15 juillet 2008

Les talibans tuent neuf soldats américains

Les talibans tuent neuf soldats américains

Par Adrien Jaulmes, Le Figaro, le 15 juillet 2008

Le bilan de l'attaque de dimanche, qui a visé une garnison isolée, est le plus lourd depuis 2005 en Afghanistan.

Une petite base avancée américaine, perdue dans les montagnes de la province de Kunar, près de la frontière pakistanaise, a été attaquée dimanche à l'aube par plusieurs centaines de talibans. Vers 4 heures du matin, les insurgés ont donné l'assaut contre la petite enceinte, appuyés par des tirs de mortier, de lance-roquettes et de mitrailleuses, qui ouvraient le feu depuis le village voisin de Wanat. Les talibans sont parvenus à pénétrer dans le périmètre du poste. Manquant de peu d'être submergée par les assaillants, la petite garnison est parvenue à les repousser. Les combats ont duré plusieurs heures, neuf soldats américains ont été tués, et une quinzaine blessée. Selon l'armée américaine, il y aurait une quarantaine de morts dans les rangs adverses. «Il est clair qu'ils cherchaient à s'emparer du poste», a dit le capitaine Michael Finney, porte-parole de l'Otan à Kaboul.

Cet assaut du genre Fort Apache illustre l'aggravation préoccupante de la guerre en Afghanistan. Les talibans, qui s'étaient débandés presque sans combattre sous les bombes des B-52 à l'automne 2001, sont devenus de pugnaces adversaires. À la différence de l'insurrection irakienne, leurs combattants, rassemblés en bandes parfois fortes d'une centaine d'hommes, sont capables de tenir le terrain face aux forces de la coalition, pourtant appuyées par l'aviation et dotées d'une puissance de feu supérieure. Les pertes américaines en Afghanistan des deux derniers mois ont pour la première fois dépassé celles essuyées en Irak pendant la même période. Le Pentagone envisage à présent de transférer des renforts de l'Irak vers l'Afghanistan.

Ennemi invisible

La région est l'une des plus difficiles pour les Américains. Disséminés dans des petits avant-postes pour tenter de couper les voies d'infiltration des insurgés avec le Pakistan, les soldats sont régulièrement engagés dans de durs combats. Ces affrontements contre un ennemi invisible ont déjà valu à la vallée de Korengal une réputation comparable à celle de la colline de Hamburger Hill au Vietnam.

Seule l'arme aérienne permet encore aux Américains d'opérer dans ces zones reculées. Mais les quelque 50 000 hommes de l'Otan et les 10 000 Américains de l'opération « Enduring Freedom », placés sous un commandement séparé, ne sont plus suffisants pour tenir un pays immense, montagneux, propice à la guérilla. À moins que le problème ne soit pas le nombre de troupes mais la conception même de la guerre que l'Otan mène depuis plus de six ans.

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Est-ce au Conseil d’Etat de définir ce qui est une pratique religieuse radicale ?

Est-ce au Conseil d’Etat de définir ce qui est une pratique religieuse radicale ?

Par le Collectif Contre l’Islamophobie en France, le 13 juillet 2008

Communiqué : Conseil d’Etat une décision dangereuse

Le CCIF souhaite, à travers ce communiqué, exprimer sa consternation face au jugement rendu par le Conseil d’Etat qui confirme la décision du gouvernement de refuser d’accorder la nationalité française à une ressortissante de nationalité marocaine conjointe d’un ressortissant français au motif «d’une pratique radicale de sa religion».

Est-ce à cette honorable institution de définir ce qui est une pratique religieuse radicale de ce qui ne l’est pas ? Sur quelle base objective peut-elle s’assurer qu’une pratique religieuse est ou non radicale ?

Bien sûr, les juges n’ont pas uniquement retenu l’aspect vestimentaire dans leur appréciation mais c’est la tenue de cette femme qui a été l’élément déclencheur, à l’instar de beaucoup de mesures restrictives prises à l’encontre des femmes musulmanes de notre pays.

Par cette décision le Conseil d’Etat crée un précédent dangereux en ce qui concerne le droit fondamental à l’expression de la liberté religieuse. En effet, les dérives constatées par le CCIF de la part des administrations à l’encontre des femmes et hommes musulmans visant à limiter le droit à l’expression de leur foi seront désormais plus nombreuses, et leurs auteurs, renforcés par cette décision, se permettront de façon totalement arbitraire de juger de l’opportunité d’accorder ou pas un droit à un citoyen de confession musulmane.

Le droit des musulmans de ce pays est-il suspendu à la vision subjective qu’ont leurs interlocuteurs de la pratique religieuse ? Il apparaît de plus en plus clairement que ce ne sont pas les femmes musulmanes qui ont des difficultés à intégrer la société française mais cette dernière qui ne les tolère pas (d’ailleurs, ce mot a disparu depuis que l’islamophobie est à la mode). Ainsi, le problème ne vient pas de celui qui accepte la différence mais de celui qui la refuse. Mais, dans le cas de l’islamophobie, la société semble demander à la victime de se plier aux injonctions de celui qui la discrimine.

Le CCIF vantait jusqu’alors auprès des instances internationales la lucidité avec laquelle la justice française abordait les questions liées à l’islam et à ses fidèles au sein de la société. Elle semblait être l’un des derniers remparts contre les agressions haineuses et les pratiques discriminatoires de certaines administrations, médias, hommes politiques et intellectuels que subissent les musulmans depuis plusieurs années. Et alors que l’on accuse à tort les musulmans de vouloir s’ingérer dans les affaires publiques, certains s’immiscent dans leur vie privée. Nous aurions espéré que les juges soient à leurs côtés pour les protéger.

On ne peut s’empêcher de penser qu’à quelques jours du mariage annulé de Lille, cette affaire n’ait pas pesé consciemment ou non sur la décision du Conseil d’Etat. Les juges seraient-ils victimes, à l’instar de l’opinion publique, des pressions médiatiques, laïcistes et islamophobes visant à réduire le champ d’expression de la foi musulmane dans notre société ? Craignait-elle qu’une décision au bénéfice de la requérante crée une nouvelle polémique visant à salir cette institution comme cela a été le cas contre la juridiction lilloise ?

La Justice ne doit pas se laisser atteindre par des polémiques de bas étage visant à créer l’amalgame et la haine dans l’esprit des citoyens. Le droit et la justice doivent prendre le dessus sur l’arbitraire et la haine aveugle qui délitera les liens sociaux au lieu de les raffermir.

Source : http://oumma.com/Est-ce-au-Conseil-d-Etat-de#forum

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08 juillet 2008

Europe : Pacte sur l'immigration et l'asile‏

Europe

Pacte sur l'immigration et l'asile‏

Texte du Pacte sur l'immigration et l'asile dans sa toute dernière version qui a été officiellement présentée par la France cette après-midi au Conseil européen "Justice, affaires intérieures et immigration" (JAI), qui se tient les 7 et 8 juillet à Cannes:

http://www.lemonde.fr/web/document/0,0-0,50-1067404,0.html

(format pdf, 8 pages)

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07 juillet 2008

Un tramway pas désiré

Un tramway pas désiré

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Le 03 juillet 2008, extrait de lettre de Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis, à Bernard Kouchner.

Monsieur le ministre,

La banque néerlandaise SNS, par l’intermédiaire du directeur général de SNS Asset Management, vient de prendre une décision extrêmement importante en ce qui concerne le tramway de Jérusalem, construit par des entreprises françaises, dont celle de Veolia/Connex. Le tracé de ce tramway passe sur des terres saisies illégalement aux Palestiniens et relie les colonies israéliennes de Cisjordanie, construites en violation flagrante des normes impératives du droit international, à des quartiers de Jérusalem Ouest. Cette première ligne de tramway est conçue pour desservir la colonie de Pisgat Zeev, au Nord, en passant par celles de Ramat Eshkol et Givat Shapira (French Hill). Elle devrait être prolongée jusqu’à la colonie de Neve Yaakov.

Au cours des deux dernières années, la banque SNS, classée dans le top cinq des banques néerlandaises, a reçu de nombreuses lettres, aussi bien d’organisations israéliennes, palestiniennes et néerlandaises que d’experts en droit international, lui demandant de se désinvestir de Veolia/Connex, en raison de son implication dans le projet du tramway.

Dans sa réponse, la banque SNS a admis que «l’occupation israélienne du territoire palestinien ne concorde pas avec le droit international».

Pour être précis, je dois signaler que la banque ne considère pas cette construction comme une grave violation directe des droits de l’homme mais plutôt comme une «petite violation». L’exclusion de cette entreprise semble donc disproportionnée, mais la banque a quand même précisé que si Veolia ne s’engageait à respecter les droits humains, elle pourrait décider de céder cette «ligne d’engagement».

Ainsi que vous devez le savoir, une action en justice en France est introduite par l’Organisation de Libération de la Palestine et l’Association France Palestine Solidarité contre Veolia/Connex et Alstom. Ces entreprises viennent de recevoir l’ordre de soumettre leur contrat passé avec la municipalité de Jérusalem, ce qui démontre que le tribunal de Nanterre n’avalise pas les propos de Veolia lorsque cette entreprise déclare ne pas avoir signé de contrat.

(…)

En effet, il ne s’agit pas de «petites violations des droits humains» mais bien d’une violation grave du droit à l’autodétermination reconnu par les deux Pactes internationaux de 1966, ainsi que d’une violation constituant un crime de guerre au regard de la IV ème Convention de Genève avec la destruction des biens et l’expulsion des terres appartenant aux Palestiniens pour construire des colonies illégales.

Il semble alors préoccupant que l’Etat français n’ait aucune position par rapport à cette question. En effet, faut il rappeler que les contrats obtenus par ces entreprises ont été signés, sous l’égide de l’ambassade de France à Tel Aviv, sans oublier le contexte particulier de l’occupation que subit le peuple palestinien depuis 1967. En cas d’occupation, lorsque des états veulent passer des accords économiques, scientifiques, culturels ou techniques, ils sont soumis au respect de leurs obligations internationales. C’est pourtant bien l’Etat français, comme tel, qui était aux côtés de ces entreprises.

Sans mener une analyse approfondie de la véritable nature juridique de cette obligation, il convient toutefois de signaler qu’en raison de la ratification par l’Etat français des Conventions de Genève et du nombre croissant d’Etats parties à leurs Protocoles additionnels, ainsi que de la transcendance des principes humanitaires et, de là, du caractère erga omnes de l’obligation de les respecter, tous les Etats ont le droit de veiller à ce que tout autre Etat respecte le droit humanitaire coutumier. Or, dans ce cas, l’Etat français n’a pas respecté ses obligations internationales. Je rappelle que c’est ce qu’avait redit avec force la CIJ dans l’avis rendu portant sur la construction.

Au regard de tous ces éléments, il serait important que le gouvernement donne toutes les informations sur ce qu’il compte faire pour être en cohérence avec ses obligations internationales et réparer cette violation grave, qui nuit à l’image de la France et ne permet pas d’assurer au peuple palestinien son droit à l’autodétermination et à une paix juste et durable.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en ma considération.

Source : http://www.bakchich.info/article4351.html

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04 juillet 2008

Pétition : Pour sauver la vie

Pétition

Pour sauver la vie

Et libérer les Etudiants en grève de la faim à la prison de Marrakech

Nous, signataires ci-dessous, demandons aux instances de nos pays, aux Parlements Européens d’intervenir urgemment pour sauver la vie des étudiants détenus, dans leur quatrième semaine de la grève de la faim, à la prison de Bou Lamharaz de Marrakech.

Ces jeunes étudiants au nombre de 18, dont une jeune fille, n’ont fait, dans le cadre de leur syndicat d’étudiants, que manifester et revendiquer des meilleures conditions estudiantines. C’est dans l’exercice de leurs droits à l’expression, reconnu par les chartes internationales des droits de l’Homme.

Notre appel est motivé par le principe d’Assistance à Personnes en Danger !

belmaizi@skynet.be

Comité belge pour la libération des étudiants à Marrakech

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Condamnation de deux Algériens convertis au christianisme

Condamnation de deux Algériens convertis au christianisme

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Par Amir Akef, LE MONDE, le 03 juillet 2008

Six mois de prison avec sursis et 1 000 euros d'amendes. Tel est le verdict prononcé, mercredi 2 juillet, par le tribunal de Tissemsilt à l'encontre de deux Algériens convertis au christianisme. Rachid Mohammed Seghir, 40 ans, et Jamal Dahmani, 36 ans, tout deux informaticiens, avaient été condamnés, en novembre 2007, par contumace à deux ans de prison ferme et 5 000 euros d'amendes pour "prosélytisme et exercice illégal du culte non musulman". Des motifs d'accusation passibles, au regard de la loi du 28 février 2006, de cinq ans de prison et d'amendes de 5 000 à 10 000 euros.

La loi considère comme prosélyte toute personne qui "incite, contraint ou utilise des moyens de séduction tendant à convertir un musulman à une autre religion".

Les deux informaticiens avaient été arrêtés à Tissemsilt, à plus de 300 kilomètres au sud-ouest d'Alger, le 7 avril 2007. Des bibles et des CD-ROM religieux avaient été découverts lors d'une fouille de leur véhicule.

Mustapha Krim, président de l'église protestante d'Algérie, s'est dit scandalisé par ces verdicts pour des délits d'opinion. Le verdict est sévère, selon l'avocate Khaddija Khalfoun, qui défend également d'autres Algériens convertis poursuivis en justice.

Parmi eux, Habiba Kouider, une musulmane convertie au christianisme, accusée de pratique d'un culte non musulman sans autorisation et contre laquelle une peine de trois ans avait été requise.

L'affaire avait fait grand bruit et une partie de la presse locale s'était indignée contre une atteinte à la liberté de conscience. L'affaire Habiba Kouider reste en suspens, le tribunal ayant demandé, le 27 mai, un complément d'information.

Le verdict de mercredi à l'encontre des deux informaticiens atténue les peines mais confirme l'accusation de prosélytisme. Une situation semblable à celle du prêtre catholique, Pierre Wallez, poursuivi pour avoir organisé une prière auprès de migrants camerounais. Condamné dans un premier procès à une année de prison avec sursis, sa peine avait été réduite en appel à deux mois de prison avec sursis.

LOI CONTRE LE PROSÉLYTISME

La loi de février 2006 contre le prosélytisme cible particulièrement les évangélistes dont la capacité à gagner des adeptes parmi les nationaux inquiète. Un succès très relatif, les chrétiens toutes confessions ne dépasseraient pas les 30 000 individus sur une population de 35 millions de personnes.

La pression des responsables de la hiérarchie musulmane traditionnelle contre les évangéliques reste forte. Le président du Haut Conseil islamique, le cheikh Bouamrane, a décrit le mouvement comme une forme de néocolonialisme. Le ministre des affaires religieuses, Boualem Glamallah, a fait de son côté un parallèle entre l'action des évangéliques et le terrorisme.

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01 juillet 2008

Bruxelles-Ville : nouvelle procédure d’attribution de logements

Bruxelles-Ville

Mohamed OURIAGHLI

Echevin en charge des Propriétés Communales

Et sa nouvelle procédure d’attribution de logements

 

 

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Le Parti Socialiste rencontre des Organisations juives

Le Parti Socialiste rencontre des Organisations juives

CCLJ, le 30 juin 2009

Ce 26 juin 2008, une dizaine d'organisations juives et trois anciens présidents du CCOJB ont répondu à l'invitation de rencontre qui leur a été adressée par le Parti Socialiste.

Le CCLJ et d'autres participants à la réunion ont exposé au Président Elio Di Rupo et à André Flahaut le malaise de la communauté juive envers le PS, amplifiés encore par la présence et le discours d'André Flahaut à Nivelles.

A titre d'exemples, les griefs suivants ont été énoncés :

Amalgamer le génocide des Juifs et la situation des Palestiniens.

Parler de bombardements israéliens lors d'une cérémonie de recueillement au Mémorial de la déportation vandalisé.

Boycotter Israël en bloquant l'application d'accords de coopération culturels ou économiques.

Discriminer Israël en ne participant pas au groupe interparlementaire Israël.

Le Président Di Rupo a estimé que le PS est vilipendé au sein d'une frange de la communauté juive et a critiqué certaines manœuvres politiciennes.

Il a rappelé, et tous les présents l'ont reconnu, la qualité et l'intensité du travail du PS dans sa lutte permanente contre l'antisémitisme, pour la reconnaissance des droits des victimes juives de la guerre, pour la restitution des biens volés, la recherche de la vérité historique et l'enseignement de la Shoah dans les différents réseaux scolaires.

Il a décidé d'inviter les membres du PS à prendre conscience des amalgames, à réfléchir aux moyens pour éviter de telles confusions et à tracer des lignes rouges à ne pas franchir.

Afin d'apaiser les tensions, demande a été faite à André Flahaut de renoncer à son action en justice contre le CCOJB.

Tous les participants à la réunion se sont félicités de la franchise des propos échangés et ont insisté sur l'établissement d'un dialogue permanent et constructif.

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30 juin 2008

"Le bal des faux-culs"

"Le bal des faux-culs"

Maltraitance aux Acacias : le huis clos désavoue Fabrice Cumps (PS), échevin de l'Enseignement

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Par Guy Bernard, La Dernière Heure, le 30 juin 2008

Divulgatrice, en nos colonnes, de maltraitances à l'égard des enfants handicapés des Acacias, cette éducatrice allait-elle être sanctionnée par le politique ? Fabrice Cumps (PS), échevin de l'Enseignement, s'était échiné à ce qu'il en soit ainsi.

Le huis clos de jeudi soir en a décidé tout autrement. Et un camouflet, un ! À dire vrai, le vote pour ou contre une sanction (préalable théorique à un second, sur le type même de sanction) a, à peu près, tourné court. En une mini-demi-heure, nourrie des plaidoiries de Walter Vandenbossche (CV&V) et de Philippe Debry (Écolo) défendant une dame ayant mis au jour des faits que d'aucuns voulurent étouffer, la messe fut dite : 17 contre, 10 pour et des abstentions. Au grand dépit de la bande socialiste d'Eric Tomas...

Dans les travées de l'Hôtel de ville anderlechtois, on évoquait un "bal des faux-culs" pour cibler ceux-là qui, officieusement et en masse, se disaient favorables à une mesure disciplinaire et qui, in fine, ont retourné leur veste au moment clé.

Qui a suivi les socialistes, qui s'est désolidarisé de leur thèse ? Mystère. Quoique... Parce qu'il a immanquablement fallu une fameuse scission supplémentaire de la majorité MR-PS pour que l'éducatrice passe à travers les mailles du filet.

Pour mémoire, le mois dernier, le principal accusateur, Fabrice Cumps (PS), s'était retranché derrière la "vérité judiciaire". Hier, l'étonnement fut de mise, tant par la rapidité de la décision que par sa teneur.

Conséquence : le désaveu du Premier échevin, une colère noire des têtes de pont de son camp et des tensions libéralo-socialistes loin d'être apaisées. Ne fût-ce que parce qu'à bien compter, des PS ont, en leur âme et conscience sans doute, lâché les leurs.

Il est vrai que l'unique reproche adressé à l'accusée, c'était d'avoir dénoncé l'innommable à la presse. Après l'avoir fait à une direction et à un échevin restés sans réaction...

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Après Fortis, Dexia en difficulté ?

Après Fortis, Dexia en difficulté ?

RTL, le 28 juin 2008

La commune bruxelloise de Schaerbeek va mandater un avocat afin de faire la transparence à la fois sur la gestion de la banque Dexia, dont l'action a perdu 56 pc en un an, et sur celle de certains produits, écrit samedi le quotidien Le Soir. La chute de l'action représente une perte patrimoniale pour les communes.

La commune détient en direct environ un million d'euros en actions Dexia et est, avec 3,26 pc, un des plus gros actionnaires du holding communal. Les communes sont en effet actionnaires de Dexia, soit directement, soit via le holding communal qui représente 16,35 pc du capital du groupe franco-belge.

Les communes s'inquiètent également du dividende. "Pour Schaerbeek, le dividende de Dexia représente 4,3 millions d'euros, sur un budget total d'environ 160 millions d'euros", indique Michel De Herde MR-FDF, échevin schaerbeekois du budget.

Schaerbeek va prendre un avocat spécialisé afin de prendre toutes les mesures utiles pour exiger du holding communal et de Dexia la conservation de ses intérêts, précise encore M. De Herde. "Francis Vermeiren (bourgmestre de Zaventem et prédisent du holding communal), Serge Kubla MR (bourgmestre de Waterloo et administrateur du holding) et Anne-Sylvie Mouzon PS (conseillère communale à Saint-Josse et vic-présidente du holding) "devraient remettre leur mandat en jeu", tout comme Pierre Richard et Axel Miller, le président et le patron du groupe franco-belge, estime encore l'échevin schaerbeekois.

L'avocat mandaté par Schaerbeek devrait également se pencher sur les crédits structurés offerts par Dexia à la commune. "Nous voudrions savoir pourquoi les taux sur ces crédits augmentent régulièrement", s'interroge Michel De Herde.

Source et vidéo :

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/144300/--Apr%C3%A8s+Fortis,+Dexia+en+difficult%C3%A9

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27 juin 2008

Pas de sanction pour la corruption

Pas de sanction pour la corruption

Le «système Demaret» était bien réel, mais le dossier est trop ancien pour être jugé

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Par J.-P. B, Le Soir, le 26 juin 2008

Une fois de plus, une affaire financière est jugé près de quinze ans après les faits à Bruxelles. Le principal prévenu, Michel Demaret, ancien échevin des Travaux publics, puis bourgmestre de la capitale, est d’ailleurs décédé depuis près de huit ans. Les autres prévenus, jugés dans son sillage, ont bénéficié de peines clémentes, en raison de l’ancienneté des faits…

Ils étaient poursuivis pour des faits de corruption, de fausses factures… dans le contexte de passage de marché publics et privés avec des entrepreneurs amis. Dans le milieu, on parlait du «système Demaret» qui consistait à empocher une partie de l’argent de la transaction. Et l’échevin Demaret était également taxé de «Monsieur 20%».

En l’absence de feu Michel Demaret, c’est son épouse, sa fille et son beau-fils qui étaient notamment jugés. Pour avoir participé à la gestion de l’argent noir de l’homme politique social-chrétien. Ou pour avoir profité de cet argent, injecté dans le patrimoine familial.

Les débats judiciaires ont notamment porté sur des biens immobiliers achetés et rénovés à Malèves-Sainte-Marie, Ramillies et Eghezée. Ou encore sur des enveloppes d’argent liquide dissimulées dans une valise, puis transférées en Suisse. «Il y avait 100 millions de francs» (près de 2,5 millions d’euros!), a précisé le beau-fils.

Enfin, tout un volet traitait des «bonnes relations» entretenues avec certains entrepreneurs de la construction. Le dossier révèle que l’échevin était arrosé afin d’autoriser la construction de bureaux, dans le quartier européen, alors que le plan d’affectation prévoyait des logements.

L’entrepreneur J.D.P., qui avait conclu un pacte de corruption avec Demaret, a été reconnu coupable, mais il bénéficie de la suspension du prononcé de la condamnation. L’épouse de l’ex-bourgmestre écope aussi de la suspension, pour des faits de blanchiment. Quant à la fille et au beau-fils, le tribunal reconnaît la prescription des poursuites et quelques acquittements.

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24 juin 2008

Les partis politiques francophones vont-ils sacrifier

Les partis politiques francophones vont-ils sacrifier les chômeurs sur l'autel communautaire?

Communiqué de presse (23 juin 2008)

La Plate-forme www.stopchasseauxchomeurs.be estime que la Ministre de l'Emploi Joëlle Milquet CDH doit fondamentalement revoir son projet de réforme du plan de contrôle des chômeurs, comme la FGTB l'a récemment rappelé.

Par ailleurs, la Plate-forme constate que le plan présenté par la Ministre de l'Emploi est totalement défavorable aux chômeurs francophones et aux Régions bruxelloise et wallonne. Son adoption par celles-ci serait une trahison de leurs intérêts et de ceux des citoyens qu'elles représentent.

«Pas d'exclusion de chômeur sans refus d'une proposition d'emploi convenable!»

En savoir plus :

Plate-forme www.stopchasseauxchomeurs.be

rue Philomène, 43 – 1030 Bruxelles – 02/218 09 90

Contact : Yves Martens (0475 834 804)

contact@stopchasseauxchomeurs.be

04:45 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23 juin 2008

Pour l'Europe, les blogs sont une forme avancée de lobbying

Pour l'Europe

les blogs sont une forme avancée de lobbying

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Par Nil Sanyas PCINpact, le 20 juin 2008

La blogosphère est-elle en danger ? Si pour l'instant, il n'y a pas péril en la demeure, les blogueurs devraient néanmoins se pencher sur un article du magazine bulgare Kapital, et traduit par Courrier International. D'après cet article, le Parlement européen «considère la blogosphère comme dangereuse et envisage de voter une mesure encadrant cet espace de libre expression».

Pour le bien des blogueurs

Une nouvelle peu enthousiasmante à l'heure où, en France (et ailleurs), le filtrage et la surveillance des contenus sont sur toutes les lèvres. Cet encadrement des blogs, initié suite à un récent rapport de la députée estonienne Marianne Mikko, se ferait via une sorte de labellisation des blogs, ceci grâce à un «indice de qualité, pour qu'il soit clair pour tout le monde qui écrit et pour quelle raison», peut-on lire dans le rapport en question.

Une labellisation des blogs, qui n'est pas sans rappeler celle de la presse en ligne dont nous vous parlions l'année dernière, ou encore la future création par Michèle Alliot-Marie d'une Commission de déontologie du Net.

Certains blogs polluent le cyberespace

«Jusqu'à présent, la blogosphère était un espace de bonnes intentions, avec un discours relativement franc et ouvert. Beaucoup de gens font confiance aux blogs. Cependant, du fait de leur banalisation et de leur multiplication, les blogs sont également utilisés par des personnes de moins en moins scrupuleuses.»

Si «jusqu'à présent, nous n'avons pas considéré les blogueurs comme une menace, ces derniers peuvent polluer considérablement le cyberespace», a ainsi rédigé la députée estonienne, certainement la future égérie des blogueurs.

Blogueurs, arrêtez de donner votre opinion

Marianne Mikko n'est cependant pas la seule en Europe à se poser des questions au sujet des blogs. Selon Kapital, l'eurodéputé allemand Jorgo Chatzimarkakis a ainsi déclaré : «les blogueurs ne peuvent certainement pas être automatiquement qualifiés de menaçants», mais «les blogs sont aujourd'hui un puissant instrument de communication et peuvent être considérés comme une forme avancée de lobbying. Et constituer, en tant que tels, une menace».

De là à penser que les blogueurs ont un peu trop milité pour le Non au traité de Lisbonne, contrairement à tous les autres médias (TV, radio, presse papier), et que cela gêne certains eurodéputés, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

Actualités relatives :

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Le filtrage sur Internet en quête de légitimité en Europe

Olivier Martinez vs Fuzz, la bombe à retardement du web 2.0

RSF : la liberté de la presse toujours en danger sur le web

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21 juin 2008

Mehmet Koksal

Humeurs Allochtones

vous manque,

consultez

www.mehmetkoksal.com

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06 juin 2008

Peine «particulièrement significative» requise contre un rappeur de La Rumeur

Peine «particulièrement significative» requise contre un rappeur de La Rumeur

Mir, le 05 juin 2008

L’avocat général de la cour d’appel de Versailles a demandé mardi qu’une peine «particulièrement significative» soit prononcée à l’encontre de l’un des rappeurs du groupe La Rumeur, Hamé, poursuivi par le ministère de l’Intérieur pour des propos dénonçant des policiers "assassins".

L’avocat général, Daniel Renaut, s’en est «remis» à la cour pour le quantum de la peine, requérant une peine «particulièrement significative» à l’encontre de l’auteur de propos «clairement de nature à déconsidérer une institution œuvrant au service de l’intérêt général». Cette audience est intervenue au terme d’un long feuilleton judiciaire qui a valu au rappeur de 32 ans deux relaxes, dont la dernière cassée par la Cour de Cassation en juillet 2007.

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