06 janvier 2010

Abdallah Al-Achaal : "La barrière prive les Palestiniens de leur droit d’échapper à la mort"

Abdallah Al-Achaal

"La barrière prive les Palestiniens de leur droit d’échapper à la mort"

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Propos recueillis par Mavie Maher,

Abdallah Al-Achaal

Al-Ahram Hebdo

Abdallah Al-Achaal

L’Egypte a signé l’accord de Genève, ce qui implique son engagement à aider le peuple voisin victime d’une guerre, les Palestiniens, et non pas de s’associer avec leurs colonisateurs pour renforcer le blocus. Ainsi, il n’y aura ni nourriture, ni médicaments ni besoins essentiels qui pourraient être disponibles aux Palestiniens. C’est comme si on les privait du seul moyen de secours. On les prive de leur droit à échapper à la mort.

Goldstone dans son célèbre rapport s’est élevé contre la fermeture du passage de Rafah. L’Egypte, avec cette barrière, se trouve en position d’un partenaire d’Israël qui œuvre pour éliminer le peuple palestinien, c’est un génocide. Le gouvernement égyptien a en plus commis un crime humanitaire.

Al-Ahram Hebdo

Abdallah Al-Achaal : Le rôle régional de l’Egypte a connu une détérioration en faveur d’autres forces, comme la Turquie. L’établissement de cette barrière risque de confirmer ce recul. Actuellement, le chef d’Etat à stature régionale est Erdogan. Le gouvernement égyptien explique que sa décision vise à protéger la sécurité nationale contre la contrebande des armes et drogues. En fait, cette décision ne peut pas être justifiée de cette façon.

Pour la contrebande, elle existe sur toutes les frontières et il y a d’autres mesures prévues pour la régler, cette décision vise en premier lieu l’élimination du Hamas. Et pour la sécurité nationale, elle est certainement menacée par ce projet de cette barrière, à l’origine israélo-américaine, selon le pacte signé en 19 janvier 2009 entre les deux ministres des Affaires étrangères israéliennes et américaine, Tzipi Livni et Condoleezza Rice. Un projet israélo-américain exécuté par l’Egypte.

La Cour internationale de justice a condamné le mur qu’Israël a érigé en Cisjordanie parce qu’il est construit hors des territoires israéliens. Donc pour leur faciliter la tâche, nous avons construit une barrière sur notre territoire qui sert leurs buts.

Le cœur du problème est que la décision égyptienne n’est pas indépendante. La notion des intérêts suprêmes de l’Egypte n’est pas définie clairement. Et sur le plan intérieur, c’est erroné de prendre une décision pareille alors qu’on est à proximité des élections.

Al-Ahram Hebdo

Abdallah Al-Achaal

: J’appelle tous les Egyptiens à intenter un procès contre le gouvernement pour déclarer un refus populaire commun contre l’établissement de cette barrière. J’appelle aussi au changement à travers les élections, c’est le seul espoir d’un pays en voie de développement.

:

Quelle est la réaction positive qui peut être prise a cet égard ?

:

Quelles seraient les répercussions de cette initiative sur les plans interne et externe ?

: La construction de cette barrière est un crime sur le plan du droit international. Pour comprendre, il faut réviser cette juridiction : chaque pays est libre de faire ce qu’il veut à condition de ne pas porter atteinte à ses voisins. Dans notre cas, la construction de cette barrière cause non seulement des atteintes à cette génération de Palestiniens, mais aux générations futures aussi.

:

Comment jugez-vous la décision de la construction de la barrière selon le point de vue du droit international ?

, expert juridique et ex-assistant du ministre des Affaires étrangères [égyptien] pour les affaires juridiques internationales, les accords et la planification politique, critique farouchement la décision d’édifier une barrière souterraine le long de la frontière avec la bande de Gaza. Info Palestine, le 06 janvier 2010

12:30 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01 janvier 2010

Marcheurs pour Gaza

Marcheurs pour Gaza

En ce mercredi 30 décembre 2009, nous poursuivons notre protestation et notre mobilisation pour nous rendre à Gaza.

Sauf imprévu, nous vous donnons rendez-vous à Paris samedi 2 janvier 2010 à 11h devant l’ambassade d’Egypte, avenue Iéna, métro Alma Marceau, pour une conférence de presse des participants français à la marche.

Venez nous accueillir à Roissy (terminal 3) le même jour à 9h30 (atterrissage de l’avion à 9h).

Merci pour votre mobilisation dans toute la France en ce moment.

13:47 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28 décembre 2009

Marche pour Gaza

Marche pour Gaza

Marche de solidarité avec la population gazaoui, victime d'un étouffant blocus imposé par l'entité sioniste, co-organisée par ÉGALITÉ dimanche 27 décembre 2009

18:25 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24 décembre 2009

Appel contre la criminalisation du boycott et de la critique de la politique israélienne

Appel contre la criminalisation du boycott et de la critique de la politique israélienne

 

 

 

Euro Palestine  , le 24 décembre 2009

A l’attention de : Mr le Président de la République

La Ligue des Droits de l’Homme (section Talence) et les associations de soutien soussignées ont été stupéfaites d’apprendre qu’en France, un procureur de la République ait pu poursuivre une adhérente de la LDH pour incitation à la haine raciale contre les Israéliens, ceci à l’encontre d’une militante défendant les droits de l’homme en Palestine occupée, Madame Sakina Arnaud.

En effet, le seul motif est qu’elle prône le boycott contre des produits israéliens importés dans des conditions illégales au regard du droit international.

Ces poursuites confondent le racisme avec la critique et le refus de soutenir économiquement un Etat étranger, en l’occurrence Israël, parce que la politique de ce pays ne respecte pas les droits internationaux, entre autres ceux du peuple palestinien.

Une association s’est portée partie civile, il s’agit d’Avocats sans frontières, de Gilles-William Goldnadel, connu pour ses plaintes, entre autres, contre Daniel Mermet et contre Edgar Morin. Cette association ne poursuit, pour l’essentiel, qu’un but, celui d’entraver l’action des associations qui s’opposent, ici en France, à la politique d’Israël, quitte pour cela à instrumentaliser la justice française.

La situation devient inquiétante quand on apprend qu’à la suite d’un "hasard malheureux de l’informatique" (!!), le président de la 5ème chambre du Tribunal correctionnel de Bordeaux s’apprêtait à juger cette affaire en présence des requérants, mais sans la prévenue ni son avocat, lesquels avaient été assurés que l’affaire n’était pas inscrite à l’audience, et ils n’étaient évidemment pas en possession du dossier à charge !

La manipulation n’a pu réussir, grâce à la présence d’esprit de Maître Landete et du responsable de la LDH de Bègles, Talence, Villenave d’Ornon, qui se sont rendu au Tribunal. Ainsi l’avocat a pu faire repousser l’audience au 13 janvier 2010 à 14h.

La campagne politique d’action directe non violente, appelée BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), initiée par les organisations palestiniennes elles-mêmes, s’inspire très clairement du boycott organisé contre l’Apartheid d’Afrique du Sud.

Nous invitons toutes les associations respectueuses du droit international, qu’elles soient ou non d’accord avec cette campagne internationale particulière, à nous rejoindre pour déclarer que cette campagne n’a rien à voir avec l’antisémitisme comme essaient de le faire croire ces soutiens de la politique israélienne dès lors que l’on critique cette dernière, et donc qu’elles soutiennent dans ce procès Madame S. Arnaud adhérente de la LDH.

La libre expression politique, le droit à la critique de la politique d’un Etat étranger, la défense des droits des Palestiniens, la liberté de choisir l’origine des produits que nous consommons sont ainsi gravement menacés en France si l’issue de ce procès devait donner raison aux plaignants. C’est pourquoi, chacun doit se mobiliser pour obtenir que les organisations requérantes soient déboutées.

D’ores et déjà, nous vous invitons à nous retrouver nombreux le mercredi 13 janvier à partir de 11 heures devant le Tribunal sur le Parvis des Droits de l’Homme.

Les premières organisations signataires avec la Ligue des Droits de l’Homme section de Bègles, Talence et Villenave d’Ornon (33) et la Ligue des Droits de l’Homme Gironde : Association France Palestine Solidarité de Pau, ATTAC 33, ATTAC Sète Bassin de Thau ATTAC Toulouse Cercle Jean Barrué (Fédération Anarchiste 33), Confédération Générale du Travail - Université Bordeaux I, Europalestine 33, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) 33, Fédération Syndicale Unitaire 33, Génération Palestine 33, Gauche Unitaire 33, Hacktivismes, MRAP 33 Nouveau Parti Anticapitaliste 33, Palestine33, Parti de Gauche Gironde, Repères, Union syndicale Solidaires 33, Union Juive Française pour la Paix Aquitaine, ... (Et ÉGALITÉ, bien évidemment !!!)

 

17:40 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Plainte contre le Hamas devant la justice belge

Plainte contre le Hamas devant la justice belge

[ndPYL Ainsi que je l'avais déjà exposé en 2001 (La non-application par l'Etat belge du principe "tous égaux devant la loi" aux ressortissants israéliens d'origine belge), les Juifs belges qui ont émigré en Israël et ont acquis la nationalité de cette entité raciste avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi belge de juin 2007 auraient dû perdre automatiquement la nationalité belge.

Seule la veulerie des gouvernements belges successifs face au chantage à l'antisémitisme a abouti à ce que des colons et autres criminels de guerre sionistes aient pu conserver la nationalité belge, en ce compris par exemple des dirigeants de mouvements d'extrême droite. L'Etat belge ne fait pas non plus beaucoup d'efforts (il n'en fait aucun, en vérité) pour rayer de ses registres de population les émigrants juifs (olim) qui ont choisi d'aller vivre dans leur "patrie historique" et d'y combattre dans les rangs d'une armée étrangère ou de milices racistes, ce qui leur permet d'ester en justice dans un pays qui n'est pas le leur.

Et maintenant, voilà que ces gens qui ont de facto renié leur identité belge (flamande, wallonne, bruxelloise etc.) se permettent d'invoquer une "nationalité belge" qui aurait dû leur être retirée depuis belle lurette pour déposer plainte devant un tribunal belge contre un parti politique palestinien !

Je suggère qu'un maximum de citoyens belges, dès que les noms de ces quinze "plaignants" seront connus, aillent déposer plainte dans leur commissariat de police local pour dénoncer le non-respect de la législation belge en vigueur lorsqu'ils ont acquis la nationalité israélienne et pour exiger le retrait de leur nationalité belge.]

 

 

 

Le Soir  , le 24 décembre 2009

Des Israéliens ont annoncé jeudi avoir déposé une plainte devant la justice belge contre le mouvement islamiste Hamas, accusé de crimes de guerre pour avoir tiré des roquettes à partir de la bande de Gaza.

Les quinze Israéliens qui ont porté plainte contre le Hamas devant la justice belge résident dans les environs de Gaza et possèdent la nationalité belge, indique le Jerusalem Post dans son édition de jeudi. Le quotidien Haaretz précise, de son côté, qu’il s’agit aussi d’Israéliens ayant la nationalité belge et qui ont été blessés, ont eu leur maison détruite ou ont perdu un membre de leur famille.

La plainte vise des dirigeants du Hamas tels que Khaled Mechaal qui vit a Damas, le Premier ministre Ismaïl Haniyeh, l’ancien ministre des Affaires étrangères Mahmoud Zahar ainsi que les hauts gradés de l’armée Ahmed Jabri et Mohammed Def. Au total, 10 responsables politiques et militaires sont visés, précise Haaretz.

La plainte est basée «sur des éléments solides qui prouvent les liens entre ces dirigeants du Hamas et les attaques dans lesquelles des ressortissants belges ont subi des dommages», poursuivent les journaux en citant les propos de Me Coveliers à l’AFP.

Les plaignants affirment avoir été victimes à des degrés divers des roquettes palestiniennes. Des milliers d’entre elles ont été tirées depuis la bande de Gaza, faisant sept morts en Israël, depuis que le Hamas a pris le pouvoir dans ce territoire en juin 2007.

Cette action a été engagée par un lobby pro-israélien en Europe, «L’initiative européenne», en réponse aux tentatives de déférer des responsables israéliens devant des tribunaux étrangers.

La plainte s’appuie notamment sur le rapport du juge sud-africain Richard Goldstone qui a accusé Israël, mais aussi les groupes armés palestiniens, de «crimes de guerre» durant l’offensive israélienne dans la bande de Gaza en décembre-janvier derniers.

Selon le droit belge, les tribunaux peuvent juger «des crimes internationaux si les victimes sont des Belges ou ont vécu en Belgique pendant au moins trois ans au moment où les faits ont été commis».

Jusqu’à 2003, la loi «de compétence universelle» accordait aux tribunaux le droit de juger les auteurs présumés de crimes internationaux, même si ni les auteurs ni les victimes n’avaient aucun lien avec la Belgique.

15:54 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

11 décembre 2009

La Jérusalem arabe se vide de sa population

La Jérusalem arabe se vide de sa population

 

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Par Ann Wright, OpenDemocracy, Courrier international, le 10 décembre 2009

  

Pour empêcher que la partie orientale de la Ville sainte ne devienne la capitale d’un Etat palestinien, les autorités israéliennes accélèrent la politique d’expulsion des Palestiniens, souvent présents depuis des générations.

  

L’Office de secours et de travaux pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNWRA) célèbre ses soixante ans d’activité en Israël et en Palestine. Son slogan – La paix commence ici – est affiché sur son site Internet. Pourquoi l’UNRWA n’accroche-t-il pas des drapeaux à nos ­maisons [pour protéger ces maisons] ? L’Office les a construites pour nous en 1956 sur des terres données par le gouvernement jordanien. Nous avons renoncé aux privilèges que nous donnait le statut de réfugié en échange d’un logement. Ce commentaire a été publié sur le site par Mohammed Sabbagh, dont la famille est la prochaine sur la liste des expulsions à Sheikh Jarrah, un quartier résidentiel de Jérusalem-Est habité par la classe moyenne palestinienne. L’UNWRA affirme que seuls les bâtiments officiels et les écoles peuvent arborer des drapeaux, pas les maisons de particuliers, même s’il les a construites. 

  

L’heure est grave. La Jérusalem-Est palestinienne est en train de disparaître. A mes yeux, une action concrète de l’ONU se justifie pleinement car, à cause des pressions venant d’organisations de colons israéliens comme Ateret Cohanim [organisation sioniste religieuse établie en plein Jérusalem-Est], des maisons palestiniennes stratégiquement situées sont saisies et démolies.

  

Par le biais de consulats occidentaux qui, sur place, se désintéressent totalement des familles expulsées de Sheikh Jarrah, la communauté internationale exprime sa préoccupation, sa déception, voire son mécontentement. Mais cela ne sert pas à grand-chose. Or, si rien n’est fait pour mettre un terme à ces opérations, la communauté internationale fermera bientôt les yeux sur les nouvelles colonies tout en déplorant la disparition de la Jérusalem-Est palestinienne une fois que le “transfert” des Palestiniens en Cisjordanie ou ailleurs sera terminé. Ces pressions sur les Palestiniens tendent à faire de Jérusalem une ville monoculturelle et monoconfessionnelle. Si ces opérations avaient lieu en Bosnie, ne parlerait-on pas de “purification ethnique?

 

Si la famille Sabbagh est expulsée, elle connaîtra le même sort que la famille Al-Kurd, qui a été ­chassée de sa maison un jour de décembre 2008 à 5 heures du matin, et que les familles Al-Ghawi et Hannoun (53 personnes, dont 20 enfants), qui l’ont été le 2 août 2009. Et après elles, les 28 autres familles de Sheikh Jarrah recevront des avis d’expulsion du conseil municipal de Jérusalem, pour la simple raison que l’organisation Ateret Cohanim, fondée par le milliardaire américain Irving Moskovitz, prétend que, par le passé, ces terres ont appartenu à des Juifs. Très bien, disent les familles Al-Ghawi, Hannoun et Sabbagh, prenez ces maisons, mais rendez-nous celles que nous avions à Jaffa, Haïfa et Jérusalem-Ouest. Mais les tribunaux israéliens, qui approuvent les revendications des colons sur des terres ayant prétendument appartenu à des Juifs, ne soutiennent pas les demandes de restitution émises par les Palestiniens.

15:28 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

16 novembre 2009

Rony Brauman : Israël et le sionisme

Rony Brauman

Israël et le sionisme

11:15 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Utiliser la peur pour vendre la politique israélienne

Utiliser la peur pour vendre la politique israélienne

Par Amanda Mueller,

PNN, le 17 octobre 2009

Pendant huit jours fin octobre, les touristes occidentaux peuvent participer à une tournée intitulée Mission Ultime, proposée par le groupe israélien de droite Shurat HaDin (centre juridique d’Israël).

Pour 2.795 US$ (1.895€), plus le billet d’avion et un don d’au moins 500$ (340€) au groupe qui se vend lui-même comme une association pour les droits de l’homme, les participants passent huit jours à visiter les bases militaires israéliennes, à écouter des conférences données par des responsables militaires, à observer les checkpoints, à se déplacer dans les zones frontalières libanaises et de Gaza, à rencontrer des anciens agents secrets du Mossad, à assister à des tribunaux militaires, à inspecter le mur et à rencontrer des politiciens israéliens en poste

: le mur, les checkpoints et les tribunaux militaires. On donne aux touristes un aperçu d’un checkpoint et on les invite à voir les forces militaires à l’œuvre. Ils vont ensuite voir un côté du mur à Qalqilia, un district qui est encerclé et complètement coupé de ses terres.

Visant à vendre aux touristes

la notion que les checkpoints et le mur ont réussi à garantir la sécurité israélienne, le groupe assiste également à un procès dans un tribunal militaire présenté comme «observer un procès de sécurité d’un terroriste du Hamas». Alors que la famille et les amis palestiniens sont interdits d’entrer dans le tribunal, l’accès est accordé aux touristes, avec un exposé sur la procédure par l’un des juges militaires.

La visite a lieu à Ofer, la prison

construite sur les terres de Ramallah, où, si la famille et les amis palestiniens peuvent assister à la première comparution, seules deux personnes par prisonniers politiques sont autorisées à entrer, laissant beaucoup d’autres attendant, à l’extérieur des grilles de la base militaire, d’avoir des nouvelles de leurs proches

.

Les seules conversations que les participants à cette tournée ont avec les Palestiniens sont pendant des exposés

avec ceux présumés collaborer avec l’armée israélienne

.

Les sujets de pratiques juridiques discriminatoires, violations des droits de l’homme, harcèlements aux checkpoints, raids nocturnes, destruction des biens et démolition des maisons au bulldozer

ne sont pas mentionnés

. Bien que Shurat HaDin affirme n’avoir aucune affiliation avec des groupes politiques ou gouvernementaux, il est clair que le gouvernement israélien soutient et approuve ces tournées en permettant aux Occidentaux ce type d’accès.

Une ancienne participante à la tournée Mission Ultime, Melissa Reed, a commenté : «

A travers les conférences auxquelles nous avons participé, la tournée a essayé de créer une victimisation d’Israël, tout en ventant ses efforts militaires. J’ai été déçue de voir combien la tournée était partiale, n’offrant pas à un seul Palestinien l’opportunité de parler du conflit. C’est sans aucun doute un programme de propagande.»

Reed

est officier de la force opérationnelle anti-terroriste des Etats-Unis. Elle a participé à la tournée à la demande de son employeur. Ayant reçu un itinéraire partiel avant son départ, elle s’attendait à une visite tout-à-fait différente.

«

Il est clair que cette tournée est créée pour susciter un soutien pour l’armée israélienne et qu’il cible les Américains, et en particulier les Juifs américains. Faisant partie d’une force opérationnelle anti-terroriste, le ‘choc et effroi’ qu’Israël présente dans cette visite n’a pas eu sur moi les mêmes résultats qu’il a eu sur la moyenne de la quarantaine d’Américains, non exposés à des opérations militaires et politiques,»

dit Reed.

Dès son retour chez elle, elle a commencé à recevoir des mails pro-sionistes

.

La première tournée de Shurat HaDin a été organisée en 2003, en réponse à un

effondrement du tourisme israélien

. Il y a eu 74 participants. En recevant le don minimum obligatoire de 500US$ par participant, le groupe a gagné au moins 37.000€ en une seule tournée. En 2006, il y a eu 11 tournées, avec une moyenne de 50 participants chacune. Nous n’avons pas pu avoir communication du nombre de tournées organisées depuis 2003, ni du montant réuni par ses visites.

Le centre est situé à Tel-Aviv, et a été créé par Nitsana Darshan-Leitner. Affirmant avoir pris pour modèle l’ONG américaine Southern Poverty Law Center, Shuar HaDin se centre sur la défense des litiges des soldats et officiers israéliens, ainsi que sur les actions en justice pour mettre en faillite les soi-disant «organisations terroristes». Sur leur site web, ils se vantent d’être responsables d’une baisse de 60% des «activités terroristes» à Gaza

.

Bien qu’ils prétendent n’avoir aucune affiliation gouvernementale ou religieuse, les déclarations faites dans la presse par Darshan-Leitner et l’itinéraire de la Mission Ultime suggèrent de solides liens militaires, gouvernementaux et religieux. C’est Darshan-Leitner, et Shurat HaDin, qui a demandé l’annulation de l’accréditation du journaliste français Charles Enderlin sur l’affaire Al-Dura en 2000, portant l’affaire devant les tribunaux en 2008, et la perdant.

Shurat HaDin organise de multiples Missions ultimes chaque année, réunissant d’énormes sommes d’argent pour leur organisme en utilisant la peur pour vendre la politique israélienne discriminatoire à des touristes sans méfiance.

.

Une partie du projet,

qui vise à générer un soutien occidental aux Israéliens, comprend des conférences et des visites sur ce qui est perçu comme les questions actuelles les plus pertinentes

09:41 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15 novembre 2009

Israël est devenu une épine dans le flanc du monde

Israël est devenu une épine dans le flanc du monde

Boycott

 

Par Sever Plocker,
Yedioth Aharonot, (traduction : Nazim), le 14 novembre 2009

J’ai été invité à donner une conférence sur l’économie et la société israéliennes

Mes amis me mettent en garde : n’y va pas !

Un professeur israélien qui a discrètement quitté une prestigieuse université britannique m’a dit : «Ma vie universitaire et sociale devenait insupportable. Les collègues me tenait à l’écart comme si j’étais un lépreux. Je n’étais pas invité aux réunions, qui se faisaient en-dehors de bâtiments universitaires dans des résidences privées pour me tenir à l’écart. Le fait que j’ai ouvertement exprimé des opinions de gauche a été inutile. Mon opposition à l’occupation et l’approbation d’un retour aux frontières de 1967 ne faisaient aucune différence. Dans la pratique, je me suis senti exclu.»

«Aujourd’hui, vous n’êtes le bienvenu dans le monde universitaire britannique et européen que si vous rejetez l’existence même de la créature colonialiste et impérialiste qui pratique méthodiquement des crimes de guerre et connue sous le nom d’Israëldit-il. «Aujourd’hui, il ne suffit pas de condamner Bibi et Barak, afin d’être accepté par les universités à l’extérieur d’Israël, il faut condamner la Déclaration Balfour».

Le radicalisme universitaire britannique met en lumière la détérioration rapide du statut d’Israël et de son image. Nous sommes en pleine chute libre sur le front des affaires extérieures. La paix froide avec trois États musulmans - l’Egypte, la Jordanie et la Turquie - s’est transformée en une guerre froide. Les Israéliens sont des visiteurs indésirables dans ces pays et de nombreux autres États où, dans le passé nous étions chaleureusement accueillis.

Dans le même temps, Israël a échoué dans ses efforts pour isoler l’Iran d’Ahmadinejad et le disqualifier en tant que membre de la famille des nations. Ahmadinejad traverse une grande période.

Bibi ne voit pas le changement

Le dialogue intime qui dans le passé caractérisait les relations entre le président américain et le premier ministre d’Israël n’existe plus. Le pipeline du dialogue est bouché. L’Inde et la Chine, les deux puissances émergentes, ont voté en faveur de l’adoption du rapport Goldstone à la commission des droits de l’homme des Nations Unies. Depuis, [ce rapport] a été gravé sur le front d’Israël comme un signe de Caïn.

Les gouvernements amis, comme la France et la Grande-Bretagne, nous tournent le dos au profit des sentiments domestiques [de leurs électorats]. L’adhésion d’Israël à l’OCDE et qui paraissait largement un fait accompli dans le passé, s’éloigne à nouveau - en raison des sentiments négatifs croissants vis-à-vis d’Israël et non pas pour des questions de différends techniques. Par pure coïncidence, ou non, les grands investisseurs étrangers se retirent d’Israël.

Est-ce que tout le monde nous déteste ? Peut-être, mais le fait est que jusqu’à il y a six mois, Israël bénéficiait d’un essor extraordinaire sur le front des affaires extérieures, tant dans ses relations avec l’étranger que dans l’opinion publique mondiale. Cela met en évidence une seule source dans la dégradation que nous constatons : le nouveau gouvernement de Jérusalem.

En effet, il s’agit d’un gouvernement élu par le peuple et qui reflète les préférences des électeurs, lesquels voulaient une coalition comprenant le Likoud, le Shas et Yisrael Beiteinu.

Par conséquent, Netanyahu a nommé comme ministre des Affaires étrangères Lieberman. Il n’a pas accepté l’idée d’une rotation de gouvernement avec le Kadima, a été incapable d’organiser une réunion de travail avec le président de l’Autorité palestinienne et a transmis un message d’indifférence à l’égard du processus de paix.

Encore pire, le Netanyahu de 2009 ne comprend pas le monde et il est surtout incapable de saisir les changements en cours au sein des partis conservateurs qui sont proches de ses positions politiques. Aujourd’hui, ces partis sont à l’origine de vives critiques contre le gouvernement israélien, le gouvernement Nétanyahou.

L’actuelle vague anti-israélienne est particulièrement dangereuse, surtout parce qu’elle n’est pas limitée aux médias et aux groupes de gauche qui étaient traditionnellement classés comme «ennemis d’Israël». Cette vague est montante, elle s’étend en emmenant les jeunes avec elle et détermine l’opinion des classes moyennes et des élites influentes.

L’image d’Israël a atteint son point le plus bas, il est isolé, indésirable et perçu comme mauvais. Le monde est en train de nous dire que si nous continuons sur le même chemin méprisable, nous allons perdre notre légitimité.

Des gens hostiles vont créer des perturbations, protester, crier et intervenir. L’atmosphère dans les universités britanniques est anti-israélienne dans une mesure jamais vue dans le passé. Israël est perçu comme une épine dans le flanc du monde civilisé.
à l’université d’Oxford. Comme il s’agissait d’une courte conférence et d’un forum respectable, j’ai accepté l’offre avec plaisir. L’invitation a été lancée il y a environ six mois. Pourtant, maintenant que mon voyage approche, je suis préoccupé. J’hésite.

14:26 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

14 novembre 2009

Le "mur" ou la misère

 

 

Le "mur" ou la misère

Par Laurent Zecchini, Le Monde  

, le 13 novembre 2009
 

C'est un samedi comme un autre. Nidal est tendu. Demain, vers 1 heure du matin, comme toutes les semaines, il franchira le "mur" pour aller travailler illégalement en Israël. Alors, peu avant de reprendre son périple périlleux, l'anxiété monte. Pour se changer les idées, il fait des courses de ravitaillement pour la semaine, avec sa femme et une partie de ses enfants : cinq garçons et deux filles.

Cela fait beaucoup de bouches à nourrir. Mais Nidal, un Palestinien de 33 ans qui semble toujours aux aguets, n'a pas le choix : "Je dois passer le mur, risquer ma vie. J'ai absolument besoin de cet argent." S'il trouvait du travail à Bethléem, il gagnerait au mieux 50 shekels (9,50 euros) par jour. Trois fois moins que de l'"autre côté". La question ne se pose donc pas.

Pour Nidal, le danger se précise dès le no man's land précédant le poste de contrôle de Zayem, du nom du village qui domine le sas de béton gardé par les soldats de Tsahal, un point d'entrée officiel en Israël. Nidal ne s'en approche pas. Il passe plusieurs heures à observer les mouvements sur cette frontière intérieure, le passage des Jeep, les patrouilles de soldats accompagnés de chiens.
L'enjeu est terriblement simple : "Passer, me faire arrêter, être tué ou blessé."

"Les soldats tirent à vue", indique-t-il. Ce que nous confirme le major Peter Lerner, porte-parole du commandement central de l'armée israélienne : "Quiconque approche la barrière de sécurité sans autorisation est considéré comme un terroriste, et donc les règles d'engagement s'appliquent : nous pouvons ouvrir le feu sur eux." Quand le moment paraît propice, Nidal progresse vers le mur de béton, haut de six mètres à cet endroit (neuf mètres ailleurs).

L'approche est la phase la plus risquée. Pour atteindre le faîte de la muraille, il se sert d'une corde, ou d'une échelle de fortune

. Une fois en haut, il faut se laisser glisser, vite, sans se casser une jambe ou un poignet, puis ramper en creusant sous la double barrière de barbelés. Nidal a été arrêté à dix reprises. Il a fait de la prison, a été souvent tabassé. Mais jamais blessé. Une fois atteint le village de A-Tur, proche du mont des Oliviers, il est en Israël, presque en sûreté.

Nidal travaille depuis trois ans comme maçon sur différents chantiers de construction de la colonie d'Har Homa. La police et l'armée israéliennes font souvent des descentes sur les chantiers. Il faut parfois se cacher, pendant une heure, trois jours, cela dépend. Pour être à peu près en règle, les contremaîtres mélangent les travailleurs palestiniens munis d'un permis de travail à ceux qui en sont dépourvus.

Sans les illégaux, bien des chantiers s'arrêteraient en Israël, et les autorités régulent sans le dire le flux de cette main-d'oeuvre. Nidal a essayé six fois d'obtenir la carte magnétique d'identité, ce sésame qui permet de postuler pour un permis de travail. Sa demande a toujours été rejetée, pour "raisons de sécurité".

Au début, il avait pourtant le bon profil pour être recruté par le Shin Bet (la sécurité intérieure) : marié, des enfants, et un impérieux besoin de trouver du travail. Le service de renseignement lui a donc mis le marché en main : s'il devient un informateur, il aura un permis pour Israël. Il a refusé.

Nidal s'est donc accoutumé à sa vie d'éternel clandestin. Ces nuits passées dans un conteneur ou une cave, "comme un homme préhistorique" ; le racket des veilleurs de nuit, qui distribuent des repas à un tarif prohibitif ; l'attente aux points de rencontre, à Jérusalem, où, tôt le matin, les contremaîtres israéliens viennent choisir leurs travailleurs, légaux et illégaux. "Tout le monde nous exploite", dit-il.

Jusqu'au jeudi 14 heures, Nidal vit en Israël, constamment sur ses gardes. Le retour vers Bethléem est moins risqué : avec de la chance, le bus ne sera pas arrêté par les soldats. Nidal estime qu'à Har Homa, il y a entre 300 et 400 travailleurs illégaux. Selon les organisations des droits de l'homme, environ un tiers des 68 000 Palestiniens qui viennent chaque jour travailler en Israël sont clandestins.

Quant au "mur", sa construction se poursuit lentement, pour encercler dans son périmètre de sécurité les blocs de colonies israéliennes situées à l'est de la "ligne verte", la ligne de démarcation d'avant 1967. Environ 60 % des quelque 750 kilomètres de tracé sont achevés. Quarante-cinq kilomètres sont constitués d'un véritable mur de béton. Le reste est matérialisé par une barrière grillagée munie de détecteurs électroniques, protégée de barbelés. L'essentiel de cette frontière entre Israël et la Cisjordanie est invisible pour la majorité des Israéliens qui vivent dans des zones urbanisées éloignées de la "barrière de sécurité", sans conscience de sa continuité ni du sentiment d'apartheid qu'il crée pour les Palestiniens.

Toute la vie de Nidal, en revanche, est tournée vers le "mur". "Si je le franchis, c'est pour vivre, dit-il. Mais les soldats israéliens nous traquent comme si nous étions des ennemis, dans une guerre." Cette réalité n'altère pas les certitudes du major Lerner : "Le franchissement du mur est un signe d'activité criminelle"...

00:21 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies...

Comment Israël a gagné une nouvelle fois la bataille des colonies...

Par

Ramzy Baroud *, traduction de l’anglais par Claude Zurbach, le 13 novembre 2009

Lorsque le ministre britannique des affaires étrangères, David Miliband, a eu quelques mots concernant l’illégalité des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, beaucoup ont voulu croire que Londres prenait une position en pointe contre les violations permanentes du droit international par Israël. Hélas, ils se trompaient.

Colonie israélienne en Cisjordanie sous occupation. Une architecture de bunker, symbole d’une implantation forcée et contre nature.

Le fait est que la déclaration de Miliband, faite lors d’une conférence de presse à la suite d’entretiens avec le Roi Abdullah II de Jordanie à Amman, était simplement tactique, destinée à diminuer l’impact négatif de la position sans consistance adoptée par Washington sur la même question.

C’est pour cela que Miliband a dû dire : «Les colonies sont illégales, de notre point de vue, et un obstacle à un accord de paix en Cisjordanie et à Jérusalem-est. Les colonies défient le cœur même... d’un état palestinien.» Mais il a ensuite ajouté : «Il est si important pour tous ceux qui s’inquiètent de la sécurité et de la justice sociale dans cette région que des discussions sur les frontières et le territoire soient relancées d’une manière sérieuse, parce que si vous pouvez progresser sur les frontières et le territoire, vous pouvez résoudre la question des colonies.»

C’est du Miliband tout craché. Alors qu’il faudrait plutôt faire bon accueil à ses propos clairs et fermes concernant l’illégalité des colonies et le fait que leur construction constitue un obstacle, il n’est cependant pas possible de déchiffrer les propos d’un politicien pas à pas ; pour être vraiment compris, ceux-ci doivent être saisis dans leur ensemble.

Le danger se niche dans la suite des propos de Miliband, où il a volontairement changé l’ordre des choses dans la solution proposée à la crise du Moyen-Orient, «des discussions au sujet des frontières et du territoire devant être relancées d’une manière sérieuse», ce qui signifie des négociations sans conditions, parce que des «progrès» sur ce front devraient «résoudre la question des colonies.»

Mais n’est-ce pas le type exact de discussions auxquelles Israël souhaite participer : des entretiens de paix sans conditions, aucune date-limite et aucune date-butoir, alors que cet état persiste de façon inchangée à étendre ses colonies illégales en violation flagrante du droit international ? Et n’est-ce pas justement ce que les Palestiniens, tous les Palestiniens, ont énergiquement rejeté ?

La direction palestinienne comprend que des négociations sans conditions n’apporteront rien aux Palestiniens, la partie faible dans toutes les négociations, si ce n’est davantage d’humiliation, alors que la partie forte imposera une solution, n’importe laquelle pourvu qu’elle corresponde à ses intérêts.

Considérant qu’Israël n’est soumis à aucune pression sérieuse, mais juste confronté à quelques paroles en l’air occasionnelles de Washington et de Londres à propos du processus de paix, le gouvernement de droite de Benjamin Netanyahu n’a aucune raison de s’arrêter, ou même de ralentir son projet colonial illégal et le nettoyage ethnique des Palestiniens qui en découle.

Miliband est un politicien malin. Bien que ses paroles soient pleines de contradictions, elles sont agencées de manière à donner l’impression qu’un changement substantiel de politique est en train de se faire.

La déclaration censément forte de Miliband à propos des colonies arrive au moment où la politique de l’administration d’Obama - maigre tentative de se présenter comme l’antithèse de l’héritage du détesté George Bush - tombe en lambeaux.

En mai, après la première rencontre du président Obama avec Netanyahu, la secrétaire d’état des Etats-Unis, Hilary Clinton, n’a voulu laisser subsister aucun doute concernant la nouvelle politique américaine à propos des colonies. Les Etats-Unis «veulent voir un arrêt des colonies - sans aucune exception, que ce soit pour quelques colonies, pour des avant-postes, ou pour des questions de croissance normale.»

Cela sonnait bien, encore mieux que la récente déclaration de Miliband. Mais depuis lors l’administration d’Obama a de façon évidente découvert les limites de «l’audace de l’espoir» : un lobby pro-israélien puissant et homogène, un gouvernement israélien résolument à droite, un Congrès américain unanime à soutenir toute initiative venant d’Israël, une communauté internationale mi-figue mi-raisin, des pays musulmans et arabes divisés, et tout le reste.

Il n’était donc pas surprenant de voir Mme Clinton battre en retraite, à l’occasion de sa récente tournée au Moyen-Orient, sur chaque promesse faite par son gouvernement. Elle a «affirmé (le 1er novembre) que l’arrêt de la construction de colonies n’avait jamais été une condition préalable à une reprise des entretiens,» selon ce que rapporte «The Times».

Pire encore, non seulement elle n’a pas convaincu Netanyahu concernant la position des Etats-Unis, plus ou moins respectueuse du droit international, mais elle a voulu le récompenser pour ne pas avoir pris en considération ce qui par le passé était considéré comme une exigence forte de la part des Etats-Unis.

La volte-face s’est produite lors de sa récente visite d’une journée à Jérusalem. «Ce que le premier ministre (d’Israël) a offert [...] sur la politique des colonies... est sans précédent,» a-t-elle dit à propos de l’inconsistante promesse de Netanyahu de ralentir les activités de colonisation en Cisjordanie.

Il y a plus de 500 000 colons juifs dans Jérusalem-est occupé et en Cisjordanie, vivant dans de nombreuses colonies qui tous sont considérées comme illégales au regard de la quatrième convention de Genève et des nombreuses résolutions des Nations Unies.

Pour ajouter l’insulte aux blessures, Mme Clinton, a continué, à chaque escale, à exiger des Arabes et des musulmans qu’ils établissent des relations avec Israël. Qu’a donc fait ce dernier pour mériter une normalisation avec les Arabes et musulmans, que les marchés lui soient ouverts et que des relations diplomatiques soient établies ? Pourquoi l’Israël devrait-il être récompensé de ses massacres à Gaza, du renforcement de son occupation militaire de la Cisjordanie et de Jérusalem-est, de ses attaques sur la mosquée d’Al-Aqsa et autres méfaits ?

De son côté, l’Autorité palestinienne [AP de Ramallah] est, peut-être, en train de réaliser son erreur d’avoir cru que la résolution de l’administration d’Obama s’imposerait à l’entêtement d’Israël.

Nablil Abu Rudeinah, un officiel de l’AP, a estimé que les «négociations sont dans un état de paralysie,» attribuant la responsabilité à «l’intransigeance israélienne et à la marche arrière des Etats-Unis.» «Il n’y a aucun espoir de négociations à l’horizon,» ajoute Abu Rudienah.

Les propos du négociateur en chef Saeb Erekat à l’occasion d’une conférence de presse le 4 novembre à Ramallah en Cisjordanie, étaient cependant encore plus sombres. Il serait peut-être temps pour le président palestinien Mahmoud Abbas «de dire la vérité à son peuple, qu’avec la poursuite des activités de colonisation, la solution à deux-états n’était plus une option,» a-t-il déclaré.

Il a dit ce que beaucoup ne veulent pas entendre, dont Miliband lui-même, qui insiste pour maintenir en vie une «solution» périmée tout en ne faisant rien pour la transformer en réalité.

«Il est important nous ne perdions pas de vue l’importance d’une solution à deux-états pour tous les peuples de la région. Je pense que les solutions alternatives sont sombres et fâcheuses pour tous les côtés,» a indiqué Miliband.

Mais il ne nous a pas éclairés sur la façon dont une solution «lumineuse et bienvenue» devait être mise en œuvre, alors qu’Israël continue à grignoter Jérusalem et la Cisjordanie, pouce par pouce et maison par maison, sous le nez des médias internationaux et en toute connaissance et avec l’accord tacite des politiciens «qui pédalent en arrière», dont lui-même et Mme Clinton.

*Ramzy Baroud

est écrivain et publie pour PalestineChronicle. Ses écrits sont publiés par de nombreux journaux, quotidiens et anthologies à travers le monde. Son dernier livre : La Seconde Intifada : une chronique du combat du peuple (Pluto Press, Londres) et son prochain : Mon Père était un combattant de la liberté : l’histoire non dite de Gaza.

 

00:04 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 novembre 2009

JOURNÉE D'ACTION NATIONALE : «BOYCOTT ISRAËL»

 

JOURNÉE D'ACTION NATIONALE

«BOYCOTT ISRAËL»

 

Le SAMEDI 28 NOVEMBRE 2009

Nous avons une JOURNÉE NATIONALE DE BOYCOTT auprès de grandes surfaces. Elle aura lieu aussi bien à Bruxelles qu'en Flandre et en Wallonie.

 

Depuis les bombardements de Gaza les actions de boycott contre les produits israéliens ont fortement augmenté. La France a montré l'exemple d'actions filmées, puis mis sur le net (www.europalestine.be). En Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, USA ... des actions similaires ont été organisées ces derniers mois. Nos actions en Belgique s'inscrivent donc dans un mouvement international pour accroître la pression sur Israël.

 

L'avant midi il y a des actions au niveau locale :

distribution de tracts aux clients et faire signer la pétition demandant au gérant et à la direction de ne plus vendre de produits israéliens.

 

APRES MIDI :

ACTION NATIONALE A BRUXELLES

L'après midi (14h) nous innovons en une action nationale "coup d'épingle" à Bruxelles pour laquelle une cinquantaine de personnes est nécessaire...

Si vous voulez participer à

l'action "coup d'épingle" du 28 novembre à 14h à Bruxelles

alors inscrivez vous auprès de

tobiasvanos@telenet.be

Pour garder l'effet surprise pour le supermarché visé nous ne voulons pas diffuser l'information avant l'action et vous demandons de vous inscrire: seulement ceux qui sont inscrits reçoivent les détails de l'action quelques jour avant l'évènement.

En espérant vous voir nombreux le 28!

 

Jan Dreezen

Coordination Boycott Israël

 

Post scriptum :

 

Voici le lien pour voir le vidéo de l'action du 31/10/09 à Molenbeek  

http://www.youtube.com/watch?v=5wwnvcR4Mrs

15:55 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

11 novembre 2009

Rencontre Sarkozy-Netanyahou dans un climat tendu

Rencontre Sarkozy-Netanyahou dans un climat tendu

sarkozy-netanyahou

  

Le Point, le 11 novembre 2009

Après un rendez-vous crispé lundi avec Barack Obama, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est reçu mercredi à Paris par Nicolas Sarkozy, alors que les deux pays traversent une période de tension et que la France reconnaît "un vrai différend politique". Le refus d'Israël de geler sa colonisation et la lettre commune adressée par Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique Gordon Brown à Benyamin Netanyahou demandant une enquête indépendante sur le conflit de Gaza, à la suite du rapport Goldstone mettant en cause l'État hébreu pour crime de guerre, ont contribué à ce froid. Le président Nicolas Sarkozy recevra Benyamin Netanyahou mercredi à 17h30. Nul doute que le processus de paix en panne, la question de la colonisation, mais aussi l'attitude d'Israël face au programme nucléaire iranien seront au centre des entretiens. Paris, qui voit toute option militaire comme une catastrophe, a évoqué plusieurs fois récemment la menace d'une réaction militaire israélienne en réponse aux projets nucléaires iraniens.

La visite du Premier ministre israélien a lieu deux jours avant celle du président syrien Bachar al-Assad, à un moment où Paris répète que les Européens doivent davantage agir au Proche-Orient, sans laisser l'initiative aux seuls Américains. Le chef de la diplomatie Bernard Kouchner a reconnu mardi un "vrai différend politique" entre Benyamin Netanyahou et le président français sur la question de la colonisation. "Nous pensons toujours que le gel des colonisations, c'est-à-dire ne pas coloniser pendant qu'on parle (de parvenir à la paix), serait absolument indispensable", a souligné le ministre. Bernard Kouchner a déploré qu'il n'y ait plus en Israël d'"aspiration à la paix". "Il me semble, et j'espère me tromper, que cette aspiration a disparu comme si on n'y croyait plus", a-t-il observé. Paris insiste sur le rôle positif du président palestinien Mahmoud Abbas, et l'invite à renoncer à son intention de ne plus briguer de nouveau mandat aux élections palestiniennes, convoquées pour le 24 janvier.

Washington semble se raidir face à Israël, après que ce qui a été perçu comme une reculade de la secrétaire d'État Hillary Clinton sur l'exigence d'un gel de la colonisation. Benyamin Netanyahou a passé une heure 40 à la Maison-Blanche lundi et, fait inhabituel, ses entretiens avec Barack Obama ont été entourés d'un huis clos total qui en dit long sur les crispations. Selon le porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valero, la diplomatie française "parle sans tabou" à ses interlocuteurs, en cherchant une relance sur tous les volets du processus de paix au Proche-Orient : israélo-palestinien, israélo-syrien et libanais. Un même langage sera tenu avec Bachar al-Assad, dont le pays a vocation selon la France à jouer un rôle clé, assure-t-on à Paris. Damas n'a pas entravé la formation d'un gouvernement au Liban et entretient de bons rapports avec l'Iran. La visite de Benyamin Netanyahou devrait être l'occasion de parler du voyage que Bernard Kouchner projette au Proche-Orient, selon lui, "dans les prochains jours". Une tournée en Israël, dans les Territoires et en Syrie, était prévue il y a quelques semaines, mais s'était heurtée officiellement à des problèmes d'organisation entre la France et Israël. Ce report avait surtout souligné les difficultés actuelles entre les deux pays. La partie la plus délicate du projet était un déplacement à Gaza où la France s'est engagée à reconstruire un hôpital, détruit par l'intervention militaire israélienne. Bernard Kouchner avait finalement limité son déplacement au Liban.

 

19:12 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30 octobre 2009

Interpellation de Monsieur Jamal Ikazban

Interpellation de Monsieur Jamal Ikazban (PS

A l’attention de monsieur Benoît Cerexhe (CDH)

 

Interpellation de Jamal Ikazban, député PS au Parlement de la Région Bruxelles-Capitale, déposée le 28 octobre 2009

Concernant : Mission économique multisectorielle à Tel Aviv – 06/12 au 10/12/09

Monsieur le Ministre,

J’ai pris connaissance du projet de mission économique multisectorielle à Tel Aviv en décembre prochain. Les informations récoltées m’apprennent que l’initiateur (le maître d’œuvre) de ce projet se trouve être Bruxelles Export. L’AWEX et Flanders Investment & Trade collaborent au projet.

Le projet apparaît déjà dans le plan d’action 2009 de l’AWEX, la période est encore à déterminer. J’en déduis qu’il s’agit dès lors d’un projet en gestation de longue date.

Du côté des informations recueillies sur le site de Bruxelles export, on apprend que : «La Direction du Commerce extérieur du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale a le plaisir de vous annoncer qu’elle organise, en collaboration avec Flanders Investment & Trade et AWEX, une mission économique multisectorielle en Israël. Cette mission aura lieu du 6 au 10 décembre 2009 à Tel-Aviv» [1]

Cette mission s’adresse aux entreprises qui souhaitent établir des relations commerciales en Israël.

Dans la fiche de présentation de la mission, il est expliqué tous les avantages à investir en Israël.

La capacité de production y est performante et la main d'œuvre est qualifiée. Le pays dispose d'infrastructures modernes. La recherche et le développement y sont privilégiés. On y précise aussi qu’Israël devrait devenir sous peu membre de l’OCDE. En outre, le document évoque, je cite : «l'image véhiculée par les medias est souvent parcellaire. Ceux-ci ont en effet tendance à mettre en exergue et à exagérer les aspects négatifs et à passer sous silence les réalisations de ce pays dynamique dont l'économie n'a cessé de se développer depuis sa création en 1948.

Les hommes d'affaires venant pour la première fois en Israël sont généralement surpris par la normalité de ce pays, où les pratiques d'affaires sont fort similaires aux nôtres et s'y sentent généralement en sécurité.»[2]

D’une part, je m’interroge fortement sur le bien fondé de cette mission au regard de la situation politique et la manière dont Israël a mené son attaque contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.

Je me réfère au rapport Goldstone qui affirme que les deux protagonistes du conflit sont coupables de «crimes de guerre», voire de «crimes contre l’humanité». Néanmoins, la lecture du rapport est accablante avant tout pour Israël.

Israël n’a pas respecté ses engagements d’ouvrir les points de passage à Gaza et a maintenu une politique de blocus contre la population, la privant des denrées de première nécessité.

Israël est certes reconnu comme un pays démocratique mais la réalité est tout autre. L’argument économique ne doit pas permettre d’oublier les exactions commises par Israël.

Comprenez, Monsieur le Ministre, que mon objectif n’est pas de stigmatiser une population, une religion ou un pays mais d’attirer votre attention sur le contexte sociopolitique et de vous rappeler qu’Israël manque de manière flagrante au respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme.

D’autre part, j’aimerais rappeler la situation qui prévaut actuellement au regard de la décision prise par notre Parlement le 29 mars 2002. Je vous rappelle en effet que la motion votée en séance plénière prenait «acte de l’engagement pris par le Gouvernement de ne plus entamer de nouveaux projets dans le cadre de l’accord de coopération avec l’Etat d’Israël» et «demandait expressément au gouvernement d’informer préalablement l’assemblée lorsqu’il jugera la situation au Proche-orient favorable à la reprise d’une coopération active».

Le parlement n’a depuis cette date jamais été informé d’une quelconque modification de la situation permettant cette reprise effective de coopération.

Il n’est pas inutile de souligner en outre que la motion du 29 mars 2002 demandait également «une définition d’un cadre précisant les conditions de sa coopération internationale et intégrant des critères objectifs relatifs au respect des droits de l’homme, des valeurs démocratiques et du droit international».

Dans ce double contexte, je soulève plusieurs questions :

Qu’elle est, Monsieur le Ministre, votre position face à cette mission, votre souhait est-il de la soutenir ? Dans quelle proportion l’argent public risque-t-il d’être injecté dans la mission ?

Ne pensez-vous pas qu’il s’agisse d’une position contradictoire par rapport à la décision motivée de suspension des accords de coopérations entre Bruxelles et Israël, prise en 2002 ? Estimez-vous le contexte plus favorable à la reprise d’une coopération active ? Si oui, sur base de quels critères et estimez-vous que le Parlement en a été préalablement et correctement informé ?

Enfin, comment définiriez-vous votre priorité concernant la définition du cadre, des conditions de coopération internationale et des critères objectifs relatifs au respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques et du droit international, comme demandé par la motion prise le 29 mars 2002 ?

Je vous remercie pour vos réponses.

(Bien jetté, Jamal !) (Rachid Z)

27 octobre 2009

Al Quds

Al Quds

Les incidents se multiplient entre extrémistes juifs et musulmans

L’esplanade des Mosquées ou la poudrière de Jérusalem

Par Merzak Tigrine, Liberté-Algérie, le 27 octobre 2009

Troisième lieu saint de l’Islam après La Mecque et Médine

Jérusalem est une ligne rouge à ne pas franchir

La police a également arrêté dix-neuf manifestants, dont un ex-ministre palestinien chargé de Jérusalem, Hatem Abdelqader, appréhendé pour incitation à la violence. Pour rappel, l’esplanade des Mosquées est bâtie sur le site du second Temple juif détruit par les Romains en l’an 70 de l’ère chrétienne, dont le principal vestige est le Mur des lamentations, l’endroit le plus sacré du judaïsme et premier site touristique israélien avec six millions de visiteurs par an. Elle est le troisième lieu saint de l’Islam après La Mecque et Médine. Elle est placée sous la garde d’un Office des biens musulmans, le Waqf, et accueille l’emblématique mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher à l’étincelante coupole dorée.

Bien que la loi religieuse, aucun Juif n’a le droit de fouler ce mont vénéré, des activistes ultra-nationalistes appellent régulièrement à le faire, déclenchant la colère des musulmans, qui rejettent le processus de judaïsation” de Jérusalem-Est, le secteur oriental de la Ville sainte annexée par Israël en juin 1967, sur fond de poursuite de la colonisation

Pour rappel, c’est en septembre 2000 que le chef de la droite israélienne de l’époque, Ariel Sharon, lors d’une visite sur l’esplanade, a déclenché la seconde Intifadha, dite l’Intifadha d’Al-Aqsa, qui avait embrasé les territoires palestiniens. Quatre ans avant, l’ouverture par la municipalité israélienne de Jérusalem d’un tunnel à proximité de l’esplanade des Mosquées avait déclenché des émeutes qui avaient fait plus de quatre-vingts morts palestiniens et israéliens. Ceci étant, le calme est revenu hier sur les lieux, au lendemain de heurts entre Palestiniens et policiers israéliens qui ont fait une trentaine de blessés. Les ruelles de la Vieille ville ont retrouvé le calme après avoir été le théâtre d’affrontements entre jeunes Palestiniens et forces de l’ordre.

. En outre, les musulmans accusent les archéologues israéliens de creuser sous l’esplanade, une “colonisation souterraine”, laquelle vise à mettre la main sur leurs lieux sacrés et menace la structure même de la mosquée Al-Aqsa. Malgré les démentis des autorités israéliennes, le département israélien des Antiquités a dégagé des tunnels antiques, visités par sept cent mille touristes en 2008, et conduit des fouilles au pied du mur occidental, dit Mur des lamentations, en contrebas de l’esplanade, du côté du quartier juif de la Vieille ville. L’ingénieur en chef des travaux, Ofer Cohen, assure que les fouilles ne mettent pas en péril la mosquée Al-Aqsa, en affirmant : Nous avons multiplié par dix la stabilité structurelle du site ces dernières années. Nous avons même renforcé les zones qui menaçaient de s’effondrer. La sécurité est notre priorité.
, avait averti le porte-parole de l’Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeïna, en réaction aux nouvelles provocations des extrémistes juifs. Mais, l’état hébreu fait tout ce qui est en son pouvoir pour envenimer la situation et pousser au pourrissement. Les derniers incidents ont éclaté lorsqu’un groupe d’extrême droite juif a pressé ses partisans de monter en ordre vers le mont du Temple, avec la complicité de la police israélienne, laquelle n’est intervenue que tardivement pour tenter de ramener le calme en protégeant bien sûr les extrémistes juifs. Vingt-quatre Palestiniens et neuf policiers ont été légèrement blessés, ainsi qu’une journaliste australienne.
, l’esplanade des Mosquées de Jérusalem, qui est placée sous la garde d’un Office des biens musulmans, le Waqf, constitue une véritable poudrière pouvant exploser à tout moment, d’autant plus que les provocations des extrémistes juifs se multiplient ces derniers jours.

 

10:59 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |