05 novembre 2008

L’islam : une alternative à quoi ?

L’islam : une alternative à quoi ?

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Par David L’Epée, (extrait d’une percutante et surtout très appréciable analyse !!!) (Rachid Z), le 05 novembre 2008

 

… De l’actuel leadership états-unien, on ne doit pas déduire que tout autre modèle alternatif a cessé d’exister depuis la chute de l’URSS. Le communisme est moribond, certes, mais l’Histoire a horreur du vide et à un mouvement international d’opposition de masse ne pouvait que succéder un autre mouvement international d’opposition de masse. Cette opposition, nous le savons tous, a aujourd’hui le visage de l’islam.

 

De Moscou à Téhéran, de la moustache du petit père des peuples à la barbe du prophète, les convergences sont frappantes. Les médias occidentaux ne s’y trompent pas, d’ailleurs, puisqu’ils réservent bien souvent aux musulmans le même traitement diabolisant et discriminatoire qu’ils réservaient hier aux activistes communistes. Même chasse aux sorcières, mêmes amalgames calomnieux, même stigmatisation, mêmes accusations délirantes de terrorisme et de subversion et, bien sûr, même peur d’une infiltration massive de cette subversion au cœur même du monde occidental. Les conversions, l’influence idéologique de l’islam déstabilisent l’establishment au même titre qu’hier l’adhésion des travailleurs au Parti ou aux syndicats rouges. La comparaison s’arrête là, mais c’est déjà beaucoup.

 

Cette "prolifération" fait d’autant plus peur qu’elle est grandement favorisée par le contexte démographique. Pour des raisons culturelles et économiques qui ne sont un secret pour personne, les pays occidentaux à forte immigration musulmane sont aujourd’hui le théâtre de ce que nous pourrions appeler une substitution progressive de peuplement. L’équation en est simple : immigration musulmane massive + regroupement familial + démographie explosive de cette immigration + dénatalité indigène = substitution ethno-culturelle d’un peuplement à un autre sur un territoire donné.

 

La question de savoir s’il faut le déplorer ou s’en réjouir n’entre pas en ligne de compte dans cette analyse, il s’agit de faits et de faits indiscutables. Une certaine gauche applaudit au nom de l’idéologie multiculturaliste et xénophile tandis qu’une certaine droite vitupère au nom des vieilles chimères ethnocentristes et racialistes, mais, une fois de plus, les extrémistes des deux bords ont un train de retard et l’Histoire ne les a pas attendus. Relevons tout de même qu’en dépit du discours cosmopolisant véhiculé par les médias du système, les immigrés migrent très rarement par choix ou par amour de leur terre d’accueil et les musulmans sont loin, c’est le moins qu’on puisse dire, d’être des fanas du métissage généralisé

 

La question se complique encore – et devient plus intéressante – quand on sait qu’en plus de ses atouts démographiques, l’Islam peut compter, de plus en plus, sur un pouvoir de séduction qui va grandissant. Un exemple paru dans la presse, il y a quelques mois, m’avait particulièrement frappé. Un groupuscule islamiste qui fomentait des attentats en Allemagne avait été démantelé et ses membres arrêtés. Le seul hic de l’affaire, qui lassa les forces de l’ordre dubitatives, c’est qu’un nombre important des membres de ce groupe armé n’étaient ni des migrants arabo-musulmans ni des fils d’immigrés, mais de jeunes Allemands de souche !

 

Doit-on vraiment s’en étonner ? L’Europe de l’Ouest, tout comme les Etats-Unis, n’est-elle pas un terrain particulièrement propice aux menées du prosélytisme islamiste ? Deux des plus grands "idéaux de masse" de notre histoire – le christianisme et le socialismeayant quasiment tiré leur révérence ou étant sur le point de le faire (ce constat s’applique particulièrement à notre coin d’Europe), il se trouve que nous n’avons rien de crédible à opposer à cette formidable espérance que représente l’islam pour des millions et des millions d’individus à travers le monde.

 

L’Histoire a horreur du vide, je l’ai dit, et une place délaissée ne reste jamais longtemps vacante. Ceux qui, chez nous, s’étonnent du nombre croissant de conversions de nos compatriotes à la foi musulmane n’ont vraisemblablement pas compris que l’homme ne vit pas que de fêtes et de shopping, comme ils n’ont de toute évidence pas compris non plus que si nous n’avons à opposer à l’islam que notre économie de marché et notre consumérisme hédoniste, alors c’est que nous avons déjà perdu.

 

La séduction de l’islam s’exerce avant tout dans nos quartiers les plus défavorisés, de par la forte présence d’immigrés arabo-musulmans, bien sûr, mais aussi pour des raisons beaucoup plus profondes. Ces raisons tiennent en grande partie à ce que nous appellerons les "convergences morales" qui existent entre certaines valeurs de l’islam et les valeurs propres aux classes populaires de notre société. Ces valeurs recoupent en gros ce que Georges Orwell appelait la comon decency, soit un ensemble d’idées très précises de «ce qui se fait» et «ce qui ne se fait pas», un certain sens de l’honneur, de la famille, une certaine fierté identitaire et une virilité exacerbée.

 

(…)

 

J’étais, il y a quelques jours, assis dans le bus à côté d’une femme voilée entourée de trois ou quatre enfants en bas âge et je feuilletais Le Matin bleu. Il était question, dans la brève que je lisais (car il n’y a que des brèves dans Le Matin bleu) d’une jeune Italienne qui participait en ce moment à une émission de télévision où elle avait mis aux enchères sa virginité ; elle espérait au moins empocher un million et demi d’euro. Le journaliste expliquait que ce nouveau concept à la mode nous venait d’outre-Atlantique (allons donc !) où l’hymen d’une jeune Américaine avait trouvé acquéreur sur internet pour la somme faramineuse d’1,2 million de dollars. Et la jeune fille d’expliquer : «Je n’ai pas de dilemme moral, nous vivons dans une société capitaliste.» Ecœuré, j’ai refermé mon journal et je me suis surpris, sans y penser, à observer cette mère de famille voilée en train de parler à ses enfants. J’ai alors réalisé l’abîme incommensurable qui séparait ces deux mondes, celui – fait de droiture et de préceptes stricts – de l’islam, et celui, jouisseur et cynique, d’un Occident abandonné aux ravages du libéralisme apatride. Ces deux sphères idéologiques sont résolument inconciliables.

