14 avril 2013

Un appel musulman condamne les volontaires belges en Syrie

Un appel musulman condamne les volontaires belges en Syrie

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Ricardo Gutierrez, le 14 avril 2013

Pour la première fois, une organisation religieuse musulmane condamne le phénomène des jeunes belges partis combattre en Syrie. Le théologien Mohamed Ramousi, au nom du Forum Musulmans et Société (FMS), appelle les imams à dénoncer l’embrigadement de jeunes exaltés au nom de l’islam.

La démarche n’est pas banale : c’est la première fois qu’une organisation religieuse islamique dénonce, en Belgique, l’instrumentalisation de l’islam par les recruteurs de volontaires pour la Syrie. Le théologien Mohamed Ramousi insiste : «L’islam semble avoir bon dos pour justifier et manipuler des individus… Il importe de se positionner».

FMS rappelle que la Ligue des Savants Syriens a appelé les Syriens à la lutte en mentionnant qu’il s’agit d’un : «appel aux Syriens à défendre leurs terres» et non leur religion, puisque leurs adversaires, les fidèles du président Bachar El-Assad, sont aussi musulmans. «Ils précisent, insiste M. Ramousi, qu’il s’agit bien d’un «appel à ceux dont les conditions sont réunies pour participer à ce combat», non les Belges. Quand cette Ligue a mentionné les musulmans de l’étranger, elle a parlé d’aides sous forme de nourriture ou de contributions financières, voire de conseils militaires de spécialistes et non d’enrôlement militaire de jeunes étrangers.

Le théologien belge rappelle que du point de vue de l’islam, «en dehors du cas de l’agression directe et physique vécue par le musulman sur le territoire où il vit, il n’est permis au musulman d’aller combattre que s’il bénéficie de l’accord de ses parents», même si ces derniers ne sont pas musulmans et quelle que soit la légitimité de ce combat.

L’association FMS appelle les imams et les cadres musulmans de Belgique a réaffirmer cette position : «Nombre d’associations musulmanes et mosquées ainsi que les cadres religieux ont tout à gagner en rompant avec le charme contre-productif de «la politique de l’autruche» voire du déni de réalité», insisté Mohamed Ramousi.

FMS rappelle le danger social de tels embrigadements : «L’histoire contemporaine nous démontre à satiété que les personnes ayant bénéficié d’entraînements militaires et de formations au maniement des armes, ou pire encore, celles qui ont ôté la vie à d’autres personnes, sont plus enclines à susciter des drames sociaux. Dans ce cas-ci, il y a des va-t-en-guerre âgés d’une quinzaine d’années, ce qui laisse présager le retour de flamme possible à terme. À l’instar du gang de Roubaix entraîné en Bosnie et se livrant, quelques années plus tard, en 1996, à des braquages virant au carnage urbain en France : fusillades aux armes de guerre, lance-roquettes, fusils d’assaut, grenades, meurtres, courses-poursuites…».

Mohamed Ramousi appelle les musulmans de Belgique à dénoncer fermement le départ de jeunes musulmans belges pour la Syrie. En rappelant la position de l’islam, mais aussi en proposant une écoute et un accompagnement aux jeunes qui seraient tentés par le départ au combat.

12:31 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Une psychiatrie qui contribue à la création de monstres

Une psychiatrie qui contribue à la création de monstres

Jacques Laruelle, le 13 avril 2013

Les psychologues choisis par la défense de De Gelder dénoncent les dérives du procès. Et beaucoup les rejoignent.

"Lâche. Tu es même trop lâche pour te pendre" : cette phrase, lancée en plaidoirie par une avocate des parties civiles au procès de Kim De Gelder, est d’une incroyable violence. Surtout quand l’on sait que l’accusé avait tenté de se suicider en se couchant sur des voies de chemin quelques années avant la tuerie de Termonde. Et qu’il n’avait eu la vie sauve que grâce au conducteur qui l’a vu à temps.

Le procès de Kim De Gelder a été tendu, violent. En raison de l’atrocité des faits : massacrer des bébés ébranle la société dans ses fondements car c’est s’attaquer à ce qu’elle a de plus cher. Et personne n’y est indifférent. Kim De Gelder a été condamné à la perpétuité après avoir été reconnu responsable de ses actes. C’était un des enjeux de ce procès où les témoignages des psychiatres et psychologues étaient particulièrement attendus.

Au lendemain du procès, le Professeur Verhaeghe, qui enseigne notamment le diagnostic psycho-clinique à l’Université de Gand, était le premier à s’être interrogé dans une "Chronique d’une condamnation annoncée" publiée dans "De Morgen".

Il soulignait que la société attendait de la psychiatrie qu’elle considère comme "fous" des auteurs comme Breivik, Van Themsche ou De Gelder ("une personne normale ne commet pas de tels actes") mais aussi qu’elle voulait entendre, de cette même psychiatrie, que l’auteur n’était pas "fou", si bien qu’il était possible de le punir. Il se disait persuadé que le diagnostic de schizophrénie - présenté au procès par Nathalie Laceur et Geert Hoornaert, deux psychologues cliniciens désignés par la défense - était le bon. Ils avaient été approchés par Me Haentjens qui ne retrouvait pas dans le rapport des psychiatres judiciaires l’homme qu’il visitait en prison depuis quatre ans. Ils l’ont vu six fois.

La condamnation pénale de Kim De Gelder est aujourd’hui définitive. Le délai de cassation est dépassé. Mme Laceur et M. Hoornaert sortent du bois. Pour plaider pour une véritable psychiatrie judiciaire, strictement clinique et pour le respect d’une justice digne de ce nom.

Ils ont rédigé un manifeste (voir ci-contre). Rien à voir toutefois avec une frustration de ne pas avoir été entendu au procès. Ils ont déjà rassemblé autour de leur texte plus de cent signataires : des artistes de renom, des académiques de haut vol, que ce soit du droit ou des sciences du comportement, des avocats. Autant de noms qui témoignent d’une véritable interrogation.

Pour les deux psychologues, Kim De Gelder, est un véritable cas d’école paradigmatique de la schizophrénie.

Au cours de ses interrogatoires, rappelle M. Hoornaert, Kim De Gelder a donné quinze motifs pour ses crimes. Les psychiatres judiciaires n’ont pas pour autant conclu à l’incohérence - symptôme de la schizophrénie - mais à la simulation, à la manipulation de la part de l’accusé. Parmi tous ces motifs avancés, ils en ont choisi un, qui va dans le sens de la psychopathie, qui n’est pas une maladie mentale. "Cette hypothèse de simulateur a mis une chape sur le procès et la lecture clinique du cas est devenue illisible", décrypte M. Hoornaert. Et, dire que Kim De Gelder est capable de simuler et de manipuler, cela ouvre la route pour dire que sa capacité de réflexion n’est pas atteinte, renchérit Mme Laceur.

Une psychiatrie à l’écoute du sujet

"Si nous avons écrit ce manifeste, c’est parce que nous estimons que ce procès a atteint l’intégrité de la psychiatrie. Je suis pour l’éthique de la psychiatrie : être à la recherche, sans a priori, d’un sujet. Qui est-il ? Pour le faire, il faut écouter, éventuellement se renseigner auprès des proches", dit Mme Laceur.

Pour celle-ci, également assistante à la faculté de psychologie de l’université de Gand, la psychiatrie judiciaire "se profile comme une discipline qui peut se mettre au service de la société, alors qu’elle devrait être le refuge de celui qui souffre dans la société" .

La faute aussi, dit M. Hoornaert, à l’utilisation abusive des critères du DSM-4, ce manuel statistique de psychiatrie, qui permet de porter un diagnostic (et la médication à prendre) sur base des seuls symptômes, sans prendre en compte le vécu : "Si la psychiatre se réduit à cela, elle n’est plus que l’annexe de la fonction policière."

Peu d’écho a été donné dans la presse du témoignage des deux psychologues. "L’esprit critique avait comme disparu pendant le procès, comme séduit par l’appel du peuple à punir ce monstre", juge aujourd’hui Mme Laceur qui veut aujourd’hui "soulever le couvercle de la psychiatrie judiciaire".

11:56 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 avril 2013

Il y a 20 ans, c’était des flamands d’extrême droite qui partaient se battre en Yougoslavie !

Il y a 20 ans, c’était des flamands d’extrême droite qui partaient se battre en Yougoslavie !

Page de suie, le 13 avril 2013

Une certaine presse nous bassine avec quatre pelés – forcément «musulmans»qui vont combattre en Syrie au côté d’un peuple qui se bat contre un dictateur… ouais je sais, c’est plutôt dans les rangs des extrémistes religieux – selon la version des merdias mainstream – qu’on les retrouve, bon. Mais saviez-vous qu’il y a 20 ans c’était des compagnies entières de fascistes et néo-nazis européens qui rejoignaient les rangs de ce qu’ils prenaient – ces cons – pour les dignes descendants des Oustachis (fascistes catholiques), qui combattaient au côté des nazis pendant la deuxième guerre mondiale, contre les résistants Tchetniks (nationalistes orthodoxes) et l’armée nationale yougoslave de Tito (communistes).

Si aujourd’hui, ce sont quelques dizaines de jeunes Belges – parmi lesquels certains musulmans radicaux – qui se battent en Syrie, il y a vingt ans, il s’agissait de jeunes flamands et néerlandais de l'extrême droite qui partaient combattre aux côtés des Croates durant la guerre en Yougoslavie. A l’époque, ce n’était pas Fouad Belkacem de Sharia4Belgium qui recrutait dans la jeunesse, mais bien le Vlaams Blok et le mouvement d’extrême-droite «Voorpost».

Avril 1992. Les hautes sphères anversoises du Vlaams Belang, encore dénommé Vlaams Blok à l’époque, organisent une soirée spéciale «Croatie». Le parti d’extrême-droite flamand s’affiche alors comme l’organisateur de l’évènement, jusqu’à ce que le quotidien Het Nieuwsblad ne l’épingle et le pousse à faire marche arrière. C’est au Voorpost, organisation d’extrême-droite flamande et néerlandaise bâtie sur les cendres de la structure paramilitaire VMO interdite par la loi, d’en reprendre les rennes.

Karl Van den Broeck, journaliste, y était. Il suivait à l’époque le Vlaams Blok pour le journal De Morgen:

«Filip Dewinter et le sénateur Vlaams Blok de l’époque Wim Verreycken y étaient. Durant la soirée, un certain Douwe van de Bos, un militant du Voorpost, a diffusé une vidéo dans laquelle on le voyait en action, accompagné de ses mercenaires. Une fiche de présences circulait dans la salle. Les personnes pouvaient s’y inscrire afin de recevoir de plus amples informations. Deux jours plus tard, le même Douwe van der Bos était invité au quartier général anversois du Vlaams Blok.»

Parvenir à savoir si le Vlaams Blok a effectivement recruté des mercenaires, tout en apportant un soutien militaire aux troupes de combattants volontaires croates, demeure une question très sensible.

Pourtant, dans les pages du Morgen de l’époque, le président des jeunes du Vlaams Blok (VBJ) affirmait que pour autant qu’il sache: «des jeunes flamands étaient partis en Croatie pour prendre les armes». Une déclaration qu’il ravala quelque temps plus tard face au journal Het Nieuwsblad, se mettant ainsi au diapason des déclarations de Filip Dewinter niant la présence en Croatie de mercenaires recrutés par le parti.

Pour comprendre comment la Croatie a été un pôle d’attraction pour des néonazis d’Europe, il faut remonter à la Seconde Guerre mondiale.

Par contre, ce qui apparaît comme certain, c’est que le Vlaams Blok a bien soutenu la lutte croate, notamment en descendant régulièrement jusque Zagreb. Jan Huybrechts, ancien président des VBJ, a voyagé à plusieurs reprises jusqu’en Croatie. Et il existe également cette photo où Filip Dewinter, Francis van den Eynde et le sénateur Wim Verreycken posent fièrement devant un tank Croate. Sans oublier les récoltes de fonds et de matériel organisées par le Voorpost et Volk In Nood, à destination des combattants croates.

Douwe Van der Bos

Il existe peu de documents en Belgique concernant ces jeunes partis se battre en Croatie. A l’inverse des Pays-Bas, où Douwe Van der Bos de la «soirée Croatie», est allé jusqu’à acheter des espaces publicitaires dans le journal De Telegraaf afin de recruter de nouveaux compagnons de lutte.

Van der Bos a toujours évolué dans ces milieux de la droite extrême: ancienne tête de liste du «Centre des démocrates néerlandais» (CD) et ancien membre du conseil d’administration du «Parti du centre», deux partis d’extrême-droite avec lesquels le Vlaams Blok a entretenu de bonnes relations. Sans oublier ses activités dans la sphère du Voorpost.

Les faits veulent que Van der Bos ait combattu aux côtés des célèbres Forces de défense croates (HOS), le bras armé du très radical «Parti croate des droits» (HSP).

D’autres néerlandais ont combattu à l’époque aux côtés des Croates, comme le montre le documentaire «Soldaat in den vreemde» – «Soldat à l’étranger». Également dans «Dutch volonteersin Croatia 1991». Ces documents suivent essentiellement le parcours de Johan Tilder, qui se serait rendu coupable de nettoyage ethnique, assassinats et actes de torture. Finalement rattrapé par les Serbes, il a été abattu lors d’une tentative d’évasion.

Néonazis européens en Croatie

Le fait que la Croatie ait été un pôle d’attraction pour un nombre assez important de néonazis de Flandre et des Pays-Bas n’a en réalité rien d’étonnant. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Oustachis croates – un mouvement séparatiste, antisémite et fasciste – s’étaient battus aux côtés des Waffen SS d’Hitler. Ils étaient craints pour les atrocités et les massacres qu’ils commettaient.

La guerre en Yougoslavie des années nonante a vu réapparaître la symbolique des Oustachis, inspirant des milices extrémistes aux affinités nazies. Des effigies du mythique chef de file oustachi Ante Pavelic ornait les quartiers généraux de ces milices.

Le reportage «Le combat croate» (vidéo ci-dessus) réalisé par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel montre comment, à l’image de ce qui se passe en Syrie aujourd’hui, certains ont convaincu de jeunes néonazis français, belges, allemands, anglais et autrichiens à aller se battre sur le front en Yougoslavie. Ces séquences donnent à voir une petite armée de mercenaires (non rémunérés), composée de jeunes hommes portant des uniformes nazis faits maison, recourant à l’iconographie nazie et témoignant des raisons de leur présence sur place. Des images qui rappellent celles nous parvenant aujourd’hui de Syrie.

Donc cette presse de droite – et nos couillons politiques – qui nous rabâche les oreilles avec ces quelques belges en Syrie, feraient bien de tourner sept fois leur langue de vipères dans le bidet qui leur sert de bouche avant de l’ouvrir et de se couvrir de ridicule… Mais rassurez-vous Joëlle et son âme damnée d’Anemie vont nous pondre une toute nouvelle loi spécialement pour cet «exode» de belges musulmans vers la Syrie, dans le genre de cette loi  – de 1840 – qui interdisait aux belges de s’engager à la Légion Étrangère pour combattre au Mexique.

12 avril 2013

Jeunes Belges en Syrie : L'imam Taouil appelle les autorités anversoises à renforcer le dialogue

Jeunes Belges en Syrie

L'imam Taouil appelle les autorités anversoises à renforcer le dialogue

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Belga, le 12 avril 2013

L'imam anversois Nordine Taouil se dit vendredi ouvert au dialogue avec la Ville d'Anvers quant à la problématique des jeunes radicaux qui partent combattre en Syrie. Il veut agir préventivement, notamment en améliorant la formation des imams. Il existe déjà, au sein de la communauté musulmane d'Anvers, des organes disposant d'une expertise suffisante pour endiguer la radicalisation des jeunes, souligne l'imam Taouil. "Le dialogue est nécessaire. Il existait sous la précédente législature via le 'dialogue des mosquées', j'espère que la majorité actuelle trouvera rapidement un moyen de continuer dans cette voie."

En ce qui concerne la prévention, l'imam considère crucial que soit particulièrement pris en compte le haut taux de chômage des jeunes de la Métropole. "Ce sont principalement ceux qui n'ont rien à faire qui tombent dans les griffes de la radicalisation." Il faut également améliorer la formation des imams, poursuit-il. "Nous ne sommes que trois imams reconnus et néerlandophones à Anvers. Les jeunes vont donc régulièrement sur internet à la recherche d'informations." Les jeunes qui reviennent de Syrie pourraient séjourner un certain temps dans une institution fermée, propose enfin l'imam Taouil. "Ces jeunes reviennent avec un sentiment de revanche. Dans un centre fermé, ils pourraient être aidés par des théologiens, sociologues et psychologues.

19:06 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tunisie : recrute candidats au paradis

 Tunisie : recrute candidats au paradis

Par Frida Dahmani, le 12 avril 2013

Proies faciles de marchands de religion sans scrupule, des apprentis jihadistes s'enrôlent pour combattre le régime syrien «impie».

«Après la prière de l'aube à la mosquée, il n'est pas rentré.» Effondrée, Mounira n'a rien vu venir. Son fils, Khaled Ouali, à peine 21 ans, s'est enrôlé pour le jihad en Syrie. «Un reportage de la télé syrienne a révélé que mon frère, disparu depuis cinq mois, était mort aux côtés de l'Armée syrienne libre [ASL]», témoigne la soeur d'Ahmed Touhami, tandis qu'une Tunisienne, à l'aéroport d'Istanbul, à force de cris et de larmes, réussissait à dissuader son fils de partir.

Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs jihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le «jihad de nikah», qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants. Si quelques familles, comme celle de Marwane, mort à 25 ans, se réjouissent que «son martyre ait offert à ses parents le paradis», la plupart exigent l'intervention du gouvernement tunisien. Le nouveau chef de l'exécutif, Ali Laarayedh, a répondu qu'il est difficile de contrôler la libre circulation des personnes. Une instruction sur les réseaux de recrutement a néanmoins été ouverte. La question est devenue épineuse et dépasse le cadre national ; le business de la mort implique une logistique et une préparation minutieuses allant de l'établissement de faux passeports à l'acheminement.

Prime décès

Depuis le début du conflit syrien, il y a deux ans, l'embrigadement idéologique s'est opéré insidieusement à travers les mosquées, les cafés et les réseaux sociaux. Des recruteurs adressent ces néophytes de la guerre à des associations humanitaires financées par le Qatar, lesquelles, sous couvert d'actions d'aide au peuple syrien, organisent les départs. Karama wa Horrya, Arrahma et Horrya wa Insaf sont les plus citées par ceux qui ont échappé au bourbier d'Alep. Avec une gratification de 2 000 euros par combattant, elles ont renfloué leurs caisses et les poches des intermédiaires. Les jeunes enrôlés perçoivent sur place une rétribution régulière de 1 000 euros. En cas de décès, une prime de 20 000 euros est versée aux familles. Mais le nerf de la guerre seul n'aurait pas suffi sans volonté politique.

Selon Ahmed Manaï, président de l'Institut tunisien des relations internationales (Itri) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, une rencontre stratégique aurait ainsi eu lieu à Tripoli, en décembre 2011, avec la bénédiction de Mustapha Abdeljalil, alors numéro un libyen, entre Youssef al-Qaradawi, président de l'Union internationale des savants musulmans, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, Borhane Ghalioune, numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Abdelhakim Belhaj, ancien d'Afghanistan et fondateur du Parti national libyen (PNL), et le ministre qatari des Affaires étrangères. Aux termes de l'accord dit Ghalioune-Abdeljalil, les participants sont convenus d'armer les jihadistes syriens et de leur envoyer des renforts tunisiens et libyens.

Via la Libye

«Nous ne sommes ni n'avons été partie de cette opération, dont nous ignorons comment elle se déroule», s'est défendu Rached Ghannouchi, alors que Jamel Saadaoui, membre du comité fondateur du PNL, exige des preuves. Il est pourtant établi que les circuits menant à la Syrie passent par la Libye. Pas moins de quatre sites consacrés à l'entraînement des recrues, pendant une durée moyenne de vingt jours, ont été identifiés : Bouslim, sous le commandement d'Abou Doujana du Groupe islamique combattant libyen (GICL) ; Zentane ; Jebel el-Akhdar, centre névralgique spécialisé dans la fabrication des bombes chimiques et des explosifs ; et Benghazi, géré par les Frères musulmans et consacré au maniement des armes lourdes. Les candidats au jihad peuvent aussi emprunter un autre itinéraire en embarquant au port pétrolier de Brega, dans l'est libyen, via Ghadamès et Ezzaouia, où une préparation physique est aussi dispensée. Destination : la Turquie ou le Liban.

Toute cette affaire aurait pu provoquer une crise entre la Tunisie et la Libye mais il n'en a rien été. Le président tunisien Moncef Marzouki s'est cependant alarmé : «Nous craignons que ces Tunisiens ne constituent une menace pour leur propre pays à leur retour. Il faut les convaincre que le véritable jihad ici consiste à lutter contre la pauvreté, le chômage et l'ignorance.»

Syrie : Deux courants se partagent les «zones libres» d’Alep

Syrie

Deux courants se partagent les «zones libres» d’Alep   

AFP, le 12 avril 2013

Après neuf mois de combats, la rébellion tient plus de la moitié d’Alep, dans le Nord syrien. Deux courants se partagent la gestion de cette zone «libre» : les jihadistes tiennent le haut du pavé, suivis par les combattants soutenus par la Coalition de l’opposition. Seul un tiers du nord-ouest de la capitale économique est encore tenu par l’armée, ainsi qu’une partie du cœur historique de la ville autour de la citadelle, les rebelles resserrant leur étau autour de l’armée sur un arc reliant le nord-est au sud-ouest. Les trois plus importantes forces rebelles y sont le Front al-Nosra et Ahrar el-Cham, deux mouvements jihadistes implantés dans toute la Syrie, ainsi que Liwa’ el-Tawhid, un patchwork de brigades de déserteurs de l’armée et de civils ayant pris les armes.

Liwa’ el-Tawhid, qui revendique 8 000 combattants, est présent sur tous les fronts de la ville, tandis qu’al-Nosra et Ahrar el-Cham combattent autour des bases militaires pour y prendre des munitions. Aucune des deux dernières formations ne se réclame de l’Armée syrienne libre (ASL) chapeautée par des officiers dissidents basés en Turquie. Le chef de Liwa’ el-Tawhid, Hadji Marea, siège au sein du Conseil militaire suprême de Sélim Idriss qui dépend de la Coalition de l’opposition, largement dominée par les Frères musulmans. Il assure ne recevoir ni financement ni armement d’aucune organisation. Cependant, la Coalition affirme mettre des fonds à disposition de la rébellion armée. Selon Hadji Marea, seuls «cinq à six étrangers» combattent au sein de Liwa’ el-Tawhid. Al-Nosra et Ahrar el-Cham, qui se refusent à donner le nombre de leurs hommes, comptent en revanche de nombreux étrangers, venus principalement de pays arabes.

Al-Nosra s’est démarqué de l’annonce de parrainage faite par la branche irakienne d’el-Qaëda mais son chef, Abou Mohammad el-Joulani, a dit «prêter allégeance à cheikh Ayman el-Zawahiri», le numéro un du réseau extrémiste. Le Front, placé par Washington sur sa liste des organisations terroristes, a revendiqué des dizaines d’attentats à travers la Syrie, dont de nombreux attentats- suicide. Les chefs connus d’Ahrar el-Cham sont en revanche tous syriens. Ce groupe appartient au Front islamique syrien, une coalition salafiste regroupant depuis 2012 onze organisations qui sont favorables à un État islamique. Ils n’ont aucune affiliation internationale.

00:55 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11 avril 2013

Une étrange instruction de l’Armée américaine

Une étrange instruction de l’Armée américaine

Par Robert Spencer. Traduction Nancy Verdier, le 11 avril 2013

Fox News rapporte que la semaine dernière, «lors d’une séance d’information d’une unité de réserve de l’armée basée en Pennsylvanie,  l’armée américaine a classé le christianisme évangélique et le catholicisme sur la liste des religions radicales et extrêmes au même titre qu’Al Qaïda et le Hamas».  L’incident s’est produit au cours d’une brève formation de mise à niveau au sein de l’Armée de Réserve.

La liste s’intitule «extrémismes religieux»; et ses rubriques principales sont entre autres : le «christianisme évangélique» (christianisme américain) suivi de «Ikhwan ou les Frères musulmans» (Islam d’Egypte), puis «les ultra-orthodoxes» (Judaïsme d’Israël), «un tiercé gagnant politiquement correct des trois principales religions monothéistes. Également sur la liste figure «Al-Qaïda» (Islam transnational); «le Hamas» (islamisme palestinien); «Abu Sayyah» (Islam des Philippines); «le Ku Klux Klan» (Chrétien américain) ; et «le catholicisme» (Chrétien américain).

La liste comprend aussi l‘«islamophobie» considérée comme une forme d’ «extrémisme religieux» – apparemment fondée sur l’hypothèse, fréquente chez les gens de gauche, que ceux qui s’opposent au jihad mondial et suprématiste islamique sont des fanatiques chrétiens motivés par une quête de surenchère religieuse.

L’idée qu’il puisse y avoir un facteur d’unification de ces groupes disparates est éminemment absurde, et cette liste serait risible si elle n’était pas émise par  l’armée américaine. Apparemment, c’est un non-sens politique manipulateur et ridicule qui a remplacé des informations véridiques sur l’islam et le djihad. Le 19 Octobre 2011, le directeur exécutif d’une organisation islamique appelée «Les Défenseurs des Musulmans», Farhana Khera, avait écrit une lettre à John Brennan, alors conseiller de Barack Obama et adjoint à la sécurité nationale pour la sécurité intérieure et la lutte antiterroriste et actuel directeur de la CIA. Cette lettre a été cosignée par 57 organisations, dont un grand nombre ont des liens avec le Hamas et les Frères Musulmans, tels que le Council on American-Islamic Relations (CAIR), le Cercle islamique d’Amérique du Nord (ICNA); Islamic Relief USA, l’Islamic Society of North America (ISNA), la Muslim American Society (MAS) et le Muslim Public Affairs Council (MPAC).

La lettre dénonçait les agences gouvernementales américaines «d’utilisation de matériel de formation partiaux, faux et très offensants pour les musulmans et l’islam.» Ignorant l’exactitude factuelle des matériaux dont ils se plaignaient, les groupes musulmans signataires de la lettre ont exigé que le groupe de travail «purge tous les matériaux de formation du gouvernement fédéral d’informations biaisées», «qu’il mette en œuvre une nouvelle formation obligatoire pour les agents du FBI, les officiers de l’armée des États-Unis, avec au programme toutes les lois fédérales, étatiques et locales dont l’information avait été faussée», et plus encore pour s’assurer que seuls les messages approuvés par les signataires sur l’islam et le jihad soient transmis aux agents du  renseignement et de l’application de la loi.

Le jour même où Khera avait envoyé sa lettre, le sous-procureur général américain James Cole avait déclaré lors d’une conférence à Washington qu’il avait «récemment ordonné à toutes les composantes du ministère de la Justice de réévaluer leurs efforts de formation dans divers domaines, depuis la sensibilisation aux communautés jusqu’à la sécurité nationale.» Cette «réévaluation» a supprimé toutes les références à l’islam dans le cadre d’un examen de toute activité terroriste du Jihad islamique. L’administration Obama a placé hors de portée de toute enquête, les croyances, les motivations et les objectifs des terroristes djihadistes. En conséquence, en Février 2012, le gouvernement a purgé plus de 1000 documents et présentations précédemment utilisés dans des programmes de formation que les groupes musulmans avaient estimés inexacts ou offensants pour les musulmans.

Et maintenant on peut voir par quoi l’administration Obama a remplacé ces matériaux de formation. L’implication de l’armée américaine pour la constitution de cette liste des «extrémismes religieux» est très inquiétante. Le christianisme évangélique, le catholicisme et «l’islamophobie» seraient donc des formes d’«extrémisme religieux» à égalité avec Al-Qaïda et le Hamas? Alors combien de temps faudra-il avant que l’administration Obama parte en guerre contre eux, étant donné qu’à plusieurs reprises elle a déclaré être en guerre contre Al-Qaïda ?

Pour ne pas stigmatiser l’islam conquérant, nous devenons alors tous, pour l’administration Obama, des extrémistes et des terroristes.

15:20 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Twintig Vilvoordse jongeren strijden in Syrië

Twintig Vilvoordse jongeren strijden in Syrië

14:30 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Confisquer les cartes d'identité des jeunes candidats belges au Jihad ?

Confisquer les cartes d'identité des jeunes candidats belges au Jihad ?

CCME, le 11 avril 2013

Les bourgmestres doivent y discuter ce jeudi (11 avril 2013) de la radicalisation de certains jeunes musulmans.

Selon M. Hans Bonte (sp.a), le bourgmestre de Vilvorde qui a eu connaissance d'un jeune tué et un autre blessé originaires de Vilvorde, il n'y aucune indication montrant que le nombre de jeunes musulmans radicaux désireux de partir combattre en Syrie diminue, au contraire. Les jeunes candidats au combat seraient, d'après lui, de plus en plus jeunes.

"Nous devons pouvoir agir préventivement pour retenir ces jeunes", explique le bourgmestre. Il plaide dès lors pour que les autorités locales puissent confisquer, pour une période d'un an maximum, la carte d'identité belge de ces jeunes qui déclarent ouvertement vouloir rejoindre un pays en guerre. "Ils ne pourront ainsi plus quitter l'espace Schengen aussi facilement."

"Confisquer la carte d'identité des jeunes qui veulent aller combattre en Syrie pour qu'il ne puissent pas voyager librement", telle sera la proposition que Hans Bonte. Une telle mesure préventive existe déjà en Allemagne. Les Pays-Bas étudient également l'opportunité de l'appliquer sur leur territoire.

14:21 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10 avril 2013

Syrie : L'union des savants syriens appellent au combat contre BACHAR HEZBO-IRAN

Syrie

L'union des savants syriens appellent au combat contre BACHAR HEZBO-IRAN : fatawa prononcé par le Shaykh Muhammad Alî as-Sâbûnî, connu pour son Tafsir du Coran «Safwat At Tafassir»…

Des djihadistes syriens... venus d'Europe

Des djihadistes syriens... venus d'Europe

Le choix de la rédaction est consacré aux djihadistes belges partis combattre en Syrie. Ils sont au moins 85.

Pour endiguer ce phénomène, le gouvernement belge a été poussé à prendre des mesures.

Omar Ouahmane s'est rendu à Bruxelles, où il a pu rencontrer des familles de ces jeunes aujourd'hui aux côtés des rebelles qui luttent pour faire tomber le régime de Bachar Al Assad.

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"Au moins douze Belges tués en Syrie", selon un imam

"Au moins douze Belges tués en Syrie", selon un imam

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RTBF, le 10 avril 2013

Au moins douze Belges ont déjà été tués en Syrie, selon un imam. Hicham El Mzairh, élu sp.a à Wilrijk, dit ne pas être étonné par le nombre élevé de jeunes Belges partis combattre en Syrie. "Ce qui m'étonne par contre, c'est qu'il s'agit de très jeunes garçons et c'est inquiétant", dit-il à la VRT.

Cet imam qui souhaite garder l'anonymat a fait ces déclarations à l'hebdomadaire Knack. L'homme, qui travaille à un doctorat sur les mouvements islamistes en Belgique, a déjà rendu visite à trois familles marocaines concernées, à Malines, Vilvorde et Bruxelles.

A Vilvorde, il s'agit d'un garçon de 17 ou 18 ans, qui est parti avec des amis sans avoir suivi de formation. Après deux semaines à peine, il s'est fait abattre par un sniper.

Selon l'imam, la plupart des combattants belges en Syrie proviennent de Flandre: "Je sais qu'il y en a au moins cent qui sont partis de Belgique, et probablement quelques centaines. Surtout du Limbourg, d'Anvers, de Malines et de Vilvorde. Les plus jeunes que je connaisse sont âgés de 15 et 16 ans. Des enfants-soldats, donc. Je crains que le mouvement prenne encore de l'ampleur, car il y en a qui partent chaque jour. Ce que je trouve très grave, c'est que plusieurs Belges se sont mis volontairement sur la liste des candidats au suicide", a-t-il déclaré.

La plupart du temps, ils tombent dans des groupes de combattants djihadistes, surtout dans la brigade d'Abdel Rahman Ayachi, le fils du prédicateur de haine molenbeekois Bassam Ayachi.

Enfants soldats

Hicham El Mzairh n'est pas étonné de l'information donnée par Knack : "L'an dernier, on a parlé d'un imam d'Arabie Saoudite qui a lancé un appel à aller combattre en Syrie à Borgerhout et dans d'autres villes comme Bruxelles. Il y a aussi eu des appels lancés sur des télévisions par satellite. Ce qui m'étonne, c'est qu'il s'agit de très jeunes garçons", dit-il à la VRT.

Il identifie des raisons religieuses à ces départs au front: "En Syrie, on ne peut plus parler de Printemps arabe. C'est l'escalade, cela a dégénéré en une guerre entre chiites et sunnites, ce qui rend la justification du jihad plus facile pour les sunnites, les salafistes. Et du Maroc, partent aussi beaucoup d'hommes. Il y a eu des articles avec des chiffres hallucinants dans les journaux".

"Depuis les attentats du 11 septembre, il aurait fallu mener une politique anti-radicalisation avec la communauté musulmane", dit Hicham El Mzairh.

Radicalisation par le net

"Des mineurs d'âge sont en effet impliqués. Le gouvernement a pris des dispositions pour empêcher cela. C'est assurément le dossier le plus difficile qu'on ait jamais eu à traiter", confie André Vandoren, de l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace (Ocam).

André Van Doren souligne aussi à la VRT qu'il faut être très prudent avec les chiffres. "Les jeunes partent en Turquie, pas de passeport ou de visa nécessaire. Et ensuite, les parents apprennent par GSM que leurs enfants se trouvent en Syrie".

Il est difficile d'évaluer le nombre de personnes blessés ou tuées en Syrie, note le patron de l'Ocam. On n'a pas de preuves des décès, dit-il. "C'est dramatique pour les familles".

Des initiatives ont été lancées pour intervenir, les services travaillent sur le terrain, dit André Van Doren: "Le problème est qu'on a le droit d'avoir des idées et même des idées très extrêmes tant qu'elles n'ont pas d'impact sur la société démocratique. (...) Mais on peut difficilement faire quelque chose contre la radicalisation par internet, par YouTube ou par les télévisions par satellite"

11:29 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06 avril 2013

Le père d’un jeune Belge part chercher son fils qui combat en Syrie

Le père d’un jeune Belge part chercher son fils qui combat en Syrie

L’Avenir, le 05 avril 2013

Le père de Jejoen, un jeune parti combattre aux côtés des rebelles en Syrie, s’est lui-même rendu dans le pays pour y retrouver son fils, a confirmé son avocat à la VRT vendredi.

Jejoen Bontinck s’est converti il y a quelques mois et est ensuite parti se battre contre le régime du président Assad. Entre-temps, il a eu des contacts avec son père et lui a avoué vouloir rentrer à la maison.

Son père, Dimitri Bontinck, estime que les autorités belges n’en font pas assez pour sortir son fils du bourbier syrien. C’est pourquoi il s’est lui-même rendu sur place, indique son avocat Kris Luyckx. «Je peux confirmer que Monsieur Bontinck est parti hier pour la Syrie. Je ne peux donner de détails quant au lieu où il loge. Mais son objectif est de retrouver son fils et le ramener.»

Les Affaires étrangères rappellent leur disponibilité à l’égard des familles concernées

Les Affaires étrangères rappelaient vendredi soir leur disponibilité à entrer en contact avec les familles belges concernées par le départ d’un de leur proche, parti combattre aux côtés des rebelles en Syrie.

Les Affaires étrangères qui disent pouvoir «comprendre une telle démarche de la part d’un père» n’ont pas été averties de ce départ.

11:28 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 avril 2013

Des Femen manifestent topless devant la Grande Mosquée de Bruxelles

Des Femen manifestent topless devant la Grande Mosquée de Bruxelles

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RTBF, le 04 avril 2013

Manifestation de Femen devant la Grande Mosquée de Bruxelles

Des activistes du mouvement féministe Femen ont manifesté ce jeudi devant la Grande Mosquée de Bruxelles, dans le parc du Cinquantenaire, criant "Free Amina" et "Fuck your morals!"

Femen a appelé à un "jihad topless" ce 4 avril dans un certain nombre de villes européennes, en soutien à la jeune Tunisienne Amina, qui a suscité un scandale dans son pays après avoir diffusé des photos dénudées d’elle-même sur internet.

14:43 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 mars 2013

Aqmi s'en prend à la France sur son nouveau compte Twitter

Aqmi s'en prend à la France sur son nouveau compte Twitter

Sébastian Seibt, le 28 mars 2013

... Reconnu comme légitime par Al-Fajr, l'organe officiel des médias en ligne d’Al-Qaïda, le tout nouveau compte d’Andalous_Media dénonce les croisés français et leur agression contre le Mali islamique. Il prévient en outre, dans le premier communiqué auquel fait référence ce compte Twitter, qu’Aqmi nepourra garantir la vie [des otages, NDLR] indéfiniment, du fait de l'agression de votre gouvernement [la France] et des attaques de votre armée contre les bases des moudjahidines.

Ces tous premiers tweets - deux en anglais, trois en arabe - ont suffi à pousser près de 2 000 internautes à s'abonner à ce fil Twitter en moins de 24 heures. La fondation Al-Andalous se contente, pour sa part, de suivre sept autres comptes, dont celui des Shebab somaliens (@HSMPress1).

Des Taliban aux Shebab somaliens

Mais comme le souligne SITE, une fondation américaine de veille des milieux radicaux, ce n’est pas la première fois qu’Aqmi s’essaie à Twitter. La fondation Al-Andalous avait ainsi commencé à poster des messages sur le réseau social le 16 mars dernier. Elle s’en était alors déjà prise à la France et à son intervention au Mali, avant de supprimer ses messages. Depuis, le compte avait été laissé à l’abandon.

Ce nouveau départ semble indiquer que l’organisation terroriste maghrébine liée à Al-Qaïda prend sa présence sur Twitter au sérieux. Aqmi rejoint ainsi un nombre de plus en plus important de groupe djihadistes et fondamentalistes qui ont décidé d’utiliser le pouvoir des 140 caractères pour faire de la propagande. La chaîne britannique BBC avait décompté, en juin 2012, au moins 35 internautes qui se revendiquaient comme proche d’Al-Qaïda sur Twitter. Un chiffre qui, d'après ce média, progressait rapidement.

De leur côté, les Taliban afghans disposent même, depuis 2011, d’un compte sur lequel ils ne postent que des messages en anglais. Les Shebab somaliens ont, quant à eux, dû subir les foudres de Twitter qui a suspendu, en janvier dernier, leur premier compte - très populaire : plus de 20 000 abonnés - sur lequel ils avaient proféré des menaces de mort. Mais deux semaines plus tard, ils étaient de retour, créant le nouveau compte HSMPress1 suivi par 2 000 internautes.

16:07 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |