20 avril 2013

Quand Al-Qaida au Maghreb Islamique tient conférence sur Twitter

Quand Al-Qaida au Maghreb Islamique tient conférence sur Twitter

Le Monde, le 19 avril 2013

Des grottes de la vallée d’Amettetaï aux salles de rédaction internationales, il n’y a parfois qu’un clic. Traquée par l’armée française et son allié tchadien dans son sanctuaire au Nord du Mali, l’organisation djihadiste Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) a pris l’initiative, début avril, d’organiser une «conférence-tweet» en anglais, pendant deux heures, à destination des medias par le biais de son site internet de propagande, Al Andalus. Le résultat publié lundi 15 avril, et repris quelques jours plus tard par des sites de surveillance américains des forums djihadistes, offre un panel de près de 70 questions-réponses quelque peu surréalistes. «Nous sommes une part inaliénable de ce monde, nous vivons dans notre temps», justifie AQMI, qui se dit soucieuse d’éclairer «l’opinion publique internationale ignorante d’un certain nombre de faits».

Etablir un «contact direct» avec la presse, poursuit AQMI, pourrait selon «les lois américaines, françaises ou d’autres gouvernements de la région mener les pauvres journalistes tout droit à Guantanamo ou Serkadji, le Guantanamo algérien».

Citations religieuses à l’appui, les réponses de l’organisation attribuées à son porte-parole Abou Abdallah Ahmed, évoquent donc pêle-mêle le jihad et ses liens avec la mouvance salafiste. «Alliance et soutien» avec les combattants du Front Al-Nosra en Syrie (qui a récemment annoncé son rapprochement avec Al-Qaida), ou des «contacts, certainement», avec le successeur d’Oussama Ben Laden, «notre Cheikh» Ayman Al-Zawahiri. S’agissant de la branche Al-Qaida dans la péninsule arabique (AQPA) la formule «c’est une relation d’amour», ne fait pas dans la demi-mesure. Les membres d’Ansar Al Charia en Tunisie, eux,  sont des «frères». Quant à Boko Haram, au Nigeria, AQMI déclare : «nous formons un seul corps pour défendre l’honneur de l’Islam». Sur son propre organigramme, pas de doute : AQMI reste dirigée par Abdelmalek Droukdal, alias Abou Moussab Abdelwadoud, et sa branche sahélienne par Djamel Okacha, alias Yahia Abou El Hamam, «nommé cinq mois avant l’invasion française», et non après, est-il précisé.

Interrogé sur l’un de ses ex-dirigeants, Mokhtar Belmokhtar, à la tête de la nouvelle katiba les «Signataires par le sang» qui a revendiqué l’assaut meurtrier, mi-janvier, sur le site gazier algérien de Tignatourine, son ancienne maison mère livre cette mise au point : «Pratiquement et administrativement, le frère Khaled Abou El-Abbas [son nom de guerre] a annoncé qu’il se séparait de l’organisation» mais, explique en substance AQMI, la nécessité de s’unir contre la «croisade» des Français «dépasse» tous les clivages. L’organisation djihadiste se refuse en revanche à confirmer la mort de Mokhtar Belmokhtar annoncée par le président tchadien Idriss Deby, renvoyant cette question au «porte-parole» de sa katiba, tout comme elle refuse de commenter la mort d’un autre de ses émirs, Abou Zeid, pourtant confirmée par l’Algérie et la France.

Le ton évolue selon les questions. «En guerre ouverte avec le régime algérien depuis 20 ans», l’organisation djihadiste, dont les principaux chefs sont d’origine algérienne, fustige la France qui «veut négocier sous la pression et les frappes aériennes» la libération des sept otages encore détenus en Afrique du Nord. «Leur sort, ajoute-t-elle, est entre les mains du président François Hollande et la porte est toujours ouverte pour trouver une solution juste». Le porte-parole de l’organisation confirme cependant l’exécution d’un huitième otage, Philippe Verdon, annoncée par un précédent message de l’organisation le 19 mars mais non validée jusqu’ici par Paris. Et si AQMI dit ne pas être à l’origine de menaces pesant sur «la tour Eiffel», elle «appelle tous les musulmans à prendre la France pour cible  à l’intérieur comme à l’extérieur» de ses frontières.

13:07 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 avril 2013

Arrestation avec caméra: quand les nuances manquent pour les Belges partis en Syrie

Arrestation avec caméra

Quand les nuances manquent pour les Belges partis en Syrie

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Apache, le 19 avril 2013

Vous vous souvenez du 26 novembre 2002 ? Devant le parlement, le Premier ministre Guy Verhofstadt appelait avec émotion à l'arrestation de Dyab Abou Jahjah. Deux jours auparavant Mohamed Achrak, un professeur de religion islamique, avait été abattu à Anvers par un voisin. L'évènement déclencha des émeutes, jusqu'à provoquer une violente altercation entre Abou Jahjah et l'ancien chef de la police d'Anvers, Luc Lamine.

