20 novembre 2012

Solidarité avec Gaza

Solidarité avec Gaza la martyr

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13:56 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Monsieur le Président, je vous écris une lettre

Monsieur le Président, je vous écris une lettre

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Par Serge Grossvak (UJFP), le 20 novembre 2012

Monsieur le Président,

Monsieur le Président de la République, je remets entre vos mains qui peuvent tant une demande pour des humains qui n’en peuvent plus.

Monsieur le Président, j’ai reçu un message par internet de mon ami Ziad Medhouk. Mon ami qui demeure à Gaza. Mon ami poète et brillant enseignant de français. Mon ami sous les bombes, cette fois encore, et encore, et toujours. Mon ami enfermé et sans pays, ailleurs qu’en son cœur.

Monsieur le Président, ce soir j’ai reçu un e-mail de mon ami. Un e-mail terrible, un e-mail horrible. Il me dit que l’immeuble qui jouxte le sien a été soufflé par les bombes. Il me dit que, lui qui ne pleure jamais, pleure aujourd’hui les larmes de son corps. Il me dit que dans cet immeuble de 5 étages qui n’existe plus vivait la famille Dalou. Dans cette immeuble pulvérisé, 12 morts, 12 cadavres, 12 horreurs. Et une montagne de larmes et de souffrances. Et le regard sans âme d’une barbarie méprisante

Monsieur le Président, vous n’avez pas le temps, je ne vous parlerai pas des blessés, pas des angoisses, pas des deuils impossibles, pas même de tous ces morts. Je vous parlerai des enfants, juste des enfants… Vous aurez bien un tout petit peu de temps, pour des enfants, pour ces obscurs enfants entrés dans la mort. Il est important que vous pensiez à eux, eux pour qui il est trop tard. Pour eux vous ne pouvez plus rien. Puis vous pensez aux autres, envers qui vous pouvez tant.

Monsieur le Président, j’ai vu ces enfants, ces enfants sortis des photos, sortis de ce trou et des gravats souvenir de ce qui fut un immeuble de vie. Je vois ce sauveteur, ce voisin, ce parent (?) sortant ce petit corps pantelant. Sur une autre photo je vois un brancard, un pauvre brancard tout petit où sont posés collés l’un à l’autre ces corps minuscules, comme endormis, comme se touchant l’un l’autre pour se rassurer, comme pour se dire que ce n’est que la mort.

Monsieur le Président, ne me dites pas que vous ne pouvez rien. Que vous compatissez mais ne pouvez rien.

Monsieur le Président, je dois aussi vous parler de Nathan Blanc. Il a 19 ans et demeurait à Haïfa. Il est israélien. Aujourd’hui il demeure en prison. Nathan n’avait pas connaissance de ce témoignage de Ziad, mais il savait ce qui était en train d’advenir. Nathan a eu le courage de dire non, au prix de la prison.

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas abandonner Nathan, ce tout jeune pacifiste israélien, et dans le même mouvement tourner le dos à mes amis israéliens, juifs comme moi, qui ont le courage d’affronter cette folie guerrière. Au nom de mon pays la France, au nom de ce pays qu’ont rejoint mes grand parents avec un énorme espoir de liberté et de dignité vous devez vous engager, clairement, fermement. Monsieur le Président, les pacifistes israéliens attendent de nous, les pacifistes palestiniens attendent de nous. N’abandonnez pas au désespoir Leïla Shahid confrontée au mur colonial.

Après l’horrible opération «plomb durci» qui avait vu le massacre d’un habitant sur 1000, 5 sur 1000 blessés, le «crime de guerre voir contre l’humanité» avait été évoqué. Et puis rien. Et puis le silence. Et puis pas de Tribunal. Alors, alors ça recommence, cette danse macabre des êtres sans conscience, sans dignité, sans humanité. Monsieur le Président, les silences, les lâchetés, libèrent les bêtes sauvages. Monsieur le Président, le silence est un crime de lâcheté. Simplement appeler à «de la retenue» est un silence, une fuite devant les responsabilités.

Monsieur le Président, vous pouvez tant pour mettre fin à cette horreur. Vous pouvez clamer que la France ne se taira plus, que ça suffit. Vous pouvez affirmer l’engagement de la France pour l’application du Droit International, sans faiblesse, pour que la Palestine entre à l’ONU, pour que les frontières intégrales de 67 soient reconnues et imposées.

Vous pouvez, Monsieur le Président, appeler à la convocation du Tribunal International que ceux qui commettent ces morts répondent de leurs actes.

Monsieur le Président, la paix demande du courage. La paix demande de la détermination. La paix demande du Droit. En vous honorant d’œuvrer pour le Droit vous défendrez la vie, vous porterez la place et l’histoire de notre pays.

13:12 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Importent-ils le conflit israélo-palestinien ?

Importent-ils le conflit israélo-palestinien ?

Propos recueillis par La Libre Belgique, le 20 novembre 2012

Henri Goldman est rédacteur en chef de “Politique, revue de débats” et de “Migrations magazine” (Bruxelles)

Que reprochez-vous au Comité de concertation des organisations juives de Belgique (CCOJB) ?

Chaque fois qu’il y a un conflit dans lequel Israël est impliqué, les institutions dites représentatives de la communauté juive de Belgique viennent expliquer qu’Israël est comme toujours dans son droit et laissent entendre que tous les Juifs belges soutiennent cet Etat quoi qu’il fasse. Or, comme en 2009 avec l’opération Plomb durci sur Gaza, les actions d’Israël font l’objet à juste titre d’une réprobation de plus en plus universelle. Du coup, tous les Juifs apparaissent comme les complices de ces mauvaises actions.

Le Comité de concertation des organisations juives de Belgique (CCOJB) ne parle donc pas au nom de tous les Juifs de Belgique ?

Qui peut l’affirmer ? Sur les 30 000 ou 40 000 Juifs de Belgique, seule une minorité fréquente assidûment une des nombreuses institutions communautaires. La plupart se sont fédérées dans deux coupoles : l’une, le Forum der Joodse Organisaties, représente le judaïsme anversois, plus religieux et plus concentré; l’autre, le CCOJB, est la coupole francophone. Il affilie 39 organisations de taille variable, certaines étant vraiment microscopiques et dont seules quelques-unes sont vraiment actives sur le terrain politique, à côté de clubs sportifs, d’écoles ou de communautés religieuses. Une de ses missions est, je cite, "le soutien, par tous les moyens appropriés de l’Etat d’Israël, centre spirituel du judaïsme et havre pour les communautés juives menacées". Raison pour laquelle une des organisations juives bien connue à Bruxelles, l’Union des progressistes juifs de Belgique, qui n’est pas sioniste et n’a jamais ménagé ses critiques à l’encontre d’Israël, n’en fait pas partie. Mon sentiment, c’est que la majorité des Juifs de Belgique partage le sentiment dominant de la population belge qui estime qu’à Gaza, Israël passe les bornes, même si les gens du Hamas ne sont pas très sympathiques. Ils n’ont aucune envie d’être assimilés au gouvernement d’extrême droite qui dirige en ce moment cet Etat, contrairement à ce que le CCOJB laisse supposer. En tout cas, tout ce qui donne l’impression que les Juifs feraient bloc par solidarité ethnique avec Israël quoi qu’il fasse, y compris même des crimes de guerre, tandis que "les arabo-musulmans" s’identifient aux Palestiniens aboutirait à dresser les uns contre les autres, communauté contre communauté. Ce serait dramatique.

Le CCOJB met en garde contre l’importation du conflit en Belgique avec un risque de recrudescence de l’antisémitisme. Sur votre blog, vous avancez importer le conflit du Moyen-Orient, pourquoi pas ? N’est-ce pas dangereux ?

Il faut s’entendre sur les termes. Faut-il se désintéresser des injustices du monde ? La solidarité avec les peuples en lutte, de l’Algérie au Vietnam en passant par l’Afrique du Sud, c’est quelque chose dont notre population peut plutôt être fière. Evidemment, on ne va pas rejouer l’intifada dans les rues de Bruxelles, même si le communiqué du CCOJB risque de donner à certains ce genre d’idées. Je dirais plutôt qu’il faut transposer le conflit, en le "civilisant". Ici, on n’est pas en guerre et il n’y a pas de raison de mettre en danger la paix civile. Mais il y a beaucoup à faire, notamment vis-à-vis de nos autorités, pour que celles-ci s’engagent enfin en faveur d’une solution juste et cessent de soutenir honteusement la puissance occupante. Dans ce sens, "importer le conflit" est un aussi un message adressé aux Palestiniens afin qu’ils ne se sentent pas abandonnés du monde entier. Il est piquant que le CCOJB proteste contre une telle "importation" alors qu’avec son communiqué, c’est exactement ce qu’il pratique.

"Tout ce qui donne l’impression que les Juifs feraient bloc par solidarité ethnique avec Israël quoi qu’il fasse, y compris même des crimes de guerre, aboutirait à dresser les uns contre les autres, communauté contre communauté."

11:23 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19 novembre 2012

SIONISME Manifestation de soutien à l’opération «PILIER DE DEFENSE» devant l’Ambassade d’Israël à Paris mardi 20 novembre à 18h30

SIONISME

Manifestation de soutien à l’opération «PILIER DE DEFENSE» devant l’Ambassade d’Israël à Paris mardi 20 novembre à 18h30

Le CRIF, le Consistoire, le B’nai B’rith France, l’UPJF, l’UMDPJF et les principales organisations communautaires appellent à participer nombreux à la manifestation unitaire de soutien à l’état d’Israël, le mardi 20 novembre à 18h30 devant l’Ambassade d’Israël à Paris rue Rabelais 75008 Paris métro : Franklin-Roosevelt

Cette manifestion doit être un message fort de solidarité de la communauté juive de France adressé au peuple Israélien qui est soumis quotidiennement a des tirs aveugles de roquette lancées par l’organisation terroriste le Hamas

Ce sera aussi un moment essentiel pour rappeler à tous que l’opération militaire «PILIER DE DEFENSE» a été lancée par le gouvernement israélien pour défendre 4,5 millions de citoyens, soit la moitié de sa population, attaqués par les missiles terroristes du Hamas

Montréal Manif du 18 novembre

Montréal

Manif du 18 novembre

Lors de cette manif contre les crimes sionistes, le Rabbi Dovid Feldman déclarait "Israel is a Danger for Humanity"

Les Anonymous ont pris position dans le conflit israélo-palestinien

Les Anonymous ont pris position dans le conflit israélo-palestinien

Par Philippe Guerrier, le 19 novembre 2012

Pour protester contre les raids sur Gaza, Anonymous aurait visé des centaines d’institutions en Israël avec un «succès» relatif. Les parties frontales en conflit exploitent aussi les réseaux sociaux

L’offensive actuelle de l’armée israélienne contre les groupes armés de la bande de Gaza offusque le réseau de hacktivistes.

Au point de lancer des assauts destinés à bloquer des dizaines de sites Internet d’organisations israéliennes.

Selon Anonymous, 650 institutions privées et publiques ont été visées et une quarantaine de sites Web seraient finalement tombés. Notamment la puissante Bank of Jerusalem et le site du ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu.

Pour le cas de la banque israélienne, cela irait au-delà du blocage par attaque par déni de service distribué (DDoS). Le «réseau de pirates militants sur Internet» évoque même la «suppression de sa base de données».

Les actions anti-israéliens sur Internet sont revendiquées : «Pendant trop longtemps, les Anonymous se sont contentés – comme le reste du monde – de regarder avec désespoir le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien par l’armée israélienne», ont déclaré les Anonymous dans un communiqué.

Une vidéo YouTube se montre explicite sur le sujet (voir en dessous).

«Mais quand le gouvernement israélien a menacé publiquement de couper Internet et toutes les autres télécommunications entrant ou sortant de Gaza, ils ont franchi une ligne.»

Le réseau de cybermilitants a publié sur Internet un «pack de survie Internet» pour les habitants de la bande de Gaza au cas où les autorités israéliennes chercheraient à isoler le territoire palestinien du reste du monde en coupant les réseaux télécoms.

Au nom de la défense du droit à la liberté d’expression et plus globalement de la lutte contre l’injustice, il arrive que les Anonymous se mobilisent dans le cadre de conflits de natures différentes (insurrections, guerres civiles…) comme ce fût le cas avec les Printemps arabes (Lybie, Egypte, Syrie…).

Au-delà de la joute armée entre Israéliens et Palestiniens, les parties adverses apprennent aussi à exploiter Internet et les réseaux sociaux chacun de leur côté dans une bataille de l’information. Entre «pédagogie» et propagande.

Ainsi, pour l’opération militaire «Pilier de Défense», l’armée israélienne utilise Twitter, YouTube, Facebook, Tumblr ou Pinterest pour communiquer sur ses actions et ses objectifs.

Mais le Hamas, qualifié par Israël de mouvement terroriste, et sa branche armée les Brigades Ezzedine al-Qassam, ne sont pas en reste.

Ils diffusent via Twitter des comptes-rendus sur les tirs de roquettes effectués contre Israël et sur les victimes dans la population civile en lien avec les raids de Tsahal.

Tous les moyens sont bons pour «sensibiliser» l’opinion publique et la communauté internationale.

09:32 Écrit par Rachid Z dans Médias, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18 novembre 2012

PROTESTONS CONTRE LE CONCERT DE L'ARMÉE ISRAÉLIENNE À ANVERS

PROTESTONS CONTRE LE CONCERT DE L'ARMÉE ISRAÉLIENNE À ANVERS

L'ARMÉE ISRAÉLIENNE DONNE UN CONCERT DANS LA VILLE D'ANVERS...

ACCEPTABLE ?

Nous protestons contre la représentation de l'Orchestre de l'armée Israélienne prévu le dimanche 18 novembre dans la Provinciehuis d'Anvers.

L'armée israélienne a mené une guerre d'agression contre la bande de Gaza lors de l'hiver 2008-2009 pendant laquelle plus d'un millier de Palestiniens ont perdu la vie et plusieurs milliers ont été blessés. Le blocus illégal de cette armée contre la population de la bande de Gaza dure depuis des années. Aussi bien en Cisjordanie, qu'à Jérusalem Est et dans la bande de Gaza (territoires occupés illégalement depuis 1967), l'armée israélienne se rend quotidiennement coupable d'exactions et de violations des droits de l'homme. Les bombardements de l'armée israélienne contre les civils y sont fréquents. Le dernier, du 10 novembre 2012, a causé la mort de 7 personnes.

Pour toutes ces raisons, nous exigeons de la Belgique un embargo militaire contre Israël. Ce qui se produit ce 18 novembre, c'est l'exact opposé. L'ancien Premier Ministre Yves Leterme (CD&V) ainsi que la Ministre fédérale de l'emploi Monica de Coninck (Sp.a) seront présents dimanche prochain à ce concert, apportant de facto leur soutien à l'occupation israélienne ainsi qu'à son armé. Nous dénonçons le fait que des moyens publics, tels que la maison de la province d'Anvers, puissent être utilisés par la propagande en faveur de la colonisation et de la répression israélienne.

SOYONS PRÉSENTS :

Venez protester avec nous dimanche 18 novembre, à 13 heures, contre le concert de l'orchestre de l'armée israélienne à la Provinciehuis d'Anvers (Koningin Elisabethlaan 22, 2018 Anvers).

Vous pouvez rallier la Provinciehuis à partir de la gare centrale en prenant les trams 2 et 6, descendre à l'arrêt  Provinciehuis.

Initiative de : Initiatiefnemers: intal, Palestina Solidariteit, Vrede vzw, Vredesactie, Association belgo-palestinienne

16 novembre 2012

Gaza, assassinats et désinformation

Gaza, assassinats et désinformation

Par Alain Gresh, le 15 novembre 2012

Pour comprendre l’escalade à Gaza, il faut toujours rappeler quelques données sur ce territoire (360 kilomètres carrés, plus de 1,5 million d’habitants, soit plus de 4 500 personnes par kilomètre carré — ce qui en fait un des endroits de la planète où la densité de population est la plus élevée), occupé depuis 1967 par Israël. Même si l’armée s’en est retirée, ses accès avec le monde extérieur sont toujours contrôlés par Israël ; la circulation à l’intérieur même de cette mince bande de terre est limitée et le blocus mis en place depuis des années perdure : pour les Nations unies, Gaza reste un territoire occupé.

Les données qui suivent sont fournies par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires palestiniens (OCHA oPt), dans un document de juin 2012 intitulé : «Five Years of Blockade : The Humanitarian Situation in the Gaza Strip» :

C’est en juin 2007 que le gouvernement israélien a décidé d’intensifier le blocus de ce territoire, qui était déjà sévèrement «contrôlé».

 34 % de la population (et la moitié des jeunes) est au chômage.

 80 % de la population dépend de l’aide alimentaire.

Le PNB par habitant était, en 2011, 17 % en dessous de celui de 2005 (en termes constants).

En 2011, un camion par jour sortait de Gaza avec des produits pour l’exportation, soit moins de 3 % du chiffre de 2005.

35 % des terres cultivables et 85 % des eaux pour la pêche sont partiellement ou totalement inaccessibles aux Gazaouis à la suite des restrictions israéliennes.

85 % des écoles doivent fonctionner en «double service» — un le matin, l’autre l’après-midi —, en raison de la surpopulation.

Toute guerre s’accompagne d’une propagande intense et le gouvernement israélien est passé maître dans cet art. Déjà lors de l’offensive de décembre 2008-janvier 2009, on avait assisté à un déferlement médiatique (Marie Bénilde, «Gaza : du plomb durci dans les têtes»). Des intellectuels français, dont l’inénarrable Bernard-Henri Lévy, avaient contribué à cette désinformation.

L’homme assassiné par Israël, Ahmed Jabari, était le chef de l’aile militaire du Hamas (sur cette organisation, lire «Qu’est-ce que le Hamas ?»). Nombre de médias le présentent comme «un terroriste» responsable de toutes les attaques contre Israël. La réalité est assez éloignée de ce portrait — au-delà même de l’usage du terme «terrorisme», pour le moins ambigu. Une nouvelle fois, c’est un journaliste israélien Aluf Benn qui fait remarquer («Israel killed its subcontractor in Gaza», Haaretz, 15 novembre) :

«Ahmed Jabari était un sous-traitant, en charge du maintien de la sécurité d’Israël dans la bande de Gaza. Cette qualification paraîtra sans aucun doute absurde pour tous ceux qui, au cours des dernières heures, ont vu Jabari décrit comme un archi-terroriste, le chef du personnel de la terreur ou notre Ben Laden.

C’était pourtant la réalité durant ces cinq années et demi. Israël a exigé du Hamas qu’il observe la trêve dans le sud et la fasse appliquer par les nombreuses organisations armées dans la bande de Gaza. L’homme à qui avait été confiée cette tâche était Ahmed Jabari.»

Il suffit de regarder les graphiques publiés par le ministère des affaires étrangères israélien lui-même sur les tirs de roquettes («Palestinian ceasefire violations since the end of Operation Cast Lead», 14 novembre 2012), pour se rendre compte que, de manière générale, la trêve a bien été observée. Elle a été rompue par des raids de l’armée israélienne les 7 et 8 octobre 2012, puis les 13 et 14 octobre.

Chaque escalade fait suite à des assassinats ciblés de militants palestiniens à Gaza. Ces exécutions extra-judiciaires sont une pratique ancienne du gouvernement israélien (à laquelle les Etats-Unis se sont ralliés depuis longtemps). Vous avez dit «terrorisme» ? (lire «De Gaza à Madrid, l’assassinat ciblé de Salah Shehadeh», par Sharon Weill, Le Monde diplomatique, septembre 2009).

Le scénario avait été exactement le même en 2008. Alors que la trêve était respectée du côté palestinien depuis juin 2008 («List of Palestinian rocket attacks on Israel, 2008», Wikipedia), c’est l’assassinat de sept militants palestiniens en novembre qui devait déboucher sur une escalade et l’opération «Plomb durci».

Sur les violations par Israël des cessez-le-feu au cours des dernières années, on pourra lire Adam Horowitz, «Two new resources : Timeline of Israeli escalation in Gaza and Israel’s history of breaking ceasefires» (Mondoweiss, 14 novembre 2012).

D’autre part, il est difficile de parler d’un affrontement entre deux parties : les F-16 israéliens et les roquettes palestiniennes ne sont pas des armes équivalentes. Le bilan humain, depuis la trêve de janvier 2009 qui a suivi l’opération «Plomb durci», le confirme.

L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem dresse le compte des Palestiniens et des Israéliens tués à Gaza depuis le 19 janvier 2009 jusqu’au 30 septembre 2012 («Fatalities after operation “Cast Lead”») :

271 Palestiniens (dont 30 mineurs) contre 4 Israéliens.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes...

08:00 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 novembre 2012

Le racisme anti-arabe est justifié et valorisé en Israël

Le racisme anti-arabe est justifié et valorisé en Israël

Par Christian Delarue, le 11 novembre 2012

«Un bon Juif se doit de détester les Arabes» est devenu une norme plébiscitée par certains extrêmistes israéliens comme Zvi Ba’rel, journaliste senior au quotidien Haaretz. Le danger est que ce racisme n’est nullement limité à des franges marginales de la population. Il se diffuse sans cependant recouvrir tous les territoires d’Israel.

Pire que la détestation, il y a l’idée, apparue avec le crime Jamal Julani, que la vie d’un Arabe est sans valeur, qu’elle peut être ôtée sans problème et qu’au contraire cela renforce les capacités d’Israel à se défendre.

Faut-il rappeler que s’il arrive qu’Israel doive se défendre c’est surtout parce qu’elle attaque, qu’elle colonise, qu’elle détruit, qu’elle répand la misère chez les palestiniens.

Faut-il répéter que la diffusion d’un racisme aussi insoutenable est une tâche indélébile pour Israel.

Solidarité avec tous les israéliens pacifistes, non racistes, solidaires de l’émancipation du peuple palestinien.

01 novembre 2012

BELGIAN POLITICIAN : WE WILL DEFEND ISRAEL AT EVERY OPPORTUNITY

 BELGIAN POLITICIAN

WE WILL DEFEND ISRAEL AT EVERY OPPORTUNITY

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Ryan Jones, le 31 octobre 2012 

When one thinks of Belgium, one rarely thinks of pro-Israel politics. The same goes for much of Europe, but as the seat of the European Union, Belgium is seen by Israelis as being particularly hostile.

But one man has a vision to change all that, and as leader of the newly-formed People's Party Mischaël Modrikamen has made support of the Jewish state a major topic of his platform.

Belgium will hold its next parliamentary election in 2014, and before that, Modrikamen seems determined to make sure the voters know exactly where he stands on Israel.

At a political rally on May 4 of this year, Modrikamen stated:

"Israel is one of the greatest successes of the 20th Century. It started with nothing, had to fight five wars, and has nevertheless created a law-abiding democratic state. ...I can't bear anymore to see this country...being reviled and scorned... It's not acceptable. The People's Party will defend Israel at every opportunity."

And to those who claim Israel might be good to its Jews, but not to its Arab citizens, Modirkamen invited them to "go and visit Israel and see Arabs on the national soccer teams, at universities, even sitting on the High Court of Justice."

For his trouble, Modrikamen has himself been reviled and scorned by his nation's media, which has refused to include him in any national debates.

"The media in Belgium is very hostile toward Israel," said Shaul Nahum, a Belgian-born Israeli who represents the People's Party here in Jerusalem. Nahum hopes to influence the approximately 20,000 Belgians living in Israel to vote for Modrikamen, who reportedly intends to visit Israel next year.

The difficult path Modrikamen is walking, and the intensely hostile response to his positions, is not unprecedented in European politics in recent years. In neighboring Holland, Geert Wilders has been similarly treated for his firm support of Israel and his insistence that Europe's millions of Muslim immigrants must either fully integrate or go home.

Despite the media's outright hatred for Wilders, he scored a major victory in Holland's last election. Modrikamen is hoping for the same.

22 octobre 2012

L’UPJB s’insurge contre le renforcement des relations commerciales entre l’Union Européenne et Israël

L’UPJB s’insurge contre le renforcement des relations commerciales entre l’Union Européenne et Israël

Communiqué du 21 octobre 2012

L’Union des Progressistes Juifs de Belgique s’insurge contre la prochaine mise au vote devant le Parlement européen d’un nouvel accord commercial visant à faciliter les échanges commerciaux entre l’Union Européenne et Israël en matière de produits industriels, à commencer par les produits pharmaceutiques.

Ce renforcement substantiel des relations commerciales déjà existantes entre l’UE et Israël serait d’autant plus malvenu que le gouvernement israélien intensifie sa politique de colonisation des Territoires palestiniens occupés et s’apprête à légaliser ce qu’il appelle les colonies sauvages, à savoir celles qui se sont implantées sans son accord, rendant ainsi plus problématique encore la solution à deux États.

Il serait incompréhensible que les Eurodéputés acceptent ainsi d’avaliser une violation supplémentaire par Israël du droit international, ainsi que de l’article 2 de l’accord d’association UE-Israël qui stipule que : «Les relations entre les parties, de même que toutes les dispositions du présent accord, se fondent sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, qui inspire leurs politiques internes et internationales et qui constitue un élément essentiel du présent accord»

UPJB

Rue de la Victoire 61 à 1060 Bruxelles

02 537 82 45

www.upjb.beupjb2@skynet.be

11 juin 2012

Des tags à la gloire d'Hitler à Jérusalem

Des tags à la gloire d'Hitler à Jérusalem

AFP, le 11 juin 2012

La direction de Yad Vashem a évoqué la possibilité que ces actes soient le fait d'extrémistes juifs ultra-orthodoxes antisionistes, très minoritaires mais actifs dans certains quartiers religieux.

Une douzaine de graffitis antisionistes, certains remerciant Hitler, de près de deux mètres de haut ont été découverts lundi à l'intérieur de Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, a constaté un photographe de l'AFP.

Parmi ces graffitis figurent des inscriptions telles que: "Si Hitler n'avait pas existé, les sionistes l'auraient inventé" et "Merci Hitler pour cette merveilleuse Shoah, c'est uniquement grâce à toi que nous avons obtenu un Etat de la part de l'ONU", en référence à la création d'Israël en 1948, à l'issue de la Deuxième Guerre mondiale.

On peut également lire: "Les sionistes ont amené la Shoah" et "Les guerres des sionistes ne sont pas celles du peuple juif".

La direction de Yad Vashem a évoqué la possibilité que ces actes soient le fait d'extrémistes juifs ultra-orthodoxes antisionistes, très minoritaires mais actifs dans certains quartiers religieux.

Sept de ces graffitis peints en blanc et rouge ont été retrouvés sur des murs autour du mémorial dédié aux combattants du ghetto de Varsovie. D'autres ont été inscrits près d'un wagon de chemin de fer symbolisant le déportation des juifs par les nazis.

Une enquête a été ouverte, a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld, ajoutant que la police "ne privilégie aucune piste". Le mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, est consacré à la mémoire des six millions de juifs victimes du génocide nazi.

Une petite minorité d'activistes ultra-orthodoxes juifs, antisionistes virulents, dénoncent régulièrement ce qu'ils considèrent comme une exploitation de la Shoah pour justifier la création de l'Etat d'Israël, qu'ils rejettent absolument.

Selon eux, l'établissement d'un Etat juif en Palestine n'aura de légitimité qu'après la venue du Messie.

Ce courant rassemble quelques centaines de familles à Méa Shéarim, quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem, et il est très controversé au sein même de la mouvance juive ultra-orthodoxe.

Le directeur de Yad Vashem, Avner Shalev, a laissé entendre à la radio militaire que cet acte de vandalisme avait sans doute été commis par ces extrémistes juifs.

"Une des inscriptions est signée 'le judaïsme harédi mondial'", a affirmé M. Shalev. Le terme "harédi" ("craignant Dieu" en hébreu) fait référence à la communauté des ultra-orthodoxes. M. Shalev a rappelé que dans le passé des petits groupes ultra-orthodoxes se sont "livrés à des attaques féroces contre le sionisme et l'Etat d'Israël".

Avec cet acte de vandalisme "sans précédent, une ligne rouge a été franchie", a ajouté M. Shalev en précisant que la police examinait les bandes de la vidéosurveillance de Yad Vashem.

Le ministre de l'Education Gideon Saar s'est pour sa part déclaré "choqué" par cet acte de vandalisme. "Ceux qui ont ainsi profané et sali Yad Vashem avec des inscriptions démentes ont fait cela dans le but de porter atteinte aux sentiments de la population", a déploré le ministre dans un communiqué.

02 juin 2012

Bernard-Henri Lévy : «Je suis le représentant de la tribu d’Israël»

Bernard-Henri Lévy

«Je suis le représentant de la tribu d’Israël»

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Par Hicham Hamza, le 2 juin 2012

Double allégeance. Réalisateur d’un film consacré à son engagement dans le conflit libyen, Bernard-Henri Lévy a toujours affirmé que son combat s’inscrivait dans une démarche universaliste en faveur des droits de l’homme. Oumma a exhumé des documents suggérant le contraire

La suite : Oumma.com

30 mai 2012

Le racisme religieux autorisé en Israël

Le racisme religieux autorisé en Israël

Des rabbins justifiant le meurtre de non-juifs ne seront pas poursuivis

Renée-Anne Gutter,  le 30 mai 2012

Les extrémistes religieux et antiarabes exultent, les défenseurs des droits de l’homme fulminent. Le procureur général de l’Etat d’Israël, Yehuda Weinstein, a en effet annoncé lundi qu’il renonçait à poursuivre les rabbins Yitzhak Shapira et Yossef Elitzur, auteurs du traité religieux "Torath Hamelekh" (Torah du roi), qui justifie le meurtre de non-juifs dans certaines circonstances. Pas de poursuites en justice non plus contre plusieurs autres rabbins qui ont publiquement approuvé la publication de cet ouvrage controversé.

Motif : le manque de preuves établissant que le livre a été écrit dans le but délibéré d’inciter au racisme, alors qu’il faut prouver l’intention criminelle.

Tout en soulignant qu’il n’approuve pas le contenu de l’ouvrage, le bureau du procureur précise que celui-ci est un traité d’étude religieuse citant des sources de la loi juive, rédigé "de façon générale", sans appel concret à la violence.

Cette décision suscite la colère de plusieurs organisations israéliennes, y compris de la minorité arabe israélienne et de mouvements religieux modérés, qui y voient un précédent permettant aux rabbins extrémistes - en particulier ceux liés aux colons en territoire palestinien - d’inciter impunément à la violence contre quiconque s’oppose au nationalisme juif.

C’est en 2009 que les rabbins Shapira et Elitzur - tous deux de Yitzhar, une des colonies juives les plus fanatiques en Cisjordanie - publient "Torath Hamelekh", dans lequel ils analysent les circonstances dans lesquelles la loi juive permet de tuer des non-juifs. Ainsi, par exemple, des enfants d’ennemis d’Israël peuvent être tués en temps de guerre, "car sinon ils grandiront et nous porteront préjudice".

L’ouvrage affirme aussi que les non-juifs "ne sont pas compatissants de nature" et que les attaquer permettrait d’"infléchir leurs mauvais penchants". "Partout où l’influence des non-juifs constitue une menace pour la survie d’Israël, il est permis de les tuer."

Cette publication avait suscité, à l’époque, une vive controverse en Israël sur les limites de la liberté d’expression religieuse et sur la question de savoir si les rabbins étaient au-dessus de la loi de l’Etat.

Les défenseurs des droits de l’homme et les mouvements pluralistes ont vilipendé le livre, l’accusant de racisme contre les Arabes d’Israël et contre d’autres minorités. Même d’anciens grands-rabbins d’Israël se sont indignés, jugeant l’ouvrage contraire aux enseignements du judaïsme.

Début 2011, le procureur général a décidé d’ouvrir une enquête et a interpellé les rabbins concernés pour interrogatoire. Ce qui a déclenché de violentes protestations de la part de leurs sympathisants.

Pour leur défense, les rabbins concernés ont argué que leur ouvrage examine des sources religieuses juives, sans toutefois donner au lecteur des directives ou instructions pratiques pour son propre comportement. Cette semaine, leur dossier a donc été classé. Mais ce n’est pas le dernier mot de l’affaire.

Plusieurs organisations pluralistes ont en effet déposé une requête auprès de la Cour Suprême à Jérusalem pour que le procureur général et le ministre de la Justice ouvrent bel et bien des poursuites contre les auteurs et promoteurs de la "Torah du roi" et pour que l’ouvrage soit interdit de diffusion. La Cour ne s’est pas encore prononcée.

25 mai 2012

ISRAEL : Les Africains victimes de discrimination racistes

ISRAEL

Les Africains victimes de discrimination racistes

Le Nouvel Observateur, le 25 mai 2012

Le ministre de l'Intérieur préconise de "mettre derrière les barreaux" tous les clandestins africains afin de "protéger le caractère juif de l'Etat d'Israël".

Une manifestation qui a dégénéré en violences racistes à Tel Aviv a déclenché jeudi 24 mai une polémique sur la présence en Israël de quelque 60.000 immigrants clandestins, la plupart Soudanais et Erythréens, entrés via le Sinaï égyptien.

Mercredi soir, un millier d'Israéliens avaient défilé dans le quartier défavorisé de Hatikva [l'espoir en hébreux, qui est également le nom l'hymne israélien, NDLR], situé dans le sud de Tel Aviv, aux cris de "Les Soudanais au Soudan" et autres slogans xénophobes.

Certains des manifestants ont attaqué et pillé des magasins tenus par des Africains et endommagé plusieurs voitures transportant des immigrés, selon la police, qui a arrêté 20 manifestants.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a condamné ces violences, affirmant qu'elles n'avaient "aucune place" en Israël, tout en s'engageant à "résoudre de façon responsable" le problème de l'immigration clandestine.

Nous achèverons la construction du mur d'ici quelques mois et nous commencerons bientôt à renvoyer les immigrés dans leurs pays d'origine", a promis Benjamin Netanyahou, en référence à la clôture de 250 km qu'Israël est en train de construire le long de sa frontière avec l'Egypte, très poreuse car passant en plein désert du Sinaï.

Selon le ministère de l'Intérieur, 62.000 immigrés clandestins se sont "infiltrés" depuis 2006 en Israël en provenance surtout du Soudan, du Soudan du Sud et d'Erythrée. Conscience morale du pays, le président Shimon Pérès a jugé que la haine des étrangers était "contraire aux enseignements du judaïsme" et que la violence n'était "pas la solution" face aux difficultés des habitants des zones sud de Tel Aviv.

Jeudi, les Africains étaient peu nombreux au marché du quartier Hatikva. "Il y a 70% de Noirs en moins ce matin", s'est réjoui un propriétaire d'une petite boutique de vêtements.

Selon cet Israélien de 24 ans, qui a préféré rester anonyme, l'affluence d'Africains provoque un sentiment d'insécurité chez les habitants les plus âgés. "Ma grand-mère a quitté le quartier après qu'un Africain soit rentré chez elle. Même moi j'ai peur", a-t-il témoigné.

La seule solution est de les renvoyer chez eux", insistait une Israélienne du quartier. "Nous avons peur de sortir de chez nous. Leur situation pousse ces clandestins à faire des choses terribles."

A la suite d'une récente vague de criminalité impliquant des immigrés, un vif débat s'est engagé sur le nombre des immigrés d'Afrique noire en Israël. Le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, chef du parti religieux Shass, a même préconisé de "mettre derrière les barreaux" tous les clandestins africains afin de "protéger la caractère juif de l'Etat d'Israël". Si le gouvernement n'agit pas, "ils seront bientôt un demi-million, voire un million", a prévenu le ministre.

Une députée du Likoud, le parti de droite de Benjamin Netanyahu, Miri Regev, qui a participé à la manifestation de mercredi, a assimilé les clandestins à "un cancer qui prolifère".

Incitation à la haine raciale

En revanche, le maire de gauche de Tel Aviv-Jaffa, Ron Huldaï, a estimé que si le gouvernement permettait aux immigrés clandestins de s'installer à Tel Aviv, il fallait "leur donner les moyens de vivre en leur permettant de travailler".

Yariv Oppenheimer, le dirigeant de l'association antidiscrimination La Paix Maintenant, a demandé au procureur général d'engager des poursuites pour "incitation à la haine raciale" à l'encontre des députés du Likoud présents à la manifestation.

Deux rassemblements antiracistes ont réuni quelques centaines de personnes à Tel Aviv et à Jérusalem, près de la résidence du Premier ministre. "Le racisme est un cancer" et "Nous sommes tous des réfugiés", proclamaient des pancartes.