15 mars 2013

Deux ambassadeurs marocains en Europe menacés d'expulsion ?

Deux ambassadeurs marocains en Europe menacés d'expulsion ?

Par Ristel Edimo, le 14 mars 2013

Choqués d’avoir été refoulés du Maroc, quatre eurodéputés auraient réclamé l’expulsion de deux ambassadeurs marocains en Europe et estimeraient leur réaction adéquate à l’action de Rabat. Mais, jusqu'à présent, aucune dcélaration officielle du gouvernement marocain n'a été communiquée à ce sujet.

Après le refoulement le 6 mars dernier de quatre eurodéputés, l’on s’attendait bien à de nouveaux rebondissements. Ces députés auraient réclamé l’expulsion de l’ambassadeur du Maroc à Bruxelles, Samir Addahre, «ou au moins son interdiction d’accéder à tous les sites des institutions de l’Union européenne». C'est en tout cas ce que rapporte le site d'information Panoramaroc à partir d'un article du journal arabophone Assabah. Ils s’en seraient également pris au représentant du royaume auprès de l’UE, Alem Mnaouar, demandant qu’il soit déclaré persona non grata au parlement européen.

Réaction adéquate?

Pour rappel, les eurodéputés en question sont membres de l’«Intergroupe sur le Sahara occidental». Il s’agit de deux élus espagnols, dont l’un, Willy Meyer, est connu pour son soutien actif au Polisario, d’une Suédoise et d’un député slovène, Ico Vajgl, ancien ministre des Affaires étrangères de son pays. Ensemble, ils souhaitaient se rendre au Sahara dans le cadre d’une mission d’enquête sur la situation des droits de l’Homme. A leur arrivée à l’aéroport de Casablanca, ils ont été obligés de retourner en Europe.

Pourquoi s’en prennent-ils uniquement à Samir Adher et Alem Mnaouar ? En effet, c’est M. Addahre qui avait annoncé aux élus européens qu’ils n’étaient pas les bienvenus sur le sol marocain. Mais selon un élu espagnol, l’information leur est parvenue alors qu’ils étaient déjà dans l’avion. D'après Panoramaroc.ma, les quatre eurodéputés estimeraient que l’expulsion des deux diplomates marocains est «adéquate» à l’interdiction qui leur a été faite par le Maroc.

Silence radio du côté de Rabat

Pour Rabat, cette décision est «souveraine», avait fait savoir le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Mustapha El Khalfi. Jusqu’à présent, l’on ne sait à quel niveau se situe l’affaire. Il n’y a eu aucune déclaration officielle, tant du côté de l’ONU que des autorités marocaines. Jeudi après-midi, les éléments du ministère des Affaires étrangères ont refusé de se prononcer sur le sujet.

Néanmoins, le ministre des Affaires étrangères, Saad Dine El Othmani a reçu une autre demande pour une visite au Sahara. Cette fois, ce sont des membres du groupe de l'alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen qui veulent une enquête sur les droits de l’Homme. Mais Alem Mnaouar a pris les devants en leur signalant qu’ils ne sont pas les bienvenus.

Le gouvernement marocain souhaite que les visites des eurodéputés au Sahara soient effectuées par une délégation équilibrée du Parlement européen. C’est pour cette raison qu’il veut confier cette mission au groupe d’amitié parlementaire Maroc-UE.

14 mars 2013

Le viol d’une femme de 60 ans, seule et miséreuse, émeut l’Algérie

Le viol d’une femme de 60 ans, seule et miséreuse, émeut l’Algérie

Oumma.com, le 14 mars 2013

A Blida, à 47 km au sud-ouest d’Alger, un odieux fait divers vient cruellement rappeler que le viol est un crime et que sa propagation alarmante en fait un phénomène de société qu’il convient de ne pas minimiser, en rejetant la faute sur la femme, mais bel et bien d’éradiquer, en mettant hors d'état de nuire ses monstrueux auteurs.

L’émotion a étreint les habitants de la «ville des roses» ainsi que tous les Algériens, depuis que l’agression sexuelle dont a été victime une femme de 60 ans, particulièrement fragile et miséreuse, vivant seule avec son enfant handicapée, a été révélée au grand jour.

Proie facile et toute désignée pour le dangereux prédateur sexuel, dénué de moralité et d’humanité, qui l’a repérée, traquée, attaquée et sauvagement violée à son domicile, la malheureuse femme ne doit la vie sauve qu’à ses cris de détresse qui ont alerté ses voisins, lesquels ont immédiatement volé à son secours, la libérant des griffes de son agresseur qui a réussi à fuir devant l’adversité.

Non identifié, comme le précise le quotidien Le Soir d’Algérie, le criminel est dans la nature, une perspective guère rassurante, laissant derrière lui une femme à jamais traumatisée et une population saisie d’effroi.

Loin d’être un cas isolé de l'autre côté de la méditerranée, l’agression abominable subie par cette soixantenaire survient après une véritable hémorragie de violences sexuelles qui a terni l’année 2012, faisant plus de 300 victimes de toutes conditions sociales et de tous âges, les violeurs se livrant à leurs pulsions coupables sur des femmes, jeunes et moins jeunes, célibataires, mariées, divorcées, et mères de famille, sans distinction et sans état d’âme.

Qui contrôle les finances des Habous ?

Qui contrôle les finances des Habous ?

Par Ahmed Benseddik, le 13 mars 2013

Se pourrait-il que les Habous, qui gèrent les legs et donations religieuses, soient réduits à une affaire exclusivement spirituelle, régie par des textes juridiques et par la jurisprudence ou seraient-ils plutôt, affaire de gestion administrative, d'investissements immobiliers, d'appels d'offres, d'adjudications, de marchés et de budget et in fine de transparence, de bonne gouvernance et de mécanismes de contrôle ?

Quelle justification apporter au fait qu'au vingt et unième siècle, persiste cette anachronie qui voudrait que soit confié au ministère des affaires islamiques, cet intendant des lieux de cultes, ce superviseur du calendrier lunaire, ce grand ordonnateur des compétitions de récitation du Coran et de la campagne de pèlerinage des lieux saints, la mission délicate de veiller, de surcroît, sur le patrimoine des Habous et de le faire fructifier ?

Le débat n'en finit plus d'agiter la société civile et la presse, particulièrement depuis la vente en 2005 à vil prix d'une parcelle de terrain Habous de 40.376 m², en zone touristique de Taroudant, à Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi. Un terrain payé par l'intéressé cinquante (50) dirhams le mètre carré et qui en valait, en réalité, quatorze à vingt fois plus, puisqu'il se négociait entre sept cents (700) et mille (1000) dirhams. L'opacité dans la gestion de ces biens n'est donc plus à démonter.

Pour fixer un peu les idées sur la taille du patrimoine en question, rappelons seulement que le ministre des Habous avait, lors d'une interview avec le quotidien Le Matin en date du 30 juin 2010, évoqué 200.000 hectares de terrain et 46.000 locaux commerciaux. Sans parler des immeubles et autres éléments fonciers.

1. Pour un pays qui se targue d'avoir une Cour des comptes et une inspection générale des finances, on peut légitimement s'interroger sur les raisons qui empêchent ces deux organismes de se pencher sur la gestion de ce patrimoine.

2. Le 23 Février, 2010, par Dahir n° 1.09.236, publié sur le Bulletin Officiel n° 5847 du 14 Juin 2010, était instauré le code des Habous dont l'article 157 instituait la création du «Conseil supérieur pour le contrôle financier des Habous». Sauf que le code ne spécifie pas explicitement le retrait de la prérogative de ce contrôle à la Cour des comptes. Pourquoi donc laisser persister une telle dichotomie et quel en est le but ?

3. L'Article 41 de la nouvelle constitution, qui traite de la Commanderie des croyants évoque le «Conseil supérieur des Oulémas» comme seule instance habilitée à prononcer des consultations religieuses (fatwas). Dès lors qu'aucune allusion ni référence n'y est faite au «Conseil supérieur pour le contrôle financier des Habous», on pourrait peut-être en déduire légitimement que ce dernier n'a aucune vocation spirituelle ou religieuse.

4. Le Titre X de la nouvelle constitution est consacré à la Cour des comptes. Les articles 147 jusqu'à 150 définissent les prérogatives de celle-ci. On peut notamment lire dès les premières lignes que «La Cour des Comptes est l'institution supérieure de contrôle des finances publiques du Royaume. Son indépendance est garantie par la Constitution.». Le fait qu'il ne soit fait mention d'aucun autre organisme n'est pas anodin. «La Cour des Comptes a pour mission la consolidation et la protection des principes et valeurs de bonne gouvernance, de transparence et de reddition des comptes de l'Etat et des organismes publics.». Pas un mot sur une éventuelle exception pour l'administration des Habous. La constitution oblige la Cour des comptes à publier «l'ensemble de ses travaux y compris les rapports particuliers et les décisions juridictionnelles».

5. Dans son Titre XII, consacrée à la bonne gouvernance, la constitution dit que «Les services publics sont organisés sur la base de l'égal accès des citoyennes et citoyens, de la couverture équitable du territoire national et de la continuité des prestations rendues. Ils sont soumis aux normes de qualité, de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité, et sont régis par les principes et valeurs démocratiques consacrés par la Constitution». Suit alors la liste des institutions concernées par la bonne gouvernance:

- le Conseil national des droits de l'Homme, - le Médiateur, - le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, - l'Autorité chargée de la parité et de la lutte contre toutes formes de discrimination, - la Haute autorité de la communication audiovisuelle, - le Conseil de la concurrence, - l'Instance nationale de la probité, de la prévention et de lutte contre la corruption, - le Conseil Supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique, - le Conseil consultatif de la famille et de l'enfance, - le Conseil de la jeunesse et de l'action associative.

Une fois de plus le contrôle des biens Habous passe à la trappe. Se pourrait-il que l'administration en question ait été soustraite, par la grâce de la nouvelle constitution, au Service public ? Si oui, pour quelles raisons ?

6. Retour au code des Habous, où l'on peut lire en préambule : «L'objectif est de rassembler les éléments dispersés de la jurisprudence en la matière, résoudre les incohérences en opérant des arbitrages nécessaires et remettre de l'ordre dans les dispositions juridiques aussi bien sur la forme que sur le fond. Cet effort permettra de garantir la conformité au droit islamique tout en veillant à la modernisation nécessaire. Grace à ce code, le domaine des Habous sera doté des instruments juridiques modernes qui garantissent la protection nécessaire, les systèmes efficaces de gestion pour une bonne exploitation qui cherche le meilleur profit. Les modes et choix d'investissement permettront au Habous de contribuer aux projets de développement économique et social ...»

Bien que les prérogatives dévolues au Conseil comprennent la proposition de toute mesure qui améliore la gestion financière des Habous selon les principes, de la transparence et de la bonne gouvernance, et bien qu'il lui soit imparti le rôle d'un audit annuel, dont le rapport est remis au roi et au ministre concerné, rien dans le texte n'oblige le conseil à diffuser ses conclusions, mettant sérieusement en doute la volonté de transparence.

7. L'article 158 du fameux Code, spécifie la composition des membres du Conseil. Il prévoit un Président, un Secrétaire Général, un représentant du Conseil Supérieur des Oulémas, une personnalité parmi les docteurs de la loi islamique choisie pour sa connaissance approfondie des affaires des Habous, un juge ayant grade de président de chambre à la Cour des comptes, un conseiller juridique expert des Habous, un expert comptable inscrit à l'ordre des experts comptables ainsi que trois personnalités reconnues pour leur compétence en matière de gestion administrative et financière. Autant de personnalités nommées par Dahir, à l'exclusion de tout autre instrument et sans que soit spécifiée ni la durée de leur mission, ni les modalités d'ouverture sur les composantes de la société civile concernées par la bonne gouvernance et la protection des deniers publics. Avec tous ces pouvoirs, autant le dire, le Palais garde une mainmise totale sur le Conseil.

Beaucoup plus surprenant, un des membres du Conseil Supérieur de contrôle financier des Habous se trouve juge et partie puisqu'il est également président de chambre à la Cour des comptes, la quelle chambre est chargée, entre autres, du contrôleur financier du Ministère des Habous... Le Maroc aurait-il également besoin d'un conseil supérieur de la crédibilité et de la lutte contre les entourloupettes ?

8. Quel est le bilan de ce Conseil depuis sa création en 2010 ?

Dans son édition numérique du 11 mai 2012, le quotidien «Attajdid» nous informait que le Docteur Ahmed Ramzi, Président du Conseil Supérieur de contrôle financier des Habous et son équipe avaient intégré, en 2011, les locaux qui leur étaient réservés. Dans la même livraison, il était fait état de l'organisation d'une journée de sensibilisation afin de faire connaître le Conseil et ses compétences aux cadres du ministère. Au cours de cette même période que l'on pourrait qualifier de préliminaire, le Conseil a tenu un certain nombre de réunions dans le but d'examiner les décisions et textes qu'il aurait préparé ou qui lui auraient été soumis pour avis. Ils concernent l'organisation financière et comptable, le modèle du budget annuel des Habous, le code des marchés des Habous. Le Conseil a également été saisi d'un projet de décret du ministre des Habous et des affaires islamiques, concernant l'émission d'obligations des Habous ainsi que les modalités de collecte des fonds en vue de la réalisation de projets à caractère religieux, scientifique ou social.

Le même journal, dans son édition numérique du 19 décembre 2012, poursuit : «Le ministère des Habous et des Affaires islamiques annonce que le Conseil a commencé cette année a exercer les prérogatives qui lui ont été assignées en vertu du Code des Habous, en tant d'organisme indépendant de contrôle, d'orientation et du renforcement du contrôle interne. En réalité, le Conseil n'a pu entamer son travail de contrôle, occupé qu'il est à mettre en place les textes organiques, alors que certains n'hésitent pas à parler de manœuvres d'obstruction menées par ceux à qui le statut quo profite. Dans un souci de perfectionnement certains membres du Conseil ont bénéficié d'un stage de formation organisé par l'institut international des legs islamiques de Malaisie.»

Au même moment, la MAP faisait état, le 20 décembre 2012, du décès du président du Conseil, le Docteur Ramzi.

Qui sera son successeur ? Sera-t-il nommé par le roi en contradiction totale avec la nouvelle constitution qui n'a pas intégré cette nomination parmi celles qui incombent au chef de l'Etat ?

Autant de questionnements qui, nous l'espérons, pousseront les spécialistes à nous éclairer de leurs lumières.

13 mars 2013

Les Frères et le sionisme

Les Frères et le sionisme

Par Ahmed Halfaoui, le 12 mars 2013

L’histoire répond souvent aux besoins des sociétés de régler leurs comptes aux équivoques. C’est ce que sont en train de subir les Frères chez les Arabes et assimilés. Il faut dire que l’exemple du grand frère turc, Rajeb Tayeb Erdogan, ne signifiait pas grand-chose. Mais quand Mohamed Morsi, le président égyptien, s’y met, ce ne sont plus des doutes qui assaillent l’opinion.

On pouvait deviner que les accointances avec les Etats-Unis n’étaient pas gratuites, que la reconduction des relations israélo-égyptiennes ne relevait pas du simple respect des accords internationaux, sauf que les certitudes se mettent en place. Les Frères sont bien inscrits dans le camp qu’ils ont aidé à déstabiliser ou à détruire les nationalismes de la région. Même si, dans le discours officiel, ils sont autorisés à y aller de leurs diatribes, même s’ils croulent sous les lauriers pour avoir «réussi» à parvenir à un cessez-le-feu à Ghaza, les Frères égyptiens ont avant tout accepté de garantir à l’entité sioniste de ne plus subir la riposte, car c’est de riposte qu’il s’agit, contre son blocus.

Apparaît cette lettre de Morsi, écrite le 19 juillet dernier, à Shimon Peres, où il lui donne du «mon cher et grand ami», «votre ami fidèle», lui fait part de son «grand désir de développer les relations amicales», des propos qui dépassent largement le simple effet protocolaire. Hosni Moubarak aurait été plus sobre. Le pire est que la lettre a d’abord été cachée et niée, prouvant l’intention coupable d’une personne issue d’un mouvement dont la principale insulte contre les adversaires politiques est leur assimilation aux Juifs.

Les Frères marocains, plus loin des regards, n’en font pas moins dans ce type de relations, en droite ligne de la conduite de Mohammed VI qui, selon un article de JSS News, «est à l’image de son père, un bon roi. Mais il sera demain un grand roi quand il rentrera dans les livres d’histoire pour son apport à la paix au Proche-Orient» et, selon le souhait de Barack Obama, «va jouer un rôle important dans le rapprochement entre le Monde arabe et Israël». Le député druze israélien, Majali Wahabi, vice-président de l’Assemblée parlementaire pour la Méditerranée (APM), qui a répondu au message : «La famille royale vous invite à titre personnel au colloque (les défis énergétiques dans l’espace euro-méditerranéen) comme prévu (Ouarzazate du 14 au 16 septembre)», a tenu des entretiens officiels avec des membres du Parlement marocain et des ministres du «nouveau gouvernement marocain».

En Tunisie, c’est une clause antisioniste qui met les Frères dans l’embarras. Ils sont contre le fait, avec acharnement, que cette clause, qui criminalise «toute forme de normalisation avec l’entité coloniale sioniste», soit inscrite dans la Constitution. Encore, peut-être, loin de s’accuser de vouloir nouer des relations avec le sionisme, ils n’en trahissent pas moins un sens caché dans cette attitude, qui ne peut avoir comme explication que la réponse aux exigences des alliances qu’ils ont contractées avec, au moins, les néoconservateurs étatsuniens et à celles de ne rien gâcher de la sympathie occidentale en général. Et plus loin, se maintenir dans la ligne de leur confrérie.

La disparition forcée au Maroc : Houcine El Manouzi

La disparition forcée au Maroc

Houcine El Manouzi 

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L’AMBDH est une association de défense des droits humains aussi bien en Belgique qu’au Maroc. Elle n’obéit à aucune idéologie politique et est totalement indépendante de tout parti ou mouvement politique que ce soit au Maroc ou en Belgique.

Elle a été fondée il y a 23 ans, en octobre 1990, par un groupe de militants démocrates marocains venant d’horizons politiques et syndicaux divers (du Maroc et de Belgique) convaincus par la nécessité d’unir leurs forces et leurs convictions démocratiques pour lutter efficacement contre les violations graves des droits humains qui sévissaient au Maroc pendant les années de plomb et les discriminations dont étaient victimes les immigrés en Belgique et en Europe.

L’AMBDH a le statut juridique d’asbl (association sans but lucratif) et fonctionne conformément à la législation belge en la matière.

Outre les prises de position et les communiqués qu’elle publie, à chaque fois que nécessaire, l’AMBDH contribue également à la sensibilisation, la formation et la mobilisation des citoyens marocains, toutes générations confondues, hommes et femmes, par l’organisation périodique de colloques, conférences débats, meetings et séminaires.

Contacts et renseignement:

Courriel: ambdh.2@skynet.be

11 mars 2013

Massacres en Syrie : Huda TV

Massacres en Syrie

Huda TV

Manifestation Syrie : Stop à l’hypocrisie

Manifestation Syrie : Stop à l’hypocrisie

Manifestation ce 15 mars 2013, de 15h à 17h, place du Luxembourg

A l’occasion du deuxième anniversaire de la révolution syrienne, le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne organise une manifestation en face du Parlement européen à Bruxelles.

Nous condamnons la politique internationale hypocrite en général, et celle de l’Europe en particulier face aux crimes du régime syrien.

Plus de 70.000 morts ont été recensés et des centaines de milliers de personnes blessées et détenues.

Plus d’un million de personnes sont sans toit et déplacées.

L’Union Européenne refuse au peuple syrien le droit légitime de se défendre en prolongeant l’interdiction de vente d’armes à l’armée syrienne libre. Les équipements militaires non létaux (comme des gilets pare-balle) et l’aide technique ne protègeront pas la population civile des missiles et des bombardements par avion.

Le régime de Bachar Al Assad reçoit toujours l’aide massive de la Russie et de l’Iran, en matériel de guerre et en hommes.

Nous demandons à l’Europe de changer son attitude défaitiste en changeant les paroles et déclarations en actes concrets.

Le mur de la peur est tombé en Syrie et un retour en arrière est inenvisageable. L’Europe et le monde peuvent aider le peuple syrien à écourter ses souffrances en étant debout à ses côtés par des actes concrets.

Les syriens demandent des armes pour se défendre d’un régime sans scrupule.

Comité belge pour soutenir la révolution syrienne : contact@15marsrevolution.com

10 mars 2013

"L'immigration marocaine en Belgique entre hier et aujourd'hui"

"L'immigration marocaine en Belgique entre hier et aujourd'hui"

Le Cercle du Libre Examen, en collaboration avec la Turquoise le CEAE et le CJC, vous invite à son cycle de conférences concernant les trois plus grandes vagues d'immigration du travail qu'a connues la Belgique après la 2ème guerre mondiale, à savoir : les immigrations italienne, marocaine et turque.

Cette 2ème conférence du cycle traitera de l'Immigration marocaine:

Intervenants :

Anne Frennet de Keyser 

Historienne spécialiste de l'immigration marocaine en Belgique et ancienne présidente du centre d’archives et de recherche sur l’histoire de l’immigration maghrébine et arabe (CARHIMA).

Corinne Torrekens

Chargée de recherche FNRS, Groupe de recherche sur les Relations Ethniques, les Migrations et l’Egalité (GERME).

Rachid Madrane

Secrétaire d'Etat en charge de l'Urbanisme et de la Propreté publique à la Région de Bruxelles-Capitale et Ministre chargé de l'Action sociale, de la Formation professionnelle, de la Culture et des Relations extérieures au sein du Collège de la Commission communautaire française.

Modération à définir

Le 18 mars à 20h00

ULB, Campus du Solbosch, Auditoire H22.15

PAF : 1 euro pour les étudiants et 2 euros pour les bourgeois

16:17 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 mars 2013

Belgique : proposition de loi pour suspendre l’octroi de la nationalité à l’issue d’un « mariage gris »

Belgique

Proposition de loi pour suspendre l’octroi de la nationalité à l’issue d’un «mariage gris»

CCME, le 08 mars 2013

En 2012, l’Office des étrangers, administration en charge du séjour des étrangers sur le sol belge, a ordonné 9.064 enquêtes administratives pour des mariages «suspects», dont un des conjoints séjourne à l’étranger, ou illégalement en Belgique. Ce chiffre en baisse par rapport à 2011, année qui a enregistré 10.728 mariages "suspects", reste important et interpellant.

Le Mouvement Réformateur (MR), parti francophone de droite, a annoncé qu’à l’occasion de la Journée internationale de la femme de ce 8 mars 2013, il souhaite «mettre en avant une thématique qu'il défend au rang de ses priorités, la lutte contre les "mariages gris", phénomène qui voit l'un des conjoints escroqué par l'autre, motivé par le seul dessein d'obtenir un séjour régulier en Belgique».

Le MR souhaite «que le parlement se saisisse d'une proposition de loi - de l’une de ses élues - visant à permettre que la "procédure d'octroi de nationalité" soit "suspendue" lorsque le mariage du conjoint étranger avec un conjoint de nationalité belge fait l'objet d'une procédure judiciaire de dissolution ou d'annulation sur la base de l'article 146bis du Code civil (mariages de complaisance)».

Le parti souhaite mettre en place des actions de prévention et de formation des officiers de l’Etat civil, des magistrats et de tous ceux qui sont en lien avec la procédure de mariage, y compris les ambassades et les consulats. Selon la présidente des Femmes réformatrices, le but n’est pas de combattre les mariages mixtes, mais de «vérifier soigneusement la réalité des mariages dont un des conjoints séjourne soit à l'étranger soit illégalement en Belgique».

Les mariages blancs et la cohabitation de complaisance, qui sont le fait d’un consentement mutuel des deux parties, sont à distinguer des mariages gris où l’une des parties est escroquée. Ces derniers constituent une nouvelle filière d'immigration en Belgique après le renforcement des conditions d'accès au regroupement familial et à la nationalité.

13:11 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08 mars 2013

Une complaisance scandaleuse du CSA à l'égard de Radio Al Manar

Une complaisance scandaleuse du CSA à l'égard de Radio Al Manar

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Khalil Zeguendi, le 08 mars 2013

Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel ferme les yeux sur une grave infraction de Radio Al Manar

Le 23 février dernier, Radio Al Manar a cessé ses émissions normales pour diffuser tout au long de cette journée, des émissions religieuses pendant lesquelles la lecture du Coran a largement dominé.

Motif de cette interruption des programmes de la radio et leur remplacement, en continu, par la lecture d'invocations et de versets du Coran: le décès de la mère du président directeur à vie de radio Al Manar, Monsieur Ahmed Bouda

De nombreux auditeurs nous ont signalé cette distorsion grave au cahier des charges de la Radio vis a vis de ses auditeurs et du Conseil supérieur de l'audiovisuel de la Communauté française.

Plainte a été déposée auprès du CSA par les responsables du magazine Le Maroxellois, pour cette atteinte à la déontologie et aux engagements de radio Al Manar à l'égard du CSA

Nous vous livrons ci-dessous, la réponse étrange du CSA, à cette plainte.

"Objet : votre plainte à propos de lectures du Coran diffusées sur Radio Al Manar à l’occasion d’un décès dans la famille du directeur de la radio

Cher Monsieur (nous escamotons le nom ndlr),

Votre plainte du 25 février dernier à propos des invocations du Coran diffusées sur Radio Al Manar le 23 février pour cause du décès de la mère du directeur de la radio, Monsieur Bouda, m’est bien parvenue. Elle a retenu toute mon attention.

Suite à cette plainte, le Secrétariat d’instruction a écouté les programmes diffusés le 23 février sur Radio Al Manar. Il a constaté que la programmation avait été modifiée pour diffuser régulièrement des lectures du Coran et des condoléances. Il est également rappelé à intervalles réguliers : «suite à la perte de la maman d’un des piliers de la radio, une programmation très particulière sur Radio Al Manar ce samedi 23 février 2013. Toute l’équipe de Radio Al Manar compatit avec la famille de la défunte. Merci de votre compréhension». Il ne s’agit toutefois pas d’une diffusion en continu des lectures du Coran et des condoléances, certains programmes habituels étant maintenus (informations, musique…).

Cette programmation ne correspond pas à celle pour laquelle une fréquence a été attribuée à Radio Al Manar. Dans ses engagements vis-à-vis du CSA, Radio Al Manar se définit comme une «radio laïque» et justifie ses choix de programmation «en fonction des critères précis relatifs à l’objectivité, à la créativité, à la diversité culturelle, au pluralisme et à l’intérêt public».

Toutefois, en raison du caractère très exceptionnel de cette programmation, le Secrétariat d’instruction estime qu’elle s’inscrit dans le cadre d’un choix éditorial de la radio. Des choix maladroits engagent sa crédibilité vis-à-vis de ses auditeurs mais ne relèvent pas encore de l’infraction à la législation audiovisuelle.

J’ai tout de même adressé un courrier à Monsieur Bouda pour lui faire part du mécontentement de certains auditeurs et pour le mettre en garde pour l’avenir. Le Secrétariat d’instruction pourrait trancher autrement si une programmation du même type était réitérée.

En vous remerciant pour votre confiance envers le CSA, je vous prie de croire, Cher Monsieur Hajmhand, à l’assurance de ma considération distinguée.

Mathilde Alet - secrétaire d’instruction

CSA - Boulevard de l'Impératrice, 13 - 1000 BXL

Commentaire de Bruxellois surement

Comme chacun sait, Radio Al Manar est largement inféodée au PS bruxellois. Ce parti l'utilise chaque fois que des élections sont programmées.

Le CSA, lui, est un organisme trop politisé et le PS y détient une confortable présence au sein de cette organe censé réguler le fonctionnement du champ audiovisuel francophone.

Nous ne sommes donc pas étonnés outre meusure, de la clémence du CSA vis a vis de Radio Al Manar

En revanche, il nous revient, de source sûre, qu'une descente policière musclée, est en préparation pour rendre visite aux studios de cette radio, durant la seconde quinzaine du mois de mars 2013.

06 mars 2013

Racisme : au Liban, les préjugés ont la peau dure

Racisme

Aau Liban, les préjugés ont la peau dure

Par Camille Lorente, le 05 mars 2013

L’Afrique est une destination privilégiée de la diaspora libanaise depuis le 19e siècle. Mais aujourd’hui, les enfants issus de mariages mixtes installés au pays du Cèdre subissent au quotidien un mélange de racisme et de préjugés sociaux.

Il fait nuit, Gemmayze s'agite. Dans ce quartier chrétien de la capitale libanaise, on se presse en talons hauts sur des trottoirs impraticables pour rallier le dernier bar en vue. Eddy Abbas a prévu de boire quelques bières. Ce rappeur de trente ans, membre du groupe Fareeq El Atrash, a les yeux en amande de son père libanais et la peau mate de sa mère ivoirienne. Première interpellation policière à l'heure de l'apéritif. Fouille et contrôle des papiers. «Quand ils ont vu ma carte d'identité libanaise, ils m'ont dit "On pensait que vous aviez besoin d'aide". Ils auraient pu trouver une meilleure excuse», plaisante Eddy, amer, en dégageant les dreads qui tombent sur son front.

Eddy, dont le père dirige une scierie en Côte d’Ivoire, a été envoyé très jeune dans sa famille paternelle au Liban. À l’école, on lui sert du «Yo rastaman !». En ville, il découvre les arrestations arbitraires. Un soir à Dora, quartier pauvre de la banlieue beyrouthine, le trentenaire natif d’Abidjan passe une heure à l’arrière d’une Jeep de police, le temps que son frère lui apporte ses papiers.

Amalgames

Beyrouth la cosmopolite n’échappe pas aux amalgames raciaux et socio-économiques. Au jeu du délit de faciès, la classe sociale présumée compte au moins autant que la couleur de peau. «La société libanaise fonctionne par catégories très cloisonnées», explique Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch. «Entre religion, origine géographique et position socio-économique, les gens cherchent à se distinguer en permanence. À cela s’ajoute l’idée que les Libanais ont une certaine tête. Les métisses sont donc pris pour des migrants pauvres et illégaux.»

Ce qui est loin d’être une chance. Au Liban, la majorité des immigrés africains et asiatiques occupent des emplois subalternes, jugés dégradants par les locaux. Employée de maison pour les femmes, éboueur ou plongeur pour les hommes : ils représenteraient 30% de la main-d’œuvre. Souvent exploités, peu ou pas protégés par le droit du travail, les migrants subissent aussi l’absence de législation en matière de racisme. Seule une circulaire du ministère du Tourisme datant de mai 2012 est censée garantir l’accès aux piscines et plages privées «sans discrimination de race, de nationalité ou de handicap». Les associations antiracistes ont depuis prouvé son inefficacité, notamment au moyen de testing en caméra cachée.

Partir ou rester

Hassan Merheba n’a pas ce problème. «Grâce à ma grande taille, on voit que je suis basketteur. Les gens pensent que je suis Américain et je peux rentrer à la piscine, en club». Né en Sierra Leone où son père libanais a émigré au début des années 70, le jeune métis n’échappe pas aux remarques dégradantes. Dans les embouteillages monstres de la capitale, au volant de sa jolie Citroën neuve, il s’amuse des regards interloqués. «C’est la pire chose pour les racistes de voir un Noir dans une meilleure position sociale que la leur.»

Pour changer les mentalités, Nisreen Kaj, auteure et activiste ayant fui la guerre au Niger il y a douze ans, a présenté en 2012 «Mixed Feeling», une série de portraits d’Africains-Libanais issus des classes moyennes et aisées. Sur les trente personnes photographiées, deux seulement avaient confié se sentir bien au Liban. Une dizaine d’entre elles a depuis quitté le pays pour l’Afrique. Nisreen aussi pense à partir, «mais pour aller où ?».

Lassé par l’instabilité politique, Eddy le rappeur devrait bientôt rejoindre son père en Côte d’Ivoire. Les travailleurs du continent noir et d’Asie continuent d’affluer en terre libanaise. Human Right Watch estime aujourd’hui à 200 000 le nombre de domestiques migrants au Liban, soit 25% de plus qu’en 2006.

05 mars 2013

À BRUXELLES, GHANNOUCHI PLAIDERA, SOURNOISEMENT, NON COUPABLE

À BRUXELLES, GHANNOUCHI PLAIDERA, SOURNOISEMENT, NON COUPABLE

La Tunisie face au plan B de l’Internationale des Frères musulmans

Par Aziouz Mokhtari, le 05 mars 2013

Tunis qui ne croit plus en Ghannouchi, en particulier, et en l’islamisme en général, suivra de près le pèlerinage bruxellois de Ghannouchi.

A l’invitation d’une association belgo-tunisienne, d'obédience Ennahda-Europe, mi-figue, mi-raisin, le leader islamiste qui a détourné le cours du soulèvement contre Ben Ali pour le transformer en une vulgaire et dangereuse contre-révolution réactionnaire, effaceuse de tous les acquis des femmes arrachés sous Bourguiba et préservés sous Ben Ali et les avancées démocratiques plus ou moins solides que les jasmins ont apportées dans le sillage de la fuite du couple Zine El Abidine-Leïla.

Ghannouchi, islamiste pur et dur, vice-président de l’Internationale des Frères musulmans, premier adjoint de El Qaradhaoui, tête pensante de cette organisation, plus proche de la décadence que des lumières, tentera, à Bruxelles, d’expliquer que Ennahda est un parti, certes, se prévalant de l’Islam mais est modéré, sinon moderne. Les faits, pourtant, le contredisent. Les nombreux Tunisiens qui assistent à son «speech» le lui diront, l’œuvre de Ennahda post-déchéance de Ben Ali n’est que projets contre l’émancipation, tentatives de remise en cause du statut personnel tellement favorable à la femme tunisienne, joyau démocratique de l’ensemble du Maghreb, «moumou el aïn» (prunelles des yeux) des libertés en Tunisie, au Maghreb et dans tout le monde dit arabo-musulman.

Ennahda en Tunisie, c’est la complaisance, à tout le moins, pour ne pas écrire autre chose, avec le salafisme destructeur, avec la pensée rétrograde, le double langage, la ruse, les changements de points de vue à tout instant, le non-respect des engagements «démocratiques». En Europe, tout le monde sait cela. Les tribulations de Ghannouchi à Bruxelles participent, c’est certain, de cette stratégie brouiller les cartes, se présenter en homme de progrès, en défenseur des libertés fondamentales pour gagner du temps, endormir la vigilance de la Tunisie pour mieux la prendre, l’étrangler le moment choisi. Dieu protège les Tunisiennes et les Tunisiens de Ghannouchi et de ses disciples (oua atbaoûhou)…

J’irai écouter les sornettes du leader d’Ennahda, mais pour une seule raison, comprendre les mécanismes par lesquels il veut piéger les institutions, encore en construction, de la Tunisie et comment l'Internationale des Frères musulmans compte-t-elle opérer en Tunisie… Tout le monde sait à présent qu’il y a un plan B pour voler à la Tunisie sa révolution et que Ghannouchi en est le coordinateur. A Bruxelles, Ghannouchi sera dans la peau d’un mouton, cela changera- t-il pour autant sa nature de renard ?

23:30 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 mars 2013

Rached Ghannouchi accueilli par des jets de pierres à Thala

Rached Ghannouchi accueilli par des jets de pierres à Thala

Oumma.com, le 4 mars 2013

En guise de haie d’honneur, c’est à coup de jets de pierres que des habitants en colère de la délégation de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, ont accueilli la délégation officielle composée de Rached Ghannouchi, chef de file du parti Ennahdha, Noureddine Khadimi, ministre des Affaires Religieuses, et Walid Bannani, élu à l'ANC, brisant les vitres de leurs voitures.

Contraints de battre en retraite face à un comité d’accueil peu enclin à leur souhaiter la bienvenue, les deux leaders d’Ennahdha étaient indésirables à la cérémonie de ré-inhumation de la dépouille du militant Ahmed Rahmouni, exécuté le 24 janvier 1963 à la suite d’accusation de complicité dans une tentative de coup d’État contre le régime d’Habib Bourguiba.  

14:59 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 mars 2013

Un Tunisien parle de la charia au quotidien

Un Tunisien parle de la charia au quotidien

«Salah Zeghidi, responsable de la Ligue Tunisienne des Droits de l'Homme, décrit ce qu'est la charia au quotidien : héritage, mariage, conversion des non-musulmans, infériorité de la femme, incompatibilité avec la laïcité, mort pour les renégats, blasphème interdit, instauration de l'Etat musulman, réforme impossible, retour du voile…»

Le philosophe tunisien Mezri Haddad démasque et vitriole la chaine qatarie Al Jazeera

Le philosophe tunisien Mezri Haddad démasque et vitriole la chaine qatarie Al Jazeera

 Mezri Haddad écrit à l'employée d'Al Jazeera Khadidja Benguena

Mezri Haddad (philosophe et ancien ambassadeur à l’Unesco), le 12 février 2013

En déposant plainte contre moi, vous avez parfaitement raison, Madame, d’avoir confiance «dans la capacité de la justice française de rétablir les faits». La justice de la République française n’est pas celle de l’oligarchie wahhabite et obscurantiste dont vous êtes l’une des vitrines phosphorescentes ; une oligarchie féodale et mafieuse, qui condamne à perpétuité un poète libre, qui condamne à la flagellation de pauvres femmes de ménage importées du Bangladesh, parce qu’elles ont osé dénoncer leurs maîtres bédouins pour abus sexuels, qui condamne à la décapitation des ouvriers pakistanais parce qu’ils se sont soulevés contre leur condition d’esclave et qu’ils ont voulu retourner chez eux.

J’attends avec impatience l’ouverture de ce procès.

Disposant de toutes les preuves matérielles qui étayent les propos que j’ai tenus lors de l’émission «Ce soir ou jamais», y compris le traçage informatique de la fameuse page Facebook «piratée», j’assume totalement la responsabilité de ce que j’ai déclaré le 5 février dernier.

Depuis plus de dix années, nous allons enfin pouvoir parler publiquement du rôle abject qu’Al Jazeera joue dans la propagation du poison islamo-fasciste, pas seulement dans le monde arabe mais aussi en Europe. Par l’endoctrinement des téléspectateurs, particulièrement les jeunes Arabes ainsi que les musulmans de France, par la wahhabisation des esprits, par la manipulation de l’opinion internationale, par l’exacerbation des tensions entre les juifs, les chrétiens et les musulmans, par la banalisation du djihad et la diffusion de l’islamo-terrorisme partout dans le monde… Les terroristes, que vous autres «journalistes» d’Al Jazeera n’appelez jamais par leur nom mais par l’ignominieuse expression de «ceux qu’on appelle les terroristes» !

Nous allons aussi pouvoir parler des crimes, y compris contre l’humanité, de l’émirat bédouin dont vous servez la cause avec élégance et servilité. Les crimes commis en Tunisie, en Egypte et au Yémen par des snippers d’Europe de l’Est recrutés et payés par vos employeurs qataris. Des crimes commis en Libye et en Syrie par des mercenaires et des terroristes que l’émirat bédouin a gendarmés, armés et galvanisés.

Des crimes commis par des hordes fanatisées, armées et financées par le Qatar, pas seulement au Mali mais partout en Afrique, contre des musulmans, des chrétiens et des animistes qui sont bien plus humains et civilisés que les bédouins dont vous cautionnez la cause et diffusez la propagande nauséabonde.

Dans votre interminable communiqué du 11 février, vous parlez du «philosophe» que je prétends être. Je n’ai pas fait mes études à Doha et je n’ai pas obtenu ce titre par une fatwa de votre gourou Youssef Qaradaoui, le cheikh de la fitna, de l’intégrisme, de l’hypocrisie et du mercantilisme. C’est la Sorbonne qui m’a consacrée Docteur en philosophie morale et politique, licencié en histoire et en sociologie, maître de conférences en théologie catholique. Voyez-vous, je suis nettement plus diplômé que votre avocassier et frère en secte, François Burgat.

J’ai constaté depuis hier l’affichage du drapeau algérien sur les pages Facebook qui vous soutiennent. Cette ultime manœuvre est habile, mais elle ne trompera pas les Algériens et les Franco-Algériens qui savent très bien que l’Etat-télévision du Qatar cherche à déstabiliser l’Algérie, comme il a détruit la Tunisie, la Libye et l’Egypte au profit de la canaille islamiste. Affichez plutôt le drapeau de l’émirat bédouin.

Les Algériens savent que Mezri Haddad les a publiquement soutenus lorsque vos amis du FIS et du GIA tranchaient les gorges et massacraient les innocents, en attribuant leurs exactions au régime, exactement comme font leurs frères en barbarie aujourd’hui en Syrie. Ils savent qui a dénoncé l’imposture du «Qui tue qui en Algérie», dont François Burgat a été l’un des plus actifs promoteurs.

Sachez, Madame, que je n’ai rien de personnel contre vous. Vous travaillez malheureusement pour une pseudo-télévision dont l’opinion arabe et internationale a fini par découvrir les sombres desseins et les pratiques criminelles et honteuses.

Partout dans le monde arabe, Al Jazeera a perdu toute crédibilité et son audience est en chute libre : fatwa de Qaradaoui appelant au soulèvement, faux témoignages, scènes montées de toutes pièces, couverture des «événements» de Benghazi avec des images de Basra, couverture des «événements» à Homs avec des images d’archive sur Baghdad, trucages, désinformation… Une propagande digne de Goebbels, dont le chef d’orchestre a été le frère musulman Waddah Khanfar et le commanditaire, Hamad Ibn Jassim Al-Thani, l’esclave d’Hillary Clinton et l’ami intime de Tzipi Livni et de Shimon Perez.

On peut mentir quelque fois à quelques-uns mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde. Les Egyptiens ont retrouvé leur esprit après avoir subi le matraquage d’Al Jazeera et ils ne se laisseront pas gouverner par les Frères musulmans. Les Tunisiens ont compris dès octobre 2011 et ils ne permettront pas aux mercenaires du Qatar d’imposer leur idéologie rétrograde au pays d’Ibn Khaldoun, d’Ibn Rachik, de Tahar Haddad et de Habib Bourguiba.

Non, je n’ai rien de personnel contre vous. C’est contre l’oligarchie bédouine et wahhabite qui vous abrite et vous récompense que je mène le combat. Le combat des lumières contre l’obscurantisme, de l’humanisme contre le fascisme vert, du progrès contre la réaction, de l’islam contre l’islamisme, de la liberté contre le totalitarisme, de la modernité contre l’ignorance, de l’honneur arabe contre le néocolonialisme.

J’espérais vous voir suivre l’exemple de vos collègues qui ont quitté Al Jazeera parce qu’ils ont compris que cette chaîne subversive travaillait au morcellement du monde arabo-musulman conformément à un agenda impérialiste dont l’émirat bédouin n’est que le vil sous-traitant et Al Jazeera, la sinistre boîte de marketing et de communication.

J’espérais vous voir suivre l’exemple de Louna Al-Chabi, d’Eman Ayad, d’Aksam Suleyman, de Sami Haddad et de mon compatriote Ghassan Ben Jeddou, dont cette phrase devrait vous interpeller, mieux vaut tard que jamais : «J’ai peut-être perdu Al Jazeera, mais j’ai gagné ma dignité.»

Il faudrait plus d’un procès suscité par l’émirat bédouin pour m’intimider ou me faire renoncer à démasquer, en France et partout dans le monde, les menées subversives et terroristes de votre patrie d’adoption, le Qatar, et de votre officine d’exécution, Al Jazeera.

Vos employeurs vont devoir employer d’autres moyens ! Je sais qu’ils en sont capables, mais cela n’effraye point l’homme de foi que je suis, encore moins le Tunisien et l’Arabe qui n’acceptera jamais l’hégémonisme qatari sur la Tunisie, la Libye et l’Egypte. Je prie seulement l’Unique qu’Il me prête vie jusqu’au jour où j’assisterai à la disparition de la marée noire du pétro-wahhabisme de toute la Méditerranée, d’Alger jusqu’à Damas.

00:40 Écrit par Rachid Z dans Médias, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |