06 juin 2012

Réflexions de Gilbert COLLARD sur l’islam

Réflexions de Gilbert COLLARD sur l’islam

G.C..jpg

legaulois.info, le 06 juin 2012

Comme le démontrent les lignes qui suivent, j'ai été contraint de prendre conscience de l'extrême difficulté à définir ce qu'est un infidèle. Choisir entre Allah ou le Christ, alors que l'Islam est de loin la religion qui progresse le plus vite en notre pays.

Le mois dernier, je participais au stage annuel de remise à niveau, nécessaire au renouvellement de mon habilitation de sécurité dans les prisons. Il y avait dans le cursus une présentation par quatre intervenants représentant respectivement les religions Catholique, Protestante, Juive et Musulmane, expliquant les fondements de leurs doctrines respectives. C'est avec un intérêt tout particulier que j'attendais l'exposé de l'Imam.

La prestation de ce dernier fut remarquable, assortie d'une projection vidéo. À l'issue des présentations, vint le temps des questions/réponses, et lorsque ce fut mon tour, je demandai :  "Je vous prie de me corriger si je me trompe, mais j'ai cru comprendre que la majorité des Imams et autorités religieuses ont décrété le Jihad (guerre sainte), à l'encontre les infidèles du monde entier, et qu'en tuant un infidèle (ce qui est une obligation faite à tous les musulmans), ceux-ci sont assurés d'aller au paradis. Dans ce cas, pourriez-vous me donner la définition de ce qu'est un infidèle ? "Sans rien objecter à mon interprétation et sans la moindre hésitation, l'Imam répondit : "Un non musulman" !!! Je rétorquais : "Alors permettez-moi de m'assurer que j'ai bien compris : L'ensemble des adorateurs d'Allah doivent obéir au commandement de tuer quiconque n'appartient pas à votre religion, afin de gagner leur place au paradis, n'est-ce pas ?"

Son visage qui affichait jusqu'alors une expression pleine d'assurance et d'autorité se transforma soudain en celui d'un garnement surpris la main dans le pot de confiture !!! C'est exact rétorqua-t-il dans un murmure. Je repris : "Eh bien, j'ai beaucoup de mal à essayer de m'imaginer le Pape Benoît XVI exhortant tous les Catholiques à massacrer vos coreligionnaires ou le Pasteur Stanley en faisant autant pour garantir aux Protestants une place au paradis. L'Imam se retrouva sans voix ! Je poursuivis : J'ai également des difficultés à me considérer comme votre ami, lorsque vous-même et vos confrères incitez vos fidèles à m'égorger !"

Juste une autre question : "Choisirez-vous de suivre Allah qui vous ordonne de me tuer afin d'obtenir le paradis, ou le Christ qui m'incite à vous aimer afin que j'accède, moi aussi au paradis, parce qu'il veut que j'y sois en votre compagnie ? "On aurait pu entendre une mouche voler, tandis que l'Imam demeurait silencieux. Inutile de préciser que les organisateurs et promoteurs du séminaire de formation à la diversification n'ont pas particulièrement apprécié cette façon de traiter le ministre du culte Islamique et d'exposer quelques vérités à propos des dogmes de cette religion.

Au cours des trente années à venir, il y aura suffisamment d'électeurs musulmans en notre pays pour installer un gouvernement de leur choix, avec l'application de la charia en guise de loi. Il m'apparait que tous les citoyens de ce pays devraient pouvoir prendre connaissance de ces lignes, mais avec le système de justice et de médias libéraux combinés à la mode démente du politiquement correct, il n'y a aucune chance que ce texte soit largement publié. C'est pourquoi je vous demande de le diffuser à tous les contacts de votre internet.

13:53 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans, Opinions | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Pourquoi y a-t-il encore des habitants à Bruxelles ?

Pourquoi y a-t-il encore des habitants à Bruxelles ?

13lignes, le 5 juin 2012

Quand j’étais petit, j’étais Wallon (j’habitais en Wallonie). Quand on me parlait de Bruxelles, on disait que toujours que c’était dangereux, «surtout à Schaerbeek». Plus tard, il y a eu des "émeutes" près de la place Bethléem, entre Saint-Gilles et Forest, qui sont devenues les horribles communes à éviter. Ensuite, j’ai habité Anderlecht quelques temps. Et là, on me demandait toujours comment je faisais avec ma voiture (n’était-elle pas détruite chaque soir par des hordes de jeunes désœuvrés ?). Saint-Josse, la commune la plus pauvre du pays, le Sierra Leone belge, a eu aussi sa mauvaise réputation passagère. Aujourd’hui, c’est Molenbeek. Le Soir en ligne menait un débat tout en nuances ce matin : «Molenbeek est-il le Bronx ?». Mais Bruxelles, c’est plus que l’insécurité. C’est aussi les embouteillages monstres, les piétons régulièrement écrasés par des trams silencieux rendus invisibles par la grisaille de la ville. C'est le bruit, la pollution, les manifestations. Sans parler des prix de l’immobilier. Avec ces fonctionnaires internationaux, c'est devenu impossible de se loger. Alors, je me pose souvent la question : puisque Bruxelles est si horrible à vivre, pourquoi y a-t-il, chaque année, toujours plus d’habitants ?

00:58 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05 juin 2012

Parcours d'intégration

Parcours d'intégration

parcours d'intégration.jpg

23:03 Écrit par Rachid Z dans Médias, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02 juin 2012

La nationalité congolaise banalisée

La nationalité congolaise banalisée

(L'ultra-nationalisme, ou le racisme, congolais !) (Rachid Z)

Fweley, le 1 juin 2012

Lorsque Bisengimana était directeur de Cabinet de Mobutu, l’acte juridique le plus important dans lequel il s’est identifié, c’est la loi sur la nationalité qu’il a élargie aux siens. Heureusement, les Congolais ont fini par abroger cet acte. Pourquoi Bisengimana a-t-il agi ainsi ? Pour quelle raison a-t-il accordé tant d’importance à la question de la nationalité ?

Le terme «nationalité» se trouve dans «Nation». La nation crée la nationalité et, inversement, c’est la nationalité qui donne sens à la nation. Chaque territoire est habité par les nationaux (nationalité) et les étrangers. Pour le dire autrement, sans les nations, la nationalité n’existerait pas et inversement, sans la nationalité, les nations n’existeraient pas. En le disant, je voudrais inviter mes compatriotes, tant ceux du pays que ceux de l’extérieur, de se dresser contre tout individu qui banalise la question de la nationalité.

Le président Laurent-Désiré Kabila l’a fait, et le résultat est excessivement atroce : Nkunda Batware, Ntaganda et consorts entrent et sortent du Congo comme ils veulent, un étranger du nom de James Kabarebe a été chef d’Etat-major de l’armée congolaise, Kagame dirige le Congo à distance, plus de six millions de morts, les femmes congolaises sont violées à l’Est, les ressources naturelles du Congo sont pillées au vu et au su de tout le monde, les Congolais sont violentés (des images insoutenables circulent sur le net), etc. Les Congolais sont aujourd’hui ridiculisés, traités de «bornés» sur la place publique, etc.

Une simple carte d’électeur a remplacé la carte pour citoyen. Pire, cette carte d’électeur a été établie sur la base d’un simple témoignage de deux témoins, sans autre vérification sérieuse. Il a suffi qu’un étranger se présente à un bureau accompagné de deux étrangers qui prétendent être Congolais et qui reconnaissent la troisième personne comme étant de nationalité congolaise. Ainsi, par un tour de passe-passe, les trois individus étrangers devenaient des Congolais. Hier, la carte pour citoyen était vendue dans les bureaux de commune comme on vend des beignets au marché, les passeports étaient vendus à quiconque présentait quelques billets verts. Aujourd’hui, des étrangers sont devenus Congolais sans suivre aucune procédure d’acquisition de notre nationalité. Certains parmi eux sont devenus des députés, d’autres sont à la tête de nos Institutions. Le Congo est tombé bas, très bas. Nous devons avoir collectivement honte et nous mettre à réparer notre grosse erreur.

La  porosité de nos frontières a été renforcée depuis la guerre menée par les troupes de l’AFDL. Depuis cette période, le Rwanda et l’Ouganda ont compris que nos frontières sont des passoires (parce que le maréchal Mobutu a détruit l’armée nationale à la fin de son règne) et qu’ils peuvent tranquillement piller nos ressources naturelles avec la complicité des puissances et des firmes transnationales qui les soutiennent. Notre humiliation est à présent totale. Nous avons perdu notre dignité en tant que nation souveraine.

A chaque étape de notre vie commune, nous devons continuellement être capables de déjouer tous les pièges que les étrangers nous tendent pour nous dominer avec la complicité de nos propres compatriotes trop cupides et trop enclins à l’argent facile. Il a toujours été ainsi depuis la colonisation du très criminel roi des Belges Léopold II qui s’était approprié, à titre personnel, ce très grand espace qui est devenu notre pays. Il massacra plus de dix millions de Congolais pour s’enrichir et enrichir sa Belgique. Le génocide qu’il a commis dans notre pays est resté impuni jusqu’à ce jour.

Le matabiche pratiqué par les colons pour obtenir la collaboration et la soumission des nègres s’est mué en corruption et nous joue aujourd’hui des tours pernicieux. Nos «intellectuels» sont achetés par des moins compétents qu’eux. Ils rédigent des lois non pas selon la volonté du peuple mais selon le désir du pouvoir tyrannique. Dans cet ordre, la Constitution a été révisée et une nouvelle loi électorale a été imposée aux Congolais. Cela a conduit aux fraudes électorales organisées par la CENI et entérinées par la Cour suprême de justice. Quel modèle de société sommes-nous en train de léguer aux générations futures ? Comment allons-nous punir les fautifs si le pouvoir étatique est lui-même à l’origine de l’impunité ? Ceci arrive dans une nation lorsque le peuple n’accorde aucune importance à l’origine (nationalité et parcours de vie) des personnes qui sont appelées à gouverner la République.

Désormais, quelle que soit notre appartenance partisane (majoritaire ou minoritaire, gauche/droite ou centre), nous devons constamment être unis lorsqu’il s’agit de défendre la nationalité et les questions concernant la sécurité de notre nation.

Un lourd soupçon doit peser sur chaque individu qui traite à la légère la question de la nationalité. Nous ne devons plus accepter qu’un individu traite les Congolais avec mépris ou qu’un étranger gouverne le Congo. Que l’expérience actuelle soit la toute dernière dans la vie de notre nation !

15:35 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23 mai 2012

Alain Soral Sur la délinquance et le Racisme de Gauche

Alain Soral

Sur la délinquance et le Racisme de Gauche

Edgar Morin à propos de notre mode de penser

Edgar Morin à propos de notre mode de penser

Edgar Morin nous parle de notre de notre façon de penser, il critique entre autre notre manie de compartimenter nos connaissances, ainsi que la sur-spécialisation, qui rend myope et empêche nos contemporains de pouvoir affronter et rendre compte des problèmes complexes

17:34 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 mai 2012

Une femme c’est bien, plusieurs est-ce mieux ?

Une femme c’est bien, plusieurs est-ce mieux ?

Par Ibrahima Athie, le 30 avril 2012   

Et l’on reparle de ce sujet récurrent qu’est la polygamie… Oui, il faut le reconnaître, le fantasme de chaque homme est de posséder un harem comme le faisaient les sultans mais bon les temps changent et les mentalités aussi.

Il n’empêche que certains, et il faut le reconnaître aussi, en usent et surtout en abusent. Ils soutiennent mordicus cette pratique et pour se justifier appellent à la rescousse cette «aya» de la sourate «Annisa» (Les femmes) qui dit notamment qu’on peut se marier jusqu’à quatre femmes. Mais c’est une possibilité assortie d’une condition draconienne puisque c’est clairement stipulé que «si vous craignez d’être injustes prenez-en une». Sauf que les inconditionnels de la polygamie ignorent sciemment cette contrainte. Et parmi ceux-ci Cheikh Béthio Thioune, le gourou sénégalais que l’on a coutume d’appeler «Béthio», autrement dit «petit pagne» en wolof. Sans commentaires.

Alors Béthio, cet ancien fonctionnaire du ministère de l’intérieur qui s’est transformé en marabout est passé maître es arts en collection de femmes. Et il en a 7 au total. Et il s’est marié avec la dernière au lendemain du second tour de l’élection présidentielle au Sénégal. Histoire peut-être de se consoler de la défaite de son candidat Wade dans les bras d’une épouse fraîche comme une rose qui ne s’est pas encore fanée. Sauf qu’il ne pourra pas en profiter longtemps puisque depuis peu il se trouve derrière les barreaux. On l’accuse de complicité de meurtre de deux de ses disciples. C’est assez grave. Mais puisque les voies du Seigneur et du cœur sont impénétrables, le marabout pourrait bien, en prison, s’enticher d’une codétenue !

Pour rappel, la polygamie n’est pas l’apanage des Africains ou des Musulmans. Elle remonte dans la nuit des temps et concerne presque toutes les sociétés. Par exemple Mitt Romney, futur adversaire de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine est issu de la communauté des Mormons qui pratiquait il n’y a pas encore longtemps la polygamie… Et ce n’est pas non plus la chasse gardée des hommes, eh oui les femmes sont aussi concernées. Dans certaines localités en Inde, par exemple, on peut encore tomber sur une femme mariée à plusieurs hommes. ça s’appelle la polyandrie mais chuuut ! Ne le répétez surtout pas, cela pourrait donner des idées à certaines

12:56 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 mai 2012

Les nains de Bruxelles

Les nains de Bruxelles

crise-grecqubce7-fb1b7.jpg

Home of nomad spirit, le 15 mai 2012

Capitale Européenne ou se voyant comme telle, haut lieu de la gouvernance exercée par Bruxelles, cette ville au détriment de ses sujets, n’est qu’une agglomération de fonctionnaires, mi pieds nickelés, mi helzapopin. Elle rivalise d’arrogance, de prétention, elle semble certaine d’avoir la science infuse.

Elle compte des spécialistes de la miniaturisation intellectuelle, des réducteurs de petits pois, des calibreurs de haricots et des inventeurs de règles qui ne leurs coûtent rien mais assombrissent la situation des entrepreneurs d’une Europe en construction… stagnante. Quand des politiques à la vision restreinte ne savent que faire, ils y postulent pour un fauteuil.

Ils sont ainsi assurés de pouvoir continuer à ne rien faire tout en percevant un bon salaire. Pérorer dans le vide, brasser des idées inventées par d’autres et distribuer bonnes ou mauvaises notes à divers pays, devient l’orgasme suprême. Ils se pensent intelligents et jouent à prendre de la hauteur pour mieux fondre sur le ou les pays en difficultés. L’exemple de la Grèce est plus que parlant !

Aujourd’hui Bruxelles hausse le ton et voudrait nous faire croire qu’elle ne fut pas au courant de la situation financière de la Grèce.* De deux choses l’une soit ils ne savaient pas et ce ne sont dès lors qu’un ramassis d’incapables à jeter aux orties, soit ils savaient et dans ce cas, c’est pire, ils se font complices d’une monumentale escroquerie.

Toute la finance savait que le pays n’était pas prêt à entrer dans la zone euro, y compris et surtout les agences de notation. Ce fut un secret de polichinelle.

Et maintenant, comme d’habitude et pour mieux illustrer leur couardise, ces politiques à la petite semaine refusent d’endosser leurs responsabilités. Il est en effet plus facile et moins éprouvant pour l’ego, de trouver un bouc émissaire : La Grèce est la proie idéale.

Le «tourner en rond» reprend de plus belle et voilà qu’Ils se transforment en juges avec une mauvaise foi frisant des sommets d’hypocrisie.

Quel meilleur exemple que cette volonté d’entamer des ententes communautaires pour tomber à bras raccourcis sur cette nation exsangue. L’Europe doit tout à la Grèce - le pays d’Aristote, de Périclès de Platon, de Pythagore, de Socrate et de biens d’autres hommes à la carrure universelle et sans aucune équivalence dans le monde actuel - à commencer par la démocratie.

*2001 – entrée de la Grèce dans la zone euro et sur recommandation de Lehman-Brothers.

Il s’agissait d’hommes visionnaires, curieux, inventifs, sachant mettre leur société en perspective. Ils étaient ouverts sur l’inconnu, n’hésitant pas à élargir et confronter leur savoir aux influences égyptiennes.

Ce sont ces hommes qui nous permettent aujourd’hui d’espérer assister un jour, à la vraie naissance d’une Europe Unie. La richesse de cette Grèce antique fait partie de nos racines et aujourd’hui encore elle représente le socle incontournable de notre structure mentale.

Aujourd’hui nous sommes soumis à une micro société aux idées courtes, immorales, manquant de courage, hypocrites, égoïstes, refusant d’endosser responsabilités et devoirs. Nous sommes entourés de piques assiettes assoiffés de pouvoir aux egos démesurés. La seule éthique à l’ordre du jour c’est l’argent et encore l’argent. Aucune compassion pour ceux qui habitent des taudis sans hygiène ou qui «font» les poubelles des discounters dans l’espoir de s’offrir un repas avec de la marchandise périmée.

C’est cette société de vautours qui affame la Grèce et martyrise sa population devant l’indolence coupable des habitants d’une Europe inexistante, un château de cartes qui tient debout par des mots, des palabres à l’infini et de la salive perdue.

NB. Il est impossible de faire fonctionner une union, fut-elle européenne, sans un minimum de sens moral et sans la participation de sa population. La société doit pouvoir adhérer à un symbole et faire sienne la confiance que devrait susciter la construction de cette Europe, indispensable à sa propre survie.

Les technocrates, ès maitres en suffisance, enfantent et alignent des formules et des chiffres, faute de talent et d’imagination. Le peuple, lui, a besoin d’enfanter un idéal, un espoir et une émotion. Le technocrate est voué à la momification, le peuple à découvrir son âme.

Que les gouvernants prennent garde, la duplicité est mauvaise conseillère. Qui plus est, l’hégémonie de Berlin sur l’Europe, versus madame Merkel, pourrait rapidement se transformer en handicap.

11 mai 2012

Pour que l'arbre franco-israélien ne cache pas la forêt juive française

Pour que l'arbre franco-israélien ne cache pas la forêt juive française

Philippe Brunswick, le 02 avril 2012

L’antisémitisme a muté. Il se manifeste aujourd’hui par la confusion constante entre Israélien, sioniste et juif et il faut faire attention à ne pas l'entretenir.

Juif par mon nom et par mes origines, Français de naissance, comme mon père et mes aïeux depuis deux siècles, je suis affecté par le fait que les quatre victimes juives françaises de Mohamed Merah ont été enterrées en Israël.

Non pas que je ne comprenne pas les raisons qui ont dicté ce choix à leur famille. Pour l’essentiel, je comprends que l’enseignant tué à Toulouse avec ses deux fils était Israélien et qu’il était venu en France pour deux ans seulement, d’ailleurs dans une forme d’hommage reconnaissant à notre pays. Sa famille vit en Israël où il avait construit sa vie. Il est normal qu’elle veuille l’enterrer, en même temps que ses enfants Franco-israéliens, dans son pays, Israel. Et il est compréhensible que la quatrième victime, Franco-israélienne elle aussi, soit enterrée avec eux.

La possibilité d'un doute

1) Je suis néanmoins préoccupé parce que les Français qui ne sont pas juifs risquent de ressentir en toute bonne foi que ces Français-là, dont la terrible disparition a révolté la Nation française toute entière, ne sont pas comme eux. Il y a là la manifestation d’une différence, la naissance d’un doute sur l’attachement des juifs vis-à-vis de la France, la possibilité d’un fossé entre les Français juifs et les Français d’une autre religion ou d’une autre origine, qui me perturbent.

2) Je suis triste parce qu’à ma connaissance, presque personne en France n’a parlé de cela, alors pourtant que le paradoxe a été criant.

Ainsi, c’est de l’aéroport, au pied de l’avion qui emmenait les victimes juives loin de la communauté nationale et du territoire national, que notre Président leur a rendu hommage au nom de la Nation française. C’est en Israël, à l’occasion de leur cérémonie funéraire à laquelle il assistait, que notre Ministre des affaires étrangères a évoqué «une tragédie nationale, une catastrophe qui a frappé la France».

Le silence de tous devant cette bizarrerie est assourdissant; il est lourd d’inconfort, voire de malentendus menaçants.

La mutation de l'antisémitisme

Je suis inquiet parce que je perçois le danger de la banalisation d’un tel enterrement de Francais juifs en Israël, au regard des nouvelles formes d’antisémitisme qu’elle risque de conforter.

Jean Yves Camus, politologue, a souligné dans les colonnes du Monde (daté du 24 mars 2012) que l’antisémitisme a muté. Il se manifeste aujourd’hui, je le cite, par une «nazification  d’Israël, qu’accompagne une confusion constante entre Israélien, sioniste et juif». L’enterrement de ces quatre Français juifs en Israël entretient et renforce cette confusion et donc cette forme d’antisémitisme.

Alors il faut le redire avec force : tous les juifs ne sont pas des Israéliens en puissance. C’est parce qu’ils étaient issus de familles israéliennes, simplement Israélien pour l’un et Franco-israéliens pour les trois autres, que les quatre victimes juives françaises de Mohamed Merah ont été inhumées en Israël.

Je souhaite qu’il n’y ait pas d’amalgame hâtif, de raccourcis réducteurs ou de confusion entre juifs français et Israéliens

Je fais partie de l’immense majorité silencieuse des juifs français qui ne sont pas, vis-à-vis d’Israël et à l’égard de la France, dans la confusion.

Je ressens pour Israël un mélange d’affection et d’admiration vigilantes et  exigeantes. Mais je n’ai qu’un pays. Je ne fais partie que d’une nation. Mon seul pays, c’est la France, que j’aime. Je n’appartiens qu’à une seule nation, la nation Française.

Je ne me ferai pas enterrer en Israël.

12:03 Écrit par Rachid Z dans Opinions, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une taxe internationale sur les ultrariches

Une taxe internationale sur les ultrariches

Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS, Centre d'Histoire Siècle (université de Paris-I), le 10 mai 2012

Nicolas Sarkozy a déclaré au cours de la campagne qu'il voulait taxer les exilés fiscaux au-delà d'un certain seuil de revenus. On peut en effet rester français et échapper aisément à l'impôt en changeant de pays de résidence. Les pays européens utilisent un système d'organisation territoriale selon lequel tout revenu gagné hors du territoire fiscal n'est pas imposable. Tout encourage encore aujourd'hui le riche Européen à devenir résident d'un pays qui jouit d'une faible charge fiscale tout en conservant sa nationalité. Des études récentes montrent que, par exemple, sur les vingt-huit milliardaires vivants en Suisse, seulement onze sont citoyens suisses ; de même, quatre vivent à Monaco alors que seul l'un d'entre eux est citoyen de la principauté.

Justice fiscale et nationalité

Mais la proposition de Nicolas Sarkozy n'est qu'une demi-mesure, comme le montre l'exemple des États-Unis : les ultrariches peuvent non seulement changer de résidence, mais aussi de nationalité... Car lorsqu'un État soumet ses ressortissants à des impôts au-delà des frontières nationales, quel que soit leur lieu de résidence, ces personnes optent de plus en plus souvent pour un changement de nationalité. Les États-Unis, seul pays développé à imposer un impôt fondé sur la citoyenneté plutôt que sur le domicile, subissent ce phénomène. Cette pratique a incité les mégariches à renoncer à leur nationalité afin d'éviter de payer des impôts américains.

Le Heroes Earnings Assistance et le Relief Tax Act de 2008 ont tenté d'atténuer ce phénomène en soumettant certains expatriés volontaires (des citoyens qui abandonnent leur citoyenneté et des résidents permanents qui renoncent à leur carte verte) à une «exit tax». Cela n'a pas empêché que, depuis 2008, le nombre d'Américains expatriés a été multiplié par quatre au moins (passant de 238 en 2008 à 1 027 en septembre 2010).

Comment instaurer plus de justice fiscale tout en respectant le droit de chaque être humain à avoir une nationalité, à ne pas en être privé contre son gré ? En soumettant les individus les plus fortunés à un impôt international indépendant de la nationalité ou du lieu de résidence. À titre d'exemple, un impôt annuel de 1 % sur la fortune appliqué aux 1 210 milliardaires du monde entier aurait représenté 45 milliards de dollars en 2011.

Deux hypothèses. Soit l'État de nationalité ou de résidence de chacun de ces milliardaires perçoit par l'impôt sur le revenu et/ou tout autre impôt national ce 1 % : le milliardaire est quitte. Si, après avoir payé d'éventuels impôts sur son lieu de résidence ou dans son pays de nationalité, ce milliardaire n'a pas atteint la somme de 1 % de sa fortune, il devra payer le reste de la somme due. S'il a changé de nationalité ou ne réside pas dans son pays de nationalité, le montant de l'impôt sera réparti entre les États auxquels il aura appartenu dans le présent et dans le passé, proportionnellement au nombre d'années passées sous telle ou telle nationalité. Si un Américain devient suisse à 49 ans, les États-Unis percevront 49/50 de cet impôt lorsque ce contribuable aura 50 ans et la Suisse 1/50, puis 49/51 à 51 ans, etc.

Financer les organismes internationaux

Cet impôt serait perçu par le pays de résidence ou, en cas de refus ou d'échec de la perception de l'impôt, par un quelconque autre pays de l'ONU signataire de cet accord. Cet impôt réparti entre les États nations pourrait contribuer prioritairement à financer les organisations internationales (à titre d'exemple et de comparaison, le budget de l'ONU est de 13 milliards de dollars). Il pourrait venir en déduction des contributions dont doit s'acquitter chaque État envers les différentes organisations internationales auxquelles il appartient (priorité serait donnée aux agences de développement de l'ONU, à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international). Si le montant de l'impôt perçu dépasse le montant de ces contributions aux organisations internationales, l'excédent pourra être utilisé pour rembourser les dettes de ces États nations auprès de ces organisations internationales ou pour le financement direct de dépenses ayant un impact international, comme les dépenses d'environnement ou de développement.

Un tel impôt bénéficierait aux plus grands pays et à leurs citoyens en réduisant les besoins de financement de ces États et en dissuadant l'évasion fiscale. Il pourrait décourager une partie des personnes qui changent de pays de résidence et/ou de nationalité à le faire. Car, même si la Suisse, Monaco ou les îles Caïmans refusent de signer l'accord, leurs résidents expatriés et leurs ressortissants ne pourront plus voyager dans les États de l'Union européenne, la Chine, la Russie, les États-Unis - tous pays qui subissent l'évasion fiscale et ont intérêt à l'accord - sans risquer de se le voir imposer. Cet accord profiterait aussi aux pays pauvres en renforçant les organismes internationaux auxquels ils appartiennent. Les coûts seraient supportés principalement par les citoyens les plus fortunés du monde et par les paradis fiscaux, qui deviendraient potentiellement moins attractifs. Mais n'est-il pas temps ? Au prochain président de la France de proposer à ses collègues du G8 ou du G20 la création d'un tel accord et d'une telle taxe.

11:34 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 avril 2012

Ils vivent et travaillent ici mais ils ne voteront pas les étrangers et la présidentielle

Ils vivent et travaillent ici mais ils ne voteront pas

Les étrangers et la présidentielle

La Dépêche, le 20 avril 2012

Le vote des étrangers fait débat mais ce droit leur est toujours refusé aux élections locales et nationales. A Pamiers la cosmopolite, nous avons rencontré ces étrangers qui ne pourront pas voter dimanche.

«J'ai l'impression qu'on me coupe la voix», la formule est toute trouvée pour Gabriel Rosaleny, 25 ans, de nationalité espagnole. Il est arrivé à Pamiers à l'âge de 11 ans avec ses parents, depuis, en tant que membre de la communauté européenne, il aurait pu demander la nationalité française mais la paperasse que cela implique l'effrayant, il n'en a pas pris l'initiative. Aujourd'hui il s'en mord les doigts«En fait mon intégration s'est tellement bien passée, j'ai été scolarisé au collège Notre-Dame puis au lycée des Jacobins à Pamiers, aujourd'hui je suis aide médico-psychologique à Toulouse, que je pensais que je n'avais pas besoin de la nationalité», confie-t-il. Le jeune homme a pourtant entamé son éducation politique dans les manifestations «anti Lepen» lors du scrutin de 2002, mais devenir français pour pouvoir voter dans son pays de résidence et de travail, ne lui avait pas encore traversé l'esprit. «Moi j'ai la chance de pouvoir obtenir la nationalité. Je vais d'ailleurs me lancer dans les démarches dès la fin des élections, je ne voudrais pas être à la place de ceux qui ne sont pas européens», estime-t-il. C'est en revanche le cas de Gabriel Jordan, cet Argentin est venu par amour vivre en France, il donne des cours de musique à la MJC.

«Je n'exige pas le droit de vote»

«Je m'intéresse aux débats mais je n'exige pas le droit de vote car je suis en France depuis seulement 3 ans et je ne connais pas assez bien l'histoire politique du pays. Je vis ces élections comme un observateur mais cela ne m'empêche pas de donner mon avis lors de discussions avec mon entourage», explique-t-il. Par contre si on lui offrait ce droit il en userait, c'est certain. «En Argentine, voter est obligatoire, c'est donc pour moi un réflexe. Mais si je devais voter maintenant je crois que je serais bien embêté», raconte-t-il. En revanche il n'hésitera pas à demander la double nationalité dès qu'il en aura le droit.

Quant à Stella Dardinyan cette Arménienne de 31 ans qui a ouvert un atelier de couture rue des Jacobins, son droit de vote n'est pas pour elle un problème ni même une question qui l'ait effleuré. «J'ai mes opinions mais je ne me préoccupe pas trop de ces élections», assure-t-elle. La jeune chef d'entreprise mère de famille qui a obtenu son titre de séjour il y a à peine plus d'un an, a visiblement d'autres préoccupations.

18:55 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Pourquoi nous avons refusé de boycotter la Rencontre Annuelle des Musulmans de France

Pourquoi nous avons refusé de boycotter la Rencontre Annuelle des Musulmans de France

Jean Baubérot, Pascal Boniface et Raphaël Liogier, le 18 avril 2012

Dans un article publié dans le Huffington post, le 10 avril 2012, Caroline Fourest nous reproche de nous être rendu au Rassemblement annuel des musulmans de France (RAMF) organisé au Bourget par l’UOIF «sans même tenir compte du drame de Toulouse» et nous accuse de cautionner l’intégrisme, l’antisémitisme, le sexisme et l’homophobie.

Nous sommes depuis longtemps habitués aux amalgames, procès d’intentions et affirmations calomnieuses qui sont la marque de fabrique de Caroline Fourest. Elle va encore un peu plus loin dans ce papier et emploie des méthodes qui déshonorent le débat intellectuel. Ceux qui la défendent pour ses idées, devraient s’interroger sur ses méthodes. Dans son raisonnement binaire habituel, Fourest oppose «l’islam laïc» à «l’islam intégriste», elle déclare que contrairement au christianisme et au judaïsme, l’islam ne peut prétendre à être orthodoxe ou traditionaliste, mais qu’il ne peut être que fondamentaliste.

«Le drame de Toulouse» qu’elle cite à 4 reprises dans son article (en ne parlant jamais des crimes de Montauban commis par le même homme) ne nous a en effet pas empêché d’aller a ce rassemblement tout simplement parce que nous estimons qu’il n y a aucun lien entre cette tuerie et l’UOIF. Décliner l’invitation que nous avions acceptée, aurait signifié que nous faisons un amalgame entre ce rassemblement de musulmans et ce drame, ce que nous refusons de faire.

Nous ne sommes en rien des «compagnons de route» de l’UOIF. Nous refusons simplement de diaboliser cette organisation. Nous avons été invités à y prendre la parole en toute liberté, sachant que nous ne partageons pas sa foi. C’est un geste d’ouverture.

Nous sommes convaincus que si des propos sexistes, antisémites ou homophobes y avaient été tenus, la presse s’en serait fait un large écho et que les services du ministère de l’Intérieur, sans aucun doute présents, les auraient signalés.

Le problème est que Caroline Fourest participe à une opération de stigmatisation des musulmans, créant de façon inadmissible un lien entre les tueries de Toulouse (auxquelles il faut ajouter celles de Montauban) et la RAMF. Pourquoi, elle qui se présente comme une ennemie de Marine Le Pen partage-t-elle les amalgames de cette dernière ?

Nous ne partageons nombre d’opinions de l’UOIF, mais nous ne voyons pas pourquoi nous devrions la boycotter. On ne peut à la fois plaider pour l’intégration et pratiquer la stigmatisation. Ajoutons que les déclarations de Madame Fourest démontrent une méconnaissancevolontaire ou involontaire ! – d’une organisation dont la multiplicité des courants ne saurait être réduite à un bloc monolithique. Une telle exclusion serait donc une humiliation publique pour les milliers de musulmans de tous horizons qui se sentent déjà la cible de préjugés de la part de la majorité de la population européenne. Nous vivons une époque où nous croyons qu’il faut prendre ses responsabilités, sereinement, franchement, contre la voix de l’audimat, contre les dividendes reçues à court terme par une opinion aveuglée par la crise économique et sociale que traverse notre pays. En faisant le choix facile du populisme et de la stigmatisation, au nom de grandes idées abstraites détournées de leurs buts concrets, il nous semble que Madame Fourest se joint au nombre malheureusement croissant des politiques d’extrême droite et d’ailleurs, qui sacrifient sans vergogne la troisième grande valeur républicaine, la fraternité, au profit d’un gain d’image immédiat. Une telle attitude nous paraît irresponsable.

Pour cela aussi, nous nous refusons fermement à participer à une stratégie d’isolement des musulmans sur fond d’amalgames contraires à nos principes de vouloir vivre ensemble. Et nous continuerons – blasphème ! – à aller dialoguer avec qui bon nous semble sans en demander la permission à Madame Fourest.

18 avril 2012

Belgique - Polémique concernant un documentaire islamophobe réalisé et diffusé par la télévision publique francophone

Belgique - Polémique concernant un documentaire islamophobe réalisé et diffusé par la télévision publique francophone

Pierre-Yves LAMBERT, le 17 avril 2012

Chose rare, je soutiens sans réserve les propos de Philippe Moureaux. Frédéric Deborsu, comme naguère Marianne Klaric dans la même émission, a en effet manipulé l'opinion par des montages et des amalgames choquants, le choix même comme "experts" d'individus méprisables comme le député d'extrême droite ("MR") Alain Destexhe et le haut fonctionnaire régional collabo d'un hebdo poujadiste, Claude Demelenne, est en soi la preuve de la malveillance de Deborsu.

Chose étonnante, la presse n'a pas mentionné le communiqué d'Ecolo Anderlecht dénonçant un montage diffamatoire mettant en cause un de ses conseillers communaux. Communiqué qui a totalement disparu du site d'Ecolo entretemps sans autre explication. Mais peut-être justement ce passage-là n'était-il pas un montage ?

L'amalgame entre la double allégeance nationale-chauviniste (Turcs négationnistes et Marocains partisans de l'occupation du Sahara occidental) et un double langage de nature religieuse relève par exemple de la crétinerie pure et simple. Et le manque de sérieux de ce "journaliste" et de son équipe est encore plus flagrant quand ils qualifient la mosquée Reda de "sunnite", c'est le summum de la bêtise ! On a même vu un "musulman liégeois" prénommé "Preston" s'exprimer à propos de la tenue d'une "musulmane liégeoise" Liza, "habillée court" (outrageusement maquillée, avec des bas résille noir et un short en cuir, c'est un autre qualificatif qui me viendrait à l'esprit en la voyant que "jeune femme musulmane habillée de court").

Qu'il y a des réactionnaires, des conservateurs, des islamistes de divers niveaux de radicalité, des mabouls aussi (du genre "takfiri", mais pas seulement, je croise régulièrement des malades mentaux qui hurlent ou chantonnent tout seul des slogans "islamistes" dans des salles d'attente de gare ou dans de stations de métro) parmi les gens qui habitent en Belgique et qui soit sont issus de familles musulmanes soit sont convertis à cette religion, personne ne le nie. La présence de "missionnaires" salafistes (qui n'appellent pas tous à la violence, ça n'est pas aussi simple que ça) est également indéniable. Mais ça n'est pas de ça qu'il a été question dans ce torchon télévisé digne des pires articles de Marie-Cécile Royen dans Le Vif-L'Express (autre pasionaria islamophobe prétendument "journaliste").

Il existe pourtant des experts universitaires qui auraient pu s'exprimer sur l'islam en Belgique, sur les "musulmans mainstream" comme sur les "libéraux" (à l'instar des juifs libéraux/réformateurs) et les radicaux, mais aucun n'a évidemment été invité, par exemple Felice Dassetto et Brigitte Maréchal à l'UCL, Sami Zemni et Meryem Kanmaz à la RUG, Nadia Fadil à la KUL. Et pourquoi ne pas aussi demander l'avis de psychiatres, de sociologues, mais apparemment mieux vaut ceux des gourous De&De (il ne manquait que Nadia Geerts, du RAPPEL, et Jamila Si M'Hamed, de Ni Putes ni Soumises).

Fort heureusement, la RTBF ne se limite pas à Deborsu et à Klaric. La solidarité affichée de leurs confrères ne doit pas non plus faire illusion, dans ces cas-là il est mal vu de mettre un bémol vis-à-vis de dérapages de collègues, le même problème se pose d'ailleurs à des journalistes du Vif-L'Express vis-à-vis de "MCR". Ne jetons pas l'anathème sur toute une profession, pas de mélenchonnisme SVP.

(Je me souviens de ce documentaire réalisé par la journaleuse Marianne Klaric et diffusé il y a quelques années sur les antennes étatiques de la RTBF et je me souviens aussi que, quelques mois plus tard, ce même «torchon médiatique» avait été jugé, par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) en France, non-diffusable sur les médias publics qu'il contrôle, l'estimant excessivement islamophobe. Par ailleurs, lorsque le bourgmestre «islamophile» d’aujourd’hui, Philippe Moureaux, occupait la présidence d’un média public bruxellois, il n’avait pas hésité, en tant que principal sponsor de l’évènement, à imposer aux organisateurs du Festival des Libertés de censurer l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, qui devait participer avec Alain Gresh et Thomas Delthombe à une conférence-débat intitulée «L’islam et les médias». Tout comme d’autres élues PS (Lizin) et Ecolo (Nagi) proposaient une telle censure à la Chambre et au Sénat !) (Rachid Z)

09:33 Écrit par Rachid Z dans Médias, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 avril 2012

Exil du politique, annonce du carnage

Exil du politique, annonce du carnage

Francis MARTENS, Anthropologue, psychanalyste, le 26 novembre 2011

Au hit-parade mondial du suicide, la Belgique semble occuper la deuxième place, la première revenant à la Finlande. Le suicide, en outre, est chez nous la deuxième cause de mortalité durant l’adolescence. Il sert aussi plus généralement d’issue à 15% des dépressions graves affectant, selon l’OMS, de 3% à 10% de la population mondiale. Ces pourcentages montent en flèche dans le sillage des maladies graves (44% de déprimés majeurs chez les malades du sida, 33% chez les cancéreux, 22% après un infarctus).

On sait, par ailleurs, que la dépression constitue elle-même un facteur de risque pour le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Plus lapidairement, les prévisions épidémiologiques pour la prochaine décennie voient dans la dépression la seconde cause d’invalidité au monde après ces mêmes maladies. Dans son rapport de 2002, l’OMS avait déjà noté que la dépression était à elle seule responsable de plus de 12% des années de vie vécues avec incapacité (AVI) sur toute la surface du globe.

En Europe, de nos jours, l’état dépressif se voit corrélé en premier lieu avec la solitude, en second avec le chômage - lui-même vecteur de solitude. Bien qu’une corrélation ne soit pas une cause, il y a là un indice qui ne peut laisser indifférent. Depuis un demi-siècle, des études sociologiques convergentes attestent le lien entre pauvreté, destruction du tissu social et taux de consultations psychiatriques. Dans nos pays, le marché des antidépresseurs explose. En modulant certains concomitants neurochimiques de l’état dépressif (par exemple, la sérotonine), ils ont souvent sur lui un réel impact. Néanmoins, dans la dépression ordinaire, ils ne fonctionnent pas mieux que des placebos (Irving Kirsch, 2008) - c’est-à-dire aussi bien que des remèdes efficaces non spécifiques, fondés sur l’espoir de guérir ainsi que sur la croyance en la compétence et la bienveillance des soignants. Ce n’est que dans la dépression grave que les antidépresseurs de dernière génération (ISRS) s’avèrent plus performants que le placebo.

Dans cet état de déréliction, il n’est plus possible en effet d’investir quelque relation que ce soit. Le lien à l’autre, la confiance en une thérapeutique, la foi en ses propres ressources, sont pratiquement abolis. Il ne reste plus - quand elles sont performantes - que le secours aveugle des molécules. Ajoutons qu’un palliatif à la violence contre soi peut consister en son retournement rageur contre autrui. D’un point de vue individuel, la haine de l’autre peut offrir une échappatoire salvatrice à la tentation du suicide. Au plan collectif, ce n’est pas le meilleur chemin.

Les données socio-cliniques qui précèdent donnent à penser.

Tout d’abord, la dépression apparaît bien plus comme une souffrance que comme une maladie - ce qui n’enlève rien à sa gravité. Elle intervient en fait comme une cause majeure d’invalidité. Ensuite, elle s’avère radicalement liée à la rupture du tissu social. Solitude, chute de l’estime de soi, perte de statut, d’assise, de projet, lui font cortège. Le chômage s’avère ici déterminant - lourd de risques pour la société en son entier. De même le travail, fut-il modeste, apparaît-il à ce niveau dans toute sa centralité anthropologique (Christophe Dejours, 1998). Tant comme facteur de sécurité individuelle, que comme élément clef dans un maillage de liens dont la mise à mal mène au désastre. Voir la montée du nazisme dans le marasme dans les années trente.

Or, cette dimension semble totalement absente de la réflexion politique contemporaine. Le politique d’ailleurs ne se voit plus que rarement convié à la décision. La Commission européenne semble ne se faire le relais que des "agences de notation". Chapeauté par l’idéologie de la "croissance" (des profits et des biens), le modèle économique dominant n’a du travail qu’une conception instrumentale et vénale : simple moyen technique interchangeable, délocalisable, et jetable. Dans une perspective réduite à la mécanique des fluides financiers, l’"économie" n’a plus rien à voir avec l’aménagement de la cité.

Dans une logique purement actionnariale, mettre en concurrence des ouvriers protégés par les acquis démocratiques avec de lointaines unités de production n’hésitant pas à exploiter les enfants, ne soulève aucune objection. Un zeste de protectionnisme, par contre, une subvention de l’Etat, une production à perte pour maintenir l’emploi, participent de la délinquance la plus grave. Sur le marché financier, autrement dit, le travail comme tel ne présente aucune valeur. Chacun est mis en concurrence avec chacun. La solidarité finit par céder le pas au sauve-qui-peut. Mus par l’intérêt du jour, les actionnaires retirent leurs avoirs d’une clinique pour les placer dans l’armement. Mieux "managée", la clinique apprend à gérer ses lits comme des stocks à flux tendu, et son personnel comme un cheptel.

Maltraitance. Dépression. Fautes professionnelles. Suicide sur le lieu du travail. Au dernier échelon, le patient.

Des personnages comme Madoff, des "traders" mégalomanes comme Kerviel, ne sont pas que des accidents de parcours. Ils manifestent l’essence d’un système économique réduit à de l’ingénierie financière. Prédateur sans frontières, expert en destruction du tissu social et de l’environnement, le "grand marché financier mondialisé autorégulé" n’a qu’une devise : "Après moi le déluge". L’optimisation et la répartition des ressources, plutôt que l’exacerbation anarchique des profits, ne sont pas vraiment son fort : il préfère la violence à la solidarité.

A l’échelon belge, la formation d’un gouvernement achoppe sur l’incapacité à concevoir une politique sortant du dilemme simpliste : "Plus d’économies ou plus d’impôts ?" Circonstance atténuante : l’"Europe" impose de remédier à l’effondrement sans quitter la logique qui l’a provoqué. Trop d’intérêts à court terme sont en jeu.

Ce qui semble clair néanmoins, c’est qu’on ne fera pas l’économie de l’austérité. Et c’est ici qu’intervient précisément le choix. Celui entre une austérité vécue comme pure privation, dans l’attente d’une hypothétique restauration du même, et une austérité inscrite dans une perspective de changement. En l’occurrence, celui de donner chance à l’avenir en payant le prix de la solidarité. Ceux qui veulent conclure un budget arithmétiquement conforme en rognant plus encore sur l’Etat, le politique, le service public, commettent ici une fatale erreur.

Car, en période de pauvreté annoncée, c’est du renforcement de ces protections dont nous avons besoin. Non l’inverse. Quant à la politique évoquée "de la solidarité", elle n’a rien à voir avec les bons sentiments. Démographie oblige, à l’entour de nos frontières et au-delà, la pauvreté fait place à la déréliction. Attisée par nos vitrines, la cohorte de ceux qui n’ont rien à perdre grossit de jour en jour. Aujourd’hui, le choix n’est plus entre la solidarité et l’égoïsme, mais entre la solidarité ou le carnage.

11 avril 2012

La place de la religion musulmane dans notre société

   La place de la religion musulmane dans notre société

Hamid Bénichou, le 11 avril 2012

J’étais un peu  hésitant avant d’écrire ce texte mais j’ai passé outre cette circonspection; pour moi, nous sommes arrivés au bout d'un parcours, alors en tant que membre de cette communauté je dois me poser certaines questions dans une actualité très brulante.

Est-ce-que la religion musulmane est compatible dans notre société ? si oui, comment vivre alors, sans déranger les autres communautés, notre musulmanité.

Le fait de vivre dans un pays  qui a réussi à concilier laïcité et religion, peut-il nous aider ?

Sommes-nous capables de respecter un certain nombre de valeurs qui nous sont communes et qui favoriseront la cohabitation voire le Vivre-Ensemble ?

Beaucoup de personnes s’interrogent sur l’opportunité de lancer un tel débat à un moment où les peurs prennent le pas sur le dialogue.

Ce débat est enfoui en nous et chez les autres communautés depuis le siècle passé - année1980 -.

Je pense qu’on est au début d’un long processus et pour s’engager, il faudrait la volonté.

Vous remarquez que ces derniers temps, tous les regards se focalisent  sur cette religion à cause d'une composante manipulée, désorientée par des pseudo-penseurs venus d'ailleurs et qui donnent l'occasion aux Autres de penser, que nous portons des germes d’intolérance et de violence, que nos valeurs ne sont pas compatibles avec la civilisation européenne, que nous refusons la laicité et que nous sommes sujets à l’intégrisme et à l’islamisme.

Nous voulons aborder ce débat sans tabous et sans anathèmes mais dans le calme et avec un esprit d’ouverture et de dialogue.

Aux membres de notre communauté, il est temps que vous preniez la parole pour dire tout haut ce que vous pensez tout bas.

(Notre société n'a rien de laïque, Hamid ! Par contre, notre société, sachez-le, depuis 1993, finance fort généreusement les tenants d'une anti-communauté dite laïque dont la détestable mission "civilisatrice" qu'elle s'est donnée de mener consiste à imposer à toutes et tous un mode de pensée et de vie issu d'une idéologie developpant des "valeurscontraires au respect de la dignité humaine, contraires au respect des droits et libertés du Citoyen(ne), contraires au respect des droits de l'Enfant, contraires donc au respect des principes fondateurs de notre société. D'ailleurs, en ce qui me concerne, j'estime qu'une telle version de la laïcité; dominante, excluante, méprisante, discriminante, anti-religieuse, ... raciste est à combattre avec toute la raison et l'energie d'une société qui se respecte et certainement pas à mettre en débat !) (Rachid Z)