23 novembre 2012

Emir Kir, une succes story belge en politique

Emir Kir, une succes story belge en politique

Par Maud Druais, le 23 novembre 2012

Une première en Belgique. Elu bourgmestre dans la commune de Saint-Josse, Emir Kir devient ainsi le premier (faux!) (Rachid Z) maire d’origine turque à accéder à cette fonction après douze ans de carrière politique au cours de laquelle il fut notamment secrétaire d’état.

Emir Kir n’est pas du genre à se laisser impressionner. Issu d’une famille immigrée et ouvrière, il a su entrer dans la cour des grands, après un long combat politique déjà vieux de plus d’une décennie. Lorsqu’on lui demande ce qui lui a donné envie d’entrer en politique, les choses sont claires. Emir Kir a été marqué par quatre choses : son père ; le bourgmestre Guy Cudell, «précurseur de toute une série de politiques qui ont fait la promotion de l’égalité, (…) un homme qui était très tolérant» ; la condition ouvrière de son milieu familial ; enfin ses études à la faculté de sciences politiques qui lui ont permis, assure-t-il, de mieux comprendre les idéologies de droite et de gauche. Pour sa part, il choisira la gauche au sein du parti socialiste avec lequel il se sent en «parfaite adéquation», et pour lequel il a une reconnaissance et une allégeance inconditionnelles. Jamais, confie-t-il à Zaman, il ne s’est senti utilisé par le parti comme un attrape-voix : «on m’a fait confiance» assure-t-il. Et il a lui aussi fait confiance au PS ainsi qu’au système de parti sans lequel «la démocratie est quelque chose d’impraticable».

Fierté familiale

«Ma maman est décédée depuis maintenant plusieurs années, mon papa encore plus», raconte Emir Kir. Mais il est certain que ses parents, s’ils «étaient vivants seraient particulièrement, j’imagine, fiers de voir leur enfant être un des représentants en politique», «surtout, poursuit-il, s’agissant de parents qui ont fait l’immigration». Celui qu’il appelle affectueusement «mon papa» est en effet arrivé dans le milieu des années 60 de Turquie avec un rêve dans sa valise, celui de gagner un peu d’argent et retourner au pays. «Et voilà où on en est !» s’esclaffe Emir Kir, reconnaissant qu’il s’agit là d’une histoire extraordinaire, bien qu’encore vue comme «la pointe de l’iceberg». Emir Kir croit pourtant que, dans une société où l’on est parfois tenté dans l’opinion publique de ne parler que des choses qui ne vont pas, il faut aussi «parler de temps en temps des trains qui arrivent à l’heure…». A ce sujet, le bourgmestre de Saint-Josse salut le volontarisme de la Belgique vis-à-vis des immigrés, et pense que cela a beaucoup compté pour favoriser l’investissement politique de ces populations, qui «participent au développement du pays» et qui, «au même titre que les Belges, contribuent au développement économique, social, culturel, payent des impôts, vivent dans les mêmes quartiers».

Leçon tirée et leçon à donner

S’il a un message à faire passer par rapport aux jeunes qui souhaitent s’investir en politique, c’est le suivant : il faut «connaître l’idéologie, les valeurs, les principes défendus par le parti politique», mais «une candidature doit (aussi) être le fruit d’une préparation de longue haleine». Enfin, «il est utile d’avoir des compétences et une expérience professionnelle». Emir Kir, quant à lui, a reçu une leçon de vie fondamentale de son père, qui lui disait «que l’on ne peut pas être simplement le parent de sa famille (…), qu’au même moment on a une responsabilité vis-à-vis de la société». Le jeune bourgmestre a grandi avec cette devise, devenue «une petite marque de fabrique familiale». Et de conclure : «pouvoir être utile, c’est quelque chose de merveilleux».

Emir Kir Futur bourgmestre de Saint-Josse

Emir Kir Futur bourgmestre de Saint-Josse

Propos recueillis par Jean-Paul Duchâteau, le 22 novembre 2012

Récemment, vous avez déclaré que vous étiez favorable à la création d’une Villa Tinto à Bruxelles, et particulièrement dans votre commune, Saint-Josse. Pourquoi ?

Mes propos n’ont pas été rapportés comme je les avais présentés. Ce que j’ai dit, c’est que dans le quartier Nord, notamment sur Saint-Josse et Schaerbeek, la présence de la prostitution s’est détériorée au fil des dernières années et plus encore au cours de ces derniers mois. Ce qui est essentiel pour nous, c’est d’améliorer le cadre de vie pour tous, les habitants, les travailleurs mais aussi pour les femmes qui travaillent dans les carrés.

Que vous inspire l’expérience anversoise, avec la création d’un centre de la prostitution géré par les pouvoirs publics ?

J’avais organisé une visite à Anvers où on avait été accueilli par le bourgmestre et où on avait visité le quartier où est concentrée la prostitution. Ce qui nous avait particulièrement séduits, c’était qu’il y avait une approche globale et en réalité, ce qui a été fait à Anvers, ce n’est pas la construction uniquement de la Villa Tinto. Ils ont procédé à la rénovation urbaine de l’ensemble de cette zone, en rénovant les logements et les espaces publics, en créant des équipements et en assurant un accompagnement de la prostitution sur le plan social, sur le plan sanitaire et policier. Ils ont regroupé les 300 vitrines dans trois rues qu’ils ont rendues piétonnes et, en fait, la Villa Tinto ne représente qu’un sixième des carrés présents là-bas. Ce qu’on en dit donc en général ne correspond pas vraiment à la réalité.

Cela vous inspire-t-il pour votre commune ?

Nous sommes partis évidemment de la situation dans le quartier Nord, à cheval sur Saint-Josse et Schaerbeek, où il faut reconnaître qu’il y a un ras-le-bol aujourd’hui au niveau des habitants et des personnes qui passent par là. Ce que j’ai émis comme option, c’est qu’on doit absolument intervenir. Cela sera repris dans le futur projet communal, qu’il faudra lancer une étude par rapport à Saint-Josse dont l’objectif devra être la rénovation urbaine, à l’instar de ce qui se fait à Anvers, avec un objectif majeur, l’amélioration du cadre de vie pour tous.

Souhaitez-vous l’éradication de la prostitution à Saint-Josse ?

Je n’ai jamais dit que c’était cela l’objectif.

En quoi la situation s’est-elle détériorée, comme vous le dites ?

On a reçu de la part de travailleurs dans des associations et dans des bureaux des témoignages de gens qui ont des difficultés à entrer ou à sortir du quartier à certaines heures. On a eu une infirmière qui part très tôt le matin travailler et qui a été molestée par des gens qui la prenaient pour une prostituée. Il y a eu des problèmes d’attitude, des problèmes d’attentats à la pudeur. A un moment donné, il faut vraiment aller prendre le pouls de ce qui se passe là-bas. La situation est devenue vraiment difficile. Il faut envisager une approche globale avec la volonté de rénover le quartier dans l’intérêt de tous.

A qui faites-vous appel ?

On va lancer une étude au niveau local, qui devra nous conduire à avoir une analyse plus fine de la situation.

Pensez-vous que les prostituées elles-mêmes sont demandeuses d’un tel plan ?

Quand on avait organisé la visite à Anvers, il était apparu que les intéressées étaient preneuses de ce qui avait été fait, et que cela répondait aussi aux attentes plus globales de la population du quartier.

En tant que futur bourgmestre, seriez-vous favorable à une pénalisation des clients de la prostitution ?

Nous n’avons pas abordé cette question, ni à Anvers, ni ici. Ce n’est en tout cas pas une option qui a été prise. Je n’y suis pas favorable.

"Quand on avait organisé la visite à Anvers, il était apparu que les intéressées étaient preneuses de ce qui avait été fait, et que cela répondait aussi aux attentes plus globales de la population du quartier."

Saint-Josse : Un ludique vaudeville

Saint-Josse

Un ludique vaudeville

Guy  Bernard, le 22 novembre 2012

Il peut être drôle, Geoffroy Clerckx ! Hier, il a e-mailé sa surprise de n’avoir toujours pas reçu de “date exacte officielle” pour l’installation du conseil version Kir (PS). Se faisant l’écho d’une rumeur tablant qui sur le 1er décembre (la bonne, en théorie), qui sur le 3, le libéral réélu interroge le secrétaire communal : Je suppose que je peux prévoir des activités ludiques le dimanche 23 décembre ? Plus grinçant, l’opposant exige aussi de “mettre fin rapidement à ce vaudeville”, prolongé “parce que je ne sais pas qui n’arrive pas à se décider sur une simple date”.

La Prévention, à nouveau dans de bonnes mains

La Prévention, à nouveau dans de bonnes mains

Guy Bernard, le 23 novembre 2012

Jetée, dixit la justice, avec voie de fait par le team de Demannez, Christine Pauporté est en passe d’opérer come-back retentissant

Le 1er juillet 2011, Christine Pauporté obtint en référé la condamnation de Saint-Josse. Pour, fait rarissime,voie de fait de l’administration publique à son encontre, elle, l’ex-cheffe de la Prévention. Pas banal : ces galons, elle les récupéra sans doute, à la faveur du changement de bourgmestre.

Durant la campagne, Emir Kir m’a contactée pour voir si, au cas où, confirme la Saint-Joboise (Uccle) que la perspective agrée.

Pourtant, la psychopédagogue de 52 étés est encore et toujours en pétard avec ce probable ex et futur employeur.

En mai 2011, Christine Pauporté, 17 ans de services (dont 12 à la tête des 163 personnes de ladite Prévention), est écartée. “Pour une période indéterminée !, nous expliqua, à l’époque, Hava Ardiçlik (PS), l’échevine ad hoc. Qui avoua une évaluation positive mais basa la mesure, non-écrite, sans suspension de salaire et imprimée par le maïeur Jean Demannez (PS), à un “manque de vision à long terme”.

Secrétaire régional CGSP, Patrick Delmarquette racontera que la fonctionnaire a été traitée comme une criminelle. On l’aura compris : celle-ci gagna en justice. Mais pour la forme : Parce que c’est un employeur public…

Aussi a-t-elle cité celui-ci à comparaître sur le fond auprès du tribunal du travail : “Cette citation a été déposée en août 2012 et acceptée en octobre. Y a été déterminé un agenda selon lequel la commune doit remettre ses conclusions pour le 4 décembre au plus tard. Le premier passage au tribunal, lui, est prévu pour la fin septembre 2014.”

Nonobstant l’action en cours, la dame, écartée deux mois et demi puis licenciée, se jure prête à remettre le couvert, avenue de l’Astronomie. Je me mets dans cette perspective. Emir Kir connaît le litige. Jusqu’ici, nous n’en avons plus parlé : je le laisse gérer ses priorités à sa guise.

Comprenez qu’au besoin, elle lâcherait, avec la correction requise, son mi-temps à la maison de quartier du Dries (Boitsfort) pour reprendre du service. Et construire. Malgré les conflits, les ragots. Mais en les verbalisant…

À l’heure d’écrire ces lignes, le futur Premier Tennoodois s’est abstenu de tout commentaire.

A revoir : 

Action syndicale en soutien à une employée du service prévention à Saint-Josse, le 25 mai 2011

22 novembre 2012

Kir renforce l’éducation à la sexualité à l’école

Kir renforce l’éducation à la sexualité à l’école

La Libre Belgique, le 22 novembre 2012

Ces animations seront organisées par les centres de planning familial qui leur ont adjoint un court-métrage de fiction.

La Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (Cocof) va doubler le nombre d’heures d’éducation à la vie affective et sexuelle dans les écoles francophones de la Région, annonce le secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir (PS).

Ces animations seront organisées par les centres de planning familial qui leur ont adjoint un court-métrage de fiction - "Entre deux" - relatant le dilemme d’un couple d’adolescents confrontés à une grossesse indésirée et qui servira dorénavant à ouvrir le débat dans les classes.

Les gouvernements francophones s’étaient engagés à généraliser progressivement l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras), dans toutes les écoles de la Communauté française. Selon M. Kir, à partir de 2013, le budget consacré à ces animations passera à 300 000 euros, ce qui correspond à un potentiel de 6 165 heures d’animations par an. La priorité sera donnée aux écoles techniques et professionnelles, des "filières qui souffrent déjà de cours de sciences parfois trop pauvres, et dont les élèves ont moins souvent l’occasion de s’exprimer en toute confiance autour des questions de sexualité et de vie affective"

21 novembre 2012

Démission de la préfète de Guy Cudell

Saint-Josse

Démission de la préfète de Guy Cudell

TéléBruxelles, le 21 novembre 2012

La préfète faisant fonction du Lycée Guy Cudell, à Saint-Josse remet son tablier. Elle s'estime insuffisamment soutenue par la commune, le pouvoir organisateur, dans sa volonté d'améliorer la situation à l'intérieur de l'établissement. Au mois de mars, le directeur de cette école avait déjà démissionné suite à des problèmes de gestion interne. La rentrée de septembre avait été émaillée d'un préavis de grève et d'un arrêt de travail du personnel.

18:58 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bye Bye Jean Demannez

Bye Bye Jean Demannez

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Guy Bernard, le 21 novembre 2012

Le maïeur n’est plus du tout en odeur de sainteté. Pas sûr que sa soirée du 30, soit des plus joyeuses.

Seront-ils nombreux, le 30 novembre, sur le coup de 20h, à guindailler au Claridge, à l’invitation de Jean Demannez (PS), le maïeur en partance ? Suspense sur fond de sortie (dans les deux sens du terme) par la (toute) petite porte.

Initialement fixé fin octobre, l’événement "1976-2012 : trente-six ans de collège" aura été retardé. Pour, in fine, se prévoir la veille du 1er décembre, date de l’installation du nouveau conseil communal. Mais avant ce cap qu’Emir Kir, le successeur, prépare scrupuleusement, Jean Demannez aura déjà essuyé plus d’un camouflet.

Il y eut la chute (on a failli écrire déchéance) politique, cette razzia de son adversaire et colistier, puis cette guéguerre sur fond d’accord que nul n’envisagea sans doute jamais de respecter. S’y ajoutent, depuis quelques jours, de microévénements. "C’est d’une tristesse" , commente-t-on ça et là, avenue de l’Astronomie.

Histoire de s’en aller la tête haute vers sa résidence de Chaumont-Gistoux (comment interpréter autrement ce Bye ! Bye ! Saint-Josse sous-titré. Ce qui semble être la fin n’est qu’un nouveau commencement ?), Jean Demannez rêvait d’un journal communal, le Joske, entièrement dédié à sa vie, à son œuvre, à sa gloire que balisent presque quarante années de politique.

Râpé ! Le Collège au sein duquel le presque ex-Premier Tennoodois est totalement isolé, a remis le point à une date ultérieure. En clair : l’a jeté au bac, même si Emir Kir, prudent comme à l’accoutumée, préfère parler de report.

Enfin, le 8 novembre, l’ex-ambulancier se fit tirer le portrait. A la maison communale. D’évidence, "pour trôner à côté de Guy Cudell, dans la galerie des bourgmestres". Piquant, à l’analyse des divergences qui les opposèrent. Incongru aussi : procède-t-on à son propre hommage ? Et si Kir décrochait ce poster géant ?

Bye ! Bye ! Saint-Josse. Le 30 novembre, 20h,au Claridge, tél. : 02.220.28.39.Email : byebyesaintjosse@hotmail.fr

20 novembre 2012

Saint-Lazare ou la mue d’un boulevard

Saint-Lazare ou la mue d’un boulevard

Guy Bernard, le 20 novembre 2012

Une expo et des groupes de travail planchent sur l’arrière de la gare du Nord

La reconquête vigoureuse des délaissés de la jonction Nord-Midi serait-elle en marche ? Embryon de réponses avec un paysagiste belge, Bas Smets et un urbaniste d’Outre-Quiévrain, Jean-Pierre Charbonneau.

Hier, ces deux-là ont émergé d’un concours international au dessein diaphane : redessiner le mortifère axe rue Neuve-rue du Brabant, c’est-à-dire le boulevard Saint-Lazare, un potentiel jusqu’ici écrasé par des chancres, la prostitution ou du bitume et des bureaux à tout va. Bref, un arrière de gare du Nord “déshumanisé” et cisaillant le parc Botanique…

Un tournant dans le quartier !, s’est réjoui Emir Kir (PS), encore en charge de l’Urbanisme régional et bientôt Premier Tennoodois en présentant, en un square Régina déjà un rien corrigé, les grandes lignes, dixit Bas Smets, d’un “changement radical d’image” mais, chose nouvelle, pensé dans le respect absolu des fondations.

La cohérence guidera les acteurs des (!) places St-Lazare, à finaliser pour le premier semestre 2013. Comprenez que l’ouvrage que paieront Beliris, la Région et la commune se concevra tel un ensemble.

Au cœur de celui-ci, les futurs promeneurs aimeront des tunnels aux aspect et fonction revus; la création d’équipements collectifs; la rénovation de toits; la poursuite des réaménagements de Rogier et St-Lazare; ou, sur une Tower Silver remembrée.

Excellente chose !, analyse Frédéric Baert, Development Manager d’AG Real Estate, qui réaffectera ladite tour. “Mais St-Josse a-t-elle un plan de mobilité ?

Première ébauche de réponses lors de l’expo et de concertations programmées.

En savoir plus

Semaine à l’écoute du quartier Du 20 au 24 novembre

Tél. : 02/229.03.79

10:39 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16 novembre 2012

Prostitution à Bruxelles : l’enthousiasme de Kir pour la Villa Tinto n’est pas partagé

Prostitution à Bruxelles

L’enthousiasme de Kir pour la Villa Tinto n’est pas partagé

Belga, le 16 novembre 2012

Emir Kir s’est dit impressionné par le modèle anversois de gestion de la prostitution via la villa Tinto. Mais l’enthousiasme du secrétaire d’état bruxellois n’est pas partagé.

Le secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir, chargé de l’Action sociale, a redit vendredi tout le bien qu’il pensait de l’expérience anversoise de gestion de la prostitution via la Villa Tinto, un lieu réglementé regroupant une cinquantaine de carrés, aménagé dans un quartier, à proximité d’un centre de santé et d’un commissariat.

Son enthousiasme exprimé à la suite d’une visite sur place en septembre dernier, n’est pas partagé par tous dans la majorité bruxelloise, si l’on en croit les échanges parfois vifs qui ont eu lieu au parlement francophone bruxellois entre lui et Céline Fremault (CDH).

On estime que quelque 4.000 à 5.000 personnes, dont un tiers d’hommes se prostituent à Bruxelles et dont une majorité (3.000) le font dans contexte privé (escortes, salons de massage, et autres établissements spécialisés).

Pour le futur bourgmestre de Saint-Josse Ten Noode, commune qui subit les conséquences du phénomène, dans le quartier nord, la problématique doit être abordée de manière intégrée en visant à limiter les nuisances causées au voisinage, à lutter contre la criminalisation du secteur et à assurer la santé ainsi que les conditions de travail des prostituées.

Dans ce contexte, il s’est dit «impressionné» par le modèle anversois de la Villa Tinto aménagée au terme de très longues années de réflexion dans le contexte d’un projet de réaménagement de tout un quartier, porté par l’ensemble des acteurs de la ville. Les lieux ont été rénovés, en assurant accompagnement social, sanitaire et en renforçant la sécurité.

Pour Céline Fremault, il s’agit d’une approche trop cantonnée au volet urbanistique, dans une vision réglementariste d’une des «dernières formes de violence faite aux femmes» à laquelle elle est farouchement opposée, car propice à un appel d’air, et à la mise en place d’un «état-prostituteur».

Selon elle, le sujet mérite en tout cas un débat très large à tous les courants du monde associatif impliqués dans cette problématique. En termes moins tranchés qu’elle, Dominique Brasckman (Ecolo) a dit rejoindre Kir dans le souhait d’un large débat au niveau régional sur cette question.

Comme Céline Fremault, elle a regretté que seule une association adepte du réglementarisme de la prostitution ait été invitée à Anvers. Il faut aussi aborder les liens entre la prostitution et d’autres phénomènes sociaux comme celui des sans papiers ou encore sur ses origines comme la traite des êtres humains et en tout cas évaluer les règlements qui existent avant d’envisager autre chose, a-t-elle jugé.

13 novembre 2012

Saint-Josse : La Bérézina pour les candidats Congolais de Bruxelles

Saint-Josse

Boïketé et les candidats Congolais de Bruxelles

Echange entre Subsahariens bruxellois

Par Khalil Zeguendi, le 13 novembre 2012

... On y voit Philippe Boïkete, élu PS à Saint-Josse, le 14 octobre dernier, tenter d'expliquer et d'analyser l'échec électoral des candidats issus du Congo.

Pour ce qui concerne l'analyse de "Bruxellois, surement",  de ces résultats, plutôt défavorables aux candidats Subsahariens et aux Congolais en particulier, il faut retenir les éléments suivants:

Tout d'abord, signalons que l'élu PS tennoodois, le Belgo-Tchadien, Philippe Ahmed Boikete, doit son succès à sa présence sur la liste KIR à Saint Josse.

De fait, à Saint Josse, le PS a présenté trois listes aux électeurs tennoodois:

1- la liste officielle, comprenant les 29 candidats du parti; liste qui fut entérinée officiellement par le ministère de l'intérieur et le juge de Paix de Saint Josse

2- Une liste comprenant 8 noms de candidats PS à Saint Josse, tous partisans inconditionnels de Kir.

3- Une liste, comprenant dix noms de candidats; liste constituant un avenant (un élargissement de la liste des 8 candidats pro Kir), indiquée au point 2 ci-dessus. 

Les 2 listes reprises en points 2 et 3, n'ayant, de bien entendu, aucun caractère légal mais constituent un STEMBLOK Pro Kir, destiné à évincer Jean Demannez.

A l'arrivée, au soir du 14 octobre, les 10 candidats figurant sur la liste Kir, furent tous élus.

Le jeune Ahmed Boïkete, qui venait de se faire domicilier à Saint Josse et qui de ce fait, ne connaissait quasi personne de cette commune (certains parlent d'un logement fictif, va t en savoir), a bénéficié de sa présence sur le liste des 10 mercenaires Kiristes.

A Saint Josse, aucun autre subsaharien ne fut élu lors de ce scrutin.

Seul Ahmed Boikete, employé khoubziste au Centre d'études du PS Emile Vandervelde, a réussi à passer.

Certains en parlent comme futur échevin dans le "gouvernement" Kir.

La question qui se pose à ce sujet est la suivante : Comment un nouveau venu à Saint Josse, issu de la communauté Tchadienne, très minoritaire dans cette commune, a pu obtenir un mandat de conseiller communal, au moment où aucun candidat congolais, émargeant à une communauté très fortement présente à Saint Josse, n'a réussi son élection ?

(...) Dans la vidéo ci-dessus, Boïkete évoque un "boycott" des candidats Congolais.

Mais ce qu'il omet de dire c'est que lui-même a profité de ce boycott et de sa présence opportuniste sur une liste blokkiste, pour obtenir son élection.

Ceci alors qu'une candidate, tennoodoise pur jus, issue de la communauté, congolaise, madame Dorah Illunga, ex-échevine de l'Instruction publique de 2003 à 2006, n'a pas réussi à se faire ré-élire.

Note importante: Dora Illunga, Demannettiste a refusé de figurer sur la liste des dix mercenaires, concoctée par Kir. Ceci expliquant cela.

Emir Kir, futur bourgmestre de Saint-Josse

Emir Kir, futur bourgmestre de Saint-Josse

S’explique au micro du P. Bobo

12 novembre 2012

Saint-Josse : nouvelles agitations au lycée Guy Cudell

Saint-Josse

Nouvelles agitations au lycée Guy Cudell

Philippe Carlot, le 12 novembre 2012

Seul établissement d'enseignement secondaire de la commune, le Lycée Guy Cudell souffre de graves dysfonctionnements depuis deux ans au moins

Le lycée Cudell de Saint-Josse est toujours dans la tourmente. L'actuelle préfète faisant fonction a envoyé récemment une lettre salée au pouvoir organisateur. Elle demande à être déchargée de ses fonctions et accuse certains professeurs de graves manquements. L'an dernier, le lycée Guy Cudell avait déjà défrayé la chronique.

Seul établissement d'enseignement secondaire de la commune, le lycée Guy Cudell souffre de graves dysfonctionnements depuis deux ans au moins. L'inspection de l'enseignement de la fédération Wallonie-Bruxelles s'est penchée sur le sort de l'établissement. Elle a recommandé au pouvoir organisateur d'écarter la direction précédente et de corriger le tir dans de nombreux domaines. Et voilà que l'actuelle préfète intérimaire décide de jeter l'éponge, avant finalement de retirer sa démission après discussion avec l'échevin de l'Instruction publique.

La lettre envoyée au pouvoir organisateur n'en jette pas moins une lumière crue sur le climat régnant au lycée Guy Cudell. La préfète évoque "de sérieux problèmes liés au je m'en foutisme de certains membres du personnel". Elle énumère l'abandon des élèves dans les classes, l'absentéisme systématique, et même des insultes envers les élèves.

Mais ce qui a conduit la préfète à envisager de quitter le navire, c'est l'impunité dont bénéficient les enseignants fauteurs de troubles à ses yeux. Une impunité que conteste l'échevin de l'Instruction publique Ahmed Medhoune. Les enseignants concernés ont été rappelés à l'ordre. Si la situation ne s'améliore pas, le prochain collège issu des élections devra prendre ses responsabilités.

17:18 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09 novembre 2012

Le Walking Madou définitif : en marche ?

Le Walking Madou définitif : en marche ?

Guy Bernard, le 09 novembre 2012

La polémique du semi-piétonnier de la chaussée de Louvain n’en finit plus. Au parlement, l’on en disserta près de trois quarts d’heure

Quelles mesures a-t-on prises pour atténuer le report du trafic de transit côté Scailquin, Bériot et Union ? Comment se régulera la descente du bus vers la place St-Josse ? Etc. En commission Infrastructures, Walking Madou, le semi-piétonnier de la chaussée de Louvain, est revenu sur le devant de la scène, mercredi.

Tour à tour, les députés régionaux Mohamed Ouriaghli (PS, Bruxelles) et Ahmed Mouhssin (Écolo, Saint-Josse) se sont ainsi interrogés sur le devenir de ce tronçon jaunâtre étrenné le 14 avril qu’en théorie des travaux mueraient en piétonnier définitif à compter de la fin 2012, voire le début 2013.

En parallèle, le second intervenant mit sur la table des propos d’Emir Kir (PS, secrétaire d’État à l’Urbanisme), proférés lors de la campagne électorale. “Il a qualifié le projet de bourgeois, fait pour les gens sans voiture”, raconte l’élu écolo. “J’espère que le costume de bourgmestre fera l’homme; qu’il se muera en interlocuteur constructif…

Ce faisant le même ex-conseiller communal a réitéré un double vœu : celui d’un plan de mobilité centré sur la rue Scailquin et celui de solutions régionales du côté de la place Meiser. Sans doute faudrait-il retirer les panneaux invitant à rejoindre le centre par le biais de St-Josse.

Il semble aujourd’hui que le piétonnier soit chose acquise. Dans le chef de Brigitte Grouwels (CD&V), la ministre des Travaux publics, en tout cas. Le permis d’urbanisme passera par une enquête publique dont le timing n’est pas encore fixé. Le test bus, lui, s’étalera bien sur trois mois. Elle réfléchit à d’éventuels ralentisseurs pour modérer leur vitesse, indique derechef Ahmed Mouhssin en appelant à la responsabilité des acteurs.

Se jurant sans a priori bien que s’étant opposé au Walking Madou dès son entame, Emir Kir, le futur maïeur, enfonce un clou sur lequel il tapa déjà abondamment : “Je souhaite qu’il y ait, en amont, consultation de la population. Non au fait accompli ! Comme bourgmestre, je veux la fluidité pour tous, voitures et piétons. C’est un réel souci puisque pour l’heure, le transit se reporte dans les petites rues.

08:45 Écrit par Rachid Z dans Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bruxelles: que faire des échevins incompétents ou systématiquement absents?

Bruxelles

Que faire des échevins incompétents ou systématiquement absents ?

Philippe Carlot, le 09 novembre 2012

Que peut faire une commune ou la tutelle régionale face à un échevin incompétent ou pratiquant l'absentéisme avec assiduité ? Au stade actuel, rien. Au sein du gouvernement bruxellois, certains réfléchissent pourtant à un projet d'ordonnance permettant de démettre un échevin trop souvent absent. La matière est délicate et la réflexion pourrait fort bien ne pas aboutir.

Pour l'instant, la loi communale permet de sanctionner un bourgmestre ou un échevin en cas d'inconduite notoire et de négligence grave. Des notions juridiquement floues faute d'une jurisprudence en la matière. Mais que faire lorsqu'un échevin brosse systématiquement les réunions du collège et handicape ainsi la gestion communale ? La loi est muette sur ce point.

Dans l'un ou l'autre cabinet ministériel, l'idée de sanctionner l'absentéisme fait son chemin. Juridiquement comme politiquement, il s'agit d'un dossier sensible. La sanction risque d'apparaître comme un règlement de comptes entre adversaires politiques. Après combien de mois d'absence sanctionne-t-on un échevin? Ne pourra-t-on pas aisément contourner la loi en assistant au collège mais sans ouvrir la bouche? La réflexion suit son cours.

Quant au bourgmestre, il est indéboulonnable à Bruxelles. Ceux qui ont signé des accords prévoyant une transmission de témoin à mi-mandat pourraient s'en mordre les doigts. Rien, en effet, n'oblige un bourgmestre à démissionner, même privé de l'appui de sa majorité. Cet élément a sans doute poussé Emir Kir à prendre le pouvoir à Saint-Josse après les élections, sans attendre un hypothétique départ spontané de son concurrent Jean Demannez.

08 novembre 2012

Grouwels zet door met autovrije Leuvensesteenweg

Grouwels zet door met autovrije Leuvensesteenweg

Brusselnieuws.be, le 7 novembre 2012

Brussels minister van Openbare Werken Brigitte Grouwels (CD&V) zal eerstdaags een bouwvergunning aanvragen voor de heraanleg van een stuk Leuvensesteenweg. Die wordt definitief autovrij tussen Madou en het Sint-Joostplein. Toekomstig burgemeester Emir Kir (PS) uitte recent nog twijfels over het project.

Minister Grouwels bevestigde een en ander tijdens de zitting van de commissie Infrastructuur van het Brussels parlement woensdag. “Wij gaan een van de komende dagen onze aanvraag voor een stedenbouwkundige vergunning indienen”, zei ze. “Dan kan het openbaar onderzoek van start gaan.”

Momenteel loopt op en rond het Madouplein het proefproject ‘Walking Madou’, waarin het stuk van de Leuvensesteenweg tussen Madou en het Sint-Joostplein autovrij is en het verkeer in beide richtingen via de Scailquinstraat wordt gestuurd. Dit is een voorafspiegeling van de geplande heraanleg.

Grouwels wil dus doorzetten met het definitief autovrij maken van de zone. Atrium heeft de voorbije weken een stijging van het aantal voetgangers en klanten vastgesteld ten opzichte van de vorige jaren, zegt ze. Ondanks het slechte weer in het voorjaar en ondanks het feit dat de aanleg nog niet optimaal is. Een echte voetgangerszone zonder borduren zal dit ongetwijfeld nog versterken.

In januari gaat alvast een test van start met de bussen die door de voetgangerszone zullen rijden, zoals in het uiteindelijke plan voorzien is. De gemeente Sint-Joost voorziet nog extra mobiliteitsmaatregelen om de woonbuurten rond de Leuvensesteenweg te sparen van bijkomend autoverkeer.

Eerder sprak nieuwbakken burgemeester Emir Kir (PS) zich al uit tegen de geplande heraanleg. "Een semi-voetgangerszone met busbaan inrichten in een straat met een sterke helling is geen goed idee." Kir hekelde ook het gebrek aan overleg. "Het is onaanvaardbaar dat een project van een paar mensen wordt opgelegd aan de meerderheid", zei hij.

Grouwels zei nog dat de buurtbewoners nog gehoord zullen worden en kondigde ook aan met Kir te zullen praten.