17 juillet 2011

L'écriture de l'histoire de France : Le pouvoir des lobbys sionistes

L'écriture de l'histoire de France : Le pouvoir des lobbys sionistes

Par Chems Eddine Chitour, le 16 juillet 2011

«Cela fait longtemps qu'il existe un consensus chez les historiens sérieux, israéliens compris, pour dire que les expulsions ont bien eu lieu. Il y a aussi eu des départs volontaires, mais comme c'est le cas à chaque conflit. Les populations veulent éviter les combats, comme en France en 1940. Les Palestiniens ne sont pas gentiment partis de chez eux.» Henri Laurens Professeur au Collège de France

Une information anodine mais lourde de signification pour l'histoire de France, a paru sans aucun commentaire, ni des bien- pensants ni des politiques. Il s'agit, ni plus ni moins, d'une revisitation insidieuse et déterminée de l'enseignement de l'histoire dans les lycées et collèges de France et de Navarre. Pour rappel, ce même pouvoir politique avait cru bon, à l'époque, de légiférer concernant la nécessité d'inscrire dans le marbre le rôle positif de la colonisation en Algérie. Il y eut un tollé des historiens! Changement de décor six ans après, des organisations communautaristes s'ingèrent dans un travail dé pédagogie pour dénaturer les faits. Silence radio de tout le monde. Ainsi, on apprend que «des passages de nouveaux manuels d'histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être «modifiés» à l'occasion de l'impression des versions définitives, a indiqué l'éditeur Hachette Education. Ces passages étaient relatifs au «partage de la Palestine».

Or, «après relecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés. A l'occasion de l'impression, ils seront changés», a-t-on ajouté, sans préciser le détail des passages mis en cause ni la teneur des modifications. Le ministère de l'Education nationale n'avait pas réagi lundi en fin de journée. Contacté par l'AFP, le président du Crif, Richard Prasquier, a évoqué une «présentation du conflit israëlo-palestinien tout à fait scandaleuse». Il a, notamment dénoncé «une idéologisation», via par exemple l'emploi du mot «nakba» («catastrophe», selon l'appellation dans le Monde arabe de la création de l'Etat d'Israël en 1948 et de l'exode des Palestiniens qui s'en est suivi), quand le terme Israël «n'apparaissait pas». Il a par ailleurs, dénoncé «des erreurs factuelles», sans préciser lesquelles. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (Bnvca) a reproché aux auteurs du manuel «d'interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti».

«A Hachette, Myriam Simonneaux, adjointe au directeur de la communication, cherche à désamorcer la polémique qui enfle depuis le 5 juillet: «L'éditeur et l'auteur l'ont examiné de près et ont décelé sur deux pages, des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation». «Les modifications sont en train d'être effectuées en toute indépendance, il n'y a aucune raison de s'exprimer sur un processus en cours.»

La réalité après: la poursuite du nettoyage ethnique

C'est peu dire que tout ce qui concerne le conflit israélo-palestinien est surveillé de près par les institutions juives se réclamant du sionisme. (...) On notera qu'historiquement, le nom d'Israël n'était pas mentionné dans les documents de l'ONU concernant la préparation d'une partition entre ce qui était alors appelé «Etat juif» et «Etat arabe». Ainsi, de ceux composant la double page controversée. Et les expulsions de populations palestiniennes furent bel et bien une réalité historique. L'association Europe-Israël nie ces deux réalités, mais elle va beaucoup plus loin dans son interprétation de l'histoire. Elle reproche aux auteurs de l'ouvrage «une négation de l'histoire du peuple juif sur cette terre depuis plus de 3000 ans» et met sur un pied d'égalité Palestiniens arabes et juifs (ceux-là représentaient à peine 17% de la population palestinienne en 1931). (...) On se rappellera que les mêmes se vantèrent d'avoir fait interdire récemment une conférence de Stéphane Hessel à l'Ecole normale supérieure de Paris.

Sur justement, les expulsions, un consensus existe chez les historiens. L'historien Henry Laurens, titulaire de la chaire «Histoire contemporaine du monde arabe» au Collège de France et qui a rédigé de nombreux ouvrages sur la question de la Palestine, regrette que l'éditeur soit influencé par les critiques qui ont été formulées par le président d'Europe-Israël, connu pour sa lecture extrêmement partiale de l'histoire du conflit israélo-palestinien.

Le discours lucide d'Yitzak Lahor, un écrivain israélien du camp de la Paix rapporté par François Xavier, est plus éloquent que cent discours: «Pour fêter dignement les 60 ans de cet Etat voyou, remettons un peu les pendules à l´heure (...)... Il y a donc 60 ans que la Nakba eut lieu. Depuis lors, la plus folle entreprise de colonisation du XXe siècle est menée tambour battant avec force mensonges et communications biaisées. L´une d´elles étant ce que le président français osa dire le 13 février 2008: en effet, le contenu central de cette intervention a été éclipsé par sa bêtise du jour, le fait d´associer chaque enfant de CM2 à la mémoire d´un enfant français victime des nazis».

Il est évident, pour Yitzhak Laor, qu´Israël manipule l´opinion et instrumentalise les plaintes des Juifs contre l´antisémitisme, particulièrement en France, alors que la télévision nous inonde d´images terribles des territoires occupés; cela afin de doubler le passé. L´Histoire est détournée par celui qui en fait le récit dans le présent, créant des distorsions et des amalgames dangereux. Laor est tout aussi dépité de constater que la Shoah est utilisée à des fins politiques, et par ceux-là mêmes (les Alliés de la guerre 1939-1945) qui l´avaient reléguée au second plan de leurs préoccupations)...

L´oubli est la pire des tombes, et les millions de morts côté soviétique sont gommés des tablettes puisque la mémoire du nazisme s´est transformée en mémoire du génocide et la mémoire du génocide en mémoire d´Auschwitz».

De même, l'étude de Benny Morris, l'un de ceux que l'on nomme les «nouveaux historiens» israéliens, est aussi révélatrice. L'auteur rappelle que les Palestiniens n'ont pas choisi l'exil pour la plupart d'entre eux, mais qu'ils furent chassés par les troupes juives. Pour les 369 villes et villages arabes de l'Etat israélien et des zones qui passeront sous contrôle israélien avant la fin du conflit, il établit les causes du départ des habitants. 228 villes et villages ont été désertés sous les attaques juives, 41 donnant lieu à une expulsion manu militari. 90 villages se sont vidés de leur population, affolée par les témoignages de massacres, notamment celui de Deir Yassine. Pour 45 cas, Benny Morris avoue ignorer les causes du départ. Dans seulement 6 cas, le départ s'est fait à l'appel des autorités locales arabes.

En fait, entre 800.000 et 900.000 Palestiniens sont devenus réfugiés par la politique d'expulsion israélienne. Cette tragédie humanitaire, la Nakba, est toujours ignorée par Israël. Au total, 5 vagues successives marquent l'exode. (...) Le plan Dalet mis en action lors de la contre-offensive juive crée une deuxième vague de l'exode qui s'étale d'avril à juin 1948, marqué en avril 1948 par le massacre de 250 habitants du village de Deir Yassine par les miliciens de l'Irgoun et du Lehi.

Un rapport rédigé par les services de renseignements de l'armée israélienne et daté du 30 juin 1948 estime à près de 400.000 les habitants palestiniens qui ont quitté le territoire à ce jour et affirme que près des trois quarts des départs ont été directement provoqués par les Israéliens. De juillet à août a lieu la troisième vague de l'exode. Les bombardements sur Lydda (Lod) et Ramallah sont accompagnés d'un massacre de 250 civils. Itzhak Rabin et Ben Gourion organisent l'expulsion vers l'est par camion et bus des habitants, expulsion suivie d'un pillage incontrôlé de la ville. En août, de nouvelles opérations, parfois explicitement nommées «purification», se produisent dans des villages au nord de Tel-Aviv, avec de nombreuses liquidations de civils. La quatrième vague commence dans le Néguev, qu'Israël entend occuper au plus vite. Des groupes de villageois de Beer Sheva, notamment, sont expulsés vers la bande de Ghaza. Leur nombre dans cette région monte à 230.000. Enfin, de novembre 1948 à juillet 1949, de nouvelles expulsions ont lieu».

«Des attaques au nord ont pour but de raser tous les villages arabes sur une bande de 5 à 15 kilomètres de la frontière du Liban. D'autres expulsions chassent les Arabes revenus «illégalement». Les massacres et atrocités des armées israéliennes ne se limitent pas à Deir Yassine comme c'est l'opinion couramment admise en Israël aujourd'hui. (...) Des voix s'élèvent cependant, comme celle du ministre de l'Agriculture, Aharon Zisling, qui reproche à Ben Gourion d'avoir ignoré le problème. «Maintenant les Juifs aussi se conduisent comme des nazis et mon être entier en est ébranlé», déclare-t-il le 17 novembre 1948. Les nouveaux historiens affirment, aujourd'hui, que toute cette politique d'expulsion a été voulue et organisée par Ben Gourion, souhaitant notamment une Galilée «propre et vide» d'Arabes. Ils expriment le fait que le problème des réfugiés n'est pas une conséquence normale de la guerre, mais l'expression d'une politique délibérée. Les notes de Ben Gourion confirment cette version: «A chaque étape, écrit-il, un souffle décisif doit frapper, provoquant la destruction des maisons et l'expulsion de la population». Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des héros fondateurs de l'Etat.

La résolution 181 des Nations unies décide sa partition en deux États: l'un doit être presque exclusivement peuplé d'Arabes; dans l'autre, les Juifs seraient légèrement majoritaires. Un an plus tard, c'est un État à très forte majorité juive, Israël, qui occupe 78% de la Palestine. Plus de 500 villages ont été rasés, de nombreuses villes ont presque entièrement perdu leur population arabe. Et 800.000 Arabes palestiniens originaires des territoires qui font, désormais, partie d'Israël peuplent des camps de réfugiés hors de ses frontières.

Ilan Pappe explicite ce nettoyage ethnique. A l'aide de documents d'archives, de journaux personnels, de témoignages directs, il reconstitue en détail ce qui s'est vraiment passé à la fin de 1947 et en 1948, ville par ville, village par village. Apparaît, alors, une entreprise délibérée, systématique, d'expulsion et de destruction: un «nettoyage ethnique» de la Palestine. En quelques mois, forts de leur supériorité militaire, de leur accord secret avec le roi de Jordanie, de la passivité complice des soldats britanniques et de l'impéritie de l'ONU, les dirigeants du mouvement sioniste ont organisé le «transfert», par la violence et l'intimidation, d'une population arabe plutôt pacifique, sans défense, abandonnée de tous.

Il se trouve, enfin et tout à l'honneur des Israéliens, certains députés ou intellectuels qui s'insurgent même en Israël contre cette politique d'effacement délibéré de mémoire; les invectives que nous allons lire dans l'article suivant nous montrent en creux le travail remarquable de la députée Hanin Zouabi, contre l'oubli. Nous lisons: «Après la décision du ministre de l'Education Guidon Saar d'introduire l'enseignement de la Shoah dans le programme de baccalauréat d'Histoire du secteur arabe, Hanin Zouabi demande au contrôleur de l'Etat, Micha Lindenstrauss, et à Guidon Saar de «modifier la manière d'enseigner la Shoah dans les écoles»! «Le problème n'est pas tant le fait d'enseigner la Shoah», précise Zouabi, que nous remercions de cette concession, «mais (tenez-vous bien) parce qu'Israël utilise la Shoah pour créer une identité juive fermée, menaçante et aveugle à son entourage arabe, ceci afin de légitimer une politique hostile envers les Arabes» !!! Zouabi accuse Israël «de déconnecter la Shoah de toutes les valeurs humanistes qui devraient être rattachées à cet enseignement, comme la lutte contre le racisme, la relation à l'Autre ou l'opposition à la politique de meurtre» !!! Autrement dit, tout ce dont elle accuse Israël du haut de la Knesset ou dans les forums internationaux: Israël est un Etat raciste et fasciste. Et elle enfonce le clou: «Au contraire, l'enseignement de la Shoah en Israël donne un vent favorable à des politiques dangereuses, il aggrave le racisme au sein de la société israélienne, favorise les partis de droite et les partisans de la violence, et entraîne un désintérêt total de l'Autre.» Et elle précise ce qu'elle entend par ce dernier aspect: l'interdiction d'enseigner la «Nakba» palestinienne dans les écoles juives, alors que l'on oblige maintenant les écoles arabes à enseigner la Shoah! (...) Zouabi demande donc avec un toupet sans pareil au ministre de l'Education «de modifier en profondeur l'enseignement de la Shoah en Israël et d'introduire celui de la «Nakba» dans les écoles juives».

Dominique Vidal s'interroge sur les prérogatives du ministère de l'Education nationale. Nous l'écoutons: «Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le Premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d'associations ou de groupes d'influence représentant (ou prétendant représenter) diverses «communautés»? La question se pose d'autant plus que la prise de position du CRIF rejoint la loi récemment votée par l'Assemblée nationale israélienne interdisant la commémoration, sous le nom de Nakba, de l'exode des Palestiniens durant la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe de 1947-1949... Ce qui pose une question supplémentaire: le CRIF a-t-il pour objectif de faire appliquer en France la législation israélienne, et la République française doit-elle se plier à cette exigence, notamment en matière d'éducation? (...) Même l'Israélien Benny Morris, qui a justifié en 2004 la politique du gouvernement Sharon, a réaffirmé, sur ce point, les résultats de ses vingt années de plongée dans les archives israéliennes. L'homme qui est allé jusqu'à défendre le «nettoyage ethnique» -«Un Etat Juif n'aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent, il était nécessaire de les déraciner», avait-il déclaré dans une interview au quotidien Haaretz le 8 janvier 2004 - serait-il, aux yeux du CRIF, un «antisémite»?

On apprend dans la foulée de cette «affaire» qu’un commando de la Ligue de Défense Juive est allé dans les locaux des éditions Hachette pour leur intimer l’ordre de réécrire l’histoire de France en les menacant de représailles s’ils n’obtempéraient pas. Naturellement aucune réaction officielle et les «médias» regardent ailleurs.

Hichem Hamza écrit : «La scène est édifiante : un groupe de jeunes hommes munis de pancartes et d’un drapeau israélien investit le hall d’entrée des éditions Hachette. Le but ? «Dénoncer» ce qu’ils estiment être de la «désinformation et de l’antisionisme», en l’occurrence la photo issue d’un manuel scolaire de 4ème qui serait, selon eux, de nature à attiser «l’antisémitisme». (…) Il s’agit là d’une nouvelle action coup de poing de la Ligue de Défense Juive , une association extrémiste interdite aux Etats-Unis et même en Israël. Prénommé Yoni, l’homme s’affichant auprès d’une responsable d’Hachette comme un «représentant de la communauté juive» fait connaître les exigences de son groupe : «On demande au directeur s’il pourrait faire un effort pour éventuellement enlever cet exercice et le remplacer». Pour appuyer son propos, le militant prétend qu’il sera prochainement reçu «en personne» par le ministre de l’Education.

Jusqu'à quand les lobbys d'Israël dans les pays occidentaux continueront-ils à dicter la politique pluridimensionnelle de ces pays ? Est il normal en définitvie que le communautarisme soit à géométrie varialbe ? On permet à certains ce qu’on refuse à d’autres. La République qui doit être équidistante des communautés en les incitant au vivre ensemble, ne pas ne pas laisser faire. Ce type d’incident anodin au départ peut amener aux pires dérives. La nation dont parle Renan et qui est un « plébiscite de tous les jours » est mise à mal par ces attaques insidieuses qui risquent à terme de miner la cohésion sociale. La liberté, l’égalité et la fraternité deviendraient alors une vue de l’esprit.

09 juillet 2011

La Bourse aux couleurs de la Palestine

La Bourse aux couleurs de la Palestine

Vendredi 08 juillet 2011

 

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17:18 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

08 juillet 2011

Aéroport de Tel Aviv, une expérience israélienne

Aéroport de Tel Aviv, une expérience israélienne

Par Joaquim, le 08 juillet 2011

30 juin 2011 : Deux citoyennes belges interrogées, fouillées, maltraitées et enfermées en cellule par les gardes israéliens à l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv pendant 25 h.

Jeudi 30 juin 2011, Elise et Rachida atterrissent à l'Aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, en Israël à 23h00, heure locale. «Le vol s'est bien passé, Elise a discuté avec sa voisine pour lui demander la traduction de mots en hébreu», nous explique Rachida. «Nous savions que quelques tracasseries à la douane étaient possibles, mais rien ne nous laissait présager les 24 prochaines heures».

Arrivée à l'aéroport de Tel Aviv

Elise et Rachida planifient leur voyage en Palestine et en Israël depuis des mois. Elle s'y rendent pour visiter le pays, rencontrer des associations palestiniennes, visiter Jérusalem, la Cisjordanie, la Galilée, découvrir la réalité de l'occupation, de la discrimination contre la population palestinienne, mais aussi rencontrer les acteurs de terrains, des ONG, des associations de la société civile. Comme son amie, Elise s'est préparée : «On nous a expliqué qu'il ne fallait pas nous étendre sur les motifs de notre voyage. Si l'on stipule que l'on va rencontrer des Palestiniens, les autorités israéliennes nous refusent l'accès au territoire.»

Elles sortent de l'avion. C'est Elise qui est abordée par une garde : «Where are you going ?» «Tel Aviv» «And then ?» «On the coast, Jérusalem...». Les filles avancent ensuite vers les douanes proprement dites. Rachida remet son passeport au douanier : «Il m'a posé quelques questions, sur ma destination surtout. Je lui ai dit que nous nous rendions à Tel Aviv, puis que nous descendrions la côte jusqu'à Eilat, avant de faire une boucle dans le pays. Alors que je lui parlais, une femme est arrivée à côté de moi et m'a demandé de la suivre. Après quelques minutes, Elise m'a rejoint».

Début des interrogatoires

Les interrogatoires débutent. Ensemble, puis séparément, les deux belges font face aux officiers israéliens. Elise leur remet une réservation d'hôtel pour Tel Aviv et quelques papiers qui préparaient son voyage en Israël. De nombreuses questions sont posées sur leurs origines, leurs finances, leur lien entre elles, le but du voyage et le voile de Rachida. Ils demandaient également si elles avaient l'intention de se rendre dans les Territoires Palestiniens. «Ils étaient obsédés par les question de religions, de cultures, de langues» remarque Elise. «Vous avez des mots en hébreu dans votre pile de papier !» remarque la garde. «J'ai appris un peu d'hébreu, je me suis entrainée.» «L'hébreu, comme c'est étrange... Pourquoi pas une autre langue ?» «J'ai aussi appris l'italien, l'anglais et le néerlandais !».

Très vite les questions portent sur le voile de Rachida : «Cela ne vous dérange pas que votre amie porte le voile ? Comment nommerais-tu ce vêtement ?» demande une garde. «Heu un foulard, je ne sais pas le dire en anglais.»«Et toi Rachida, sais-tu tu comment on le dit en anglais ?». «Euh... ? oui, on dit a scarf». «Non, ce n'est pas comme cela qu'on appelle ce vêtement en anglais. En anglais, on appelle cela un hijab !» souligne la garde

L’intégralité : Investig’Action

23:09 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 mai 2011

LA NAKBA

LA NAKBA

 

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23:26 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 novembre 2010

Flottille : les quatre Belges portent plainte contre Israël au parquet fédéral

Flottille

Les quatre Belges portent plainte contre Israël au parquet fédéralFlotille Gaza.jpg

Belga, le 18 novembre 2010

Fatima el Mourabiti, Kenza Isnasni, Inge Neefs et Griet Deknopper ont porté plainte mercredi devant le parquet fédéral contre l'armée israélienne après l'attaque le 31 mai dernier de la flottille humanitaire naviguant vers la Bande de Gaza.

Cette plainte vise notamment le ministre de la Défense israélien Ehud Barack, le général Gabi Ashkenazi, commandant suprême des forces armées d'Israël, et le vice-amiral Eleizer "Chiney" Marom, commandant de l'opération au cours de laquelle neuf passagers ont été tués. "Une demande d'enquête concernant des crimes de guerre a été introduite mercredi chez le procureur fédéral, à lui maintenant de décider s'il poursuit", précise l'avocate Joke Callewaert, qui, avec Maître Julie Tieleman, a déposé plainte au nom des quatre jeunes femmes du chef "d'infractions graves au droit international humanitaire, selon l'article 10, 1° bis du Titre préliminaire du Code d'instruction criminelle." Cette plainte, "déposée dans l'intérêt du peuple palestinien, le blocus de Gaza même étant une violation grave des droits humanitaires", concerne également "le traitement inhumain et dégradant et la détention illégale par Israël des quatre militants", explique Me Callewaert. "Griet Deknopper a reçu une bombe sonore en plein visage et n'a pas reçu les soins nécessaires. Elles ont dû rester pendant des heures sur le pont dans le froid, confrontées aux morts. Leurs biens (GSM, ordinateurs portables, etc.) n'ont jamais été restitués. Elles ont ensuite été littéralement déportées et détenues illégalement en Turquie", conclut l'avocate.

16:26 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (46) |  Facebook |

28 octobre 2010

French Boat for Gaza

French Boat for Gaza

Paris, 26 October 2010. Many french organisations announced a French boat for Gaza, being part of a flottilla of more than 20 boats, next spring, in a press conference at the national assemblee in Paris. Interviews with Claude Léostic (AFPS) and Thomas Somer (CCIPPP)

15:02 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 octobre 2010

Procès de militants du BDS : Des procès politiques, une entrave à nos libertés

Procès de militants du BDS

Des procès politiques, une entrave à nos libertés

Par Michèle Sibony, le 08 octobre 2010


Une série de procès commandés par la Garde des Sceaux Alliot-Marie est engagée depuis quelques mois contre plusieurs militants associatifs du mouvement de solidarité avec la Palestine.

L'indignation légitime devant la poursuite de l'occupation et de la colonisation par Israël, devant le siège de la population de Gaza que cet État a illégalement engagé et continue depuis 5 ans, devant les innombrables violations du droit international, de traités signés, le non respect des décisions de la cour internationale de justice, a culminé avec la violente attaque militaire de la population de Gaza en 2009.

Les associations du mouvement de solidarité français ont alors répondu à l'appel du BDS lancé par la société civile palestinienne en 2005. La complicité des gouvernements européens et tout particulièrement du gouvernement français qui tout en refusant d'appliquer les sanctions requises par les accords européens, renforcent leurs liens commerciaux industriels militaires, culturels avec la puissance occupante, place aujourd'hui tous les citoyens devant leurs responsabilités :
-Exiger que le droit s'applique à Israël comme à tout autre État, faire pression ici sur nos gouvernements pour obtenir qu'il applique le droit avec les sanctions prévues par la législation européenne,
-arrêter de consommer des produits israéliens entrant en toute illégalité en Europe, et bénéficiant de dédouanements indus sont aujourd'hui une revendication politique légitime et citoyenne.

Rien n'est fait par ce gouvernement pour appliquer et faire appliquer le droit. Au contraire force est de constater que toute évolution de la situation vers des conditions réelles de paix juste et durable se heurte aujourd'hui à une intolérable collusion du gouvernement français avec le régime colonial et d'apartheid israélien et ses supplétifs en France.

L'appel au boycott citoyen des productions agricoles industrielles culturelles et militaires issues de ce régime jusqu'à ce qu'il respecte le droit, tous les droits auxquels se réfèrent les nations démocratiques, n'a à l'évidence rien à voir avec les poursuites intentées contre les militants pour «incitation à la haine raciale». Nombre des associations impliquées dans le BDS ont connu l'époque du Boycott de l'Afrique du Sud en France, et à cette époque aucun militant n'avait été poursuivi. Pourquoi aujourd'hui et avec Israël ? Le boycott de l'Afrique du Sud a aidé cet État à changer de nature, et à devenir celui de tous ses citoyens. Incitation à la haine raciale ? Plutôt collusion scélérate du gouvernement français avec le régime israélien. France Israël : une collusion scélérate.

Les plaintes et les pressions sont aujourd'hui à la fois impulsées par les Parquets sur ordre de la Garde des Sceaux, et le fait d'associations juives communautaires, ailleurs on dirait communautaristes, constituées lors de la deuxième Intifada pour défendre la politique israélienne en France, dont le BNVCAVA dirigé par Sami Gozlan, membre du comité directeur du CRIF, et Avocats sans frontières constituée par William Goldnadel élu cette année au comité directeur du CRIF. Cette «association» est responsable des procès intentés à des intellectuels et journalistes français comme Daniel Mermet, Edgar Morin, Eric Hazan, procès dont le but était précis : museler toute critique d'Israël au moment où il frappait avec le plus de violence la population palestinienne occupée. Et l'outil utilisé chaque fois identique : critiquer le régime colonial israélien équivaut à de l'antisémitisme. Scandaleux glissement, (sémantique aurait dit un autre de ces missi dominici Finkielkraut) qui produit ce qu'il prétend chercher à éviter, ce que Daniel Bensaïd avait appelé une action de «pompier pyromane».

Esther Benbassa résumait ainsi la nouvelle définition de l'antisémite imposée par ces serviteurs d'Israël, qui venaient d'obtenir la condamnation pour antisémitisme d'Edgar Morin :
«Le nouvel antisémite n’est plus celui qui hait le juif, mais le juif démocrate incapable de fermer les yeux sur le sort quotidien des Palestiniens placés sous occupation israélienne. Curieux renversement augmentant sensiblement le nombre d’intellectuels antisémites en Israël même ! Car il ne manque pas là-bas de juifs clamant haut et fort, dans les médias, leur rejet des décisions de leur gouvernement et n’hésitant pas à prendre des risques pour créer des passerelles de rapprochement avec les Palestiniens...» Le Monde Diplomatique : Edgar Morin juste d'Israël.

Il s'agit bien aujourd'hui d'étendre cette infamante accusation d'antisémitisme non pas aux citoyens de toutes origines qui haïssent les juifs, mais à tous ceux qui refusent de fermer les yeux sur l'étranglement, et le démantèlement de la Palestine.

Le gouvernement français qui choisit de criminaliser cet appel citoyen et politique au boycott du régime israélien d'occupation et de colonisation pour le respect et l'application du droit, traite en criminels les réfugiés dits sans papiers et traduit en justice ceux qui leur manifestent une solidarité d'être humain. l'Europe entière (à part Berlusconi!) le condamne aujourd'hui pour ses circulaires discriminantes et sa politique raciste contre les Roms. Ses ministres tiennent des propos islamophobes et antiarabes, et proposent des lois et des enquêtes sur l'identité nationale chargées de semer haine et division.

Par le refus des sanctions, la complicité du silence et aujourd'hui la répression de la solidarité civile il cautionne la politique du pire israélienne en garantissant à cet Etat de faire la chasse aux boycotteurs. Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France le confirmait ainsi il y a quelques mois : «Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent». The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010. cité dans Le monde diplomatique de février 2010 (Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis- Dominique Vidal).


Pourtant le bilan est simple et les faits vérifiables :

Aucun produit israélien n'entre légalement en Europe aujourd'hui, au regard des accords d'association signés entre Israël et l'Europe :


Ceux des colonies, puisque fabriqués hors du territoire israélien tel que défini dans cet accord (la ligne verte qui correspond au partage onusien de 1949 seule frontière reconnue à ce jour) et fruits de l'exploitation d'une terre et de ressources volées avec le travail salarié de Palestiniens sans droits.

Ceux d'Israël même, puisque en violation de l'article 2 de l'accord d'association qui conditionne la totalité de l' accord au respect des droits humains.

Toutes les universités israéliennes sont directement impliquées dans l'occupation : presque partout des bourses spéciales sont accordées aux soldats de l'opération «plomb durci» par exemple; formations d'officiers (Haïfa), recherche en armement (Technion), des hauts gradés de l'armée sont membres des directoires d'universités (Jérusalem), des bases militaire sont installées sur les campus (Haïfa), des bâtiments de l'université de Jérusalem s'édifient sur des terres confisquées de Jérusalem Est. Tout cela pendant que la coopération universitaire croît et multiplie avec la France, où des universités frileuses ne parviennent à envisager une aide au système universitaire palestinien que doublée d'une aide à ces mêmes universités israéliennes : on finance la victime et le bourreau à la fois, pour s'en «laver les mains» sans se mouiller.

La coopération internationale, est conçue de la même manière dans nombre de municipalités et conseils régionaux : pour aider un paysan palestinien de Hébron, persécuté par des colons, il faut aider une coopérative israélienne prospère et tranquille. Pour financer un hôpital à Naplouse, il faut aider celui de Afula. Etc.. Ceux qui s'opposent à ce système pervers sont traités d'antisémites, en tous cas l'argument massue utilisé par les conseils municipaux et régionaux est toujours celui de l'égalité de traitement, afin de démontrer au CRIF qui ne manquera pas d'intervenir, que l'on n'est pas antisémite.

Les événements sportifs et culturels, commandités par l'ambassade et les institutions israéliennes en France, sont autant d'opérations de promotion de l'image de marque de la démocratie israélienne chargées de faire oublier à nos concitoyens les millions de Palestiniens qui vivent sous la botte et sans droits, à Gaza, en Cisjordanie, expulsés de Jérusalem, en exil dans des camps de réfugiés, où discriminés et de plus en plus violemment réprimés en Israël même.

L'ONU a voté, et la France aussi, le rapport Goldstone qui accuse clairement Israël de crimes de guerre à Gaza, or ces criminels de guerre peuvent être accueillis sans problème en France et nombre d'entre eux poursuivis internationalement sont régulièrement et cordialement reçus à Paris.

Un rapport de l'ONU vient de condamner Israël pour son attaque illégale de la flottille humanitaire vers Gaza et la violence de son intervention qui a fait 12 morts militants internationaux de la solidarité . Rien.

Mais qui est poursuivi et traduit devant des tribunaux, mis en examen pour incitation à la haine raciale ?

Les citoyens qui ne supportent plus, n'admettent plus l'hypocrisie et le mensonge érigés en vérités, le déni de droit, en règle générale, et les combattent publiquement avec un outil pacifiste qui a fait ses preuves dans d'autres luttes. Celle des droits civiques aux Etats Unis, comme celle contre l'Apartheid sud-africaine, et celles des peuples colonisés pour leur indépendance. Il n'est pourtant pas difficile de faire le lien avec cette cause, sauf à refuser l'évidence.

S'il s'agit d'informer le public souvent peu méfiant parce que désinformé sur les produits israéliens, d'expliquer les conditions de leur production, d'interpeller les distributeurs sur les produits illégaux, il s'agit clairement aussi d'inquiéter Israël, oui de l'inquiéter, quel délit ! de lui faire sentir qu'il peut avoir à payer le prix de sa politique, par l'isolement et le rejet. N'est-ce pas le minimum ? Non pas dans un but haineux de destruction mais justement pour l'obliger à infléchir sa politique dans le sens du respect du droit. Quel crime ! Qu'a-t-il à gagner avec sa politique à moyen terme ? N'est-il pas urgent et vital pour les Palestiniens mais aussi pour les Israéliens de sortir de cette impasse tragique ? Qui pourra nous faire croire qu'aujourd'hui la solution est dans les mains des Palestiniens ?

Nous savons tous, le gouvernement français aussi, qu'Israël a le choix entre achever sa destruction de la Palestine et porter le poids de ce qui serait un crime contre l'humanité, pour le reste de son histoire, ou changer de cap radicalement et envisager enfin un juste partage de la terre, de l'eau, des droits, de la vie, avec un peuple qui ne demande que cela.

Se battre pour qu'Israël fasse le bon choix n'est pas un crime ni un délit, quoi qu'il arrive cela apparaîtra comme une action éthique et digne. Nous devons défendre nos concitoyens attaqués contre l'arbitraire de procès politiques à courte vue, contre une justice instrumentalisée au service d' un État qui devrait être internationalement poursuivi et sanctionné.

15:53 Écrit par Rachid Z dans Boycott | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 août 2010

Les juifs radicalement antisionistes d'Al Quds

Les juifs radicalement antisionistes d'Al Quds

05:29 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 juillet 2010

En Israël, se faire passer pour juif pour séduire une femme conduit en prison

En Israël, se faire passer pour juif pour séduire une femme conduit en prison

Le Monde, le 20 juillet 2010

Un résident palestinien de Jérusalem-Est vient de l'apprendre à ses dépens. Sabbar Kachour, 30 ans, a eu des relations sexuelles avec une Israélienne après s'être fait passer pour un juif. Il a été condamné lundi à 18 mois de prison ferme pour "viol", rapporte mardi 20 juillet le quotidien Haaretz.

L'homme a avoué avoir menti sur son identité lorsqu'il avait rencontré la plaignante, en septembre 2008, prétendant être juif et célibataire, en quête d'une relation sérieuse, alors qu'il est Arabe et marié. La jeune femme, qui avait consenti à des rapports sexuels complets avec lui, a porté plainte pour viol à la police lorsqu'elle a appris son identité véritable.

Le tribunal de Jérusalem a, en outre, condamné,

Sabbar Kachour à 30 mois de prison avec sursis et à verser des dommages et intérêts à sa victime. Les juges ont reconnu qu'il ne s'agissait pas d'un "cas classique de viol avec usage de la force" mais ont estimé que le délit était assez grave pour justifier une peine de prison ferme.

14:11 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 juillet 2010

9.000 demandes de participation à la Flottille 2

9.000 demandes de participation à la Flottille 2

European Campaign to End the Siege on Gaza

 

 

 

 

ISM  , le 06 juillet 2010

La Campagne européenne pour la levée du blocus de Gaza basée à Bruxelles a fait état d’une forte participation à la Flottille de la Liberté 2, en termes d’activistes s’étant inscrit, et en terme de nombre de bateaux. La Campagne, qui fait partie des fondateurs de la coalition de la Flottille de la Liberté, a déclaré dans un communiqué de presse de lundi dernier, que la nouvelle flottille réservait quelques surprises à l’occupation israélienne, dont l’une est que 7 des bateaux inscrits venaient de pays européens.

La Campagne européenne a ajouté qu’elle avait reçu environ 9.000 demandes d’inscription de sympathisants du monde entier depuis que l’ouverture des candidatures pour la deuxième Flottille de la Liberté, qui devrait partir pour la Bande de Gaza dans quelques semaines, en dépit du raid du 31 mai contre la première Flottille, qui a fait 9 morts, des dizaines de blessés et qui a confisqué les cargaisons destinées à Gaza et endommagé ou volé les biens des activistes.

La première Flottille de la Liberté transportait 750 activistes de plus de 40 pays, dont 44 officiels politiques et gouvernementaux arabes et européens, dont 10 députés algériens, plus de 10.000 tonnes de matériel médical, matériaux de construction, bois et 100 maisons préfabriqués, pour soutenir les dizaines de milliers de gens qui ont perdu leurs maisons dans la guerre israélienne de fin 2008-début 2009. Les bateaux transportaient aussi 500 fauteuils électriques pour handicapés, car la dernière guerre sioniste a laissé près de 600 handicapés à Gaza.

Entretemps, à Gaza, le député indépendant Jamal al-Khudari, président du Comité populaire contre le siège, a confirmé que l’entité sioniste avait officiellement annoncé qu’elle allègerait le blocus de Gaza, sans parler aucunement de mettre fin des racines de la crise.

Khudari, dans un communiqué de presse de ce lundi, a noté que la fin du blocus nécessitait une série de mesures sur le terrain, la plus importante d’entre elles étant l’ouverture totale des carrefours frontaliers commerciaux, pour permettre l’entrée des marchandises, et la fin de la politique de «listes de restriction», soulignant que Gaza avait besoin de toutes les marchandises dont la population est privé depuis l’institution du blocus il y a quatre ans.

Il a noté que l’entité sioniste bouclait toujours tous les carrefours commerciaux, sauf celui de Kerem Abu Salem, dont la capacité d’absorption est faible comparée aux besoins de la Bande, ce qui est bien la preuve que le soi-disant allègement du siège n’est qu’une tentative pour alléger la pression international.

Les préparatifs des nouveaux bateaux pour la Bande de Gaza par les solidaires européens, arabes et islamiques sont bien engagés, a confirmé Khudari, ajoutant que les départs seraient bientôt annoncés.

13:25 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26 juin 2010

Israel parlons en...

 Israel parlons en...

Entretien avec Michel Collon

Voilà qui peut paraître étrange tant les médias nous parlent d’Israël. Mais les raisons du conflit sont-elles claires ?

 

Israël : terre sans peuple pour un peuple sans terre ? Démocratie en légitime défense ou Etat d’apartheid ? Choc des civilisations, conflit religieux ou enjeu pétrolier ? Pourquoi une solution paraît-elle impossible ?

 

Michel Collon a interrogé 20 témoins et spécialistes. Israéliens et Arabes, juifs et musulmans, Européens et Américains. Chacun éclaire une question spécifique dans un langage simple et direct.

 

Entre ceux qui crient à l’antisémitisme dès qu’on critique le gouvernement israélien et ceux qui imaginent un grand complot juif.

 

Lever tous les tabous c’est permettre à chacun de se faire son opinion librement. Et de débattre autour de soi. Car ce conflit se joue aussi bien au Moyen-Orient qu’en Europe. C’est de la discussion entre citoyens de tous horizons que surgiront les solutions pour la paix.

 

 

 

 

http://www.michelcollon.info/  

21:31 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05 mars 2010

Démystifier la ‘hasbara’ israélienne

 

Démystifier la hasbara israélienne

Par Khaled Amayreh,

 

Dans un effort très apprécié visant à exposer le racisme et le terrorisme israéliens contre le peuple palestinien, de nombreux campus universitaires dans le monde entier organisent «la semaine de l’apartheid israélien». Les activités comprennent des conférences, des manifestations, des projections de films et autres événements médiatiques, ainsi que des spectacles et des témoignages de militants des droits de l’homme et de Palestiniens victimes de l’apartheid israélien.

Des intervenants de nombreux pays, notamment de Palestine occupée, décriront comment s’approfondit la persécution des Palestiniens qui, dans de nombreux aspects, a dépassé les pires mesures jamais adoptées contre la majorité noire par le défunt régime d’apartheid sud-africain.

Il est à espérer que ces événements encourageront et amplifieront l’opposition au régime israélien criminel, en particulier à la lumière de l’attaque meurtrière d’Israël contre la Bande de Gaza l’année dernière, lorsque l’armée israélienne, son aviation et sa marine se sont liguées contre les habitants presque totalement sans défense de l’enclave côtière, tuant et mutilant impitoyablement des milliers de civils innocents et détruisant la majeure partie des infrastructures civiles de la région.

Démasquer les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël doit donc être considérer comme une composante essentielle de la longue lutte palestinienne pour la liberté et la justice. C’est aussi un pré-requis pour saper le discours israélien mensonger, notoirement fondé sur les mensonges, les demi-vérités et la distorsion de l’histoire.

En fin de compte, les Palestiniens et leurs alliés et partisans ne peuvent démasquer la criminalité israélienne sans mettre d’abord en échec le travail de hasbara (propagande) israélien. Toutefois, si nous réussissons à exposer Israël pour ce qu’il est, à savoir un Etat criminel qui se nourrit du terrorisme, du vol et du mensonge, ainsi que de la pratique du nettoyage ethnique et même du génocide, nous aurons accompli un pas important qui pourrait marquer le début d’une retraite stratégique du projet sioniste.

Pour réaliser cette tâche, nous devons cependant observer un certain nombre de principes qui nous aideront à éviter des erreurs et des maladresses inutiles.

Premièrement, nous devons entretenir une banque de données continuellement mises à jour contenant un corpus d’informations global et cohérent relatif à la criminalité et au racisme sionistes, incluant les violations systématiques des droits humains des non-Juifs. Cette banque de données numérisées est indispensable pour remporter la bataille des cœurs et des esprits

La suite :

ISM  , le 04 mars 2010 ISM

23 février 2010

Jérusalem, la bataille de la terre

Jérusalem

La bataille de la terre

  

À Jérusalem Est, une nouvelle bataille pour la terre s’est engagée. Au nom de la judaïsation de la ville, des Juifs religieux rachètent terrains et maisons à leurs propriétaires palestiniens. Leur but : rendre impossible une future division de Jérusalem. Mais pour les familles qui cèdent à la tentation de vendre, les représailles vont parfois jusqu’à la mort.

19:35 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 janvier 2010

Israël n’a aucune légitimité, point final

Israël n’a aucune légitimité, point final

 

Par Khaled Amayreh, ISM, le 27 janvier 2010   

 

Les récentes déclarations du dirigeant islamique palestinien Professeur Aziz Duweik quant à la possibilité d’amender ou même d’abandonner certaines clauses de la Charte du Hamas ont suscité une pléthore de réactions en Palestine occupée et à l’étranger. Quelques groupes hostiles ont été prompts à conclure que le Hamas était désormais disposé à reconnaître la légitimité d’Israël. De plus, les organes de propagande de l’Autorité Palestinienne ont délibérément déformé les remarques de Duweik, affirmant que le Hamas suivait finalement les traces de l’OLP.

 

Eh bien, la vérité est que rien de ceci n’est vrai, puisqu’on ne devrait jamais confondre le contournement ou même l’abandon de l’ainsi nommée «charte du Hamas» avec la position de principe du mouvement de libération islamique en ce qui concerne l’entité sioniste.

 

Tout d’abord, la Charte du Hamas n’est pas un «Coran» ni une constitution obligatoire d’un point de vue religieux qui doit être suivie méticuleusement. Comme elle n’est pas une constante idéologique immuable dont toute déviation consignerait le déviant aux feux de l’enfer pour l’éternité.

 

De fait, la charte ne fut rien de plus qu’un document de mobilisation formulé à la hâte, diffusé au début de la Première Intifada en 1988 dans le but de recruter et d’encourager la population à résister à l’occupation israélienne. La charte ne doit donc être considérée ni comme un document spécialement sacré, ni interprété comme un engagement inviolable. Et tandis que beaucoup de gens sont prêts à en accepter les principes de base, en particulier au sujet d’Israël, à savoir qu’Israël est essentiellement un organisme illégitime qui doit être éliminé, d’autres peuvent, en toute légitimité, émettre des réserves quant au vocabulaire sévère de la charte.

 

Sans aucun doute, les propagandistes et les chargés de relations publiques de l’entité sioniste ont exploité au maximum quelques-unes des clauses de la charte formulées en termes vagues pour répandre le bobard que le Hamas est antisémite et que sa lutte pour la liberté et la justice contre l’Etat israélien néo-nazi est en fait une forme d’antisémitisme.

 

Il est évident que toutes les affirmations sionistes à ce sujet sont des foutaises parce que les Juifs ont vécu en paix dans tout le monde musulman pendant près de 1400 ans, alors qu’il n’y avait pas d’Israël et pas de sionisme et pas d’Amérique pour les protéger. Ceci ne s’est produit que lorsque les Juifs vivant en Europe furent constamment persécutés jusqu’il y a peu

 

Il est nécessaire de rétablir clairement les faits, à savoir que le Hamas n’est pas antisémite et ne le sera jamais. Comment le Hamas peut-il être antisémite quand le peuple palestinien lui-même est un peuple sémite et quand l’Islam, qui constitue l’idéologie du Hamas, est résolument contre toute forme de racisme ?

 

Pour faire court, le Hamas est contre Israël parce qu’Israël est le mal, pas parce qu’Israël est juif. Toute affirmation ou insinuation du contraire est un pur mensonge.

 

Ceci étant dit, il doit être clairement entendu que tout amendement à la charte du Hamas, ou même son annulation totale, n’implique en aucune façon que le Hamas reconnaisse la légitimité d’Israël. Il doit être clair que pour le Hamas et des centaines de millions d’Arabes et de Musulmans, Israël n’a aucune légitimité, point final.

 

Israël a toujours été et sera toujours l’enfant illégitime d’un viol, un Etat né dans le péché, une entité fondée sur le meurtre de masse, les vols de masse, les mensonges de masse et le nettoyage ethnique de masse de la population indigène. Comment un tel Etat peut-il être reconnu comme moralement légitime ? Comment n’importe quel être humain, et encore moins le Hamas, peut-il reconnaître une telle entité comme légitime ? Comment ceux qui reconnaissent la légitimité d’Israël peuvent-ils faire face à leur conscience et à leur sens de la droiture ? Comment peuvent-ils regarder dans les yeux les cinq millions de réfugiés qui ont été dispersés aux quatre vents, après avoir été expulsés de leur patrie ancestrale qui est maintenant Israël ? Comment peuvent-ils faire face à la vérité historique ? Comment peuvent-ils faire face aux centaines de milliers de Palestiniens qui ont conservé les clés de leurs anciennes maisons, dont ils ont été chassés à la pointe des fusils ?

 

Le mal devient-il le bien aussi facilement ? Le noir devient-il le blanc aussi vite ? Une entité illégitime et infiniment barbare devient-elle «légitime» simplement parce que les «grandes puissances» l’ont décrété ?

 

En outre, depuis quand tous ces colons importés d’endroits lointains deviennent-ils les «indigènes de la Palestine», alors que la véritable population autochtone, maintenant dispersée aux quatre coins du globe, devient «étrangère» ?

 

C’est pourquoi la reconnaissance de la légitimité d’Israël serait un acte contre-nature et illogique étant donné la manière manifestement illogique selon laquelle il a été créé.

 

Le peuple palestinien, dont le Hamas, reconnaît bien sûr la réalité d’Israël. C’est un Etat prospère, une puissance nucléaire qui contrôle étroitement la politique et les hommes politiques des Etats-Unis. C’est un Etat qui très souvent définit son existence même en perpétrant le génocide et le terrorisme, comme il l’a fait à Gaza l’année dernière. C’est un Etat qui ne cesse de s’adonner au mal, comme le vol de la terre palestinienne, la démolition des maisons palestiniennes et la négation du droit des Palestiniens à accéder à la nourriture et au travail.

 

Cependant, reconnaître la réalité physique d’Israël est une chose, mais reconnaître sa «légitimité» en est une autre, entièrement différente. La raison est simple : Israël n’a aucune légitimé, et n’en aura jamais.

 

Nous ne disons pas, ni même ne suggérons que les Juifs n’ont aucun droit de vivre en Palestine occupée. En tant que Musulmans et Palestiniens, notre problème n’est pas et n’a jamais été vis-à-vis des Juifs en tant que juifs. Notre problème, c’est le racisme brutal de l’entité moderne suprématiste juive appelée Israël, une entité qui a plus en commun avec les idées et les idéaux d’Adolph Hitler et de Joseph Staline qu’avec les 10 Commandements.

 

On peut donc dire sans se tromper que le Hamas continuera à refuser de reconnaître la légitimité de l’entité sioniste, même si ce refus lui coûte cher, comme c’est le cas en terme de capital politique, en particulier à l’Ouest. Finalement, il s’agit d’abord et avant tout d’une question morale, la question politique venant en second.

 

En fait, un Hamas disposé à reconnaître Israël ne resterait pas intact 24 heures. Le groupe en serait dégradé, diminué et démoralisé, se distinguant à peine du Fatah, une entité amorphe sans constantes politiques ni idéologiques.

 

Reconnaître Israël serait de la part du Hamas un acte stupide puisqu’Israël refuse de reconnaître non seulement un Etat palestinien dans les frontières de 1967, mais aussi l’existence même du peuple palestinien.

 

L’OLP, à cause de son intrinsèque stupidité, a reconnu Israël dans le cadre des infâmes Accords d’Oslo il y a plus de 18 ans, sans recevoir la reconnaissance israélienne réciproque d’un éventuel Etat palestinien.

 

Et nous connaissons tous la suite de l’histoire.

 

Une reconnaissance de l’entité sioniste par le Hamas serait en fait une action stupide et naïve parce que ceux qui n’apprennent pas des fautes d’autrui sont condamnés à être confrontés à des conséquences graves.

 

En bref, le Hamas ne doit jamais reconnaître la légitimité d’Israël, en aucune circonstance, car ce serait légitimer les crimes génocidaires affreux qu’Israël commet contre le peuple palestinien depuis sa création illégitime il y a plus de 60 ans. Que dirait le Hamas à tous ces réfugiés s’il décidait, Dieu nous en préserve, de commettre un adultère national en reconnaissant l’entité satanique appelée Israël ?

 

Assurément, le Hamas ne ferait pas cela.

14:12 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07 janvier 2010

Egypte Palestine : Le mur de la honte

Egypte Palestine

 Le mur de la honte

Par Tariq Ramadan, le 07 janvier 2010,

On savait que les Palestiniens étaient depuis longtemps les victimes directes des politiques arabes chaotiques, veules et hypocrites. On savait que l’Etat d’Israël n’avait au fond pas de grands efforts à faire pour imposer sa vision, ses méthodes et ses objectifs : avec les Etats-Unis, le silence complice de l’Europe, et la complicité passive des Etats arabes, la cause était entendue. D’aucuns ont même parlé, avec quelque raison, de la «politique pro-sioniste» des Etats arabes. Nous savions les lâchetés et les trahisons : rien de nouveau à l’horizon.

On avait pu croire que le pire fut atteint avec l’offensive meurtrière et criminelle des forces israéliennes sur Gaza il y a un an. C’était sans compter sur la capacité créatrice du «pire encore» qu’allait nous offrir l’Etat égyptien et la délégation des «autorités religieuses» d’al-Azhar. Au nom de «la sécurité nationale», contre «le terrorisme», et, enfin, pour lutter contre «la corruption», la «contrebande» et «le trafic de drogue» des «indisciplinés» de Gaza, le gouvernement égyptien a décidé de construire un mur souterrain de plus de vingt mètres de profondeur afin d’empêcher que les «Gazaouis» continuent leurs actes «illégaux» de construction des «tunnels de la contrebande».

Le gouvernement égyptien n’a bien sûr aucune intention de cloîtrer les habitants dans leur enfer ; il s’agit, à l’évidence, d’une question de sécurité nationale ! Cela est tellement vrai que le comité des savants d’al-Azhar a cautionné ladite décision en affirmant qu’il était «islamiquement légitime» («conforme à la sharî’a») de protéger ses frontières (ceux ci répondaient à une fatwa de l’Union mondiale des savants musulmans qui disait exactement le contraire, à savoir que cette décision était «islamiquement inacceptable»).

Quelle honte ! Comment ose-t-on jouer avec la justice, instrumentaliser ainsi le pouvoir et la religion. Le peuple palestinien, et au premier rang duquel les habitants de Gaza, vivent un déni de dignité et de droit, ils n’ont plus accès à la nourriture, à l’eau et aux soins, et voilà que le gouvernement égyptien se fait l’allié de la pire politique israélienne : isoler, étrangler, affamer, étouffer les civils palestiniens après les avoir décimés par centaines.

Il est question de faire plier la résistance et d’acculer les leaders. Le gouvernement égyptien a bloqué les différents convois qui cherchaient à secourir le peuple palestinien avec l’espoir de lever le blocus sur Gaza. La mobilisation qui a permis à des centaines de femmes et d’hommes du monde entier de se réunir à Rafa a essuyé refus sur refus de la part du pouvoir du Caire, le tout agrémenté de quelques humiliations ciblées.

Quelle honte vraiment ! Le gouvernement israélien peut sourire. Au même moment, on nous annonce un lancement nouveau et «prometteur» du «processus de paix» !! Toutes les parties y trouveraient leur compte, nous dit-on, et les Etats-Unis, soutenus par l’Arabie Saoudite et … l’Egypte, ont grandement participé à l’élaboration de ce «programme complet». Beau «processus de paix» au nom duquel il aura fallu soumettre des civils à des mois de boycott avant d’inviter leurs leaders à des tables de négociations «très libres» et «très respectueuses». Le gouvernement israélien peut sourire, à l’évidence : il gagne encore du temps et ne perd sur aucun dossier. Sa politique de peuplement sera temporairement gelée…sauf les constructions déjà engagées. Belle négociation en vérité !

Il faut le dire et le répéter : le «mur-égyptien-de-sécurité-nationale» est une honte. Les autorités religieuses qui l’ont, de surcroît, légitimé ont agi comme ces fameux «ulamâ» (savants musulmans) ou «conseils islamiques» soumis qui aux pouvoirs, qui aux dictatures, qui aux forces coloniales ou qui encore aux quelconques Républiques peu cohérentes et manipulatrices des religieux.

Que peut-il rester de leur crédibilité avec l’émission d’une telle «fatwa politique» qui ajoute à la dictature du pouvoir la caution islamique de la lâcheté des savants (ulamâ) ? Le silence eut été préférable.

Il faut dénoncer l’inacceptable et demeurer aux côtés de celles et de ceux qui résistent dans la dignité. S’il est une chose que les gouvernements israéliens successifs savent, et avec laquelle nous sommes d’accord, c’est que le peuple palestinien ne cédera pas. Et pour ceux qui auraient quelques doutes, ajoutons à cette certitude, une seconde vérité du temps : l’Histoire est du côté des Palestiniens et ce sont eux qui représentent pour aujourd’hui et pour demain l’espoir des valeurs humaines les plus nobles.

Résister à l’oppresseur, défendre ses droits légitimes et sa terre, et ne jamais céder à l’arrogance et aux mensonges des puissants. Quant aux pouvoirs israéliens, égyptiens ou autres, ou encore les fatâwâ (plur. de fatwa) des ulamâ appointés, ils passeront, ils passeront très certainement et seront heureusement oubliés. Heureusement. Le devoir de mémoire se meut en invitation à l’oubli quand il s’agit des noms et des agissements des dictateurs, des traitres et des lâches.

17:51 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |