01 mars 2013

Fayçal Laraichi et Tejjini fraternisent pour le pire de la télévision

Fayçal Laraichi et Tejjini fraternisent pour le pire de la télévision

Par Aziz Abounasm, le 28 février 2013

Vexation cathodique ce dimanche 24 février 2013 lorsque notre élite médiatique découvre un nouveau programme «l’Invité du Dimanche» sur AL OULA, accordé sans passer par un appel à projet au moment même où la direction de la SNRT vantait un nouveau dispositif transparent.

Si les observateurs avertis sont unanimes sur la médiocrité de l’émission et de son «grandissime» présentateur, la question qui se pose aux professionnels de l’audiovisuel marocain : comment faire pour obtenir une émission dite «politique» sur Al Oula ?

La recette vous est révélée en exclusivité ici.

D’abord oubliez la déontologie, préférez un voisinage avec un parti de droite, de préférence belge, présentez-vous, même au nom de ce parti, aux élections locales. Libérez-vous des contraintes pesantes d’objectivité ou de moralité, en privilégiant le sensationnel, le plausible et la séduction. Préparez-vous à endosser l’habit du marqueteur partisan mais ne craignez jamais la désinformation, la manipulation ni la diffamation. Et surtout, donnez l’impression d’être heureux dans votre posture «d’idiot utile».

Maintenant que vous assumez votre position de journaliste moderne au service de la vérité de vos maitres, reste à vous débarrasser de certains clichés répandus chez les journaleux débutants. Ne vous souciez jamais du niveau de langue : soyez proches de vos futurs invités en adoptant un langage populiste et «proximiteux» pour ne pas dire «bouzabaliste», Ne vous souciez pas de l’intonation de la voix, de la perspicacité des questions, ni de la cohérence de vos propos, laissez cela aux amateurs. Mais gardez le sourire en vous disant «je suis le meilleur !».

Attention, votre posture exige aussi de n’inviter que des politiques qui vous ressemblent pour être dans votre élément. Ne vous aventurez pas en sollicitant ces politicards ou militants, trop consciencieux, épris de vérité, de démocratie. C’est nocif pour le spectacle surtout que votre émission doit être conçue et réalisée comme un long spot publicitaire sur vos amis et protecteurs.

Certes, la recette ne peut être productive sans une dose de chantage. Vous êtes maintenant sans scrupules ni principes, vous devez publier des vidéos pour dénoncer les abus du PDG de la chaine visée, et attaquer les responsables des institutions potentiellement partenaires… Le chantage pourrait avoir des vertus certaines et immédiates sur les corrompus surtout si vos amis et le PDG ont les même ennemis politiques.

Passant à l’efficacité de la recette par l’exemple : Mohamed TIJJINI présente bien «L’invité du Dimanche». On ignore s’il a suivi une formation de journaliste mais on sait qu’il est conseiller et candidat malheureux du Mouvement Réformateur belge. En 2005, Mohammed Er-Roukhou était membre du PS quand il se présenta sans succès aux élections de l'Assemblée générale des Musulmans de Belgique. En 2010, nous le découvrons, tout à coup, directeur-animateur-journaliste de AMTV.

C’est un ancien journaliste belge Jean-Claude Defossé qui va critiquer en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la faiblesse du traitement de l'information et pointer la méthode TIJJINI : "L'éditeur de service Maghreb TV est clairement polémiste et incontrôlable", selon M. Defossé. Cette insuffisance est criante dans chacun de ces talk-spectcles et la méconnaissance de la politique intérieur, de la diplomatie, de l’affaire du Sahara, du dossier des MRE, les diffamations et approximations déshonorent le journalisme.

TIJJINI utilise ouvertement sa tribune pour tenter de faire vivre son projet de chaine tv. Il va interviewer Driss El Yazami président du CCME, potentiel bailleur de fond puis Jamal Rayane son antidote. Il invite Benkirane puis Hakim Benchemass … Les approximations et attaques se multiplient et ne se ressemblent pas.

Fayçal Laraichi n’échappe pas au stratagème. La messe était dite lors d’un talk dédié au PDG de la SNRT considéré clairement, par Mohamed Tijjini, comme le chef de file d’un système de corruption qui rongerait les chaines publiques. Ne cherchez pas cette vidéo, Monsieur Tijjini l’a supprimé : à quoi bon laissé le talk qui mettait en cause Faycal Laraichi et la magouille télévisuelle s’il a obtenu «l’Invité du dimanche» sur Al Oula. La recette marche.

Mais, si l’existence de ce nouveau programme nous indique comment certaines émissions ou fictions aussi médiocres peuvent trouver leur place dans la grille de la SNRT, le choix du premier invité du Dimanche trahit peut être un agenda. Commencer cette émission avec le tumultueux Hamid Chabat, dans une chaine dite publique, n’est-il pas un message, on ne peut plus clair, à Benkirane et à son ministre de la Communication Mustapha ElKhalfi que Tijjini avait reçu dans sa phase prospective ?

Soyons perspicace, ce mode d’emploi ne vous permettra d’obtenir une émission que si vous êtes profondément sans scrupules et foncièrement sans compétence. Faut-il encore espérer que le PDG de la chaine visée veuille bien céder à votre chantage et vous utiliser contre ses adversaires politiques avant de vous remercier comme un mouchoir jetable

15:20 Écrit par Rachid Z dans Médias, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28 février 2013

Création de la section belge de l’association marocaine des droits humains

Création de la section belge de l’association marocaine des droits humains

Conférence de Presse, le 16 février 2013

Allemagne : les Turcs au cœur de la bataille électorale

Allemagne

Les Turcs au cœur de la bataille électorale

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Par Patrick Saint-Paul, le 27 février 2013

L'Allemagne compte quelque 3 millions d'habitants d'origine turque, dont plus de 1,6 millions ont pour unique passeport celui de leur pays d'origine.

L'opposition mais aussi les alliés libéraux de la chancelière plaident en faveur de l'attribution de la double nationalité aux millions de Turcs qui vivent en Allemagne.

En affirmant vouloir ouvrir un nouveau chapitre dans les négociations moribondes d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, Angela Merkel, lundi à Ankara, a offert un nouvel espoir aux Turcs. Mais la chancelière allemande a aussi adressé un message à l'électorat allemand au moment où l'immigration fait irruption au cœur de la campagne pour les législatives du 22 septembre.

Pour séduire l'électorat d'origine turque, l'opposition n'hésite pas à jouer la surenchère. Le chef du parti social-démocrate, Sigmar Gabriel, lui offre la double nationalité, affirmant que ce serait, en cas de victoire, la première mesure d'un gouvernement associant le SPD aux Verts. «Les enfants nés en Allemagne de parents turcs doivent choisir entre la nationalité turque ou allemande, déplore Sigmar Gabriel. Je comprends tous ceux qui veulent vivre durablement en Allemagne, sans pour autant renoncer à leurs racines. Nous avons enfin besoin d'un code de la nationalité moderne».

«Des conflits de loyauté»

Tenue à la prudence par l'aile la plus conservatrice de son parti que la stratégie centriste de la chancelière déconcerte, Angela Merkel n'est pas prête à franchir ce pas. «Le principe visant à empêcher les nationalités multiples est l'un des fondements du droit allemand de la nationalité», affirme son porte-parole, Steffen Seibert. Merkel doit aussi composer avec ses alliés conservateurs bavarois de la CSU. «Celui qui réside dans un pays et qui souhaite s'y installer définitivement doit exprimer clairement son attachement à ce pays en adoptant sa nationalité», affirme la CSU. Et d'ajouter que la double nationalité provoquerait des «conflits de loyauté» ainsi que des difficultés pour «l'extradition des criminels».

Mais les alliés libéraux de la chancelière se sont rangés du côté de l'opposition. La ministre de la Justice, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger (FDP), a ainsi réclamé l'adoption d'une loi facilitant l'accès à la double nationalité outre-Rhin, où le droit du sang est toujours en vigueur malgré certains aménagements. La mesure viserait à favoriser l'intégration des immigrés dont l'Allemagne aura cruellement besoin dans les décennies à venir pour combler son déclin démographique.

