15 mai 2013

L'Espagne commémore la Guerre civile : Quid des soldats marocains ?

L'Espagne commémore la Guerre civile

Quid des soldats marocains ?

Par Yann Ngomo, le 21 juillet 2011

Les 17 et 18 juillet derniers, on commémorait en Espagne le 75e anniversaire de la guerre civile espagnole. Ce triste anniversaire était aussi l’occasion de se souvenir des soldats marocains qui ont vécu de près l’une des périodes les plus sanglantes de l’histoire de l’Espagne. Jusqu'à aujourd'hui, le dédommagement de ces anciens combattants reste un sujet non réglé entre l'Espagne et le Maroc.

En juillet 1936, les troupes nationalistes du général Francisco Franco se soulèvent contre le gouvernement républicain espagnol. Ce qui devait être un coup d’Etat visant à évincer le gouvernement de gauche, s’est transformé en un cauchemar meurtrier de 3 ans, qui s’achève en avril 1939 par la victoire des Nationalistes. Cet épisode sanglant fait près de 500 000 morts, dont des soldats marocains.

Le Maroc dans la guerre

Le Maroc, plus précisément la partie du Maroc alors sous protectorat espagnol, a été la base de lancement de l’offensive qui installera Franco à la tête de l’Espagne. En effet, c’est à Melilla, dans la soirée du 17 juillet 1936 qu’a lieu le premier soulèvement des troupes nationalistes. Les évènements embrasent la péninsule dès le lendemain.

Le Maroc a également fourni des hommes au conflit. «Leur nombre exact reste difficile à déterminer», nous confie Maria Rosa De Madariaga, historienne espagnole, qui a travaillé sur la participation des soldats marocains à la guerre civile espagnole. Selon ses estimations, entre 80 000 et 90 000 soldats marocains auraient participé au conflit.

De leur côté, les autorités marocaines estiment qu’il y avait entre 100 000 et 130 000 soldats marocains sur les fronts espagnols entre 1936-1939. Aucune statistique officielle n’existe à ce jour sur le nombre de combattants marocains ayant participé au conflit. Pour Maria Rosa de Madariaga, le flou tient surtout du fait que nombre d’entre eux ne recevaient pas de fiche au moment de l’enrôlement. En somme, ils combattaient, mais n’avaient pas d’existence officielle.

Les soldats marocains de ce conflit, principalement issus des provinces du Rif, appartenaient à deux factions, nous explique encore De Madariaga. Certains étaient issus du bataillon des «Regulares», une unité constituée de soldats marocains, rattachée à l’armée espagnole. Ce corps, formé en 1911, devait éviter à l’armée espagnole de subir des pertes dans ses rangs en cas de conflit au Maroc. Cette pratique étais très répandue chez les puissances coloniales, poursuit l’historienne. En plus de ces «Regulares», il y avait également des soldats enrôlés seulement pour la guerre civile, issus des territoires marocains sous protectorat espagnol dans le nord, et le Sahara. Selon De Madariaga, environ 15 000 de ces soldats seraient morts sur les fronts espagnols. En 2010, on évaluait à environ 2000, le nombre de rescapés, de cette époque, dans les provinces du nord, et dans le Sahara.

Réparations…

L’autre problème que pose la participation des soldats marocains à la guerre civile espagnole, est la reconnaissance exprimée par les gouvernements espagnols envers ces Marocains morts au combat, les survivants, et leurs familles. Selon De Madariaga, Franco avait entrepris plusieurs mesures pour indemniser ces soldats. Il aurait, selon l’historienne, construit des hôpitaux pour les rescapés, des cimetières pour les décédés. Franco a également entrepris le versement de pensions à ceux qui ont combattus à ses côtés entre 1936 et 1939. Problème, les mesures entreprises par le général Franco en son temps n’ont pas évolué, surtout en ce qui concerne les allocations perçues par les anciens combattants marocains de la guerre civile espagnole. Au temps de Franco, ces pensions étaient convenables, étant donné le niveau de vie. «Aujourd’hui, ces montants sont ridicules», ajoute l’historienne espagnole.

L’année dernière déjà, Taieb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères, avait exhorté le gouvernement espagnol à améliorer les conditions matérielles de ces anciens combattants. Des doléances auxquelles aucun gouvernement espagnol, ni de droite, ni de gauche, n’a répondu favorablement à ce jour, conclue Maria Rosa de Madariaga.

18:59 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Commémoration : 73ième anniversaire de la bataille de Gembloux

Commémoration

73ième anniversaire de la bataille de Gembloux

Par Khalil Zeguendi, le 15 mai 2013

Bravant une pluie battante, plusieurs centaines de pèlerins ont tenu, ce dimanche 12 mai 2013, à commémorer, au cimetière de Chastre, le souvenir de la bataille de Gembloux durant laquelle des milliers de soldats de différentes nationalités avaient fait don de leur vie pour repousser la terrible offensive des chars nazis.

Près de 300 soldats marocains sont tombés sur ce champ d'honneur, entre le 13 et le 16 mai 1940

Quelques centaines de Belgo-marocains étaient présents lors des cérémonies de cette commémoration.

Ci-après la liste des personnalités présentes à ce pèlerinage :

Benoît Dispa, Bourgmestre de Gembloux - Claude Jossart, Bourgmestre de Chastre - André Flahaut, Président (PS) de la Chambre des représentants - Bernard Valero, Ambassadeur de France en Belgique - Samir Addhare, Ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg - Amar Bendjama, Ambassadeur d’Algérie auprès du Royaume de Belgique et du Luxembourg - Omar Kanaan, Consul général du Maroc à Bruxelles - Francis Delpérée, Président du groupe CDH du Sénat - Philip Cordery, député (PS) français pour la circonscription du Benelux – Salah Echalaoui, Président du Rassemblement des Musulmans de Belgique – Rachid Madrane, Secrétaire d’Etat (PS) à la Propreté publique – Fadila Laanan, Ministre (PS) de la Culture et de l’Audio-Visuel  – Jamal Ikazban, député-conseiller (PS) - Hamid Oukassi Akkabli, médiateur social – Ahmed El Karrouti, Président de l'association Souvenir des anciens combattants marocains de Belgique – Mohammed Jabour, député-échevin (PS) - Mohamed El Abboudi, conseiller communal (MR) - Fouad Mejloufi, attaché culturel au consulat général du Maroc – Amadou Diop, Ambassadeur du Sénégal en Belgique - El Mostafa El Ktiri, Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l'Armée de libération – Abdelhamid Saoud, Colonel, attaché militaire naval et de l’air - Anne Monceu-Ducarme, conseillère de l’Assemblée des Français de l’étranger ...

22 avril 2013

Ces Tunisiens qui partent faire le djihad en Syrie

Ces Tunisiens qui partent faire le djihad en Syrie

Par Julie Schneider, le 22 avril 2013

Ils sont près de 2 000, selon l'International Crisis Group, à avoir franchi le pas. À Tunis, les familles se mobilisent plus que jamais.

Il ne souhaite pas donner son nom, ni celui de son frère, pour "une raison de sécurité". On l'appellera Ali (*). Ali a 30 ans et vit à Monastir. En terrasse d'un café sur l'avenue Habib Bourguiba, dans le centre de Tunis, il hésite à témoigner. Son frère est parti début décembre pour la Syrie. "Il nous a dit qu'il allait à Abou Dhabi", raconte-t-il. Et puis, une semaine après le départ, il reçoit un appel : "Là, on a appris qu'il était en Syrie. Il nous a dit qu'il était bien arrivé."

Désormais, c'est l'incompréhension pour cette famille. "S'il était à Gaza, je comprendrais. Mais en Syrie, ce n'est pas la même chose. On dirait de la sous-traitance de djihadistes", dénonce-t-il, analysant tour à tour le rôle des États-Unis ou de la Russie dans le conflit. Le 19 avril, le mufti de la République tunisienne, le Cheikh Othman Battikh, a tranché : "Combattre en Syrie ne relève pas du djihad. C'est plutôt exploiter la précarité et les difficultés vécues par nos jeunes. Les Syriens sont musulmans. Un musulman ne combat pas son frère musulman."

Depuis des mois, Ali cherche de l'aide : ministère des Affaires étrangères "pour savoir s'ils avaient des contacts avec l'opposition syrienne ou même Bachar el-Assad", Ligue tunisienne des droits de l'homme. "Il n'y a même plus d'ambassade syrienne", déplore-t-il. En février 2012, l'État tunisien a abrogé ses relations diplomatiques avec la Syrie, et a accueilli peu après une conférence des "Amis de la Syrie". Samedi, une marche a eu lieu dans le centre de Tunis pour demander à rétablir ces relations diplomatiques.

"Arrêtons ce fléau"

Installé dans un café de Lafayette, dans le centre de Tunis, Ali et quelques dizaines de parents de jeunes partis en Syrie planchent, avec l'avocat Badis Koubakji, sur le lancement d'une association pour "venir en aide aux Tunisiens à l'étranger", "inciter les jeunes à revenir", et "les aider à se réinsérer à leur retour". "On espère pouvoir faire pression sur le gouvernement pour arrêter ce fléau et surtout faire prendre conscience aux familles tunisiennes de la dangerosité de ces courants religieux extrémistes", explique Lotfi (*). Lui aussi demande à changer le nom de son fils. On l'appellera Mehdi (*). Mehdi, 25 ans, est parti en décembre avec "sept autres personnes dont trois du même quartier", sans vouloir préciser lequel. Ingénieur informatique, Mehdi ferait "des actions caritatives en Syrie", grimace son père, "mais comment savoir ? Il avait une certaine conviction religieuse. Pour lui, c'est un devoir religieux." C'est par un texto qu'il a appris que son enfant partait pour la Syrie. Ce retraité de la fonction publique a alors pris un vol pour Istanbul, en Turquie. "Je n'ai rien fait. Pendant une semaine, j'ai erré. Je ne savais même pas où aller", raconte ce père. Depuis, il a des nouvelles sporadiquement : "Au début, il utilisait son numéro de téléphone, mais maintenant, il appelle toujours avec un nouveau numéro et on ne peut pas rappeler."

Selon l'International Crisis Group, près de 2 000 Tunisiens seraient en Syrie. Près d'une centaine seraient morts au front, selon nos données. Les familles l'apprennent par un appel ou la visite "d'un intermédiaire", comme Mohamed (*). Son frère de 31 ans, parti en janvier, serait décédé dans "l'attaque de la caserne militaire de Homs". Une casquette vissée sur la tête, si Mohamed s'estime "d'une certaine manière fier", pour lui "ce phénomène est l'affaire de la jeunesse tunisienne. Mon frère vivait en Tunisie mais il se sentait comme un étranger. La société tunisienne a construit des barrières entre nous et lui, parce que c'était un salafiste. C'est ce genre de discrimination qui l'a poussé à partir. Il n'arrivait pas à s'intégrer. Les jeunes n'ont plus d'espoir. Il faut maintenant se demander pourquoi des jeunes prennent des bateaux pour regagner l'Europe, pourquoi des jeunes s'immolent par le feu, et pourquoi d'autres préfèrent partir faire le djihad plutôt que de rester ici."

Enquête ouverte sur les réseaux

Abou Iyadh, le leader du mouvement djihadiste Ansar el-Charia - recherché par les autorités tunisiennes car soupçonné d'être derrière l'assaut contre l'ambassade américaine le 14 septembre - a appelé, de son côté, ces jeunes à ne pas se rendre en Syrie, lors d'une interview accordée au journaliste Nasreddine Ben Hadid - et interdite par la justice tunisienne. Un appel appuyé quelques semaines plus tard par al-Qaida au Maghreb islamique, afin de "ne pas laisser la Tunisie aux mains des laïcs".

Quelques familles ont brisé le silence, prenant la population à témoin à travers les médias, comme Ekbel Ben Rejab. Lorsque son frère, Hamza, 24 ans, atteint d'une "myopathie tunisienne" et en fauteuil roulant, est parti mi-mars "avec l'aide d'un ami et ses économies", Ekbel est allé à Tripoli, en Libye, puis a témoigné sur les plateaux télé. "Des sites djihadistes avaient même défendu l'idée qu'un handicapé puisse faire le djihad", fustige-t-il. Après avoir passé "10 jours" à Idlib, en Syrie, Hamza est rentré en Tunisie "avec la bénédiction d'un émir en Syrie et d'un cheikh en Tunisie", raconte son frère. Le visage poupin, Hamza était l'invité le 28 mars d'une chaîne de télé comme l'avait fait une semaine avant un homme se présentant comme un djihadiste de retour, Abou Zeid Ettounsi. Blouson en cuir et cheveux gominés, il avait déclaré "si besoin", "être prêt pour le djihad en Tunisie". Début avril, un mandat de dépôt a été émis à son encontre.

Si le ministère de l'Intérieur assure "surveiller" les djihadistes rentrés de Syrie, il ne communique pas sur leur nombre. Face à la pression des familles, le parquet a ouvert une enquête sur les "réseaux" qui aideraient ces jeunes à rejoindre l'opposition de Bachar el-Assad. Selon certains témoignages, des jeunes seraient partis seuls, sans aide. Des "mesures de précaution" visant les "jeunes de moins de 30 ans susceptibles d'appartenir à ces mouvements" ont aussi été prises aux frontières, assure Mohamed Ali Aroui, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, sans en dire plus et précisant qu'"on ne peut pas interdire à quelqu'un de voyager".

(*) Les prénoms ont été modifiés.

Maroc : l'attente angoissée des familles en cours d'adoption

Maroc

L'attente angoissée des familles en cours d'adoption

Le Point, le 21 avril 2013

"J'ai peur", dit Gabriel Pernau. "Cela fait plus d'un an...", renchérit Yassamane Montazami. Au Maroc, des dizaines de couples étrangers en cours d'adoption décrivent une interminable attente et leur vive inquiétude alors qu'une circulaire est venue durcir la législation.

Appelée kafala au Maroc, l'adoption est réservée aux musulmans - ou aux convertis à l'islam - et permet de recueillir un orphelin qui n'aura, toutefois, jamais les mêmes droits d'héritage qu'un enfant d'un mariage légal.

C'est la procédure en vigueur dans la plupart des pays musulmans, où l'adoption est en principe conditionnée par la religion.

Mais, en septembre 2012, une circulaire du ministère marocain de la Justice est venue durcir la législation du royaume en privant les non-résidents de la possibilité d'une kafala. Depuis, des familles dont les procédures étaient en cours s'inquiètent d'une rétroactivité de la mesure et d'un éventuel blocage.

"J'ai eu l'attribution de mon enfant en avril 2012. C'était le plus beau jour de ma vie. Mais depuis cette date, la procédure judiciaire qui dure d'habitude quelques mois s'éternise. Cela fait plus d'un an qu'on attend", affirme à l'AFP Yassamane Montazami, qui dit avoir abandonné son cabinet de psychologue à Versailles, en France.

"J'ai peur que cette circulaire s'applique de manière rétroactive alors qu'elle a été publiée après l'attribution de mon fils, âgé de 15 mois", confirme Gabriel Pernau, un journaliste espagnol qui fait des allers-retour entre Madrid et Rabat.

Au total, plus de 100 familles espagnoles, françaises, américaines, mais aussi marocaines vivant en Europe se sont vu attribuer des enfants avant la nouvelle circulaire, mais restent dans l'attente de la décision finale du juge. N'habitant pas au Maroc, elles craignent que l'adoption qui leur était autorisée leur soit désormais refusée.

Une quarantaine d'entre elles se trouvent à Rabat, où l'orphelinat accorde un droit de visite de six heures par jour. Ailleurs, comme à Agadir (sud-ouest), celui-ci est limité à une heure seulement.

Ils "nous appellent papa et maman"

"Nous ne contestons aucunement la loi marocaine. Nous demandons simplement à ce qu'il n'y ait pas de rétroactivité de la circulaire", insiste Mme Montazami, dont le mari, le romancier Eric Laurrent, fait la navette entre Paris et Rabat.

"Nous avons l'impression que depuis cette circulaire les juges reportent indéfiniment les audiences", explique Gabriel Pernau.

Lundi, le tribunal de la Famille de Rabat a prononcé un nouveau report --pour la 6e fois--, au 3 juin.

"Le juge attend l'enquête de police, qui doit être ordonnée par le parquet. Tant que celui-ci n'aura pas ordonné cette enquête, on n'aura pas l'accord du juge", avance M. Pernau.

Contacté, le ministre de la Justice Mustapha Ramid réfute toute obstruction. "Je ne donne aucune instruction aux juges. Je ne suis jamais intervenu dans le pouvoir judiciaire", affirme-t-il.

S'agissant de la circulaire de septembre 2012, elle "est adressée au parquet, pas aux juges qui sont indépendants. Elle insiste surtout sur la capacité morale et financière des familles qui veulent adopter, comme le prévoit la loi marocaine", dit encore M. Ramid. Restreindre l'adoption aux résidents est un moyen de vérifier que la famille adoptive subvient bien aux besoins de l'enfant.

La situation est prise au sérieux par les gouvernements des pays concernés. Elle a notamment été débattue lors de la Rencontre de haut niveau (RHN) Maroc-Espagne en octobre dernier, selon un communiqué publié la semaine passée par une quarantaine de familles.

Dans ce texte, elles expriment leur désarroi. Les enfants "dont nous ne pouvons plus nous séparer (...) nous appellent 'papa' et 'maman'" et "pleurent chaque après-midi quand nous quittons l'orphelinat", clament-elles.

00:37 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 avril 2013

Conseil Supérieur des Oulémas : peine de mort pour les Marocains musulmans qui changent de religion

Conseil Supérieur des Oulémas

Peine de mort pour les Marocains musulmans qui changent de religion

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Lakome, le 16 avril 2013

L'institution présidée par Mohammed VI, "Commandeur des croyants", vient d'émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien "Akhbar Al Youm".

Selon le quotidien "Akhbar Al Youm" de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d'émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l'Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.

Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort.

Actualisation : les explications du Conseil des Oulémas

12 avril 2013

Tunisie : recrute candidats au paradis

 Tunisie : recrute candidats au paradis

Par Frida Dahmani, le 12 avril 2013

Proies faciles de marchands de religion sans scrupule, des apprentis jihadistes s'enrôlent pour combattre le régime syrien «impie».

«Après la prière de l'aube à la mosquée, il n'est pas rentré.» Effondrée, Mounira n'a rien vu venir. Son fils, Khaled Ouali, à peine 21 ans, s'est enrôlé pour le jihad en Syrie. «Un reportage de la télé syrienne a révélé que mon frère, disparu depuis cinq mois, était mort aux côtés de l'Armée syrienne libre [ASL]», témoigne la soeur d'Ahmed Touhami, tandis qu'une Tunisienne, à l'aéroport d'Istanbul, à force de cris et de larmes, réussissait à dissuader son fils de partir.

Selon l'ONU, les combattants tunisiens en Syrie seraient au nombre de 3 500 et constitueraient 40 % des effectifs jihadistes. Même des handicapés moteurs auraient été enrôlés, ainsi que des jeunes femmes. Selon Abou Koussay, de retour de Syrie, treize jeunes Tunisiennes ont été endoctrinées pour mener le «jihad de nikah», qui revient à satisfaire les désirs sexuels des combattants. Si quelques familles, comme celle de Marwane, mort à 25 ans, se réjouissent que «son martyre ait offert à ses parents le paradis», la plupart exigent l'intervention du gouvernement tunisien. Le nouveau chef de l'exécutif, Ali Laarayedh, a répondu qu'il est difficile de contrôler la libre circulation des personnes. Une instruction sur les réseaux de recrutement a néanmoins été ouverte. La question est devenue épineuse et dépasse le cadre national ; le business de la mort implique une logistique et une préparation minutieuses allant de l'établissement de faux passeports à l'acheminement.

Prime décès

Depuis le début du conflit syrien, il y a deux ans, l'embrigadement idéologique s'est opéré insidieusement à travers les mosquées, les cafés et les réseaux sociaux. Des recruteurs adressent ces néophytes de la guerre à des associations humanitaires financées par le Qatar, lesquelles, sous couvert d'actions d'aide au peuple syrien, organisent les départs. Karama wa Horrya, Arrahma et Horrya wa Insaf sont les plus citées par ceux qui ont échappé au bourbier d'Alep. Avec une gratification de 2 000 euros par combattant, elles ont renfloué leurs caisses et les poches des intermédiaires. Les jeunes enrôlés perçoivent sur place une rétribution régulière de 1 000 euros. En cas de décès, une prime de 20 000 euros est versée aux familles. Mais le nerf de la guerre seul n'aurait pas suffi sans volonté politique.

Selon Ahmed Manaï, président de l'Institut tunisien des relations internationales (Itri) et membre de la commission des observateurs arabes en Syrie, une rencontre stratégique aurait ainsi eu lieu à Tripoli, en décembre 2011, avec la bénédiction de Mustapha Abdeljalil, alors numéro un libyen, entre Youssef al-Qaradawi, président de l'Union internationale des savants musulmans, Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, Borhane Ghalioune, numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Abdelhakim Belhaj, ancien d'Afghanistan et fondateur du Parti national libyen (PNL), et le ministre qatari des Affaires étrangères. Aux termes de l'accord dit Ghalioune-Abdeljalil, les participants sont convenus d'armer les jihadistes syriens et de leur envoyer des renforts tunisiens et libyens.

Via la Libye

«Nous ne sommes ni n'avons été partie de cette opération, dont nous ignorons comment elle se déroule», s'est défendu Rached Ghannouchi, alors que Jamel Saadaoui, membre du comité fondateur du PNL, exige des preuves. Il est pourtant établi que les circuits menant à la Syrie passent par la Libye. Pas moins de quatre sites consacrés à l'entraînement des recrues, pendant une durée moyenne de vingt jours, ont été identifiés : Bouslim, sous le commandement d'Abou Doujana du Groupe islamique combattant libyen (GICL) ; Zentane ; Jebel el-Akhdar, centre névralgique spécialisé dans la fabrication des bombes chimiques et des explosifs ; et Benghazi, géré par les Frères musulmans et consacré au maniement des armes lourdes. Les candidats au jihad peuvent aussi emprunter un autre itinéraire en embarquant au port pétrolier de Brega, dans l'est libyen, via Ghadamès et Ezzaouia, où une préparation physique est aussi dispensée. Destination : la Turquie ou le Liban.

Toute cette affaire aurait pu provoquer une crise entre la Tunisie et la Libye mais il n'en a rien été. Le président tunisien Moncef Marzouki s'est cependant alarmé : «Nous craignons que ces Tunisiens ne constituent une menace pour leur propre pays à leur retour. Il faut les convaincre que le véritable jihad ici consiste à lutter contre la pauvreté, le chômage et l'ignorance.»

11 avril 2013

“Marokkaan die het goed doet is een uitzondering”

Marokkaan die het goed doet is een uitzondering

Henk Müller, le 11 avril 2013

Heeft Geert Wilders gelijk of ongrrlijk als hij van en Morokkanenproleem spreekt ? Een twistgesprek tussen Henk Müller (vragen) en David Pinto (antworden).

Geert Wilders heeft dinsdag in een nabeschouwing op het 'Marokkanendebat' geconstateerd dat het Marokkanenprobleem maar voortettert, dat de islam een ziekte is en dat Marokkaans tuig het land moet worden uitgeknikkerd. Een heldere diagnose.

"Er is inderdaad sprake van een Marokkanenprobleem. Je kunt het wel ontkennen, maar het is zo. Als ik bij de dokter kom omdat ik pijn in zes tenen heb, heb ik een tenenprobleem. Als tijdens een epidemie in een dierentuin geen leeuwen of giraffen, maar olifanten ziek worden, is er een olifantenprobleem, al zijn niet alle olifanten ziek. Als 65 procent van Marokkaanse jongeren met de politie in aanraking komt, is er een Marokkanenprobleem."

U scheert alle Marokkanen over één kam.

"Onzin, daar kan ik me echt kwaad over maken. Sommige mensen willen zelfs hun excuses daarvoor aanbieden, zoals Jan Bennink op uw opiniesite. Het zou stigmatiserend zijn als je zou zeggen dat álle Marokkanen een probleem vormen. Ik heb geen zin politiek correct te zijn. Ik heb regelmatig contact met minister Asscher en ik vind het mét Wilders jammer dat hij het beestje niet bij de naam noemt. Ook Asscher vindt dat er een Marokkanenprobleem is.

Maar Wilders koppelt daar ten onrechte de islam aan. Het is geen islamitisch probleem. Ik heb net een Russische vrouw gesproken die onderzoek doet naar de drugsmaffia hier. Ze was geschokt, want die blijkt grotendeels in handen van Joden. Ik heb haar meteen gevraagd: Marokkaanse Joden? Ja dus. Marokkanen vormen in alle landen een probleem. Als het aan de islam zou liggen, zouden ook Turken een probleem vormen. Wilders' diagnose klopt niet, en de oplossingen die hij aandraagt werken dus ook niet.'

Hoe luidt uw diagnose dan?

"Marokkanen vormen een probleem door hun belabberde opvoedingsmethoden en vooral door een soort ingebakken minderwaardigheidscomplex, dat mede te danken is aan de Franse kolonisatoren. Turken zijn trots op hun afkomst, Marokkanen niet. Ik kwam uit een klein dorpje naar Rabat om rabbijn te worden. Op school daar vroeg een meisje, Sylvia, wat we thuis spraken. Mijn ouders waren Berber en analfabeet. Ik antwoordde dat we thuis Frans spraken, anders was je een nietswaardige Marokkaan. Ze sprak het zelf ook niet, maar ze geloofde me. Vanaf die tijd ging het goed op school. Mijn moeder was toen zwanger en heeft mijn zusje Sylvia genoemd.

De opvoeding is echt belabberd. Marokkaanse kinderen weten nooit waar ze aan toe zijn. De ene dag klimmen ze op schoot bij vader die dat leuk vindt en trekken aan zijn baard, de volgende dag doen ze dat weer en krijgen ze een pak slaag. Er is geen enkele zekerheid. Dat is funest. Je moet opgroeien met gevoel voor je menswaardigheid, niet met klappen."

U bent er zelf goed uitgekomen.

'Ik ben zelf Marokkaan, ik herken hun situatie vanuit mijn eigen opvoeding. Maar het klopt. Dat is deels te danken aan de Joodse gemeenschap in Marokko, die erg hecht was en deels aan karaktereigenschappen. Maar ik ben nog steeds de enige eerste generatie- Marokkaan die hoogleraar is in Nederland. In heel Europa zijn er misschien zes. Dat is toch treurig. Marokkanen doen het niet goed. Kijk naar jonge Marokkaanse vrouwen: een kwart voorziet in eigen levensonderhoud, onder niet-Marokkanen is dat 60 procent.'

Dus de Marokkanen die het goed doen, zijn eigenlijk de uitzondering die de regel bevestigt ?

"Ja, Marokkanen die het goed doen zijn een uitzondering. Het is lastig om met je minderwaardigheidscomplex af te rekenen. In uw krant verscheen een stuk, van onder anderen Laila Ezzeroili, dat Marokkanen trots moeten zijn op hun Marokkaan-zijn en daar volledig voor moeten kiezen. Dat is een extreem standpunt. Ik pleit voor het beste uit twee werelden. Leer accepteren dat je Marokkaan bent en leer dan wat Nederlanders belangrijk en goed vinden. Marokkanen zitten voor een groot deel nog in een premoderne samenleving met een sterk 'wij' versus 'zij'-gevoel, met andere opvattingen over de verhouding tussen mannen en vrouwen, over vrijheid van meningsuiting en over respect.

Stop met al die programma's in gemeenten die handenvol geld kosten en niet werken, daarin heeft Wilders gelijk. Je kunt beter zelfinzicht vergroten met spelletjes en leuke series op tv, dan vrouwen leren fietsen. Marokkanen moeten leren inzien waarom ze doen wat ze doen en inzien wat Nederlanders belangrijk vinden. Ze moeten twee brillen kunnen op- en afzetten: een Marokkaanse en een Nederlandse."

U vraagt haast het onmogelijke.

"Moet je dan niets doen? Er is een Marokkanenprobleem. Dat is ellendig voor de groep zelf en voor de hele samenleving. Hele wijken zijn ontoegankelijk. Dat is onaanvaardbaar. Zoals het ook onaanvaardbaar is dat het potentieel van een hele groep verloren gaat."

21:23 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08 avril 2013

Rencontre exceptionnelle entre les familles des détenus belgo-marocains au Maroc, des parlementaires et la presse

Rencontre exceptionnelle entre les familles des détenus belgo-marocains au Maroc, des parlementaires et la presse

Maison des parlementaires, jeudi 28 mars 2013

16:10 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

06 avril 2013

Allocations des MRE : Le Maroc menace les Pays Bas ?

Allocations des MRE

Le Maroc menace les Pays Bas ?

Par Julie Chaudier, le 06 avril 2013

Le Maroc recevait, hier, la commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées du Conseil de l'Europe, à Rabat. Au milieu des débats a fait éruption la question de la modification unilatérale de la convention maroco-néerlandaise de sécurité sociale, réduisant les allocations familiales pour les familles de MRE. Pour le ministre des MRE la question pourrait se régler directement devant les tribunaux.

«Le projet pour l’annulation complète des allocations aux enfants vivant au Maroc de parents marocains vivant au Pays Bas est maintenant devant le Sénat néerlandais. Je suis préoccupée par cette proposition. Ce n’est pas à nous de décider où doivent vivre leurs enfants. Les Pays Bas ont adopté une ligne beaucoup trop dure, elle engendre trop de risques. La coopération des Pays Bas avec le Maroc est très riche, et cette politique risque de la mettre à mal», craint Tineke Strik, sénatrice au Pays Bas.

Elle a exprimé ses craintes, hier matin, vendredi 5 avril, lors de la deuxième journée de débats, à Rabat, entre les parlementaires européens membres de la commission des migrations, des réfugiés et des personnes déplacées du Conseil de l’Eurooe, constituée d’élus de tous les pays d’Europe, et les membres du parlement et du gouvernement marocains qui les avaient invités à une conférence inter-parlementaire.

Garantie pour l'avenir ?

Si la rencontre de cette matinée devait se concentrer sur la question de l’intégration des Marocains dans leurs pays d’accueil, la réduction des allocations de sécurité sociale pour les familles de MRE des Pays Bas qui vivent au Maroc a émergé rapidement, alors que Abdellatif Maâzouz, ministre délégué en charge de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, revient justement d’un voyage de 6 jours aux Pays Bas.

«Des citoyens marocains m’ont dit que les droits offerts par la convention de sécurité sociale signée en 1972 étaient garantis pour l’avenir. A propos des allocations familiales, je voudrais demander, ce qu’il va advenir des familles des ouvrier marocains», a lancé Nezha El Ouafi, députée PJD à la chambre des représentants marocains qui s’exprimait en italien, à la sénatrice néerlandaise.

Tribunaux

«Nous tenons à maintenir nos bonnes relations avec les Pays Bas, mais nous avons à défendre bec et ongle les droits des Marocains. Les consultations juridiques que nous avons menées montrent que les décisions prises par le gouvernement néerlandais précédent ne tiendront pas devant les tribunaux. Il serait préférable de régler ce problème sous d’autres toits que ceux des tribunaux», invite Abdellatif Maazouz. Si le ton qu’il emploie est courtois, les mots sonnent comme une menace.

La décision du gouvernement néerlandais viole en effet directement la convention bilatérale de sécurité sociale «Les prestations en espèces d’invalidité, de vieillesse, ou de survivants, les allocations au décès et les allocations familiales acquises au titre de la législation de l’une des parties contractantes ne peuvent subir aucune réduction, ni modification, ni suspension, ni suppression, ni confiscation du fait que le bénéficiaire ou l’enfant réside sur le territoire de la partie contractante autre que celui où se trouve l’institution débitrice», indique clairement l’article 5 de la convention de 1972, modifiée en 1996.

La fin de l'accord ?

«Pour ce qui est de la baisse des allocations un juge pourra trancher, mais leur suppression complète demande réellement de changer l’accord bilatéral lui-même, à moins que les Pays Bas décident de dénoncer cet accord», reconnait Tineke Strik. Elle espère que le gouvernement néerlandais se ravisera à temps.

A l’heure actuelle, les allocations familiales et les pensions de réversion versées aux ayant droits de Marocains résidant aux Pays Bas ont diminué de 40% au nom de la différence de coût de la vie entre le Maroc et les Pays Bas, mais l’objectif est de les supprimer entièrement à terme. «Ce ne sont que des excuses, car quels que soient les calculs, ils se font toujours à la baisse», indique Tineke Strik.

Depuis le 1er janvier, les personnes qui ont la charge des enfants de Marocains résidant aux Pays Bas, qui vivent eux-mêmes au Maroc, ne reçoivent plus que 114,99 euros, contre 191,65 euros auparavant. Concernant les enfants âgés de 6 à 11 ans, le montant passe de 232,71 à 139,63 euros et de 273,78 euros à 164,27 euros pour ceux âgés 12 et 17 ans, rapporte l'Economiste. Au premier janvier 2014, si Abdellatif Maazouz n’obtient pas gain de cause, ils ne recevront plus rien.

15:59 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 mars 2013

Quand Fadila Laanan pratique la discrimination "négative" entre "communautés"

 Quand Fadila Laanan pratique la discrimination "négative"  entre "communautés"

Par Khalil Zeguendi, le 28 mars 2013

Dans une récente conférence de presse, organisée à l'Espace Magh, fief de la propagande PS à Bruxelles, acheté avec l'argent provenant du CPAS  de Bruxelles Ville, Fadila Lannan, ministre de la Culture de la communauté française, a annoncé que cette institution a décidé de commémorer le 50 ème anniversaire de la signature de la Charte belgo marocaine de l'immigration, signé le 17 février 1964.

La ministre a annoncé que 500.000 € avaient été débloqués pour l'organisation des festivités marquant cet anniversaire

Outre le fait que Fadila Laanan et le PS bruxellois entendent tirer tous les bénéfices électoralistes de cette opération (2014 est une année hautement électorale), et ce, avec l'argent du contribuable, en annonçant la décision de commémorer cet événement, Fadila Laanan vient de montrer au grand jour, qu'elle favorise les seuls Marocains de Belgique et son parti par la même occasion, puisque la Turquie a également signé en 1964, (le 16 juillet), une charte identique à celle signée entre la Belgique et le Maroc. Ancun anniversaire d'auncune immigration n'est commémorer par les pouvoirs publics.


Pourquoi dès lors, Fadila Laanan se targue d'annoncer avoir dégagé 500.000 € pour la seule organisation des festivités commémorant l'anniversaire de la charte belgo marocaine?


N'est elle pas la ministre communautaire (sans jeu de mots) de tous les francophones, Turcs y compris. Et qu'à ce titre, elle se devait de lancer une même dynamique en direction de la communauté turque de Belgique?


Ceci au moment  où des dizaines d'associations originaires de Turquie s'organisent pour fêter dignement la signature de la charte belgo turque, en lançant une cinquantaine d'actions sur l'ensemble du territoire belge 


Ces "Turcs" n'ont ils pas droit aux mêmes égards que les "Marocains" de la part de la ministre de la Culture francophone qu'est Fadila Laanan ?

Fadila Laanan s'estime t elle d'abord marocaine avant d'être une responsable politique, ayant en charge la promotion de toutes les cultures et de toutes les communautés vivant sur le territoire couvert par les compétences de" la Communauté française "?


Ou alors, sachant que son électorat de base se trouve beaucoup plus présent au sein de la communauté belgo-marocaine, Fadila Laanan n'a t elle pas opté sciemment, pour avantager sa communauté d'origine, pensant que celle ci le lui rendra bien, le moment venu.

En tout état de cause, Fadila Laanan pratique de la discrimination "négative" en ne lorgnant que vers sa communauté d'origine.

C'est ce que tous les démocrates et les organismes anti racistes, comme le Centre pour l'égalité des chances doivent dénoncer. 

Pour conclure, il nous semble opportun et indiqué de signaler à Madame Laanan, que son "chapeautage récupérateur" de cette commémoration est très malvenu, car il ne revient pas à un ministre de prendre en charge l'organisation d'une telle opération.

C'est aux associations du terrain culturel qu'il incombe de prendre en charge l'organisation d'un tel événement. 

Les pouvoirs publics devant se limiter à doter ces associations des moyens nécessaires pour la réussite d'une telle entreprise 

Le Parlement de la communauté française ne semble pas avoir été avisé de cette in initiative Laananienne.   

20 mars 2013

Rassemblement mensuel pour les détenus belgo-marocains dans les prisons marocaines

Rassemblement mensuel pour les détenus belgo-marocains dans les prisons marocaines  

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19 mars 2013

Maroc : De plus en plus de jeunes marocains de confession juive vont étudier en Israël

De plus en plus de jeunes marocains de confession juive vont étudier en Israël

Par Hanane Jazouani, le 18 mars 2013

Une fois le baccalauréat en poche, de plus en plus de parents marocains de confession juive décident d'envoyer leurs enfants étudier, non pas en France ou aux USA, mais plutôt en Israël afin de suivre des études dans le domaine des hautes technologies et d'y recevoir un enseignement religieux.

Aujourd’hui, la communauté juive marocaine vivant au royaume est estimée à environ 2000 à 3000 personnes. De plus en plus de parents de cette communauté décident d’envoyer leurs enfants, particulièrement leurs fils, étudier dans des universités israéliennes, et ce après leur baccalauréat, rapporte le site Ynetnews.com hier, dans un article datant du dimanche 17 mars.

Etudier la Torah et décrocher un diplôme

Depuis le début de cette année, 13 jeunes Marocains étudient à The Machon Lev Academic Institution à l’Ecole Supérieure de Haute Technologie de Jerusalem dont l’objectif est d’«approfondir les connaissances juives des étudiants et les aider à vivre une vie familiale et professionnelle empreinte de Torah (...) d’éduquer de jeunes professionnels afin qu'ils deviennent des leaders juifs en Israël et en diaspora.», précise le site internet de l’établissement. De plus, le site donne plus de précisions sur l'avenir de ces jeunes étudiants : "Le Ma'hon Lev est une institution vitale pour le pays, en particulier pour Tsahal. La majeure partie des étudiants de JCT sert dans l'armée, souvent avec des grades élevés et pas seulement dans la réserve (milouim). Leurs qualifications en font des officiers très recherchés par l'armée de l'air, la marine et toutes les autres composantes de l'armée (...) Ils n'y font pas seulement carrière, mais y voient un engagement personnel pour le bien de l'Etat d'Israel".

L’Ecole délivre ainsi aux étudiants des diplômes supérieurs (degrees et masters) en haute technologie pour devenir, par exemple, ingénieur électronique, ingénieur informatique, ingénieur en optique ou chimiste. En plus des cours théoriques et pratiques quotidiens, des cours sur le judaïsme leur sont également proposés pour approfondir leurs connaissances sur leur religion.

Pas de retour au Maroc

Alors que 72% des étudiants marocains partis étudier en France rêve un jour de rentrer dans leur pays d’origine pour contribuer au développement économique du pays, d’après une étude réalisée par Careers in Morocco, en partenariat avec le Club France Maroc et la fondation Académia, publiée en 2012, ces étudiants marocains de confession juive, eux, sont bien décidés à s’installer en Israël pour de bon et à mettre une croix sur le Maroc.

«Il n’y a pas d’avenir pour nous au Maroc !», lance un étudiant en comptabilité prénommé Yitzhak. «Si je suis venu en Israël c’est parce que je vois mon avenir ici et je me vois fonder une famille ici», ajoute-t-il. Pourquoi le Maroc n’offre-t-il pas d’avenir pour ce jeune étudiant ? Que reprochent ces jeunes au Maroc ? Hélas, l’article ne le mentionne pas, préférant au contraire diaboliser le royaume en affirmant que ces jeunes doivent transiter par plusieurs pays étrangers avant d’arriver en Israël, afin que "les autorités marocaines ne connaissent pas leur destination finale".

De leur côté, la direction et le personnel de The Machon Lev Academic Institution se réjouissent de l’arrivée de ces étudiants. «Les étudiants qui viennent du Maroc s’intégrent très vite dans l’établissement. Ils ont réussi très vite à s’habituer à la langue et à la mentalité des autres étudiants», conclut Noah Dana Picard, le président de l’établissement.

02:24 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

El Harrif : la gauche doit s'allier à Al Adl Wal Ihssane

El Harrif : la gauche doit s'allier à Al Adl Wal Ihssane

Lakome, le 17 mars 2013

L'ancien secrétaire national du Parti "La Voie Démocratique", Abdallah ELHARRIF,  a lancé samedi 16 mars un appel aux forces de gauche, pour une alliance avec la Jamaa "Justice et Bienfaisance" en vue de faire face au Makhzen qui protège le Pouvoir et profite de l'économie de rente.

Lors d'une table ronde politique tenue à Casablanca, où les militants de gauche débattent de l'approche à adopter vis-à-vis des disciples de   Abdessalam Yassine, ELHARRIF a affirmé que la gauche militante n'est pas Tarzan, et par conséquent, elle ne peut pas, en raison de sa faiblesse actuelle, lutter sur deux fronts en simultané, le Makhzen et cette mouvance islamiste.

ELHARRIF a bien pris soin de préciser que la gauche militante n'englobait pas les partis USFP ni le PPS.

Dans son intervention, ELHARRIF a affirmé que la situation politique au Maroc est en état de mort en raison de l'échec des politiques d'arrangements successifs entre certaines composantes du mouvement national et le palais, et ce depuis «l'indépendance formelle».

Dans son analyse de la réalité de "la gauche militante" au Maroc, l'ancien secrétaire national du parti gauchiste radical a avoué que certaines composantes de cette gauche est malade des ses illusions comme celle qui consiste à parier sur l'alliance avec "l'Union Socialiste des Forces Populaires" au lieu de se rapprocher des partis qui cherchent à un vrai changement à travers un "mouvement politique sain".  Il a souligné qu'un tel rapprochement est une nécessité impérative, et qu'il est plus utile de consolider ce qui unit plutôt que d'exacerber ce qui divise, et ce pour créer un front commun qui adopte les mêmes revendications.

ELHARRIF a ajouté que les mouvements de protestation au Maroc, conséquence directe du "printemps arabe", vivent un moment de reflux qui ne fait que retarder une explosion qui semble imminente, car les conditions de son irruption, la corruption et la tyrannie, qui ont donné naissance du Mouvement du 20 Février, existent toujours.  Ainsi, le processus de changement au Maroc se poursuit mais à un rythme différent de celui connu dans des pays comme la Tunisie, l'Egypte, le Yémen et la Libye.

Selon ELHARRIF,  la "réaction pacifique" du makhzen face aux mouvements de protestation, a été le résultat du changement mondial dans le domaine des libertés, qui a conduit à l'absence de répression de ces mouvements, comme cela s'est produit avec les mouvements de protestation du Maroc dans les années 1965 et 1981 .., car au Maroc il y a une "tyrannie light", ce qui provoque l'hésitation des masses populaires. Cependant, les réformes opérées par le pouvoir au Maroc ne sont, selon lui, que des retouches, alors que le vrai pouvoir demeure concentré dans les mains du makhzen. Les foyers des véritables rentes restent intouchables, tout en opérant une ouverture sue les secteurs des télécommunications et de l'immobilier, en plus de l'agroalimentaire, que le makhzen domine depuis longtemps déjà.

Dans une déclaration à Lakome.com  en marge de la table ronde, ELHARRIF a indiqué que le Chef du Gouvernement Abdelilah Benkirane n'est qu'un instrument dans les mains du vrai Pouvoir, qui s'en sert pour faire passer des politiques impopulaires, telles que l'augmentation des prix des carburants, la réforme des retraites, la future loi sur la grève ... Les ministres ne sont à ses yeux que des «hauts fonctionnaires» qui ne pratiquent pas la politique mais exécutent les instructions du palais et de ses alliés, tels que la France, les Etats-Unis d'Amérique et les forces de pression similaire.

00:31 Écrit par Rachid Z dans Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 mars 2013

Jacob Cohen invité de Lakome

Jacob Cohen invité de Lakome

Dans cet entretien accordé à Lakome, l'écrivain juif marocain et militant antisioniste considère que l'action de la diplomatie marocaine offre plus de crédibilité à l'Etat d'Israël. Entre autres questions, revenu de Paris le temps d'animer deux conférences à Rabat et Meknes, Jacob Cohen rappelle l'épisode d'immigration des juifs marocains vers l'Etat d'Israël, Etat qui s'affaiblira davantage selon Cohen après les soulèvements du printemps arabe…

16 mars 2013

Le Conseil européen des oulémas marocains (CEOM) se dote d’un site internet

Le Conseil européen des oulémas marocains (CEOM) se dote d’un site internet

Le message de l’Islam, le 16 mars 2013

Le Conseil européen des oulémas marocains (CEOM), basé à Bruxelles, a lancé mercredi dernier son site Internet consultable à l'adresse www.ceomeurope.eu/, a-t-on appris auprès de son président Khalid Hajji.

Disponible en trois langues (arabe, français et anglais), le site-web sera une interface d'information et de communication à travers laquelle le Conseil européen des oulémas marocains mettra en avant son actualité et ses activités académiques et culturelles.

Le CEOM entend faire de ce portail électronique un trait d'union le reliant aux citoyens et aux différents sites et organes d'information. Le site-web du CEOM prévoit à cet effet un service de réception de questions inhérentes à la réalité européenne que le Conseil s'engage à y répondre suivant les principes de l'Islam et les valeurs de modération, de tolérance et de respect d'autrui.

Ce service procède de la volonté du Conseil européen des oulémas marocains de contribuer à l'accompagnement spirituel des musulmans d'Europe et de faciliter le processus de leur intégration ainsi que la coexistence et le vivre-ensemble dans le cadre d'une participation effective dans la société.

Le site web devra comprendre toutes les publications scientifiques et les études et recherches réalisées par le Conseil en vue d'apporter des réponses aux questions qui préoccupent les musulmans et les sociétés où ils résident.

A travers ce site Internet, le Conseil entend aussi mettre en avant les activités de ses membres et leur participation aux différents débats sur les questions et les problématiques liées à la présence de l'Islam en Europe.

Le site web du CEOM comprend plusieurs rubriques consacrées notamment aux questions de la femme, de la famille et de la jeunesse.

Créé en 2010, le Conseil européen des oulémas marocains a pour objectifs de promouvoir un référentiel religieux favorisant le dialogue, l'intégration et le respect mutuel, et de jeter des ponts entre les différentes cultures et convictions dans le cadre des valeurs démocratiques et des principes des droits de l'Homme.