A l'époque, Jahjah menait la Ligue arabe européenne (LAE): un mouvement politique, perçu en Flandre comme préparant la "jeunesse colorée" de Borgerhout à la révolution. Pas en Syrie, mais bien à Anvers.

Les images de ces émeutes et de l'altercation filmée entre Dyab Abou Jahjah et Luc Lamine avaient suffi à Guy Verhofstadt pour piétiner de ses mocassins le principe de séparation des pouvoirs et, en tant que Premier ministre belgique, appeller à l'arrestation du "fauteur de troubles".

Le soir même, Abou Jahjah était arrêté à Deurne, soupçonné d'avoir participé à la création d'une milice privée. L'électorat blanc, effrayé – le Vlaams Blok connaissait alors son âge d'or - pouvait désormais retourner se coucher l'esprit léger. Dès le lendemain, en lien avec ce dossier, les journaux du pays vibraient aux échos des rumeurs concernant la découverte d'armes, d'argent sale et même de contenus pédopornographiques.

Dans les faits, il n'en fut rien: Dyab Abou Jahjah fut acquité sur toute la ligne par un tribunal sur ces questions.

Il n'y a personne pour défendre ces jeunes provenant de milieux défavorisés se rendant sur le front

Depuis quelques semaines, la Flandre et toute la Belgique regardent à nouveau avec effroi vers un nouveau phénomène: ces musulmans radicaux qui partent combattre en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad. Parfois, une voix parvient à faire entendre qu'il s'agit en grande partie de jeunes scandalisés par ce qui se déroule en Syrie. Mais le consensus flamand veut qu'il s'agisse plutôt de jeunes musulmans extrémistes, envoyés au front par Fouad Belkacem en personne.

De son côté, la police d'Anvers entre dans le jeu, affirmant qu'il faut désormais porter une attention toute particulière aux jeunes se laissant soudainement pousser la barbe. Ce qui équivaudrait à acheter un aller-simple en avion, direction la Syrie.

Les bourgmestres d'Anvers, Vilvorde et Malines trottent de média en média. Chaque jour ou presque, les journaux télévisés flamands donnent à voir des images du film publié sur Youtube, "Abu Dinges", montrant de jeunes flamands et néerlandais se battant en Syrie. Et afin de personnaliser le tout, on n'hésite pas à évoquer l'histoire du père du jeune Jejoen Bontinck, parti en Syrie à la recherche de son fils.

Il n'y a évidemment personne pour défendre ces jeunes provenant de milieux défavorisés se rendant sur le front. Ou pour rappeler que chaque personne partie, poussée par l'extrémisme ou un recruteur, est une personne de trop.

Mais jouer de nuances reste un exercice délicat dans la dynamique médiatique actuelle. A peu près aussi délicat que de critiquer l'ampleur peut-être excessive accordée à la couverture des attentats de Boston, ayant provoqué la mort de trois personnes. Ou de faire remarquer que l'on a trop peu traité la vague d'attentats ayant entraîné le décès de 31 personnes le jour avant, mais en Irak cette fois.

Blancheur de peau

Le phénomène n'est pas neuf: journaux et chaînes de télévision créent et diffusent des informations à destination d'hommes blancs d'âge moyen, se sentant plus impliqués par le sort d'un Américain que d'un Irakien.

Il en va de même pour le récit des combattants syriens, présenté comme un homme blanc voudrait le voir. "Nous" nous demandons comment "nous" pouvons éviter qu' "ils" ne partent. Il s'agit de la manière dont "nous" nous sentons face à un extrémisme rampant se développant apparemment dans les grandes villes. "Nous" devons être rassurés.

Comme Verhofstadt au temps de l'arrestation d'Abou Jahjah, lorsque ses déclarations s'adressaient non pas à un "électorat coloré", mais bien aux électeurs blancs apeurés. Journaux papiers et télévisés poursuivent aujourd'hui le même dessein.

Cette dichotomie entre un "nous" et un "ils" produit une image déformée des positions de l'opinion publique. Les médias traditionnels se pensent encore comme étant le miroir de l'opinion publique de notre pays. C'était peut-être en partie le cas il y a quelques décennies, avec un paysage médiatique bien compartimenté. Mais aujourd'hui, la donne a changé. Et cela a des conséquences.

La présomption d'inno... quoi?

Personne n'a remarqué la présence en masse des caméras et des journalistes durant les perquisitions

Par ailleurs, ce dossier [des jeunes en Syrie] a d'apparence tellement été bien géré, les médias l'ont tellement développé, que personne n'a remarqué la présence en masse des caméras et des journalistes devant la porte du domicile de Fouad Belgkacem, en face de l'hôpital Brugmann, ainsi qu'à Vilvorde lors d'une série de perquisitions réalisées le mardi 16 avril 2013. Le parquet aurait organisé une conférence de presse qu'il n'aurait pas pu faire mieux.

La chaîne publique flamande VRT a montré les préparatifs des agents, à l'aube, juste avant le lancement de l'opération. La chaîne VTM a, quant à elle, résonné toute la journée au son des "mots doux" de Belkacem à l'adresse de la presse.

Et lorsque son avocat, Walter Damen, a critiqué cette présence massive des journalistes ainsi que l'évident non respect de la présomption d’innocence d'une telle procédure, personne ne semblait y avoir pensé. Non, trop content de son arrestation, comme celle d'Abou Jahjah il y a dix ans de cela.

18:35 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Jeunes Belges en Syrie: audience reportée au 24 avril

Jeunes Belges en Syrie

Audience reportée au 24 avril

Belgale 19 avril 2013

La défense veut plus de temps...

La comparution devant la chambre du conseil des quatre suspects interpellés lors de la vaste action anti-terrorisme a été reportée au 24 avril à la demande de la défense, qui a besoin de davantage de temps pour étudier le dossier. A l'exception de Fouad Belkacem, les suspects ont nié être membres de l'organisation extrémiste Sharia4Belgium. L'action de mardi s'inscrivait dans le cadre de l'enquête judiciaire sur Sharia4Belgium. Celle-ci aurait livré suffisamment d'éléments pour considérer l'organisation comme un mouvement terroriste.

Fouad Belkacem, l'ancien porte-parole du groupuscule, a quant à lui contesté toute implication dans des activités terroristes ou dans l'enrôlement de jeunes pour aller combattre en Syrie. Dimitri Bontinck, le père du jeune Jejoen qui se trouve en Syrie pour tenter de retrouver son fils, s'est constitué partie civile dans le dossier.

Le gouvernement juge la législation anti-terroriste suffisante et accentue la prévention

Le comité ministériel restreint a jugé vendredi suffisant l'arsenal législatif anti-terroriste - renforcé il y a un mois et demi -, dans le cadre de la problématique des jeunes Belges allant combattre en Syrie. Ce renforcement étend déjà la répression pénale du terrorisme à l'incitation à un acte terroriste, au recrutement ou à l'entraînement de terroristes. Le parquet fédéral a donc rendu un avis négatif au gouvernement, qui l'interrogeait - ainsi que divers autres services - sur l'opportunité de renforcer l'arsenal. Le comité restreint a suivi cet avis, ont expliqué la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet et le Premier ministre Elio Di Rupo.

Le "kern" s'était saisi de diverses propositions formulées ces derniers temps, comme celle d'un arrêté royal empêchant les départs pour combattre en Syrie, ou la question relative aux retraits de cartes d'identité de certains jeunes, défendue par le bourgmestre de Vilvorde Hans Bonte (sp.a). A cet égard, le renforcement et l'accélération du recours au "signalement Schengen", le système informatique de coopération policière au sein de l'espace Schengen, sont eux aussi suffisants, ont tranché les principaux ministres du gouvernement fédéral.

D'autres mesures telles que le renforcement des échanges de données avec la Turquie, le contrôle des mineurs d'âge en partance dans les aéroports, etc, sont soumises à un groupe de travail et reviendront sur la table du gouvernement vendredi prochain. La ministre de l'Intérieur a en outre présenté son "programme de prévention de la radicalisation violente", qui compte associer tous les niveaux de pouvoir autour de six grandes thématiques.

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18 avril 2013

Syria Abu alFadl al-Abbas Brigades VS FSA al-Nosra front

Syria

Abu alFadl al-Abbas Brigades VS FSA al-Nosra front

Abu alFadl al-Abbas Brigades Shia and christian fighters unite to defend holy shrine churches in Syria...

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Le Conseil national souhaite recueillir l'ADN de certains requérants d'asile

Le Conseil national souhaite recueillir l'ADN de certains requérants d'asile

Il y a quelques mois, la proposition avait provoqué un tollé, mais elle a désormais trouvé une majorité au parlement …

La cinquième colonne du djihad en Europe

La cinquième colonne du djihad en Europe

Nikita Sorokine, le 18 avril 2013

La police belge a entamé le démantèlement d’un réseau d’embrigadement de mercenaires pour appuyer les rebelles syriens. Des agents recruteurs fonctionnent dans toute Union Européenne, et à leur retour de la guerre ces mercenaires islamistes peuvent servir à faire des dégâts en Europe même.

Il convient de dire que même s’ils ont des pièces d’identité européennes, dans leur large majorité tous ces «bénévoles» sont des ressortissants de pays d’Afrique du Nord, de Proche-Orient et d’Asie Centrale. Dans ce milieu une structure bien ordonnée de cellules et de groupes extrémistes s’est formée, a expliqué à notre correspondant l’expert pour les situations de crise, un ancien du Service de renseignement extérieur de Russie, le colonel Lev Korolkov :

C’est un réseau très bien structuré et agencé durant au moins la dernière décennie avec ses points d’enrôlement, organisés dans les lieux de concentration du contingent à recruter, que sont les diasporas géantes de ressortissants des pays islamiques, installés en Europe.

Le principal – c’est la base matérielle pour l’embrigadement de nouveaux combattants islamistes, dit Lev Korolkov. L’expert est convaincu que les activités de recrutement des guerriers de l’islam sont pour l’essentiel financées par les pays du Golfe Persique.

La politique étrangère de l’UE provoque ces années une menace de terrorisme au sein de l’Europe. C’était surtout l’ingérence active de l’UE dans les processus au Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Asie Centrale, considère Dmitri Danilov, en charge de la section de sécurité européenne à l’Institut de l’Europe auprès de l’Académie russe des sciences :

Il est clair que dans ce contexte la menace terroriste va monter, et non diminuer. Dès le début les Européens cherchaient à présenter les choses comme s’il était question d’un terrorisme international. Mais on a vite compris qu’il était impossible de délimiter le terrorisme international du terrorisme interne.

D’après les spécialistes, la quatrième génération d’immigrés musulmans actuellement en activité dit sans appel «Non !» à la civilisation occidentale et se prépare délibérément à lui faire la guerre. Cette génération est une bombe à retardement, posée en Europe. Ou la cinquième colonne du jihad, mais la terminologie ne change pas le rapport de cause à effet dans ce qui se produit maintenant et dans ce qui est trop probable dans un avenir proche.

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Iliass Azaouaj est ton frère

Iliass Azaouaj est ton frère

Katibin, le 18 avril 2013

Nous avons mis du temps avant de prendre la décision, ou non, de rédiger un article sur cette information qui n’est pas un scoop aujourd’hui et qui n’en a pas non plus le goût. Mais nous le faisons, non pas pour vous renseigner sur le devenir de ce jeune prédicateur Belge mais afin de remettre certaines pendules à l’heure.

Iliass Azaouaj arrêté en Syrie

Iliass Azaouaj, conférencier musulman de Belgique a été arrêté en Syrie il y a quelques jours a avancé le député Fouad Ahidar : «Les membres d’une brigade d’extrémistes l’ont reconnu comme un adversaire des groupes comme Sharia4Belgium et Sharia4UK. Ils l’ont donc arrêté». Capturé par qui, pourquoi et quand, tout cela reste encore flou.

Voilà pour les faits. Ce qui est triste et consternant néanmoins est la façon dont pas mal de «musulmans» se frottent les mains suite à cette nouvelle. On sent un malin plaisir se répandre sur la toile comme si apprendre qu’un homme qui se fait torturer générait en certaines personnes une adrénaline. Ô petite chose du net, ô toi qui te réjouis du malheur d’autrui, tu n’es rien d’autre qu’une petite puce qui ne cesse de sautiller pour exister et tu n’es rien d’autre qu’un esclave d’Allah, ne l’oublie pas. Alors, ne deviens pas esclave de ton âme, ne deviens pas quelqu’un de déphasé qui ne reconnait plus la droiture. Non, Illias Azaouaj n’est pas mon ami, non, il n’est pas non plus ma référence, non, il n’est pas non plus celui qui va changer la face du monde, mais il demeure mon frère et son imperfection, ses erreurs m’assurent cela : il est notre frère à tous. Croire que parce qu’il n’a pas le même discours que toi, croire que parce qu’ «il se montre beaucoup» fait de lui ton ennemi prouve que tu ne sais pas dans quel sillon tu avances, tu ne connais pas ta religion et ton comportement répulsif démontre ton rejet de toute réalité rationnelle.

Et si on le tuait ?

Et si on le tuait? Et si on en parlait vu que bon nombre lancent cette rumeur répugnante. Qu’est-ce que cela changera à ta vie à toi en Belgique ? En France ? En Europe ? En Syrie ou dans le monde ? Son sang est-il aussi impur ? Son sacrifice te donnera ton visa pour le paradis ? Ô mes frères, revenez à Allah et demandez-vous dans quel sentier vous avancez, dans quel sentier vous cherchez à exister. Cette cohue du net rend l’affrontement facile, tout le monde critique tout le monde, personne ne cherche à rencontrer l’autre afin de lui exposer sa vision, comme le faisait nos ancêtres. Range ta secte, range ton blabla du net. Oserais-tu dire que toi, tu vaux aux yeux d’Allah plus que lui ? Si tu réussis à répondre par l’affirmative à cette question, sache que tu dans un délire sans mesure et si tu n’es pas apte à y répondre, alors regarde-toi, réforme-toi et invoque Allah le Tout-Puissant afin qu’Il ne te délaisse pas sur la route.

Si malgré tout cela, tu persistes à croire qu’Iliass Azaouaj mérite une sentence de l’Homme imparfait, crois-moi, tu auras certainement raté le coche. L’Heure est grave, ce jeune homme a une famille tout comme toi tu en as une et la priorité absolue, à l’heure actuelle, est qu’il rentre chez lui sain et sauf. Voilà le seul leitmotiv qui doit revenir et aucun autre, ce bonhomme est ton frère et si ton frère ne rentre pas chez lui en vie, tu auras oublié ta famille… et quiconque oublie sa famille, oublie sa religion et son Seigneur. Et c’est à Allah Seul, Le Très Miséricordieux que reviennent les Louanges et la Grâce.

Syrie : Enlevé par des islamistes mais oublié par le monde

Syrie

Enlevé par des islamistes mais oublié par le monde

L’histoire du père Michael Kayal est emblématique du sort des chrétiens de Syrie

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Propos recueillis par Carly Andrews, le 18 avril 2013 

Kidnappé puis oublié : le 9 février 2013, le père Michael Kayal, un jeune prêtre de 27 ans, vivant à Alep, en Syrie, a été enlevé par des rebelles extrémistes islamiques. Deux mois après sa disparition on est sans nouvelles de lui, mais le monde n’en parle pas.

Mgr Georges Dankaye, recteur du Collège arménien de Rome et procureur de l’Eglise arménienne catholique près le Saint-Siège, parle de cet enlèvement et du terrible cauchemar que vivent les chrétiens de Syrie chaque jour : violences, sang, torture et un niveau d'inhumanité incroyable.

«Père Michael a été un de mes élèves au séminaire pendant deux ans à Alep. Il était très gentil et intelligent», raconte Mgr Dankaye, un sourire triste aux lèvres. «Il aimait le sport, la musique et le chant, était toujours prêt à aider».

Les deux hommes étaient ensemble au Collège arménien, quand Michael étudiait le droit canon à l’Institut pontifical oriental. Il a ensuite été ordonné prêtre le 2 novembre 2011.

Quand le père Michael est retourné en Syrie, les émeutes avaient déjà commencé et la violence était en train de s’étendre à tout le pays. Mais son «esprit, son enthousiasme et son zèle» avaient conquis le cœur du curé et des paroissiens. Alors que la situation empirait et que les réfugiés affluaient des banlieues d’Alep, père Michael, en compagnie de trois autres jeunes prêtres, a lancé une mission avec les migrants. «Ils allaient tous les jours dans les écoles où les familles musulmanes avaient trouvé refuge. Ils leur apportaient de la nourriture pour le déjeuner et le dîner, ainsi que d’autres aides, voire des médecins».

Père Michael semblait suivre la voie des saints, travaillant dans un esprit de service et de compassion: «Je me souviens d’un coup de fil où il m’a dit: 'ce que je peux faire toujours, c’est servir, rien n’est plus grand que cela '», se rappelle Mgr Dankaye. 

le 9 février, le père Michael a quitté Alep. Il était prévu qu’il se rende à Rome, en faisant une halte dans une petite localité sur la route de Beyrouth avant d’arriver en Italie le 12 février. Il venait de se mettre en route lorsqu’à un des nombreux postes de contrôle le long des routes syriennes, une bande de rebelles a pris d’assaut l’autobus. «Il y avait  à l’intérieur trois prêtres, deux en habit sacerdotal et un salésien en civil. Ils ont fait descendre les deux en habit et pas le troisième».

«Une demi-heure plus tard, les ravisseurs téléphonaient à son frère : «Nous vous contacterons bientôt pour arriver à un accord», a raconté Mgr Dankaye. «Depuis ce moment-là, le seul contact a été avec son frère, jamais avec l’Eglise; le frère a ensuite parlé à l’évêque…et l’évêque aurait informé le gouvernement». La famille du Père Michael a fait savoir qu’elle avait reçu la demande d’une rançon d’un million de lires syriennes et la libération de 15 détenus. Toutefois, plus tard, les terroristes renonceront à la demande de libérer des prisonniers, se contentant uniquement de l’argent. «Ceci nous fait penser qu’il s’agit plus d’un petit groupe armé que du Front de libération Syrien, car la libération de 15 prisonniers aurait fait vraiment envie». «Il y a environ 2000 petits groupes comme ça. Ils ne sont ni coordonnés, ni organisés entre eux ; chaque groupe suit ses propres objectifs, ses propres idéaux». Leur désorganisation est devenue évidente après le «oui» de la famille au paiement de la rançon, quand le groupe ne s’est plus manifesté pour la réclamer.

Quelle est donc la situation aujourd’hui ? Père Michael est-il toujours vivant ? Mgr Dankaye affirme que  «la seule information qu’on ait de lui est un coup de téléphone du 20 février ; ils lui ont permis de parler à sa mère pendant une demie minute à peine, et il a dit 'Maman, je vais bien, mais prie pour moi'. Depuis, il n’y  a pas eu d’autres contacts. Nous ne savons plus rien. C’est le mystère !».

Avons-nous affaire à une persécution manifeste et cruelle de l’Eglise chrétienne en Syrie ? La réponse, bien entendu, est «oui», mais la situation est complexe; Mgr Dankaye explique qu’au début des affrontements, l’opposition a dit qu’elle voulait préserver la communauté chrétienne. Elle a dit 'N’ayez pas peur d’aller contre ce régime ; nous vous traiterons bien; mais bien sûr il n’a pas obtenu la réponse positive qu’il attendait. Pour Mgr Dankaye, "l’opposition pensait que la communauté chrétienne en Syrie aurait pris les armes et se serait unie aux rebelles", mais celle-ci ne sait pas prendre les armes ou entrer en guerre. Elle est composée de citoyens normaux qui aiment leur pays, et il est difficile pour eux de prendre les armes contre quiconque... Ils n’ont donc pas participé aux manifestations, ni pris les armes, et cela a mis les rebelles en colère».

Et maintenant, a poursuivi Mgr Dankaye, «ils disent : 'Nous nous vengerons. Vous chrétiens vous ne participez pas à la guerre, vous le payerez'». Cette attaque est plus dictée par la vengeance qu’une persécution spécifiquement religieuse. Mgr Dankaye a néanmoins évoqué d’autres groupes  comme les «Djihadistes ou les Nusrats, auquel cas on peut parler franchement de persécution religieuse».  Il a aussi cité les Alawouites, ajoutant qu’une «bonne partie des sunnites est favorable au gouvernement et commet des massacres».

«La communauté chrétienne n’a aucune issue, elle est encerclée», a souligné Mgr Dankaye. «Elle se prépare pour le martyre... nous ne le voulons pas, nous ne l’espérons pas; nous le craignons mais c’est comme ça». Mgr Dankaye a ensuite rappelé les paroles prononcées par son père deux semaines auparavant : «Il m’a dit :  'Si tu entends dire que nous sommes morts, ne viens pas à nos funérailles ; nous ne voulons pas que tu subissent notre sort».

Mgr Dankaye a ensuite fait part d’un message reçu par un ami il y a quelques jours, qui incarne la gravité choquante de la situation des chrétiens syriens: «Le loup tue les louveteaux qui n’y arrivent pas tout seuls, de manière à ce qu’ils ne soient pas mangés vivants par des souris et des fourmis. C’est un geste de pitié. Ne juge pas mes paroles trop sévèrement. Parle avec tes parents». Quand des parents arrivent à penser qu’il vaut mieux mettre fin à la vie de leurs enfants, on peut imaginer les atrocités qui les attendent à quelques pas de leur porte.

A la dernière question sur ce que peuvent faire les chrétiens du monde entier, la réponse a été : «prier, ne pas cesser de prier. C’est un moment que Notre Seigneur a lui aussi vécu dans le jardin de Gethsémani. Il y a la tentation de fuir, ou de crier au Seigneur 'Sauve-nous!', mais ensuite, si telle est sa volonté, nous devons être prêts, comme l’ont été les martyrs, à affronter la mort dans la fidélité... c’est dans la prière que nous restons accrochés à notre foi et forts dans l’espérance, et jusqu’au dernier moment nous restons dans l’amour, même face à celui qui ne sait pas ce qu’il fait».

Nous nous adressons donc aux chrétiens du monde entier : priez pour le père Michael; priez pour la Syrie, une terre maculée de sang, dévastée par une vague de mal inexorable; priez pour les hommes torturés et mutilés, pour les femmes et les jeunes filles violées, pour les chrétiens persécutés ; priez pour tous ceux qui commettent ces terribles atrocités, mais surtout priez que le monde sorte de cette insupportable spirale de silence et vienne au secours de ses frères sœurs.

Nous lançons enfin un appel désespéré aux ravisseurs du père Michael, nous faisons appel à leur humanité : faites-le rentrer chez lui. S’il vous plait, laissez le père Michael rentrer chez lui.

17 avril 2013

Skynet a demandé à un blogueur de supprimer un papier de son site

Skynet a demandé à un blogueur de supprimer un papier de son site 

Philippe Carlot, le 17 avril 2013

La semaine passée, Skynet, la filiale internet de Belgacom, a obligé un blogueur à supprimer un article de presse de son site. Le fournisseur d'accès invoque notamment le contenu de l'article, jugé diffamatoire ou calomnieux, sans même qu'un juge se soit prononcé. Une pratique pour le moins interpellante.

Rachid Zegzaoui anime le blog "Observations citoyennes". Depuis plusieurs années, il y publie des articles de presse, souvent in extenso. A une exception près, ce blogueur de Saint-Josse n'a jamais été confronté à une demande de retrait d'un article au nom du respect de la loi sur le droit d'auteur.

Or, vendredi passé, Rachid Zegzaoui reçoit une mise en demeure de son hébergeur, Skynet, filiale de Belgacom. Elle concerne un article de la Dernière Heure, en ligne depuis le 29 décembre 2012. "Premièrement, on me demande de retirer cet article parce que j’aurais diffusé l’entièreté du texte, explique Rachid Zegzaoui. Deuxièmement, parce que cet article serait mensonger, porterait préjudice à certaines personnes."

La Dernière Heure dément être à l'origine de la demande de retrait. Le quotidien ne voit aucune objection à la reproduction de ses articles. Quant au fond de l'article, il fait bien l'objet d'une plainte en justice de la part d'une personne mise en cause. Mais si la Dernière Heure a décidé de maintenir l'article sur son site, Skynet, par contre, a jugé son contenu diffamatoire. Par mesure de précaution, pour éviter des dommages et intérêts, Skynet a pris les devants et demandé au blogueur de le supprimer. Une attitude prudente, ou frileuse, chacun en jugera.

10:36 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16 avril 2013

Audio Abourayan "Ilias Azzaouaj kidnappé en Syrie"

 "Ilias Azzaouaj kidnappé en Syrie"

Audio Abourayan

22:53 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15 avril 2013

Syrie: le Belgo-français Raphaël Gendron est mort dans de violents combats, le fils de cheikh Bassam gravement blessé

Syrie

Le Belgo-français Raphaël Gendron est mort dans de violents combats, le fils de cheikh Bassam gravement blessé

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La brigade des Faucons du Sham, Raphaël Gendron (à droite avec la kalachnikov)

Karim Fadoul, le 15 avril 2013

Le Belgo-français Raphaël Gendron, qui combattait en Syrie depuis plusieurs mois est mort dans la nuit de dimanche à lundi lors de violents combats, confirment des proches ainsi que cheikh Bassam. Il luttait dans les rangs des Faucons du Sham aux côté d’Abdelrahman Ayachi, fils de cheikh Bassam Ayachi, qui lui a été blessé lors des affrontements.

D’après ce dernier, interviewé il y a une dizaine de jours, Raphaël Gendron était parti en Syrie pour ses qualités d’informaticien afin de faire la promotion de la rébellion sur internet et il était responsable d’une katibah dans le nord du pays.

Raphaël Gendron, 38 ans, est décédé dimanche après-midi lors d’affrontements avec les troupes de Bachar Al-Assad dans le nord de la Syrie. Il combattait aux côtés de la brigade des Faucons du Sham, un groupe d’environ 6.000 hommes dirigé par Abdelrahman Ayachi, fils de cheikh Bassam, qui a été blessé au dos et à la tête. Certains observateurs considèrent cette brigade comme faisant partie des fractions extrémistes de la rébellion syrienne.

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Privé de son fils à cause de sa pratique religieuse

Privé de son fils à cause de sa pratique religieuse

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Propos recueillis par Frédéric Abéla, le 15 avril 2013

Un père de 45 ans, Richard Dray, se bat depuis trois semaines pour renouer un contact avec son fils de 12 ans. Selon ce Toulousain, «les services sociaux et la justice m'ont éloigné de lui à cause de ma pratique religieuse.»

Juif orthodoxe, amateur de rock et de motos anciennes, Richard Dray, 45 ans, n'est plus autorisé à s'approcher de son fils de 12 ans. Selon lui, les services sociaux et la justice l'ont éloigné de son enfant à cause de ses aspirations religieuses. Désespéré, il ne sait plus vers qui se tourner pour avoir le droit de renouer un lien avec son fils ballotté entre foyer et famille d'accueil.

Les ennuis ont commencé après un divorce ?

Après cette séparation, j'ai eu besoin de me tourner vers la religion. J'avais la garde de mon fils, un week-end sur deux. À la suite de problème de comportement, il a été pris en charge par des psychologues, à Blagnac. J'ai remis en question leurs pratiques car je voulais qu'il rejoigne un établissement privé. Cette histoire m'a valu la suppression de mon autorité parentale. Le juge a considéré que j'étais nocif à l'éducation de mon fils. Il m'a dit : «Si vous voulez vivre comme ça, partez vivre à Jérusalem.» J'ai quand même conservé un droit de visite.

Cela ne s'est pas arrangé, pourquoi ?

On m'a caché son placement en foyer, route de Launaguet. J'ai réussi à le retrouver. Lors d'une conversation téléphonique enregistrée et alors qu'il était triste de ne pas me voir, je lui dis : «Ne t'inquiète pas, tout ce qui nous arrive sur terre est une épreuve envoyée par Dieu que l'on doit surmonter…» C'était des paroles de père à son fils, pour le rassurer. On m'a carrément interdit de l'approcher me reprochant des propos intégristes et dangereux. Les services d'aide à l'enfance m'ont rétorqué que je n'avais pas à parler de Dieu en 2013, à un enfant de 12 ans, que c'était contraire à leur principe éducatif. Depuis trois semaines, je n'ai plus de nouvelles de mon fils. Cette décision est purement arbitraire. En foyer, il a fait une fugue et s'est mis à fumer… est-ce cela l'éducation ?

Qu'attendez-vous aujourd'hui ?

Je ne sais plus quoi faire pour me faire entendre. Je veux simplement parler à mon fils, lui dire que son père est là. J'ai l'impression que ma religion constitue injustement un obstacle. Mais je ne suis pas un fondamentaliste. Je vis ma religion tranquillement. Que faut-il que je fasse ? Que je me perche en haut d'une grue ?

«Pas de commentaire»

Le conseil général a connaissance de ce dossier. Contacté dernièrement, il fait savoir que cette affaire «est suivie par la mission ''aide sociale à l'enfance'' dans le cadre d'un mandat de magistrat.» En raison des critères de confidentialités, «nous ne faisons aucun commentaire.»

15:31 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14 avril 2013

Conférence d'Omar Barghouti

Conférence d'Omar Barghouti

Histoire et perspectives de la campagne BDS contre l'apartheid israélien

Le 30 avril à l'ULB

Omar Barghouti, philosophe, chorégraphe et militant palestinien vivant à Rammallah, est une figure mondialement connue de la résistance civile palestinienne. Il est aussi et surtout un des membres fondateur de la campagne contre l'occupation et l'apartheid israélien «Boycott, Désinvestissement, Sanctions». La campagne BDS. Omar Barghouti donnera, à l'ULB, une conférence sur le l'histoire de la campagne BDS, ses réalisations, ses défis. Une attention particulière sera portée à la question du boycott accadémique.

- Qu'est-ce que le mouvement BDS ?

- Qui défend le BDS aujourd'hui ?

- Le BDS a-t-il déjà eu des effets sur la situation en Palestine et en Israël ?

- Quelles solutions le BDS défend-il pour la paix au Proche-Orient ?

- Le BDS est-il contre l'existence d'Israël ?

- Les universités belges peuvent-elle défendre la paix au Moyen-Orient tout en entretenant des relations avec des universités israéliennes ?

Cette conférence sera animée par Michel Collon, écrivain et journaliste indépendant. Fondateur du Collectif Investig’Action. Il est l'auteur, notamment, des ouvrages "Israël, parlons-en" et  "La stratégie du chaos".

Vous entendez des opinions différentes au sujet de la campagne BDS ? Vous vous posez des questions sur la pertinence de cette approche ? Pour entendre l'avis d'un acteur de terrain, venez écouter, poser vos questions, réagir.

Une conférence oragnisée par Comac, Intal, BDS-ULB et les JAC

Campus de l'ULB, av. Paul Héger – Auditoire H 2215 – le 30 avril 2013 à 19h30

Conférence en Anglais – Traduction simultanée possible mais nombre de casques limité.

Infos : 02/209.23.50 ou joaquim.dafonseca@intal.be

Guantanamo : des affrontements entre les gardiens et les prisonniers

Guantanamo

Des affrontements entre les gardiens et les prisonniers

Alter Info, le 14 avril 2013

Les affrontements ont éclaté entre les prisonniers et les gardiens dans la prison militaire sur la base américaine de la baie de Guantanamo.

Selon les militaires américains, les prisonniers ont bloqué la vue de caméras de surveillance et posé les drapés sur les fenêtres. Lorsque les gardes sont entrés à l'intérieur des cellules afin d'éliminer ce qui empêche la surveillance, ils ont été agressés par des détenus.

Personne n'a subi des blessures graves, selon les représentants de l'armée américaine. L'émeute s'est produite dans la partie de la prison, où plusieurs dizaines de prisonniers étaient en grève de la faim à la fin de février

19:45 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Des centaines d'Australiens combattent en Syrie

Des centaines d'Australiens combattent en Syrie

Deux ans après la guerre civile qui a éclaté en Syrie, le pays du Moyen-Orient est devenu un aimant pour les combattants étrangers prêts à soutenir leurs frères sunnites ou chiites dans le pays. Selon les médias australiens, parmi les milliers d'étrangers qui combattent en Syrie se trouvent 200 Australiens luttant contre les forces du président Bachar al-Assad. Les hommes sont soupçonnés d'avoir rejoint le Front al-Nusra, qui est devenu le fer de lance de l'insurrection et a devancé le courant dominant des rebelles de l’Armée syrienne libre depuis mi-2012.

Les Australiens ne sont qu'une partie d'un groupe croissant de centaines d'étrangers venus d'Europe qui ont infiltré la Syrie pour rejoindre les rangs du groupe djihadiste lié à al-Qaïda et d'autres factions militantes islamistes des deux côtés du front.

Plus de 70.000 personnes ont été tuées lors de la révolte contre le régime d’Assad qui a commencé avec des manifestations pacifiques, mais a dégénéré en une guerre civile sectaire opposant en grande partie les rebelles sunnites contre les chiites-alaouites du clan de la dynastie Assad au pouvoir. Les chrétiens syriens se trouvent pris entre deux feux, car ils ont été largement protégés par le régime d'Assad, mais ils sont de plus en plus ciblés par les groupes militants rebelles qui tentent d’éliminer les chrétiens et les autres minorités en Syrie, avant d'établir un Etat islamique dominé par la charia...

19:33 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |