17 juin 2013

"Qui dira le Kadish"

"Qui dira le Kadish"

(Des Pavés pour la mémoire)

Marian Handwerker 

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Pavé de la mémoire au n° 23 de l'avenue Clays, Bruxelles 

 En présence du réalisateur

Film documentaire présenté par le Pr Adolphe Nysenholc

Un homme sonne à une porte. Lui ouvre une femme d'origine maghrébine. Il est né dans cette maison, où ses parents ont été arrêtés en 1942. L'hôtesse croit qu'on a tué des Juifs dans la maison. Elle a peur chaque fois qu'elle va à la cave. Le fils des déportés la rassure. La pose des pavés de mémoire devant la porte de la rue attestera qu'ils ont été assassinés loin de là, à Auschwitz. Le film établit un dialogue entre de nombreux enfants survivants, qui rendent hommage à leurs disparus par ces pierres gravées, et les nouveaux immigrés.

Le film présente un nouvel aperçu de la Shoah. Il émeut, sans pathos. Avec lui, la ville brille de cailloux d'or, qui sont comme des étoiles, dont la lumière émane encore longtemps après leur extinction.

Les Mardis du Musée 18/06 de 12h30 à 13h30

Adresse et réservations

Musée Juif de Belgique

Rue des Minimes 21

1000 Bruxelles

02 512 19 63

edu@mjb-jmb.org 

www.mjb-jmb.org 

Pour Faouzia Hariche, les femmes portant le foulard n'ont pas de droits !

Pour Faouzia Hariche, les femmes portant le foulard n'ont pas de droits !

MEET, le 16 juin 2013

«Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail» Faouzia Hariche (PS), Echevine de l’Enseignement de la Ville de Bruxelles - 11/06/0213

Suite à la réaction de Madame l’Echevine Faouzia Hariche sur l’avis du Conseil d’Etat du 17 avril 2013 autorisant le port du foulard pour les professeurs de religion, et son refus de l’appliquer dans sa circonscription, le M.E.E.T. réagit avec ferveur et condamne fermement cette décision qui va à l’encontre de tout principe de justice et rappelle, par la même occasion, que les outils juridiques n’ont pas vocation à être utilisés à tort et à travers et de manières abusives contre les citoyens.

En effet, le décret du 31 mars 1994 évoqué par Madame Hariche est désuet. Un nouveau décret, daté du 17 décembre 2003, qui abroge de facto le précédant, impose certes aux enseignants «d’adopter une attitude réservée, traiter les options religieuses en des termes qui ne peuvent froisser, s’abstenir de tout propos partisan dans les problèmes idéologiques et refuser de témoigner en faveur d’un système philosophique ou politique quel qu’il soit» mais mentionne surtout que «rien n’interdit aux professeurs de religions reconnues de porter tout signe d’appartenance, y compris vestimentaire».

Xavier Delgrange, membre du Conseil d’Etat, disait à ce propos : «l’enseignement de la religion échappe pratiquement totalement au contrôle des autorités publiques […] Les titulaires de cours de religions reconnues ne sont pas astreints au devoir de neutralité et même, le prosélytisme de leur part n’est pas critiquable».

Dès lors, le M.E.E.T. se pose la question suivante: par quel miracle démocratique, une élue politique se donne-t-elle le droit de refuser d’appliquer un arrêté promulgué par une instance juridique dont nul n’est censé ignorer la loi ?

On ne cesse de parler de «diversité», de «multiculturalité», de «vivre ensemble». Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui rien n’est fait pour respecter l’autre dans ses droits et son intégrité, en l’occurrence un simple code vestimentaire propre à une partie des femmes musulmanes leur vaudra l’exclusion sociale. Ceci, à une période où l’accès à l’emploi sur Bruxelles est devenu un chemin de croix, où les violences morales et islamophobes battent leur plein tandis que l’enseignement bruxellois devient tristement célèbre dans les rapports internationaux pour son exceptionnelle discrimination.

L’attitude des élus de Bruxelles qui, au moment des élections, n’hésitent pas à racoler auprès de la misère à laquelle ils contribuent, dépasse l’imagination des plus pessimistes d’entre nous.

Par ailleurs, aux dérives des élus politiques, s’ajoutent les multiples abus des directions d’écoles qui, sous l’impunité ministérielle, se permettent de violer les articles 19 et 24 de la constitution belge, le décret neutralité, etc. ; ce qui engendre chaque jour de graves discriminations passées totalement sous silence. Nous travaillons à la récolte d’une infime partie des témoignages relatant ces discriminations et nous sommes choqués, nous le répétons, par la gravités des faits.

Par conséquent, nous, membres du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s, constatant que les interpellations politiques restent caduques (les promesses de débat faite après l’action menée par le MEET le 6 septembre 2012 n’ont jamais vu de suite !) et appelons à une coordination afin de contester cette décision de Madame l’échevine Faouzia Hariche, ainsi qu’à une large mobilisation pour des actions qui se feront très prochainement.

Le Mouvement pour l'Egalité et l'Emancipation de Tou-te-s.

09:34 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 juin 2013

BELFORT : Monsieur le Maire, débaptisez la rue du colonel Jeanpierre

BELFORT

Monsieur le Maire, débaptisez la rue du colonel Jeanpierre 

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L'OUVREBOITE, le 15 juin 2013

Nous sommes heureux de lire dans l’édition du 15 juin 2013 du journal l’EST REPUBLICAIN un article consacré à une rue de Belfort au nom du colonel JEANPIERRE, légionnaire et tortionnaire de la guerre d’Algérie.

Disons-le clairement, nous sommes pour que la mairie débaptise cette rue car le colonel Jeanpierre était un légionnaire du 1er REP qui est un régiment de parachutistes  qui a utilisé la torture en Algérie.  Comme le rappelle l’historien Henri Pouillot dans ses articles consacrés au même sujet, le gradé honoré dans notre ville cautionnait et favorisait la torture.

L’historien a recueilli des témoignages qui viennent confirmer la version selon laquelle Jeanpierre était à la tête de légionnaires qui avaient pris part à la torture.

Voici également ce que rapporte H.Pouillot sur son site : Dans le livre "L’Assassinat de Chateau-Royal" de Jean-Philippe OULD AOUDIA (aux Editions Tirésias) il est écrit (page 145) : Le 1er REP achève au poignard les maquisards blessés, exécute sommairement les prisonniers, appelé dans Alger il torture sans discrimination le personnel des CSE (Centres Sociaux Éducatifs, centres crées à l’initiative de Germaine Tillon). Le Colonel Jeanpierre, qui commandait ce régiment, vint assister aux interrogatoires menés par la 2ème compagnie -placée sous les ordres d’un lieutenant, futur chef OAS d’El-Biar- et déclara au briefing du lendemain : "Je vous donne mon accord. Je vous couvre. Continuez. Si quelques-uns d’entre vous ont des scrupules, qu’ils sachent deux choses : primo, que je ne leur en voudrai pas ; secundo, que cela ne nuira pas à la suite de leur carrière".

Comment peut-on honorer un tel homme ! On se croirait dans une ville du Sud de la France et avec l’état d’esprit de certains ici on risque bientôt d’inaugurer une stèle en hommage à l’OAS.

Nous proposons de rebaptiser cette rue au nom du Général Jacques de Bollardière qui est l’un des Français les plus décorés de la seconde guerre mondiale et un fervent opposant à la torture pratiquée en Algérie. Il a été le seul officier à condamner ces pratiques barbares, ce qui lui a valut une suspension et des jours d’arrêt. C’est la fierté de l’armée Française.

Monsieur le Maire, nous vous demandons de débaptisez cette rue, elle nous fait honte !

(Et quand verra-t-on les Bruxellois se mobiliser pour exiger du bourgmestre PS Freddy Thielemans qu’il débaptise l'allée Yitzhak Rabin dans le parc Léopold, du nom d’un chef terroriste au service d’une organisation criminelle sioniste ?) (Rachid Z)

16:04 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 juin 2013

Interdire les signes religieux au travail, c'est faire un pas vers l'islamophobie d'État

 Interdire les signes religieux au travail, c'est faire un pas vers l'islamophobie d'État

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Par Louiza Belhamici et Sonia Dayan-Herzbrun, le 14 juin 2013

Depuis l'histoire de la crèche Baby Loup, une partie de la classe politique réfléchit à un moyen d'étendre la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école à d'autres espaces publics. Pour les militantes féministes Louiza Belhamici, professeure de Lettres et Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, c'est une ineptie.

Depuis deux mois nos élus s'affolent à nouveau devant le danger que présenteraient à leurs yeux, jupes, foulards ou bandeaux trop longs, trop larges, trop voyants...

Un esprit contraire à la loi de 1905

Après l'arrêt en date du 19 mars 2013 rendu par la Cour de Cassation à propos de l'affaire de la crèche Baby Loup, François Hollande a déclaré prévoir une refonte législative en vue du vote d'une loi étendant le champ de l'interdiction des signes religieux dans certains lieux de travail "dès lors qu'il y a contact avec les enfants", notamment "les crèches associatives avec financements publics". C'est dans cette perspective qu'il a inauguré, peu de temps après, l'Observatoire de la laïcité dont la première mission est de réfléchir à une loi sur le port de signes religieux en entreprise.

La droite parlementaire s'est immédiatement engouffrée dans cette brèche en rédigeant une proposition de loi "visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse". Par une surenchère sur ce qu'elle considère à tort comme une atteinte au pacte républicain, elle cherche à griller la politesse à la gauche sur le dos de femmes qui n'en demandent pas tant.

Une telle loi, qui cèderait aux pires tentations populistes, serait contraire à l'esprit comme à la lettre de la loi de 1905 que les prétendus défenseurs de la laïcité ne cessent de bafouer. Elle constituerait une restriction des libertés religieuses que cette loi garantit. Elle ouvre de fait la voie à l'interdiction du port du foulard musulman dans tous les établissements privés gérant un service public et peut-être même, comme on l’entend déjà évoquer, dans les universités.

On veut légaliser l'exclusion et la discrimination

On veut donc faire adopter une loi qui vise d'abord les femmes et devrait aboutir à exclure les plus vulnérables d'entre elles du monde du travail et de l'éducation, comme si elles étaient en trop dans cette société. C'est ainsi que la petite Sirine, âgée de 15 ans a été exclue de son collège, parce qu'elle refusait de raccourcir sa jupe et de retirer son bandeau large de 6 cm. L'arbitraire de cette décision est flagrant, tout comme l'était le licenciement de l'employée de la crèche Baby Loup, puisque Sirine a été réinscrite dans un autre collège avec sa jupe et son bandeau, et que la Cour de Cassation a annulé le licenciement de l'employée.

Certes les lois en préparation mettraient fin à l'arbitraire, mais elles le remplaceraient par une véritable islamophobie d’État qui légaliserait l'exclusion, les pratiques discriminatoires et qui annoncerait la fin de la liberté des cultes garantie par la loi de 1905. Car, contrairement à ce que déclarent tous ceux qui réclament le vote d’une telle loi, l’espace public n’est pas neutre. Il est le lieu de déploiement de la diversité, des appartenances, des cultures, des coutumes, des convictions, des histoires individuelles et collectives. En cherchant à le neutraliser on nie cette diversité, et on vise à imposer à tous une culture uniformisée et totalisante.

Si elle était votée, la loi annoncée par François Hollande aboutirait à abolir la liberté de conscience et d'expression garantie par nos lois et les conventions internationales, à masquer la diversité et à renoncer à un véritable vivre-ensemble, qui implique de vivre et d’agir avec nos différences, et non en les occultant. Elle aurait pour conséquence un nouvel enfermement des femmes musulmanes que l’on confinerait dans leurs cuisines et dans leurs ghettos, et leur exclusion de l’espace public et du monde du travail, alors même qu’elles aspirent à s’investir pleinement dans la vie collective.

Le corps des femmes leur appartient

C'est la raison pour laquelle un groupe de 120 femmes de toutes appartenances et convictions, dont nous faisons partie, a lancé il y a quelques semaines un appel, dans lequel elles refusent l'imposition d'un code vestimentaire quel qu'il soit, qu'il s'agisse d'interdire le port du voile ou de le rendre obligatoire.

Nous sommes désormais près de 2000. L’imposition d’un code vestimentaire est une forme de violence et nous la dénonçons comme telle. Le corps des femmes leur appartient, tout comme leur appartient le choix de leurs vêtements.

Nous nous opposons à des lois que nous jugeons à la fois sexistes, parce qu’elles ne concernent que les femmes, et racistes, parce que ce sont les femmes musulmanes qui sont discriminées et menacées d’exclusion sociale. Nous revendiquons aussi l'accès au travail pour toutes les femmes, et appelons l’opinion publique à se mobiliser contre leur adoption. Les femmes de France doivent TOUTES bénéficier de droits égaux.

Communiqué du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

Communiqué du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

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Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s, le 13 juin 2013

Suite à l’annonce de Madame l’échevine Faouzia Hariche, sur l’avis du Conseil d’Etat de ce 17 Avril autorisant le port du foulard pour les professeurs de religion, règlement applicable aux communes de la Région bruxelloise, celle-ci refusant ainsi de l’appliquer dans – sa circonscription - les limites de la Ville de Bruxelles : «Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail», rétorquait Faouzia Hariche (PS), échevine de l’Enseignement de la Ville de Bruxelles.

Le Mouvement MEET ! constate l’urgence de condamner fermement cette décision de Madame l’échevine et lui rappelle par la même occasion que ledit décret du 31 mars 1994 est tout d’abord totalement désuet et contraire au décret qui l’a suivi (et donc qui l’abroge) le 17 décembre 2003 qui impose certes aux enseignants «d’adopter une attitude réservée, traiter les options religieuses en des termes qui ne peuvent froisser, s’abstenir de tout propos partisan dans les problèmes idéologiques et refuser de témoigner en faveur d’un système philosophique ou politique quel qu’il soit» mais toutefois qui mentionne que «rien n’interdit aux professeurs de religions reconnues de porter tout signe d’appartenance, y compris vestimentaire».

D’ailleurs, Xavier Delgrange, membre du Conseil d’Etat, dit à propos de cet avis : «l’enseignement de la religion échappe pratiquement totalement au contrôle des autorités publiques […] Les titulaires de cours de religions reconnues ne sont pas astreints au devoir deneutralité et même, le prosélytisme de leur part n’est pas critiquable».

Nous voyons, dans ce cas-ci, qu’alors même que la plus haute instance juridique donne un avis favorable, l’échevine se prononce et refuse de l’appliquer. En quoi un élu politique se donne-t-il le pouvoir de refuser d’appliquer un arrêt promulgué par une instance juridique dans une démocratie où la loi est première ?

En ce qui concerne l’emploi, beaucoup ne trouvent pas un emploi à la hauteur de leurs compétences, et se voient accepter un travail très souvent précaire, ou ne trouvant un travail que des années après, voire même aucun travail. On ne cesse de parler de diversité, de multiculturalité, et bien cela fait partie de la liberté de conscience de tout un chacun, de la diversité tant mise en avant par tous. Finalement, quelles sont les priorités de Bruxelles ? Investir dans l’enseignement ? Former les jeunes ? Dans ce cas-ci, y’a-t-il toujoursune place pour des jeunes femmes ? Eviter de leur mettre des obstacles ? Que le taux de chômage ne grimpe ou alors se préoccuper de savoir qui porte un foulard, qui porte une longue jupe ou un pantalon large ?

Alors même que la Belgique traverse une crise sans précédents, où le décrochage scolaire est au plus haut, où le taux de chômage des jeunes et moins jeunes explose, alors même que la femme est d’après de nombreuses statistiques, toujours bien plus discriminée que l’homme, l’interdiction du port du foulard ne cesse de faire du tort aux femmes le portant. Celles-ci ne peuvent s’inscrire dans les écoles qu’elles désirent et faire un choix correct de leurs études étant donné que l’accès à la plupart des écoles supérieures ne leur est pas permis. Les filles étant en secondaire se voient dans l’obligation de le retirer pour continuer leur scolarité. Alors même que la grande majorité sont contraintes illégalement de l’enlever, beaucoup font l’objet au sein de leur école de discriminations quant à leur tenue vestimentaire, alors jusqu’où comptons-nous les priver de leur liberté ?

Nous sommes conscients que ces dérives de la part d’élus politiques ne sont pas des plus rares, c’est la raison pour laquelle la lutte ne s’arrêtera pas aux vêtements des professeurs de religion, mais également à la tenue des élèves qui sont considérés comme égaux juridiquement aux professeurs d’après l’article 24 de la Constitution belge organisant les principes de la neutralité applicables à tous.

Nous, membres du Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !, appelons à une coordination pour contester cette décision de Madame l’échevine Faouzia Hariche, ainsi qu’à une mobilisation large qui se fera très prochainement.

Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou-te-s !

m.e.e.t.belgium@gmail.com

12 juin 2013

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration turque en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 20 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Mazyar Khoojinian : historien, Dirk Jacobs : sociologue, Mahinur Ozdemir : Députée régionale (CDH). Modération : Y. Kengen

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

«Immigration marocaine en Belgique, entre hier et aujourd’hui»

Large compte-rendu de la conférence-débat organisée à l’ULB le 18 mars 2013 par Le Cercle du Libre Examen en collaboration avec la Turquoise, le CEAE et le CJC. Intervenants : Anne Frennet de Keyser : historienne, Corinne Torrekens : chargée de recherches FNRS, Rachid Madrane : Secrétaire d’état (PS) à la Propreté publique. Modération : E. Huisman

11 juin 2013

Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces "avides cochons"

Des Kényans manifestent contre leurs députés, ces "avides cochons"

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AFP, le  11 juin 2013

Quelques centaines de Kényans ont manifesté mardi devant leur Parlement à Nairobi, parodiant en "avides cochons" leurs députés qui à peine élus tentent de s'octroyer une conséquente hausse de salaire.

L'association "Occupez le Parlement" en était à sa deuxième manifestation du genre. La première avait été organisée mi-mai, avec deux douzaines de cochons vivants et des litres de sang de bovins déversés sur le pavé.

Ce mardi, du sang a encore été jeté. Les manifestants ont encore fait leurs slogans autour d'un jeu de mot: "MPigs" formé à partir de MPs -abréviation de Members of Parliament (députés)- et de Pig (cochon). Mais les organisateurs, poursuivis depuis la précédente manifestation pour cruauté envers des animaux, avaient cette fois confectionné un cochon géant.

Les députés kényans, parmi les mieux payés du continent africain et ne payant pas d'impôts, tentent de s'octroyer une hausse de salaire de quelque 300. 000 shillings (2.600 euros), pour revenir à celui touché par les députés de la précédente législature (851. 000 shillings, soit environ 90 fois le salaire minimum au Kenya).

La Commission des Salaires et rémunérations, agence gouvernementale indépendante chargée de fixer les traitements de la fonction publique, avait décidé cette baisse de salaire des nouveaux députés, élus en mars. La nouvelle chambre basse compte 128 députés de plus que la précédente.

"Aidez ceux dans le besoin, pas les voraces", pouvait-on lire mardi sur l'une des pancartes des manifestants. "Si vous obtenez une augmentation, j'arrête de payer des taxes", disait une autre.

"Les Kenyans ne sont pas prêts à payer ça" a affirmé l'une des organisatrices, Florence Kanyua, rappelant que ce sont les Kényans qui payent ces salaires via leurs impôts.

"Les enseignants, les policiers, les médecins et les infirmières ont des salaires de misère" a-t-elle ajouté, "mais les députés ne pensent pas à ce genre de problème".

"Le Parlement défie notre démocratie (. . . ) c'est une impunité que nous ne pouvons pas accepter" a renchéri un manifestant, John Nyaga, étudiant.

En début d'après-midi, les manifestants ont déposé leur cochon géant, paré de fleurs, devant les grilles du Parlement, puis lancé en l'air de faux billets de banque représentant eux aussi une bande de cochons.

Quelques personnalités étaient venues les soutenir.

Pour l'une d'elles, l'expert en droit constitutionnel Yash Pal Ghai, les députés "défient" la nouvelle Constitution kényane en remettant en question la Commission des salaires, reconnue par la Constitution, et ses membres.

"La plupart des Kenyans vivent dans une extrême pauvreté" a-t-il ajouté. Soulignant par ailleurs le fort endettement du pays, il a estimé que ces salaires ne feraient "qu'alourdir cette charge".

"L'économie de ce pays ne peut pas se le permettre" a renchéri Khelef Khalifa, président d'une importante organisation de la société civile, Muslims for Human Rights (les Musulmans pour les droits de l'Homme).

Des dizaines de policiers, munis de matraques, casques et gaz lacrymogènes avaient été déployés autour du Parlement, dans le centre de Nairobi. Mais la manifestation n'a été marquée par aucun incident.

Pas de foulard dans les écoles de la Ville

Pas de foulard dans les écoles de la Ville

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Echevine (PS) algéro-belge et islamophobe de l'Instruction publique

Nathan Gonze, le 11 juin 2013

L’avis du Conseil d’État, autorisant le voile aux professeurs de religion, ne fait pas jurisprudence, estime l’échevine

Les professeurs de religion islamique ont-ils le droit de porter le foulard dans les écoles ? Le 17 avril dernier, le Conseil d’État répondait par la positive à la suite d’un différend entre une prof et la commune de Grâce-Hollogne. Tout signe d’appartenance religieuse, y compris vestimentaire, est inhérent à l’enseignement des religions reconnues et n’est pas limité aux heures de cours et aux locaux auxquels ils sont affectés, estimait le Conseil d’État dans son arrêt.

Un arrêt qui porte, en théorie, sur l’ensemble du territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles et donc, qui est applicable aux communes de la Région bruxelloise. Mais pour la Ville de Bruxelles, la décision du Conseil d’État ne fait pas jurisprudence : le foulard islamique - comme tous signes religieux ostentatoires - reste interdit aux élèves comme aux professeurs, fussent-ils de religion.

Contrairement au cas de Grâce-Hollogne, nous appliquons les dispositions légales du décret neutralité de 1994 - qui insiste sur le fait de s’abstenir de toutes formes de prosélytisme - et le règlement de travail de la Ville - qui interdit le port de signes philosophiques sur le lieu de travail ”, justifie Faouzia Hariche (PS), échevine de l’Enseignement. Pas de dérogation pour les profs de religion estime donc Mme Hariche car “ce serait créer un traitement discriminatoire entre les enseignants.

Dommage, estime quant à elle Zoubida Jellab (Écolo), qui interpellait hier l’échevine à ce sujet au conseil communal et qui craint que la ville ne s’expose à des recours. La jeune association Muslims Right Belgium – qui recense en ligne les actes antimusulmans - confirme d’ailleurs avoir reçu des plaintes en ce sens à Bruxelles mais que rien d’officiel n’a encore été déposé.

Autre point qui pose question selon la conseillère Écolo, le manque de mixité parmi les professeurs de religion islamique (seulement 1/4 de femmes). C’est l’Exécutif des musulmans de Belgique qui propose les candidats. Dans la majorité des cas, ce sont des hommes. Comme cela, on évite le débat sur le voile, déplore Zoubida Jellab.

Pour l’échevine de l’Enseignement, le débat pose surtout la question de l’opportunité des cours de religion. “Ils séparent les élèves. La société bruxelloise aurait beaucoup plus à gagner d’un cours de civisme et de vivre ensemble, conclut-elle.

10 juin 2013

Communiqué de l’Union des Savants Syriens

Communiqué de l’Union des Savants Syriens 

Ils proclament le Nafir (l’appel général au combat)

«Il est du devoir de tout musulman, là où il se trouve, de s’élancer pour secourir ses frères opprimés en Syrie, chacun selon ses possibilités, en donnant de l’argent, en portant les armes, en donnant de la nourriture, en donnant des conseils, en partageant ses compétences et ses expériences militaires»

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE : WHO'S NEXT ?

REPRESSION POLITIQUE EN BELGIQUE

WHO'S NEXT ?

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Ceux qui, en Belgique, ont subi et subissent encore la répression politique et raciste, ne manquent pas. Mais une des caractéristiques propres à la répression est que les victimes ont rarement l’occasion de s’exprimer en public.

Pour les Indigènes de Belgique et Quart d’X, si on veut lutter contre l’exclusion pour raisons politiques ou racistes, il est pourtant essentiel que ceux qui en subissent les conséquences personnellement soient reconnus et soutenus. Parce que leur cas est emblématique et représente bien plus que leur simple personne.

C’est ainsi que les IB et Quart d’X organisent une conférence pour fournir l’occasion, à tous ceux qui s’intéressent à la répression en Belgique, de comprendre comment elle s’exprime et les enjeux réels en termes de solidarité effective : comment soutenir concrètement ceux qui se voient attaqués voire exclus de leur travail, privés ainsi de revenus et tués socialement dans l’indifférence générale ?

L’occasion de rencontrer certains d’entre eux qui viendront expliquer leur combat politique et les conséquences concrètes de la répression qui en découle :

• Souhail Chichah a été exclu de l’ULB où il était assistant et chercheur pour sa participation à la Burqa Pride, qui visait à demander un débat contradictoire avec Caroline Fourest afin de dénoncer ses positions islamophobes, lors d’une tribune laudative que l’ULB offrait à la néoraciste, mais aussi parce qu’il dénonçait la politique coloniale d’Israël.

• Roberto D'Orazio, membre de la délégation syndicale des Forges de Clabecq, a été licencié et par la suite exclu du syndicat puis poursuivi sur base des actions menées durant le combat pour la reprise des Forges.

• Bahar Kimyongür a été condamné à quatre ans de prison ferme, et a fait l’objet d’une demande d’extradition de la Turquie, pour «terrorisme» dans le cadre du procès «DHKP-C», un mouvement d'extrême-gauche turc. Il a été ensuite acquitté.

• Barbara Van Dyck a été exclue de la KUL pour avoir participé à une action non violente de désobéissance civile menée contre un champ d’essai de pommes de terre OGM.

Modérateur : Mohamed Tahar Bensaada, enseignant à L'École Ouvrière Supérieure (EOS)

Lieu tenu confidentiel en raison des risques de censure.

Date : jeudi 20 juin 2013 à 19h

Entrée : 5€ (boissons et restauration en vente sur place)

Info et réservation : collectifantiracismes@gmail.com

Un autre Belge serait mort en Syrie

Un autre Belge serait mort en Syrie

Belga, le 10 juin 2013

Un Belge parti combattre en Syrie serait décédé au Proche-Orient. Il s’agit de Tarik Taketloune, un jeune âgé d’une vingtaine d’années originaire de Vilvorde.

Tarik Taketloune avait été étudiant à l’institut technique TSM de Malines. Il était mécanicien automobile.

Selon son père, le jeune aurait été tué d’une balle en pleine tête alors qu’il dormait. Trois jours avant son décès, Tarik Taketloune aurait dit à sa famille qu’il comptait rentrer en Belgique. Les circonstances de son décès son très floues.

Tarik Taketloune était parti en Syrie, il y a neuf mois. Son frère, Elias Taketloune, était également parti en Syrie. Il vient pour sa part d’être arrêté à son retour en Belgique. Militant de Sharia4Belgium, il était revenu en Belgique prématurément pour voir son nouveau-né. Il nie s’être battu en Syrie et affirme avoir participé à des actions humanitaires. La Chambre du conseil a entre-temps confirmé sa détention pour une durée d’un mois.

C’est le 3e Belge parti combattre en Syrie qui décède.

07:19 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07 juin 2013

Burundi : Une loi de presse, ni liberticide ni inconstitutionnelle

Burundi

Une loi de presse, ni liberticide ni inconstitutionnelle

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AGNEWS, le 7 juin 2013

«La nouvelle loi sur la presse n’a rien de liberticide ou d’inconstitutionnelle» explique le Porte-parole du gouvernement du Burundi.

Hier, à Bujumbura, suite à la promulgation historique, par le très populaire Président africain du Burundi -S.E. Nkurunziza Pierre -, de la 1ère loi sur la presse élaborée par des politiciens démocratiquement élus, le Porte-parole de l’Etat du Burundi, M. Léonidas HATUNGIMANA, a rappelé qu’aux yeux des Barundi et de l’Etat, cette loi ne viole pas la constitution mais plutôt qu’elle vient protéger la société et les médias.

Le Porte-parole a invité les médias et la communauté internationale à la lire attentivement et à la suivre avant que la modification de certaines dispositions jugées incompatibles ne puissent être apportées puisque cette loi ne sera pas statique. Il a demandé à ceux qui perçoivent la nouvelle loi autrement de la lire plus attentivement.

M. Léonidas HATUNGIMANA a précisé que la nouvelle loi a l’avantage de ne plus sanctionner les journalistes par l’emprisonnement mais plutôt par des amendes

Dans les rues de Bujumbura, les Barundi sont fâchés par les positions critiques (parfois menaçantes), après la promulgation de la loi de presse, de la part de la France, de la Belgique et du BNUB (l’ONU).

On rappelle que la France a, pendant près de 40 ans, soutenu et armé militairement la Dictature des Bahima burundais (Micombero, Bagaza, Buyoya) qui a fait plus de 4.5 Millions de victimes Bahutu Barundi dont un Génocide Régicide. Par ailleurs, en 1972, la France a aidé le dictateur Micombero à bombarder des camps de réfugiés Barundi en Tanzanie, sous protection de l’ONU.

Bref, les Barundi trouvent que la France utilise très mal son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. Le nouveau représentant de l’ONU au Burundi, au sein du BNUB, demeure un pantin de la France.

La Belgique avait, quant à elle, après avoir qualifié les massacres de 1972 de «Génocide» contre les Bahutu Barundi, au lieu de porter secours au peuple en danger, avait préféré fuir le Burundi (non assistance à personne en danger!). Elle avait recidivé en 1993 après l’assassinat de Feu NDADAYE Melchior …

Aujourd’hui, le 4 ème pouvoir au Burundi demeure, au niveau rapport de forces, au main des -enfants de la Dictature- des Bahima burundais. Les Barundi, au pouvoir, (les enfants de l’ancien Royaume du Burundi), trouvent que la Belgique et la France continuent à soutenir les Bahima burundais contre «eux» comme aux époques de la colonisation et de la Dictature.

08:58 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31 mai 2013

Naturalisation: 2 dossiers recevables depuis janvier

Naturalisation

2 dossiers recevables depuis janvier

Antoine Clevers, le 28 mai 2013

Par le passé, plus d’un millier de demandes étaient introduites chaque mois ! Le nouveau code de la nationalité atteint ses objectifs

Le nouveau code de la nationalité avait notamment pour mission de réduire drastiquement les demandes de naturalisation. Contrat parfaitement rempli !

Depuis le 1er janvier 2013, date de l’entrée en vigueur de la nouvelle législation, la commission des naturalisations de la Chambre a reçu… “deux dossiers recevables”, nous apprend Georges Dallemagne (CDH), son président. Par le passé, on en recevait plus d’un millier… par mois !

Le texte, voté le 25 octobre 2012, poursuit un double objectif. Premièrement, établir des critères stricts – notamment socio-économiques, linguistiques et de résidence – pour l’acquisition de la nationalité pour les étrangers en séjour légal. Cette acquisition se fait via une procédure dite de déclaration de nationalité.

À ne pas confondre donc avec la naturalisation. Celle-ci a trait au second objectif de la loi. À savoir – on l’a dit – limiter le recours à cette “faveur octroyée par les députés fédéraux à des étrangers en séjour légal.

Georges Dallemagne se réjouit des effets du nouveau code. La loi n’octroie plus qu’un rôle marginal au Parlement. Et c’est très bien comme ça, parce que, examiner des demandes d’acquisition de la nationalité, ce n’est pas son rôle.Sauf, insiste-t-il, dans ces cas exceptionnels dûment précisés dans la loi.

Le demandeur doit à présent démontrerdes mérites exceptionnels” et “contribuer au rayonnement international de la Belgique”. Sur le plan sportif (avoir participé à la finale d’une compétition internationale ou répondre aux critères de sélection olympique), scientifique (être titulaire d’un doctorat) ou socio-culturel (détenir une reconnaissance internationale).

Les deux cas recevables de naturalisation concernent des footballeurs”, termine M. Dallemagne. Pour être tout à fait complet, il faut y ajouter six dossiers d’apatridie. Mas cela répond à une procédure tout à fait particulière pour laquelle on ne dépasse pas les 20 ou 30 cas par an.

13:48 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 mai 2013

Burqa : la Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

Burqa

La Grande Chambre de la CEDH se penche sur l'interdiction en France

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AFP, le 30 mai 2013

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a décidé de manière exceptionnelle de confier directement à son instance suprême, la Grande Chambre, la requête d'une jeune musulmane qui proteste contre l'interdiction en France de porter le voile intégral (burqa) dans un espace public.

Cette requête avait d'abord été confiée, au sein de la CEDH, à une chambre de 7 juges, mais celle-ci a décidé, avant même de l'examiner, de s'en dessaisir pour la transmettre directement à Grande Chambre, composée de 17 juges, "aucune des parties ne s'y étant opposé", a précisé la Cour de Strasbourg dans un communiqué jeudi.

Cette affaire devrait être examinée en audience publique après l'été, selon une source interne à la CEDH. Les décisions rendues par la Grande chambre de la Cour sont définitives.

La requérante, identifiée par la Cour sous ses seules initiales, "S.A.S.", est une Française née en 1990. Elle proteste contre la loi du 11 octobre 2010, qui interdit de dissimuler son visage dans l'espace public.

Sa requête a été introduite devant la CEDH le jour même de l'entrée en vigueur de cette loi, le 11 avril 2011.

Musulmane pratiquante, "S.A.S. déclare porter la burqa afin d'être en accord avec sa foi, sa culture et ses convictions personnelles", selon le résumé de l'affaire fourni par la CEDH.

Elle précise qu'il s'agit d'un habit qui couvre entièrement le corps et qui inclut un voile fin couvrant le visage ainsi que le niqab, un voile couvrant le visage à l'exception des yeux.

La requérante souligne que "ni son mari ni aucun autre membre de sa famille n'exercent de pression sur elle pour qu'elle s'habille ainsi". Elle ajoute qu'elle porte le niqab en public et en privé, mais pas de façon systématique.

"Elle accepte de ne pas porter le niqab en certaines circonstances mais souhaite pouvoir le porter quand tel est son choix". Elle déclare que "son objectif n'est pas de créer un désagrément pour autrui mais d'être en accord avec elle-même".

S.A.S. invoque plusieurs articles de la Convention européenne des droits de l'homme, dont la "liberté d'expression", le "droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion", celui au "respect de la vie privée et familiale", et "l'interdiction de la discrimination".