11 mars 2013

Où est passée la 7e compagnie?

Où est passée la 7e compagnie ?

Massimo Bartolini, le 11 mars 2013

Alors ça !!! Des Flamands qui se battent en Syrie... C'est la nouvelle qui a permis aux Reynders, Destexhe et Ducarme de la ramener une fois de plus. Voilà des sieurs qui décidément manquent singulièrement d'imagination. Mais bon, c'est leur droit de radoter encore et encore. Oui mais.

Oui mais, tout n'est pas si simplet. Il faut reconnaître à Denis Ducarme que, contrairement aux deux précités, il ne s'arrête pas à des déclarations intempestives et racoleuses, il va au bout de sa logique, et ainsi, il propose de recourir à la législation pour sanctionner ces jeunes qui sont (ou seraient) en Syrie, législation qui sanctionne tout Belge qui se battent à l'étranger. Bien. Jusque là, vous me direz qu'il n'y a rien à redire, un parlementaire fait son travail et s'attèle au bien-être et à la sécurité de ses concitoyens. Quoi de plus normal.

On passera sur le fait qu'à chaque discussion et bouclage de budget, les salafistes (Flamands ou non) reviennent à la une des médias. On passera, parce qu'on dira que je suis conspirationniste, gauchiste tendance myope ou crétin qui refuse de regarder la réalité en face. Je vous laisse aller vérifier les informations de novembre dernier, quand le gouvernement claironnait qu'il arriverait à faire les économies nécessaires au bien-être de tous et quand on s'inquiétait de la présence de salafistes dans l'armée belge. C'est la même trame aujourd'hui, boucler et équilibrer le budget s'annonce compliqué et de source sûre, on nous annonce que quelques dizaines de jeunes flamands se battent en Syrie. On va dire que c'est juste une coïncidence. Et que les voies des rotatives et des agences de presse sont impénétrables.

Et donc, à partir d'une interview de la responsable d'Eurojust, Michèle Coninsx, à la VRT radio, on brandit le danger de jeunes salafistes qui vont bientôt revenir en Belgique, on s'agite pour dire que ça suffit, que les lois sont faites pour être appliquées et qu'on les attend de pied ferme.

Par contre, je m'étonne, que Denis Ducarme, ou d'autres, on peut pas tout demander au même homme, n'ait jugé bon d'agiter cette loi de 1979 pour s'occuper des Belges qui se battaient pour Khadafi ... Il ne s'agissait pas non plus de militaires dûment mandatés et avec une mission précise dont il est question, mais de mercenaires. Pourquoi ce traitement différent ? Pourquoi ces agités de la gâchette et du combat au corps-à-corps n'ont-ils pas eu droit à la une des journaux et à des "c'est inadmissible, il faut sanctionner" Ce n'est qu'un exemple, car les conflits qui éclatent sont l'occasion pour beaucoup d'aller se dérouiller les doigts.

Dans un livre consacré aux mercenaires, deux chercheurs spécialistes de la privatisation de la sécurité et des forces armées indiquent que "En tout cas, au ministère belge des Affaires étrangères, on nous explique que le vote de Bruxelles ne constitue en rien un refus de sanctionner les activités mercenaires. L'Assemblée générale de l'ONU ayant adopté sans vote la convention de 1989 condamnant les activités mercenaires, il était dès lors "inutile" de voter une nouvelle résolution, dit-on à Bruxelles. On rappelle que la législation belge punit d'emprisonnement quiconque aura recruté des hommes au profit d'une armée ou d'une troupe étrangère sans l'autorisation du roi (loi du 15 juin 1951, article 99) et qu'un autre texte datant de 1979, condamne l'engagement de nationaux belges dans une troupe étrangère. On constate cependant qu'à l'issue de son aventure zaïroise, le Belge Tavernier n'a nullement été inquiété. Non seulement, comme le démontre le cas belge, les législations nationales ne sont guère appliquées mais, dans beaucoup de cas, note Bernales, elles ne contiennent pas de dispositions définissant de manière spécifique les activités mercenaires comme des crimes punissables." Tout cela est disponible d'un ou deux clics sur l'internet, pas besoin de la sécurité de l'Etat ou d'une interview à la VRT pour en prendre connaissance. Pourquoi ne s'agite-t-on pas et ne sanctionne-t-on pas les mercenaires belges qui partent, pour quelques milliers de dollars de plus, zigouiller à tour de bras en Libye ou en Tchétchénie ?

Quoi, ça ne rapporte rien électoralement ? Naaaaan... vous ne me ferez pas croire qu'il y a des comportements de mercenaires chez des élus de par chez nous.

10 mars 2013

A relire... avant d'aboyer en coeur avec le fils Ducarme (MR)

A relire... avant d'aboyer en coeur avec le fils Ducarme (MR)

Ces Français Soldats d’Israël

Aschdod Café, le 12 avril 2012

Les deux soldats avancent face au courant d’air brûlant qui s’engouffre par les fenêtres arrachées. Comme des serpents prêts à l’attaque, des ferrailles rouillées jaillissent du béton brisé par le souffle des bombes. Les roquettes ont dessiné de noirs soleils là où elles ont frappé les plaques de blindage. Très lentement, les deux soldats gravissent un escalier ravagé par les explosions. En silence, ils patientent trois secondes et se précipitent en hurlant dans une pièce aux murs couverts d’une suie grasse. Deux ombres bondissent derrière eux et leur disent calmement en hébreu : «Vous deux, les Français, vous êtes morts ! Vous recommencez tout depuis le début.»

La base de Gesher, dans la vallée du Jourdain, à quelques kilomètres au sud de Bet Shean, est un ancien poste de la police britannique. Depuis 1967, ses bâtiments désaffectés servent de centre d’entraînement aux futurs combattants des unités d’élite de l’armée israélienne. Un groupe d’une trentaine de soldats s’est porté volontaire pour faire partie de l’unité de reconnaissance du Nahal Haredi, un régiment composé exclusivement de recrues juives ultra-orthodoxes. Très peu de ces soldats sont nés en Israël. La plupart viennent de Grande-Bretagne, d’Afrique du Sud et de France. Au milieu de la matinée, les jeunes recrues pensent avoir mérité un instant de pause, mais le rabbin Tzvi Klebanov les rejoint dans le coin où les jeunes hommes épuisés se sont mis à l’abri du soleil pour leur parler des devoirs du soldat juif«Le soldat juif se bat sans haine mais sans faiblesse ! martèle le rabbin, dont la hanche est ornée d’un colt DesertEagle. Le soldat juif se bat pour que l’histoire de son peuple, qui a commencé avec la création du monde, se perpétue, malgré nos ennemis, jusqu’à la fin des temps ! Vous faites partie de l’armée de défense d’Israël. Vous n’attaquez pas mais vous faites sentir aux agresseurs le poids de la colère d’Israël ! Maintenant,nous prions !»

Michel a 20 ans. Il est né à Marseille. A peine majeur, il est parti seul pour Israël. Après quelques mois passés dans une école religieuse, il a décidé de s’engager.«Je ne suis pas encore israélien. Je le serai quand j’aurai terminé mes quatorze mois de service. Je pense à la France tout le temps. J’adore ce pays, mais ce n’est plus le mien. Je sens que la France ne veut plus de moi. C’est elle qui a demandé le divorce !» dit Michel en rigolant. Le jeune Marseillais portait déjà l’uniforme de Tsahal quand Ilan Halimi a été assassiné par le gang de Youssouf Fofana. Un crime abominable : le jeune Français juif a été séquestré et torturé pendant trois semaines avant de mourir de ses blessures le 13 février 2006. Sa famille a finalement décidé de le faire inhumer, un an plus tard, à Jérusalem. Ce n’est donc pas ce fait divers épouvantable qui a poussé Michel à se porter volontaire pour servir dans l’armée israélienne. Mais le calvaire d’Ilan Halimi est venu renforcer sa détermination et conforter la conviction qu’il n’avait plus rien à faire en France«La France est obligée de choisir entre la racaille et les juifs. Elle nous a bien fait comprendre de quel côté elle penchait. Je ne crois pas qu’elle a été libre de faire son choix. Les juifs en France ne pèsent rien, les autres peuvent brûler des milliers de voitures si on les contrarie…»

Difficile de donner des chiffres. Michel est-il un cas isolé ? Combien de jeunes hommes quittent-ils la France pour s’enrôler dans Tsahal ? Difficile de donner des chiffres. L’armée israélienne est très réticente à rendre publiques sesstatistiques sur l’origine de ses recrues. L’enrôlement des étrangers est un sujet sensible, car il y a le risque que les juifs qui ne choisiront pas de s’installer en Israël soient, de part et d’autre de la Méditerranée, soupçonnés de double allégeance. En France, il est également difficile d’obtenir des données précises. Mais les responsables de la communauté juive constatent que les jeunes Français qui sautent le pas s’enrôlent généralement dans les unités combattantes les plus exposées. Gladys Tibi, présidente du Libi France, une organisation très active dans l’aide aux soldats israéliens, dit avoir pris conscience du phénomène un peu par hasard. Traditionnellement, son mouvement organise un shabbat en l’honneur des volontaires français qui veulent servir en Israël. Cette année, le Consistoire juif de France lui a indiqué que, pour les premières semaines de 2007, ce sont déjà 200 jeunes qui s’apprêtent à quitter définitivement la France pour devenir soldats de Tsahal, et des centaines d’autres hésitent. C’est donc une proportion non négligeable des jeunes juifs français qui rêve de porter l’uniforme israélien.

Pour le rabbin Klebanov, le guide spirituel du Nahal Haredi, cela n’a rien d’étonnant. Les jeunes Français veulent servir l’Etat d’Israël parce qu’ils sentent qu’ils ne sont plus à leur place dans un environnement chrétien qui, selon lui,tendrait à s’islamiser à grande vitesse«Dans leur pays de naissance, ces jeunes sont soumis à un discours hostile aux juifs et à Israël. On leur dit que la Shoah est une invention des sionistes. La gauche altermondialiste les accuse de tous les maux du monde. Les musulmans sont d’une extraordinaire agressivité à leur égard. Les vieux antisémites n’attendent qu’une occasion pour leur sauter à la gorge. Alors, certains d’entre eux veulent redécouvrir leur histoire, et surtout y participer.» Le rabbin n’hésite pas à assurer que ces jeunes s’inscrivent dans la tradition «des prophètes Abraham et David, rebelles à l’ordre romain, et des soldats de 1967 ou de la guerre du Kippour. En redécouvrant leur histoire, ils retrouvent Dieu. Ils deviennent exigeants avec eux-mêmes. C’est ce qui explique qu’ils se dirigent d’abord vers des unités comme le Nahal Haredi, où l’on recherche l’excellence militaire dans un environnement ultra-orthodoxe».

En France, Eran s’appelait Grégoire. Il a 30 ans. Lui n’a pas entendu la voix de Dieu ou des Patriarches avant de s’engager dans l’armée israélienne, il y a trois ans. Ce sont Albert Londres, Joseph Kessel et Jacques Derogy qui lui ont donné envie de porter l’uniforme israélien«Je suis originaire de Montbéliard. J’aime ce coin de France de toutes mes forces et j’y serai attaché jusqu’à mon dernier instant, même si je ne peux plus imaginer d’y vivre. La France, c’est l’endroit où je me sens chez moi. Israël, c’est le pays qui donne un sens à ma vie. En étudiant le sionisme, je me suis rendu compte que le retour des juifs sur leur terre était l’une des rares belles choses sorties de l’histoire du XXe siècle. La France, je ne sais plus où elle va. J’ai un amour désespéré pour la France et un amour plein d’espérance pour Israël

La base du Nahal Haredi est perdue sur un piton rocheux planté au-dessus de la route qui relie Naplouse à Jénine. Une cinquantaine de soldats israéliens francophones ou de Français soldats volontaires de Tsahal passent ici leur temps d’armée. Leur secteur est une zone de passage fréquent pour les terroristes. Les soldats du Nahal Haredi tiennent trois points de contrôle où se présentent chaque jour des milliers de Palestiniens. Il y a quelques semaines, un soldat a été abattu. Jonathan pensait devenir pâtissier à Strasbourg. Il a fait une croix définitive sur ce destin. Pendant quelques mois encore, il va vérifier les papiers des Palestiniens qui se présentent aux barrages dans ce coin perdu de Samarie. «Je ne suis pas venu me battre contre les Arabes. Je suis venu vivre en Israël. Je me suis marié ici. Je ne pouvais pas imaginer avoir des enfants en France. Dans dix ans, dans vingt ans, ce pays ne ressemblera plus à celui que j’aime encore tellement. Il faut tourner la page. Je veux devenir officier, faire carrière dans Tsahal. » La famille de Jonathan trouve cette décision stupide, mais il se dit convaincu que ses parents finiront par changer d’avis. Ses frères et ses soeurs envisagent désormais de faire leur alya – le retour vers Israël. Jonathan pense leur avoir donné «l’envie d’Israël et de Tsahal».

Yaakov, 20 ans, vient, lui, de Sarcelles. Il a fait toute sa scolarité dans une école religieuse juiveIl n’a jamais eu de vrais contacts avec le monde non juif. Pour lui, l’alya et l’enrôlement dans Tsahal étaient des évidences. Certains de ses amis ont préféré rester à Paris. Yaakov a des nouvelles quelquefois. La vie de ses copains qui ont fait un choix différent du sien ne lui semble finalement pas si terrible. «Leur situation à l’université n’est pas catastrophique aussi longtemps que l’on ne sait pas qu’ils sont juifs. Moi, je ne veux pas cacher ce que je suis.»Yaakov voit la France comme un pays étranger, plutôt hostile à Israël. Il aime manier le paradoxe. Il pense que les juifs ont une dette vis-à-vis de ce pays dont ils peuvent s’acquitter en pliant bagage pour, dit-il, ne pas rendre plus difficile la coexistence des chrétiens et des musulmans en France.

Ces jeunes Français qui s’engagent dans Tsahal sont-ils réellement représentatifs d’un malaise de fond des juifs de France ? Une fois passé l’enthousiasme de la jeunesse, combien feront vraiment leur vie en Israël ? Nul ne le sait.

15:38 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09 mars 2013

Moins de fonctionnaires pour la première fois en 15 ans

Moins de fonctionnaires pour la première fois en 15 ans

Belga, le 09 mars 2013

Pour la première fois en quinze ans, le nombre de fonctionnaires a baissé en Belgique. Fin 2012, on en dénombrait 4800 de moins qu'un an auparavant, selon des chiffres de l'Institut des comptes nationaux (ICN) dévoilés samedi par De Tijd et L'Echo.

La plupart des postes supprimés l'ont été au niveau fédéral. 2 200 emplois ont disparu au sein des services publics fédéraux, ainsi que plus de 1.300 à la défense et au sein de la magistrature. La police fait figure d'exception puisque ses effectifs ont augmenté en 2012.

12:17 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08 mars 2013

Une complaisance scandaleuse du CSA à l'égard de Radio Al Manar

Une complaisance scandaleuse du CSA à l'égard de Radio Al Manar

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Khalil Zeguendi, le 08 mars 2013

Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel ferme les yeux sur une grave infraction de Radio Al Manar

Le 23 février dernier, Radio Al Manar a cessé ses émissions normales pour diffuser tout au long de cette journée, des émissions religieuses pendant lesquelles la lecture du Coran a largement dominé.

Motif de cette interruption des programmes de la radio et leur remplacement, en continu, par la lecture d'invocations et de versets du Coran: le décès de la mère du président directeur à vie de radio Al Manar, Monsieur Ahmed Bouda

De nombreux auditeurs nous ont signalé cette distorsion grave au cahier des charges de la Radio vis a vis de ses auditeurs et du Conseil supérieur de l'audiovisuel de la Communauté française.

Plainte a été déposée auprès du CSA par les responsables du magazine Le Maroxellois, pour cette atteinte à la déontologie et aux engagements de radio Al Manar à l'égard du CSA

Nous vous livrons ci-dessous, la réponse étrange du CSA, à cette plainte.

"Objet : votre plainte à propos de lectures du Coran diffusées sur Radio Al Manar à l’occasion d’un décès dans la famille du directeur de la radio

Cher Monsieur (nous escamotons le nom ndlr),

Votre plainte du 25 février dernier à propos des invocations du Coran diffusées sur Radio Al Manar le 23 février pour cause du décès de la mère du directeur de la radio, Monsieur Bouda, m’est bien parvenue. Elle a retenu toute mon attention.

Suite à cette plainte, le Secrétariat d’instruction a écouté les programmes diffusés le 23 février sur Radio Al Manar. Il a constaté que la programmation avait été modifiée pour diffuser régulièrement des lectures du Coran et des condoléances. Il est également rappelé à intervalles réguliers : «suite à la perte de la maman d’un des piliers de la radio, une programmation très particulière sur Radio Al Manar ce samedi 23 février 2013. Toute l’équipe de Radio Al Manar compatit avec la famille de la défunte. Merci de votre compréhension». Il ne s’agit toutefois pas d’une diffusion en continu des lectures du Coran et des condoléances, certains programmes habituels étant maintenus (informations, musique…).

Cette programmation ne correspond pas à celle pour laquelle une fréquence a été attribuée à Radio Al Manar. Dans ses engagements vis-à-vis du CSA, Radio Al Manar se définit comme une «radio laïque» et justifie ses choix de programmation «en fonction des critères précis relatifs à l’objectivité, à la créativité, à la diversité culturelle, au pluralisme et à l’intérêt public».

Toutefois, en raison du caractère très exceptionnel de cette programmation, le Secrétariat d’instruction estime qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un choix éditorial de la radio. Des choix maladroits engagent sa crédibilité vis-à-vis de ses auditeurs mais ne relèvent pas encore de l’infraction à la législation audiovisuelle.

J’ai tout de même adressé un courrier à Monsieur Bouda pour lui faire part du mécontentement de certains auditeurs et pour le mettre en garde pour l’avenir. Le Secrétariat d’instruction pourrait trancher autrement si une programmation du même type était réitérée.

En vous remerciant pour votre confiance envers le CSA, je vous prie de croire, Cher Monsieur Hajmhand, à l’assurance de ma considération distinguée.

Mathilde Alet - secrétaire d’instruction

CSA - Boulevard de l'Impératrice, 13 - 1000 BXL

Commentaire de Bruxellois surement

Comme chacun sait, Radio Al Manar est largement inféodée au PS bruxellois. Ce parti l'utilise chaque fois que des élections sont programmées.

Le CSA, lui, est un organisme trop politisé et le PS y détient une confortable présence au sein de cette organe censé réguler le fonctionnement du champ audiovisuel francophone.

Nous ne sommes donc pas étonnés outre meusure, de la clémence du CSA vis a vis de Radio Al Manar

En revanche, il nous revient, de source sûre, qu'une descente policière musclée, est en préparation pour rendre visite aux studios de cette radio, durant la seconde quinzaine du mois de mars 2013.

Le LOL du jour : la ministre des femmes

Le LOL du jour : la ministre des femmes

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La Divine Comédie, le 08 mars 2013

J'émerge tout juste d'une cruelle bronchite soignée à coup d'antibiotiques génériques dont je dirais plus tard tout le bien qu'ils m'ont fait quand mes yeux encore égarés par les nuits de veille sont tombés sur deux brèves :

Dans la première, NKM critiquait un peu Royal pour être allée à la gammelle d'un poste au gouvernement et avoir dû se contenter d'un nonos à ronger lancé par le père de ses enfants du haut de son trône élyséen. Elle n'a pas tort, Miss Royal qui se proposait d'être la chef de file des féministes a singulièrement rabattu sa superbe. Mais elle a laissé en place comme porte-parole et actuellement secrétaire d"état une incompétente de son propre calibre, ce qui me fait craindre le pire pour l'avenir.

Dans la seconde, j'apprends - les yeux m'en tombent comme ceux du calamar que je suis en train de faire cuire avec amour - que nous avons une minustre des femmes. La Belkacem Vallaud ! Moi je pensais qu'elle avait été nommé aux cancans, à la flagornerie, aux communautés vu le temps qu'elle passe plus avec les unes qu'avec les autres. Une chose est certaine, cette demi-portion n'est pas minustre, elle n'a pas la taille ni la carrure. Pov' de nous, pourquoi ne l'avoir pas nommé au pipolat, minustre de la Star Ac', de Plus belle la vie, Un gars une fille ?

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13:05 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07 mars 2013

Certains troubles dépressifs sont-ils directement liés à la précarité?

Certains troubles dépressifs sont-ils directement liés à la précarité ?

Pierre Vandenbulcke, le 07 mars 2013

«La dépression est sans doute la première maladie dans certains quartiers.» Cette petite phrase, c’est Yvan Mayeur, le président du CPAS de Bruxelles, qui l’a prononcée. Il évoquait les chiffres du chômage et la situation qui ne cessait de se dégrader dans la capitale depuis six ans. Nous nous sommes penchés sur la question suivante : certains troubles dépressifs sont-ils directement liés à la précarité ?

A Bruxelles, plus d'un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté. Cela n'explique pas tout, mais cette précarité n'est pas sans conséquence, estime Isabelle De Gueri (directrice scientifique de l'Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale). «C’est vrai qu’il y a beaucoup d’études qui ont montré qu’il y a un lien entre la précarité et la santé mentale, à travers effectivement les conditions de vie mais aussi à travers le manque de la cohésion sociale qui peut exister.»

Solitude, isolement, rupture des liens familiaux et amicaux. Voilà autant d'éléments qui peuvent être à l'origine d'une forme de souffrance. «Si on ne gagne pas bien sa vie, si on est logé dans des mauvaises conditions… cela ne va pas nous aider à nous sentir bien, commente Manu Gonçalves (co-directeur du Centre de santé mentale Le Méridien à Saint-Josse). Dans le même temps, on peut aussi être dans des conditions de vies pareilles et avoir une créativité et fonctionner plutôt pas mal… Par contre, ce qu’on pense aujourd’hui de plus en plus, c’est qu’il y a une souffrance psychologique qui peut avoir une véritable origine sociale. Je dis bien une souffrance psychique, pas une maladie mentale ou psychique

Une souffrance qui affecte le plus souvent la population des grandes villes. Comme le soulignait la plateforme de concertation pour la santé mentale de la région, l'anonymat y est important, et le support social faible.

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06 mars 2013

L’attitude des belges envers les juifs

L’attitude des belges envers les juifs

Par Peter Martino, le 05 mars 2013

L’enquête, menée par le professeur Mark Elchardus a également montré que les sentiments anti-juifs des musulmans se répartissent dans tous les groupes socio-économiques et ethniques, que les élèves soient issus de familles riches ou modestes, ou que les parents se considèrent comme modérés ou traditionalistes. La conclusion en est que les sentiments anti-juifs ont pour cause l’islam, et non pas des facteurs socio-économiques.

La Belgique, préfigure la moyenne des pays européens, car située au milieu de l’Europe occidentale, entre la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. Ce petit pays de 11 millions d’habitants héberge à la fois le siège de l’OTAN et celui de l’Union Européenne. Pour savoir ce qu’est la vie des Juifs aujourd’hui en Europe, prendre la température en Belgique constitue une mesure significative.

Il se trouve que la situation est très mauvaise. Et elle s’aggrave. L’an dernier, les insultes antisémites et les actes violents ont augmenté de 30 pour cent, avec 88 plaintes circonstanciées, comparativement à 62 l’année précédente. Parce que de nombreuses victimes ne portent pas plainte, le nombre réel d’incidents est nettement plus élevé. La tendance belge reflète la situation de la France voisine, qui a vu les attaques antisémites passer à 614 en 2012, contre 389 en 2011. L’incident le plus grave fut l’assassinat d’un rabbin et de trois écoliers juifs par un fanatique islamique à Toulouse en Mars 2012.

Le mois dernier, Joods Actueel, un mensuel juif de la ville d’Anvers, dont la population juive est relativement importante, a publié les résultats choquants d’une enquête auprès près de 4.000 élèves belges âgés de 14 et 18 ans.

L’enquête, menée par Mark Elchardus, professeur de sociologie à l’Université de Bruxelles, a montré que 75% des jeunes musulmans de cette ville portuaire avaient des sentiments antisémites.

De tous les écoliers musulmans, 50,9 pour cent sont totalement d’accord et 24,5 pour cent partiellement d’accord avec l’affirmation selon laquelle les juifs provoquent la guerre et en reportent la responsabilité sur les autres. Interrogés pour savoir si ils pensent que les Juifs se considèrent comme meilleurs que les autres, 49,3 pour cent des jeunes musulmans pensent que oui et 23,6 pour cent, ont une réponse plus mitigée.

D’autres questions ont généré des résultats similaires. 45,1 pour cent sont totalement d’accord et 27,9 pour cent sont partiellement d’accord avec l’affirmation que les Juifs veulent dominer. Et 35,4 pour cent sont totalement d’accord et 37,6 pour cent d’accord en partie avec l’affirmation que les Juifs ont trop d’influence en Belgique.

Prof. Elchardus en a conclu que 45 à 50 pour cent des écoliers musulmans pouvaient être étiquetés antisémites. Parmi les élèves non musulmans seulement 10 pour cent pouvaient être étiquetés comme tels. Le pourcentage des sentiments anti-juifs parmi les enfants non musulmans n’est que légèrement inférieur à celui de 12 pour cent qui voient d’un mauvais œil les musulmans, considérant que tout musulman est un terroriste potentiel.

La situation est particulièrement préoccupante car aujourd’hui, un pourcentage croissant de la population jeune à Anvers, une ville de tradition catholique, est de confession musulmane. Dans les écoles municipales de la ville, les élèves ont le choix entre des cours de religion ou des classes de morale non-confessionnelle. 49,3 pour cent de tous les élèves choisissent des cours de religion islamique, 27,7 pour cent choisissent les classes non confessionnelles, tandis que le nombre de ceux qui optent pour les classes catholiques a chuté à 20,5 pour cent à peine. Il y a cinq ans, le pourcentage islamique n’était que de 33,6.

Seuls 17 élèves ont opté pour des classes juives, un nombre insignifiant comparé aux 5.165 élèves musulmans. Environ 85 pour cent des enfants juifs d’Anvers, cependant, fréquentent des écoles juives. Anvers dispose de 14 écoles juives subventionnées ainsi qu’un certain nombre d’écoles privées non-subventionnées.

L’enquête menée par le professeur Elchardus a également montré que les sentiments anti-juifs sont très répandus chez les musulmans tous  groupes socio-économiques et ethniques confondus, indépendamment du fait que les élèves sont issus de familles riches ou plus pauvres, que les parents se considèrent comme modérés et progressistes ou traditionalistes, ou qu’ils soient d’origine maghrébine ou d’origine turque. Cela conduit à la conclusion que les sentiments anti-juifs ont pour origine l’islam, et non des facteurs socio-économiques.

Parmi les non-musulmans, les sentiments anti-juifs sont plus répandus parmi les groupe non-religieux, tandis que les enfants issus d’un milieu catholique s’avèrent être les moins antisémites, malgré leur tendance plus conservatrice et moins progressiste.

Invité à réagir à l’enquête, Pascal Smet, le ministre de l’Éducation belge, a déclaré que l’enquête prouve que «les jeunes ayant une opinion négative des autres sont aussi les jeunes  issus de milieux socio-économiques plus vulnérables.» Ce que l’on peut dire, cependant, comme le souligne Joods Actueel, c’est que l’enquête a démontré exactement le contraire. Le magazine a critiqué le ministre, qui est homosexuel, de consacrer trop d’attention à l’ordre du jour des droits des homosexuels dans les écoles de Belgique, et de négliger les stéréotypes anti-juifs issus de l’islam.

La  presse belge n’a pas non plus accordé une grande attention à cette enquête. Peut-être ces résultats ne sont-ils pas considérés comme suffisamment politiquement corrects ?  En outre toute l’attention médiatique s’est reportée sur le fait que 25 pour cent des jeunes musulmans ferment les yeux sur les actes violents contre les homosexuels et sont en faveur de la peine de mort pour les gays dans les pays islamiques. Pour les médias, les sentiments anti-juifs sont bien moins importants que l’animosité contre la communauté gay.

Nouveau code de la nationalité: Verviers dénonce le surcoût pour la commune

Nouveau code de la nationalité

Verviers dénonce le surcoût pour la commune

François Braibant, le 06 mars 2013

Les nouvelles règles pour devenir belge alourdissent le travail des administrations communales. Désormais, il ne suffit plus de demander la nationalité. Il faut prouver qu'on connaît l'une des trois langues nationales et prouver aussi qu'on est intégré dans la société. Cela suppose de fournir des documents que l'administration va devoir vérifier un par un. A Verviers, la ville s'attend à recevoir moins de demandes (350 par an jusqu'ici), mais chacune de ces demandes va demander plus de travail aux agents communaux. L'échevin verviétois de l’État civil, Maxime Degey, regrette que le niveau fédéral n'ait pas pensé à financer ce travail supplémentaire imposé aux communes. Et il envisage, en compensation, comme à Anvers, d'augmenter les prix de certaines démarches administratives au service des étrangers.

"Le nouveau code de la nationalité va durcir les modes d'acquisition de la nationalité" explique Maxime Degey. "Il va falloir prouver notamment une intégration sociale, des connaissances des langues, ce que je trouve même très bon. Mais évidemment, c'est la commune qui va devoir assumer ce nouveau travail et ça, ça va être compliqué pour nos services. Il va falloir trouver un rythme de travail sur ces dossiers".

L'échevin de l'état civil regrette que le fédéral n'ait pas prévu que ça ferait plus de travail pour les administrations communales: "Nous sommes assez étonnés puisque pour acquérir cette nouvelle nationalité, on doit payer 150 euros pour introduire son dossier. Des 150 euros, rien n'ira à la commune, tout ira au niveau fédéral mais ce seront les communes qui devront assumer le travail, monter le dossier, prouver que ces personnes peuvent acquérir la nationalité. En temps de travail, on va donc avoir une augmentation vraiment importante comparé à l'ancienne formule. Ces 150 euros, c'est comme ça, ce n'est pas moi qui ai décidé, ce n'est pas la commune non plus. Au niveau des autres dossiers, ce qu'on entend à Anvers, 250 euros, c'est évidemment important mais il peut y avoir une réflexion au niveau du service des étrangers et on va l'avoir dans les prochaines semaines".

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05 mars 2013

D'après une enquête, 75 % des Bruxellois sont issus de l'immigration

D'après une enquête, 75 % des Bruxellois sont issus de l'immigration

Hélène Maquet, le 05 mars 2013

Ce chiffre étonnant vient de l'étude menée par un sociologue flamand, Jan Hertogen. L'étude porte sur toute la Belgique mais selon elle, Bruxelles est la région la plus bigarrée.

Seul un Bruxellois sur quatre est Belge de souche. Et si l'on zoome sur certaines communes, les chiffres sont encore plus impressionnants. Ainsi, à Ixelles, Saint-Gilles, Saint-Josse, Schaerbeek... 90 % de la population est issue de l'immigration. Plus de 80 % à Bruxelles-ville, Etterbeek ou Molenbeek. Autour de 60 % de la population dans les deux Woluwé ainsi qu’à Uccle est d'origine immigrée.

Qu'entend-t-on par "issue de l'immigration" ? Le concept pris en compte par Jan Hertogen, sociologue retraité de la KUL, est assez large puisqu'il retient les personnes qui ont acquis la nationalité belge depuis 1945, leur descendance et les flux migratoires qui ont suivi.

L’étude permet-elle de dresser un profil de ces Belges issus de l'immigration ? Forcément, c'est un grand patchwork, lié aussi bien à l'histoire de l'immigration qu'à la sociologie bruxelloise. Ce que l'on peut dire, c'est qu'une majeure partie provient de pays européens. France en tête (entre 10 et 15% du total des migrants), vient ensuite la Pologne (avec une dizaine de pourcent).

En 2009, 65 % des migrants arrivés dans la capitale sont européens. 4 à 5 % d'étrangers viennent du Japon, d'Australie, d'Amérique du Nord. Ce qui fait dire au géographe de l'ULB, Jean-Michel Decroly, ce mardi matin dans la Dernière Heure, que 70% des migrants qui vivent à Bruxelles proviennent (en fait) de pays riches.

Le quotidien Le Soir propose également ce mardi matin une carte interactive basée sur l’étude de Jan Hertogen.

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04 mars 2013

L’incitation indirecte au terrorisme sera punie

L’incitation indirecte au terrorisme sera punie

Jean-Claude Paye, le 04 mars 2013

Le 7 février 2013, le Sénat belge a voté par 48 voix pour et 8 abstentions, le nouveau projet de loi antiterroriste déposé par la ministre de la Justice Annemie Turtelboom. Le 20 décembre 2012, le texte avait déjà été adopté par la Chambre. La loi est présentée comme une transposition en droit belge de la décision-cadre de 2008 du Conseil de l'UE relative à la lutte contre le terrorisme, cependant il apporte de nouveaux éléments par rapport à celle-ci.

Le texte introduit dans le code pénal une nouvelle incrimination : "l'incitation indirecte" au terrorisme. Cette notion élargit considérablement le champ des poursuites par rapport aux exigences européennes qui restent dans le cadre de l'incitation directe. L’UE a demandé aux Etats membres de poursuivre différents actes intentionnels, telle la provocation publique à commettre une infraction terroriste, le recrutement et l’entraînement pour le terrorisme. La France, par l’adoption, en décembre 2012, de la loi sur la sécurité et le terrorisme a transposé cette décision cadre dans le code hexagonal. La loi a créé un nouveau délit : celui de se rendre dans un camp d’entraînement. Mais, la loi de 1986 sur la "notion d’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" permettait déjà de criminaliser de tels comportements et plusieurs procès ont déjà permis de condamner les prévenus.

La transposition de la décision-cadre européenne du 28 novembre 2008 n’a donc pas bouleversé l’ordre juridique hexagonal. Il n’en est pas de même pour la Belgique qui en introduisant l’incrimination d’incitation indirecte au terrorisme s’aligne sur les pays européens les plus liberticides en cette matière, telle l’Espagne. Le nouvel article 140 quater permet de poursuivre toute personne qui diffuse un message avec l’intention d’inciter à perpétrer une infraction "lorsqu’un tel comportement, qu’il préconise directement ou non la commission d’infractions terroristes, crée le risque réel qu’une ou plusieurs de ces infractions puissent être commises".

Cet article imprécis ne respecte pas le principe de légalité qui impose que toute infraction doit être clairement définie. Il construit un double niveau d’interprétation permettant au juge de libérer son interprétation de la matérialité de l’acte. Le magistrat devra d’abord déterminer l’intention qui a été à la base de la diffusion du message incriminé. Il devra dire si celle-ci était bien "d’inciter à la commission d’un délit terroriste".

Ensuite, le juge devra déceler si la diffusion du message "crée le risque qu’une ou plusieurs de ces infractions puissent être commises". Il n’est donc pas nécessaire qu’un délit ait été perpétré. Il suffit que le tribunal estime que les personnes qui ont reçu le message auraient pu passer à l’acte ou seraient incitées à passer à l’acte ultérieurement. Il s’agit donc de l’évaluation d’un risque, abstrait de toute condition matérielle.

Ce double niveau d’interprétation permet de supprimer tout lien direct entre le contenu du message diffusé et le danger qui lui est attribué. Ainsi, il sera possible de poursuivre une personne critiquant l’engagement militaire en Irak ou au Mali, en considérant que ses propos pourraient inciter à commettre des attentats dans les pays engagés dans le conflit. Des appels de soutien à la cause palestinienne ou même simplement des écrits, considérant que la résistance de ce peuple est compréhensible, pourraient suffire pour tomber sous le coup de la loi, puisque ces propos pourraient être lus comme une incitation indirecte produisant un risque d’attentats. Cet article s’attaque ainsi à la liberté d’expression et pourrait constituer une entrave à l’organisation de mouvements sociaux.

Le délit d’intention, développé dans ce projet de loi, s’inscrit dans le cadre tracé par la précédente décision-cadre de juin 2002 relative au terrorisme. C’était déjà l’élément subjectif, le caractère politique attribué, "l’intention de faire pression sur un gouvernement ou une organisation internationale" qui spécifiait l’acte délictueux, par exemple une destruction d’infrastructure, comme relevant du terrorisme et non du droit commun. Cependant, un délit matériel est ici nécessaire pour qu’une intention terroriste puisse lui être attribuée. Dans la nouvelle loi belge, il n’est plus utile qu’une infraction soit commise, préparée ou même simplement envisagée, l’intention conférée à des déclarations suffit pour être poursuivi.

L’affaire Bahar Kimyongour a déjà bien montré le caractère subjectif de la législation antiterroriste existante. Le Parquet fédéral, le tribunal correctionnel de Bruges et la Cour d’appel de Gand avaient estimé que la diffusion d’informations par B. Kimyongur était un acte de participation à un groupe terroriste. La Cour d’appel d’Anvers et celle de Bruxelles avaient, pour leur part, estimé qu’il s’agissait d’actions rentrant dans le champ de la liberté d’expression. L’incrimination d’incitation indirecte au terrorisme augmentera encore le pouvoir d’interprétation du juge et le caractère arbitraire de sa décision en ces matières.

Le caractère subjectif de la notion d’incitation indirecte au terrorisme n’est dépassé que par la loi anglaise de mars 2006 : "The Terrorism Bill of 2006". La matérialité des faits n’est plus nécessaire pour poursuivre des individus, ni même leur intention. Il s’agit là de l’apport spécifique de cette loi. La personne qui parle ou qui écrit est responsable de la manière dont ses déclarations peuvent être reçues, quelle que soit son objectif. Pour être poursuivi, il suffit qu’un tribunal estime que ces paroles ont créé un "climat", une "atmosphère" favorable au terrorisme. La loi suggère ainsi que, en toutes circonstances, il est plus prudent de se taire.

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«Diaspora congolaise en Belgique : Imaginaires et relations postcoloniales au regard du champ artistique» Appel à contribution

«Diaspora congolaise en Belgique : Imaginaires et relations postcoloniales au regard du champ artistique»

Appel à contribution

Tricud, le 4 mars 2013

Colloque international, Bruxelles, 11 et 12 octobre 2013.

En 2010, la Belgique (à travers ses institutions, ses médias et la société civile) célébrait avec enthousiasme le cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Une certaine glorification des rapports belgo-congolais était repérable, pourtant le pays est loin d’avoir intégré une ère postcoloniale de critique de soi. Ainsi, malgré l’incontestable renouveau de l’historiographie (post)coloniale depuis le milieu des années 1990, l’idéologie dominante paraît durablement enfermée dans le mythe paternaliste d’un colonialisme glorieux et civilisateur. Les excuses publiques succédant aux commissions d’enquêtes parlementaires ayant mis en lumière certaines violences du pouvoir colonial (Patrice Lumumba, génocide rwandais, par exemple) n’ont pas abouti à un dépassement des contentieux coloniaux, à l’instar des polémiques entourant l’inauguration d’une rue ou d’une statue à la mémoire Lumumba.

En outre, la question coloniale ne se réduit pas à l’ailleurs territorial et temporel car si les Congolais résidant en Belgique constituent une minorité dans le champ des migrations, on ne peut que constater leur surprenante assignation à l’altérité, ainsi qu’une racialisation des rapports sociaux des plus interpellante. La perte de centralité de la Belgique dans l’espace des migrations congolaises, à la faveur d’autres destinations (européennes, occidentales, africaines et asiatiques) est à cet égard significative. De même que les récentes données démographiques établissant l’important niveau de déqualification et de chômage au sein de ce groupe, en même temps qu’un niveau d’instruction record. Si ces chiffres peuvent en partie expliquer les nouvelles géographies diasporiques, ils sont par contre peu prolixes quand il s’agit d’expliquer ce qui se joue dans les rapports sociaux.

Au regard des politiques coloniales de mise à distance sociale, raciale et territoriale des Congolais, et des politiques migratoires qui ne pensèrent ni leur venue, ni leur sédentarisation, on serait tenté d’avancer la thèse du caractère structurel, et par conséquent de la transversalité à l’ensemble de la société, de ces discriminations. Une hypothèse que le manque de travaux empiriques dans le domaine scientifique ne nous permet toutefois pas d’affirmer mais que nous souhaiterions soumettre au champ artistique.

Si dans le domaine littéraire, la remise du prix Prix Jean Muno à Koli Jean Bofane pour Mathématiques congolaises (2008) inaugure probablement un tournant dans la reconnaissance des lettres et de la mémoire congolaise, l’hypermédiatisation du livre Congo : une histoire (2010) de David Van Reybrouck, et les débats qu’il a suscités, réitèrent par contre la permanence de conflits belgo-congolais concernant l’histoire du Congo, coloniale et postcoloniale. Au-delà de ces deux figures reconnues, et différemment établies, qu’en est-il du champ littéraire et surtout des autres domaines artistiques tels que les arts visuels, le cinéma, la peinture, la bande dessinée, le hip hop, par exemple ? De quelle manière les liens forgés durant le temps (post-colonial) alimentent-ils les modes de création, de promotion et de diffusion des artistes ? Comment ce champ artistique s’est-il constitué et recomposé dans le temps ?  Dans quelle mesure et de quelles façons ces expressions artistiques participent-elles à la (dé)construction de la narration nationale ? Ces expressions sont-elles en continuité et, ou en discontinuité avec les imaginaires et les représentations de la Belgique au sein de la diaspora ? Et enfin, comment les rapports belgo-congolais se reflètent-ils et selon quelle matérialité dans l’imaginaire de la diaspora ? Autant de questions qui seront discutées pendant deux jours dans le cadre de ce colloque qui s’adresse aux chercheurs issus de différentes disciplines.

Les propositions de communication peuvent s’articuler aux sous-thèmes suivants:

- Place de la Belgique dans la géographie diasporique à partir des milieux religieux, culturels (comme la Sape) ou institutionnels (université, coopération, etc.)

- Représentations de la Belgique forgées au cours de mobilités passagères en Europe (vacances, séjours professionnels, migrations, etc.) ou dans le cadre de dynamiques de retour.

- Perspectives comparées de la situation (post)migratoire belge au sein de la diaspora congolaise.

- Colonisation et contentieux belgo-congolais à travers le regard diasporique et dans les expressions artistiques belges et belgo-congolaises.

- Questions identitaires dans la littérature de la diaspora congolaise en Belgique.

- Mémoire culturelle de la diaspora congolaise : le Congo comme source d’inspiration des Congolais « en » Belgique.

- Diaspora congolaise et messages mixtes : bande dessinée, arts graphiques et visuels, musique, musées. Quels messages pour quels publics ?

- Ghettoization et hybridité au sein de la communauté congolaise de Belgique.

Les résumés de communications de 250 mots sont à envoyer à congolesediasporaconference@gmail.com pour le 25 mars 2013 accompagnés d’une bio-bibliographie.

Organisation : Véronique Bragard, Sarah Demart (TRICUD), Sarah Gilsoul, Bénédicte Ledent, Fatima Zibouh (TRICUD), Antoine Tshitungu Kongolo, Jean Bofane, Monique Phoba. En partenariat avec la Maison du Livre et le Centre culturel Jacques Franck.

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03 mars 2013

La Franc-Maçonnerie à Mons

La Franc-Maçonnerie à Mons

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02 mars 2013

Aubry choquée par l'invitation de prédicateurs jihadistes à Lille, l'organisateur se dit «blessé»

Aubry choquée par l'invitation de prédicateurs jihadistes à Lille, l'organisateur se dit «blessé»

La Voix Du Nord, le 01 mars 2013

Samedi, au Zénith à Lille, se tient la septième rencontre des musulmans du Nord, organisée par la Ligue islamique du Nord. La venue d'invités aux tendances jihadistes a contrarié Martine Aubry, qui a annoncé qu'elle boycotterait le rassemblement. Les organisateurs se sont indignés de cette ingérence dans leurs affaires.

Dans un courrier adressé à Amar Lasfar, président de la Ligue islamique du Nord, la maire de Lille (PS) a fait savoir qu'elle était choquée de voir parmi la liste des invités, outre Tariq Ramadan, le Sheik Salah Sultan, président du Haut Conseil islamique d'Egypte, membre du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, ainsi que de l'Union internationale des savants musulmans.  Martine Aubry enfonce le clou en rappelant que «ses prises de position sont à l'inverse des valeurs que nous défendons, celles de notre République comme celles de notre ville.»

Il appelle les jeunes aux sports de combat pour libérer Jérusalem

«Je vous rappelle, à toutes fins utiles, quelques-uns des propos qui lui sont attribués, propos qui ne peuvent que nous heurter. Dans une interview (...), Salah Sultan a appelé les jeunes à pratiquer des sports de combat en vue de "libérer" la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem: "J'appelle les jeunes à pratiquer des sports, et à renforcer leurs corps dans la préparation du Jihad (...). » Des positions qui sonnent comme des incitations à la violence et sont porteuses de haine pour l'élue socialiste.

Boycott

En conséquence, ni elle ni aucun élu lillois ne participeront au rassemblement «qui porte des messages contraires aux valeurs de la République et de notre ville, partagées par tous, et, bien évidemment, par les musulmans.»

Indignation des organisateurs

Président de la Ligue islamique du Nord, Amar Lasfar estime pour sa part que Martine Aubry «outrepasse ses responsabilités de femme politique. Elle n'a pas à nous dire qui inviter ou pas à nos manifestations. Le vivre ensemble, on ne l'affiche pas, on le vit», avant de conclure que la maire de Lille l'avait personnellement blessé et habitué à des choses plus sérieuses.

 

01 mars 2013

Suspectés de terrorisme, ils sont privés de leur passeport

 Suspectés de terrorisme, ils sont privés de leur passeport

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Par Florentin Collomp, le 01 mars 2013

Dennis Clive Everton fait partie de ces binationaux déchus de leur nationalité britannique, après avoir été suspecté d'être un militant islamiste.

Le gouvernement britannique a déchu de leur nationalité une vingtaine de binationaux suspectés d'activités terroristes. Deux d'entre eux ont depuis été tués par des drones américains.

En février 2012, quatre militants islamistes supposés sont tués dans l'attaque d'un drone américain en Somalie. Parmi eux, Mohammed Sakr, est présenté comme un «Égyptien de haut niveau». Il détenait bien un passeport égyptien, mais il était né au Royaume-Uni où il avait vécu avant d'être privé de sa nationalité britannique sur ordre du ministère de l'Intérieur en septembre 2010.

Le même sort a été réservé à Bilal al-Berjawi, citoyen britannico-libanais, tué l'an dernier de la même manière en Somalie juste après avoir appelé sa femme en Grande-Bretagne pour la féliciter de la naissance de leur fils. Selon sa famille, l'armée américaine avait pu le localiser grâce à cet appel depuis son portable. Lui aussi avait été privé de son passeport britannique en 2010.

Le gouvernement se lave les mains de leur sort

Le gouvernement britannique a discrètement déchu de leur nationalité vingt et un de ses ressortissants binationaux soupçonnés d'activités terroristes depuis 2010, selon une enquête du Bureau of Investigative Journalism publiée dans The Independent . Au moins cinq d'entre eux étaient nés au Royaume-Uni, d'autres y avaient passé la majeure partie de leur vie. Une famille entière a été empêchée de revenir dans le pays alors que le père a été déchu de sa nationalité pendant qu'il était en vacances au Soudan, son pays d'origine, avec sa femme et ses quatre enfants.

Une fois qu'ils ont été privés de leur passeport britannique, le Royaume-Uni ferme les yeux sur le sort de ses ex-ressortissants, tués par des drones américains ou arrêtés et emprisonnés. Une pratique «aussi cruelle et arbitraire que l'exil médiéval», estime l'avocat des droits de l'homme Gareth Pierce. Dans l'impossibilité de revenir au Royaume-Uni, les intéressés n'ont guère de moyen de contester la décision légalement.

Le gouvernement s'appuie sur une loi adoptée en 2002 qui permet de priver de la nationalité britannique un citoyen détenteur de deux passeports qui présenterait «une menace sérieuse» pour le Royaume-Uni. Simon Hughes, numéro deux du Parti libéral-démocrate, allié aux conservateurs dans la coalition gouvernementale, prévoit d'écrire à la ministre de l'Intérieur, Theresa May, pour lui demander «une évaluation de la situation afin de voir si la loi fonctionne comme prévu». S'il reconnaît qu'il existe dans la majorité des cas une inquiétude sur la sécurité, il se dit «préoccupé par le nombre croissant de gens qui auraient perdu leur nationalité».

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Chambre des mises en accusation Bruxelles: renvoi des "Secours rouge" en correctionnelle

Chambre des mises en accusation Bruxelles : renvoi des "Secours rouge" en correctionnelle

Belga, le 28 février 2013

La chambre des mises en accusation a décidé, jeudi, de renvoyer les quatre suspects dans le dossier du "Secours rouge" devant le juge du fond pour participation à des activités terroristes, réformant en tout point la décision de la chambre du conseil d'avril dernier. Les quatre inculpés, Bertrand Sassoye, qui avait été membre des CCC (Cellules Combattantes Communistes) en Belgique, l'ex-truant Constant Hormans, le réfugié libanais Abdallah Ibrahim Abdallah et la journaliste Wahoub Fayoumi, sont renvoyés en correctionnelle. Ces membres du collectif de soutien aux prisonniers politiques révolutionnaires appelé "Secours rouge", sont soupçonnés d'avoir apporté un soutien à une organisation qui était qualifiée de terroriste, le PCPM (Parti communiste Politico-militaire). Ce parti communiste italien, démantelé en 2007, était une résurgence des Brigades rouges italiennes. En avril dernier, la chambre du conseil de Bruxelles avait considéré qu'il n'y avait pas de charges suffisantes pour poursuivre les quatre de Secours rouge pour faits de terrorisme

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