27 février 2013

Les étudiants d’Oxford appelés aux urnes pour voter le boycott d’Israël

Les étudiants d’Oxford appelés aux urnes pour voter le boycott d’Israël

Oumma.com, le 27 février 2013

Il est des boycotts que des esprits chagrins appellent à boycotter avec force, de peur qu’ils n’éclaboussent irrémédiablement le mythe démocratique d’un petit état hégémonique, qui résiste encore et toujours au droit international en torpillant la paix. Mais c'était sans compter la puissance de l’idéal de justice qui, même mis à mal, resurgit toujours pour braver tous les conditionnements de masse et les violentes tentatives de dissuasion.

Après avoir été mûri au cours d’un débat long de deux semaines, le boycott d’Israël s’invite dans le prestigieux campus d’Oxford, sous la forme d’un vote auquel sont conviés, ce mercredi, les 20 000 étudiants du fleuron universitaire britannique.

Ignorant les email de menaces qui ont déferlé sur le Net, comme le rapporte The Guardian, l’Union des étudiants d’Oxford (OUSU) n’a pas cédé à la peur, faisant preuve d’une détermination inébranlable afin de soumettre au vote une motion sans appel pour le régime d’apartheid israélien. "Nous avons une responsabilité morale pour combattre l'injustice", stipule la motion, qui exige qu’Israël "mette fin à son occupation de toutes les terres arabes". L'OUSU exhorte au boycott des exportations israéliennes, visant  notamment les légumes, les fruits, et autres produits de cosmétique en provenance des colonies de l'Etat hébreu, tout en mettant à l’index les entreprises britanniques qui pactisent et font commerce avec ce dernier...

Si la conscience des étudiants d’Oxford leur fait unanimement glisser le bulletin du boycott dans les urnes, ce sera le signe fort de leur adhésion pleine et entière au grand mouvement international BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui ne cesse de s’élargir.

13:51 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26 février 2013

Shimon Peres n'est pas le bienvenu à Bruxelles

Shimon Peres n'est pas le bienvenu à Bruxelles 

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Shimon Peres, président de l'Etat d'Israël, vient en Belgique ce mardi 5 mars. Il participera à une réception en présence du Ministre de la Défense et du recteur de l'ULB. Avec de nombreuses autres mouvements militant pour une paix juste et durable au Moyen-Orient, intal souhaite marquer son opposition à la réception de ce chef de l'exécutif d'Israël.

Cet État, présidé par Shimon Peres, pratique la colonisation et l'occupation de la Palestine, la répression violente de ses habitants, utilise des armes inhumaines, viole le droit humanitaire et les résolutions internationales. Shimon Peres est l'un des pères fondateurs de l'industrie militaire israélienne, notamment de l'Israeli Aerospace Industry.

Shimon Peres ne doit être reçu ni par le Ministre de la Défense, Pieter De Crem, ni par les autorités académique des de l'ULB. Ceux-ci seraient bien plus avisés d'appliquer un embargo militaire et politique à l'égard de la machine Israélienne. Intal soutient le boycott de l'institution d'Israël, de sa machine économique, militaire, de ses institutions officielles et de ses représentants.

Pour faire entendre nos voix, notre opposition à cette réception intal sera présente le mardi 5 mars 2013, dès 18h00, à proximité du Palais des Académies, à Bruxelles. Nous appelons nos membres et sympathisants à nous y rendre. Le lieu précis sera prochainement communiqué, après accord avec les autorités communales, restez à l'écoute.

En savoir plus ?

Un billet d'Henri Goldman

23:12 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 février 2013

Dieudonné : «Israël est la nation du racisme, du mensonge et de la domination»

«Israël est la nation du racisme, du mensonge et de la domination»

Dieudonné

Interview réalisée par Mohamed El-Ghazi, le 14 février 2013

Pourquoi le Crif et la Licra veulent-ils vous «assassiner» médiatiquement et professionnellement ?

Dieudonné : Et économiquement aussi. Il y a vraiment une volonté d'extermination méthodique, organisée, systématique de ces organisations israéliennes. Je pense qu'ils se sont installés en France pour contrôler à peu près tous les secteurs de l'activité de ce pays, que ce soit au niveau politique ou médiatique, ainsi que toutes les institutions judiciaires ou administratives. Donc, c'est vraiment le cancer de notre société. Ils agissent pour les intérêts d'une autre nation, Israël, et musellent, évidemment, la culture française et le peuple français dans sa volonté d'expression antisioniste. Je pense que le peuple français est antisioniste par nature, mais, aujourd'hui, avec la pression de ces lobbys, eh bien, ces organisations mafieuses tentent de museler le peuple français, tentent de le diviser pour régner en maîtres.

Y arriveront-ils, sachant l’influence de la communauté juive dans les très fermés clubs du spectacle et des médias ?

Moi, je pense, qu'effectivement, il y a un lobby juif très puissant qui s'est fait happer, on va dire, par le sionisme. Ce lobby est devenu un lobby sioniste aussi. Je ne dis pas encore que tous les juifs sont des sionistes. Il y en a beaucoup qui ne le sont pas, mais le lobby juif en France le plus puissant est un lobby sioniste, aujourd'hui très clairement. Le Crif en fait partie et la Licra et tout un tas d'autres associations extrêmement racistes. Il n'y a pas plus raciste que le sionisme. Il suffit de regarder ce qui se passe en Israël avec le peuple arabe, mais aussi avec le peuple africain. Ils ont déterminé que les Falashas d'Ethiopie seraient un peuple juif. Les Falashas vivent un véritable enfer, là-bas. Même en France, la situation pour un sans-papier est préférable à celle d'un juif falasha en Israël. Donc, c'est vraiment la nation du racisme, la nation du mensonge, la nation de la domination, de la tricherie. En France, aujourd'hui, je crois qu'ils ont décidé d'installer un plan «B» le jour ou Israël devra laisser sa place à la Palestine libérée. Alors, il faudra qu'ils s’en aillent, pour certains, ceux qui ont été les plus violents, et, donc, je pense que la France sera leur terre d'accueil. Ils se préparent à investir ce pays. C'est comme cela que je sens les choses. Je résiste le temps que je pourrai, mais je pense que le peuple français aussi résiste. Ils sont de plus en plus nombreux à venir voir mes spectacles car le spectacle humoristique rassemble le plus de monde et, donc, je sens que par le rire, les Français expriment profondément ce qu'ils ressentent.

On a l’impression qu’en France, il est permis de fustiger les musulmans, les Arabes, les Blacks, mais jamais les juifs. Pourquoi cette réaction effarouchée dès qu’il est question de condamner Israël et ses représentants en France et ailleurs ?

Je dirais, là, que ce n'est même pas permis, c'est plutôt conseillé. Il est conseillé, si l'on veut réussir dans le monde du spectacle, de fustiger, en premier lieu, les musulmans. C'est, aujourd'hui, la catégorie la plus diabolisée. Ensuite, les Africains, de manière générale, les Noirs, les gens de l'Est aussi. Il y a les Perses, évidemment, et tous ceux qui cherchent à être indépendants, comme le Venezuela, par exemple, où Hugo Chavez est montré comme un dictateur. Tout peuple qui tente de s'émanciper de la domination de l'empire du nouvel ordre mondial est stigmatisé et montré du doigt comme étant un ennemi de l'intelligence, un obscurantiste ou, mieux, un cannibale.

Les médias et la classe politique français font des gorges chaudes de la shoah, mais taisent les crimes atroces commis par la France coloniale en Algérie. Pourquoi cette discrimination ? Est-ce le fait du lobby sioniste ou simplement une sorte de racisme qui ne dit pas son nom ?

Il y a une compétition victimaire qui a été organisée par Israël. Une compétition dans laquelle il y a un seul vainqueur : toujours la shoah, l'holocauste. Il n'y a, d'ailleurs, aucun autre participant. C'est comme si vous imaginiez une finale de course de cent mètres, il n'y a qu'une personne qui est là et qui court toute seule et qui a toutes les médailles, qui a tous les prix, qui est sur toutes les chaînes de télévision et qui pleure à l'infini. Et si on veut aller un peu plus loin dans l'histoire, on s'apercevra, qu'en plus, il s'agit de tricheurs. C'est-à-dire qu'ils ne vont même pas courir les cent mètres ; ils vont se mettre à vingt mètres avant la ligne et ils vont dire au juge «on a souffert !» et le juge sera d'accord

Vous parlez d’un «Occident décadent, voguant vers sa fin sur un océan de dollars et de mensonges». Qui ou qu’est-ce qui a conduit cet Occident à la décadence ?

C'est le sionisme. Le sionisme a retiré à l'Occident ses valeurs, alors qu'elles étaient, d'abord, des valeurs religieuses. Il a séparé l'Eglise. On le voit, d'ailleurs, avec la démission du Pape, aujourd'hui. C'est un signal fort. Il n'y a plus de valeurs religieuses aujourd'hui en Occident. Le Pape a démissionné, alors qu'il était le garant de la plus grande majorité du monde chrétien. Aujourd'hui, ces valeurs ont été remplacées par des valeurs qui se disent en France, en tout cas, laïques. La laïcité est un concept de valeur et de morale qui est né avec la révolution française, qui s'inspire de philosophes, un peu plus doués que Bernard-Henry Lévy, mais pas beaucoup plus. Et ils ont inspiré les lumières. Et pendant cette période, alors que le monde devait être autour de l'universalité, lié par le sentiment des droits de l'Homme, d'une justice internationale, eh bien, les pires atrocités de l'histoire de l'humanité se sont déroulées à partir de ce moment-là. Au fait, c’est à partir du procès de Nuremberg que va naître le concept de justice internationale, le concept de crime contre l'humanité. Comme si avant, il n'y avait pas eu de crimes contre l'humanité. C'est-à-dire que nous allons fabriquer une histoire où la souffrance va devenir une valeur marchande. A partir du moment où vous avez souffert, vous pouvez culpabiliser les peuples, vous pouvez créer votre Etat, vous pouvez taxer, comme c'est le cas en France, la SNCF, uniquement sur l'histoire que vous avez écrite et, cela, c'est toute l'histoire du sionisme. Israël est construit sur tout un tas de mensonges et notamment le plus énorme, celui de dire qu'il avait un crime unique dans l'histoire de l'humanité. Ce qui est complètement faux. Tous les crimes sont uniques. Une femme violée dans les faubourgs de je ne sais quelle ville, c'est un crime contre l'humanité. Un enfant découpé et mangé je ne sais où, ou violé, c'est un crime contre l'humanité. Le concept de crime contre l'humanité a permis la création de l'Etat d'Israël mais surtout a nié tous les autres crimes.

L'hégémonie sioniste cessera-t-elle un jour ?

Je pense que la force des sionistes est la culture du mensonge et la manipulation. Donc, manipuler est une religion particulière. Moi, je ne critique pas le juif qui est adepte de cette religion. Moi, je critique la religion. Le juif peut en sortir. Jésus est né juif et il s'en est sorti et il leur a bien dit : «Il faut chasser les marchands du Temple.» Jésus a expliqué à ce peuple, il a dit que c'était un peuple satanique, qui poursuivait ce chemin-là ; il leur a dit d'arrêter ; il leur a dit : «Aimons-nous les uns les autres.» Vous n'êtes pas le Peuple élu et il a voulu chasser les marchands du Temple. Il y a dans cette religion des choses extrêmement sales, je trouve. Notamment la relation à Dieu. Il y a beaucoup de personnes qui sont nées dans la religion juive et qui essaient d'en sortir. Peut-être que pour eux, l'athéisme est une étape, mais cette relation à Dieu est quand même particulière. C'est-à-dire que Dieu vous interdit d'ouvrir la lumière le vendredi ; eh bien, vous demandez à quelqu'un d'autre de le faire. En plus clair : j'embrouille mon Dieu. Je lui mens. Je suis plus malin que lui. C'est quand même une relation étonnante. Donc, à partir du moment où l'on peut mentir à Dieu, imaginez un petit peu ce qui se passe !

Vous êtes venu à Alger en 2011 avec Mahmoud et vous revoilà sur les… Pas de renard. Y a-t-il un lien, une continuité entre ces deux spectacles ?

Oui, bien sûr. Il y a une continuité. Le Foxtrot est l'argument de la danse. Cette période du rêve américain des années vingt. Et du rêve américain, j'en arrive au cauchemar du reste du monde. Parce que l'Amérique newyorkaise, l'Amérique sioniste, est le cauchemar de la planète. Et j'espère que les peuples, non pas par la violence mais par l'éveil des consciences, d'un coup, réussissent à localiser la difficulté du sionisme pour la surmonter. Pour l'instant, le sionisme se cache.

«Le rire est le dernier rempart de la raison», lit-on dans votre site officiel. La raison est-elle à ce point en danger ?

Le Pape démissionne. C'est la fin ! C'est la fin ! La raison a baissé les bras. Je ne dis pas que le Pape était la raison, mais c'était, sur le plan traditionnel, le garant de certaines valeurs, d'une certaine morale, qui ont structuré cette société et son abandon résonne, pour moi, comme le chaos. Je n'ai jamais été sensible à cette Eglise. Je suis né et j’ai grandi dans l'Eglise chrétienne et j'ai toujours été très sensible au message de Jésus, mais je sentais la dérive de l'Eglise catholique depuis ma tendre enfance et je pense qu'il existe, aujourd'hui, un élan islamo-chrétien qui regroupe des gens sincères dans leur foi et leur croyance. J'espère qu'ils sauront surmonter tout cela.

Votre combat pour la représentation des gens de couleur à la télé donne-t-il ses premiers fruits ?

Oui, je pense que j'ai su taper dans la fourmilière au bon endroit. Puis, aujourd'hui, ce n'est pas moi qui en récolte le fruit. Ce n'était pas l'objectif. Mais il y a quelques «Nègres-alibi», un peu plus. Mais après, eux, ils donneront l'envie à d'autres de travailler et d'y croire. Et, un jour, les choses changeront. En tout cas, il faut bien commencer par là.

Un antisioniste a-t-il une chance de gagner une élection dans un monde où tout, de la finance jusqu’au showbiz en passant par les médias, est entre les mains des sionistes ?

C'est-à-dire, en France notamment. Le vote en lui-même est sujet à caution, puisque moi, dans ma région, on vote par voie électronique, c'est-à-dire que pour voter, il faut appuyer sur deux boutons. Ensuite, c'est transmis au ministère de l'Intérieur et c'est lui qui vous dit pour qui vous avez voté. Donc, dans ce monde-là, où l'obscur est partout, le vote qui doit être normalement l'élément qui détermine la démocratie est complètement biaisé en France. On vote mais on ne sait pas pour qui. En plus de cela, moi, j'étais déclaré inéligible pendant trois années. Je ne sais pas pourquoi, peut-être qu'ils avaient peur que l'antisionisme réalise des scores importants dans les années qui viennent.

17:49 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

03 février 2013

Qui sont les «groupes d’intérêts» pro-israéliens ?

Qui sont les «groupes d’intérêts» pro-israéliens ?

Interventions de Samuel Ghile-Meilhac, enseignant à Sciences-Po Paris et à l’IEP de Lille, auteur de «Le CRIF, de la résistance juive à la tentation du lobby de 1943 à nos jours» (Robert Laffont 2011) et Marc Hecker, chercheur à l’Institut Français des Relations Internationales (Ifri) et auteur du livre «Intifada française» (Ellipses, 2012). Conférence organisée par l'Institut de Recherche et d'étude Méditerranée et Moyen Orient (iReMMO), le 01 décembre 2012

01 février 2013

Après ses députés, Israël élit ses grands rabbins

Après ses députés, Israël élit ses grands rabbins

Nathalie Hamou, le 01 février 2013

«Il est temps de choisir un rabbin sioniste, qui a servi dans les blindés et dont les enfants servent dans l'armée». Le message de la campagne de soutien au rabbin David Stav, premier candidat déclaré au poste de grand rabbin ashkénaze d'Israël, n'est pas sans rappeler l'agenda du parti «centriste» Yesh Atid, qui vient d'effectuer une percée inattendue lors du scrutin législatif du 22 janvier. La formation du candidat laïc Yair Lapid milite pour que les juifs ultra-orthodoxes, qui restent à l'écart du marché du travail et sont exemptés de service militaire (à la différence des sionistes religieux), partagent le fardeau de l'Israélien moyen.

Il est vrai que les deux échéances ne sont pas totalement sans lien. Les élections pour le grand rabbinat reposent sur une assemblée de grands électeurs de 150 membres parmi lesquels doivent figurer deux ministres et cinq parlementaires. En principe, l'Etat hébreu aurait dû choisir ses grands rabbins à la fin mars, date à laquelle le mandat de dix ans des actuels titulaires de la fonction - le rabbin Yona Metzger (côté ashkénaze) et Shlomo Amar (côté sépharade) - arrive à échéance. Mais en raison de l'élection de la 19ème Knesset, cette consultation a été repoussée au mois de juin.

Un mariage religieux mais pas ultra

Ce hasard de calendrier se double d'une autre coïncidence. Le candidat David Stav, appartient en effet au mouvement Tzohar («ouverture» en hébreu), une organisation fondée par des rabbins orthodoxes modérés, qui vise à revitaliser la place le rôle du rabbinat dans la société israélienne, en engageant un dialogue constructif avec le public laïc. A l'instar du rabbin sioniste religieux Shai Piron, numéro deux de la liste «Yesh Atid», qui fait aussi partie des membres fondateurs de l'organisation. Créé à la suite de l'assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin en 1995, Tzohar s'est notamment illustré dans le domaine du mariage. Israël est l'un des rares pays n'offrant pas la possibilité de se marier civilement, situation qui pousse des milliers d'Israéliens à convoler à l'étranger. Les rabbins de Tzohar ont donc pris l'initiative d'organiser des cérémonies alternatives : chaque année, ils unissent 3 000 couples ne souhaitant pas avoir affaire avec le rabbinat orthodoxe, mais qui restent néanmoins désireux de se marier religieusement en Israël.

Faut-il pour autant s'attendre à ce que les épineux dossiers liés au mariage civil, aux conversions ou à la reconnaissance des courants non orthodoxes du judaïsme, soient mis sur la table dans les mois à venir ? Il est permis d'en douter.

Certes la 19ème Knesset compte un nombre record de parlementaires ayant adopté un mode de vie religieux (39 sur 120 élus répartis dans six formations), dont certains semblent prêts à dépoussiérer l'institution rabbinique orthodoxe. Mais tout porte à croire qu'ils ne seront pas en mesure d'unir leurs voix sur des sujets aussi délicats.

29 janvier 2013

«Des juifs talibans ?»

«Des juifs talibans ?»

 Des juifs stigmatisés par le sionisme

12:48 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 janvier 2013

L'Iran appelle à la création d'une "organisation militaire islamique"

L'Iran appelle à la création d'une "organisation militaire islamique

AlterInfo, le 27 janvier 2013

Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi a appelé samedi les pays musulmans à créer une organisation militaire.

"Nous avons proposé la création d'une organisation militaire regroupant les forces armés des pays musulmans afin de défendre les droits des peuples opprimés, y compris les Palestiniens", a dit le ministre iranien cité par la chaîne de télévision Presse TV.

Les pays musulmans devraient se transformer en une puissance militaire pour ne permettre à aucun agresseur de penser à les envahir, a affirmé le général Vahidi.

L'Iran avait appelé en août 2012 les pays musulmans à conclure un accord de défense, affirmant que si les pays musulmans formaient une alliance de défense forte et stratégique pour défendre la Palestine, le régime sioniste (Israël) n'aurait pas d'autre choix d'accepter la volonté et les demandes des Palestiniens.

Des fans israéliens protestent contre le recrutement de footballeurs musulmans

Des fans israéliens protestent contre le recrutement de footballeurs musulmans

AFP, le 27 janvier  2013

Une équipe de foot de Jérusalem a essuyé la colère de ses supporteurs, qui ont fustigé le projet du propriétaire du club de recruter deux joueurs musulmans, affirmant que l'équipe devait rester "pure".

Les médias israéliens ont rapporté samedi qu'Arkady Gaydamak, propriétaire russo-israélien du Beitar Jérusalem, avait décidé de recruter deux joueurs tchétchènes de l'équipe russe Terek Grozny.

Lors d'un match samedi soir, certains fans ont scandé des slogans racistes tels que "Aucune arabe ne marchera ici", agitant des banderoles "Beitar - pur pour toujours".

Le Beitar est réputé pour avoir un noyau dur de supporteurs farouchement anti-arabes, dont le comportement a par le passé entraîné des sanctions à l'encontre du club, et nombre de ses fans estiment qu'aucun arabe ne doit jouer dans l'équipe.

En mars, 16 supporteurs du Beitar avaient été arrêtés après avoir investi un centre commercial à l'issue d'un match aux cris de "mort aux Arabes". Selon des images vidéos visionnées par des médias israéliens, ils avaient craché sur des femmes arabes et agressé des hommes arabes tenant de venir à leur secours.

Mais M. Gaydamak a confirmé dimanche sa volonté de recruter les deux joueurs qui seraient selon la presse Zaur Sadaev et Dzhabrail Kadaev.

Il est "évident que la grande majorité des partisans du Beitar et de la population israélienne en général est opposée à la provocation anti-musulmane qui est le fait d'un tout petit groupe de supporteurs", a-t-il déclaré à la radio de l'armée israélienne depuis Moscou.

La police a arrêté trois fans du Beitar à la suite des incidents de samedi, a indiqué le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Le président du Parlement israélien, Reuven Rivlin, lui-même fan du Beitar, s'est dit choqué par ces incidents. "Imaginez ce qui se passerait si des groupes en Angleterre ou en Allemagne décidaient qu'un Juif ne pouvait pas jouer chez eux", a-t-il souligné, rappelant que dimanche était la journée internationale de l'Holocauste.

Selon les médias israéliens, les deux Tchétchènes seraient les premiers musulmans à jouer pour le Beitar. Mais selon le site internet du club, trois footballeurs de confession musulmane y ont joué dans le passé, deux dans les années 80 et 90, et un troisième en 2005, Ndala Ibrahim, qui n'a joué que trois mois.

07 janvier 2013

Juifs de France : Attention Danger !

Juifs de France : Attention Danger !

Bernard Darmon, le 06 janvier 2013

La pensée dominante parmi les juifs francophones se radicalise dangereusement de jour en jour.

Ceux qui émettent des critiques sur les décisions politiques israéliennes sont immédiatement étiquetés de doux rêveurs gauchistes intellos s’ils sont juifs, et simplement antisioniste- antisémites s’ils ne sont pas juifs. Le dialogue n’est plus toléré. Il est empêché avec la sempiternelle menace d’être un traître ou un anti-juif.

La situation en France:

De nombreux intellectuels juifs français se positionnent sur un terrain miné lorsqu’ils expliquent que la France ne serait plus un Etat où les juifs ont leur place. Chaque croix gammée taguée sur un mur fait l’objet de communiqués enflammés et de condamnations, comme si nous pouvions empêcher les provocations de décérébrés.

Les Juifs francophones d’Israël sont devenus les maîtres à penser des Juifs de France et ce n’est pas anodin. Leur objectif clairement avoué est de prouver aux Juifs qu’il n’est plus possible de vivre en France compte tenu d’une déferlante antisémite islamiste. Israël, Etat refuge pour les juifs attend avec impatience les prochains immigrants. Cette dialectique fait son chemin et alimente les théories nationalistes exacerbées d’un pays en pleine crise. Sur des sites juifs ou pro-israéliens francophones les articles islamophobes vont au-delà de ce que l’on peut lire sur le site du Front National.

Faire peur, c’est le leitmotiv et ceux qui refusent d’entrer dans le moule sont d’affreux gauchistes.

Dénoncer l’islamisme radical est bien entendu une priorité, mais cette dénonciation ne saurait être productive si elle n’est pas accompagnée d’une ouverture et d’un dialogue avec ces musulmans qui ne se reconnaissent pas dans les valeurs du djihad armé. Nous juifs ne sommes-nous pas les premiers à être victimes d’amalgames ? On connait ça par cœur : Un voleur, ou un escroc est arrêté, s’il est juif, c’est son identité juive qui l’aura incité à son travers. Devrions-nous tomber aussi bas que nos ennemis ? 

La France n’est pas un pays antisémite. La France est l’un des Etats au monde dont la législation est la plus sévère contre le racisme et l’antisémitisme.

La lutte contre l’antisémitisme ne passe pas par l’exacerbation de la paranoïa.

Au sujet de la politique en Israël:

Les mêmes vendeurs de peur n’hésitent plus à désigner les traitres. Pas moins que l’actuel Président Shimon Perez, un ancien premier ministre, ou une ancienne ministre des affaires étrangères. Est-ce acceptable ?

Sont-ils d’affreux gauchistes, tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les manœuvres politiciennes de Benjamin Netanyahou et ses colistiers du parti de Lieberman ?

Est-il possible à la veille d’une élection de donner son avis sur la politique d’un gouvernement qui demande une reconduction de son mandat ?

Quelles qualités particulières ont ces procureurs pour jeter l’anathème sur tous ceux qui pensent autrement ?

Pour que chacun comprenne la bêtise de cette propagande extrémiste, vous trouverez plus bas quelques noms de ces affreux gauchistes :

Amnon Lipsik-Shahak, l’un des soldats les plus décorés de l’Etat d’Israël, ancien ministre, ancien chef d’Etat Major vient de mourir à l’âge de 68 ans. Il a eu en ligne le premier ministre Benjamin Netanyahou quelques jours avant son décès et l’a exhorté à modifier sa politique et à s’engager sur la voie de la Paix. Il avait signé en 2008 l’appel du groupe de pression J Street.

Ephraïm Halevy qui fut Directeur du Mossad entre 1998 et 2002 et qui est aujourd’hui un partisan d’un accord avec le Hamas.

Meïr Dagan qui fut Directeur du Mossad entre 2002 et 2010 et qui s’est déclaré contre une attaque de l’Iran, et pour des pourparlers de Paix avec les Palestiniens.

Yuval Diskin, l’ancien chef du Shin-Beth (la sécurité intérieure) a lui aussi pris publiquement des positions très tranchées contre Benjamin Netanyahou à propos de ses menaces contre l’Iran. Il s’est interrogé en avril dernier : «Comment peut-on avoir confiance en des dirigeants politiques qui se fondent sur des sentiments messianiques pour prendre leurs décisions ?», et qui trompent l’opinion mondiale en affirmant qu’une attaque israélienne pourrait interrompre le programme nucléaire iranien.

Vous l’aurez compris, mon propos n’est pas de donner ou pas des satisfécits à l’un ou l’autre des deux camps. D’autant qu’il est probable qu’après les élections nous retrouvions au sein du gouvernement israélien une coalition élargie de droite à gauche.

Il s’agit de mettre en garde sur les effets pervers de la censure et de l’anathème.

Il règne un climat d’intolérance et de radicalisation insupportable, qui,  in fine ne servira que la cause des pires de nos détracteurs.  

14:17 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02 janvier 2013

Il critique Israël, le CRIF hurle à «l’antisémitisme» : Richard Falk contre-attaque

Il critique Israël, le CRIF hurle à «l’antisémitisme»

Richard Falk contre-attaque

Traduction de cette «lettre ouverte en réponse au CRIF», sollicitée par Oumma et rédigée par Richard Falk le 29 décembre 2012

Je suis choqué et attristé que votre organisation puisse m’étiqueter comme un antisémite et un Juif cultivant la haine de soi. C’est totalement diffamatoire et de telles allégations sont entièrement basées sur la déformation de ce que je crois et de ce que j'ai fait. Amalgamer mes critiques d'Israël avec la haine de soi en tant que Juif ou la haine des Juifs est une calomnie. J'ai longtemps été un critique de la politique étrangère américaine, mais cela ne fait pas de moi un anti-Américain.

C'est la liberté de conscience qui est le noyau définissant la réalité d'une société véritablement démocratique, et son exercice est essentiel à la qualité de la vie politique dans un pays donné, en particulier ici, aux États-Unis, où sa taille et son influence exercent une grande importance sur la vie et le destin de nombreux peuples exclus de toute participation à sa politique.

Il est toujours difficile de démentir des accusations de ce genre. Ce qui suit est une tentative de clarifier mes positions prises en toute honnêteté par rapport à une litanie d'accusations formulées lors d’une campagne menée contre moi par UN Watch depuis que j'ai été nommé en 2008 par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU en tant que rapporteur spécial pour les droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés. Voici de brèves clarifications en réponse aux principaux chefs d'accusation:

- Les attaques contre moi par des individus aussi prestigieux que Ban Ki-Moon, Susan Rice, David Cameron ont été faites en réponse aux lettres diffamatoires à mon sujet envoyées par UN Watch, et signées par son Directeur exécutif, Hillel Neuer. L'affirmation selon laquelle Mme Navi Pillay, Haut-Commissaire aux droits de l'homme, m’a également attaqué a pu induire en erreur. Elle a regretté la publication d'une caricature sur mon blog qui avait un motif antisémite mais elle a pris note de mon affirmation selon laquelle c’était complètement accidentel et que la caricature a été immédiatement retirée lorsqu'elle fut est amenée à mon attention.

- C'était cette caricature qui a servi à UN Watch comme support de leurs propos répétés selon lesquels j’étais un antisémite. Leur mauvaise foi est démontrée par leur grossissement réitéré pour la Cour pénale internationale du dessin au-delà de ce que j'avais affiché en se basant sur sa taille affichée sur la page Google Image. Comme je l'ai expliqué à plusieurs reprises, je n’étais pas au courant du caractère antisémite de la caricature quand je l’ai posté, et j’ai fait remarquer que le billet dans lequel elle a été insérée traitait de mon argument selon lequel la CPI était partiale dans l'utilisation de son autorité comme, par exemple, dans  l'émission de mandats d'arrêt contre le régime de Kadhafi. Israël n'a pas été mentionné dans ce billet dont le contenu n’a rien à voir avec le judaïsme ou les Juifs.

Selon moi, ignorer une telle explication et reproduire la caricature dans une forme élargie est un signe de malveillance. Toute lecture équitable des 182 billets sur mon blog, dont un consacré à l'identité juive, mettrait en évidence pour tout lecteur objectif que je n'ai pas exprimé un seul sentiment qui peut être qualifié d’antisémite. C’est un mauvais service rendu, à la fois, à Israël et aux Juifs d‘amalgamer la critique de l’attitude d’Israël envers les Palestiniens avec de l'antisémitisme.

- L'affirmation selon laquelle je suis un théoricien du complot du 11-Septembre, en fait l'une des allégations principales à mon encontre, est également fausse. J'ai toujours maintenu que mes connaissances sont insuffisantes pour tirer des conclusions quant à savoir s’il y a un récit alternatif sur les événements du 11-Septembre qui serait plus convaincant que la version officielle.

Ce que j'ai dit, et maintiens, c'est que David Griffin et beaucoup d'autres ont soulevé des questions qui n'ont pas obtenu de réponse satisfaisante et qui constituent de graves lacunes dans la version officielle, non résolues par le rapport de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre. Je voudrais réaffirmer que David Griffin est un ami très cher, et que nous avons professionnellement collaboré sur plusieurs projets bien avant le 11-Septembre. Il convient de souligner que Griffin est un philosophe des religions de notoriété mondiale qui a écrit sur un vaste éventail de sujets, notamment sur une série de problématiques dans le monde post-moderne et l'opportunité d'une civilisation écologique.

- La récente lettre de UN Watch qui m'a amené à être démis du conseil de Human Rights Watch de Santa Barbara affirme également que je suis un partisan du Hamas, ce qui est polémique et faux. Ce que j'ai encouragé est une vision équilibrée du Hamas basée sur le contexte intégral de leurs  déclarations et comportements, et non la fixation sur le langage employé dans la charte du Hamas ou dans un discours particulier. Lorsque le contexte plus large est considéré, incluant les déclarations du Hamas et leur récent comportement, alors je crois qu'il existe une opportunité potentielle à travailler avec les dirigeants du Hamas afin de mettre fin à la violence, libérer les habitants de Gaza de la captivité, et générer un processus diplomatique qui conduira à une période prolongée de coexistence pacifique avec Israël. Je n'ai jamais insisté sur le fait que cette interprétation optimiste est nécessairement correcte, mais je maintiens qu’elle vaut la peine d'être explorée, et qu’elle constitue une alternative préférable à l’actuel refus rigide et persistant de traiter le Hamas comme un acteur politique parce qu'il est «une organisation terroriste».

Il était évident lors de la récente violence précédant le cessez-feu de Novembre à Gaza que les dirigeants à travers le Moyen-Orient considéraient le Hamas comme l’autorité gouvernementale de la bande de Gaza et comme entité politique normale, ce qui a contribué à ce que les violences prennent fin.

- Enfin, UN Watch déclare que je suis partial et unilatéral dans mon traitement de l’attitude des Israéliens -citant en renfort Susan Rice et d'autres- et de noter mon incapacité à rendre compte des violations commises par le Hamas, le Fatah et l'Autorité palestinienne. Je peux seulement dire une fois de plus que je fais de mon mieux pour être objectif et honnête, bien que je ne suis pas disposé à céder à la pression. J'ai fait un effort lors de ma première comparution devant le Conseil des droits de l'homme afin d'élargir mon mandat pour tenir compte des violations palestiniennes, mais cela a été repoussé par la plupart des 49 membres gouvernementaux du Conseil et des motifs raisonnables ont été avancés pour ne pas changer mon mandat. J'ai noté les violations palestiniennes du droit international lorsque cela était pertinent pour l'évaluation du comportement israélien, comme, par exemple, en ce qui concerne le lancement de roquettes aveugles.

Les violations des droits de l'homme entre Palestiniens dans les parties de la Palestine occupée qui sont sous leur administration sont en dehors de mon mandat, et je n'ai pas le pouvoir de commenter un tel comportement dans l'exercice de mes responsabilités en tant que Rapporteur spécial.

C'est mon point de vue qu'Israël est en contrôle des territoires palestiniens occupés de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de la bande de Gaza, et qu’il est principalement responsable de la situation et de la persistance du conflit, en particulier par leur insistance à réaliser des actions provocatrices comme les assassinats ciblés et l’accélération de l’expansiondes implantations.

Je serais reconnaissant si ce récit relatif à mes véritables opinions pouvait être largement diffusé en réponse à la répétition du CRIF des attaques de UN Watch.

17 décembre 2012

"Les Palestiniens n'ont pas besoin d'aide, mais de liberté !"

"Les Palestiniens n'ont pas besoin d'aide, mais de liberté !"

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Propos recueillis par Hasna Ankal, le 17 décembre 2012              

Qu’il lise un de ses poèmes, ou fasse part d’une de ses réflexions dans les médias sociaux, le poète palestino-américain Remi Kanazi est toujours tranchant dans la façon dont il s’exprime contre l’injustice. Et ç’a été pareil la première fois qu’il s’est produit en Belgique, où il terminait sa tournée européenne.

Remi Kanazi est connu pour son recueil de poèmes «Poetic Injustice» (Injustice poétique), dans lequel il parle de l’occupation de la Palestine, de ses grands–parents, de leurs terres qui leur ont été volées en 1948 et d’autres formes d’injustice tel le racisme. Il rédige également des articles de fond pour des médias comme Al Jazeera English et œuvre dans des campagnes réclamant un boycott universitaire et culturel d’Israël.

Je le rencontre chez Sharif, une sandwicherie à Berchem, à proximité du centre culturel où il s’est produit la veille dans un spectacle de l’événement culturel «Nuff Said». La prochaine représentation figurant à son agenda n’a lieu que ce soir, dans les locaux de l’organisation islamique Al Mawada, ce qui lui donne le temps d’expliquer pour al.arte.magazine ses raisons d’avoir choisi l’art pour exprimer son militantisme.

Lors de ton précédent spectacle, hier au soir, tu as combiné ta poésie et un appel au boycott culturel d’Israël. Tu te sers donc de l’art de façon à faciliter le passage des gens à l’activisme ?

«Je vois la poésie comme une façon de pouvoir transmettre mon message via un médium culturel. L’un de mes poèmes s’intitule This Poem Will Not End Apartheid (Ce poème ne mettras pas un terme à l’apartheid). Cela veut dire que l’art ne se situe pas au-dessus de la politique. L’art ne fera pas disparaître les murs de l’apartheid, mais il peut toutefois être utilisé comme facteur d’importance dans l’approche du racisme, du patriarcat et d’autres systèmes d’oppression. L’art est donc un instrument important et utile dans la lutte contre les systèmes d’oppression. La résistance culturelle a toujours été à l’avant-garde de mouvements comme celui-ci.»

Tu es membre du comité de la campagne américaine pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (USACBI). Un argument que l’on entend souvent contre le boycott dit que les Israéliens eux aussi ont droit à l’art et à des concerts. Quelle est ta réaction à cela ?

«Quand l’art est lié à l’oppression par l’État, il n’est plus tout simplement de l’art. Quand des ministres israéliens disent qu’il n’y a pas de différence entre la culture et la hasbara (ce qui signifie propagande), nous devons les prendre au sérieux. Quand un ministre israélien dit que on Etat veut envoyer dans le monde des groupes de théâtre et des artistes afin de montrer une belle image d’Israël de sorte que le pays ne soit pas uniquement perçu dans le contexte de la guerre, nous devons aussi le prendre au sérieux. Quand le ministre israélien des Affaires étrangères fait signer un contrat à des artistes qui se muent ainsi en service de promotion des intérêts de l’État israélien, nous devons prendre la chose au sérieux. Il ne s’agit pas de boycotter des individus, il s’agit de boycotter des institutions. Le boycott culturel a été conçu comme un mécanisme essentiel pour percer la prétendue invincibilité du régime d’apartheid de l’Afrique du Sud. En ce qui concerne cette dernière, l’appel BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) ne visait pas à affamer quelqu’un, mais à démolir les murailles de l’apartheid. Il y a une situation similaire aujourd’hui, en Palestine.»

La suite : Hasna Ankal

16:44 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 novembre 2012

Anti-sionisme, le peu que je sais me vient des juifs athées pro-palestiniens

Anti-sionisme, le peu que je sais me vient des juifs athées pro-palestiniens

Par Christian Delarue, le 27 novembre 2012

A la fin des années 70, je me suis engagé dans l'antiracisme sur des bases assez floues, mais contre plusieurs formes de racisme : celui qui frappe les juifs, mais aussi les arabes ou les noirs. Celui qui stigmatise les musulmans n'était pas encore évoqué. En tout cas pas massivement. Pas comme aujourd'hui.

A cette époque, j'étais ignorant de ce qu'était le sionisme. Cela correspondait à ce qu'en disait un certain Théodore Herlz et concernait à mes yeux les seuls Israéliens. Tous les autres juifs, de part le monde, étaient des juifs de religion. Ils ne devaient pas être victime d'antisémitisme. Ils avaient déjà tant souffert. Simple, n'est-ce pas. Aujourd'hui, 35 ans après, nombreux sont ceux et celles qui, bien qu'ayant mon âge, ont cette vision naive du réel. Ils ignorent ce que sont les juifs et le sionisme.

Par chance, j'ai rencontré des juifs athées pro-palestinien qui m'ont ouvert l'esprit à ce qu'est le sionisme et l'anti-sionisme. Sans eux je n'aurais fait aucun progrès sur cette question. J'ai certes encore beaucoup à apprendre, car le phènomène est complexe, surtout lorsqu'on l'envisage dans le temps. Mais je sais que je vais m'y employer. Pas un jour ne passe sans que j'engrange des éléments nouveaux, nécessaires à la lutte pour plus d'égalité des droits pour tous et toutes.

Une critique des juifs sionistes est nécessaire. Et l'ignorance n'est pas une excuse. Dire, ainsi que je l'ai lu, que "chaque juif doit décider de lui même s'il est sioniste" est à mon sens typiquement sioniste car la plupart des juifs dans le monde sont effectivement les simples citoyens du pays de résidence. Ce qui n'empêche nullement à un certain "souci du monde", au-delà des frontières nationales. Là le préjugé ordinaire semble correspondre au réel. Mais peu de données tangibles le vérifient.

Les juifs perçus comme simples croyants peuvent être agnostiques ou athés. Tous les catholiques baptisés ne sont pas croyants en Dieu. Nombreux sont devenus athés. Il en est de même des juifs, comme d'ailleurs des musulmans. S'agissant de la langue, ils peuvent ou non parler hébreu. Au plan culturel, ils sont askhénases ou séfarades, selon l'histoire de leur famille. Chez les musulmans, les chiites diffèrent des sunnites.

Enfin, il existe des juifs anti-sionistes.Ce sont eux qui m'ont appris l'anti-sionisme. Sans eux, je crois que je n'aurais pas pris la mesure de la dureté du conflit qui dure maintenant depuis 60 ans.

L'idéologie sioniste soutient que les juifs ne sont pas que les membres d'une religion. C'est, à mon sens le point essentiel du sionisme, dès lors que l'on ne l'envisage pas du point de vue de ses tâches historiques à mener (ou déjà accomplies pour certains). De fait il y a bien des fondamentalistes religieux dans le sionisme mais aussi des athées. Mais, cela est secondaire. Les sionistes partagent une idéologie qui dépasse le fait religieux.

Soutenant que les juifs ne sont pas que des croyants, comme les chrétiens ou les musulmans, les sionistes voient surtout qu'ils sont un peuple ethnique mondial (donc avec une religion, une langue, une culture commune maintenue par delà les langues et cultures des différents pays de résidence). Ils sont même plus encore, selon le sionisme le plus courant, un peuple-nation mais avec une nation qui va au-delà d'Israel. C'est ce sionisme-là qui est dangereux et même potentiellement raciste.

On peut certes dire que "le peuple juif est bien un peuple comme les autres puisqu'il vit comme tel dans un pays : Israël". N'oublions pas le lieu du "vivre ensemble". En ce cas, les autres juifs du monde ne forment pas un "peuple juif". Ils ne forment pas une communauté mondiale juive. Mais l'idéologie sioniste pousse à cette assimilation dangereuse, source de confusion, de crainte et de rejet nommé anti-sionisme mais aussi antisémitisme.

Il importe de mettre en perspective une évolution du sionisme et signaler qu'une version ancienne a pu militer pour un "foyer national juif" sans que cela implique un Etat et des frontières. Cette version nationale "sans Etat" du sionisme n'existe quasiment plus. Du moins on ne l'entend pas. De même, un certain sionisme en faveur d'un "foyer national juif" a pu être défendu sans faire la promotion du colonialisme et de l'expansionnisme autre nom de l'impérialisme. Mais là aussi, cette version "sobre" du sionisme ou dite parfois du "sionisme accompli" a céder sa place à une version particulièrement offensive et militariste.

Cette mise en perspective montre que le sionisme est passé d'un nationalisme de libération à un nationalisme d'expansion (colonialiste et même impérialiste : perspective du "grand israel"), et même à un nationalisme génocidaire dans la mesure ou la survie même des Palestiniens est désormais incertaine. Ce nationalisme repose sur une communauté d'intérêts imaginaire entre des individus appartenant à des classes sociales différentes (sionisme israélien) mais aussi des pays d'implantation différents (sionisme mondialisé).

Le sionisme est un mouvement politique doublement organisé, au plan mondial avec des organes sionistes et au plan national avec un Etat israélien soutien du sionisme.

Le sionisme organisé tente de mobiliser un peuple juif (à l'échelle internationale) autour des citoyens juifs d'Israël derrière le gouvernement de l'Etat qui s'est édifié au Moyen-Orient depuis 1948. Le problème, pour eux, est que les juifs d'Israel sont hétérogènes et que le peuple juif mondial se réduit à l'existence des seuls juifs sionistes.

26 novembre 2012

Bruxelles "Stop aux bombardements sur Gaza"

Bruxelles

"Stop aux bombardements sur Gaza"

Manifestation en soutien aux populations gazaouis organisée par le Mouvement Citoyen Palestine le 25 novembre à Bruxelles...

15:14 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Casablanca : Manifestation en solidarité avec la bande de Gaza

Casablanca

Manifestation en solidarité avec la bande de Gaza

14:57 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

1500 manifestants en solidarité avec Gaza

1500 manifestants en solidarité avec Gaza

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Par Khalil Zeguendi, le 26 novembre 2012

Nicolas Zomersztajn, cadre dirigeant du CCLJ  (Centre communautaire laïc juif), s'est beaucoup "amusé" hier, en photographiant la manif

De la gare du nord à la proximité de la Place Bara, 1500 manifestants, en majorité des jeunes, ont défilé, le dimanche 25 novembre, durant près de 3 heures, pour manifester leur solidarité à l'égard de Gaza la martyre et dénoncer l'agression sioniste contre le peuple palestinien.

Peu de figures connues lors de cette manifestation, sinon la présence de Nicolas Zomerstain, dirigeant du CCLJ et directeur du, magazine Regards, inféodé à la politique israelienne.

Fidèle à son engagement à la cause palestinienne, Fouad Ahidar était le seul élu d'origine maghrébine à fouler le macadam bruxellois, lors de cette manifestation.

Fadi Benaddi, du COCAB, était également présent lors de cette manifestation.

Au moment de la dislocation, pas loin de la place Aneessens, un certain énervement était perceptible dans le chef de quelques jeunes, particulièrement remontés contre la dernière agression israelienne de Gaza.

13:01 Écrit par Rachid Z dans Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |