03 septembre 2008

Fadlallah : La France est probablement plus fidèle à Israël qu’à ses propres intérêts

  

 

 

 

Fadlallah

La France est probablement plus fidèle à Israël qu’à ses propres intérêts

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Mir  , le 2 septembre 2008

Pour l’Uléma Sayyed Mohammed Hussein Fadlallah, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Nicolas Sarkozy, le gouvernement français semble probablement

«plus fidèle à Israël qu’à ses propres causes et intérêts»Fadlallah a également critiqué «le fait de poursuivre et de traquer les journalistes français qui critiquent Israël d’une façon ou d’une autre». 

«

Il est remarquable que la France sarkozyste invente de nouveaux procédés dans sa répression de la presse, en punissant ces plumes libres pour des raisons disciplinaires ou administratives qui ne sont en fait que des prétextes. Ce fut le cas dernièrement avec le rédacteur en chef de RFI, Richard Labeviere. Elle veut ainsi prouver à Israël qu’elle a surpassé ses prédécesseurs lorsqu’il s’agit de mettre à pied les symboles de la presse libre dans le pays, d’une façon qui n’a sa pareille que dans les régimes dictatoriaux et répressifs

», a-t-il ajouté.

«

Dès le début, nous avions le pressentiment qu’un Chef d’Etat qui se dit fier d’être l’ami fidèle d’Israël, et qui y voit même le miracle du XXème siècle, aura inévitablement une conduite s’inscrivant dans le cadre de l’appui politique à cette entité, qui représente véritablement un miracle démoniaque, criminel et terroriste, à en juger par ses crimes et exactions à l’encontre des Palestiniens, des Libanais, des Egyptiens et d’autres encore. Mais nous pensions que la France saura sauvegarder un minimum de décence et de tact dans son approche des questions liées, avant toute chose, aux principes de sa révolution, en tête desquels la liberté d’expression. [Nous pensions que] la France ne prendra pas de risques à ce point-là en oeuvrant à réprimer sa propre personnalité nationale au profit d’une entité qui incarne l’apogée de l’injustice car elle viole les droits de l’Homme, pousse tout un peuple à l’exode, et tue, de sang froid, des milliers et des milliers de ses femmes, enfants et personnes âgées»

, a-t-il lancé par la suite.

Et d’ajouter :

«Nous remarquons que la France, à travers son gouvernement actuel, commence à mettre en péril sa réputation médiatique et politique, ainsi que l’histoire de plusieurs de ses symboles en matière de respect des droits de l’Homme et (de défense) de la liberté, de l’égalité et de la justice, au profit de la réputation d’Israël. Elle ne poursuit plus uniquement les gens accusés d’antisémitisme : elle est passée aux premières loges en faisant appel à des procédés politiques qui assiègent directement la liberté d’expression, pour confirmer sa loyauté aveugle envers Israël. Et elle fait fi de tout mouvement arabe ou islamique qui s’y oppose, probablement parce qu’elle voit le monde arabo-musulman sous un angle très restreint, ou parce qu’elle considère qu’il est en proie au déséquilibre et à l’asthénie. Les causes qu’il défend n’ont donc pas leur place dans la mémoire politique française, et aucun respect n’est dû aux quelque 7 millions d’Arabes et de Musulmans qui portent la nationalité française»…

 

23 juillet 2008

Kadhafi appelle à défendre l'Islam sans concessions

Kadhafi appelle à défendre l'Islam sans concessions

 

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African Manager , le 22 juillet 2008

Le colonel Mouammar Kadhafi a déploré le désaveu de la religion islamique par tous ceux qui ambitionnent d'accéder au pouvoir politique, et fait part de ses craintes que le candidat d'origine kenyane du Parti démocrate américain à l'élection présidentielle de novembre prochain, Barack Obama, ne soit comme ces autres politiciens qui sacrifient l'Islam pour un poste politique.

Au cours d'une rencontre lundi soir à Tripoli avec des membres du secrétariat général du Commandement islamique populaire et mondial (CIPM) et du bureau international du soufisme, le leader libyen a cité l'exemple de Najemeddine Arbakan, ancien Premier ministre turc, qui a sacrifié sa présence au sein du CIPM et l'Islam lorsque son parti devait rendre des comptes sur la laïcité et l'Islam, se rangeant du côté politique au détriment de l'Islam.

Il a également mentionné le cas du Syrien Charlos Mounaem, en Argentine,

qui a changé de religion lorsqu'il a eu l'ambition de briguer la présidence et affirmé "je ne suis pas musulman, je suis chrétien ou tout autre chose".

Le colonel Kadhafi, qui a fait remarquer que l'idée de la création du CIPM qu'il préside est intervenue dans la période de la décadence de la nation islamique et de son éparpillement , a ajouté que la vision du monde sur l'islam a changé notamment depuis les événements du 11 septembre qui ont secoué les Etats-Unis, étant donné que le terrorisme est devenu un trait distinctif accompagnant l'Islam.

pour la sauver et l'unir

Se demandant si l'Islam est

une tare, un affront ou un avilissement

, il a affirmé que la haine que voue l'Occident aux musulmans et à L'Islam prouve une certaine culture de la haine et le sectarisme qu'ils nourrissent à l'égard de cette religion, ce qui dément leur prétention indiquant qu'ils ne différencient pas les religions et que ce sont les musulmans qui sont affectés par le syndrome de la haine envers les autres religions.

Le leader libyen a précisé que si cette situation est laissée en l'état pour les régimes officiels ou pour les dirigeants musulmans ou pour

ce qu'on appelle l'Organisation de la conférence islamique (OCI), elle ne sera pas traitée comme il le faut et c'est une réalité qu'il convient de reconnaître, étant donné que les intérêts des politiciens ou leurs politiques ne servent ni ne coïncident avec les orientations de la Umma islamique.

Le leader libyen a souligné que

la vision haineuse à l'égard de l'Islam a conduit les dirigeants et gouvernements islamiques à un état de servilité et de soumission au terrorisme international et de ce fait, n'ont aucun moyen de traiter ce problème, à part faire des concessions et d'abdiquer, "ce qui nous a mis dans une très mauvaise posture et nous fait payer cher chaque jour le prix au détriment de notre religion, de notre existence et de notre dignité".

Il a appelé le CIPM et son secrétariat à

défendre la Umma islamique sans concessions et à oeuvrer sérieusement à mobiliser les forces populaires islamiques dans le monde, les partis politiques, institutions, organisations, personnalités, la presse, les étudiants, instituteurs, professeurs, intellectuels et les citoyens à s'acquitter de cette mission sans compter sur les gouvernements ou les dirigeants ni sur l'OCI.

03:45 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb, Reste du monde | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |