31 mars 2009

Egalité Sans Guillemets

Egalité

Sans

Guillemets

Manifeste des sans-guillemets

La liste pour une citoyenneté pleine et entière

edd

Pourquoi sans guillemets ?

 

Parce que sous l'apparence de l'insignifiant, ils sont des menottes forgées par l’esprit...

 

Parce que nous savons qu’entre ces signes se situent le non-dit de nos illégitimités...

 

Parce qu'une égalité vraie n'a de sens que si l'on sait qu'il n'y a qu'un seul monde...

 

Parce que nous prenons au sérieux la notion de démocratie, entendue comme le pouvoir de ceux qui n'ont pas plus de titre à gouverner qu'à être gouvernés...

 

Parce qu’ils sont l’expression imagée de nos objectivations...

 

Parce qu'il faut en finir avec l’implicite et les sous-entendus...

 

Parce que la farce a assez duré, et que nous ne supportons plus l’hypocrisie...

 

Parce que nous ne sommes ni plus, ni moins égal que quiconque

 

Parce que nous exigeons une égalité en actes en lieu et place d'une réduction à ses aspects formels...

 

Parce que nous n'acceptons ni demi-mesures, ni formalisme creux...

 

Parce que nous nous refusons à être des citoyens de seconde zone, et réclamons une citoyenneté pleine et entière...

 

Parce que nous ne supportons plus l’infériorisation sociale...

 

Parce que misérabilisme et paternalisme nous sont devenus intolérables...

 

Parce qu’ils sont l’euphémisme qui nous renvoie à des racines dont nous devrions avoir honte...

 

Parce que nous sommes irrités du halo de suspicion qui entoure nos personnes, nos combats, nos solidarités...

 

Parce que nous sommes outrés des procès répétés en indignité...

 

Parce que l’émancipation est un projet inachevé auquel nous participerons envers et contre tout...

 

Le blog Égalité

http://egalite-sans-guillemets.blogspot.com/

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30 mars 2009

Recognise the Resistance

Recognise the Resistance

HAMAS

Pour la reconnaissance des mouvements de libération…  

Nadine Rosa-Rosso

http://www.recogniseresistance.net/

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25 mars 2009

Égalité sans guillemets

Égalité sans guillemets

La liste pour une citoyenneté pleine et entière

C'est déjà ça...

http://egalite-sans-guillemets.blogspot.com/

00:32 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 mars 2009

L'Hypocrisie de la Démocratie

L'Hypocrisie de la Démocratie

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Nordine Saïdi ...

 

Nordine Saïdi

(ESG)

Il est temps que les enfants d’immigrés prennent leur destin en main

 

Par Mehmet Koksal, Parlemento, le 24 mars 2009

 

Nordine Saïdi, tête de liste 2009 pour Egalité sans guillemets

 

Une nouvelle liste baptisée Egalité sans guillemets (ESG) se présentera aux élections régionales bruxelloises du 7 juin 2009. L’information a été confirmée ce mardi (24/03/09) par la tête de liste (Nordine Saïdi) et d’autres colistiers. Ce nouveau parti bruxellois annonce un congrès de présentation qui aura lieu ce mercredi (25/03/09) dès 19h00 à la Maison de la Paix d’Ixelles (Rue Van Elewyck 35, 1050, Bruxelles).

 

Il ne s’agit pas d’une liste monothématique, ce n’est donc pas une liste Europalestine bis. Nous allons travailler sur deux grands chantiers : un premier volet volontairement axé sur l’international (Palestine, Irak, Afghanistan et Congo) et l’anticolonialisme et un deuxième volet qui s’intéressera à l’infériorisation des enfants d’immigrés qui sont aujourd’hui considérés comme des Belges de seconde zone, explique Nordine Saïdi, …

 

Source : http://parlemento.com/

23:23 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Egalité sans Guillemets

"Régionales 2009"

Liste

Égalité sans Guillemets

 

Nous en parlent Daniel Vanhove, observateur civil en Palestine, écrivain ; auteur, notamment, de Démocratie mensonge et Jamal Es Samri, sociologue représentants de la liste

Egalité sans Guillemets

suite...

http://politologuederue.blogspot.com/

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23 mars 2009

DIEUDONNE : INFO DERNIERE MINUTE

INFO DERNIERE MINUTE

DIEUDONNE

dieudo

Le Conseil d’Etat a rétabli son spectacle

 Il aura bien lieu à St-Josse (Bruxelles)

 

 La commune de Saint-Josse, plus exactement son bourgmestre (PS) Jean Demannez, a perdu au tribunal !

 

Dieudonné, candidat «anti-sioniste»

 

L’humoriste controversé Dieudonné a annoncé samedi qu’il serait candidat «anti-sioniste» aux élections européennes du 07 juin 09, appelant tous les «infréquentables» à rejoindre sa liste Ile-de-France. Il a résumé son positionnement par «l’anti-communautarisme et l’anti-sionisme».  (Metro, le 23 mars 2009)

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Mon alliance avec un «disciple du Hezbollah»

Mon alliance avec un «disciple du Hezbollah»

 

Nadine Rosa-Rosso, le 21 mars 2009

 

Dans le Journal du Mardi de mars 2009, Manu Abramowicz s’attaque à un thème essentiel sous le titre accrocheur : «Marteau, faucille et croissant ?». Vu l’importance et la difficulté du sujet, on s’attendrait à une analyse sérieuse des courants politiques qu’il entend combattre. Mais dès qu’on lit les mots «Dyab Abou Jahjah, un disciple du Hezbollah», on peut savoir qu’il ne s’agit en rien d’une analyse politique sérieuse de quoi que ce soit.

 

Le «poids des mots» prend ici toute son importance : entre Dyab et le Hezbollah, un seul mot : «disciple». Le disciple, c’est la «personne qui adhère aux doctrines de son maître». Cette association de mots suggère tout de suite une image, Dyab suspendu aux lèvres de Nasrallah. Et il va de soi que ces deux mots collés au nom de Dyab suffisent à classer le personnage. C’est ainsi qu’on fait chez nous de la politique à propos de questions fondamentales

 

La suite : http://mcpalestine.canalblog.com

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20 mars 2009

Avec l’arrivée de la nouvelle administration américaine, l’espoir est-il autorisé ?

Espace Magh

(Instumentalisation de la composante "maghrébine" de Bruxelles pour satisfaire aux ambitions électralistes de nos sionistophiles politicards!!! On ne débat pas avec les adeptes du sionisme, idéologie raciste, on les combat comme il se doit de toutes nos forces mghrébines et autres !!!) (Rachid Z)

Présente

Israël/Palestine

Avec l’arrivée de la nouvelle administration américaine, l’espoir est-il autorisé ?

 

Rencontre avec :

Leïla Shahid, Déléguée Générale de Palestine auprès de l’Union européenne, la Belgique et le Luxembourg

Et

Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France (enflure sioniste !!!) (Rachid Z)

31 mars 2009 à 19h30

Espace Magh

17, rue du Poinçon

1000 Bruxelles

Une rencontre animée par Henri Simons, président PAC Bruxelles-Ville

Et

Eddy Caeckelberghs, journaliste

Entrée gratuite

Renseignement : PAC Régionale de Bruxelles

02/ 511 88 26 ou bruxelles@pac-g.be

13:31 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19 mars 2009

Dieudonné viendra-t-il ?

Saint-Josse

Dieudonné viendra-t-il ?

dieudonne400

Belga, (Extrait de La libre Belgique), le 19 mars 2009

«Nous viendrons à Bruxelles quoi qu’il en soit. Un contrat a été signé et il convient de le respecter», ont indiqué mercredi soir Les Productions de la Plume, en réaction à la décision du bourgmestre de Saint-Josse-Ten-Noode (Bruxelles) d’interdire la conférence-spectacle de l’humoriste controversé Dieudonné, programmée le 25 mars. Dieudonné a donc bien l’intention de se présenter le 25 mars à Bruxelles à la salle Marignan.

«De toute façon, nous n’étions même pas au courant de la décision du bourgmestre. Nous viendrons, et puis c’est tout. Si Dieudonné est interdit de représentation, malgré le contrat signé, nous ferons constater la situation par un huissier et nous porterons l’affaire devant la justice», indique-t-on du côté des Productions de la Plume.

Quelque 150 personnes auraient réservé leur place pour le spectacle, selon les producteurs. "Nous avons prévu une porte de secours. Si Dieudonné ne peut se produire en salle, il le fera dans un bus que nous avons loué pour l’occasion", explique l’une des gérantes de la société de production. La salle, d’une capacité de quelque 300 personnes, devait accueillir plusieurs conférenciers, dont l’humoriste controversé qui a défrayé la chronique pour certains propos jugés antisémites, pour aborder le thème de la liberté d’expression. Les producteurs parlent de discrimination envers la personne de Dieudonné, d’atteinte aux droits de l’homme et énumèrent les villes où il a déjà été refusé en France.

Le bourgmestre de Saint-Josse Jean Demannez (PS) a interdit la manifestation pour des raisons "essentiellement liées au maintien de l’ordre public", faisant valoir que la salle se trouve à moins de 50 mètres du siège d’un parti d’extrême-droite, dans une commune dans laquelle cohabitent 153 nationalités différentes. Selon lui, les "idées antisémites et les positions liées notamment au discours de l’extrême-droite française apparaissent comme difficilement tolérables" à Saint-Josse-ten-Noode et risquent d’engendrer des débordements "d’une teneur difficile à appréhender".

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14 mars 2009

L'Iran de Michel Foucault

L'Iran de Michel Foucault

foucault

Le Bougnoulosophe, le 12 mars 2009

 

Le 11 février 1979, sur les ondes de la radio de Téhéran, fut prononcée la phrase qui donnera sa configuration à la révolte qui secoue l’Iran dans son ensemble depuis janvier 1978 et atteindra son apogée, son point de non retour, dans le soulèvement général de l’automne où tout un peuple, comme un seul homme, se dressant les mains nues face à un pouvoir armé, rend sa volonté manifeste pour exiger le départ du Chah.

 

Une phrase qui, avant même d’être prononcée, avait déjà suscitée raillerie, moquerie, contestation et accusation, une phrase qui n’a cessé de faire débat et dont l’écho habite notre présent d’une façon pressante, d’autant plus, qu’elle est considérée comme étant la «menace» susceptible d’ébranler l’harmonie du monde. Cette phrase logeait en son sein l’avènement du monde de l’après-guerre froide qui s’est décliné dans une conceptualisation - qui nous place au carrefour de l’Histoire, devant un choix décisifil n’y a plus place pour le spectateur, dialogue ou choc des civilisations : «Ici la voix de la Révolution islamique».

 

Les railleries sont déjà suggérées par Foucault, qui anticipe sur la réception de son analyse des événements de Téhéran par ses concitoyens : «Quel sens, pour les hommes qui habitent l’Iran, à rechercher au prix même de leur vie cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du Christianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient, mais je sais qu’ils ont tort...

 

La suite : http://bougnoulosophe.blogspot.com/

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Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer le Juif

Pour créer l’Israélien nouveau, il a fallu tuer le Juif

 

Pierre Stambul (Bureau National de l’UJFP), Info-Palestine, le 13 mars 2009

 

 

En 1948, année de la Naqba (l’expulsion de 800000 Palestiniens de leur propre pays) et de la création de l’État d’Israël, Menahem Begin décide de visiter les États-Unis. Les plus grands intellectuels juifs américains avec à leur tête Hannah Arendt et Albert Einstein écrivent au président Truman en lui disant : «Begin arrive, c’est un terroriste, arrêtez-le ou expulsez-le».

 

À l’époque, aux yeux du monde, le judaïsme, c’est Arendt, Einstein, mais aussi Rosa Luxembourg, Freud, Kafka, Benjamin ... Par quel retournement de l’histoire a-t-on aujourd’hui comme figures dominantes des Begin, Sharon, Barak, Livni, Olmert, Lieberman ou des pseudo intellectuels communautaristes français qui sont l’exact inverse ce que fut la figure de l’intellectuel juif ?

 

Le sionisme : une manipulation des identités juives

 

La guerre contre le peuple de Gaza, comme deux ans auparavant celle du Liban a montré qu’il n’y aura pas de paix au Proche-Orient tant que le sionisme sera à l’œuvre. Tous les partis sionistes ont approuvé ces deux guerres. La «gauche» sioniste qui vient d’être laminée lors des élections en Israël a participé à tous les crimes contre le peuple palestinien : la Naqba en 1948, la conquête de 1967 et la colonisation qui a suivi, la répression contre l’Intifada, la construction du mur en Cisjordanie et les massacres commis au Liban ou à Gaza. Il n’y a pas de sionisme à visage humain. La «gauche» sioniste aurait voulu en incarner un. C’est fini. Elle n’a fait que servir de force d’appoint à l’annexion, la colonisation et l’ethnocide contre la Palestine.

 

Sans le génocide nazi, le sionisme n’aurait pas triomphé. Comment définir cette idéologie complexe ?

 

Il y a d’abord eu une réécriture complète de l’histoire du judaïsme (ou plus exactement des judaïsmes). Les fondateurs du sionisme qui étaient majoritairement non-croyants sont allés chercher dans la Bible une justification à leur projet colonial. On sait aujourd’hui que la conquête sanglante de Canaan par Josué qui sert de « justification » aux colons installés en Cisjordanie est une pure légende. Idem pour le royaume unifié de David et Salomon que l’État d’Israël était censé ressusciter. La Palestine antique a toujours été habitée par des peuples différents. On sait que la théorie centrale du sionisme (l’exil et le retour) est une fiction. C’est la religion juive qui s’est dispersée, pas le peuple. Les descendants des Hébreux sont majoritairement les Palestiniens et les Juifs sont majoritairement descendants de convertis berbères, romains, espagnols, khazars ... La diaspora n’est pas une parenthèse, c’est le centre de l’histoire, des identités, des langues et des cultures juives. C’est même le centre de ce que ces cultures ont en commun (l’héritage religieux).

 

Le sionisme des fondateurs s’est retrouvé en concurrence (en Europe orientale, là où vivaient en majorité les Juifs) avec les différentes branches du socialisme et avec le Bund (parti ouvrier Juif qui prônait l’autonomie culturelle des Juifs là où ils vivaient).

 

Dès son apparition, le sionisme tourne le dos à toute forme d’émancipation ou d’universalisme. Il proclame que l’antisémitisme est inéluctable, qu’il est inutile de le combattre, que les Juifs ne peuvent vivre qu’entre eux, que le mélange est impossible ou nuisible. Comme les antisémites, ils considèrent les Juifs comme une race à part. Pour coloniser la Palestine, ils inventent le mensonge fondateur : «une terre sans peuple pour un peuple sans terre» (Zangwill). La négation des droits, de la dignité et même de l’existence du peuple palestinien est une constante de toute l’histoire du sionisme. Pour les premiers arrivants, les Palestiniens sont des féodaux ou des fellahs arriérés. Après avoir rêvé de leur faire accepter le projet sioniste, l’objectif sera de les repousser, de les enfermer ou de les expulser (ce que les sionistes qui utilisent la novlangue appellent le «transfert»). Cet objectif n’a pas changé depuis 80 ans. Les sionistes ont rêvé que les Palestiniens soient, comme d’autres peuples autochtones aux États-Unis ou en Australie, dans l’incapacité de réclamer leurs droits. Ils en rêvent encore.

 

Les sionistes ont inventé aussi l’histoire des Juifs venus du monde arabo-musulman. Ils ont nié leurs origines (Berbères, Yéménites ...). Ils leur ont dit : «vous viviez dans un monde de sauvages au milieu des Arabes. Le sionisme (il serait plus juste de dire les Ashkénazes) vous ont offert un pays». Ces Juifs arabes sont venus former un prolétariat coupé de ses racines et de son histoire, une proie idéale pour tous les partis racistes.

 

Le sionisme a des faces multiples. C’est un nationalisme très particulier puisqu’il lui a fallu inventer la notion de peuple juif et l’idée du «retour» (l’Alya). C’est un colonialisme très particulier puisqu’il vise, non pas à domestiquer et à exploiter le peuple autochtone, mais à l’expulser et à le remplacer. C’est une idéologie qui a prétendu offrir un havre de paix aux Juifs persécutés. S’il y a bien un pays où les Juifs sont en insécurité, c’est Israël et il en sera ainsi tant que durera le projet de détruire la Palestine. Et le sionisme a besoin de l’antisémitisme pour pousser les Juifs à émigrer, son rêve fou étant de les rassembler tous dans un «État Juif». Aujourd’hui 40% des Juifs du monde entier vivent en Israël.

 

Le sionisme, c’est aussi depuis 1967 la transformation d’Israël en tête de pont de l’impérialisme au Proche-Orient. Une tête de pont particulière puisque ce sont les dirigeants sionistes qui dictent (grâce à leur impunité) aux occidentaux la politique menée en faisant systématiquement ratifier leur stratégie du fait accompli

 

La suite : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6279

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12 mars 2009

Les pauvres à l'ère du soupçon

Les pauvres à l'ère du soupçon

 

Entretien avec Serge Paugam, UNSA Education, le 11 mars 2009

 

Pourquoi les pauvres et les chômeurs sont-ils de moins en moins considérés comme des victimes mais plutôt comme des incapables ou des paresseux ? Qu’est-ce que cela révèle des sociétés contemporaines ? A ces questions dérangeantes, le sociologue Serge Paugam apporte des réponses qui interrogent la société tout entière. Auteur avec Nicolas Duvoux de La régulation des pauvres, il analyse également la décentralisation de la politique sociale, le RSA etc.

 

Pourquoi parlez-vous de "régulation" des pauvres ?

 

On parle souvent de lutte contre la pauvreté, de combat contre la pauvreté. Parler de la régulation des pauvres, c’est faire le constat que les pauvres ne sont pas en dehors de la société mais bien à l’intérieur. Pris en compte par la société, par des institutions qui visent à leur assurer une existence et une place spécifique.

 

Selon les orientations politiques, selon la conjoncture, la façon dont on traite les pauvres change considérablement. C’est la raison pour laquelle on peut parler de régulation des pauvres, au sens où on peut modifier sensiblement le statut social des pauvres à l’intérieur de la société, en faisant jouer à cette catégorie une fonction sociale précise. On peut donc réguler la pauvreté, lui donner un sens différent selon ce que l’on souhaite pour les pauvres. On peut souligner que la pauvreté est une catégorie créée par la société. La pauvreté a les contours qu’on veut bien lui donner. Par exemple, on peut appréhender la pauvreté à partir de la catégorie des titulaires du RMI. Or, cette catégorie n’a pas toujours existé.

 

Dans l’ouvrage «La régulation des pauvres», vous parlez d’un durcissement de la société vis-à-vis des pauvres et des chômeurs

 

C’est ce qui ressort des analyses que j’ai pu faire à l’échelon européen. Il y a une forte différence entre la décennie 90 et les années 2000. La décennie 90 était plus portée à la compassion dans un climat économique dégradé. Il y avait l’idée que les pauvres devaient être aidés par la société. Il n’était pas concevable de remettre en question cette politique de générosité envers ceux que l’on considérait comme les victimes de l’injustice sociale. Au cours de cette période, on a déployé des moyens pour aider cette catégorie, lui donner accès à des droits. Dans la décennie 2000, lorsque la conjoncture économique s’améliore, que le chômage diminue, il y a une inversion de l’attitude vis-à-vis des pauvres. L’opinion se retourne, devient plus critique à l’égard des pauvres et des chômeurs. Et en vient à mettre en avant la responsabilité du pauvre : il ne serait plus tout à fait une victime mais avant tout une personne suspectée de profiter de l’assistance et que l’on pourrait même voir comme une personne paresseuse.

 

La notion de mérite est souvent mise en avant depuis quelque temps. Qu’en pensez-vous ?

 

En mettant en avant la notion de mérite, on a tendance à oublier la notion de responsabilité sociale qui est fondatrice de la solidarité dans notre pays. Si on a mis en place des politiques de solidarité à la fin du XIXème siècle, c’est que l’on considérait qu’il y avait une sorte de dette sociale vis-à-vis des plus défavorisés. Pour mettre en place une politique de solidarité à l’échelle d’un pays, il est nécessaire de faire prendre conscience que les individus sont des associés solidaires et que c’est ensemble qu’ils peuvent lutter contre des risques majeurs comme le chômage, la maladie, la vieillesse etc.

 

Aujourd’hui, la mise en avant permanente de la responsabilité individuelle – qu’il ne faut pas nier pour autant - a tendance à remettre en cause la responsabilité sociale. Et c’est ainsi que lorsqu’on parle de «pauvres méritants», il peut être tentant de considérer que tous les autres n’ont aucun mérite. On va ainsi gommer la difficulté objective de leurs difficultés, de leurs problèmes de santé.

 

Je crois qu’il s’agit là d’une éthique contraire d’une éthique de la solidarité. Il y a une suspicion vis-à-vis de ceux qui ne s’en sortent pas. Mais qui a pris le temps de réfléchir à l’usure morale, mentale, psychologique provoquée par le chômage  et qui va conduire un individu à douter ou perdre ses capacités ? On va dire qu’il est paresseux. Or, il est victime d’un processus qui l’a profondément disqualifié, qui lui a fait perdre le sentiment de son utilité sociale. Pour s’en sortir, on en appelle à sa responsabilité. C’est un discours réducteur et dangereux. 

 

Dans une société où l’individu aspire à une forte autonomie, comment équilibrer responsabilité individuelle et responsabilité sociale ?

 

On peut l’envisager si on met d’abord l’accent sur la responsabilité sociale. Cela se traduit dans le cas de la lutte contre la pauvreté par autre qu’une réponse à l’urgence. La responsabilité sociale, c’est être capable de mettre en place de véritables politiques de prévention, de long terme : assurer une formation qualifiante à chacun tout au long de la vie, conserver un haut niveau de protection sociale etc. La protection sociale ne doit pas être remise en cause régulièrement et doit assurer une redistribution verticale [entre les riches et les pauvres]. A partir d’un socle de protection élevé, on  peut imaginer de prendre en compte la responsabilité de l’individu, d’être plus exigeant à son égard. C’est ce qu’ont réussi les pays scandinaves, qui concilient un très haut niveau de protection sociale, une très forte exigence en terme de qualification de la main d’œuvre et une politique active en matière de recherche d’emploi.

 

En France, on a le sentiment que l’on va réduire de plus en plus le socle de protection sociale en créant des inégalités de plus en plus manifestes et en même temps, on a tendance à renforcer la responsabilité individuelle. C’est un processus d’essence libérale, qui est proche de celui qui a été mis en place il y a trois décennies au Royaume Uni par Margaret Thatcher.

 

Vous dites qu’il est nécessaire d’assurer une formation tout au long de la vie. Le problème pour les pauvres n’est-il pas l’accès à la formation ?

 

La formation en entreprise est très inégale. Certaines entreprises n’ont pas toujours envie de se priver d’une main d’œuvre peu chère  Il y a des carences manifestes dans l’information à laquelle les salariés ont accès en matière de formation. Il est possible de faire beaucoup mieux : pourquoi ne fait-on pas de grandes campagnes de sensibilisation sur la formation, sur les droits auxquels les salariés peuvent prétendre ? L’Etat incite régulièrement la population  à réduire sa consommation d’alcool ou à rouler moins vite. Il pourrait le faire dans d’autres domaines comme la formation

 

La suite : http://www.unsa-education.org/modules.php?name=Dossiers&pa=printpage&did=61&page=1

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26 février 2009

La Fausse Agression Antisémite du Rabbin Farhi

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22 février 2009

Le complexe du Goy

Le complexe du Goy

Ces «amis» français d'Israël qui flirtent avec l'antisémitisme

Par Vincent Geisser, le 19 février 2009

Dans ce texte inédit, le politologue Vincent Geisser essaye d'analyser les ressorts de la position pro-Israël défendue par de nombreux responsables politiques, intellectuels et leaders d'opinion en France. Adhésion affective ou calcul politique ? Position réfléchie ou simple opportunisme ? Culpabilité ou peur de déplaire ? Parmi les explications avancées, il y voit entre autres l'expression d'une forme inversée d'antisémitisme qui consiste à ethniciser à outrance l'appartenance au judaïsme et à fantasmer l'idée d'une «puissance juive» dans l'Hexagone.

En somme, judéophobes viscéraux et pro-Israéliens radicaux partagent le même préjugé : les Juifs formeraient une puissance occulte, qu'il faut combattre pour les uns, soutenir pour les autres. Au risque de surprendre, l'antisémitisme goy est sans aucun doute l'un des ressorts méconnus de ce soutien très franchouillard à l'Etat d'Israël.

La suite : Oumma.com

13:06 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |