevoir notre salaire de décembre 2012 et la prime de fin d’année, nous avions eu de la part de Monsieur le Secrétaire communal et de membres du Collège une promesse que ces paiements seraient bien effectués et que les travailleurs ne devaient pas être préoccupés.

Nous restons cependant fort inquiets puisque des modifications budgétaires n’ont pas été faites à temps et que la tutelle doit également donner son accord (délai de 40 jours). Si nous comptons bien, le mois de décembre serait déjà bien entamé.

Nous interpellons dès lors le Collège actuel et nous désirons une explication détaillée des services concernés.

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25 octobre 2012

1739 fois merci aux Ten-Noodois !

1739 fois merci aux Ten-Noodois !

Le groupe Ecolo-Groen de Saint-Josse souhaite présenter ses plus chaleureux remerciements aux 1739 citoyens qui lui ont fait confiance dimanche dernier.

Grâce à vous, Ecolo-Groen fait un bond de 5,59% par rapport à 2006, un record en Région bruxelloise, pour se hisser à la place du deuxième parti de la commune avec 17,98%. C’est grâce à tous que nous avons pu convaincre !

Merci à vous tous !

Personnellement, je suis très fière que vous m’ayez donné le troisième score de la commune.

Malgré une perte de plus de 5%, le PS est resté dominant et a décidé de ne pas discuter avec le seul parti gagnant de ces élections. Trop occupé par leurs bagarres internes ? Ecolo-Groen fera du bon boulot, même dans l’opposition : Comme ils s’y sont engagés durant la campagne électorale, les Verts mèneront un travail sans relâche au long des six années à venir, qui s’annoncent riches en défis à relever : bonne gouvernance ; qualité de vie, verdurisation et propreté ; enseignement et jeunesse ; emploi ; logement, mobilité ; ...

Ecolo-Groen souhaite être présent et actif sur tous les fronts ! Nos cinq conseillers Zoé Genot, Fred Roekens, Redouane Kfaiti, Pauline Warnotte et Ahmed Mouhssin mèneront une opposition constructive au sein du Conseil communal, basée sur un travail de terrain au plus près de la population afin de respecter l’engagement qui est le nôtre : avec vous, faire de Saint-Josse une commune où l’on a envie de vivre et de rester ! Donc nous comptons sur vous pour nous proposer des idées ou nous alerter sur des dysfonctionnements.

Saint-Josse : Avis aux habitants

Saint-Josse

Avis aux habitants

Pas de souk le 1er novembre !

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Saint-Josse: non-lieu pour Thierry Balsat accusé de dégradation de biens par l'échevine Namli

Saint-Josse

Non-lieu pour Thierry Balsat accusé de dégradation de biens par l'échevine Namli

La Capitale, le 25 octobre 2012

Le nouvellement élu Thierry Balsat, sur la liste les Bleus de Saint-Josse, a obtenu un non-lieu mercredi en chambre du conseil dans l’affaire qui l’opposait à l’échevine PS sortante Nezahat Namli qui l’accusait de dégradations à l’un de ses appartements.

Pour rappel, Thierry Balsat, par ailleurs responsable de l’ASBL Onhu, l’Observatoire national de l’Habitat, avait révélé l’affaire de la location par l’échevine Namli, en charge justement du Logement à Saint-Josse, de biens insalubres dans des immeubles lui appartenant.

Après contrôles de l’Inspection régionale du Logement ayant prouvé le caractère insalubres, Nazahat Namli avait estimé que plusieurs dégradations avaient été commises par Thierry Balsat lui-même. Pourtant, la vétusté ne pouvait pas être le fait de dégradations volontaires, note l’avocate de M. Balsat, Selma Benkhelifa. Ce dossier a été lié à un second. Celui de l’occupation par l’Onhu et d’autres associations de logements communaux rue Botanique. Le but de ces associations: prouver que l’on pouvait reloger les locataires de Madame Namli dans ses bâtiments laissés vides par la commune. Ce qui fut d’ailleurs fait peu de temps après.

Pour la justice et la Chambre du Conseil qui s’est prononcée mercredi, “il n’y a pas suffisamment de charges pour poursuivre Thierry Balsat. En tout, il n’a rien commis qui puisse valoir un renvoi devant le tribunal correctionnel.”

Une possibilité d’appel reste toujours possible par Nezahat Namli.

24 octobre 2012

Élections communales belges : le vote musulman, grand vainqueur à Bruxelles

Élections communales belges

Le vote musulman, grand vainqueur à Bruxelles

(Article issu d'un média d'extrême droite!) (Rachid Z) 

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Par Édouard Tressalec, le 24 octobre 2012

Au soir du 14 octobre, dans la Maison communale de Saint-Josse-ten-Noode (27.548 hab.), les résultats électoraux tombent : Emir Kir, 1916 voix de préférence. Ses électeurs, essentiellement d’origine turque et marocaine, l’acclament en criant «Emir Kir, bourgmestre !». Le Secrétaire d’État régional, socialiste, d’origine turque, Emir Kir, devient ainsi le premier bourgmestre musulman de Bruxelles.

Emir Kir, premier bourgmestre musulman de Bruxelles

Le bourgmestre sortant, Jean Demannez, également socialiste, bougonne. Pour Emir Kir, gonflé à bloc par ses résultats, plus question d’attendre pour s’emparer du maïorat de Saint-Josse, selon un accord conclu précédemment avec le bourgmestre sortant. Il veut d’emblée être sacré «bourgmestre empêché», ce qui signifie que le titre bourgmestre lui serait accordé, mais qu’afin qu’il puisse continuer à exercer son mandat de Secrétaire d’État régional jusqu’en juin 2014, le bourgmestre sortant Demannez (1215 voix de préférence) occuperait encore le fauteuil maïoral durant dix-huit mois. Mais Demannez a finalement refusé de jouer les utilités et a claqué la porte. Rudi Vervoort, bourgmestre d’Evere et Président de la Fédération bruxelloise du PS, a demandé à Kir d’abandonner son mandat de Secrétaire d’État régional à la Propreté, mais a accepté qu’il devienne bourgmestre de Saint-Josse. Le nouveau bourgmestre de Saint-Josse fut soutenu durant la campagne par un autre socialiste d’origine turque, Resul Tapmaz, qui se présentait lui sur la liste SP.a, les socialistes flamands. Bruxelles acquiert ainsi son premier bourgmestre musulman.

Succès pour trois candidates voilées

Un autre membre de la famille Kir, à savoir Canan Kir, la cousine du nouveau bourgmestre de Saint-Josse, a défrayé la chronique électorale de cette année 2012. On se souvient qu’après avoir failli être recrutée par la NVA, elle s’était présentée, voilée, sur la liste des Bleus de Saint-Josse. Sa désastreuse campagne électorale, qui l’avait vue incapable de s’exprimer de manière satisfaisante dans l’une des deux langues officielles de Bruxelles, ne lui a finalement rapporté que 91 voix. Mais ceci n’a pas empêché trois autres candidates voilées de réaliser d’excellents scores électoraux. Ainsi Mahinur Özdemir, élue conseillère communale en 2006 et devenant, en 2009, la première femme voilée à siéger au Conseil régional bruxellois, se présentait sur la liste CDH de Schaerbeek sur laquelle, avec 1135 voix, elle a obtenu un meilleur score que la tête de liste, Denis Grimberghs. Ce score aurait dû lui permettre d’obtenir l’échevinat : impossible, dit-on au CDH, en raison de… son voile. Celui-ci n’avait pourtant pas gêné, jusqu’à ce jour, le parti de Joëlle Milquet, qui a soutenu Özdemir au Conseil régional bruxellois. Comprenne qui pourra. Toujours à Schaerbeek, mais sur la liste PS cette fois, Derya Alic réalise un meilleur score encore qu’Özdemir. Également élue conseillère communale en 2006, elle porte le foulard islamique, mais se dévoile lorsqu’elle siège au conseil communal. Avec 1234 voix, elle s’est classée sixième sur la liste PS de Schaerbeek. À Molenbeek, c’est Farida Tahar qui se présentait sur la liste de l’ex-bourgmestre PS Philippe Moureaux, en 28e position. Elle a remporté 601 voix, le dixième score de sa liste. Si les autres candidates voilées citées sont d’origine turque, Farida Tahar est, elle, d’origine marocaine. Elle a d’ores et déjà déclaré qu’elle siègerait voilée au conseil communal.

Deux élus pour le parti islamiste ISLAM

Le parti ISLAM se définit clairement comme un parti islamiste. Contrairement à la formation islamo-gauchiste Égalité qui, comme nous le verrons, s’est présentée dans huit communes bruxelloises, ISLAM a adopté une stratégie plus sobre en ne présentant que quatre candidats dans trois communes : Redouane Ahrouch (42 ans, Anderlecht), Lhoucine Aït Jeddig (50 ans, Molenbeek), Abdelhay Bakkali Tahiri (51 ans) et Zeynebe Bakkali Tahiri (Bruxelles-Ville). Ces deux derniers, qui ont obtenu respectivement 1144 et 733 voix, n’ont pu être élus. Par contre, avec Ahrouch (1446 voix et 4,13 %) et Aït Jeddig (1102 voix et 4,12 %), la liste ISLAM décroche deux conseillers communaux, Ahrouch à Anderlecht et Aït Jeddig à Molenbeek. Ces deux élus auraient reçu le soutien d’une partie de la communauté chiite (C. Torrekens).

Un collectif nommé Vigilance musulmane avait lancé un appel en faveur du vote blanc à Bruxelles et en Wallonie, dans une vraisemblable volonté de boycotter le système politique actuel jugé peu favorables à certaines revendications.

Redouane Ahrouch n’est pas un inconnu de la mouvance islamiste de Bruxelles. En 1999, il avait guidé le premier parti islamiste de Bruxelles, à savoir le parti Noor, dont le parti ISLAM est l’héritier (il en est, en fait, la troisième refondation). Interrogé à propos de la sharia, Ahrouch, qui définit son parti comme « belge, démocrate et musulman », a déclaré : «Comme je l’ai dit, je suis un démocrate et je suis contre son imposition à des gens qui n’en veulent pas. Sur le principe, je ne conteste pas la sharia. Si une majorité devait s’exprimer en sa faveur par référendum, alors pourquoi pas. Mais pour l’instant, il y aurait trop de mains coupées si nous devions suivre ses principes étant donné le nombre de délits commis dans notre ville. C’est pour cela que je prône le dialogue et surtout la prévention auprès des jeunes. » (« Je ne conteste pas la sharia», entretient de David Baudoux, Sudpresse, 16 octobre 2012). Tout commentaire serait superflu. Cette ascension d’ISLAM témoigne également de la croissance de trois revendications au sein de la communauté musulmane : repas halal, jours de congés islamiques et port du foulard.

La lente ascension du parti islamo-gauchiste Égalité

Le parti Égalité se présente comme une formation islamo-gauchiste, égalitariste, palestiniste et antisioniste. Il accueille dans ses rangs aussi bien des musulmans que des marxistes ou des anarchistes. Ce parti a présenté des listes dans pas moins de huit communes sur dix-neuf : Koekelberg (2,1 %), Anderlecht (1,86 %), Saint-Josse (1,80 %), Molenbeek (1,78 %), Saint-Gilles (1,18 %), Bruxelles-Ville (1,13 %), Schaerbeek (0,9 %) et Ixelles (0,89 %). Ces scores n’ont pas permis à Égalité d’obtenir un élu, peut-être du fait de la dispersion de ses forces, sans doute aussi du fait des succès électoraux de l’extrême-gauche (PTB+/PVDA) qui chasse sur les mêmes terres.

La montée en puissance des mosquées

Pour certains, seuls les votes pour des petites formations ethniquement ou religieusement ciblées devraient être considérés comme des «votes communautaires». Le fait est que l’on peut distinguer quatre types de vote communautaire :

Celui qui consiste à voter pour des candidats de souche jugés susceptibles de défendre les intérêts de la communauté à laquelle on appartient.

Celui qui consiste à voter, sur des listes mixtes, pour des candidats issus de sa communauté, exclusivement et pour ce seul fait.

Celui qui consiste à voter pour un parti exclusivement composé de membres de sa communauté.

Celui qui consiste à voter «blanc» (en Belgique, le vote est obligatoire) sous-prétexte que l’on considère qu’aucun parti en lice n’est susceptible de défendre les intérêts de sa communauté.

Or, il a été fait usage, de ces quatre types de vote qui, totalisés, donne au vote communautaire une grande importance, particulièrement à Bruxelles, même si l’on peut considérer aussi que cela a contribué à la dispersion du vote musulman. En-dehors de la NVA et du PTB+/PVDA, on a entendu bien peu de cris de victoire au lendemain des élections communales de ce 14 octobre, y compris parmi les grands partis traditionnels dont on retient aujourd’hui surtout les bons scores des candidats allochtones, notamment musulmans. Et certaines mosquées ont vraisemblablement joué un rôle important dans ce succès. Ainsi, à la veille du scrutin, un SMS émanant desdites mosquées ont appelé à voter pour le PS, dans des communes où les élus d’origine marocaine sont effectivement très nombreux. Mme Corinne De Permentier, tête de liste MR à Forest, a ainsi reçu une copie de ce message dont la teneur était celle-ci : «Chers frères, chères sœurs, nous voterons ce week-end, Inch’Allah ! Soyons solidaires dans nos votes, soyons tous PS. Les autres partis comme le MR ou Ecolo ne se soucient pas de notre religion et lui causent parfois du tort. Exemple : port du voile à l’école, organisations d’événements… ». La suite de ce SMS invitait explicitement à voter pour des candidats d’origine marocaine sur la liste du parti socialiste (« De Permentier : «les mosquées ont aidé le PS à Forest et à Molenbeek» », LaLibre.be, 16 octobre 2012). Des candidats auraient ainsi aussi bénéficié du fait qu’ils vivent à proximité d’une mosquée ou qu’ils y ont fait tout simplement campagne («À quand une bourgmestre belge voilée ?», Carte blanche de Corinne Torrekens, Le Soir, Mardi 16 octobre 2012). En outre, le nombre de votes blancs et nuls est en augmentation par rapport à 2006, particulièrement dans les communes où la population musulmane est importante. Un collectif nommé Vigilance musulmane avait lancé un appel en faveur du vote blanc à Bruxelles et en Wallonie, dans une vraisemblable volonté de boycotter le système politique actuel jugé peu favorables à certaines revendications.

La victoire du vote communautaire musulman

Dans la commune de Forest, 6 élus PS sur 14 sont d’origine marocaine. À Anderlecht, sur vingt élus de la liste PS, 13 sont des allochtones. À Saint-Josse-ten-Noode (commune d’élection d’Emir Kir), 12 des 15 élus PS sont d’origine étrangère, pour la plupart d’origine turque. À Koekelberg, le PS obtient 8 élus dont… 7 allochtones ! Sur la liste PS de Schaerbeek, sur les 13 élus, on compte 9 allochtones. Mais le PS n’a pas le monopole du vote allochtone, ainsi la liste du bourgmestre (FDF) Bernard Clerfayt, toujours à Schaerbeek, obtient 18 élus, dont neuf allochtones («Le vote communautaire a battu des records», Dhnet.be, 16 octobre 2012). Ces résultats ajoutés au succès de certaines petites listes communautaires, dont ISLAM, et à l’augmentation du vote blanc, auquel ont appelé d’autres organisations communautaires, donnent toute la mesure de la montée en puissance du vote allochtone musulman aux cours des élections communales du 14 octobre 2012.

Kir ne fait pas l’unanimité

Kir ne fait pas l’unanimité          

Guy Bernard, le 24 octobre 2012

Le président de la section PS démissionne. À cause du non-respect de l’accord Kir-Demannez

D’aucuns manquent à la parole solennellement donnée ! Je ne puis accepter ce parjure.” Bardaf ! Signée Pierre-André Samyn, cette sentence est extraite d’une lettre de démission, du 17 octobre. Ce faisant, le président de la section tennoodoise du PS tirait sa révérence. Entre autres parce qu’il estimait avoir étédésavoué” .

Qui Pierre-André Samyn vise-t-il ? Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre ! Je me suis efforcé de maintenir la cohésion et l’unité de la section autour de l’accord liant Jean Demannez et Emir Kir sur le partage du mandat de bourgmestre” , […] un accord qui nous a menés à la victoire , explique le militant.

Dégoûté d’un Emir Kir ayant bafoué ledit accord, Pierre-André Samyn n’abandonne pas ses convictions de gauche. Il a demandé son affiliation à la Ville, commune où il vit.

Une seconde défection secoue - moins tout de même - l’avenue de l’Astronomie. Entré avec fracas comme chef de cab. du maïeur sortant, Jean Demannez, Bertrand Van Horenbeke claquera aussi la porte. D’ici six mois, un an... Ce dernier se montrera moins disert que son déjà ex-président. Mais l’on sent que ses épousailles d’avec une fonctionnaire de Prévention tombent à pic. Je suis quelqu’un de fidèle. Nous voulions être mariés par Jean... Sous-entendu à peine voilé : et pas sous la coupe du vainqueur de Demannez.

Saint-Josse, la commune la plus pauvre de Bruxelles, Watermael la plus riche

Saint-Josse, la commune la plus pauvre de Bruxelles, Watermael la plus riche

La Capitale, le 24 octobre 2012

Laethem-St-Martin, en province de Flandre orientale, était la commune la plus riche de Belgique en 2010 alors que St-Josse-ten-Node était la plus pauvre, a-t-on appris mercredi dans les dernières statistiques du SPF Economie.

Le Belge disposait d’un revenu moyen net imposable de 15.598 euros en 2010. Le revenu moyen était supérieur de 6,4% à la moyenne nationale en Flandre. En Wallonie, le revenu moyen est inférieur de 5,4% à la moyenne nationale et à Bruxelles il est près de 20% inférieur (19,3%) à la moyenne du royaume.

Au niveau des communes, c’est Laethem-St-Martin qui est la plus riche de Belgique avec un revenu moyen supérieur à 50,7% de la moyenne nationale. Keerbergen et Hove complète ce tableau. Lasne demeure la commune wallonne la plus riche (5e place) et ses habitants disposent d’un revenu supérieur à 37,4% de la moyenne nationale. A Bruxelles, Watermael-Boitsfort est la commune la plus riche (17.871 euros de revenu moyen).

Saint-Josse-ten-Noode est la commune la plus petite mais surtout la plus pauvre de Belgique avec un revenu moyen de 7.853 euros par habitant. Molenbeek, Schaerbeek, Farciennes et St-Gilles complètent le top 5 des communes où le revenu moyen est inférieur d’au moins 30% à la moyenne nationale.

L'ultime message de l’ancien blanc aux Tennoodois

L'ultime message de l’"ancien blanc" aux Tennoodois

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Jean Demannez, le 07 octobre 2012

Madame, Monsieur, Chers concitoyens,

Comment aborder, en peu de mots, cette échéance électoral sans risquer d’omettre l’un ou l’autre aspect de ce qui fait le quotidien des citoyens de Saint-Josse-ten-Noode, cité multiculturelle ? Difficile.

Je crois que le bilan et le programme de la majorité sortante sont une source d’informations et d’engagements fort complets et plus que rassurants.

Diriger une commune comme la nôtre, vous le savez, n’est pas chose aisée, mais c’est une tâche passionnante. La fonction d’échevin ou de bourgmestre ne peut d’ailleurs se concevoir que si elle est emprunte de passion, d’écoute et de pragmatisme. Un peu de Tout, comme pour les fromages belges !

Durant une partie de mon existence, j’ai tenté de répondre, avec d’autres, aux défis de notre minuscule territoire urbain qui conserve des allures de village. Je n’ai, bien sûr, pas vécu la Question royale ou le Pacte scolaire… mais aussi loin que remonte le courant de vie publique, je ne conserve aucun souvenir d’un parcours monotone. C’est sans doute cette particularité de la commune – il se passe toujours quelque chose à Saint-Jossequi a pu justifier que j’y sois attaché depuis si longtemps.

Faut-il dire que je suis un enfant de la balle puisque mon arrière-grand-père déjà, rue de la Ferme, partageait la vie tennoodoise et celle de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.

Cela m’amène tout naturellement à vous confirmer que j’entamerai, si vous m’y aidez bien sûr, la dernière ligne droite du mandat communal dans le souci permanent de préserver l’harmonie entre les différentes cultures qui cohabitent à Saint-Josse et de rester le Bourgmestre de tous.

A bientôt,

23 octobre 2012

Lettre ouverte à Monsieur Jean Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse

Lettre ouverte à Monsieur Jean Demannez, Bourgmestre de Saint-Josse

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Patrick Sessler, le 22 octobre 2012

Pardonnez-nous de vous interpeller au moment où vous vivez sans doute les heures les plus difficiles de votre carrière politique.

Vous voilà écarté du mayorat à Saint-Josse. Votre colistier sur la liste socialiste, Emir Kir, a joué les Brutus et vous a tué politiquement. Depuis, vous ne décolérez pas et on vous comprend.

Que vous est-il donc arrivé ? Vous avez été victime du vote communautaire en l’occurrence du vote systématique des électeurs Turcs en faveur d’un candidat Turc.

Aujourd’hui, vous n’y allez pas de main morte avec votre ancien «camarade» Kir. nous vous citons volontiers: «Kir a importé les méthodes d’Emirdag», «Emir Kir a menacé les gens de la liste», «Emir Kir est un menteur»

Plus fort encore, vous soulignez un phénomène étonnant : «je pense qu’il a prémédité son coup. Tout a été méthodiquement organisé… pour lui, c’était mieux d’avoir une liste avec à sa tête un petit blanc, beaucoup plus rassurant pour ceux qui ne sont pas d’origine turque».

Mais vous n’êtes pas le seul à découvrir les effets secondaires de la «diversité» Monsieur Demannez. A Verviers notamment, votre camarade de parti Didier Nyssen est amer: «je suis le seul autochtone à ne pas perdre», «le vote communautaire a parlé», «le PS a été instrumentalisé», «Il va falloir rappeler les valeurs de la laïcité»,…

Nous comprenons votre colère Monsieur Demannez, et celle de Monsieur Nyssen à Verviers, mais nous n’éprouvons aucune compassion. Au contraire. Vous récoltez ce que vous et vos amis socialistes ont semés depuis des décennies.

Pendant toutes ces années, vous avez chanté les louanges de la société multiculturelle et de la diversité. Vous avez exigé et obtenu le droit de vote pour les étrangers, vous avez concouru à faire de l’allochtone une sorte de super citoyen par définition irréprochable et surtout intouchable.

Par calcul électoral vous avez placé depuis des années des petits Turcs, des petits Marocains et des petits Congolais sur vos listes, beaucoup plus rassurants pour ceux qui partagent leurs origines et ainsi récolter les voix nécessaires à votre réélection. Aujourd’hui, Monsieur Demannez, vous constatez que vous avez servi d’appât pour les voix «blanches» et qu’une fois ces voix engrangées pour le bénéfice de votre liste PS, vos amis allochtones vous jettent comme une vieille paire de pantoufles. Qui va vous plaindre ?

Monsieur Nyssen, à Verviers, se rend subitement compte que la laïcité est en danger. Au moment précis où ses voix fondent et qu’elles sont récupérées au profit de candidats allochtones sur sa propre liste.

Monsieur Demannez et Monsieur Nyssen jusque-là vous n’aviez donc rien vu, rien entendu, rien pressenti.

Taisez-vous Demannez et taisez-vous Nyssen, vous n’avez aucun droit de vous plaindre. Vous avez, non pas par naïveté mais par pur intérêt personnel, comme tous vos amis socialistes, créé une situation éminemment préjudiciable pour l’ensemble de nos compatriotes autochtones. Parce que nous avons compris et vous l’avez compris également depuis peu, que ces élus, ces échevins et ce bourgmestre issus de la «diversité» ne se soucient uniquement que de leur communauté. En effet, Monsieur Demannez, Monsieur Kir a appliqué dans votre commune «les méthodes d’Emirdag en Turquie» et une fois bourgmestre, élus par les voix de ses compatriotes Turcs, celui-ci devra entretenir et choyer cet électorat, forcément au détriment des autres communautés et particulièrement de la communauté autochtone minoritaire à Saint-Josse.

Monsieur Demannez, vous avez joué au docteur Frankenstein et vous avez perdu le contrôle de la créature que vous avez créé. Malheureusement, comme toujours avec les socialistes, tout le monde devra en payer les conséquences.

Le Vlaams Belang vous a mis en garde, il a prévu ce qui allait arrivé… ce qui vous est arrivé.

Si rien n’est fait à court terme pour enrayer cette tendance suicidaire, nous nous retrouverons encore plus confrontés à l’exode des Bruxellois autochtones contribuables hors de la ville, ceux-ci risquent d’être encore plus remplacés par des allochtones allocataires sociaux et donc à terme, des communes entières seront perdues pour l’Europe.

La question légitime que chaque Bruxellois doit se poser est de savoir si c’est cela qu’il veut pour sa ville et pour sa vie et celle de sa famille dans cette ville.

22 octobre 2012

Le PS et ses "Turcs"

Le PS et ses "Turcs"

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Khalil Zeguendi, le 22 octobre 2012

Yves Goldstein, président de la section PS de Schaerbeek, numéro 2 de la liste Onkelinx et candidat pressenti comme futur bourgmestre de la commune des ânes, a été très largement désavoué par les électeurs schaerbeekois.

Avec ses 700 voix et quelques poussières, il arrive très largement derrière la colonie des élus "Turcs" PS de la commune.

Onkelinx est suivie d'un groupe compact d'élus "Turcs" ayant cartonné: Özkara, Kökten, Koyuncu, Alic et quelques autres.

Elus, sans les voix desquels, le PS n'aurait pas atteint plus de 8 sièges.

A l'arrivée, aucun des élus "turcs" PS de Schaerbeek n'obtient quoi que ce soit comme mandat exécutif. Ils se sont démenés pour "rien".

Pour tourner le couteau dans la plaie d'Onkelinx et pincer la peau de la Lasnoise, en tournant le pouce et l'index, pour que cela fasse mal, Clerfayt accorde deux échevinats à des élus originaires de Turquie : un à Seddik Köksal et l'autre à Sait Köse.

Un pied de nez à Onkelinx et un signal intelligent à la communauté schaerbeekoise, originaire de Turquie.

Les élus "turcs" PS schaerbeekois n'ont pas compris comment le PS les a négligés lorsqu'il a octroyé le secrétariat d'état à la Propreté publique, jusque récemment occupé par Kir, à un élu "marocain".

Permettant à un autre "marocain", Mohammed Jabbour, de "monter" à la Chambre, en remplacement de Madrane.

A ce sujet, la question qui se pose avec sérieux est celle relative à l'obligation ressentie par les instances du PS bruxellois, de désigner un élu PS, issu de l'immigration au poste laissé vacant après le départ de Kir.

D'autres cadres du PS auraient pu utilement occuper cette fonction. Je pense notamment à Françoise Dupuis, à Marie Arena ou encore Karine Lalieux.

En définitive, hormis les deux échevinats "offerts" par Clerfayt à ses élus "turcs", et à la fonction de maïeur, arrachée difficilement par Kir, les mandataires communaux "turcs", sont sortis de ce scrutin, avec très peu de gratifications.

Probablement que Kir, dans sa grande mansuétude et pour renforcer sa popularité au sein de sa communauté d'origine, désignera un ou deux élus "turcs" pour siéger au sein du collège exécutif de la commune de Saint Josse.

Quand on sait, qu'en dehors des élus "turcs" des deux communes de Saint Josse et de Schaerbeek, et l'un ou l'autre élu "turc" perdu dans la masse des élus "marocains" (Temiz à Bruxelles et Kaya à Anderlecht), aucun autre mandataire "turc" d'une autre commune bruxelloise, n'a réussi à monter dans un exécutif communal, l'on peut dire que sur le plan géographique, ces élus issus essentiellement d'Izmir et d'Emirdag, restent très largement cantonnés dans les deux communes du nord bruxellois.