15 mars 2013

«L’honneur et la gloire du sionisme» Emile Vandervelde. (1866-1938)

«L’honneur et la gloire du sionisme»

Emile Vandervelde (PS) (1866-1938)

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Arnold Lagémi, le 11 mars 2013

Homme politique Belge. Député socialiste (1894) Président de la II Internationale 1900. Il fut notamment Ministre des Affaires Etrangères (1925-1927) et signa le Pacte de Locarno (1925).

«Ce que je veux souligner en ce moment, et ceci s'applique à toutes les colonies, c'est l'effort prodigieux accompli en quelques années, par ces hommes, qui étaient presque tous des citadins, dont beaucoup étaient des intellectuels,- avocats, médecins, professeurs,- pour se recréer une patrie en s'astreignant aux travaux les plus durs, en s'exposant aux risques d'un climat insalubre, en organisant le retour à la terre de travailleurs qui semblaient aussi peu faits que possible pour être des agriculteurs...

Pour des raisons diverses, qui seraient trop longues à dire, il serait incontestablement plus aisé, du point de vue économique, d'établir les Juifs de l'Europe Orientale en Argentine ou au Katanga.

Pour choisir la Palestine, il faut que des facteurs moraux interviennent. Mais, c'est l'honneur, et je le crois fermement, ce sera, un jour, la gloire du sionisme d'avoir compté sur ces facteurs moraux et de s'en être servi pour faire de grandes choses.»

A cette époque le Socialisme Européen était cet humanisme qui laisse encore ce goût de miel. Emile Vandervelde en faisait partie. Ce politicien Belge s'émerveille de la rapidité avec laquelle des citadins sont devenus des agriculteurs.

Le jeune Etat Juif avait-il le temps de négocier avec la réussite ? Soit, il réussissait en tout domaine ; soit l'insuffisance d'une seule pièce du puzzle précipitait tout l'édifice dans le Néant. La nécessité fait souvent loi ! Et là cette sagesse s'impose !

Toutefois, on ne pourra s'empêcher de se demander d'où cette génération puisait-elle la force ?

Car, cette même génération a connu la Nuit de Cristal, les humiliations, les arrestations, les déportations, les fours, le gaz. Elle témoigne que les Nations l'ont abandonnée et renvoyée à Hambourg sur l'Exodus ! Qu'en 1948, elle dut faire face à la coalition Arabe, sans l'aide de quiconque. Alors devenir agriculteur, quand on était citadin !

Que de pareils prodiges puissent impressionner, jusqu'à susciter envies et jalousie se comprend. Quand on n'a pas le choix, on surmonte ou l'on meurt !

Et le choix n'a pas, souvent, été proposé aux Juifs !!!

Deux ambassadeurs marocains en Europe menacés d'expulsion ?

Deux ambassadeurs marocains en Europe menacés d'expulsion ?

Par Ristel Edimo, le 14 mars 2013

Choqués d’avoir été refoulés du Maroc, quatre eurodéputés auraient réclamé l’expulsion de deux ambassadeurs marocains en Europe et estimeraient leur réaction adéquate à l’action de Rabat. Mais, jusqu'à présent, aucune dcélaration officielle du gouvernement marocain n'a été communiquée à ce sujet.

Après le refoulement le 6 mars dernier de quatre eurodéputés, l’on s’attendait bien à de nouveaux rebondissements. Ces députés auraient réclamé l’expulsion de l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles, Samir Addahre, «ou au moins son interdiction d’accéder à tous les sites des institutions de l’Union européenne». C'est en tout cas ce que rapporte le site d'information Panoramaroc à partir d'un article du journal arabophone Assabah. Ils s’en seraient également pris au représentant du royaume auprès de l’UE, Alem Mnaouar, demandant qu’il soit déclaré persona non grata au parlement européen.

Réaction adéquate?

Pour rappel, les eurodéputés en question sont membres de l’«Intergroupe sur le Sahara occidental». Il s’agit de deux élus espagnols, dont l’un, Willy Meyer, est connu pour son soutien actif au Polisario, d’une Suédoise et d’un député slovène, Ico Vajgl, ancien ministre des Affaires étrangères de son pays. Ensemble, ils souhaitaient se rendre au Sahara dans le cadre d’une mission d’enquête sur la situation des droits de l’Homme. A leur arrivée à l’aéroport de Casablanca, ils ont été obligés de retourner en Europe.

Pourquoi s’en prennent-ils uniquement à Samir Adher et Alem Mnaouar ? En effet, c’est M. Addahre qui avait annoncé aux élus européens qu’ils n’étaient pas les bienvenus sur le sol marocain. Mais selon un élu espagnol, l’information leur est parvenue alors qu’ils étaient déjà dans l’avion. D'après Panoramaroc.ma, les quatre eurodéputés estimeraient que l’expulsion des deux diplomates marocains est «adéquate» à l’interdiction qui leur a été faite par le Maroc.

Silence radio du côté de Rabat

Pour Rabat, cette décision est «souveraine», avait fait savoir le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Mustapha El Khalfi. Jusqu’à présent, l’on ne sait à quel niveau se situe l’affaire. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, tant du côté de l’ONU que des autorités marocaines. Jeudi après-midi, les éléments du ministère des Affaires étrangères ont refusé de se prononcer sur le sujet.

Néanmoins, le ministre des Affaires étrangères, Saad Dine El Othmani a reçu une autre demande pour une visite au Sahara. Cette fois, ce sont des membres du groupe de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen qui veulent une enquête sur les droits de l’Homme. Mais Alem Mnaouar a pris les devants en leur signalant qu’ils ne sont pas les bienvenus.

Le gouvernement marocain souhaite que les visites des eurodéputés au Sahara soient effectuées par une délégation équilibrée du Parlement européen. C’est pour cette raison qu’il veut confier cette mission au groupe d’amitié parlementaire Maroc-UE.

Molenbeek: des subsides au FC Brussels volatilisés

Molenbeek

Des subsides au FC Brussels volatilisés

La Capitale, le 15 mars 2013

L’utilisation des subsides alloués par la Région bruxelloise au club de football du FC Brussels pose question, révèle ce vendredi votre journal La Capitale. La bourgmestre de Molenbeek Françoise Schepmans et l’échevin des sports Ahmed El Khannouss s’inquiètent, dans un courrier envoyé à plusieurs ministres régionaux, de l’utilisation non conforme d’une partie de ces subsides.

La question porte sur les 3,25 millions d’euros alloués par la Région bruxelloise en 2006 et destinés aux travaux d’infrastructures sportives du club.

«Nous sommes bien forcés de constater que la totalité des travaux convenus n’a pas été entreprise, ni toujours bien réalisée en vertu des conventions signées avec le FC Brussels», s’inquiètent les deux mandataires, qui soulèvent des zones d’ombre dans l’utilisation de cet argent et reprochent au président du club, Johan Vermeersch, de ne pas pouvoir justifier certaines de ses pratiques.

La Capitale cite notamment le fait que le FC Brussels ne dispose toujours pas d’un éclairage conforme, que les pylônes électriques ont été revendus à une société privée alors qu’il font partie intégrante du stade, que la tribune bétonnée du terrain C ne correspond pas aux prescrit d’une convention de 2007 et n’aurait disposé d’aucun permis, etc.

Par ailleurs, 50.000 euros destinés au club dans la convention 2011 ont été saisis et auraient servi à payer les indemnités dues à un ex-joueur du Brussels, Ante Aracic.

14 mars 2013

Grande-Bretagne: un lord musulman suspendu pour propos antisémites

Grande-Bretagne

Un lord musulman suspendu pour propos antisémites

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Belga, le 14 mars 2013

Le Parti travailliste britannique d'opposition a annoncé jeudi la suspension d'un lord musulman soupçonné d'avoir tenu des propos antisémites après sa condamnation à une peine de prison pour conduite dangereuse.

Nazir Ahmed, d'origine pakistanaise, "a prétendu que des médias appartenant à des juifs avaient fait pression sur le tribunal (britannique) pour le condamner à une peine plus lourde" en 2009, a rapporté jeudi le journal The Times.

Le quotidien britannique dit se fonder sur une interview du membre de la chambre haute du parlement, donnée en langue ourdou sur une chaîne de télévision pakistanaise.

Nazir Ahmed a aussi affirmé que le juge qui l'avait condamné à douze semaines de prison avait été nommé à la Haute Cour après avoir aidé "un collègue juif" de l'ancien Premier ministre travailliste Tony Blair, a rapporté le journal.

Le Parti travailliste a réagi jeudi en suspendant le lord, "dans l'attente des résultats d'une enquête", rappelant qu'il "déplorait et ne tolérait aucune forme d'antisémitisme".

Lors de son procès, Nazir Ahmed avait plaidé coupable de conduite dangereuse, après avoir tué un automobiliste en 2007, le jour de Noël, près de Sheffield, dans le nord de l'Angleterre.

L'enquête de police avait révélé que le lord avait reçu et envoyé cinq sms lors de son voyage, et que le dernier message avait été envoyé deux minutes avant l'accident.

Nazir Ahmed, premier musulman à avoir été nommé lord, en 1998, avait déjà été suspendu momentanément du Parti travailliste en 2012 à la suite d'informations selon lesquelles il avait offert 10 millions de livres (12,1 millions d'euros ou 15,9 millions de dollars) à toute personne qui capturerait le président américain Barack Obama et son prédécesseur George W. Bush. Il avait nié avoir tenu ces propos et avait ensuite été réintégré dans le parti.

Condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir arraché un niqab

Condamné à 4 mois de prison avec sursis pour avoir arraché un niqab

AJIB, le 14 mars 2013

Le tribunal de Nantes a condamné ce mercredi un homme qui avait violemment arraché le niqab d’une femme musulmane à Nantes le 12 septembre 2012.

Alors qu’elle se promenait à la fête foraine, l’agresseur âgé de 29 ans au moment des faits a soudainement arraché le niqab de la victime. Un geste brutal qui a valu à la jeune femme trois jours d’incapacité totale de travail. Selon des témoins de la scène, l’agresseur a crié au moment de son acte : «j’aime pas ces gens-là». Immédiatement placé en garde à vue, il avait déclaré à la police vouloir  "faire respecter la loi" interdisant le port du niqab au sein de l’espace public.

Le prévenu qui a plaidé coupable a été condamné à 5 mois de prison de sursis dont un pour avoir donner une fausse identité aux policiers lors de son interpellation. Il a par ailleurs été condamné à verser 1000 € à la victime pour le préjudice moral qu’elle a subi et une euros symbolique au Collectif Contre l’Islamophobie en France qui s’était constitué partie civile.

Profanations de mosquées, discriminations d’individus en raison de leur appartenance religieuse à l’islam, agressions physiques et verbales… les actes islamophobes en France sont en perpétuelle augmentation. Selon le CCIF, 94% des victimes d’agression verbale ou physique sont des femmes.

Affaire du Coran déchiré : Droit de réponse de Charlie Hebdo

Affaire du Coran déchiré

Droit de réponse de Charlie Hebdo

(La collabeurette franco-marocaine du torchon français aurait mieux fait de la boucler !) (Rachid Z)

Marcel Sel, 13 mars 2013

Suite à mon article précédent, Charlie Hebdo me demande de publier le droit de réponse suivant. Je commente ce droit sous l’article :

Cher Marcel Sel,

Merci d'être un lecteur de l'hérétique, petit carré de papier où l'on tente, avec les moyens du bord, comme on le peut, comme une bouteille à la mer, de parler de cas divers et variés où des personnes aussi différentes qu'un journaliste saoudien, un étudiant anglais ou — pourquoi pas — un facho belge, seraient victimes de l'ordre religieux.

Votre réaction au cas du mystérieux Arne S est intéressante à plus d'un égard, car elle apporte un éclairage aux «faits», tel qu'il n'y en a pas eu dans les médias. Toutefois, cela change-t-il quelque chose au fond ? L'info, pour Charlie, c'est la sentence prononcée par la justice belge. Peut-on condamner — quiconque — en démocratie, pour avoir déchiré un coran ? Cette personne n'a pas été condamnée pour acte de vandalisme, pour destruction de biens d'autrui, ni pour injures raciales, mais bien pour avoir déchiré un coran.

Justifier la sentence par l'appartenance, certes, nauséabonde du condamné, relèverait de l'Argumentum Ad Hominem et non plus de la justice, qui se prononce aveuglément, en jugeant les actes seuls. Clin d'oeil au passage, car vous avez bien modéré le titre «Charlie Hebdo défend le Vlaams Belang», en précisant que l'auteure (moi-même), est d'origine arabe, donc non soupçonnable de racisme. Encore un Argumentum Ad Hominem. Pas besoin de s'appeler Zineb pour être blanchi de l'accusation. Charlie Hebdo, de ce côté-là, a toujours défendu des principes clairs. Il est difficile de dire si ce sont les religieux ou les fachos qui sont les plus ridiculisés sur nos colonnes.

Non, Charlie ne défend pas les racistes, Charlie s'inquiète simplement du fait que déchirer un coran soit passible de poursuites en Belgique.

Zineb EL RHAZOUI, journaliste.

Ma Réponse :

Chère Zineb,

Nous ne savons pas, ni vous, ni moi, ce qui s’est passé exactement dans ce café, ni dans ce tribunal. Le point fondamental de mon billet est qu’une dépêche d’agence ou un article de journal ne disent pas forcément la «vérité».

Je n’hésiterais pas à défendre un «facho belge» contre une injustice, mais en l’occurrence, celui-ci n’est pas «victime de l'ordre religieux». Il est condamné par une cour de justice sur base de la Loi en vigueur en Belgique, petit pays incertain situé juste au-dessus de la France et dont la législation s’est largement inspirée du Code Napoléon. Pas de la charia.

Arne S n’a donc en aucun cas été condamné «pour avoir déchiré un coran», mais bien pour incitation à la haine raciale. Aucune Loi en Belgique n’interdit de déchirer un livre religieux. Ce qui est interdit, c’est de crier, par exemple, «les musulmans dehors» en déchirant un coran. Ou «les Juifs au gaz» en déchirant la Torah. Ou «mort aux Français» en déchirant un exemplaire de Charlie Hebdo. À moins que le fait de déchirer un livre excuse les autres actes qui, avec cette déchirure, constituent le délit ?

Donc, oui, cette personne a bien dû être condamnée «pour injures raciales», c’est notamment sur ce point que Belga a péché par omission (ce que l’agence a reconnu dans une justification ultérieure dans laquelle elle regrette que le journaliste n’ait tenu compte que de l’explication de l’avocat de la défense). Je n’ai du reste par justifié la sentence envers Arne S par une appartenance à un parti, mais complété un exposé lacunaire quant aux circonstances : de fieffés xénophobes se seraient retrouvés dans un café, en même temps que quelques «musulmans» (leur qualité de musulman n’est même pas établie), cela, après une manifestation du Vlaams Belang contre l’ouverture d’une mosquée à Ostende. L’avocat d’Arne S prétend qu’un des «musulmans» lui aurait jeté le Coran à la tête. Arne S l’aurait alors déchiré. Ça, c’est la version de l’avocat. Il nous demande d’imaginer un jeune musulman qui va dans un café (où l’on sert de l’alcool, à moins que les islamophobes soient allés boire un pot dans un maqhâ par sens de la provoc, mais je n’en connais pas à Ostende), avec son coran, et le jette à la tête d’un manifestant sachant qu’il n’est certainement pas seul

Le Vlaams Belang est islamophobe parce que c’est le moyen le plus simple aujourd’hui en Belgique d’exprimer sa xénophobie envers les immigrés méditerranéens (tout autre moyen contreviendrait à la Loi contre le racisme). Il n’est pas particulièrement laïc, ce sont les «valeurs chrétiennes» qu’il défend en demandant l’expulsion des «musulmans», qui, selon eux, veulent «dans leur large majorité» islamiser l’Europe. Avant la Loi contre le racisme, il préconisait de réexaminer toutes les naturalisations intervenues depuis 1974. Ce parti, que je qualifie de néo-nazi sur base d’arguments factuels, appelle les Flamands à devenir des «guerriers» pour «défendre ‘leurs’ enfants» contre l’«Eurabia». Vous noterez que ce dernier terme ne fait pas référence à l’islam, mais bien à l’Arabie. À ce sujet, le Vlaams Belang affirme notamment que «Bruxelles va devenir la capitale de l’Eurabia et ressemblera à une ville d’Afrique du Nord ou d’Arabie saoudite». Quand un proche ou un membre de ce mouvement déchire un coran devant des musulmans, ce n’est donc pas un geste anticlérical : la critique de l’islam n’est pour lui qu’un moyen pour tenter de débarrasser la Belgique des «immigrés».

Le second argumentum ad hominem (celui vous concerne) n’était donc pas là pour «défendre» Charlie Hebdo mais pour souligner l’absurde de la situation. Votre article revenait au final à défendre un parti qui, si vous étiez belge ou viviez en Belgique, vous renverrait volontiers «au bled» pour le seul nom que vous portez. L’article que le Vlaams Belang a publié sur l’affaire n’est cependant pas très différent du vôtre (vous devrez me croire sur parole, il est en néerlandais). Ni celui de Riposte laïque. Les sites islamistes ne sont pas en reste, qui concluent tout aussi bêtement que déchirer un Coran est désormais interdit en Belgique. J’eus préféré que la riposte de Charlie fût mieux renseignée et ne conclue pas avec la même facilité, tire d’autres conclusions.

Et bien sûr, je sais que tout le monde sait que vous ne défendez pas les racistes, sinon, je ne me serais jamais permis ce titre. Mais en arriver — involontairement, je le crois volontiersà défendre ceux qui s’opposent à la liberté religieuse autant qu’à la liberté d’expression (le Vlaams Belang a notamment ouvert un site où les écoliers peuvent dénoncer leurs professeurs «trop de gauche»), pour s’attaquer à un excès qui n’a probablement pas existé, me paraissait mériter une chiquenaude. Surtout venant d’un journal qui a, un jour, viré un journaliste qui se moquait de la conversion au judaïsme d’un certain fils de président.

Sinon, en général, l’Hérétique est bien sympathique.

Syrie: Paris et Londres livreront des armes aux rebelles même sans accord à l'UE

Syrie

Paris et Londres livreront des armes aux rebelles même sans accord à l'UE

AFP, le 14 mars 2013

Paris et Londres vont demander d'avancer la prochaine réunion de l'Union européenne sur l'embargo sur les armes pour la Syrie et, à défaut d'unanimité, décideront à titre national d'en livrer aux rebelles, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius.

La France et la Grande-Bretagne demandent "aux Européens, maintenant, de lever l'embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre", a-t-il déclaré à la radio France Info.

A défaut de l'unanimité requise à l'Union européenne pour lever cette mesure, Paris et Londres prendront la décision de livrer des armes, car la France "est une nation souveraine", a précisé le ministre.

Mardi, le Premier ministre britannique David Cameron avait déjà indiqué que son pays pourrait se désolidariser de l'embargo de l'UE en cours, en fournissant des armes à l'opposition syrienne pour lutter contre le président Bachar al-Assad.

La prochaine réunion de l'Union européenne sur l'examen de l'embargo sur les armes à destination de la Syrie est prévue fin mai. Laurent Fabius a toutefois indiqué jeudi que Paris et Londres allaient demander à ce que cet examen ait lieu plus tôt.

"Il faut aller très vite" et "nous allons demander avec les Britanniques que la réunion (...) soit avancée", a-t-il dit, n'excluant pas qu'elle intervienne avant fin mars. "On ne peut pas accepter qu'il y ait ce déséquilibre actuel avec d'un côté l'Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l'autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre", a fait valoir Laurent Fabius. "Lever l'embargo c'est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation", a-t-il estimé.

Le conflit en Syrie a fait, selon l'ONU, plus de 70.000 morts depuis son déclenchement le 15 mars 2011.

09:08 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les condamés à moins de 3 ans sauteront la case prison

Les condamés à moins de 3 ans sauteront la case prison

Annick Hovine, le 14 mars 2013

Pour les cas simples, le directeur de prison peut décider, le jour même où le condamné se présente, de lui accorder (ou pas) le bracelet.

Sauf exceptions, la surveillance électronique doit devenir la norme pour l’exécution des peines d’emprisonnement de moins de trois ans. C’est le principe de base de la circulaire envoyée mardi par la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), à toutes les prisons et maisons de justice du pays.

En clair : les condamnés concernés purgeront de préférence leur peine à la maison, avec un bracelet électronique placé à la cheville, qui est relié à un boîtier de surveillance installé dans leur domicile. S’ils quittent le périmètre autorisé en dehors des heures de liberté, le box envoie un signal qui déclenche immédiatement une alarme au Centre national de surveillance électronique (CNSE), la "prison virtuelle" installée à Bruxelles.

CQFD ?

Depuis son entrée en fonction, la ministre Turtelboom tente de concilier deux objectifs : l’exécution effective et rapide de toutes les peines, pour "rendre sa crédibilité au système pénal", et lutter contre la surpopulation carcérale, véritable cancer des prisons belges. Elle avait ainsi proclamé haut et fort que les courtes peines d’emprisonnement devaient aussi être purgées, pour éviter de voir grandir le sentiment d’impunité. Mais enfermer davantage, c’est augmenter encore le nombre de détenus et aggraver d’autant les problèmes des établissements pénitentiaires qui débordent de partout. D’où l’idée de systématiser la surveillance électronique comme modalité d’exécution des peines qui n’excèdent pas trois ans. De cette façon, on applique les décisions des juges et on donne suite à la sanction pénale mais sans gonfler la cohorte de détenus.

CQFD ? "Il y a un corollaire : le système ne peut fonctionner que s’il est efficace et crédible", commente Laurent Sempot, porte-parole de l’administration pénitentiaire. C’est-à-dire s’il y a assez de bracelets et de box disponibles ; si le condamné ne doit pas attendre - comme cela arrivait jusqu’ici - jusqu’à un an et demi (!) après le jugement pour être effectivement placé sous surveillance électronique

Il y avait effectivement des problèmes de délais, reconnaît Laurent Sempot. Ils devraient être réglés par la nouvelle circulaire qui modifie les procédures d’octroi de la surveillance électronique et accélère les procédures d’activation.

Entre le billet d’écrou et le placement effectif du dispositif de surveillance électronique, il ne devrait désormais plus s’écouler que quelques semaines.

Le jour même

Pour les cas simples, le directeur de prison peut décider, le jour même où le condamné se présente, de lui accorder (ou pas) le bracelet. Il faut que l’intéressé lui fournisse une adresse et un numéro de téléphone ou de portable auquel on peut le joindre - ce qui exclut les étrangers, sans-papiers et autres SDF... Le directeur doit alors s’assurer, par téléphone, de l’accord d’un (éventuel) cohabitant majeur domicilié à cette adresse. Il contacte ensuite le Centre national de surveillance électronique pour fixer une date d’activation du dispositif de surveillance électronique. Le condamné est alors mis en interruption de peine jusqu’à cette date, à laquelle démarre la surveillance électronique.

Pour les dossiers plus compliqués, où des conditions particulières s’imposent, le directeur de la prison doit prendre une décision motivée d’octroi ou de refus dans les 14 jours ouvrables de la réception du rapport d’enquête sociale.

Pour les auteurs de délinquances sexuelles sur des mineurs dont la peine dépasse un an, la mise (ou non) sous surveillance électronique doit être décidée par la direction Gestion de la détention.

08:58 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 mars 2013

Antisémitisme: un événement épouvantable et scandaleux au Parlement régional bruxellois

 "Antisémitisme

Un événement épouvantable et scandaleux au Parlement régional bruxellois"

Philosémitisme, le 13 mars 2013

Contexte: Belgique francophone, ne dites plus antisémite dites "inculte" ou "naïf" et PS belge : une caricature négationniste pour illustrer un débat sur le sionisme

Jacques Brotchi est un éminent neurochirurgien belge qui a fondé le service de neurochirurgie de l’hôpital Erasme. Il est membre du Parlement bruxellois et du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (MR). Le 8 mars il écrivait sur Facebook:

"Aujourd'hui, j'ai vécu un événement épouvantable et scandaleux au Parlement régional bruxellois. Mon collègue Alain Destexhe interpellait la ministre CDH Céline Fremault [Note: son parti ne semble pas avoir sanctionné le conseiller échevinal Abdullah Mohammad qui a tenu des propos antisémites] au sujet d'une affiche antisémite [du dessinateur français Zéon] publiée par la section socialiste de Molenbeek et annonçant un débat sur le sionisme. La ministre a relativement bien répondu mais le PS, par l'entremise de son chef de groupe Rudy Vervoort, a tout fait pour empêcher Alain Destexhe de parler, relayé par plusieurs députés PS. Ce que j'ai vécu m'a traumatisé et j'ai dû sortir, ne supportant pas les cris et injures du PS vis-à-vis d'Alain Destexhe, qui a eu le courage de dire la vérité. Dans une société démocratique, dans un Etat de droit, ce comportement est inadmissible et intolérable. Vraiment, j'ai été profondément choqué par ce que j'ai vécu cet après-midi au parlement bruxellois."

Réaction du politogue Claude Moniquet: "Malheureusement, je ne suis pas étonné. Entre les injures de certains et cette affaire d'affiche répugnante, il est plus que manifeste que le P.S. a un gros problème dans certaines de ses sections et, singulièrement, à Molenbeek. Triste de voir un grand parti démocratique et laïc sombrer de la sorte en refusant de prendre les mesures qui s'imposent pour faire le ménage dans ses rangs..."  [La réalité est telle qu'il n'y a rien à faire.  La situation va se détériorer - qu'on le déplore - ce qui est loin d'être le cas de tous les démocrates - ou non.]

Alain Destexhe (Facebook): Séance agitée au Parlement bruxellois où j'interrogeais la ministre sur la caricature antisémite relayée par le PS de Molenbeek et une association (Présence Action Culturelle) proche du PS et subventionnée par la Région.  La plupart des députés ne veulent pas voir réalité de la montée de l'antisémitisme à Bruxelles. Un des membres du personnel (qui n'est pas juif) m'a ensuite confié que, récemment un jour de pluie, il portait un grand manteau et un chapeau. Cela a suffit pour qu'il entende "Nique Israël" et se fasse traiter de "sale juif" par une bande de jeunes!!!

Nous ne devons pas accepter ce retour de l'antisémitisme qui s'infiltre jusqu'au sein de partis démocratiques. On aurait aimé des réactions plus fermes!

Repris du blog d'Alain Destexhe (Député de la Communauté Wallonie - Bruxelles): Une caricature digne de la propagande nazie:

J'aimerais revenir un instant sur la caricature antisémite diffusée par le PS molenbeekois à l'occasion d'une conférence sur le sionisme (voir post précédent)

Je suis surpris de constater que cette affiche, absolument ignoble, ne suscite pas plus de réaction de la part des médias ou de la classe politique. Elle est, pourtant, symptomatique d'une montée de l'antisémitisme au sein même du PS bruxellois. Un antisémitisme qui se développe également chez les jeunes, plus particulièrement au sein de la communauté arabo-musulmane.

Certes, la conférence a été annulée. Et le Président du PS molenbeekois (dont je n'avais personnellement jamais entendu parler jusqu'alors) a regretté ce "dérapage". La caricature aurait ainsi été choisie à l'insu du plein gré des militants socialistes, selon la formule consacrée... L'affirmation selon laquelle cette caricature n'aurait été choisie que par "maladresse" me semble malheureusement peu plausible.

La caricature mérite d'être décortiquée. Chaque détail compte. Et il est un fait certain que les membres du PS molenbeekois qui auront fait le choix de l'utiliser savaient très bien toute la portée symbolique véhiculée par ce dessin.

Tous les stéréotypes présents: Qu'y voit-on ? Le personnage principal, d'abord. Il porte un masque. Car, c'est bien connu, "le Juif" avance masqué. Le petit chapeau noir sur la tête est celui porté par les Hassidim, les Juifs ultraorthodoxes. Une image assez récurrente chez les nazis, les communautés juives d'Europe de l'Est comptant à l'époque en leur sein un nombre important de groupes très religieux. C'est aussi cette caractéristique que reflète la barbe du personnage, les Juifs étant en principe tenus de porter la barbe. Le nez proéminent et les oreilles pointues parachèvent le profil-type du Juif tel que perçu par les antisémites.

Les vêtements du personnage renvoient quant à eux à l'image du Juif/Israélien comme "boucher" des innocents. Outre le sang dans lequel semble avoir baigné son uniforme, les plus avertis reconnaîtront les lettres hébraïques "tsadé", "" et "lamed", acronyme de "Tsva Haganah LéIsraël" (soit "Armée de Défense d'Israël"), plus couramment prononcé "Tsahal" et désignant l'armée israélienne. Les dents acérées du personnage et la bave qui en coule renforcent l'image du Juif "assoiffé de sang".

En outre, la présence sur l'épaule droite du personnage des drapeaux israélien et américain vient confirmer une idée fort répandue dans les milieux antisémites: le lobby juif contrôle la politique américaine et manipule les cercles de pouvoir de Washington, de telle sorte que les Etats-Unis et Israël, c'est bonnet blanc et blanc bonnet. On notera, enfin, la chevalière du personnage. Car oui, c'est bien connu : le Juif est riche.

Attardons-nous maintenant sur le geste du personnage principal.

Une balance se tient devant lui. D'un côté, un Juif que l'on devine rescapé des camps d'extermination (on ne pourra donc pas reprocher au dessin d'être "négationniste"). Par contre, on devine que son poids, par la volonté du personnage principal, pèse beaucoup plus que celui des "damnés de la Terre" réunis, qu'il s'agisse des esclaves Noirs, des Indiens d'Amérique ou encore de personnes issues du Tiers et du Quart monde. Un dessin qui s'inscrit donc grosso modo dans la même veine que la "pornographie mémorielle" évoquée par l'humoriste Dieudonné, plusieurs fois condamné pour antisémitisme.

Cette caricature doit être vue par le plus grand nombre, quitte à être recontextualisée. Il est essentiel de pouvoir la décortiquer, afin de prendre conscience du degré d'ignominie des militants socialistes qui n'ont pas hésité à l'apposer sur une affiche relative à un évènement officiel de leur section. Elle démontre enfin, si c'était encore nécessaire, que derrière le masque de l'antisionisme (le militaire israélien ne porte après tout que le "masque" du Juif - or, beaucoup d'antisionistes prétendent que les Juifs religieux seraient hostiles à l'Etat d'Israël, ce qui n'est pas exact) se cache presque systématiquement un antisémitisme virulent. C'est manifestement le cas ici. Que fait le centre pour l'égalité des chances ?

[1] Le parti de Mme Céline Fremault (CDH) ne semble pas avoir sanctionné

Propagande à la RTBF : la Belgique sous influence de la désinformation à la française

"Propagande à la RTBF

La Belgique sous influence de la désinformation à la française"

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Par Jean-Patrick Grumberg, le 13 mars 2013

Pour nous informer de la guerre en Somalie, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) parle des «islamistes», des «islamistes somaliens» et des «Shebab».

Quand elle évoque la situation en Afghanistan, elle titre «Taliban», et non Afghans, pour désigner les islamistes.

A propos de la guerre au Mali, elle utilise les termes «chef islamiste» pour désigner Mokhtar Belmokhtar, bastion islamiste pour les poches de résistance, et «terroristes islamistes» pour qualifier les combattants.

Direction le Proche Orient, c’est la rupture brutale d’atticisme. Là, plus question d’islamistes, et encore moins de terroristes (j’informe mes confrères de la RTBF – qui sans doute l’ignorent – que leur pays et l’UE ont classé le Hamas parmi les organisation terroristes).

Un terroriste membre du Hamas est tué par l’armée israélienne ? l’Agence Belga parle d’un «Palestinien», comme si la victime était dentiste ou facteur, comme si c’était un père tranquille, un bon père de famille sauvagement assassiné par les méchants sionistes avides de sang humain, un «Palestinien» qui ne faisait aucun mal et ne demandait rien à personne…

Démonstration de la lâche soumission des journalistes belges à la dictature de Paris (1) :

1) Gros titre :

Conflit israélo-palestinien – Un Palestinien tué et 2 blessés par l’armée israélienne en Cisjordanie

2) 2ème titre :

(Belga) Un jeune Palestinien a été tué par balle et deux autres blessés mardi soir par l’armée israélienne près d’Hébron, dans le sud de la Cisjordanie, a-t-on affirmé de sources sécuritaires palestiniennes et militaires israéliennes.

Il faudra attendre le corps de l’article pour apprendre qu’il s’agit d’un islamiste :

3) corps de l’article :

Selon ces sources, Mahmoud Al-Titi, âgé de 23 ans et membre du mouvement islamiste Hamas (on va bientôt nous dire que le Hamas est un club de bridge), a trouvé la mort dans des heurts avec des soldats israéliens dans le camp de réfugiés d’Al-Fawwar, au sud d’Hébron. Donc le Hamas est islamiste, mais pas terroriste islamiste, comme si c’était «moins grave».

Si la Pravda décide de se reformer, elle n’aura aucun mal à recruter…

(1) http://www.rtbf.be//detail_conflit-israelo-palestinien-un-palestinien-tue

Les Frères et le sionisme

Les Frères et le sionisme

Par Ahmed Halfaoui, le 12 mars 2013

L’histoire répond souvent aux besoins des sociétés de régler leurs comptes aux équivoques. C’est ce que sont en train de subir les Frères chez les Arabes et assimilés. Il faut dire que l’exemple du grand frère turc, Rajeb Tayeb Erdogan, ne signifiait pas grand-chose. Mais quand Mohamed Morsi, le président égyptien, s’y met, ce ne sont plus des doutes qui assaillent l’opinion.

On pouvait deviner que les accointances avec les Etats-Unis n’étaient pas gratuites, que la reconduction des relations israélo-égyptiennes ne relevait pas du simple respect des accords internationaux, sauf que les certitudes se mettent en place. Les Frères sont bien inscrits dans le camp qu’ils ont aidé à déstabiliser ou à détruire les nationalismes de la région. Même si, dans le discours officiel, ils sont autorisés à y aller de leurs diatribes, même s’ils croulent sous les lauriers pour avoir «réussi» à parvenir à un cessez-le-feu à Ghaza, les Frères égyptiens ont avant tout accepté de garantir à l’entité sioniste de ne plus subir la riposte, car c’est de riposte qu’il s’agit, contre son blocus.

Apparaît cette lettre de Morsi, écrite le 19 juillet dernier, à Shimon Peres, où il lui donne du «mon cher et grand ami», «votre ami fidèle», lui fait part de son «grand désir de développer les relations amicales», des propos qui dépassent largement le simple effet protocolaire. Hosni Moubarak aurait été plus sobre. Le pire est que la lettre a d’abord été cachée et niée, prouvant l’intention coupable d’une personne issue d’un mouvement dont la principale insulte contre les adversaires politiques est leur assimilation aux Juifs.

Les Frères marocains, plus loin des regards, n’en font pas moins dans ce type de relations, en droite ligne de la conduite de Mohammed VI qui, selon un article de JSS News, «est à l’image de son père, un bon roi. Mais il sera demain un grand roi quand il rentrera dans les livres d’histoire pour son apport à la paix au Proche-Orient» et, selon le souhait de Barack Obama, «va jouer un rôle important dans le rapprochement entre le Monde arabe et Israël». Le député druze israélien, Majali Wahabi, vice-président de l’Assemblée parlementaire pour la Méditerranée (APM), qui a répondu au message : «La famille royale vous invite à titre personnel au colloque (les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen) comme prévu (Ouarzazate du 14 au 16 septembre)», a tenu des entretiens officiels avec des membres du Parlement marocain et des ministres du «nouveau gouvernement marocain».

En Tunisie, c’est une clause antisioniste qui met les Frères dans l’embarras. Ils sont contre le fait, avec acharnement, que cette clause, qui criminalise «toute forme de normalisation avec l’entité coloniale sioniste», soit inscrite dans la Constitution. Encore, peut-être, loin de s’accuser de vouloir nouer des relations avec le sionisme, ils n’en trahissent pas moins un sens caché dans cette attitude, qui ne peut avoir comme explication que la réponse aux exigences des alliances qu’ils ont contractées avec, au moins, les néoconservateurs étatsuniens et à celles de ne rien gâcher de la sympathie occidentale en général. Et plus loin, se maintenir dans la ligne de leur confrérie.

12 mars 2013

La double allégeance

La double allégeance

Chiourim, le 27 janvier 2011

La double allégeance a toujours été comme une épée de Damoclès sur la tète des personnalités juives de la Diaspora. Leur amour d’Israël peut-il être plus fort que leur loyauté envers leur patrie ?

La Yeshiva University de New-York vient d’envoyer 40 de ses étudiants en Israël pour une mission d’une semaine. Le but : rencontrer des personnalités de tous les milieux, religieux ou non, hommes politiques, nouveaux émigrants etc… pour comprendre comment les juifs de la Diaspora appréhendent la dualité de leur attachement à Israël et à leur «ancienne» patrie.

Ces futurs cadres d’organisations juives et leaders de leur communauté, se doivent de comprendre comment on peut s’intégrer en Israël, accepter un autre mode de vie voire de penser. Rav Kenneth Brander, doyen du Centre pour le Futur Juif, responsable du programme, pense que cette expérience est importante pour les étudiants qui doivent apprendre à construire un lien fort avec Israël. Cela devrait leur permettre de mieux appréhender certains problèmes aux quels ils devront faire face comme par exemple celui de la tolérance entre religieux et non religieux ou encore les écarts existants entre les lois juives et les valeurs démocratiques. Tout cela devra les aider à mieux guider leur future communauté.

D’autres missions sont prévues tout au long de l’année en Israël et dans le reste du monde afin de parfaire l’éducation de ces futurs leaders du monde juif.

11 mars 2013

Massacres en Syrie : Huda TV

Massacres en Syrie

Huda TV

Les brigades internationales du Djihad

Les brigades internationales du Djihad

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Dominique Jamet, le 10 mars 2013

«Grosse outre de vin ! Gueule de chien ! Cœur de lièvre !» Grecs ou Troyens, les héros de l’Iliade, avant d’affronter et, si possible, avec l’aide des Dieux, de terrasser l’ennemi, ne manquent pas de lui envoyer à la figure des injures homériques. C’est de bonne guerre, et c’est vieux comme la guerre. Il s’agit clairement, pour se donner courage et bonne conscience, de diminuer, de caricaturer, de traîner dans la boue, dans un premier temps métaphoriquement, celui dont, après l’avoir vaincu, on attachera le cadavre à son char. Ainsi en usera Achille avec Hector…

Faut-il, parce que l’on appartient à deux camps opposés, se mépriser et se méconnaître ? Ne pas se tromper d’adversaire est une chose, ne pas se tromper sur l’adversaire en est une autre. Il n’y a pas de honte à faire preuve de lucidité. On ne s’affaiblit pas en cherchant à comprendre ce que sont les raisons d’un engagement, les enjeux d’un conflit, à savoir pourquoi et contre qui l’on combat.

Il y a soixante-dix-sept ans, venus de tous les coins de la terre, quelques dizaines de milliers de volontaires s’enrôlèrent aux côtés de l’Espagne républicaine. Polonais, anglais, américains, français, les membres des Brigades internationales n’étaient ni des voyous ni des mercenaires. Ils pensaient défendre la cause de la légalité, de la justice, de la liberté. Ceux d’entre eux, heimatlos allemands ou italiens, dont la présence symbolisait la rupture radicale avec leur pays d’origine, avaient troqué le drapeau national pour le drapeau rouge. La patrie pour laquelle ils avaient opté était la Révolution, telle qu’ils croyaient qu’elle s’incarnait dans l’Union soviétique. Le choix du cœur plutôt que le droit du sol. Les malheureux ! S’ils avaient su ce qu’ils faisaient, qui les manipulait et où cela les mènerait

Libyens, égyptiens, tunisiens, algériens, syriens, saoudiens, des milliers, peut-être des dizaines de milliers de volontaires combattent aujourd’hui sous les drapeaux verts et noirs de l’islam et du salafisme. Certains membres de ces nouvelles Brigades internationales sont porteurs de papiers d’identité qui attestent de leur nationalité officielle, britannique, allemande ou française. Leur engagement et leur comportement prouvent qu’à leurs yeux, cette nationalité n’est qu’un chiffon de papier et que leur seule allégeance, ignorant et transcendant les frontières, va à leur religion, ou plus précisément à l’idée qu’ils s’en font. Des fanatiques, des tueurs ? Tant qu’on voudra, mais prêts aussi bien à mourir qu’à tuer : ni des fous ni des lâches.

Le choix qu’ils ont fait les désigne comme les ennemis irréconciliables de tout ce en quoi nous croyons, de tout ce que nous avons bâti, de tout ce que nous sommes, et cela seul justifie que nous leur fassions une guerre sans merci, et pas seulement sur le théâtre des opérations mais sur tous les terrains, jusqu’à la victoire finale. Pour autant, nous ne perdrons rien à connaître et à reconnaître leurs motivations ni à leur accorder le respect auquel ont droit ceux qui mettent leur peau au bout de leurs idées.

Manifestation Syrie : Stop à l’hypocrisie

Manifestation Syrie : Stop à l’hypocrisie

Manifestation ce 15 mars 2013, de 15h à 17h, place du Luxembourg

A l’occasion du deuxième anniversaire de la révolution syrienne, le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne organise une manifestation en face du Parlement européen à Bruxelles.

Nous condamnons la politique internationale hypocrite en général, et celle de l’Europe en particulier face aux crimes du régime syrien.

Plus de 70.000 morts ont été recensés et des centaines de milliers de personnes blessées et détenues.

Plus d’un million de personnes sont sans toit et déplacées.

L’Union Européenne refuse au peuple syrien le droit légitime de se défendre en prolongeant l’interdiction de vente d’armes à l’armée syrienne libre. Les équipements militaires non létaux (comme des gilets pare-balle) et l’aide technique ne protègeront pas la population civile des missiles et des bombardements par avion.

Le régime de Bachar Al Assad reçoit toujours l’aide massive de la Russie et de l’Iran, en matériel de guerre et en hommes.

Nous demandons à l’Europe de changer son attitude défaitiste en changeant les paroles et déclarations en actes concrets.

Le mur de la peur est tombé en Syrie et un retour en arrière est inenvisageable. L’Europe et le monde peuvent aider le peuple syrien à écourter ses souffrances en étant debout à ses côtés par des actes concrets.

Les syriens demandent des armes pour se défendre d’un régime sans scrupule.

Comité belge pour soutenir la révolution syrienne : contact@15marsrevolution.com