 

S’il fallait vraiment choisir – et je ne le ferais pas de bon cœur car ce combat n’est pas le mien – alors il faudrait peut-être se poser une question très simple : préféreriez-vous que votre fille se convertisse à l’islam ou qu’elle mette sa virginité aux enchères sur internet ? Quant à moi, je n’hésiterais pas une seconde.

 

L’intégralité et les chatouillants commentaires :

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=46755

14:17 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 novembre 2008

Va voir à Dien Bien Phu si j’y suis…

Va voir à Dien Bien Phu si j’y suis

 

Par ibnkafka, le 02


C’est ce que j’avais dit une fois, lors de mes études en France dans les 90s, à un étudiant français qui me bassinait avec cette obsession typique de son pays de réhabiliter le passé colonial, après une demie-heure d’échanges stériles - va voir à Dien Bien Phu si j’y suis. Au Maroc, nous avons eu la bataille d’Anoual, qui fût un désastre militaire franco-espagnol face aux résistants dAbdelkrim el Khattabi, désastre qui n’aboutit cependant malheureusement pas à une défaite franco-espagnole mais au contraire à la déconfiture de la résistance rifaine et à l’exil au Caire d’Abdelkrim, qui ne se laisse jamais dompter.

 

J’aurais donc dû dire va voir à Anoual si j’y suis, mais malheureusement cette bataille est beaucoup moins connue aujourd’hui (alors qu’elle eût à l’époque un retentissement mondial), tant au Maroc qu’en France - et il est vrai que Dien Bien Phu, qui fût un éclatant désastre militaire français, fût couronnée par le déguerpissement définitif de l’occupant français - remplacé par son allié étatsunien, mais ça c’est une autre histoire…

 

La suite : http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2008/11/02/va-voir-a-dien-bien-phu-si-jy-suis/

02:40 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 novembre 2008

Citoyens, l'Élysée pense pour nous

Citoyens,

l'Élysée pense pour nous

Par birenbaum, le 03 novembre 2008

Franck Louvrier, conseiller à la présidence de la République pour la communication et la presse, a publié, hier, une étonnante tribune dans le Journal du Dimanche.

Le conseiller du Président Sarkozy, s'y oppose - fermement - à l'émergence de toute publicité politique en France (son papier est d'ailleurs titré "Non à la publicité politique"), au motif principal que "la politique n'est pas un bien de consommation".

La communication politique ne doit donc "pas être soumise à la loi du marché publicitaire. Le politique ne doit pas voir son message mi au même niveau qu'un fromage ou un dentifrice" explique Louvrier.

C'est Séguéla qui va être content !

Mais ce n'est pas tout.

Comme on dit au football, Louvrier "ne fait pas le voyage pour rien"...

Sa tribune lui permet, surtout, au passage, de régler son compte à la fumeuse proposition de Thierry Saussez, patron du SIG.

Saussez rêvait, à voix haute, d'une émission de télévision gouvernementale. Louvrier tranche : "il n'appartient pas à l'État de produire ou d'animer des émissions gouvernementales".

Ça c'est fait...

Pas de publicité politique, pas d'émission de comm. gouvernementale...

Jusque là on peut suivre le conseiller présidentiel.

En revanche, la fin de son propos est beaucoup plus contestable. Voulant trop embrasser de sujets, Franck Louvrier conclut :

"Or, quand les cartes se brouillent, le citoyen perd ses repères : il s'imagine avoir le droit de siffler la Marseillaise comme il critiquerait un mauvais produit et il ne s'étonne pas de pouvoir acheter une poupée vaudou à l'effigie du Président de la Répubique Française. Éviter le mélange des genres entre 'info' et 'com' c'est perpétuer des repères essentiels à la démocratie dans une société de consommation qui a tendance à niveler les discours et les événements. Le citoyen a peut-être moins d''humour' mais au moins garde-t-il l'intelligence des symboles qui fondent nos institutions. Et notre propre histoire".

Mazette ! Quel mix de l'info !

D'abord, il est très amusant - tordant même - de voir l'un des alchimistes de l'Élysée s'inquiéter soudainement publiquement du mélange des genres entre 'info' et 'com' ! Alors que, depuis la première seconde, la présidence Sarkozy est un gigantesque plan de com', vie privée comprise !

Là, vraiment Franck Louvrier est bien gentil, mais il devrait plutôt commencer par se demander qui, le premier, a brouillé les cartes et absolument tout mélangé, au risque de perdre tout crédit...

Par ailleurs, il n'y a strictement aucun rapport - mais alors aucun - entre ce mélange des genres info/com, les sifflets contre la Marseillaise et la poupée vaudou à l'effigie du président !

Et il n'y a rien de commun, même, entre les sifflets du Stade de France et cette bien inoffensive poupée bleue !

Pourtant, je sens bien que pour Franck Louvrier, quelque chose rassemble les siffleurs de Saint-Denis et les acheteurs de la poupée vaudou.

C'est, si je le lis bien, une même perte des "repères essentiels à la démocratie" qui se traduit par un manque de respect comparable vis à vis de "l'intelligence des symboles qui fondent nos institutions. Et notre propre histoire".

Bigre !

Et Louvrier finit même par écrire qu'il serait souhaitable que les citoyens aient un peu moins d'"humour"...

Eh bien, moi Franck, si ça ne te dérange pas, je vais continuer à rire !

Cela m'évitera de pleurer.

15:03 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 octobre 2008

L'opinion publique n'existe pas

L'opinion publique n'existe pas

bourdieu

Par Pierre Bourdieu, extrait, Les temps modernes, janvier 1972

… Une autre loi se dégage de ces analyses : on a d'autant plus d'opinions sur un problème que l'on est plus intéressé par ce problème, c'est-à-dire que l'on a plus intérêt à ce problème. Par exemple sur le système d'enseignement, le taux de réponses est très intimement lié au degré de proximité par rapport au système d'enseignement, et la probabilité d'avoir une opinion varie en fonction de la probabilité d'avoir du pouvoir sur ce à propos de quoi on opine. L'opinion qui s'affirme comme telle, spontanément, c'est l'opinion des gens dont l'opinion a du poids, comme on dit. Si un ministre de l'Éducation nationale agissait en fonction d'un sondage d'opinion (ou au moins à partir d'une lecture superficielle du sondage), il ne ferait pas ce qu'il fait lorsqu'il agit réellement comme un homme politique, c'est-à-dire à partir des coups de téléphone qu'il reçoit, de la visite de tel responsable syndical, de tel doyen, etc. En fait, il agit en fonction de ces forces d'opinion réellement constituées qui n'affleurent à sa perception que dans la mesure où elles ont de la force et où elles ont de la force parce qu'elles sont mobilisées.

(…)

Supposons un problème comme celui du système d'enseignement. On peut demander : «Que pensez-vous de la politique d'Edgar Faure ?» C'est une question très voisine d'une enquête électorale, en ce sens que c'est la nuit où toutes les vaches sont noires : tout le monde est d'accord grosso modo sans savoir sur quoi ; on sait ce que signifiait le vote à l'unanimité de la loi Faure à l'Assemblée nationale.

On demande ensuite : «Êtes-vous favorable à l'introduction de la politique dans les lycées ?» Là, on observe un clivage très net. Il en va de même lorsqu'on demande : «Les professeurs peuvent-ils faire grève ?» Dans ce cas, les membres des classes populaires, par un transfert de leur compétence politique spécifique, savent quoi répondre. On peut encore demander : «Faut-il transformer les programmes ? Êtes-vous favorable au contrôle continu ? Êtes-vous favorable à l'introduction des parents d'élèves dans les conseils des professeurs ? Êtes-vous favorable à la suppression de l'agrégation ? etc.» Sous la question «êtes-vous favorable à Edgar Faure ?», il y avait toutes ces questions et les gens ont pris position d'un coup sur un ensemble de problèmes qu'un bon questionnaire ne pourrait poser qu'au moyen d'au moins soixante questions à propos desquelles on observerait des variations dans tous les sens.

Dans un cas les opinions seraient positivement liées à la position dans la hiérarchie sociale, dans l'autre, négativement, dans certains cas très fortement, dans d'autres cas faiblement, ou même pas du tout. Il suffit de penser qu'une consultation électorale représente la limite d'une question comme «êtes-vous favorable à Edgar Faure ?» pour comprendre que les spécialistes de sociologie politique puissent noter que la relation qui s'observe habituellement, dans presque tous les domaines de la pratique sociale, entre la classe sociale et les pratiques ou les opinions, est très faible quand il s'agit de phénomènes électoraux, à tel point que certains n'hésitent pas à conclure qu'il n'y a aucune relation entre la classe sociale et le fait de voter pour la droite ou pour la gauche.

Si vous avez à l'esprit qu'une consultation électorale pose en une seule question syncrétique ce qu'on ne pourrait raisonnablement saisir qu'en deux cents questions, que les uns mesurent en centimètres, les autres en kilomètres, que la stratégie des candidats consiste à mal poser les questions et à jouer au maximum sur la dissimulation des clivages pour gagner les voix qui flottent, et tant d'autres effets, vous conclurez qu'il faut peut-être poser à l'envers la question traditionnelle de la relation entre le vote et la classe sociale et se demander comment il se fait que l'on constate malgré tout une relation, même faible ; et s'interroger sur la fonction du système électoral, instrument qui, par sa logique même, tend à atténuer les conflits et les clivages. Ce qui est certain, c'est qu'en étudiant le fonctionnement du sondage d'opinion, on peut se faire une idée de la manière dont fonctionne ce type particulier d'enquête d'opinion qu'est la consultation électorale et de l'effet qu'elle produit.

Bref, j'ai bien voulu dire que l'opinion publique n'existe pas, sous la forme en tout cas que lui prêtent ceux qui ont intérêt à affirmer son existence. J'ai dit qu'il y avait d'une part des opinions constituées, mobilisées, des groupes de pression mobilisés autour d'un système d'intérêts explicitement formulés ; et d'autre part, des dispositions qui, par définition, ne sont pas opinion si l'on entend par là, comme je l'ai fait tout au long de cette analyse, quelque chose qui peut se formuler en discours avec une certaine prétention à la cohérence.

Cette définition de l'opinion n'est pas mon opinion sur l'opinion. C'est simplement l'explicitation de la définition que mettent en œuvre les sondages d'opinion en demandant aux gens de prendre position sur des opinions formulées et en produisant, par simple agrégation statistique d'opinions ainsi produites, cet artefact qu'est l'opinion publique.

Je dis simplement que l'opinion publique dans l'acception implicitement admise par ceux qui font des sondages d'opinion ou ceux qui en utilisent les résultats, je dis simplement que cette opinion-là n'existe pas.

17:01 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 octobre 2008

Mohamed Bouif, l’ex-président de l'Exécutif des Musulmans

Mohamed Boulif, l’ex-président de l'Exécutif des Musulmans

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Propos recueillis par Khalil Zeguendi, le 17 octobre 2008

Mercredi passé, j'ai eu le plaisir de prendre mon petit déjeuner au salon de l'hotel Métropole à Bruxelles avec monsieur Mohamed Boulif, ex-président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique.

Si vous deviez, monsieur Boulif, situer la grande responsabilité de ce qui s'est déroulé à l'EMB sous votre présidence, à qui devriez vous attribuer cette responsabilité ?

Mohamed Boulif : Sans hésiter, je vous dirai que la reponsabilité majeure incombe à l'ex ministre de la justice Laurette Onkelinkx (PS) qui, non seulement s'est ingérée dans des affaires relevant de la gestion interne d'un culte mais a, suite à une grosse manipulation dont elle a fait l'objet, pris fait et cause en faveur de personnes magouilleuses et avides de pouvoir.

Il s'agit de monsieur Kissi Benjelloun notamment ?

Il n'y a pas que lui puisqu'au sein du propre cabinet de la ministre, des personnes peu ou prou proche des comploteurs, ont cherché et réussi à faire évoluer les choses dans le sens qu'elles ont pris.

Faites vous allusion, notamment à Abbas Guennad, conseiller de la ministre pour ce qui relève du culte islamique et ex époux de la ministre ?

Bien évidemment...

L'intégralité : Khalil Zeguendi

13:27 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 octobre 2008

La vraie limite des pédagogies modernes

La vraie limite des pédagogies modernes

Par Dominique Ottavi, extrait de Qu’est qu’apprendre? Rapport au savoir et crise de la transmission, 2008

L’échec actuel des choses met en évidence l’absence, précisément, de ce qu’on a attendu de l’enfant, le caractère massif de l’inappétence, le manque de désir, de perception du savoir comme moyen de développement et de libération. D’ailleurs on peut constater une crise des sciences comme du reste. Car, contrairement à ce que croyait Spencer, on n’a pas assisté avec le recul des humanités au triomphe de la curiosité scientifique. Industriel et prix Nobel se rencontrent sur le constat du recul des études scientifiques, la panne des vocations, l’absence d’imagination dans la recherche…

Ceci nous met sur la piste de la définition de ce savoir qui nous manque.

Les pédagogies modernes ont cherché une alternative à la pédagogie directive et traditionnelle sur la base des mêmes finalités : promotion du progrès, émancipation de l’individu, réconciliation de l’individu et du collectif. Elles ont sans doute déplacé de l’adulte à l’enfant l’origine de l’apprentissage. Mais elles ont maintenu l’idéal du progrès, de l’émancipation personnelle par des réformes, d’autant plus qu’elles prétendait à des méthodes meilleures.

Les tentatives contemporaines pour penser le rapport au savoir postulent l’existence de ce désir profond qui pousse à apprendre, et essaient de traquer le désir de savoir derrière ce qui l’empêche, les circonstances qui l’entraveraient. Bien sûr, elles sont très pertinentes pour éclairer une part de la réalité, mais une autre partie de la réalité est constituée par l’effacement de ce désir même.

Ainsi Bernard Charlot, dont on a vu le rôle dans l’établissement du vocabulaire contemporain, attribue la responsabilité du phénomène aux sciences sociales tout en restant au fond optimiste. Il estime que les «savoirs» ont été relativisés et dévalorisés par les sociologues de la reproduction. La perte de sens a eu lieu, aussi bien pour les adultes que pour les élèves, lors de la réduction des savoirs à des instruments d’un jeu social et hiérarchique. Il propose donc de «travailler» le rapport au savoir au niveau individuel, pour briser de tels déterminismes et faire réémerger du sens dans l’apprentissage. Penser par quel moyen ont peut réconcilier les enfants avec la vertu émancipatrice de la connaissance est donc la nouvelle tâche de la pédagogie : la conclusion de Charlot est que le savoir garde une fonction émancipatrice s’il a du sens pour le sujet qui apprend

14:14 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12 octobre 2008

Adler rechute : Le poussah de la pensée poussive frappe encore

Adler rechute

Le poussah de la pensée poussive frappe encore

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Par Jacques-Marie Bourget, le 12 octobre 2008

Des mecs comme Adler ou Fienkelkraut peuvent injurier les gens comme ils le veulent, on ne trouvera jamais un juge pour les condamner.

S’il m’était venu à l’idée qu’hier soir en Roumanie, notre magnifique équipe de France de foot était trop "black", immédiatement un tribunal diligenté viendrait me condamner. Et il aurait bien raison. Mais quand l’injurieux mensonge sort de la bouche d’un injurieux professionnel, il n’y a pas de suite. L’injurieux du genre "Fienk", BHL ou Adler à un permis de diffamer, comme d’autre ont un permis de chasse ou de conduire. Après avoir dénoncé l’extrême gauche française comme "fasciste", Adler qui est l’homme en forme du moment, s’en prend à un site de l’Internet où se croisent les mots les idées et les infos de ceux qui ne détestent pas le Coran et l’islam, Oumma.com.

Sur RMC, notre Falstaff post moderne dénonce "Oumma" comme un site "proche d’Al-Qaïda" ! Ca me rappelle quand Georges Suffert, dans "Le Point" il y a 35 ans, dénonçait Curiel comme "agent du terrorisme international". Et Curiel a été assassiné par les services secrets français. Bien fait.

Dans l’immense bain de liberté qui nous enveloppe, que s’est-il passé ? RMC a t-elle donné un droit de réponse à Oumma, ce qui naurait été le simple exercice du débat. Du genre Voltaire qui se serait battu jusqu’à la mort pour que ses ennemis aient droit à la paroleQue dalle. Pour RMC, Voltaire n’est que le nom d’un quai de Paris, ou celui d’un joueur de foot ? Pas de réplique possible pour Oumma, "la chaîne de Tarik Ramadan" dans la version BHL.

Aimant à peu près autant la religion que les "oeuvres" du mari d’Arielle, je pense que nous sommes dans un pays qui va très mal quand il se passe des choses comme cette affaire de RMC et que chacun ferme sa gueule.

A propos de BHL, vous avez vu la séance de téléachat sur France 2 vendredi soir ? Une heure et demie de soupe servie à deux types qui, comme d’autres, ne font qu’entasser des livres dans les vitrines des libraires ! Mais peut être que la même chaîne nous réserve trois heures avec le prix Nobel Le Clézio ? Qui a rappelé à l’élégant Houellebecq la douce phrase de l’un de ses livres : "Chaque fois que j’apprenais qu’un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouvais un tressaillement d’enthousiasme à la pensée qu’il y avait un musulman de moins". C’est dommage parce que c’est une jolie phrase.

Pour retrouver l’affaire RMC, voici le lien : http://www.oummatv.tv/L-affaire-RMC-Adler-Oumma-com.

15:20 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 octobre 2008

Je suis une bête, un nègre...

Je suis une bête, un nègre...

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Le Bougnoulosophe, le 09 octobre 2008

En hommage à Elvis Akpa, sans-papiers parisien mort comme un chien ! L'Europe est décidément indéfendable...

Je suis une bête, un nègre, polygame, exciseur, prolifique..., mes seigneurs et maîtres connaissent ma culture, mes pensées intimes, ils me connaissent mieux que moi-même... Je suis une bête, un nègre, à coup de chicote, d'ethnologie et de philanthropie, ils m'ont objectivé

Je suis une bête, un nègre, ils m’ont mis aux fers et d’un même mouvement me libèrent d’un geste magnanime, car sans impudence, ils aiment à gagner à tous les coups… Je suis une bête, un nègre, qu'importe les sanglots souchiens quand ils sont crocodiles... Je suis une bête, un nègre, je ris, je danse, je suis enjoué et affectueux comme un animal de compagnie, adoptez-moi...

Je suis une bête, un nègre, de l’universel je n’ai vu que l’impérialisme et des «droits de l’homme» l’arrogance et le cynisme de la solution clé en main … Je suis une bête, un nègre, mon drame, à moi, c’est de n’être pas assez entrer dans l’histoire, le néolithique est ma demeure, je n’ai aucun Auschwitz ou Hiroshima à faire valoir… Je suis une bête, un nègre, les Ethiopiques, Egyptos, Songhai... qu'aurais-je été sans cette heure où, les blancs débarquant, je tombai au néant ?...

Je suis une bête, un nègre, livré à moi même, je ne produis que des catastrophes ; sécheresses, famines, épidémies, cyclones sont mes compagnons de toujours… Je suis une bête, un nègre, mes identités sont meurtrières, le tribalisme et l’ethnicité sont mon alpha et mon oméga... Je suis une bête, un nègre, ma sauvagerie est compulsive et ma barbarie convulsive, chez moi Dionysos a tué Apollon à coup de machette…

Je suis une bête, un nègre, qui n’en finit pas de son procès de décivilisation, voyage au centre de la terre mais où m’arrêterai-je ?Je suis une bête, un nègre, parmi mes seigneurs et maîtres, je dois savoir garder ma place, dût-elle être dans une niche, ils m'aiment tant quand j’ai la politesse larbine … Je suis une bête, un nègre, je n’accéderai jamais à la majorité, je suis de race enfantine, ne dit-on pas l’Afrique est le berceau de l’humanité ?

Je suis un nègre, oui, mais pas bête à manger du foin, ni Obama, ni Rama Yade ne sont des miens… Je suis un nègre, oui, mais ni blanc ni Bounty, car fier je suis fier je resterai... Je suis un nègre, oui, mais de ceux qui aiment à marronner dans les champs... Divine bête, nègre fondamental , «cris, tambour, danse, danse, danse danse !»

15:04 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

«De La Bêtise Humaine»…

«De La Bêtise Humaine»

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VLFLS, le 09 octobre 2008

Houellevard : "Cher Bernard-Henri (…). Parmi nos ennemis les plus constants et les plus féroces, il y a aussi tous ces sites, cette écoeurante et terrifiante prolifération de sites ultra-gauchistes dont le modèle, cette fois, pourrait être des publications comme Le Monde diplomatique ou Politis, mais qui, conformément à la logique maximaliste d’Internet, vont beaucoup plus loin, et, par rapport à des gens comme nous, ne se situent pas loin de l’appel au meurtre. C’est là où l’on mesure que cette collusion contre nature qu’on a pu signaler entre ultra-gauche et islamisme radical n’est nullement un fantasme de Georges-William Goldnadel, mais qu’elle est, de plus en plus, une réalité. Je laisse ces gens qui trouvent toutes les excuses à l’islam parce que c’est la "religion des pauvres", ou qui recherchent des convergences entre pensée marxiste et charia, à leur responsabilité historique, mais je dis que chaque agression ou meurtre antisémite qui se produit, ou se produira, dans les banlieues françaises leur devra un peu quelque chose".

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Lévuchet : "Cher Michel (…). Sur cette affaire d’islamo-gauchisme, de nouvelle grande alliance entre nouveaux rouges et nouveaux bruns, d’axe entre attardés du Monde diplo et escadrons de la mort tendance Djihad, (…) je pense, moi aussi, qu’on n’a encore vu que les prémices (…)".

13:40 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08 octobre 2008

Rappel : Le Message

 

Rappel

Le Message

Adressé par des oulémas et des responsables d’organisations islamiques marocaines aux chefs d’États et gouvernements islamiques, par le biais des ambassadeurs aux Maroc

Avant-propos

(Je rappelle également, à toutes fins utiles, que sur la question soulevée ci-dessous, le cheikh Youssef al-Qaradawi, président du Conseil Européen de la Fatwa et la Recherche (Londres), dont les conseils sont parmi les plus écoutés par les musulmans d’Europe et des autres continents du monde, ne diverge pas d'un iota de la position de ses pairs au Maroc : «Al Qods (Jérusalem) est partie intégrante du dar el islam, elle doit être arabe, musulmane et palestinienne sans que cela empêche en rien juifs et chrétiens d’accomplir leurs devoirs religieux» confirme-t-il !!!) (Rachid Z)

«Il est de notre devoir en tant que groupe des oulémas du Maroc de rappeler aux chefs et aux gouvernements des États musulmans le point de vue de l’islam, qu’avait déjà exprimé les fatwas qu’avait rédigés les oulémas d’Orient et d’Occident avant et pendant l’occupation sioniste.

Récemment en 1989, 61 oulémas représentant tous les pays du monde islamique ont confirmé le tahrim (interdiction formelle) de renoncer à un pouce de la terre de Palestine. La rabita des oulémas du Maroc a diffusé un communiqué le 05 avril 1979 qui dénonce l’accord de paix entre l’Égypte et Israël…

Pour ce, nous annonçons de nouveau sur la base de notre engagement envers Dieu à dire la vérité et conseiller tous les musulmans, que la libération de la Palestine est une affaire des musulmans et non des arabes ; aucun dirigeant, ni gouvernement, ni organisation, n’a le droit d’aborder cette question en dehors des dispositions du Coran et de la Sunna

Toute reconnaissance d’Israël ou renonciation au droit des Palestiniens à constituer leur propre État souverain avec Jérusalem comme capitale est en dehors de la chari’a et n’engage pas les peuples musulmans.»

Le 27 octobre 1994

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Tariq Ramadan : Docteur Honoris Causa de l'ULB ?

Tariq Ramadan

Docteur Honoris Causa de l'ULB ?

Par Khalil Zeguendi, le 08 octobre 2008

Il est indéniable de reconnaître que Tariq Ramadan a galéré des masses ces dernières, pour tenter de convaincre ses détracteurs qu'il n'était pas le méchant ogre islamiste aspirant à "disposer dans l'au delà, des 70 houries promises à tout djihadiste".

L'image d'un double discoureur habile et d'un séducteur hors paire distillée à Tariq Ramadan par les inconditionnels de la politique de l'état d'Israel lui collait à la peau.

Ces inconditionnels mêmes parvinrent à réduire Roger Garaudy, auteur durant toute sa vie d'homme de lettres, d'une oeuvre littéraire monumentale, en un méprisable antisémite dès lors qu'il a "osé" dénier aux Juifs sionistes, le droit de se prévaloir de la Shoah pour spolier le peuple palestinen de sa terre et de sa dignité.

Feu l'Abbé Pierre, l'homme le plus aimé de tous les Français n'a pas échappé à la malédiction de ceux qui ont fait de la Shaoh, un fonds de commerce destiné à terroriser tous ceux qui osent critiquer le génocide pratiqué par Israel contre les habitants de Gaza.

Ces mêmes inconditionnels de l'état d'Israel (Val, BHL, Fourrest, CCLJ, ...) et la liste est loin d'être exhaustive, qui ont, au nom d'une néo "laïcité" méprisante et excluante, encensé toutes celles et tous ceux qui comprirent que "manger un musulman tous les matins au petit déjeuner" était une affaire des plus "juteuses" et fabriqué à partir de rien, et je ne pèse pas mes mots, des icônes de cette laïcardie

La suite : Khalil Zeguendi

13:11 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 octobre 2008

LES CRIMES DE LA BELGIQUE COLONIALE AU CONGO ...

LES CRIMES DE LA BELGIQUE COLONIALE AU CONGO

DEVOIR DE MEMOIRE

Par Éric Toussaint, le 07 octobre 2008

En premier lieu, je voudrais aborder la question du contexte historique dans lequel le Congo devient un Etat soumis à la Belgique par l’intermédiaire de son roi, Léopold II. Ensuite, j’analyserai une série d’éléments sur l’exploitation du Congo.

La démarche du CADTM, qui co-organise cette activité avec différentes associations liégeoises, se situe dans le cours et le moyen terme. Il s’agit de lancer un débat absolument nécessaire sur la mémoire, sur le rôle de la Belgique, très concret, à l’égard du peuple congolais, de la fin du 19e siècle jusqu’à aujourd’hui.

Ce soir, nous allons aborder la période du Congo soumis à Léopold II (1885-1908). L’idée est d’organiser une série d’activités dans les huit ou neuf mois qui viennent pour décrire la situation jusqu’à aujourd’hui. Après cette soirée, nous aborderons la période 1908 à 1960 quand le Congo passe de Léopold II à la Belgique, l’indépendance du Congo en 1960, les circonstances de cette indépendance, l’assassinat du premier ministre congolais Patrice Lumumba, le rôle de la Belgique dans le soutien et dans l’organisation de cet assassinat, son soutien à la dictature de Mobutu ; la fin du régime de Mobutu et la période ouverte par la fin de Mobutu, c’est-à-dire, la période actuelle qui s’étale sur dix ans, de 1997 à 2007.

Nous pensons convoquer des activités non seulement à Liège mais à Bruxelles, à Mons, à Ostende et dans d’autres villes, parce que ce pays est empli de symboles qui renvoient à la période de Léopold II. Des symboles qui, pour la plupart, comme la plaque de bronze de l’hôtel de ville de Liège, ont été construits, créés dans les années 1930, dans un contexte bien précis : il fallait faire oublier les atrocités de l’époque léopoldienne

La suite : MIR

14:10 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05 octobre 2008

Journalistes fichés: réagissez !

Journalistes fichés: réagissez !

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Par Molenews, le 03 octobre 2008 

Les fichiers policiers enregistrent les données personnelles de 1,6 million de citoyens, en Belgique. Le Soir révèle, ce vendredi, que les ministres fédéraux de la Justice, Jo Vandeurzen (CD&V) et de l'Intérieur, Patrick Dewael (Open VLD), entendent publier un arrêté qui consacre le fichage de paramètres pour le moins sensibles: orientation sexuelle, opinion politique, état de santé, origine ethnique, conviction religieuse... Autant de variables qui ne sont pourtant en rien indicateurs de la dangerosité potentielle d'un individu.

La légalisation proposée du fichage ethnico-religieux a des relents glaçants... Sinistre réminiscence d'une époque où les préfectures de police avaient préparé le terrain des rafles, puis de l'extermination des Juifs. Tout avait commencé par leur fichage, dès octobre 1940, en France occupée, dès juin 1941, dans la zone contrôlée par le gouvernement de Vichy. En Belgique, les fonctionnaires communaux ficheront ainsi 47.000 des 70.000 Juifs du Royaume, essentiellement en 1940 et 1941.

Les libertés individuelles, c'est bien connu, ne s'usent que si on ne s'en sert pas... C'est pourquoi The Mole, dès ce matin, a pris sa plus belle plume pour adresser un courrier à la Commission de la protection de la vie privée, organe un brin émasculé, mais officiellement tenu de veiller à la légalité des fichiers. En voici le texte, ci-dessous (n'hésitez pas à vous en inspirer). Molenews se réjouit de lire la réponse de la Commission et ne manquera guère de vous en livrer la teneur...

La lettre adressée à la Commission (139, rue Haute, 1000 Bruxelles):

"Bonjour,

Conformément à la législation en vigueur, pourriez-vous vérifier l’existence, le contenu et la légalité des éventuelles fiches policières (BNG) qui porteraient sur ma personne ? Je tiens, le cas échéant, à rectifier ou faire supprimer les éventuelles données inexactes, superflues ou interdites.

Je compte éventuellement m’opposer à l’utilisation de ces données, étant donné le métier que j’exerce (journaliste professionnel, protégé par la loi sur le secret des sources). J’estime qu’ils s’agit là d’une raison sérieuse et suffisante pour vous prier d’exercer ce contrôle.

Vous trouverez, ci-joint, une photocopie de ma carte d’identité.

Dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie de croire en nos meilleurs sentiments,

(signature)"

Faites suivre: plus on sera de fous, plus on risque de s'amuser!

Sources: Le Soir, Ligue des Droits de l'Homme, René Rémond (sur le fichage des Juifs). Illus: une fiche du "Registre des Juifs" établie par la ville d'Anvers; AID.

16:28 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 septembre 2008

«Ammar 404» frappe encore le net tunisien

«Ammar 404»

frappe encore le net tunisien

Par Mohamed Ettaieb, Chakchouka tunisienne, le 27 septembre 2008

«La 404 était tombée en panne hier, mais plus de peur que de mal (pour Ammar) tout est rentré dans l’ordre et le site est de nouveau bloqué».

C’est l’un des messages publiés, vendredi, par un internaute dépité sur le très fréquenté groupe Facebook militant pour «le Retour de YouTube en Tunisie». Jeudi, Chakchouka tunisienne rapportait que YouTube et Dailymotion, longtemps censurés au pays du jasmin, venaient d’être «libérés». La joie fut cependant de courte durée : l’Agence tunisienne d’internet (alias Agence terrorisant les internautes) en a de nouveau interdit l’accès, douze petite heures après cette brève ouverture.

Sur le Net, les sympathiques internautes ont donc inventé le personnage du censeur «Ammar 404» (le 404 réfère à la mention d’erreur figurant en lieu et place des pages internet inaccessibles) qui a failli être mis au chômage technique, mais qui a rapidement retrouvé son emploi. Nous sommes contents pour lui.

Allonger votre pénis !

Outre la censure qui frappe plusieurs sites internet (dont Bakchich), les courriels sont très perturbés depuis le 25 juillet (en passant, il s’agit du jour anniversaire de la proclamation de la «République» tunisienne). Tout ce qui dérange — comme la liste d’information Tunisnews.net disparaît des boîtes mails des abonnés.

Il n’est pas rare que les courriels soient carrément transformés en spams. Ainsi, un article portant sur les droits de l’Homme se métamorphose, comme par magie, en une publicité racoleuse vantant la meilleure façon par laquelle vous pourrez rallonger votre pénis. Visiblement, ce cher Ammar 404 sait mieux que quiconque où se situent les priorités des Tunisiens !

13:38 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 septembre 2008

Il faut sauver Siné

Il faut sauver Siné

BobSine

Par Marc-Edouard Nabe, le 20 septembre 2008

Il faut sauver Siné. Pas de l’accusation d’antisémitisme, mais de la bande de cons qui l’entoure et qui, pour se refaire une virginité de faux rebelles sur son dos de vieil anar, l’a poussé à lancer un journal de merde. Je ne veux pas que Siné meure en se recentrant. Je l’aime et l’admire trop pour ça.

C’était pourtant un bel été : un de mes pères spirituels était traîné dans la boue. Il s’était fait gauler pour antisémitisme. Encore ! On le traitait d’ordure ! J’étais fier. À 80 ans, il allait finir en beauté, sali, honni, méprisé. «Antisémite », je crois que c’est le mot que je préfère dans la langue française. J’ai suivi toute l’affaire et puis, le 23 juillet, j’ai eu une idée... J’ai appelé Siné pour lui faire part de ma vision : pourquoi ne pas répondre au connard qui l’a viré de Charlie Hebdo par un autre journal, un numéro spécial de Siné Massacre, où Bob montrerait qu’il y en a marre de ce chantage à l’antisémitisme ? Il n’était pas chaud et trouva la chose irréalisable, il préférait se cantonner au Net. Je le stimulai et raccrochai.

Au matin du 27 août, Bob me rappela pour me dire, un peu gêné, qu’il allait sortir le 10 septembre un journal... Je le félicitai et lui demandai ce qui allait y avoir dedans. Mon idole absolue en provoc, ce pur génie du dessin et de l’anarchie, ce grandiose fouteur de merde à pisser de rire dès qu’il ouvre la bouche ou trace un trait, ce géant historique aux énormes couilles me sortit une pauvre liste de tout un tas de minables de l’humour et du journalisme tous plus bien-pensants les uns que les autres...

Au ton de sa voix, j’avais déjà compris mais j’attendais que Bob, en se raclant la gorge, finisse par cracher le morceau: «Pour l’instant, les mecs comme toi on préfère éviter.» Les mecs comme moi ? Mais il n’y a qu’un mec comme moi ! Et puis même, qu’est-ce qu’ils ont les mecs comme moi ? Cette peur que je grille tout un journal à cause de ma «réputation», et exprimée par un octogénaire notoirement ennemi d’Israël m’a fait de la peine. «Les mecs comme toi, on préfère éviter...» Je croyais être pour Siné autre chose qu’un mec comme moi... Pourtant, c’était inutile de paniquer. Vu l’ours, je ne risquais pas d’écrire dans Siné Hebdo ! Entre Didier Porte (chroniqueur chez Stéphane Bern !) et Christophe Alevêque (chroniqueur chez Laurent Ruquier !), merci bien... Et puis au point où j’en suis dans mon destin, je me fous d’écrire dans un journal : je préfère aller droit dans le mur, je veux dire sur le mur.

(…)

Sionistes ou pétitionnistes, quelle alternative ! Le protocole des sages de la pétition ! OK, Siné n’est pas antisémite, et eux non plus, puisqu’ils le défendent ! La bonne affaire ! Pourquoi, au lieu de défendre abstraitement la «liberté d’expression», tous ces pro-Siné ne nous disent-ils pas ce qu’ils pensent personnellement d’Israël et de l’exploitation de la Shoah en France, à des fins de pure intimidation, par une poignée de fanatisés ? J’écoute M. Arrabal (sans logorrhée gongoresque sous-dalinienne, je vous prie), et M.Guy Bedos (sans «humour» ni pirouette SVP), et Mme Marina Vlady (sans pleurnicherie russe, vous me ferez plaisir). Et M. Noël Godin (hors-tarte, c’est bon). Gloup-Gloup ? Gloops... Silence ! Silence de mort, de morts plutôt, car ils sont tous morts d’avoir fermé leur gueule sur ça depuis tant d’années, alors qu’ils savent les uns les autres ce qu’ils pensent. Et si jamais il leur arrivait de répondre à la question, ce serait à coup sûr pour dire qu’il faut absolument deux États en Israël / Palestine. Ignorent-ils que ce n’est pas du tout, mais alors pas du tout, ce que pense le grand artiste qu’ils font semblant de soutenir ?

«L’affaire Siné» aurait pu être l’occasion de percer l’abcès. Ce n’est pas pour son cliché antisémite que Val a viré Siné, c’est pour son attaque hebdomadaire d’Israël. Comment peut-on faire encore le scandalisé d’être traité d’antisémite quand pendant quarante ans on tape sur Israël ? On sait bien que, dans ce pays coupable qu’est la France, entre les antisionistes et les antisémites la police ne fait pas de différence. Qu’on ne s’y trompe pas : l’objectif, en foutant Siné à la porte, était aussi de supprimer sa rubrique, c’est-à-dire les seuls propos violemment anti-israéliens qui restaient encore lisibles dans la presse traditionnelle. Du coup, ça saute ! Et le paradoxe, c’est que ce n’est pas dans Siné Hebdo qu’on les retrouvera ! Catherine Sinet sera, vous verrez, plus regardante que Philippe Val ! Un comble !

(…)

Siné Hebdo, c’est la fête aux billets d’humeur et aux petits Mickeys dans les coins... Que du remplissage ! Siné lui-même reprend ses vieux clichés graphiques et les autres dessinateurs, ça fait peur de voir comment ils sont ininspirés. Même Tardi recycle un dessin de l’époque de l’affaire des caricatures de Mahomet. Les textes, n’en parlons même pas puisqu’eux-mêmes ne parlent de rien. Ou de trois fois rien... Entre deux basses attaques contre l’Islam (et donc les Arabes), on n’oublie pas la petite charge anti-antisémite d’usage contre une personnalité du XIXe siècle pour montrer qu’on est du bon côté... Pitoyable !

(…)

«ONFRAY ENFOIRÉ !», voilà un bon slogan soixante-huitard. Bob s’est laissé abuser par ce prof hédoniste (mon cul !) qui décrète, entre deux cours de philo à la mode de Caen où il est incapable de sortir ses tripes, qu’il représente la vraie «gauche de gauche», monsieur, qu’il est pour «la vraie liberté de la presse» et qu’il déteste toutes les religions... C’est tout ? On gagne l’estime de Siné à peu de prix en ce moment. Moi, ça me fait mal de voir qu’un géant comme Siné accepte de travailler sous l’oeil sournois derrière de petites lunettes post-beigbederiennes à la con d’un flic chevelu qui, parce qu’il a mis des billes dedans, déclare qu’il sera «attentif au contenu de chaque numéro» ! Pire, qui dit carrément : «Je suis sioniste» ! Et qui est connu pour détester le marquis de Sade ! Siné, Bob Siné, lance donc un journal avec à sa tête un sioniste coincé du cul, lui qui vomit Israël et dont le marquis est le dieu ?

(…)

Il n’est plus temps de faire un journal. L’époque a tragiquement changé. Faire un journal alors que des millions d’individus souffrent, sans le savoir, de ne rien comprendre au film qu’on leur projette depuis 60 ans ? Faire un journal au moment où plus personne ne croit qu’un jour quelque chose a pu être vrai et beau tellement tout est désormais faux et laid ? Faire un journal aujourd’hui où des jeunes filles splendides et des mecs intelligents sont détruits d’avance par le marasme, l’ignorance et l’indifférence imposés depuis des décennies par les exploiteurs du suicide de l’Occident ? Non, merci. Un peu de décence, les amis ! C’est fini, Bob, les journaux...

Le seul journal que Siné aurait dû faire était celui dont j’avais eu l’idée, avant qu’une bande de jaloux et d’incapables la pervertissent derrière mon dos. Un seul numéro, exceptionnel, historique, beau, fort, drôle, avec TOUS ceux qu’on a accusés d’antisémitisme, sans distinction ni sectarisme. Ils auraient expliqué au public qui l’ignore comment une poignée de fanatiques omnipotents les ont punis pour avoir parlé en mal d’Israël et de ses propagandistes. Là, ça aurait eu du sens et de la «gueule»... Une pléiade de parias qui n’ont rien à voir les uns avec les autres, mais qui ont souffert la même chose. Je ne suis pas un intime de Dieudonné, mais je suis solidaire de lui à 100%. Ainsi que de Soral qui sait très bien ce que je pense du Front national. Je ne suis pas du tout islamiste, mais je soutiens totalement Tarik Ramadan. Le côté vieille France de Renaud Camus me fout la gerbe, mais je compatis avec ce qu’il a subi. Etc, etc, etc, je pourrais citer des dizaines d’exemples et parmi des «accusés» que je ne connais même pas personnellement, mais à qui je donne raison sur la question.

(…)

Les signataires de sa pétition et les journalistes de son hebdo ne font pas que soutenir Siné, ils accréditent la thèse comme quoi l’antisémitisme est une accusation dont il faut encore se défendre aujourd’hui. D’odieux culpabilisateurs essaient de nous persuader que aujourd’hui, on est encore juste après la Shoah, alors qu’on vit soixante ans après. Oui, ceux qui nous clouent les uns après les autres à la grande croix de l’antisémitisme (sans jamais le définir d’ailleurs) font croire à l’opinion qu’entre la fin de la Shoah (1945) et la fin de l’Occident (2001) il ne s’est rien passé. Si : il s’est passé la création de toutes pièces de cet État ni fait ni à faire : Israël.

De cet escamotage historique nous crevons. Pour se venger d’Hitler, les Juifs ont bloqué le Temps. On stagne avec eux, pour eux, dans une époque qui ne signifie rien pour des milliards d’individus vivants aujourd’hui, obligés de se ronger de culpabilité sous peine d’être dénoncés comme «antisémites»...

Tout contemporain qui a peur qu’on le traite d’antisémite est complice du système qui fait qu’à cause de la Shoah on n’a pas le droit d’être contre Israël. «Quel rapport ?» serait en droit de se demander un jeune homme d’aujourd’hui qui n’a pas vécu Auschwitz mais qui vit Gaza tous les jours. Comme je dis souvent, moi qui ne suis pas révisionniste : «Oui, la Shoah a existé, c’est Israël qui ne devrait pas exister.» Si le premier crime contre l’humanité est la Shoah, alors le vol de la terre de Palestine par les Israéliens est le second.

(…)

J’en ai marre de ces bourgeois qui pleurnichent parce qu’on risque de les prendre pour des gens qui n’aiment pas les Juifs ! Moi, j’aime les Juifs mais je les combats quand ils nient qu’ils sont tous pro-israéliens. Je ne fais ni semblant de les aimer en fermant ma gueule, ni semblant de ne pas les détester en l’ouvrant sur un autre sujet, technique que tant de faux-culs pratiquent.

Au fait, c’est quoi être antisémite aujourd’hui ? C’est vouloir détruire tous les Juifs comme Hitler le voulait ? Ou bien c’est juste refuser de se plier au chantage à la Shoah martelé par certains Juifs culpabilisateurs et beaucoup de goys culpabilisés dans le seul but que tout le monde ferme sa gueule sur Israël ? Si être antisémite, c’est la seconde option, alors il faut être fier d’être traité d’antisémite.

L’intégralité : Marc-Edouard Nabe

14:27 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |