10 décembre 2012

La situation «pénible» des musulmans en France perdurera en 2013

La situation «pénible» des musulmans en France perdurera en 2013

 Propos recueillis par DK News, le 09 décembre 2012    

La situation des musulmans en France, "de plus en plus  pénible", est "très inquiétante" et cela va perdurer même en 2013, a affirmé le président de l'Observatoire français contre l'islamophobie, M. Abdellah Zekri.

"La situation des musulmans en France devient de plus en plus pénible et elle très inquiétante. Avant, c'était l'extrême droite, notamment le Front  national (FN) qui exploitait naturellement cette peur du musulman. Cependant, maintenant, c'est même des partis qui se disent normaux comme l'Union pour un  mouvement populaire (UMP), qui le font", a déclaré dans un entretien à l'APS  M. Zekri qui effectue une visite privée en Algérie.

Il a ajouté que cette situation allait perdurer, parce que il y a "une crise identitaire, économique et moral dans la société française. Durant ces  crises, on a toujours cherché des boucs émissaires, et maintenant c'est le musulman",  a-t-il souligné.  Interrogé sur les raisons de l'utilisation du culte musulman comme enjeu à chaque joute électorale, M. Zekri a indiqué que tout avait été fait pour que "l'islam fasse peur, en extrapolant des événements qui se passent au Moyen et Proche-Orient et ce qui se passe dans les pays arabes ainsi qu'en France. Ensuite on dit, regardez c'est ça l'islam", a déploré le président de l'Observatoire. 

Les actes antimusulmans ont progressé de 42,2 % du 1er janvier au 30  octobre derniers, et cette statistique concerne seulement les atteintes pour  lesquelles il y a eu dépôt de plainte et main courante dans les commissariats et gendarmeries. Déjà en 2011, les actes islamophobes et anti musulmans étaient en forte progression et ont connu une augmentation de 34 %.

"On utilise l'islam parce que c'est un épouvantail qui fait peur",  a-t-il estimé. "Tant qu'on tape sur les musulmans, on peut gagner les élections", a-t-il  dit, déplorant le manque d'unité des musulmans en France face à cette situation.  M. Zekri récuse le concept d'islam de France, "cher à l'ancien président Sarkozy", affirmant qu'il ne reconnaîtrait jamais cette idée. Il s'est interrogé, à ce sujet, sur les raisons qui font qu'on évoque "l'islam de France", alors qu'on ne parle pas de "christianisme de France" ou de "judaïsme de France".

"Ce sont des religions universelles, elles doivent être traitées de la même manière", a-t-il encore estimé. Pour lui, ce qui se passe actuellement dans le parti de droite l'UMP, qui connaît une phase de turbulence, est "révélateur" de l'enjeu que constitue la communauté musulmane en France. "Nous voyons d'ailleurs ce qui se passe à l'UMP, il y a ceux qui souhaitent l'apaisement, comme l'ancien Premier ministre, M. François Fillon, qui dit d'arrêter de taper sur les musulmans, car ça n'apporte rien du tout et d'autres qui mélangent tout", a soutenu M. Zekri.

Selon M. Zekri, l'actuel secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, "a tout mélangé", alors qu’il ne "connaît rien à l'islam""M. Copé voulait toujours faire plaisir à la droite de son parti, avec  une 'droitisation' du parti synonyme de haine du musulman. Il a commencé à taper sur les musulmans pour des besoins purement électoralistes, mais malheureusement les gens sont influencés", a-t-il encore affirmé, rappelant, à ce propos, qu'à l'époque où Jacques Chirac était le patron de la droite française, ce courant politique français "avait une politique arabe cohérente par rapport au Maghreb, à la Palestine et à l'Irak". Le racisme anti musulmans en France, selon M. Zekri, a pris une "certaine tournure dans la mesure où on a tout mélangé". A un certain moment, a-t-il poursuivi, c'était "l'émigré" et par la suite, "on a sauté de l'émigration à la religion". 

"Or la religion, c'est de "la sphère privée", a-t-il estimé. "Comment voulez-vous que les choses s'arrêtent quand des hommes politiques en haut lieu disent que le problème de la France c'est l'islam et les musulmans",  s'est-il interrogé. Abordant l'affaire Merah, M. Zerkri a indiqué que l'Algérie avait raison de refuser son enterrement sur son sol, parce qu'il n'est pas immatriculé au consulat et n'a pas de documents algériens.

"C'est un terroriste français, le leur, c'est eux qui l'ont fabriqué. Il a tué des enfants juifs, des enfants innocents, mais il a tué également des  musulmans, ça on a voulu le mettre de côté, on parlait uniquement de Toulouse", a-t-il souligné sur cette affaire.  S'agissant de l'émigration, M. Zekri a fait remarquer que quand on parle de l'émigration clandestine, "les français vous disent c'est les Arabes, surtout les Algériens, parce que l'Algérie leur est restée au travers de gorge".

Pourtant, pour lui, l'émigration qui pose problème actuellement est  l'oeuvre des personnes qui viennent "des pays émergents et des pays de l'Est".  M. Zekri a reconnu, par ailleurs, qu'avec l'arrivée de François Hollande il y avait une évolution de la situation des musulmans, même si "nous n'avons pas encore ressenti le changement espéré. Nous savons qu'il est à l'écoute de  ces problèmes", a-t-il dit. 

"Moi je sais qu'il y a actuellement des personnes à l'Elysée qui sont  en train de travailler sur ce dossier puisque qu'elles m'avaient contacté à ce sujet", a-t-il indiqué, estimant qu’"'il y a indéniablement une évolution".  L'Observatoire français contre l'islamophobie, mis sur pied le 10 juin  2010, est un organisme rattaché au Conseil français du culte musulman (CFCM). Il a pour mission principale de recenser tous les actes islamophobes commis sur le sol français, d'en réduire le nombre et de présenter ces auteurs devant la justice.

28 novembre 2012

Les Mardis du Musée "Sémitisme-Antisémitisme"

"Sémitisme-Antisémitisme"

 "Sémitisme-Antisémitisme:  la dérive d’un concept linguistique par le Baron Julien Klener, Président du Consistoire.

Sémitisme, antisémitisme, dérive d’un concept linguistique, bien sûr, car le mot "sémitique" caractérisant à la fin du XVIIIe siècle un groupe de langues parlées par les soi-disant descendants de Sem, fils de Noé, est devenu au XIXe siècle, un concept biologique et raciste utilisé exclusivement pour stigmatiser les juifs.

C’est l’évolution pernicieuse de cette terminologie qui fera l’objet de cette conférence.

Le 4 décembre 2012 de 12h30 à 13h30

Adresse et réservations : Musée Juif de Belgique

Rue des Minimes 21 à 1000 Bruxelles

02 512 19 63

edu@mjb-jmb.org  

www.mjb-jmb.org

Tony Morrison: "Le racisme est dans l'ADN de l'Amérique"

Tony Morrison

"Le racisme est dans l'ADN de l'Amérique"

Dans un entretien accordé à François Busnel (La Grande Librairie) l'écrivaine Tony Morrison décrypte le racisme omniprésent dans les écrits de Hemingway. "Le racisme est dans l'ADN de 'Amérique, c'est dans son sang", a-t-elle confessé. Tony Morrison a également donné son appréciation de l'arrivée au pouvoir de Barack Obama et de l'état des relations raciales en Amérique...

27 novembre 2012

Lyon. La justice refuse de récuser un juge au nom juif

Lyon

La justice refuse de récuser un juge au nom juif

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Reuters, le 27 novembre 2012

La démarche avait suscité la réprobation de nombreux magistrats. Un avocat qui réclamait la récusation du juge Albert Lévy du fait de son patronyme à consonance juive a vu sa demande rejetée, mardi 27 novembre, par le premier président de la cour d'appel de Lyon. L'avocat Alexis Dubruel avait saisi la justice car il soupçonnait le juge Lévy de partialité.

Alexis Dubruel avait déposé sa requête le 31 octobre sur la base de l'article 668 du Code de procédure pénal, qui permet de récuser un juge s'il est suspecté de partialité. Il avait fait valoir, dans une affaire familiale tout à fait banale, que le père de la prévenue était également juif, et se prénommait Moïse, rapporte Libération.

Le parquet ouvre une procédure contre l'avocat

Alain Jakubowicz, avocat d'Albert Lévy, mais également président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, s'est félicité de la décision du tribunal. "Cette affaire dépasse le cas d'Albert Lévy et atteint les fondements même de l'institution, a-t-il dit. Ces attaques ignobles contre Albert Lévy sont la pire chose qu'on puisse dire à l'encontre d'un magistrat." Albert Lévy, 61 ans, a déjà fait l'objet dans le passé d'attaques antisémites, venant en particulier de l'extrême droite.

Alain Jakubowicz a estimé que la démarche de son confrère était une dérive dangereuse. "Demain, on pourrait ainsi récuser un juge pour ses orientations sexuelles, pour ses appartenances politiques, parce qu'il est noir, banc, chrétien, ou franc-maçon...  C'est absolument effroyable", a-t-il dit. Le parquet général va ouvrir une procédure disciplinaire contre Alexis Dubruel, tandis que l'ordre des avocats de Lyon a annoncé la saisine du conseil de discipline.

Le Syndicat de la magistrature a estimé dans un communiqué que la démarche était "juridiquement délirante", "humainement inacceptable" et qu'elle tendait à promouvoir une "conception fondamentalement viciée et dangereuse du devoir d'impartialité qui s'impose à tout magistrat"

Anti-sionisme, le peu que je sais me vient des juifs athées pro-palestiniens

Anti-sionisme, le peu que je sais me vient des juifs athées pro-palestiniens

Par Christian Delarue, le 27 novembre 2012

A la fin des années 70, je me suis engagé dans l'antiracisme sur des bases assez floues, mais contre plusieurs formes de racisme : celui qui frappe les juifs, mais aussi les arabes ou les noirs. Celui qui stigmatise les musulmans n'était pas encore évoqué. En tout cas pas massivement. Pas comme aujourd'hui.

A cette époque, j'étais ignorant de ce qu'était le sionisme. Cela correspondait à ce qu'en disait un certain Théodore Herlz et concernait à mes yeux les seuls Israéliens. Tous les autres juifs, de part le monde, étaient des juifs de religion. Ils ne devaient pas être victime d'antisémitisme. Ils avaient déjà tant souffert. Simple, n'est-ce pas. Aujourd'hui, 35 ans après, nombreux sont ceux et celles qui, bien qu'ayant mon âge, ont cette vision naive du réel. Ils ignorent ce que sont les juifs et le sionisme.

Par chance, j'ai rencontré des juifs athées pro-palestinien qui m'ont ouvert l'esprit à ce qu'est le sionisme et l'anti-sionisme. Sans eux je n'aurais fait aucun progrès sur cette question. J'ai certes encore beaucoup à apprendre, car le phènomène est complexe, surtout lorsqu'on l'envisage dans le temps. Mais je sais que je vais m'y employer. Pas un jour ne passe sans que j'engrange des éléments nouveaux, nécessaires à la lutte pour plus d'égalité des droits pour tous et toutes.

Une critique des juifs sionistes est nécessaire. Et l'ignorance n'est pas une excuse. Dire, ainsi que je l'ai lu, que "chaque juif doit décider de lui même s'il est sioniste" est à mon sens typiquement sioniste car la plupart des juifs dans le monde sont effectivement les simples citoyens du pays de résidence. Ce qui n'empêche nullement à un certain "souci du monde", au-delà des frontières nationales. Là le préjugé ordinaire semble correspondre au réel. Mais peu de données tangibles le vérifient.

Les juifs perçus comme simples croyants peuvent être agnostiques ou athés. Tous les catholiques baptisés ne sont pas croyants en Dieu. Nombreux sont devenus athés. Il en est de même des juifs, comme d'ailleurs des musulmans. S'agissant de la langue, ils peuvent ou non parler hébreu. Au plan culturel, ils sont askhénases ou séfarades, selon l'histoire de leur famille. Chez les musulmans, les chiites diffèrent des sunnites.

Enfin, il existe des juifs anti-sionistes.Ce sont eux qui m'ont appris l'anti-sionisme. Sans eux, je crois que je n'aurais pas pris la mesure de la dureté du conflit qui dure maintenant depuis 60 ans.

L'idéologie sioniste soutient que les juifs ne sont pas que les membres d'une religion. C'est, à mon sens le point essentiel du sionisme, dès lors que l'on ne l'envisage pas du point de vue de ses tâches historiques à mener (ou déjà accomplies pour certains). De fait il y a bien des fondamentalistes religieux dans le sionisme mais aussi des athées. Mais, cela est secondaire. Les sionistes partagent une idéologie qui dépasse le fait religieux.

Soutenant que les juifs ne sont pas que des croyants, comme les chrétiens ou les musulmans, les sionistes voient surtout qu'ils sont un peuple ethnique mondial (donc avec une religion, une langue, une culture commune maintenue par delà les langues et cultures des différents pays de résidence). Ils sont même plus encore, selon le sionisme le plus courant, un peuple-nation mais avec une nation qui va au-delà d'Israel. C'est ce sionisme-là qui est dangereux et même potentiellement raciste.

On peut certes dire que "le peuple juif est bien un peuple comme les autres puisqu'il vit comme tel dans un pays : Israël". N'oublions pas le lieu du "vivre ensemble". En ce cas, les autres juifs du monde ne forment pas un "peuple juif". Ils ne forment pas une communauté mondiale juive. Mais l'idéologie sioniste pousse à cette assimilation dangereuse, source de confusion, de crainte et de rejet nommé anti-sionisme mais aussi antisémitisme.

Il importe de mettre en perspective une évolution du sionisme et signaler qu'une version ancienne a pu militer pour un "foyer national juif" sans que cela implique un Etat et des frontières. Cette version nationale "sans Etat" du sionisme n'existe quasiment plus. Du moins on ne l'entend pas. De même, un certain sionisme en faveur d'un "foyer national juif" a pu être défendu sans faire la promotion du colonialisme et de l'expansionnisme autre nom de l'impérialisme. Mais là aussi, cette version "sobre" du sionisme ou dite parfois du "sionisme accompli" a céder sa place à une version particulièrement offensive et militariste.

Cette mise en perspective montre que le sionisme est passé d'un nationalisme de libération à un nationalisme d'expansion (colonialiste et même impérialiste : perspective du "grand israel"), et même à un nationalisme génocidaire dans la mesure ou la survie même des Palestiniens est désormais incertaine. Ce nationalisme repose sur une communauté d'intérêts imaginaire entre des individus appartenant à des classes sociales différentes (sionisme israélien) mais aussi des pays d'implantation différents (sionisme mondialisé).

Le sionisme est un mouvement politique doublement organisé, au plan mondial avec des organes sionistes et au plan national avec un Etat israélien soutien du sionisme.

Le sionisme organisé tente de mobiliser un peuple juif (à l'échelle internationale) autour des citoyens juifs d'Israël derrière le gouvernement de l'Etat qui s'est édifié au Moyen-Orient depuis 1948. Le problème, pour eux, est que les juifs d'Israel sont hétérogènes et que le peuple juif mondial se réduit à l'existence des seuls juifs sionistes.

25 novembre 2012

Manifestation sionisto-raciste

Manifestation sionisto-laïcisto-raciste

Le Parti Populaire organise une manifestation le 2 décembre à Bruxelles pour défendre valeurs et traditions

Le Parti Populaire organise une manifestation ce dimanche 2 décembre à Bruxelles de défense de nos Valeurs et Traditions. Elle partira à 11 heures de la Place Royale pour se terminer Place Sainte-Gudule vers 12h30.

Les provocations de sharia4belgium ou des élus de la liste islam, qui prêteront serment le 3 décembre à Molenbeek et Anderlecht, sont inacceptables.

Ces élus prétendent vouloir instaurer à terme la sharia dans notre pays. Ce système juridique rétrograde a été déclaré contraire à la Convention européenne des droits de l'homme.

Le PP entend défendre nos Valeurs et ainsi préserver la paix civile : égalité Homme/femme, laïcité de l'état, respect de toutes les croyances, etc..

Le PP entend également s'insurger contre toutes les tentatives visant effacer ou atténuer notre héritage judéo-chrétien et des Lumières. Les citoyens de ce pays sont attachés à nos symboles, tels l'arbre de Noël de la Grand-Place de Bruxelles, capitale de l'Europe.

Le Parti Populaire invite les citoyens à se munir d'une branche de sapin, arbre qui illustre aussi la victoire de la lumière sur les ténèbres, que nous déposerons symboliquement au pied de la statue du Roi Baudouin.

Les migrants que nous accueillons s'adaptent à nos valeurs et s'ils ne les partagent pas, ils doivent quitter notre pays !

24 novembre 2012

Débat sur l'islamophobie en/de France

Débat sur l'islamophobie en/de France

Véronique Genest alias Julie Lescaut Une dégoutante islamophobe

Véronique Genest alias Julie Lescaut

Une immonde islamophobe

20 novembre 2012

Appel à la poursuite des crimes sionistes en Palestine occupée par des associations sionistes françaises

Appel à la poursuite des crimes sionistes en Palestine occupée par des associations sionistes françaises

Manifestation sioniste haineuse Tel Aviv, le 15 novembre 2012

Manifestation sioniste haineuse

Tel Aviv, le 15 novembre 2012

Le citoyen français de confession musulmane doit-il disparaître ?

Le citoyen français de confession musulmane doit-il disparaître ?

Par Philippe Robin (Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie - Section Isère), le 29 novembre 2012

Voilà plus de 20 ans que plusieurs millions de français de confession musulmane sont soumis à une sorte de buzz perpétuel.

Entre culture commune et citoyenneté d’exception ?

«Bon client», il n’est pas une semaine où l’Islam de France ne suscite un débat ou - pour être plus précis - une polémique plus ou moins politicienne. Au final, de ce brouhaha médiatique permanent, c’est sans doute Philippe Vardon, le Président du Mouvement d’extrême droite Nissa Rebela et membre de la direction du Bloc Identitaire, qui en donne la meilleure explication : «L’Islam a vocation à rester le plus invisible possible en France».

Et il faut bien reconnaître que cette sentence, si intolérante soit-elle, renvoie le français de confession musulmane à des questionnements de fond :

Son acception par la communauté nationale passe-t-elle nécessairement par son effacement ?

Pour la plupart issue d’une immigration et d’une histoire coloniale douloureuse, les français de confession musulmane doivent-ils s’engager résolument sur la voie d’une «acculturation» ?

En d’autres termes, le français de confession musulmane peut-il être un français comme les autres ?

Et de fait, face au climat pesant d’une islamophobie toujours plus décomplexée, il peut être tentant d’adopter une stratégie d’acculturation voire d’effacement. Nous répondrons qu’on voit mal pourquoi, les seuls français de confession musulmane devraient se soumettre à cette injonction à peine voilée d’acculturation à marche forcée ?

Comme tous leurs concitoyens, les français de confession musulmane ont des goûts culinaires, vestimentaires, artistiques…bref, une culture, qui leur a été transmise par l’éducation et leur environnement. Pourquoi, ces français là et eux seuls, devraient répondre à cette injonction culpabilisante qui les somme d’abandonner ce qui leur a été transmis par l’éducation ?

L’adhésion à une culture ne devrait-elle pas être le fruit d’échanges confiants d’égal à égal, d’une ouverture d’esprit et en définitive d’un processus lent, naturel et librement consenti ? Et quid des français convertis ? Pourquoi seraient-ils renvoyés à une «culture islamique exotique», qui est non seulement fantasmée (Quel rapport entre les cultures respectives des musulmans du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou d’Asie ?) mais à laquelle ils sont, de par leur origine… étrangers ?

Leur adhésion à la foi musulmane fait-elle d’eux des français moins français que les Identitaires ? Ces français «du terroir», parce qu’ils sont convertis à l’Islam, serait donc eux aussi dans l’obligation de s’engager résolument dans un processus d’"acculturation" ?

Mais au fait ! S’acculturer pour adopter quelle culture et quelle identité nationale ?

Les français de confession musulmane doivent-ils se fondre dans une identité nationale fantasmée (et blanche) ou une culture, une histoire commune et elles, bien réelles, où les antillais étaient français bien avant les savoyards ou les niçois ? Parlons-nous d’une culture monolithique imaginaire ou d’une culture vivante, multiple, diverse et constituée, entre autres, de 13 langues régionales rien qu’en métropole ?

Parlons-nous d’une culture immuable et figée dans le marbre ou d’une culture en constante évolution ? Un exemple parmi beaucoup d’autres, nos enfants (et sans doute aussi ceux des Identitaires…) n’ont eut aucun scrupule à adopter la très anglo-saxonne fête d’Halloween…

Les français de confession musulmane, pour la plupart issue de l’immigration, elle-même issue de l’Empire colonial, ne font-ils pas déjà partis de l’identité française et de son histoire… réelle ?

Comment ne pas voir qu’en définitive, l’islamophobie et ses pseudo-débats sur la visibilité des français de confession musulmane, ne relèvent en aucun cas de la « culture » et de l’ « identité nationale », mais qu’en réalité elle manifeste un rejet, par les islamophobes, de l’Islam en tant que corpus de croyances, de convictions et d’opinions partagées pas des millions de français ?

Et c’est bien là que se situe la plus grande menace pour la cohésion et l’identité nationale authentique ! Les français de confession juive avaient eux aussi, à une autre époque, répondu aux persécutions antisémites par une logique d’effacement…On connait la suite.

Et toutes les contorsions théologiques du monde n’y pourront rien :

Si, comme les deux autres monothéismes, l’Islam est porteur d’un message universel qui ne privilégie aucune culture spécifique, qu’il est avant tout un vécu intérieur, il n’en demeure pas moins qu’il a nécessairement des manifestations visibles, dans l’agir et, dans une bien moindre mesure, le paraître.

En définitive, la tentation islamophobe ne sera dépassée que lorsque l’Islam cessera d’être perçu pour ce qu’il n’est pas, une menace identitaire, et lorsque les français de confession musulmane pourront apporter leur pierre à la Maison France, dans le respect de leurs opinions ou, plus simplement, dans le respect de la Constitution et de l’article X de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

«Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.»

19 novembre 2012

SIONISME Manifestation de soutien à l’opération «PILIER DE DEFENSE» devant l’Ambassade d’Israël à Paris mardi 20 novembre à 18h30

SIONISME

Manifestation de soutien à l’opération «PILIER DE DEFENSE» devant l’Ambassade d’Israël à Paris mardi 20 novembre à 18h30

Le CRIF, le Consistoire, le B’nai B’rith France, l’UPJF, l’UMDPJF et les principales organisations communautaires appellent à participer nombreux à la manifestation unitaire de soutien à l’état d’Israël, le mardi 20 novembre à 18h30 devant l’Ambassade d’Israël à Paris rue Rabelais 75008 Paris métro : Franklin-Roosevelt

Cette manifestion doit être un message fort de solidarité de la communauté juive de France adressé au peuple Israélien qui est soumis quotidiennement a des tirs aveugles de roquette lancées par l’organisation terroriste le Hamas

Ce sera aussi un moment essentiel pour rappeler à tous que l’opération militaire «PILIER DE DEFENSE» a été lancée par le gouvernement israélien pour défendre 4,5 millions de citoyens, soit la moitié de sa population, attaqués par les missiles terroristes du Hamas

Instructions aux médias occidentaux au service du sionisme

Instructions aux médias occidentaux au service du sionisme

Jacob Cohen, le 19 novembre 2012

Pense-bête à l'intention du journaliste chargé du Moyen-Orient :

• Ne jamais oublier que ce sont toujours les Arabes qui attaquent ; Israël ne fait que se défendre et agit toujours en représailles.

Ne jamais attribuer ce terme aux actions palestiniennes, seul Israël est victime.

• Quand l'armée israélienne tue des civils arabes, c'est toujours en état de légitime défense. Quand des civils israéliens sont tués, cela s'appelle du terrorisme.

• Les Israéliens n'enlèvent pas les civils palestiniens, ils les capturent. Toujours mentionner les nécessités de sécurité pour expliquer ces captures.

• Inversement, les Palestiniens et Libanais ne sont pas habilités à capturer des militaires israéliens! S'ils le font, le qualificatif à utiliser est enlèvement.

• Il n'est pas convenable de mentionner le nombre de prisonniers palestiniens (entre 8 et 10.000, dont 300 enfants) capturés actuellement. Si, malgré tout, vous devez en faire état, qualifiez-les de terroristes ou supposés terroristes.

• Utilisez le moins possible le terme Palestinien et préférez Arabe, terme officiel du gouvernement israélien pour désigner les habitants non-juifs des deux territoires.

• Quand vous mentionnez le "Hezbollah", toujours ajouter l’expression soutenu par la Syrie et l’Iran. Mais quand vous parlez d'Israël, il est superflu d'ajouter soutenu par les USA et l’Europe.

... On pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

• Ne pas utiliser le terme "territoires occupés" mais territoires contestés. A ce propos, il est aussi préférable de dire Judée-Samarie plutôt que Cisjordanie.

• Ne jamais rappeler les diverses résolutions de l’ONU ou conventions de Genève défavorables à Israë. Idem pour les condamnations par la Cour de Justice de La Haye... Cela risque de perturber le lecteur, téléspectateur ou auditeur.

• Quand vous devez évoquer l'historique du conflit, il est bon de rappeler les attaches bibliques des Juifs avec Israël ("la terre d'où nous venons, le pays de nos ancêtres").

Evitez d'évoquer les travaux des historiens modernes qualifiant cette thèse de légende.

• Il est préférable de ne pas dire armée israélienne, mais d'utiliser la qualification plus sympathique de Tsahal.

• Si vous travaillez à la télévision, évitez de montrer des images de Palestiniens blessés (surtout les enfants) et privilégiez toujours celles montrant des Israéliens psychologiquement traumatisés (surtout des enfants).

• Il est de bon ton de laisser entendre que le "Hamas" est un groupe terroriste qui ne reconnaît pas l'Etat d'Israël (ces Islamistes qui ne veulent pas la Paix est un commentaire bienvenu).

Surtout, ne faire aucune mention de la reconnaissance faite en 2002.

• Il n'est pas indiqué de signaler qu'Israël a toujours refusé de fixer ses frontières et ne reconnaît pas la Palestine.

• Le mot colonies doit être écarté dans vos textes, parlez plutôt d'implantations.

• Afin d'affirmer la symétrie du conflit, ne jamais évoquer l'expansionnisme israélien mais toujours parler de deux peuples se disputant un territoire.

18 novembre 2012

Alain Soral sur la main mise d'Israël sur la nation Française

Alain Soral sur la main mise d'Israël sur la nation Française

Débat sur l'islamophobie : Clémentine Autain vs Elisabeth Lévy

Débat sur l'islamophobie

Clémentine Autain vs Elisabeth Lévy

Oumma.com, le 18 novembre 2012

Débattre de la montée de l’islamophobie en France en offrant une tribune à Elisabeth Levy, l’aboyeuse pro-israélienne préférée des médias, par qui le sentiment anti-musulmans ne risque pas de s’atténuer mais plutôt de faire une nouvelle poussée de fièvre, cela frise l’ubuesque.

Telle était la thématique du jour sur le plateau de la nouvelle émission de Christophe Hondelatte, entouré, outre de la propagandiste de service, toujours aussi survoltée, de sa deuxième chroniqueuse permanente, Clémentine Autain.

Heureusement, face à elle, Clémentine Autain lui a opposé une résistance étayée, nourrie par une actualité tristement foisonnante dont nos médias se font les colporteurs sinistres et sans gêne, où le deux poids deux mesures et la manipulation des esprits font plus qu’augmenter, ils explosent littéralement !