«L'intégration peut aussi être favorisée par la double nationalité, comme le montre largement l'expérience de ceux qui y ont accédé, plaide Schnarrenberger. Nous devons poursuivre la modernisation de notre droit à la nationalité et élargir l'accès à la double nationalité». Les ressortissants de l'espace européen peuvent sans difficulté prétendre à la double nationalité outre-Rhin dès lors qu'ils accèdent à la citoyenneté allemande. Et le droit du sang allemand a été assoupli en 2000 avec l'introduction de «la clause de l'option». Celle-ci permet aux enfants d'immigrés non européens d'accéder à la citoyenneté allemande à condition que l'un de leurs parents ait résidé légalement en Allemagne pendant 8 ans. La nationalité leur est accordée automatiquement jusqu'à l'âge de 23 ans. Mais ils doivent alors avoir renoncé à leur nationalité d'origine, faute de quoi, leur passeport leur est retiré et ils sont déchus de la nationalité allemande.

«Nous avons besoin d'eux»

Mise en place pour favoriser l'intégration des travailleurs immigrés turcs et de leurs enfants outre-Rhin, cette disposition fait débat aujourd'hui. L'Allemagne compte quelque 3 millions d'habitants d'origine turque, dont plus de 1,6 millions ont pour unique passeport celui de leur pays d'origine. Seuls quelques 3316 Turcs ayant atteint les 23 ans étaient concernés par le choix de leur nationalité en 2011. Et 80 % d'entre eux choisissaient de rester Allemands.

Mais ils sont de plus en plus nombreux à choisir de retourner en Turquie, où ils sont très demandés et accèdent facilement à un emploi. À partir de 2018, 40.000 Turcs seront, chaque année, confrontés à ce choix. «Prétendre en permanence que les Allemands d'origine turque ne seraient pas tout aussi loyaux à notre État s'ils conservaient leur passeport turc est de la folie», juge Sigmar Gabriel. «Nous avons besoin d'eux», ajoute-t-il en soulignant le nombre croissant d'employés qualifiés ou de jeunes diplômés choisissant de retourner en Turquie chaque année.

Selon une étude récente de l'OCDE, l'Allemagne sera confrontée à une baisse de 5,4 millions de ses travailleurs qualifiés d'ici à 2025 en raison du vieillissement de sa population active. D'ici là, elle espère attirer près d'un million d'immigrés pour compenser partiellement le déclin et empêcher son industrie de s'effondrer. Le consensus pourrait se renforcer après les législatives… Donnée largement favorite, Merkel ne pourra pas gouverner sans les sociaux-démocrates ou les libéraux si elle est reconduite à la chancellerie.

12:02 Écrit par Rachid Z dans Politique - Actualité, Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 février 2013

Pour la reconnaissance des crimes coloniaux espagnols au Rif

Pour la reconnaissance des crimes coloniaux espagnols au Rif

Agraw N'Arif

En commémoration du 50e anniversaire de la disparition de Mohammed Ben Abdelkrim El Khattabi, figure historique de la résistance contre le colonialisme…

22:03 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23 février 2013

Algérie Quel leader pour l'opposition ?

Algérie

Quel leader pour l'opposition ?

Par Cherif Ouazani et Karim Djaad, le 19 février 2013

Cette instabilité ne concerne pas uniquement les formations de la majorité. Les partis de l'opposition sont également frappés par le syndrome du «redressement», terme générique désignant les coups d'État scientifiques, ou vivent une succession agitée. Ce n'est pas le cas du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), qui a connu une passation apaisée. Après vingt ans de présidence, son fondateur, Saïd Sadi, a passé le témoin lors du congrès de février 2012. Mais son successeur, Mohsin Bellabes, manque manifestement de charisme, et le RCD a sombré dans l'anonymat. En revanche, le retrait de Hocine Aït Ahmed, personnalité historique du mouvement national et fondateur du Front des forces socialistes (FFS), doyen de l'opposition (il a été créé en 1963), a provoqué un véritable séisme dans les structures du parti. Aucune personnalité parmi l'élite du FFS ne fait consensus. Résultat : des rivalités haineuses, des ambitions qui se heurtent violemment et des déchirures.

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Peu contestée, la trotskiste Louisa Hanoune, à la tête du Parti des travailleurs (PT), première force d'opposition dans le Parlement depuis la création du parti, en 1990, devrait elle aussi passer la main. Même les micropartis n'ayant que quelques mois d'existence sont touchés par le syndrome de la contestation interne. Autant le système cherche une alternative à Bouteflika en 2014, autant l'opposition manque de leader charismatique.

16:51 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Philippe Servaty, le pornographe d'Agadir s'en sort avec 18 mois seulement

Philippe Servaty, le pornographe d'Agadir s'en sort avec 18 mois seulement

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Agadirnet, le 22 février 2013

Huit ans après des faits qui avaient choqué en Belgique et au Maroc, Philippe Servaty, 48 ans, a été reconnu coupable, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, de "débauche ou prostitution de mineur", "traitement dégradant" et "exposition et distribution d'images pornographiques".

Selon l'AFP "l'ancien journaliste belge, Philippe Servaty, a été condamné mardi à 18 mois prison avec sursis à l'issue du premier procès de ce type en Belgique.

Huit ans après des faits qui avaient choqué en Belgique et au Maroc, Philippe Servaty, 48 ans, a été reconnu coupable, par le tribunal correctionnel de Bruxelles, de "débauche ou prostitution de mineur", "traitement dégradant" et "exposition et distribution d'images pornographiques".

Il était également été accusé du viol d'une jeune fille, Samira. Mais le tribunal a estimé que le dossier ne permettait pas d'établir que celle-ci était âgée de moins de 14 ans au moment où elle avait entretenu des relations sexuelles consenties avec lui, ce qui écarte la prévention de viol.

L'ancien journaliste du quotidien Le Soir a donc été reconnu coupable d'"attentat à la pudeur sur mineur de moins de 16 ans" pour les faits concernant cette jeune fille.

Alors que le procureur avait réclamé une peine de 2 ans avec sursis, le tribunal s'est montré moins sévère en le condamnant à 18 mois avec sursis.

L'ex-journaliste, qui avait été licencié par son journal lorsque l'affaire a éclaté en 2005, a également été condamné à indemniser cinq jeunes Marocaines. A titre provisoire, le tribunal a fixé à 50.000 euros le dédommagement dû à Samira. Deux autres victimes devraient recevoir 5.000 euros et les deux dernières 1.500 euros d'indemnités.

"C'est très peu cher payé. C'est une sentence extrêmement clémente", a déploré Redwan Mettioui, l'un de leurs avocats à l'issue de l'audience.

"Mon client a reconnu des faits odieux sur des femmes. C'est donc un jugement juste qui le condamne et il l'attendait", a en revanche estimé l'avocat de Philippe Servaty, Me Georges-Henri Beauthier, satisfait que l'accusation de viol n'ait pas été retenue.

L'ancien journaliste s'était rendu au Maroc, principalement à Agadir (sud), à plusieurs reprises de 2001 à 2005. Il séduisait des jeunes filles pauvres "moyennant des manouvres allant de la flatterie à la promesse de mariage", selon le jugement. Il parvenait aussi à les convaincre de se laisser photographier dévêtues, dans des positions "obscènes".

Le Bruxellois avait placé sur internet une partie de ces photographies, dont certaines se sont retrouvées sur des DVD vendus à Agadir. Plusieurs des jeunes femmes avaient été répudiées ou emprisonnées pour "débauche" au Maroc.

Journal Hebdo Histoire d’une désillusion

Journal Hebdo

Histoire d’une désillusion 

Espace Magh', le 16 février 2013

10:05 Écrit par Rachid Z dans Médias, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

21 février 2013

Migration par mariage des Turcs en Belgique

Migration par mariage des Turcs en Belgique

Marie Damman, le 20 février 2013

La Fondation Roi Baudouin publie son rapport sur l'état de la migration par mariage vers la Belgique de la population venant de la région d'Emirdag, en Turquie.

Le mariage semble être le moyen principal pour émigrer légalement depuis que la migration par la travail a été interdit en 1974. Entre 2008 et 2011, Emirdag était la deuxième région où une partie de sa population s'expatrie par le mariage. Pour contrer ce phénomène, la Belgique avait durci ses lois d'immigration (le demandeur doit avoir plus de 21 ans, bénéficier du revenu d'intégration sociale,...).

Les émigrés interrogés sont principalement des jeunes mariés, en attente de leur départ, des parents qui voulaient rejoindre leurs enfants mariés en Belgique et des jeunes qui s'inscrivent à l'université. Dans les cinq communes bruxelloises (Saint-Josse-Ten-Noode, Scherbeek, Bruxelles, Anderlecht et Molenbeek-Saint-Jean) où vit une importante population turque, les émigrés viennent principalement de la région d'Emirdag. Des discussions ont également eu lieu avec des animateurs qui travaillent avec cette partie de la population, à Bruxelles, en Wallonie et en Flandre, ainsi qu'avec des Turcs vivant en Belgique.

Sur le long terme, l'étude montre plutôt une régression du phénomène de migration par mariage. Ce serait dû au fait que la Turquie se développe économiquement alors que l'Europe, elle, régresse. Néanmoins, la pratique reste commune. La Belgique est imaginée comme un eldorado pour les Turcs. Ils voient leurs compatriotes rentrer chaque été au pays, apportant des objets de valeurs, conduisant une voiture de luxe...Ce phénomène les incite à faire de même.

Les Turcs de Bruxelles vivent en communauté dans certains quartiers de la capitale. Il est ainsi plus facile d'unir des Turcs de Belgique avec ceux restés au pays et de faire ensuite une demande de regroupement familial.

Notons néanmoins que grâce aux nouvelles technologies, les jeunes ont aujourd'hui plus de chances de pouvoir effectuer un choix personnel en ce qui concerne leur futur partenaire. En effet, ils peuvent désormais faire connaissance sur les réseaux sociaux avant de se rencontrer physiquement. Une évolution qui se couple également à une prise de conscience des risques qui attendent les nouveaux arrivants dans leur pays d'accueil : divorces, problèmes économiques, intégration difficile,...

Malgré ça, les candidats restent mal informés avant leur départ et considèrent toujours la Belgique comme un eldorado. Les migrants ne se rendent compte de la réalité qu'une fois sur place. Des solutions ont évidemment été proposées, comme le fait d'organiser des vacances en Belgique, des programmes d'échanges entre les deux pays pour que les jeunes puissent voir de leur propres yeux les difficultés rencontrées par leurs pairs en Belgique. Une meilleur communication doit également être établie entre les deux pays : informer sur le marché du travail, sur le système d'éducation et santé et aider à l'apprentissage du français avant leur départ. Pour favoriser l'information, des activités concrètes pourraient voir le jour: débat, films, théâtre... La culture belge devra se trouver une place en Turquie.

En général, les mariages se concrétisent après cinq mois, ce qui laisse peu de place à l'éducation au pays d'accueil. Inciter les Turcs à la réflexion pourrait dès lors leur permettre de réfléchir sur la migration par mariage. Ceux qui ont déjà concrétisé leur départ regrettent en effet de ne pas avoir pu être préparés à la vie sur place.

13:09 Écrit par Rachid Z dans Turquie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 février 2013

A propos de la culture Amazigh

A propos de la culture Amazigh

Vif échange entre Anir Rachid MOUMNI, militant du Mouvement Amazigh et opposant au régime marocain à Bruxelles; Ahmed Boukouss, recteur de l'IRCAM, et Mohamed Ait Hamza, directeur du Centre des études historiques et environnementales de l'IRCAM.

Table ronde qui a eu lieu le 27 novembre 2012 à propos de la culture Amazigh

DABA Maroc, saison artistique et citoyenne -- Un projet initié par Wallonie-Bruxelles International. Avec le soutien du Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En partenariat avec le Ministère de la Culture du Royaume du Maroc. Commissariat et coordination : les halles.

15:19 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Activité avec les jeunes du Maghreb‏

Activité avec les jeunes du Maghreb‏

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Comme député élu par la communauté algérienne établie à l'étranger, j'animerai ce jeudi 21 février 2013 à 20h avec les acteurs de mouvements de jeunes venant des trois pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie) une rencontre-échange à l'auberge de jeunesse Jacques Brel, 30 rue de la Sablonnière à 1000 Bruxelles -Belgique- Station métro: Botanique ou sation métro : Madou

Bienvenue à celle et celui qui le souhaite

Confirmez votre présence par mail: FFS.Belgique@gmail.com

Belkacem AMAROUCHE

Député FFS au Parlement algérien, élu zone Amérique, Canada et reste du Monde

Membre de la commission APN des affaires extérieurs et affaires de l'immigration

GSM Europe : +32  492 92 77 77

18 février 2013

Le Maroc et la Belgique rapprochent leurs visions juridico-judiciaires

Le Maroc et la Belgique rapprochent leurs visions juridico-judiciaires

Bineta Ndiaye, le 12 février 2013

Une date importante s’inscrit dans l’historique des relations séculaires qui unissent les royaumes du Maroc et de la Belgique. Les cours de cassations respectives ont signé lundi 11 février 2013 une convention de coopération judiciaire.

La convention maroco-belge consacre les mécanismes de la diplomatie judiciaire.

«Le Maroc et la Belgique ont beaucoup de choses à se raconter sur le plan juridique, des questions de droit pénal, constitutionnel, maritime…», selon Jean-François Leclercq, procureur général à la cour de cassation de Belgique, d’où ce partenariat signé aujourd’hui entre les deux importantes juridictions. Cette convention détaillée en plusieurs articles, s’inscrit dans le cadre du plan stratégique adopté par la plus haute juridiction du système judiciaire marocain. Une série d’actions qui vise à consacrer les mécanismes de la diplomatie judiciaire et à mettre en avant les mutations positives dans les domaines judiciaire et juridique.

Du côté marocain, pour le Premier Président Mustapha Farès, «c’est une rencontre qui revêt un caractère exceptionnel, un premier pas vers la réalisation d’une coopération encore plus profonde (…) C’est la concrétisation d’une œuvre commune qui tenait tant le Maroc à cœur». Le Premier Président de la cour de cassation belge après avoir adressé ses sincères remerciements pour cette invitation et suite au chaleureux accueil qui lui a été réservé, a abondé dans le même sens. «La coopération entre le Maroc et la Belgique est déjà fort ancienne. C’est une belle et sincère relation (…) Tout comme les relations diplomatiques entre nos deux pays, les relations personnelles et professionnelles entre les magistrats des deux cours jouissent d’un passé aussi riche. Cette convention s’inscrit dans la perspective d’affermir davantage les relations séculaires que nous entretenons. Cette signature sonne comme une évidence pour nos deux institutions et nous espérons de solides et durables échanges», a indiqué Etienne Goethals.

Mise en place d’une haute commission mixte

La présente convention qui vient d’être scellée entre les deux royaumes, prévoit dans son article 3, la création d’une haute commission mixte. Son rôle ? Promouvoir les efforts de tous les acteurs pour atteindre une justice moderne, qualifiée, proche du justiciable et dévouée à son service. Cette commission aura aussi en charge, dans le cadre d’un plan d’actions, de suivre, d’évaluer et de «permettre une meilleure connaissance des différents systèmes judiciaires, marocain et belge», a précisé M.Farès. Le Maroc n’en est pas à sa première collaboration avec le Belgique dans ce domaine. En 2007, rappelle E.Goethals, «un protocole additionnel en matière judiciaire avait été signé».

La Belgique salue les efforts marocains sur le plan social

Au fil de son allocution, le premier président de la cour de cassation belge s’est arrêté sur les changements et les évolutions positives enregistrées dernièrement. Des efforts qu’il a tenu à saluer et qui s’inscrivent dans l’adoption de l’actuel Code la Famille ou Moudawana, en 2004, un texte juridique codifié depuis 1958 et de la nouvelle Constitution en 2011. «Ce Code de la Famille vient renforcer les droits pour l’enfant et la femme marocaine (…) La constitution de 2011 est également une volonté de s’améliorer sur plusieurs plans, notamment la démocratie», a ajouté E. Goethals.  La cérémonie de signature a été marquée, également, à la fin, par des travaux entre les représentants des deux parties, belge et marocaine, afin d’élaborer une première feuille de route. Simultanément, le Premier Président Mustapha Farès et le Procureur général Mostafa  Maddah effectuaient une visite des départements de la cour de cassation en compagnie de leurs homologues belges. La cour de cassation de Belgique vient s’ajouter sur la liste des partenaires de la cour de cassation marocaine. Après le royaume de Belgique dirigé par SE Albert II, la Turquie sera le prochain partenaire pour échanger sur le plan judiciaire. Une convention de partenariat sera signée avec la cour suprême le 21 mars prochain.

02:16 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Nafa KIRECHE : GPK-CRIF, des relations qui vont s'intensifier

Nafa KIRECHE

GPK-CRIF, des relations qui vont s'intensifier

Siwel, le 17 février 2013

Suite à la rencontre entre le Gouvernement provisoire kabyle et le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Nafa Kireche, ministre du GPK, chargé des relations avec les institutions et les organisations politiques françaises est revenu sur les objectifs de cette rencontre dans un entretien accordé à Siwel.

M. Kireche, une rencontre a eu lieu entre une délégation du GPK et le conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Quel en est l'objectif ?

Nafa Kireche: Le principe de cette rencontre était acté de longue date. Elle fait partie du travail diplomatique du GPK. L'objectif est de faire connaitre aux représentants qui comptent dans la société française nos revendications. Le président de l'Anavad a souhaité clarifier certains aspects de notre combat. Ainsi, la nécessité du passage de la revendication de l'autonomie de la Kabylie à l'autodétermination a longuement été évoqué. Ce fut un entretien cordial. D'autres sujets ont été soulevés, comme la crise malienne et ses conséquences sur la géopolitique de la région. Les revendications des peuples touaregs et kabyles sont concomittantes et constituent un prélude à un bouleversement de l'ancien ordre colonial.

Des liens entre les communautés kabyles et juives de France existent-ils ?

M. Prasquier nous a confié que pendant son parcours de médecin, il avait rencontré de nombreux médecins kabyles avec lesquels une sympathie naturelle s'était installée. Il existe de véritables liens et communautés de valeurs entre les communautés kabyles et juives. Son souhait, comme le notre, est d'approfondir et de donner des débouchés à ces liens afin, le cas échéant, de défendre des intérêts communs. Toutefois, sans un état kabyle, il est très difficile de donner une réelle existence à la communauté kabyle de France, souvent dispersée dans ses convictions. Une division qui profite à l'état algérien. Alors qu'un état kabyle constituerait une référence commune à tous les kabyles, indépendamment de leurs convictions politiques ou religieuses.

Quelles sont les attentes mutuelles du GPK et du CRIF ?

Ce qui inquiète le CRIF aujourd'hui, c'est la montée de l'antisémitisme sous diverses formes. Par exemple, l'antisémitisme issu de l'arabo-islamisme, mais également celui issu de certains courants nationalistes occidentaux. En période de crise, cela peut-être dramatique. A ce titre, les kabyles peuvent constituer un rempart, comme ils l'ont été lorsqu'ils ont caché des juifs à l'intérieur de la mosquée de Paris. Ferhat Mehenni a d'ailleurs présenté un document de cette époque écrit en kabyle (chose rare) demandant aux kabyles de cacher ces juifs comme s'ils cachaient leurs propres enfants.

M. Prasquier a reconnu que ce document est la seule preuve dont il dispose concernant le rôle de la mosquée de Paris pendant la deuxième guerre mondiale.

Pour finir, je tiens à informer les kabyles que Ferhat n'a plus de passeport et il a entamé une procédure à l'OFPRA pour obtenir un statut de réfugié politique. Déjà pour être cohérent avec ses convictions et en réponse à la procédure de déchéance de sa nationalité algérienne dont il fait l'objet de la part de l'administration algérienne.

17 février 2013

«Droits des femmes maghrébines»

«Droits des femmes maghrébines»

Espace Magh’, le 14 décembre 2012 

16:33 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16 février 2013

Maroc : Un jeune prend 20 ans de prison pour avoir…volé un portable !

Maroc

Un jeune prend 20 ans de prison pour avoir…volé un portable !

Par Hanane Jazouani, le 15 février 2013

Un jeune qui a volé un téléphone portable dans un bus vient d'écoper d'une peine de prison de 20 ans. Mais 20 ans de prison pour un tel vol n'est-ce pas trop ?

20 ans de prison. C’est la condamnation dont vient d’écoper un jeune marocain pour avoir volé un téléphone portable, chez un passager, dans un bus entre le quartier casablancais Sidi Bernoussi et la ville de Mohamedia, rapporte le journal arabophone marocain Assabah, du 12 février dernier. Le prix du téléphone volé ne dépasse pas les 300 dirhams. Lorsque les policiers ont arrêté le jeune homme, ils ont trouvé sur lui une arme blanche. Le juge n’a fait qu’appliquer les articles 508 et 509 du Code Pénal.

Le premier article stipule : «Sont punis de la réclusion de vingt à trente ans, les individus coupables de vol commis sur les chemins publics ou dans les véhicules servant au transport des voyageurs (…)». Quant à l’article 509, lui stipule : «Sont punis de la réclusion de dix à vingt ans les individus coupables de vol commis (…) si le vol a été commis avec violences, ou menaces de violences (…)».

500 000 délits par an au Maroc

La presse marocaine relate régulièrement des affaires d’agressions, de vols de sacs à main ou de portables dans la rue, dans les voitures ou encore dans les transports en commun. En septembre dernier, l’Economiste soulignait que 500 000 cas de délits et de crimes, tous confondus, ont lieu chaque année au Maroc, citant des chiffres officiels de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Soit près de 1400 délits qui se produisent tous les jours. Ces chiffres montrent que nos villes ne sont pas du tout sûres et qu’un sentiment d’insécurité chez les Marocains est bien installé. Par conséquent, face à ce sentiment d’insécurité, il est légitime de réclamer justice lorsque la police met la main sur des voleurs qui sèment la terreur dans nos villes ou nos transports en commun.

Et si on lui coupait la main !

Cependant, 20 ans de prison pour un vol de portable, n’est-ce pas exagéré ? «A ce stade-là, on aurait dû lui couper la main !», lance d’un ton ironique Moussa Elkhal, juriste franco-marocain assistant une avocate française sur des affaires de spoliations immobilières menée par une mafia. Les victimes sont des familles franco-marocaines et françaises. «Bien entendu qu’on est contre les vols et les larcins dans les rues mais qu’un jeune écope de 20 ans de prison pour un vol de portable, ce n’est pas normal ! Dans certaines affaires de spoliations que nous suivons, il y a eu crime mais les enquêtes piétinent toujours. C’est incompréhensible», lance-t-il.

Najia Adib, présidente de l’association Touche Pas à mes Enfants, militant contre la pédophilie, est restée, quant à elle scotchée au téléphone en apprenant qu’un voleur de téléphone portable avait écopé de 20 ans de prison. Son fils âgé de trois ans avait été violé il y a 10 ans, par un pédophile, qui n'était autre que le gardien de la crèche du petit, lui n'avait écopé que de 6 ans de prison. «Incroyable mais vrai !», lâche-t-elle. On condamne à 20 ans de prison un voleur de téléphone. Ce n’est même pas une condamnation dont écope un pédophile au Maroc !», poursuit-elle, totalement dégoûtée.

De son côté, la défense trouve que la condamnation est beaucoup trop stricte. Elle réclame une peine de prison qui ne dépasse pas les 5 ans.

15:31 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 février 2013

Le rappeur tunisien El General exige la Charia

Le rappeur tunisien El General exige la Charia

Jewish News One, le 15 février 2013

La star du rap tunisien El General a écrit l'hymne officieux du Printemps arabe - faisant de lui le chouchou des médias occidentaux - mais maintenant, deux ans après, il demande à ce que la Charia soit imposée dans l'état nord-africain en crise.

El General - de son vrai nom Hamada Ben Amor - dit que le régime actuel tunisien a "trahi ses promesses et a trahi les attentes des gens", ajoutant que "Ennahda, le parti au pouvoir, est plus politique que religieux, ce qui est décevant".

Au lieu de cela, El General a écrit un nouveau rap appelé "I Wish", qui promeut une vision radicalisée du pays et de la région, avec la Tunisie devenant un Etat islamique, dans le cadre d'un monde arabe sans frontières, où "la Charia est la solution".

Il y a deux ans, l'un des plus célèbres raps de El General était farouchement critique envers le président Ben Ali, inspirant les jeunes à descendre dans les rues, conduisant le Time Magazine à décrire l'homme de 23 ans comme l'une des voix les plus influentes de l'année 2011.

17:03 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |