21 mai 2012

Nouvelle forme de racisme d’Ovadia Youssef contre les non-juifs

Nouvelle forme de racisme d’Ovadia Youssef contre les non-juifs

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Al-Manar, le 21 mai 2012

Le guide spiritual du mouvement ultra-orthodoxe sioniste Shass, le rabbin Ovadia Youssef, a appelé les médecins israéliens à ne pas soigner les malades non juifs les samedis, en allusion aux patients palestiniens. Les propos d’Ovadia sont survenus lors d’une allocution prononcée au cours d’une conférence religieuse.

«Au cas où un non juif est blessé dans un accident de voiture, et il est transporté à l’hôpital le samedi, Israël ne doit pas le soigner, parce que la Torah interdit toute infraction aux enseignements prescrits en cette journée pour toute personne non juive», a-t-il dit.

En réaction à cet appel, le membre du conseil révolutionnaire du Fatah Dimitri Deliani, a accusé ledit rabbin, chef d’un mouvement occupant 11 sièges à la Knesset israélienne, d’inciter les médecins à tuer les malades non juifs à travers cette demande.

Qualifiant cette politique de «racisme dénudé de tout humanité», Deliani a indiqué que cet esprit raciste se manifeste quotidiennement dans les agissements de l’occupant sioniste contre le peuple palestinien.

«Si de telles déclarations étaient tenues par des religieux non juifs à l’encontre des juifs, on aurait entendu les indignations et les condamnations de par le monde», a ajouté le membre du Fatah, appelant les pays du monde à adopter une position claire contre Ovadia Youssef et l’entité sioniste, puisque ce dernier fait partie intégrante de son gouvernement.

14 mai 2012

Un candidat à la présidence de l’Égypte qualifie Israël d’État «raciste»

Un candidat à la présidence de l’Égypte qualifie Israël d’État «raciste»

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AFP, le 14 mai 2012

L’un des principaux candidats à la présidentielle égyptienne, l’islamiste Abdel Moneim Aboul Foutouh, a qualifié Israël d’Etat «raciste», en estimant que le traité de paix de 1979 entre son pays et l’Etat hébreu devait être révisé.

La présence de l’armée égyptienne n’est pas autorisée dans certaines parties du Sinaï depuis les accords de paix de 1979.

M. Aboul Foutouh a dit, lors d’une interview télévisée tard samedi, qu’Israël était «un Etat raciste avec 200 têtes nucléaires» constituant, selon lui, une menace pour l’Egypte.

M. Aboul Foutouh, l’un des favoris des sondages pour le scrutin des 23 et 24 mai, avait déjà décrit Israël comme un «ennemi» jeudi lors d’un débat télévisé avec son principal rival, l’ancien ministre des Affaires étrangères Amr Moussa.

Lors de l’interview samedi soir avec la chaîne satellitaire privée CBC, il a précisé avoir été opposé au traité de paix dès son entrée en vigueur.

«Je considère toujours le traité de paix comme une menace à la sécurité nationale de l’Egypte, et il doit être révisé», a-t-il dit. «Il s’agit d’un traité qui interdit à l’Egypte d’exercer son entière souveraineté sur le Sinaï et permet aux Israéliens d’entrer dans le Sinaï sans visa, alors qu’ils ont besoin d’un visa pour Le Caire», a-t-il ajouté.

Islamiste modéré soutenu par des salafistes comme par certains libéraux, M. Aboul Foutouh a refusé de décrire Oussama Ben Laden comme un terroriste, estimant que le terme avait été utilisé par les Etats-Unis pour «frapper les intérêts musulmans».  Il a affirmé que son assassinat en 2011 au Pakistan était un «acte de terrorisme d’Etat» et que le chef d’el-Qaëda aurait mérité un procès équitable, même s’il n’était pas d’accord avec son usage de la violence.

«Si une cour juste l’avait condamné, alors le verdict aurait dû être appliqué», a-t-il dit.

Amr Moussa a lui aussi plaidé pour une révision du traité avec Israël et décrit la politique de l’Etat hébreu envers les Palestiniens comme une «question de sécurité nationale» pour l’Egypte.

11 mai 2012

Pour que l'arbre franco-israélien ne cache pas la forêt juive française

Pour que l'arbre franco-israélien ne cache pas la forêt juive française

Philippe Brunswick, le 02 avril 2012

L’antisémitisme a muté. Il se manifeste aujourd’hui par la confusion constante entre Israélien, sioniste et juif et il faut faire attention à ne pas l'entretenir.

Juif par mon nom et par mes origines, Français de naissance, comme mon père et mes aïeux depuis deux siècles, je suis affecté par le fait que les quatre victimes juives françaises de Mohamed Merah ont été enterrées en Israël.

Non pas que je ne comprenne pas les raisons qui ont dicté ce choix à leur famille. Pour l’essentiel, je comprends que l’enseignant tué à Toulouse avec ses deux fils était Israélien et qu’il était venu en France pour deux ans seulement, d’ailleurs dans une forme d’hommage reconnaissant à notre pays. Sa famille vit en Israël où il avait construit sa vie. Il est normal qu’elle veuille l’enterrer, en même temps que ses enfants Franco-israéliens, dans son pays, Israel. Et il est compréhensible que la quatrième victime, Franco-israélienne elle aussi, soit enterrée avec eux.

La possibilité d'un doute

1) Je suis néanmoins préoccupé parce que les Français qui ne sont pas juifs risquent de ressentir en toute bonne foi que ces Français-là, dont la terrible disparition a révolté la Nation française toute entière, ne sont pas comme eux. Il y a là la manifestation d’une différence, la naissance d’un doute sur l’attachement des juifs vis-à-vis de la France, la possibilité d’un fossé entre les Français juifs et les Français d’une autre religion ou d’une autre origine, qui me perturbent.

2) Je suis triste parce qu’à ma connaissance, presque personne en France n’a parlé de cela, alors pourtant que le paradoxe a été criant.

Ainsi, c’est de l’aéroport, au pied de l’avion qui emmenait les victimes juives loin de la communauté nationale et du territoire national, que notre Président leur a rendu hommage au nom de la Nation française. C’est en Israël, à l’occasion de leur cérémonie funéraire à laquelle il assistait, que notre Ministre des affaires étrangères a évoqué «une tragédie nationale, une catastrophe qui a frappé la France».

Le silence de tous devant cette bizarrerie est assourdissant; il est lourd d’inconfort, voire de malentendus menaçants.

La mutation de l'antisémitisme

Je suis inquiet parce que je perçois le danger de la banalisation d’un tel enterrement de Francais juifs en Israël, au regard des nouvelles formes d’antisémitisme qu’elle risque de conforter.

Jean Yves Camus, politologue, a souligné dans les colonnes du Monde (daté du 24 mars 2012) que l’antisémitisme a muté. Il se manifeste aujourd’hui, je le cite, par une «nazification  d’Israël, qu’accompagne une confusion constante entre Israélien, sioniste et juif». L’enterrement de ces quatre Français juifs en Israël entretient et renforce cette confusion et donc cette forme d’antisémitisme.

Alors il faut le redire avec force : tous les juifs ne sont pas des Israéliens en puissance. C’est parce qu’ils étaient issus de familles israéliennes, simplement Israélien pour l’un et Franco-israéliens pour les trois autres, que les quatre victimes juives françaises de Mohamed Merah ont été inhumées en Israël.

Je souhaite qu’il n’y ait pas d’amalgame hâtif, de raccourcis réducteurs ou de confusion entre juifs français et Israéliens

Je fais partie de l’immense majorité silencieuse des juifs français qui ne sont pas, vis-à-vis d’Israël et à l’égard de la France, dans la confusion.

Je ressens pour Israël un mélange d’affection et d’admiration vigilantes et  exigeantes. Mais je n’ai qu’un pays. Je ne fais partie que d’une nation. Mon seul pays, c’est la France, que j’aime. Je n’appartiens qu’à une seule nation, la nation Française.

Je ne me ferai pas enterrer en Israël.

12:03 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08 mai 2012

Les arabes israéliens revendiquent la nationalité palestinienne

Les arabes israéliens revendiquent la nationalité palestinienne

Par Bertrand Ramas-Mulhbach, le 06 mai 2012   

Le 26 avril 2012, des milliers d’arabes israéliens ont manifesté contre le jour de l’indépendance de l’Etat d’Israël qui, pour eux, correspond à la «Nakba», c’est à la dire à la catastrophe qui a vu plus de 700 000 palestiniens partir se «réfugier» dans les pays arabes du Moyen Orient. Pour leur part, les palestiniens restés dans leurs habitations le 14 mai 1948, sont devenus citoyens israéliens à part entière. Or, force est de constater que l’intégration de leurs descendants au sein du nouvel Etat juif n’a pas été à la hauteur du projet de David Ben Gourion : c’est en brandissant des drapeaux palestiniens et en appelant au retour de milliers de palestiniens disséminés dans les pays limitrophes, qu’ils ont exprimé leur souhait d’accéder à «une véritable indépendance pour La natla Palestine». Aussi, d’année en année, c’est un nombre toujours plus important d’arabes israéliens qui revendique son appartenance à la nation palestinienne au point de se demander si l’autorisation donnée aux palestiniens, d’accéder à cette nationalité palestinienne, ne serait pas une extraordinaire opportunité pour l’Etat d’Israël : elle respecterait d’une part, la réalité identitaire des arabes israéliens, et éliminerait définitivement les craintes existentielles de l’Etat juif.

La Nationalité traduit, en effet, l’appartenance à un Etat mais également à un groupe humain qui partage une volonté de vivre ensemble puisque animé de valeurs communes linguistique, religieuse, culturelle et historique à l’origine d’un sentiment national. Or, Israël n’a jamais institué de «nationalité israélienne» et pour cause : une partie de sa population (en l’occurrence les arabes israéliens) n’a pas de convergence de vue idéologique, politique ou spirituelle avec les juifs. Autrement dit, il n’existe pas en Israël, un «vouloir vivre collectif» qui soit partagé par l’ensemble de la population. Israël s’est donc contenté d’aborder le statut juridique des ressortissants au sein de l’Etat à travers la citoyenneté, c'est-à-dire l’implantation géographique en Israël, et non sur le terrain de la nationalité.

Or, et dans la mesure où les palestiniens font l’objet d’une reconnaissance au sein de l’Onu en qualité de nation (quand bien même aucun territoire ne leur a été attribué), il est logique que les arabes israéliens revendiquent cette appartenance commune. D’ailleurs, en Droit international, la nationalité fait partie des éléments fondamentaux de la personne tout comme le nom, le prénom, la date de naissance, le domicile, la filiation, le régime matrimonial… En vertu de l’article 15 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, «tout individu a droit à une nationalité». Le second alinéa de cette article précise en substance que «nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer sa nationalité». En réalité, non seulement Israël ne peut empêcher les palestiniens d’accéder à cette nationalité palestinienne, mais encore, il pourrait les y encourager.

Le premier avantage qui en résulterait pour Israël, tiendrait à l’harmonisation du statut des arabes israéliens et des palestiniens vivant à Jérusalem qui n’ont jamais perdu leur nationalité palestinienne : ces derniers disposent d’une carte leur permettant de circuler librement en Israël comme des personnes étrangères en situation régulière sur le territoire. Les arabes israéliens se verraient, de la même manière, reconnus le statut de «palestiniens» en situation régulière dans l’Etat juif.

En outre, les arabes israéliens devenus «palestiniens» en situation régulière disposeraient de tous les droits attachés à la résidence et seraient astreints à tous les devoirs avec toutefois des exceptions notables prévues par le Droit international. Ils perdraient ainsi le droit de vote aux élections nationales et ne disposeraient de ce droit que pour les scrutins locaux. Ils perdraient également le droit d’occuper certaines fonctions réglementées comme la députation (une bonne chose pour Israël), les mandats électifs (autre que les mandats locaux) ou encore la fonction de magistrat. S’agissant des devoirs, ils seraient dispensés d’accomplir leur service national au sein de Tsahal, comme c’est le cas actuellement mais non plus en raison de leur qualité de musulmans (critère discriminatoire) mais de leur appartenance à une autre nation. Un service civil pourrait néanmoins leur être proposé comme cela est en cours de discussion.

Par ailleurs, Israël pourrait exiger des personnes devenues «palestiniennes» qu’elles respectent la loi nationale juive. Aussi, l’Etat hébreu pourrait définir ses intérêts fondamentaux à l’instar de ce qui existe en France, tels que définis par l’article 410-1 du code pénal : «Les intérêts fondamentaux de la nation s'entendent au sens du présent titre de son indépendance, de l'intégrité de son territoire, de sa sécurité, de la forme républicaine de ses institutions, des moyens de sa défense et de sa diplomatie, de la sauvegarde de sa population en France et à l'étranger, de l'équilibre de son milieu naturel et de son environnement et des éléments essentiels de son potentiel scientifique et économique et de son patrimoine culturel».

En résulterait le corolaire (en cas de manquement aux intérêts fondamentaux de l’Etat juif), à savoir le droit de les extrader du territoire national vers les territoires sous souveraineté palestinienne. Il suffirait pour ce faire de s’inspirer des dispositions de la Convention sur la réduction des cas d’Apatridie du 30 août 1961 entrée en vigueur le 13 décembre 1975 et de calquer le mécanisme de l’extradition sur celui afférant à la possibilité de retirer la nationalité d’une personne. Tel est le cas lorsqu’une personne a manqué de loyalisme envers son Etat de résidence, a apporté son concours à un autre Etat ou a reçu de lui des émoluments, a prêté allégeance à un autre Etat. Il en serait bien évidemment de même, en cas de participation à des actes incompatibles avec la résidence sur le territoire juif.

Bien évidemment, un poids serait ôté sur le plan démographique : le bureau statistique israélien a publié les chiffres concernant la population juive d’Israël : sur les 7,81 millions de personnes (en ce compris les 270 000 palestiniens de Jérusalem), 5,9 millions sont juifs. Or, les projections des populations juives et palestiniennes indiquent que le nombre de palestiniens et d’arabes israéliens égalera le nombre de juifs en 2015 et le dépassera en 2020. Il est donc urgent de figer qui est israélien et qui ne l’est pas, en considération de l’appartenance nationale.

De même, l’Etat hébreu a négligé le principe de la nationalité de ses ressortissants juifs. L’Etat d’Israël se présente comme un Etat nation qui a toujours redouté d’accorder la nationalité israélienne, israélite ou juive a ses ressortissants juifs. Plus rien ne devrait s’y opposer dès la reconnaissance de la nationalité palestinienne aux arabes israéliens. La mention de la nationalité «juive», «arabe» ou «druze», figurait d’ailleurs sur les cartes d’identité avant que le Ministre de l’intérieur Elie Yichai ne décide de sa suppression il y a de cela 9 ans.

Enfin, Israël gèrera mieux le mécanisme du regroupement familial qui interdit aux palestiniens désireux de se marier avec des arabes israéliens, d’obtenir la citoyenneté israélienne. Non seulement Israël pourra maintenir le régime qui limite les regroupements familiaux (depuis 2003), mais en outre, ceux qui ont obtenu la citoyenneté israélienne ne constitueraient plus une menace pour Israël compte tenu de leur nationalité palestinienne et donc, du caractère précaire de leur installation en Israël. En somme, le bénéfice de la nationalité palestinienne aux arabes israéliens préservera à jamais le caractère juif de l’Etat d’Israël.

23:16 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17 avril 2012

Conférence

Conférence

"Aux origines du conflit israélo-palestinien"                

Loin des clichés réducteurs et des jugements hâtifs, Nathan Weinstock s'efforce de reconstituer minutieusement, documents à l'appui, la genèse et l'évolution du conflit israélo-palestinien depuis le milieu du XIXe siècle jusqu'à la date charnière de 1948, et de retracer ainsi la dynamique conflictuelle qui a façonné les phases successives de la confrontation née autour de l'émergence de deux nationalismes antagonistes, mais étrangement similaires, issus d'une même Terre. (Alors, pourquoi ne sont-ils pas tout simplement Palestiniens ? Pourquoi avoir chassé, à travers de multiples opérations d'épuration ethnique, les Palestiniens de cette Terre, de leur Terre ? L'entité sioniste : colonisatrice, raciste est fondée sur une accumulation de crimes !) (Rachid Z)

Promise, trop promise. Une histoire, non seulement de frères ennemis mais aussi - en quelque sorte - de frères siamois. De sang et de larmes. De bruit et de fureur. Un récit géminé de souffrances mais aussi d'espoir.

L'auteur dédicacera son livre à l'issue de la conférence, Maître Nathan Weinstock (avocat et historien)

Mardi 15 mai de 12h30 à 13h30

Adresse et réservations

Musée Juif de Belgique

Rue des Minimes 21 - 1000 Bruxelles - 02 512 19 63

info@mjb-jmb.org  www.mjb-jmb.org

29 mars 2012

Israël - Éthiopie : diplomatie positive

Israël - Éthiopie : diplomatie positive

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Par Maxime Perez, le 29 mars 2012

En nommant une ambassadrice d'origine éthiopienne à Addis-Abeba, l'Etat hébreu adresse un message fort à sa communauté falasha, victime de discrimination.

C'est ce qu'il convient d'appeler un retour aux sources. Belaynesh Zevadia, 43 ans, retrouve l'Éthiopie, son pays natal, vingt-sept ans après l'avoir quittée pour rejoindre la Terre promise. Elle vient d'être nommée ambassadrice d'Israël à Addis-Abeba, devenant ainsi la première femme d'origine éthiopienne à occuper un haut poste. «Je suis honorée pour moi et ma famille, a reconnu la diplomate. C'est la preuve qu'en Israël tout le monde peut accomplir ses rêves, peu importe que l'on soit nouvel immigrant ou Israélien de souche.»

Modèle d'intégration réussie, Belaynesh Zevadia est aussi un exemple de dévouement pour sa communauté. En 1985, quelques mois seulement après être arrivée d'un petit village de la province de Gondar, elle propose ses services à l'Agence juive pour venir en aide aux nouveaux immigrants éthiopiens. L'État hébreu est alors engagé dans l'opération Moïse, un vaste pont aérien qui permettra l'exfiltration de 8 000 Falashas via des camps de réfugiés au Soudan qu'ils avaient rejoints à pied, souvent au péril de leur vie. Quelques années plus tard, Belaynesh Zevadia décroche un master en études africaines à l'université hébraïque de Jérusalem, couronnant de brillantes études de sciences politiques. Ambitieuse, elle franchit un nouveau cap en 1993, quand elle intègre le ministère israélien des Affaires étrangères. Jusqu'ici, sa carrière diplomatique l'avait surtout menée aux États-Unis, où elle a travaillé pour les consulats d'Israël à Houston et à Chicago.

Alibi

«La décision de nommer comme ambassadrice Belaynesh Zevadia, au-delà du fait qu'elle est une diplomate de talent, transmet un message important à la société israélienne, qui est actuellement aux prises avec la question du racisme envers nos frères d'Éthiopie, précise le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a personnellement appuyé la candidature de Zevadia. Cette nomination est particulièrement importante en ce sens : nous voulons lutter contre la discrimination

À l'évidence, la diplomate sert aussi d'alibi aux autorités de l'État hébreu, qui peinent à empêcher les manifestations d'hostilité contre cette communauté. Après que les autorités rabbiniques eurent tardivement reconnu leur judaïté, les 120 000 Juifs éthiopiens recensés aujourd'hui en Israël ont du mal à s'intégrer. Confrontés au chômage et à la pauvreté, beaucoup vivent relégués dans des villes de seconde zone, telle Kiryat Malachi. En janvier dernier, c'est dans cette localité du sud d'Israël que des habitants avaient refusé de leur louer des appartements. Des dizaines de milliers d'Éthiopiens avaient alors manifesté à Jérusalem pour dénoncer le racisme.

09 mars 2012

Une loi votée prochainement: Israël veut des dédommagements pour les juifs d'Algérie

Une loi votée prochainement

Israël veut des dédommagements pour les juifs d'Algérie

Par Salem Ferdi, le 08 mars 2012

De manière récurrente, les responsables israéliens remettent sur le tapis et avec un incomparable culot une demande de réparation pour les biens de juifs qui ont quitté les pays arabes après la création d'Israël. Les exigences de réparation remontent même jusqu'à la période de Mohamed, Prophète de l'Islam.

Le 21 février dernier, le président de la Knesset israélienne, Reuven Rivlin, a déclaré qu'il ne «pourrait y avoir de traité de paix avec nos voisins s'ils ne paient pas des réparations» aux juifs qui ont quitté les pays arabes après la création d'Israël. Il y a déjà deux ans, une disposition avait été présentée à la Knesset prévoyant que tout traité de paix doit inclure des dédommagements aux «réfugiés» juifs.

L'objectif est clairement propagandiste. Il est destiné à contester le droit au retour des réfugiés palestiniens consacré par les résolutions de l'ONU. Le président de la Knesset, parlant des biens des juifs «confisqués» après leur départ vers Israël, a ajouté que «nous ne pouvons avoir des relations avec un pays qui justifie le vol. S'il y a un traité entre Israël et les pays arabes, les réparations doivent être incluses». Un comble pour un régime raciste qui a spolié tout un peuple. L'exigence de compensation ratisse très large. L'Egypte, la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye, le Soudan, la Syrie, l'Irak, le Liban, la Jordanie et le Bahreïn sont sommés de payer des compensations pour 850.000 juifs et verser la coquette somme de 300 milliards de dollars.

Et pour rendre l'affaire inextricable, les comptes remontent jusqu'au temps du Prophète. Les Saoudiens devraient ainsi payer 100 milliards de dollars pour les biens des juifs de cette lointaine période. La loi pourrait être présentée à nouveau au cours des prochaines semaines à la Knesset. Elle oblige le gouvernement israélien à demander aux autorités égyptiennes, déjà liées par un accord avec Israël, de restituer les biens des juifs qui ont quitté les villes égyptiennes à partir de 1948. Quant à l'Iran, Israël lui réclame le paiement de 100 milliards de dollars. Cette exigence de «compensation» est destinée à créer de toute pièce un problème de réfugiés juifs et à le mettre dans la balance dans toute discussion sur le droit au retour des Palestiniens.

18 février 2012

Paris-VIII annule un colloque controversé sur Israël

Paris-VIII annule un colloque controversé sur Israël

Par Nathalie Brafman, le 18 février 2012

Le Collectif Palestine de l'université Paris-VIII menace de saisir la justice si le président de l'établissement ne revient pas sur sa décision. Vendredi 17 février, Pascal Binczak a en effet annulé le colloque "Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international : Israël, un Etat d'apartheid ?", qui devait se tenir les 27 et 28 février.

Dans un premier temps, il l'avait autorisé au nom de la liberté d'expression, mais "sous réserve du respect absolu des principes de neutralité et de laïcité" et à condition que ce colloque "ne trouble pas l'ordre public".

"Nous avions même reçu, début janvier, 2 500 euros du fonds de solidarité pour son organisation", indique, consternée, Céline Lebrun. Pour cette militante, M. Binczakaurait cédé aux pressions.

Le Conseil représentatif des institutions juives (CRIF) avait dénoncé "un colloque discriminatoire" rappelant que le thème du boycottage "contrevient aux articles 225-1 et 225-2 du code pénal sur la discrimination et aux articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1981 sur l'interdiction de la provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse (…)".

Par ailleurs, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme avait également menacé de déposer plainte. M. Binczak se défend avec insistance d'avoir cédé aux pressions du CRIF. "Depuis trois ans, nous accueillons le festival Printemps Palestine, organisé par certains de nos étudiants. Mais c'est une manifestation culturelle et non politique", insiste-t-il.

"RISQUE DE TROUBLES"

Pour lui, le thème de ce colloque, la nature des interventions envisagées, comme les intitulés des contributions, "à caractère fortement polémique", ont provoqué de vives réactionsau sein même de l'université, selon lui –, "laissant présager un risque sérieux de troubles à l'ordre public et de contre-manifestations". En cause notamment, une table ronde intitulée "Présentation de la campagne internationale BDS, Boycott, désinvestissement, sanctions" par Omar Barghouti, membre fondateur de cette campagne, présent par vidéoconférence.

Reste à savoir quelle suite la justice pourrait donner à cette affaire. En mars 2011, le Conseil d'Etat avait jugé que l'Ecole normale supérieure (ENS), en refusant de mettre une salle à la disposition du Collectif Palestine ENS qui voulait organiser une réunion en invitant des personnalités extérieures, n'avait pas porté atteinte au principe de liberté de réunion et d'expression des élèves.

04 février 2012

André Azoulay : «les Marocains sont ouverts à l’idée d’un réchauffement des relations avec Israël»

André Azoulay

«Les Marocains sont ouverts à l’idée d’un réchauffement des relations avec Israël»

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Oumma.com, le 3 octobre 2011

André Azoulay, le conseiller royal chargé des affaires économiques, qui en fait à part ses propres affaires s’occupe de tout sauf de l’économie au Palais, croit que «la majorité des marocains est ouverte à l’idée d’un réchauffement des relations avec Israël». C’est un câble de l’ambassade américaine à Rabat qui le signale.

Ce câble, œuvre de Wikileaks qui le signale comme confidentiel, évoque une rencontre entre Thomas Riley, ambassadeur des Etats-Unis à Rabat, et l’inamovible conseiller royal.

C’était en décembre 2005 et Azoulay rendait compte au diplomate américain de son périple en Israël un mois plus tôt et de sa visite à son «vieil ami» Mahmoud Abbas à Gaza.

Azoulay, qui est un homme avare en paroles comme le décrit le même Riley dans un autre câble, a été cette fois assez éloquent. Non seulement le conseiller de Mohamed VI s’est montré certain qu’une "majorité de marocains" est pour la normalisation avec l’Etat hébreu mais il a accusé «certains», dont les islamistes, d’être contre.

Azoulay qui a déclaré à l’ambassadeur être engagé personnellement bien avant qu’il ne soit nommé conseiller royal par Hassan II dans un processus de réconciliation entre Palestiniens et Israéliens (apparemment sans grand succès jusqu’à aujourd’hui), s’est lamenté que les Américains ne fassent plus appel à lui comme dans le passé.

Azoulay qui s’est promis de faire avancer cette «idée» de normalisation entre les deux Etats, marocain et israélien, a expliqué à son interlocuteur que son «ami» Mahmoud lui a lancé en direction des autorités marocaines «nous avons besoin de vous» et demandé que ces dernières utilisent leur «effet de levier». C’est-à-dire que le Makhzen, allié traditionnel et discret d’Israël, utilise ses relations, secrètes et pas secrètes, avec l’Etat hébreu (à l’époque dirigé par le gentil Ariel Sharon) pour venir en aide à la Palestine.

On en apprend des choses dis donc !

30 janvier 2012

Conférence-débat : Israël/Palestine : Un État, deux États ?

Conférence-débat

Israël/Palestine : Un État, deux États ?

Avec Dominique Vidal, éditeur de «Palestine/Israël : un État, deux États ?» et Leila Shahid, déléguée générale de Palestine pour la Belgique, le Luxembourg et l’Union européenne

L’échec de la stratégie d’Oslo, après celui de la lutte armée, a rouvert le débat parmi les Palestiniens et leurs soutiens à travers le monde : un État, deux États ? Dominique Vidal a voulu faire le point sur cette question avec un ouvrage collectif. C’est à sa suggestion et avec plaisir que nous débattrons de ce problème stratégique (et de bien d’autres...) avec Leïla Shahid (déléguée Générale de Palestine). Une discussion de fond indispensable...

Vendredi 10 février 2012 — 20:15 heures

61, rue de la Victoire, 1060 Bruxelles

Tel : 02.537.82.45 - upjb2@skynet.be

PAF : 6 €, 4 € (membres UPJB), 2€ (tarif réduit)

La religiosité remonte en Israël

La religiosité remonte en Israël

Par JOËL DAVID, le 30 janvier 2012

Alors que plusieurs incidents récents ont braqué les projecteurs sur la minorité d’ultra-orthodoxes israéliens, un institut de sondages publie les résultats d’une enquête sur les comportements religieux des Israéliens.

Avec son armée puissante, ses dix prix Nobel en six décennies, sa littérature et son cinéma mondialement reconnus, ou encore Tel-Aviv, capitale économique qui se veut le paradis du tourisme «Sea, sex and sun», Israël cultive volontiers son image de pays technologiquement avancé et moderne. Ses habitants n’en restent pas moins solidement attachés à leur religion et à leurs traditions.

Selon le dernier sondage du Centre Guttman de l’Institut israélien pour la démocratie (réalisé en 2009 sur un échantillon représentatif de 2 803 Juifs israéliens), ils sont 80 % à croire en Dieu, 65 % à estimer que les Commandements de la Torah sont d’origine divine, et 56 % à croire en l’au-delà.

L’institut de sondage souligne aussi une légère remontée des chiffres dans cette troisième édition d’une enquête déjà menée en 1991 et 1999. «De 1991 à 1999, un certain déclin de l’attachement aux traditions et à la religion juive avait été constaté, apparemment sous l’impact d’une immigration importante venue de l’ex-Union soviétique»,expliquent les auteurs. «De 1999 à 2009, cet attachement a progressé, revenant – et dans certains domaines surpassant même – les niveaux mesurés en 1991.»

Etat et religion imbriqués

Seuls 46 % se définissent comme laïcs, contre 52 % en 1999. Il est loin le temps des pionniers laïcs du kibboutz collectiviste. L’État et la religion sont désormais étroitement imbriqués : les autobus ne circulent pas et les avions d’El Al sont cloués au sol pendant le shabbat, rares sont les hôtels où l’on sert une nourriture non casher, et il y a une «mezouza» (parchemin sacré) fixée au seuil de pratiquement chaque foyer juif.

«Ce n’est pas étonnant, car Israël n’est ni une théocratie ni un État laïque. Historiquement, le sionisme a été un mouvement de révolte contre la religion, mais il a repris celle-ci à son compte en se fondant sur la Bible», souligne Marius Schattner, journaliste et auteur de Israël, l’autre conflit, Laïcs contre religieux  (1).

Selon lui, «cette ambiguïté fondamentale ressurgit, car il n’y a ici ni séparation entre la synagogue et l’État, ni véritable pensée laïque. Ben Gourion a fondé l’État juif en 1948, mais a laissé aux religieux le soin de définir qui est juif

Croyance et commandements

Très «dubitatif» sur le sondage du Centre Guttman, Ilan Greilsammer, professeur de sciences politiques à l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv, souligne cet apparent paradoxe que «pour les Juifs, la croyance en Dieu n’est qu’un élément parmi d’autres». «Certains ne croient pas en Dieu, mais observent les commandements», observe-t-il.

De fait, 94 % des Israéliens considèrent la circoncision comme «importante ou très importante», 91 % pensent de même pour la bar-mitsva. Lors de la Pâque juive, 90 % tiennent à assister à un repas obéissant au rituel du «séder».

De ce point de vue, «la société israélienne ne change pas», à ses yeux, et est toujours composée de quatre catégories, «peu variables, et parfois perméables» : 7 % des personnes interrogées dans cette enquête se déclarent comme «haredim» (ultra-orthodoxes), 15 % orthodoxes, 32 % traditionnels, et donc 46 % laïcs.

Dérives extrémistes

Il reste que la dynamique démographique profite aux familles religieuses orthodoxes qui ont en moyenne de cinq à huit enfants, pour deux chez les laïques. «À terme, notre pays n’est pas viable, il s’émiette en clans rivaux qui n’ont plus rien en commun», s’émeut ainsi le poète Nathan Zach, porte-drapeau de la culture laïque, qui se dit «choqué» par les dérives extrémistes des «hommes en noir» et du fait que plus de la moitié des personnes interrogées affirment la primauté des valeurs religieuses sur celles de la démocratie (20 % «toujours» et 36 % «parfois»).

Les juifs d’Israël n’hésitent pas, cependant, devant les paradoxes : ils croient en Dieu, certes, mais 58 à 68 % d’entre eux voudraient profiter du shabbat pour faire du «shopping», aller au cinéma et bénéficier des transports publics.

(1) Éditions André Versaille, 2008, 392 p., 22,90 €.

21:43 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 janvier 2012

Le commerce entre Israël et les pays musulmans, un secret mal gardé

Le commerce entre Israël et les pays musulmans, un secret mal gardé

L’Orient - Le Jour, le  19 janvier 2012

Dans la Presse Grande enquête dans le Haaretz sur le business caché de l'Etat hébreu.

"Il y a de fortes chance que les systèmes informatiques iraniens, l'électricité dans le bureau d'un député indonésien et le gilet pare-balles d'un soldat saoudien viennent d'Israël", affirme le Haaretz dans une grande enquête publiée aujourd'hui.

Au delà de la rhétorique, des menaces et prises de position des uns et des autres, le commerce entre Israël et des pays arabes et musulmans continue.

Si les menaces de sanctions israélienne et américaine contre l’Iran visent aussi à dissuader les entreprises de commercer, même indirectement, avec l'Iran, "la réalité actuelle et le poids de la crise sur les marchés occidentaux, pousse certaines entreprises à regarder vers les marchés des pays du tiers-monde, et certaines entreprises trouvent des marchés dans des pays hostiles à Israël", rapporte le Haaretz.

"Hostiles" comme l'Iran. En juin dernier, Israël avait été secoué par une série de révélations sur des relations présumées du groupe Ofer, dirigé par le magnat israélien Sammy Ofer, 89 ans, avec l'Iran, alimentant une vive polémique portant sur des profits juteux sous couvert d'opérations d'espionnage. L'affaire avait éclaté quand Washington avait placé le groupe israélien sur une liste noire parce qu'il avait vendu en septembre 2010 un bateau-citerne pour 8,6 millions de dollars à la compagnie maritime iranienne IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines), en violation de l'interdiction de commerce avec la République islamique. Les médias israéliens avaient ensuite rapporté qu'au moins 13 pétroliers du groupe avaient mouillé en Iran ces dix dernières années.

"Le commerce avec l’Iran n'est pas nouveau", explique au quotidien israélien le professeur Uri Bialer, de l’Université de Jérusalem, qui a travaillé sur les relations entre l'Iran et Israël. "L’argent n’a pas d’odeur. Les Iraniens essayent toujours de faire du business, et il y a toujours eu des Israéliens voulant faire de l'argent", poursuit-il.

Pour Nachum Shiloh, un expert sur l’Iran, certains hommes d’affaires iraniens considèrent qu'il est logique d’importer des produits d’Israël. "Ici, nous voyons l’Iran comme un ennemi, un démon. Mais chaque Iranien ne se lève pas tous les matins en se demandant comment détruire Israël. Bon nombre d’hommes d’affaires iraniens ne sont pas des fanatiques, mais simplement des gens qui veulent faire de l’argent et améliorer leur business", affirme M. Shiloh, propriétaire du GMI (Gulf markets Intelligence).

Le 23 décembre dernier, l'agence Blooomberg avait rapporté qu'Allot, une société israélienne, fournissait à l'Iran des logiciels de surveillance d'Internet. Pour éviter tout traçage, ces logiciels transitaient par le Danemark, où une entreprise se chargeait de les reconditionner avant de les réexpédier en Iran. Affirmant ne pas être au courant de l'affaire, les autorités israéliennes avaient ouvert une enquête. Allot avait nié avoir donné son accord à l'envoi de ses logiciels en Iran et avait affirmé ne pas être courant de leur destination finale.

Certains hommes d’affaires se plaignent du fait qu’en matière d’interdiction de commerce, les règles sont confuses et floues. Mais pour d’autres acteurs du domaine, certaines entreprises israéliennes choisissent de fermer les yeux sur la destination finale de leurs produits, note le Haaretz.

Pour faire passer la marchandise, le secret est de rigueur. Les étiquettes et les emballages sur lesquels figurent "Made in Israel" sont retirés et le pays intermédiaire (tels que la Turquie et les pays Européens), qui se charge de revendre le produit sur des marchés non ou difficilement accessibles aux Israéliens, fournit à son tour un connaissement, ce qui facilite l’accès même indirect des compagnies israéliennes à ces marchés.

"Il est interdit de parler de ces choses-là", déclare au Haaretz Dan Catarivas, directeur de la division commerce international et relations internationales au sein de l’Association des entreprises israéliennes. "Des compagnies israéliennes nous approchent souvent et nous demandent comment cacher l’identité israélienne de leurs produits. Nous les renvoyons à des experts en la matière", explique-t-il.

"Opérer en cachette est un inconvénient et implique beaucoup de travail, mais parfois nous n’avons pas le choix", explique au quotidien israélien un haut responsable d’une compagnie israélienne spécialisée dans la haute technologie. "Nos concurrents étrangers commercent librement avec les pays arabes, ils peuvent donc baisser leurs prix en Europe, et cela est vraiment ennuyeux. Cela vaut la peine d’accéder à ces marchés pour réduire la différence, même de manière minime", dit-il encore.

Le commerce israélien avec le monde musulman s’étend jusqu’en Indonésie et en Malaisie, sans que de réelles relations diplomatiques n’existent entre ces pays et Israël. Un bon nombre de compagnies israéliennes exportent également des produits en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe, notamment des produits à haute valeur technologique. La plupart du temps, le commerce se fait via des filiales enregistrées aux Etats-Unis.

Pour Naava Mashiah, un homme d’affaires israélien qui vit en Suisse et s’occupe de contrats au Moyen-orient, "Israël est de plus en plus isolé dans le monde, et notre groupe essaie de briser cet isolement. L’un des moyens de le faire, est de créer des liens commerciaux avec les pays arabes".

30 décembre 2011

Souhail Chichah :

Souhail Chichah
 
Sionisme = Racisme ?
 
Extrait d'une conférence tenue le 11 avril 2011 à l'ULB ...

01:16 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 décembre 2011

L’ancien président Moshé Katzav emprisonné

L’ancien président Moshé Katzav emprisonné

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Le Soir, le 07 décembre 2011, 09:20

L’ancien président israélien Moshé Katzav, condamné à sept ans de prison ferme pour viols, a été écroué mercredi dans la prison de Maasiyahu au sud de Tel-Aviv, a constaté un photographe de l’AFP. Moshé Katzav, 66 ans, a été reconnu coupable notamment de viols à l’encontre de deux de ses collaboratrices à l’époque où il était ministre du Tourisme dans les années 90, de harcèlements sexuels, de subornation de témoins et d’entraves à la justice. Son appel devant la Cour suprême a été rejeté le mois dernier. Président de l’Etat d’Israël de 2000 à 2007, année où il a été contraint à la démission, Moshé Katzav a constamment proclamé son innocence. Moshé Katzav est le premier président, le poste le plus honorifique en Israël, à être emprisonné.

11:52 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 novembre 2011

Le site du Mossad en panne

Le site du Mossad en panne

Ainsi que celui de l'armée israélienne et du service de la sécurité intérieure. La presse israélienne évoque les Anonymous

AFP, le 06 novembre 2011

Les sites internet de l'armée israélienne, du service de renseignements (Mossad) et du service de la sécurité intérieure (Shin Beth) étaient en panne dimanche. Les porte-parole de l'armée et du Shin Beth ont confirmé à l'AFP une "coupure de plusieurs heures" et indiqué "qu'une enquête était en cours pour déterminer l'origine" de cette panne.

Le quotidien israélien Haaretz a lié cette triple panne au groupe de pirates informatiques Anonymous, qui avait annoncé une riposte à l'arraisonnement de deux bateaux vendredi alors qu'ils tentaient de briser le blocus israélien de la bande de Gaza.

Des commandos de la marine israélienne ont arraisonné vendredi après-midi le Saoirse ("Liberté" en gaélique) et le Tahrir ("Libération" en arabe), qui battaient pavillons irlandais et canadien. Les deux bateaux ont été escortés au port israélien d'Ashdod, au sud de Tel-Aviv et leurs passagers arrêtés.

Mardi, l'ensemble du réseau internet des Territoires palestiniens avait été coupé quant à lui par une attaque de pirates informatiques.

Le ministre palestinien des Communications, Mashour Abou Daqqa, a annoncé qu'il allait réclamer une enquête internationale concernant cette attaque.

21:00 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |