19 juillet 2008

Fadela Amara s’attaque aux coutumes de l’Islam

Fadela Amara s’attaque aux coutumes de l’Islam

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Par Jerzy Urzko, www.radinrue.com, le 16 juillet 2008

Fadela Amara est plus que satisfaite de la décision du Conseil d’État (France) , qui vient de refuser la nationalité française à une Marocaine portant la burqa. Cette décision "Elle est excellente, légitime, particulièrement crédible, parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre république" déclare au Parisien/Aujourd’hui en France l’ancienne présidente du mouvement Ni putes ni soumises, farouchement opposée au port du voile, sous toutes ses formes.

Pour Fadela Amara, entre le voile et la Burqa "tout est question de centimètres de tissu", lance Fadela amara. Oubliant peut-être que la laïcité s’est AUSSI le RESPECT des coutumes et traditions d’autres religions.

Concernant la femme qui s’est vu refusé la nationalité française, F. Amara déclare que "C’est une victime", tout en souhaitant que Faiza M. "redevienne ce qu’elle était au Maroc, avant d’arriver en France, quand elle ne portera ni le voile, ni la burqa". Le couple en question, admet son appartenance au salafisme, courant rigoriste de l’islam fondé sur une interprétation stricte et littérale du Coran, et la femme a expliqué avoir accepté de porter le voile après son arrivée en France, à la demande de son mari.

Questions droits de l’homme la balance est toutefois assez inopinée, qui décide des choix privée des personnes, l’état ou le cercle familial ? Quand la laïcité à la française se pose en censeur ne devient-elle pas elle même une laïctocratie bien dangereuse ? En effet elle choisit son camp, d’un côté elle tente de flirter jusqu’à se demander si l’adoption d’enfants par des homosexuels ne serait pas tolérable, de l’autre elle ouvre les portes de toutes les infrastructures pour dépénaliser l’avortement et enfin elle s’autorise à larguer une morale venue dont ne sait où pour interdire les coutumes des religions. On est bien dans le monde des bons penseurs

C’est bien là toute la contradiction de la laïcité à la française qui s’ingère là où elle n’a rien à faire et où elle oublie les racines d’où elle vient. Cette laïcité là est fermement dépassé par l’ouverture au monde.

A sa manière la France, et sa laïcité sacré non-sainte se pose en censeur comme l’avait fait certains religieux fut un temps, en Amérique du Sud.

21:24 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La racaille, l’islamiste, le revanchard et le censeur

La racaille, l’islamiste, le revanchard et le censeur

Visite guidée dans l’imaginaire raciste républicain

Par Pierre Tevanian, Mir, le 19 juillet 2008

Le texte qui suit propose, sous forme de typologie, une rapide traversée de l’imaginaire raciste républicain, tel qu’il se déploie dans la classe politique, les grands médias, les cafés du commerce et les dîners en ville. On y croise différents stéréotypes, différents personnages correspondant aux diverses formes du racisme respectable.

Les discours pseudo-sécuritaires, pseudo-féministes, pseudo-laïques et pseudo-libertaires qui véhiculent, sous une forme respectable et distinguée, le mépris et le rejet des populations issues de l’immigration post-coloniale et / ou de culture musulmane, construisent différentes figures-repoussoir – essentiellement quatre : la racaille, l’islamiste, le revenchard et le censeur.

Racailles, capuches et sociologues

Sur la scène «sécuritaire» et «féministe», tout d’abord, émerge la figure de la «racaille». La racaille, c’est le «délinquant» et plus largement le «jeune de banlieue» d’origine populaire, immigrée et/ou post-coloniale qui, comme le résume bien Alain Finkielkraut, écoute du rap, porte une casquette à l’envers et «parle une langue dévastée». La capuche peut à l’occasion remplacer la casquette, mais une chose ne change pas : la «racaille» porte en elle la violence, sous diverses formes : la délinquance crapuleuse, la violence sexiste et raciste (notamment anti-juive, et anti-française ou «anti-blancs») et l’atteinte à «l’ordre public».

À cette première figure vient s’ajouter, dans la dramaturgie raciste-républicaine, une série de «complices» : la famille «laxiste» et «démissionnaire» (et notamment la mère arabe trop «maternante» et «protectrice»), et l’Institution elle aussi démissionnaire, laxiste et trop «maternante». Du professeur à l’éducateur spécialisé, tous font preuve, nous dit-on, d’une indulgence coupable, qui leur est inspirée par le «mauvais génie» par excellence : le sociologue.

Islamistes et islamogauchistes

Sur la scène «laïque» s’agitent d’autres personnages, tout aussi patibulaires : les «islamistes». Le terme n’a pas de sens précis : dans ses usages dominants en tout cas, il ne signifie rien d’autre que «mauvais musulman», c’est-à-dire musulman ostensible et indocile. Ce ne sont en effet pas les musulmans les plus réactionnaires qui sont le plus stigmatisés comme «islamistes», du moins pas nécessairement : un musulman progressiste (sur les questions sociales, sur l’égalité hommes-femmes, sur la laïcité) mais indocile face aux injonctions de l’État français sera davantage «islamiste» qu’un musulman réactionnaire mais docile.

Dans la famille islamiste, le raciste républicain choisit le plus souvent la fille – voilée, bien entendu comme objet de peur ou de haine. Mais ce personnage étrange et fascinant de «la voilée», à la fois coupable et victime, libre et aliéné, ne va pas sans son mentor, reconnaissable lui aussi à un attribut «ostensible» : la barbe. On le nommera donc, en bonne logique, le «barbu».

L’incarnation la plus parfaite du mentor barbu est bien évidemment Tariq Ramadan, qui est devenu, à force de quolibets, de gloses et d’affabulations, un véritable personnage de légende . Il est d’ailleurs significatif que Tariq Ramadan ait tenu, au cour des années 2003-2007, le même rôle dans l’imaginaire des news-magazines que Pierre Bourdieu pendant la période précédente (1995-2002) : celui du «Grand Méchant Intellectuel» dont on redoute les «réseaux» hyper-puissants et les «projets politiques» obscurs et «totalitaires». À chaque époque son «démon» : à l’ère dite «sécuritaire», l’ennemi est le sociologue, avec sa «culture du soupçon» (à l’égard des puissants) et «de l’excuse» (à l’égard des dominés), tandis qu’à l’ère dite «laïque», l’ennemi est le philosophe musulman, son «double discours» et son «intégrisme à visage humain».

Mais de même que la racaille ne saurait exister sans le sociologue angélique et l’institution démissionnaire, de même le barbu, la voilée et le Lider maximo Tariq Ramadan ne seraient rien – ou pas grand-chose – s’ils ne bénéficiaient pas d’une complicité française, blanche, républicaine et laïque : celle des fameux «islamo-gauchistes» qui leur servent de cautions ou d’«idiots utiles». La signification du terme «islamo-gauchiste» est tout aussi confuse que celle du mot «islamiste», mais après dépouillement et croisement d’une série de citations, il ressort qu’un islamo-gauchiste peut être :

un non-musulman qui s’oppose à la loi anti-voile

un non-musulman qui peut croiser Tariq Ramadan sans avoir, comme Julien Dray, l’envie de lui «mettre le poing dans la gueule»

un non-musulman qui considère que l’islamophobie existe, qu’elle est un racisme, et qu’il faut donc la combattre.

Voilées, barbus et islamo-gauchistes affrontent donc les «vrais laïcs» (titre que s’auto-décernent les prohibitionnistes) et les «musulmans modérés» (incarnés par le très médiatique Mufti de Marseille, Soheib Bencheikh, ou l’incontournable ex-présidente des Ni putes ni soumises, Fadela Amara, qui ne manque pas une occasion de se revendiquer «musulmane-pratiquante-mais-opposée-au-voile»), tandis que la racaille encapuchonnée et les sociologues patentés affrontent les «intégrés» (incarnés par Malek Boutih au Parti Socialiste, et Rachid Kaci à droite), demandeurs de «fermeté» contre «la racaille».

L’intégralité : http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1519

19:06 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 juillet 2008

Le ridicule tue

Le ridicule tue

Par Marc-Édouard Nabe, le 15 avril 2008

Une grenouille piquée par des frelons ? Non. Une citrouille passée sous un camion ? Non plus. Chantal Sébire, voyons ! Une institutrice de Plombières (Côte-d’Or) atteinte d’une tumeur rarissime qui lui défonce le nez, lui boursoufle les paupières, puis la gueule tout entière devenue une sorte de sculpture inachevée, mauve et verdâtre. Son cruel cancer déformant en a fait une extraterrestre, mais une extraterrestre avec les pieds bien sur terre...

Pendant des semaines, ce spectacle pénible nous a été infligé. Une prof condamnée s’exhibant elle-même avec la complicité faussement culpabilisée des médias comme un phénomène de foire, et pas de n’importe quelle foire. La foire de la mort ! Je croyais que la mère Humbert était la reine de l’acharnement antithérapeutique pour son fameux fils, Vincent, mais là, elle vient d’être dépassée par Chantal Sébire, un monstre, si j’ose dire, de volonté. Toute petite, maigre, dans son pull en Vviolet, elle avance comme un mannequin vers les caméras et les micros du monde entier, avec à peine la force de supporter son énorme tête d’où sortent par on ne sait quel trou (la bouche, le nez, les oreilles ?), et d’une voix coupante, des arguments si fermement assénés qu’on aurait pu les croire justes.

Le combat de Chantal restera longtemps dans la mémoire des bons vivants: «Je veux mourir ! Et au plus vite! Tuez moi si vous avez un coeur, bande de salauds !» supplie-t-elle à tous ceux qui croisent son regard de batracienne en souffrance. Pour Chantal, la «fin de vie» n’est pas assez légiférée en France. Qu’est-ce que c’est que cette manie de vouloir toujours être encadré par la loi ? Pour chaque moment de sa vie, l’homme du XXIe siècle a besoin qu’on lui donne la permission de le vivre. Même pour mourir il ne veut pas être hors la loi.

La quinquagénaire défigurée ne veut pas être hospitalisée, elle ne veut pas qu’on atténue sa douleur physique mais qu’on obéisse aux caprices de sa douleur morale ! Son trip, qu’on la pique comme une chatte à bout de force. Elle tape du pied pour qu’on s’aligne sur la Suisse ou les Pays-Bas qui pratiquent l’euthanasie «active». La «passive» ne lui suffit pas ! Le Leonetti qui l’a mise en place en 2005 est à ses yeux tuméfiés un de ces empêcheurs de crever en rond qui sévissent dans ce pays arriéré qu’est la France... Chantal ne veut pas être plongée dans un coma artificiel et qu’on la laisse mourir à petit feu, mais que la loi et la médecine, main dans la main, la tuent d’un seul coup. Et puis quoi encore ? Gourmande, va ! On lui donne une euthanasie passive et elle veut un suicide assisté ! Et ici ! Dans son pays qu’elle place décidément bien haut pour le traiter si mal... Incapable de se rendre à Bruxelles ou à Amsterdam pour se faire piquer puisque là-bas c’est admis. Non, il faut que la loi plie, mais elle ne pliera pas, bien sûr, c’est mal connaître la loi. Chantal ne veut pas faire comme la comédienne Maïa Simon qui a discrètement pris son dernier train pour Genève et est allée mourir sans se montrer, sans en foutre partout, tout le contraire de l’instit’ autoritaire de Plombières.

Madame Sébire veut faire de sa mort une cérémonie, au milieu de tous les siens, comme la Vierge Marie en dormition entourée de ses apôtres. D’abord une teuf pré-euthanasie toute la nuit, champagne et cotillons, danse des canards, et puis à l’aube, épuisée de rire et de bonheur, elle se ferait piquer par son toubib. Aïe et adios ! Une piqûre douce comme un baiser, de ceux qui transforment un crapaud en princesse charmante, car c’est comme ça qu’elle se voit,Chantal, morte : ressuscitée en quelque sorte, comme au bon vieux temps d’avant son cancer !

Oui, mais ça ne marche pas comme ça, la vie, Chantal... Encore moins la mort ! Tant qu’il y a de la vie il y a du désespoir. Personne au fond ne veut mourir, pas même Chantal. Se balader dans tous les médias comme une Miss France à l’envers est une façon de se raccrocher à la vie, de repousser finalement cette stupide évidence qu’elle s’est, ou qu’on lui a plutôt, mise dans la tête : qu’elle doit disparaître parce que trop moche et «incurable». Évidemment, elle refuse qu’on l’opère, et soigne son cancer du nez à coup d’Aspégic ! Tu m’étonnes qu’elle souffre !

Chantal Sébire est d’une vitalité, d’une conscience exceptionnelles, mais tant pis. Elle veut qu’on la crève. Elle en mourrait, sinon... C’est avec une poigne incroyable pour un petit bout de femme pareil qu’elle a relancé le débat sur l’euthanasie. Elle ne réclame pas qu’on la fasse mourir, mais qu’on autorise un médecin à lui donner des médicaments qui lui permettraient de partir dans la dignité. L’euthanasie, c’est le règne de l’euphémisme... Pour ses partisans, la définition de «mourir assassiné» c’est donc : «Partir dans la dignité.» Comme on part aux Seychelles ?

Aucune mort n’est un départ (ce serait plutôt une arrivée) et encore moins dans la «dignité». Personne n’est jamais mort dignement, à part certains condamnés à mort... Saddam Hussein ou Charlotte Corday, oui, sont morts avec dignité.

Maurice Pialat disait : «Je suis contre l’euthanasie, parce que pour moi la vie c’est tout compris». Depuis quand il ne faut pas souffrir pour vivre, et encore moins pour mourir ? Beaucoup de malades veulent se faire euthanasier, simplement parce qu’ils craignent de ne plus être les mêmes, comme si on arrivait sur Terre avec un patrimoine physique et moral qu’il s’agirait de ne pas entamer pendant son existence ! Mais depuis la naissance, et parfois avant, on n’est «plus les mêmes». On verra bien ce que la vie va faire de ce corps. Jusqu’au bout. Tout plutôt que se faire tuer avec la bénédiction de l’administration dans un lit d’hôpital aseptisé, bien proprement, bien mortellement... Comme si l’euthanasie était une baguette magique qui guérit de tout. Le plus fort, c’est que Chantal n’est pas la seule à penser ainsi. C’est une épidémie, un cancer ! L’euthanasie est devenue une tumeur morale de la société, il faut la détruire.

«Passive» ou «active», l’euthanasie, c’est une horreur. Le coeur des pro-euthanasie est mille fois plus répugnant que la tête de Chantal Sebire. Ils le cachent d’ailleurs, de peur qu’on s’en rende compte, au fond de leur «humanité». Facile, la charité quand il s’agit de tuer quelqu’un qui ne vous a rien fait d’autre que souffrir. Ils appellent ça un «geste d’amour». D’entendre ça, l’amour doit se retourner dans sa tombe.

C’est toute la racaille antimétaphysique qui incite à se faire euthanasier. Ils présentent ça comme un droit. Le droit de mourir se confond avec celui de tuer. Pour les connasses de Elle du genre Dorothée Werner, le droit du malade à se faire assassiner en toute légalité est dans la droite ligne des droits de la femme à avorter en toute liberté. L’euthanasie comme progrès social : celui de pouvoir disposer de son corps. Puisque les femmes ne s’avortent pas elles-mêmes, il n’y a pas de raison que les malades se tuent sans assistance ! Logique absurde appuyée «philosophiquement» par quelques «intellos», il faut le dire vite (et entre guillemets).Tout un tas de laïcs dépressifs, un ramassis d’antichrétiens et d’antimusulmans (c’est pareil ), des anti-vie terrestre et anti-vie éternelle (c’est pareil aussi), comme ce con de Comte-Sponville, ou bien cette salope de Michel Polac... Qu’est-ce qui pousse toutes les crapules hypocritement libérales à tenir tant que ça à abréger les souffrances d’autrui par la mort donnée ?

La peur, évidemment. La peur de l’avenir. Aveuglés narcissiquement par l’image qu’ils se font d’eux-mêmes, ils se projettent dans celle des gens diminués. La déchéance leur est insupportable. Sous couvert de lutter pour plus de charité et de compassion entre les êtres, les militants de l’euthanasie encouragent un recentrage répugnant sur soi, son petit cas, sa mesquine névrose de vouloir disparaître en fonction de son paraître. Bientôt on parlera de cette «intervention de fin de vie» comme d’une opération de chirgurgie esthétique, pas plus...

Ça commence : une autre pro-euthanasie vient de demander qu’on l’exécute ! Ça va être "la porte ouverte à toutes les fenêtres" comme écrit dans Le Monde Carla Bruni-Sarkozy citant Gad Elmaleh dans La vérité si je mens.

Clara Blanc est une névrosée qui réclame qu’on la tue alors qu’elle apparaît à la télé parfaitement normale, disant qu’elle anticipe sur l’évolution de sa maladie. Refusant de se voir dans un fauteuil roulant dans dix ans, elle prévoit sa dépendance, alors autant la suicider tout de suite ! Et si on lui propose l’euthanasie passive, elle rejette ce pisaller d’un geste de la main. Mépris ! Pas assez hard pour les candidats à l’exécution, les assoiffés d’émotions fortes, les addicts de potion létale !

Le seul geste d’humanité, maintenant, c’est d’assassiner quelqu’un qui souffre ! De l’euthanasie considérée comme un des beaux-arts... Si elle avait été mise en pratique à la grande époque, je n’aurais pas donné cher de la peau des condamnés d’avance par le destin: les Lautrec, les ChickWebb, les Roland Kirk et autres Django... Vous imaginez si en 1930 un «comité éthique» de sinistres toubibs avait accepté que, puisque le Manouche Jean-Baptiste Reinhardt, après son terrible accident, ne pourrait plus jouer de guitare à cause de sa main gauche atrocement brûlée, il serait mieux pour abréger ses souffrances qu’on le pique au Penthotal un matin, dans sa roulotte ?...

Je croyais que l’euthanasie, c’était mal vu depuis que les nazis, et le docteur Morell en particulier, l’avaient pratiquée avant la guerre sur des handicapés, ce qui d’ailleurs a donné l’idée plus tard à Franck et à Himmler d’étendre le concept à d’autres couches de la population. Je vais plus loin : la société a décrété que le nazisme était le mal absolu pour mieux le refouler et le régurgiter sous d’autres formes bien cachées sous la couche de fausse démocratie dans laquelle on nous oblige à vivre. Sous le désir d’euthanasier légalement les «volontaires», il y a encore la bonne vieille pulsion meurtrière des SS qui ne demandaient pas leur avis aux «déchets » de la société pour les liquider.

Pourquoi veut-on absolument que les malades soient supprimés ? Parce que l’extermination manque, il y a une nostalgie de la civilisation postnazie pour le Troisième Reich où les forts euthanasiaient les faibles sans sourciller. Déjà des médecins s’en chargeaient. Avec l’État derrière et la Justice... Tout ce que la pauvre Chantal a essayé de secouer sans s’apercevoir qu’elle ne faisait que jouer le jeu du pouvoir social !

Est-ce bien catholique ? Vouloir maîtriser sa mort alors que c’est le job de Dieu. Même le suicide est encore une volonté divine, car c’est Dieu qui a inoculé dans l’âme du suicidaire la force (ou la faiblesse, on peut en discuter) de vouloir se tuer soi-même. Dans l’euthanasie, c’est le médecin (misérable ersatz de Dieu !) qui administre dans le simple corps du patient une vulgaire dose de poison mortel. Dans un cas, la personne est consciente tout en dépendant d’une force qui la dépasse; dans l’autre, elle se croit consciente parce qu’elle remet, pour ne pas dire trahit, son destin entre les mains d’autres hommes qui l’ont influencée. Ils l’assistent pour l’assassiner. C’est de l’assassistance !

Quand on souffre trop, il n’y a que deux façons de mourir : ou bien attendre la mort naturelle (quels que soient le temps et les souffrances que ça prendra) ou bien se supprimer. Ceux qui veulent vraiment mourir se cachent, comme les animaux, rois de la dignité... Chantal était «violemment hostile» au suicide. Ce qui peut paraître absurde. Elle attendait qu’on lui donne la permission de mourir ! Mais il fallait la prendre. Les falaises d’Étretat ne sont pas faites pour les chiens...

Le suicide fait encore partie de la vie, pas l’euthanasie qui fait partie de la mort. Voilà pourquoi l’une a si bonne presse et l’autre est toujours tabou. Se faire euthanasier, c’est mourir avec plus de dignité que se suicider ? Première nouvelle. Dans l’histoire, il ne doit pas y avoir eu beaucoup de Japonais qui demandaient l’euthanasie ! Je vois mal un samouraï atteint d’une tumeur en train de supplier l’empereur de lui faire hara-kiri à sa place ? Je ne parle même pas des grands esprits qui depuis la nuit des temps ont élevé le suicide au rang de l’art. De Socrate à Guy Debord, les exemples pullulent. L’euthanasie est un suicide au rabais.

Chantal Sébire est finalement morte. Mais de quoi ? On l’a euthanasiée en douce ? Elle a succombé à sa maladie ? Elle a eu une crise cardiaque en se regardant dans la glace ? Mais non ! Elle a été violée, bien sûr. Il y a tant de pervers. Un type a dû être excité de la voir se trémousser toute la journée dans sa télé, surgir dans son appart’ et l’étouffer avec un coussin après lui avoir fait une éjac’ faciale. Une euthanasie comme une autre. Portrait-robot du tueur ? La même gueule qu’elle !

Il parait que Chantal Sébire avait beaucoup d’humour. C’est à voir. J’aurais bien voulu qu’elle lise ce texte avant de crever. Ceux qui n’en ont aucun, à coup sûr, c’est le trio sinistre qui l’accompagnait partout: le président

de l’ADMD, un gras politicard séropositif autoproclamé ; le vice-président de l’association, devenu son avocat pour plaider une cause qu’il savait perdue d’avance ; et son petit médecin traitant, puceau larmoyant qui se caressait la seringue au fond de sa poche... Tous les suppôts de la société dans la bande à Chantal ! Tous alléchés par la bonne cliente grande gueule que Chantal représentait pour leur petite boutique morbide, ils lui ont fait croire qu’elle était foutue, et qu’elle devait «bardir dignebent» comme elle le répétait en parlant du nez, si on pouvait encore appeler ça un nez... On aurait pu lui éviter une fin aussi tragique si les croque-morts de l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité et Autres Conneries ne lui avaient bourré le mou.

On l’a convaincue de reporter la laideur de sa situation sur l’État qui ne l’autorisait pas à se faire tuer, alors que la laideur, elle était dans l’acharnement des euthanazis qui la poussaient à exiger cet automeurtre. Tous ont fait mijoter Chantal et ses trois enfants dans l’espoir qu’elle obtiendrait satisfaction. Jusqu’à Kouchner qui s’en est mêlé et qui a dit qu’il allait peut-être autoriser pour elle une exception... Malgré son état de fatigue, elle est allée au tribunal de Dijon «soutenue» par sa garde rapprochée d’ordures, presque aveugle, canne blanche plus épaisse que ses jambes, elle a même fait une hémorragie dans la voiture.

Putain! Il fallait s’attendre à ce que Chantal perde les pédales, jour et nuit les vautours la harcelaient, les journalistes l’appelaient, lui rendaient visite comme au zoo. Elle était d’ailleurs devenue méchante avec ces voyeurs faussement compatissants. Ah, qu’est-ce qu’ils ont pris dans la gueule les journalistes ! Elle les insultait, piquait des colères, les cassait, les infantilisait, à la fin plus personne ne pouvait la voir en peinture. Pourtant dans la pénombre, sur son canapé, elle avait encore quelque chose de pictural: le Francis Bacon le plus soutinien n’a pas de plus belles nuances.

Les derniers jours, ça s’était aggravé. Coque ficelée sur l’oeil, pansements, éponge suintante sur les coquards de la paupière... Ce n’est plus une femme, c’est une installation !

C’est la médiatisation bien sûr qui l’a tuée. Exactement comme Jean-Dominique Bauby, mort au moment exact de son apothéose médiatique. Son «Bouillon de culture», il ne l’a jamais vu... Enterré la veille ! Hasard ? Mon oeil ! Ou plutôt, son oeil ! Exploitant son fantasme d’être enfin reconnu comme un «écrivain», on lui a fait faire un livre dicté à la paupière, on en a préparé le lancement, Jean-Jacques Beinex est allé le filmer à l’hosto, l’enfermant dans des images d’une indécence puant l’exhibo-voyeurisme, tout ça sous couvert d’apporter un témoignage pudique, bouleversant etc. (on connaît les médias !). «Jean-Do» a même eu le temps de préparer ses réponses au questionnaire de Bernard Pivot... Tout était stratégiquement calculé, un plan média au poil, sauf qu’il ne lui restait plus qu’à mourir pour que les ventes triplent, quadruplent, s’envolent comme des papillons qu’on libère de leur scaphandre...

Bauby (je l’ai connu moi, Bauby, et en forme!) est mort parce qu’il a voulu absolument revenir de Bercq à Paris pour jouir de son triomphe. Puni ! L’image de soi qu’on accepte de donner aux médias en échange de leur faux amour est fatale aux fragiles. Chantal a poussé loin le don de sa personne aux chaînes déchaînées, France 3 et M6 surtout. Elles n’avaient pas assez de mots durs et indignés pour se scandaliser que la «société» n’accorde pas à la Sébire ce qu’elle demandait. Sale société! Mais la société, ce n’est pas seulement ceux qui l’ont frustrée de se faire euthanasier, c’est aussi ceux qui ont tout fait pour lui faire croire qu’elle pourrait y parvenir. D’ailleurs, les pro-euthanasie reprochent maintenant à ceux qui ont refusé à Chantal le droit de mourir de l’avoir assassinée ! En refusant de l’assassiner, ils l’auraient incitée au suicide ! Ça devient le pire des crimes de ne pas vouloir tuer son prochain !

Chantal voulait finir sa vie dans le respect et la dignité, mais en se médiatisant pour soi-disant montrer l’exemple, elle a perdu tout respect et toute dignité. Elle a fini par le comprendre à la toute dernière minute, en récupérant un peu d’elle-même tant jetée en pâture, en se rassemblant dans un dernier effort pour s’euthanasier elle-même, c’est-à-dire se suicider, enfin, la pauvre!...

En bonne maîtresse d’école, madame Sébire a voulu punir la collectivité de ne pas lui avoir laissé le droit de mourir autrement. François Hollande a osé dire qu’elle avait «rendu service à toute l’humanité», une Christ, en somme, à qui on aurait tendu une éponge de vinaigre, mais pan ! dans l’oeil, comme si le Romain avait mal visé ! Chantal a eu un moment de clairvoyance et a décidé de se supprimer. Elle a eu la révélation que des bonnes âmes dégueulasses l’avaient ridiculisée en l’exhibant comme une clownesse déglinguée. Médias, justice et médecine n’ont même pas eu besoin de la tuer eux-mêmes. Oui, l’euthanasie est un meurtre, même quand le malade s’en charge seul... Au départ, Chantal n’était pas pour le suicide, mais à l’arrivée elle s’y est résolue en prenant des barbituriques à faire crever les chiens.

Le dernier jour de l’hiver, toute seule dans son salon, Chantal Sébire s’est couchée par terre, au milieu de ses fauteuils et de son divan qu’elle avait emmaillotés de housses comme des fantômes, pour éviter qu’ils ne s’abîment, avec le temps.

04:56 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 juillet 2008

«Marianne, ta tenue n’est pas laïque !»

«Marianne, ta tenue n’est pas laïque

À propos du recueil Les filles voilées parlent

Par Mona Chollet, le 14 juillet 2008

Publié aux éditions La Fabrique, le recueil Les filles voilées parlent donne pour la première fois aux femmes voilées la possibilité de passer du statut d’objet parlé au statut de sujet parlant. Le résultat est impressionnant, aussi bien par la manière dont il démolit les idées reçues sur «la» femme voilée que par le tableau sombre qu’il donne de la stigmatisation, des discriminations et des violences qui sont faites, en France, à des femmes qui dérogent à la norme vestimentaire dominante.

«Les filles voilées parlent» ? On en voit d’ici qui, au seul énoncé de ce titre, brandissent le crucifix et agitent la gousse d’ail. Autant dire «Belzébuth parle», ou «L’Etrangleur du Yorkshire parle» ! Au cours des mois qui ont précédé le vote de la loi du 15 mars 2004 interdisant le voile à l’école (hypocritement baptisée «loi sur la laïcité à l’école»), l’hystérie médiatique autour de cette question a persuadé la population entière que ces jeunes filles qui choisissaient de ne pas montrer leurs cheveux ou leurs oreilles, sorte de démons femelles, étaient la source de tous ses maux, et constituaient le principal problème auquel le pays était confronté - «c’est à cause de vous que tout va mal en France» revient souvent parmi les invectives qu’elles rapportent.

On s’est déchiré sur le sujet, on a produit une quantité ahurissante d’arguments en faveur ou en défaveur d’une loi, mais on n’a pas jugé bon de demander leur avis aux principales intéressées. C’est à cette lacune que vient remédier le livre d’Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian, qui montre l’ampleur des dégâts - absolument invisibles dans les médias - causés par la loi de 2004.

Cette confiscation de la parole a même été assumée et théorisée par les partisans de la loi : il pouvait être dangereux de les laisser parler - des fois que ces sorcières auraient le pouvoir, par leur verbe maléfique, de transformer notre belle France «laïque» en crapaud islamique. Admise dans un établissement privé après son exclusion du lycée, Zeinab, 19 ans, découvre qu’on a mis en garde ses nouveaux camarades à son sujet :

«Je me suis rendu compte que le proviseur avait fait une intervention dans ma classe de terminale L pour annoncer ma venue, en disant qu’ils allaient accueillir une élève voilée qui avait une forte personnalité, et qu’ils ne devaient pas se laisser influencer.»

Arrière, Satan ! Toutes les interviewées du livre disent leur impression de «parler à des murs» chaque fois qu’elles ont voulu discuter. Zahra Gammaleddyn, 15 ans, raconte ses démêlés avec un proviseur qui ne faisait que lui répéter «vous enlevez ce que vous avez sur la tête» :

«On aurait dit un automate. J’aurais pu lui dire n’importe quoi, par exemple : je me sens mal, j’ai envie de vomir, il m’aurait répondu : vous enlevez ce que vous avez sur la tête !»

Mariame, 19 ans, se fait rembarrer dès qu’elle ouvre la bouche par l’assistante sociale qu’on a envoyée dans son lycée pour tenter une médiation avec les élèves voilées :

«Non, toi, on m’a dit qu’on ne pouvait pas te parler, que tu étais manipulée et que tu manipulais tes camarades.»

À quoi bon discuter avec elles, en effet, puisqu’elles sont «aliénées», «conditionnées», «manipulées» par les intégristes ? L’ironie, qui apparaît de manière flagrante dans ce livre, c’est que, la France n’étant ni l’Iran ni l’Afghanistan, on avait affaire, dans l’écrasante majorité des cas, à des jeunes filles qui avaient décidé de porter le foulard au terme d’une réflexion individuelle, souvent contre l’avis de leur famille - leurs parents, partisans du «pas de vagues», étaient en outre catastrophés à l’idée de les voir hypothéquer leur avenir. S’il y avait endoctrinement et «conditionnement» dans cette histoire, c’est bien plutôt du côté de tous ceux qui devenaient fous à la seule vue de leur foulard, sur lequel ils plaquaient des fantasmes soufflés ou réactivés par l’hypnose médiatique. Les regards dans la rue, témoigne Sana, 25 ans, sont «assez changeants» :

«Tantôt ça se calme, tantôt les gens nous regardent vraiment de travers, et alors on se dit : Mais qu’est-ce qui est passé hier soir à la télé ? On va voir les programmes de la veille, et on trouve toujours quelque chose ! La télévision fait un vrai lavage de cerveau !»

«Un jour, renchérit Karima, 29 ans, j’ai rencontré une femme qui m’a ressorti d’une traite tout ce qui se disait à la télé depuis le début de l’affaire ! C’en était comique.»

Même constat chez Khadija, 21 ans, qui se rappelle les questions dont on la bombardait en 2003 :

«J’avais l’impression que les gens avaient regardé un débat télévisé la veille et qu’ils se sentaient investis d’une mission : voler au secours de la première fille voilée pour lui expliquer qu’elle était aliénée et la libérer !»

Hanane, 27 ans, se souvient avec un écœurement particulier de l’automne 2003 :

«Entre mes galères de boulot et les débats télé, avec des pseudo-spécialistes de l’islam et des pseudo-féministes qui mélangeaient tout, le voile, les mariages forcés et l’excision, j’ai eu une overdose !»

La suite : http://lmsi.net/spip.php?article761

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04 juillet 2008

L'important, c'est d'aimer

L'important, c'est d'aimer

Par Agnès Maillard, le 30 juin 2008

Petite crise existentialiste au lendemain de la visite dominicale à ma grand-mère...

Parfois, quand je reviens de chez ma grand-mère, je repense à la phrase de mon pote sur l'amour, les chats et les grands-mères que j'avais mise en exergue d'un post sur la proxémie et le sentiment d'appartenance à la communauté humaine. Parce que, parfois, j'ai du mal à surmonter mes propres contradictions ou à assumer bien franchement certaines de mes dispositions d'esprit.

Cette fois, ça a été une petite phrase qu'elle a lâchée sans que je lui demande rien : Et l'autre, elle se fait toujours sauter par ses nègres ? La seconde d'avant, c'était juste la séance paranoïa avec les cantinières de la maison de retraite qu'elle accuse toujours de voler la nourriture des vieux et de piquer dans la caisse.

Comme à chaque fois, cette sorte de petite réplique, toujours balancée d'une voix sifflante d'entre des lèvres étroites et tendues comme des élastiques, plissées d'une moue haineuse et hautement rébarbative, m'a disloquée, comme une décharge de clôture à vaches, juste avant que de la glace en fusion ne fasse crisser mes veines tout en congelant ma colonne vertébrale de haut en bas. J'ai toujours eu une réponse physiologique à ce genre de saillie. Je pense même que si l'on gratte un peu, on découvrira que mon antiracisme primaire est totalement épidermique, pure décalcomanie de la xénophobie à la hache de ma grand-mère.

Toute petite déjà, j'avais en horreur la manière dont elle crachait certains mots, dont cela déformait son visage et durcissait son regard. Avant même de savoir ce qu'était le racisme ou d'avoir la moindre conscience politique à ce sujet, je suffoquais de dégoût quand je l'entendais parler des bougnoules, de bicots, de youpins, de ritals, de pieds-noirs, avec toujours le petit noyau de haine compact derrière chaque claquement de langue.

J'ai déjà eu des colères terribles contre elle à cause de cela. Des explosions aussi incontrôlables que ses éruptions mauvaises. À chaque fois, je me suis retrouvée bourrelée de remords et d'indignation à la fois. Et pas plus qu'elle ne parvient à refreiner très longtemps sa haine des autres, pas plus je ne parviens à empêcher mon cortex de s'embraser à ces moments-là. Rien n'y fait : elle exècre tout ce qui n'est pas comme elle, son racisme fait tout simplement parti d'elle, une sorte de symbiote avec une sale gueule, dont on ne peut faire abstraction, tant il prend de la place.

Hier soir, je me suis contentée de laisser retomber la vapeur et j'ai juste dit, d'une voix aussi tendue que la sienne : si c'est pour entendre ce genre de conneries, je préfère encore me casser. C'est déjà mieux que de beugler, mais tout juste.

Du coup, ça me fait chier d'aller la voir. J'y vais toujours un peu à reculons. Et c'est dégueulasse, parce que je parle quand même de la femme qui m'a élevée quand j'étais gosse, de celle qui a toujours été là pour moi, qui a toujours fait de son mieux pour m'aider dans la vie. Je pense même qu'elle m'aime sincèrement, malgré tout, ne serait-ce que parce que je suis à peu près tout ce qui lui reste, mais de cela non plus, je n'aurai jamais de certitude, parce qu'elle vient d'un monde où l'on ne parle pas de sentiments, où l'on ne dit jamais que l'on s'aime, seulement qui on déteste. À moins que ce ne soit qu'une question de devoir. Les gens de son époque et de son milieu avaient un sens très aigu du devoir. C'est même ce qui lui a permis de rester plus de 40 ans avec un homme qu'elle n'aimait pas. Parce que le divorce ne se faisait pas, parce qu'elle avait des gosses et le devoir de s'en occuper.

Quelque part, c'était assez sain cette manière de gérer les rapports intrafamiliaux : le devoir avant les sentiments. Même dans le décalogue, la distinction est subtile et pourtant très évocatrice : Tu honoreras ton père et ta mère, ce qui est fondamentalement très différent du devoir d'amour qui est un peu la règle aujourd'hui. Les Anciens avaient de savoir que l'impératif de l'amour n'est pas sans engendrer bien des dissonances cognitives dans la totalité des familles…

La suite : http://blog.monolecte.fr/post/2008/06/30/L-important-c-est-d-aimer

03:12 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30 juin 2008

Laïcité, une généalogie...

Laïcité, une généalogie...

Par Le Bougnoulosophe, le 29 juin 2008

On le sait, la laïcité dont on nous dit qu’elle travaille à la séparation des églises et de l'État, mais jamais au profit de qui, a des rapports plus qu’ambigus avec l’ instance du «monopole de la violence légitime», l'État. Elle est à la fois l’émanation directe de celui-ci et le bras armé de sa violence symbolique. Ce n’est pas pour rien qu’elle est née dans la France «Jacobine».

Ce n’est pas pour rien, non plus, si son combat le plus fondamental fut celui de la maîtrise de l’enseignement par l'État, sachant que l’école est l’ «appareil idéologique d’état» par excellence. Cette idéologie s’est forgée souterrainement depuis le XVIIIème siècle, puis s’est manifestée avec une extrême violence, à partir de 1880, lorsque les républicains ont eu le champ libre, contre une Eglise catholique dont les comportements hégémoniques, qui s’exerçaient depuis des siècles sur les consciences et les institutions, ont été violemment pris à parti et définitivement abolis.

D’une certaine manière, l’Eglise n’avait que ce qu’elle méritait, mais, d’un autre côté, un tel contexte historique faussait tout dès le point de départ. On allait simplement changer de cultes et une nouvelle race de bigots allait remplacer l’ancienne

La suite : http://bougnoulosophe.blogspot.com/

11:53 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

28 juin 2008

Monsieur le Président : Les propos de Monsieur Philipe Moureaux m’inquiètent...

Monsieur le Président
Les propos de Monsieur Philipe Moureaux m’inquiètent quand au respect du droit international au sein du PS

Par Saïdi Nordine, le 28 juin 2008

Je me permets de vous écrire pour porter à votre connaissance l’article suivant «Sahara occidental: Les raisons légitimes du peuple sahraoui», qui a été traduit en anglais, français et italien, comportant une bibliographie ad hoc dans ces langues respectives.

En effet les propos de Monsieur Philipe Moureaux m’inquiètent quand au respect du droit international au sein du PS.

Monsieur Moureaux nous dit que “S'il peut comprendre qu'il existe des nuances au sein du parti socialiste sur ce dossier, il trouve inopportune une mobilisation autour du Polisario, alors que le Maroc tente d'ouvrir une négociation en proposant une autonomie interne pour la région du sud du Sahara.

La réaction de M. Moureaux intervient suite à une réunion, jeudi, à la maison des parlementaires à Bruxelles, à l'initiative de la sénatrice belge Christiane Vienne (PS), visant à créer un groupe interparlementaire dédié à la défense des droits du peuple sahraoui.

M. Moureaux a également exprimé son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie qui, selon lui, parait la seule à répondre à l'intérêt de populations séparées par un soubresaut de l'histoire

Ce faisant, M. Moureaux néglige les engagements pris, en 1991, par l’Organisation des Nations Unies vis-à-vis du peuple sahraoui, d’organiser un referendum d’autodétermination en échange du dépôt des armes par le Front Polisario.

En tant que citoyen, je souhaiterais que vous vous intéressiez sérieusement à la cause sahraouie et que vous y mettiez du vôtre dans la résolution pacifique, mais prompte, de ce conflit, conformément aux normes de la légalité internationale, qui déterminent la tenue d'un référendum pour l'autodétermination du peuple sahraoui.

Je pense que Monsieur Moureaux, compte tenu de ses liens avec le Maroc, doit œuvrer pour favoriser une issue à ce conflit qui dure depuis plus de trente ans ; il ne peut trouver d’issue en dehors des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies qui stipule le droit des peuples colonisés à déterminer leur avenir et non avec le réflexe «électoraliste».


Aussi, Monsieur le Président, je voudrais saluer l’initiative de votre sénatrice Madame Christiane Vienne, qui œuvre dans les principes réels du
socialisme : la solidarité avec les peuples opprimés.

Je vous remercie d'avance, Monsieur le Président, de l'attention que vous accorderez à mon courrier et vous prie de recevoir mes salutations distinguées.

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27 juin 2008

Le MR et sa burqa

Le MR et sa burqa

Par Mehmet KOKSAL, le 26 juin 2008

L’affaire de la météo voilée sur Télé Bruxelles aura permis d’établir une vérité bien refoulée : les libéraux bruxellois n’ont rien compris ni à l’humour détonant de la Blue Girl de Molenbeek, ni à la politique du gouvernement turc...

La suite : http://mehmetkoksal.tumblr.com/post/39952261/le-mr-et-sa-burqa

00:20 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16 juin 2008

La tentation du pire

La tentation du pire

Par Agnès Maillard, le 13 juin 2008

Indignations, frustrations, colère et impuissance : un bien mauvais cocktail d'émotions nous étreint face à la grande récession sociale alimentée chaque jour un peu plus par les coups bas de nos dirigeants, à peu près partout dans le monde.

Plus la spirale régressive se resserre et plus nombreux sont les citoyens qui en viennent à espérer que cela pète, que le grand soir se couche sur notre monde, qu'une nuit de cristal nuit du verre Securit nettoie les écuries démocratiques dans lesquelles le lisier de la cupidité et de l'avidité s'entasse et qu'un jour radieux se lève sur une nouvelle civilisation.

Il est certain que les accapareurs, les profiteurs, les spoliateurs, les goules qui se repaissent de la misère humaine d'autant plus qu'elles la créent, ne vont pas lâcher le morceau juste parce qu'on leur demande poliment. Qui renoncerait à la part du lion parce que le moucheron vibre d'indignation vertueuse, hein?

Le ressentiment se nourrit des maladresses quotidiennes de nos gouvernants et exploiteurs qui se ménagent des vies toujours plus confortables, à l'abri des aléas de la vie et de l'économie, s'approprient chaque jour ce qu'il y a de mieux et de meilleur tout en nous sommant dans le même temps de renoncer à toujours plus de nécessaire, de nous serrer toujours plus la ceinture, d'aller vers toujours plus de frugalité.

Et chacun de glapir chaque jour un peu plus fort dans sa niche en rêvant de la revanche sanglante du peuple pressuré par la sauvagerie capitaliste, un sourire mauvais au coin des lèvres, mais l'échine toujours aussi complaisamment courbée.

La suite : http://blog.monolecte.fr/post/2008/06/13/La-tentation-du-pire

14:02 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 juin 2008

Inacceptable d'être taxés de "racistes"

Inacceptable d'être taxés de "racistes"

Par Julien MAQUESTIAU, La Libre Belgique, le 03 juin 2008

Être vigoureusement critique envers des pratiques religieuses et être contre le racisme est compatible. Mais sans agressivité inutile. Islam, racisme, intégrisme... : le débat est polémique.

Pour "RésistanceS", le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite (1)

Être vigoureusement critique (de façon raisonnée) envers certaines pratiques religieuses et/ou communautaires et être radicalement contre le racisme (tous les racismes et toutes les discriminations !) n'est pas incompatible. Mais la critique à laquelle se livrent actuellement entre eux des militants sincères de l'antiracisme au sein de différentes associations, dans les médias, sur des sites et blogs ou par livres interposés nous paraît de plus en plus inutilement agressive et nous oblige à clarifier notre position (NdlR: voir épinglé ci-contre).

Il ne peut être question pour nous d'accepter que soient taxés de "racistes" (de façon démagogique, à charge, par analogie et de manière généraliste) toutes les personnes qui se livreraient à une critique des fondamentalismes religieux et communautaristes, au nom de ce que ces intégrismes seraient issus d'une partie de la population souffrant déjà de racisme. Il nous semble évident que le racisme (comme le sexisme, l'homophobie...) doit être combattu, sans pour autant que ce combat ne rende plus légitimes les actes des victimes pouvant être critiqués, voire condamnés, sur le plan moral ou autre. En effet, on peut être victime de... et auteur de ... Logique qui a trop souvent été occultée - au nom d'un antiracisme fonctionnant sur le mode d'un réflexe conditionné - par les bien-pensants, le politiquement correct - de la "morale progressiste", BCBG ou "bobo" - et parfois même une rhétorique antiraciste... fondamentaliste !

Le racisme a ceci de terrible qu'il vise les personnes non pas en fonction de leurs choix ou de leurs idées mais en fonction de leurs origines ethniques, de leur lieu de naissance, de celui de leurs parents... (Foutaise, le racisme doit être compris comme la prétention d’avoir le droit de mépriser un individu en raison de son mode de vie, de son mode de pensée, de son appartenance à une communauté déterminée !!!) (Rachid Z) En agissant de la sorte, le raciste sort des normes communes qui promulguent l'égalité en droits et en valeur.

Les pratiques religieuses et communautaires ne peuvent être considérées comme liées à l'ethnicité d'une personne sous peine d'enfermer chacun dans un déterminisme destructeur de la liberté. La critique de ces pratiques ne peut donc relever directement du racisme puisqu'elles relèvent de choix d'idées.

Cependant, nous ne sommes pas dupes : l'extrême droite a compris depuis belle lurette son intérêt à ne plus attaquer frontalement l'origine ethnique de ses boucs émissaires. Les fondamentalistes de la politique préfèrent désormais (pour des raisons opportunistes et de respect des lois !) cibler, dans leur propagande populiste, les pratiques religieuses et communautaristes. Le calcul est maléfique : la critique de l'islam du Vlaams Blok/Belang (VB) et autres Front national (FN) cache en effet un racisme endogène.

L'objectif de la propagande anti-islam (par exemple) de l'extrême droite vise à maintenir allumée la flamme du racisme, fer de lance de tous les nationalismes. Le VB et les FN alimentent ainsi au sein de la population un sentiment de racisme. Dans notre équipe, nous le regrettons et nous continuerons à lutter contre ces tentatives. Cependant, nous n'acceptons pas pour autant le "relativisme culturel" et la valorisation dogmatique de la différence au nom du respect des idées.

Aucune idée n'est sacrée ou par nature respectable, car si tous les êtres humains sont égaux en droits et en valeur, il n'en va pas de même des idées. Le respect de la personne humaine consiste à refuser d'imposer ses idées en utilisant la violence (comme le soutien aux ROI, interdisant arbitrairement l'accès à nos écoles publiques d'élèves portant le foulard ou le turban, comparés à de jeunes alcooliques qu‘il faut maintenir coûte que coûte et en parfaite contradiction avec le principe de neutralité, à l‘extérieur de l‘édifice scolaire !!) (Rachid Z), certainement pas à s'interdire tout débat pour éviter de froisser la susceptibilité de son interlocuteur.

Le débat sur le port du voile est respectable car il s'inscrit dans une longue lignée de débats sur le sexisme, sur la place du religieux dans la sphère publique et sur le rôle émancipateur de l'école publique (foutage de gueule !!!) (Rachid Z). Tous les militants antiracistes ne sont pas d'accord sur les prises de positions à adopter ; certains voient ce problème comme central dans notre société, d'autres le trouvent monté en épingle. Soit. Notre équipe reflète cette diversité d'avis et si les débats sont animés, nous nous opposons à l'ostracisme, à la condamnation morale et à la mise à l'index de démocrates pensant différemment. Ils sont aussi des militants antiracistes, contre l'extrême droite, pour les droits de l'Homme (et de la Femme !), pour la liberté et la Démocratie. Leurs positions sont dès lors respectables.

(1) www.resistances.be.

Les points sur les "i"

Avec la présence de Nadia Geerts (militante républicaine laïque) au sein de "RésistanceS", le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite, ce dernier a parfois été la cible, sur Internet notamment, d'attaques variées de la part de militants islamistes. Notre erreur : militer avec Nadia Geerts ! Les combats de cette dernière sont les siens et parfois partagés par une partie de notre équipe. Une autre s'oppose, par la discussion, à ses idées. Le débat est donc chez nous ouvert, divisé par plusieurs "tendances" et surtout pas monolithique. Afin de mettre les points sur les "i", nous avons décidé d'écrire ce texte d'explication, signé par Julien Maquestiau (je n‘ai jamais entendu parler de ce militant antiraciste, il doit certainement s’agir d’un de ces inconséquents du Centre pour l‘Égalité des Chances!) (Rachid Z), au nom de toute l'équipe qui y a contribué.

21:39 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02 juin 2008

Pressions sur les hommes politiques, les journalistes, les artistes, les universitaires, quand les sionistes usent et abusent de l'accusation d'antisémitisme...

Pressions sur les hommes politiques, les journalistes, les artistes, les universitaires, quand les sionistes usent et abusent de l'accusation d'antisémitisme...

Par Saïdi Nordine, Mouvement Citoyen Palestine, le 31 mai 2008

Depuis une semaine, monsieur Flahaut PS (ex-ministre de la défense) est la cible d’attaques diverses sous l’accusation d’antisémitisme, la triste réalité c’est qu’aujourd’hui quiconque se permet ou ose critiquer les exactions commises par l’armée israélienne, se voit taxer d’antisémitisme !

Monsieur Flahaut n’est pas le premier, ni le dernier (malheureusement) à faire face à cette attaque ignoble d’antisémitisme.

Rappelons-nous que l’antisémitisme est une insulte faite au juif en tant que juif, c’est un délit et non une opinion. Rien ne peut l’excuser ou le comprendre et il doit être combattu de pair avec tous les racismes, par tous les citoyens démocrates. L’antisémitisme n’a rien à voir avec des prises de position critiques à l’égard du gouvernement israélien.

Le conflit israélo-palestinien est un conflit politique entre un mouvement colonial et un mouvement de libération nationale. Le sionisme est une idéologie politique, et non religieuse, qui vise à résoudre la question juive en Europe par l'immigration en Palestine, sa colonisation et la création d'un état juif.

L'antisionisme, est la critique politique d'une idéologie et d'un mouvement politiques; il ne s'attaque pas à une communauté, mais remet en question une vue politique.

Comment peut-on alors assimiler une idéologie politique - l'antisionisme avec une idéologie raciste - l'antisémitisme ? Ce sont pourtant ces confusions qui ont permis que soit porté atteinte à l’honneur d’un homme.

Monsieur Flahaut a prouvé, par ses engagements privés et publics, combien sa position est aux antipodes de toute forme d'antisémitisme.

Les pressions que le CCOJB (comité de coordination des organisations juives de Belgique), en la personne de son président, monsieur Rubinsfeld, a exercées sur monsieur André Flahaut sont indignes d’une démocratie.

Le CCOJB ne représente pas tous LES juifs, Il y a au sein de la communauté juive de nombreux Juifs antisionistes. Il faut dénoncer l’intolérable chantage qui consiste, à associer systématiquement l’antisionisme à l’antisémitisme. Le CCOJB contribue à l'amalgame " Juif = Israël "ou" Juif = sioniste comme si TOUS les juifs étaient des sionistes ou soutenaient les exactions de l'Etat d'Israël ".

En réalité, le prétexte de «l’antisémitisme», le chantage à «l’antisémitisme», ne visent qu’à faire taire toute vérité dérangeante sur le gouvernement israélien.

Ce chantage est évidemment inadmissible ; il est insultant pour ceux qui se mobilisent contre la politique d’Israël, il est insultant pour tous les pacifistes israéliens qui, dans des conditions très difficiles, mènent un combat pour la reconnaissance des droits des Palestiniens. Cet amalgame vise à interdire tout débat, à exercer un inacceptable chantage sur les journalistes et sur les médias.

La politique israélienne est largement critiquée à travers le monde, et plus l’Etat Juif agira hors du droit, plus il sera considéré comme hors-la-loi.

Dans un état démocratique, nous sommes en droit de dénoncer les crimes de guerre d’Israël et sa politique de colonisation ainsi que de défendre les droits légitimes du peuple palestinien, sans pour autant être taxé d’antisémitisme. Cette attitude adoptée par certains est une forme de terrorisme intellectuel. Se "servir" ainsi de l’antisémitisme ne peut que contribuer à le banaliser et à le nourrir.

14:06 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Tempête artificielle autour de l’annulation d’un mariage ?

Tempête artificielle autour de l’annulation d’un mariage ?

Par Jean-Paul Rozenczveig, Président du tribunal pour enfants de Bobigny, le 31 mai 2008 (bio: http://jprosen.blog.lemonde.fr/a-propos/)

Rarement une décision de justice aura fait contre elle une telle unanimité que ce jugement du TGI de Lille annulant un mariage à la demande du mari qui avait découvert lors de la nuit de noce que son épouse n'avait pas la virginité à laquelle il s'attendait. L'époux se plaignait de la tromperie sur une qualité essentielle de celle qui était devenue sa femme.

Les instance en annulation de mariage sont rares (600 environ pour 230 000 mariages par an) et de mémoire de juriste on ne trouve pas de décision équivalente à celle de Lille.

Des égéries du droit des droits des femmes ont démarré au quart de tour à l'image d'Elizabeth Badinter qui s'offusque de ce que la virginité des femmes puisse encore être une référence et qui sans craindre l'emphase et l'excès déclare avoir «honte de la justice française». La secrétaire d'Etat aux droits des femmes affirme avoir été révulsée toute la journée par cette décision. Fadila Amara secrétaire d'Etat à la politique de la ville et ancienne présidente de «Ni putes, ni soumises» n'est pas la dernière à manifester son indignation, Sihem Habchi actuelle présidente de l'association affirmant pour sa part que cette décision équivaut à « une véritable fatwa contre la liberté des femmes (sic). Pour le conseiller juridique de l'Elysée Dominique Paillési on tient la décision pour légale il faut changer la loi au plus vite. A gauche comme à droite le discours public commun est de s'offusquer contre cette décision considérée comme une décision rétrograde qui ramènerait les femmes à devoir venir vierges au mariage.

La seule voix divergente est celle de la garde de sceaux Rachida Dati, interpellée sur la légalité de cette décision de justice et invitée à la combattre. On invite la Chancellerie à faire appel ou à engager un recours dans l'intérêt de la loi devant la Cour de Cassation. En l'état elle s'y refuse.

Et bien évidemment, cette voix dissonante cristallise elle-même la critique voire entraîne dans les médias des attaques indignes et choquantes tirées de l'histoire personnelle de la ministre.

Il est évident que le fait que la mariée ne soit plus vierge, pas plus que celui que le marié ait eu des relations sexuelles avant mariage, ne saurait être au XXI° siècle un argument pour annuler un mariage. On aurait même tendance à penser qu'il est souhaitable que les deux époux aient pu avoir une vie riche et pleine avant se marier, de se poser, de s'engager solennellement avec la femme ou l'homme de leur vie. On ne doit pas oublier qu'avec l'allongement de la durée de la vie ils peuvent sans trop de difficultés atteindre les noces d'or dès lors qu'ils franchissent le cas fatidique des 5 ans et quart de mariage période où se cristallisent un maximum de crises conjugales débouchant sur le divorce.

Il est tout aussi évident qu'on ne doit pas négliger que pour une partie de la populationy compris de jeunes filles - la donne machiste reste forte : pour ceux là il faut que les femmes arrivent vierges au mariage. On sait même que certains " vendent" - 8000 euros pour le dernier chiffre que j'ai repéré dans mon cabinet - cette virginité. Tout cela est suranné, condamnable, complètement en opposition avec l'idée des droits humains universels. Chaque femme, chaque homme doit être libre de sa vie affective et sexuelle et doit pouvoir se marier ou pas.

On sait la pression qui pèse sur certaines jeunes filles qui ne peuvent pas assumer devant leur famille de n'être plus vierges et d'avoir eu des relations sexuelles hors ou avant mariage. Des officines fleurissent en France comme à l'étranger pour reconstituer des hymens afin de pouvoir retrouver place dans la communauté ou ne pas la perdre ! (En Belgique, cette coûteuse intervention chirurgicale est prise en charge par la collectivité, la sécurité sociale s‘en charge !) (Rachid Z)

Comment ne pas être choqué de cette pression communautaire ? Et il serait hâtif de ne viser qu'une communautéOn sait que certains médecins sont régulièrement sollicités pour délivrer des certificats de virginité notamment dans des milieux catholiques ou musulmans. Comment ne pas être indigné de constater que bien évidemment ce sont d'abord sinon essentiellement les femmes qui subissent cette pression ? Pour les hommes on continue à penser que c'est plutôt un bon point qu'ils aient vécu avant le mariage.

On doit entendre ces sensibilités qu'on ne partage pas, on doit les combattre. Et la loi a consacré certaines avancées dans le champ privé comme celle qui veut qu'un époux puisse être poursuivi pour viol s'il abuse de sa femme. Le droit général d'entretenir des relations sexuelles ne soulage pas de l'obligation de demander une autorisation ponctuelle !

Mais dans cette affaire la désinformation est majeure. Ainsi comment titrer "un mariage cassé pour faute de chasteté" (Métro 30 mai 2008)?

La question posée aux juges lillois n'était pas celle de la virginité au mariage ou celle de la chasteté avant la mariage, mais celle de savoir, pour annuler un mariage, si la mariée avait trompé son époux sur un élément essentiel.

Le mari l'affirme, la jeune femme l'admet.

C'est ce mensonge qui veut annulation du mariage qui rappelons-le est un contrat, certes encadré par la loi (avoir 18 ans sauf dispense du procureur, donner personnellement son consentement , être de sexes différents, etc.), mais est bien d'abord une convention entre un homme et une femme qui désirent unir leur vie.

Pour des raisons qui sont les siennes l'époux voulait s'unir à une femme n'ayant jamais connu bibliquement d'autres hommes (ah le mythe de la virginité !) et, on le suppose, à une femme appelée à ne point en connaître d'autres hommes dans le temps du mariage. C'est un projet de vie comme un autre. Certaines veulent des enfants ou refusent d'en avoir.

Après tout la femme aurait pu avoir également une telle exigence et avancer le souci d'être la seule femme de son homme.

On pourrait imaginer à l'inverse un homme qui souhaiterait une femme expérimentée pour ne pas supporter l'inexpérience!

L'épousée n'ignorait pas les attentes de son futur ; elle devait savoir que c'était essentiel pour lui au point de ne pas lui dire la vérité de face quitte à assumer une rupture. Elle admet devant les juges avoir trompé sur ce point son époux. Avait-elle été forcée à se marier ?

De la même manière un mariage aurait encouru l'annulation si la femme soucieuse d'avoir des enfants et qui ne l'avait pas caché à son futur apprenait que, se sachant stérile, son époux lui avait caché cette donnée essentielle.

Les juges ont déjà annulé un mariage dans un cas où un conjoint avait caché qu'il avait déjà été marié ou un autre qu'il avait été condamné dans une affaire de droit commun ; dans d'autres cas on a retenu que l'un des conjoint avait trompé l'autre sur sa nationalité ou sur son aptitude à avoir des relations sexuelles normales.

En droit - article 180 du code civil - on parle de «qualité essentielle de la personne», mais chacun aura compris qu'en l'espèce, peu importe pourquoi, référence religieuse ou autre, les deux époux s'étaient accordés sur un point, l'un trompant sciemment l'autre sur ce sujet.

Certains jettent des cris d'orfraie en prétendant que la virginité ne peut pas faire l'objet de convention. J'avoue pour le coup ne pas comprendre. On est dans le strict registre privé.

Des futurs époux y attachent un intérêt; d'autres pas. La société n'a pas à intervenir sur ce terrain. Et en l'espèce elle n'intervient pas sur ce sujet, mais sur le mensonge au moment de conclure ce contrat fondamental pour la vie de chacun qu'est le mariage, pour ses conséquences et sachant qu'on n'en sort quand même pas aisément.

Etant observé que si l'un – en l'espèce Madame - ne peut pas assumer sa vie passée face à celui avec lequel elle entend s'unir et si celui-ci attache une importance à ce point à ce sujet, l'union est mal embarquée. Si ce n'est pas une annulation de mariage, c'est un divorce qui se profile. A moins qu'on n'oblige (comment ?) les époux à rester mariés et vivre ensemble ?

La ministre de la justice a donc raison de se positionner comme elle l'a fait sur la question de principe qui était posée.

Beaucoup sont allés un peu vite en commentaires avec des propos incendiaires et démesurés. On est dans un procès privé, entre personnes douées de discernement, d'une trentaine d'années si je ne m'abuse pour le mari, une vingtaine pour l'épouse. Cette dame, dans un premier temps, a sûrement pensé que son mari ne réagirait pas comme il l'a fait en constatant qu'elle n'était pas vierge ; apparemment elle n'a pas réussi à le convaincre de passer outre. Peut-être en fin de compte l'a-t-elle échappé belle de ne pas rester mariée à un homme à ce point attaché à de telles valeurs machistes !

De là à crier au retour de l'obscurantisme il y a un plus qu'un pas. J'aimerais savoir ce que font tous ceux qui vilipendent cette décision pour aider au quotidien les femmes de France encore prisonnières des pressions qui pèsent sur elles et pour faire entendre aux hommes qu'une femme n'est pas un objet d'appropriation.

On a hâte de voir une femme engager un procès pour annulation de mariage en excipant que son conjoint n'est pas à l'égal de ce que qu'il lui avait laissé miroiter. Un tel procès rééquilibrera peut être les plateaux de la balance.

En tous cas la décision de Lille me semble juridiquement imparable si l'on s'attache seulement aux dires des principaux concernés. On est dans un procès civil où l'ordre public n'est pas troublé. Il faut s'attacher à ce qui aux yeux des intéressés est essentiel et surtout au fait que l'un a tenté de tromper l'autre sur une question essentielle aux yeux de chacun et de nature à rendre la vie commune impossible.

Il n'y a pas matière à changer la loi sur l'annulation du mariage. ll n'y a pas régression du statut des femmes. On ne peut pas parler de répudiation. Peut être même, comme l'avance la ministre de la justice, certaines femmes mariées contre leur gré trouveront là matière à se libérer.

Reste qu'une question qui me tarabuste : si sur tous les sujets de société qui émergent les termes sont autant pipés, comment parviendront nous à y apporter de vraies et bonnes réponses ?

Source : http://jprosen.blog.lemonde.fr/2008/05/31/annulation-dun-mariage-le-cri-des-ex-vierges-256/

03:07 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 juin 2008

De La Liberté D’Expression Du Xénophobe Occidental

De La Liberté D’Expression Du Xénophobe Occidental - Et De La Pénible Manie Que L’Arabe A De nous Tirer Nos «Allocs», Durant Que Le Nègre Nous Réduit En Esclavage

Par Sébastien Fontenelle, le 30 mai 2008

Il y a, dans Libération, un long, trrrrrès long papier sur un "caricaturiste" hollandais : Gregorius Nekschot.

Libé relève que Gregorius Nekschot "a été arrêté le 13 mai" par la police de son pays.

Libé relève qu’"il a passé la nuit et toute une journée au poste, pendant que sa maison était perquisitionnée".

Libé relève que "huit de ses dessins ont été retirés du Net" - où il s’en prenait, tu devines ?

Aux Arabes et aux Noirs.

(Comment que ça innove.)

Nous avons là, il va de soi : "Une atteinte à la liberté d’expression".

Nous avons là, tu l’as compris, tous les ingrédients nécessaires à la confection d’une bonne vieille affaire-des-caricatures.

Mais s’il te plaît, ami(e) : regardons ce que sont exactement ces "dessins retirés du Net" qui font dire au "satiriste" qu’"aux Pays-Bas, on muselle les artistes et les caricaturistes".

Libé, justement, reproduit, non sans le crâne courage des braveurs de censure(s), "l’un des huit dessins interdits de Nekschot, traduit en français" - le voici, le voilà :

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Ce dessin montre, comme tu vois, un Arabe du (pré)nom d’Ali, "bien assis" (comme sont le plus souvent les Arabes) sur un très folklorique "pouf" - et qui pousse l’effronterie jusqu’à n’être pas seulement arabe, mais, de surplus, mahométan : Ali aggrave son cas.

Et que nous dit Ali, de la double hauteur de son "pouf" et de son arrogance ?

Ali nous dit que : "Le Coran ne dit pas s’il faut faire quelque chose pour avoir 30 ans de chômage et d’allocs".

Le message, tu l’as compris, est que notre ami Ali, croqué dans le vif de son parasitisme quotidien, n’est pas spécialement notre ami - et que s’il est parmi nous, c’est en réalité à la (seule) fin de nous arracher nos "allocs", et de nous faire sponsoriser, par une indemnité de "chômage", la fainéantise natale qui lui scotche fort le fondement à son "pouf".

De sorte que, tu l’observes : en fait de caricature, ce dessin est surtout un (gros) dégueulis xénophobe.

Libé s’en offusque fort peu : la promesse d’une belle affaire-des-caricatures vaut bien, n’est-ce pas, qu’on tortille un peu du cul, au moment d’appeler un chat un chat, et un raciste, un raciste.

Libé juge, plutôt, je te jure que je n’invente rien, que les "huit dessins (…) retirés de l’Internet (…) ne sont pas les exemples les plus choquants de l’humour parfois très grinçant de leur auteur"

La suite : http://www.bakchich.info/article3968.html

16:59 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

30 mai 2008

Lutter contre la «victimisation» plutôt que contre les discriminations

Lutter contre la «victimisation» plutôt que contre les discriminations

Par Mona Chollet, extrait de Rêves de droite*, paru aux Editions Zone

L’une des armes idéologiques les plus récentes forgées pour renforcer encore l’opprobre frappant ceux qui luttent contre les discriminations est le procès en «victimisation». Si le nouveau pouvoir se vante d’être au service des victimes, il laisse clairement entendre qu’il y en a de bonnes et de mauvaises. Il les aime consensuelles, apportant de l’eau au moulin de sa vision du monde ; les autres, celles qui dénoncent sa politique, qui ne donnent pas prise à son paternalisme, qui s’organisent elles-mêmes pour défendre leurs droits, qui ouvrent leur gueule, sont soupçonnées d’exagérer, de simuler, d’exercer un chantage.

De toutes parts, ce terme étant désormais passé dans le langage courant, on les accuse de se «victimiser» et de fatiguer tout le monde. Sont visés les descendants d’esclaves ou de colonisés, ou encore les féministes, mais aussi, par extension, toutes les formes de plainte, de contestation ou de revendication. Comme le thème permet de ratisser large (en cherchant bien, à peu près n’importe quelle situation peut s’aborder sous l’angle victimes-coupables) et que, par ailleurs, rien n’est plus dans l’air du temps que de cogner sur les faibles et les opprimés en clamant qu’ils nous emmerdent avec leurs éternelles jérémiades, ou pour dénoncer le danger qu’ils représentent, on voit aujourd’hui fleurir les essais sur le sujet.

Le concept a été lancé par Pascal Bruckner, en 1995 ; puis il a été popularisé par Élisabeth Badinter, qui, dans son livre Fausse route, consacré aux «excès» du féminisme, en 2003, se référait dès les premières pages à Bruckner.

C’est un dialogue de sourds qui s’instaure entre ceux qui luttent au nom des minorités ou des femmes et les pourfendeurs de la «victimisation» : les seconds accusent les premiers de battre en brèche l’universalisme, répétant que ce ne sont pas ses origines ou son sexe qui font la valeur d’un individu — ce qui ne manque pas de sel venant d’auteurs qui, comme Bruckner (l’un des rares partisans, en France, de l’invasion anglo-américaine de l’Irak), semblent pour leur part s’identifier toujours plus étroitement à un Occident envisagé dans son acception la plus blafarde et la plus arrogante.

Or, si les minorités s’organisent, c’est bien pour combattre la vision essentialisante ou franchement hostile dans laquelle les emprisonne leur environnement social. Retraçant l’apparition de cette controverse, François Cusset fait remarquer que l’identité homosexuelle à l’heure du sida, par exemple, «n’est pas une origine, mais la convergence de situations : en l’occurrence la maladie, l’homophobie et la solidarité».

Pour accéder à l’existence en tant qu’individu, encore faut-il pouvoir se dépêtrer de la nasse des préjugés, surtout quand il s’y ajoute un faible pouvoir économique. Mais ces handicaps de départ, nos «nouveaux philosophes» ne les voient pas ou les minimisent constamment : «La possibilité offerte à chacun d’aller vivre, étudier à Londres, Amsterdam, Barcelone, Bologne, Cracovie, Prague, Budapest constitue un élargissement spirituel extraordinaire auprès duquel le rattachement exclusif à une identité minoritaire paraît un rabougrissement pathétique» écrit ainsi Bruckner dans La Tyrannie de la pénitence, oubliant que cette possibilité n’est pas exactement offerte à chacun.

Ce postulat naïf d’une égalité de départ explique que, quand les catégories discriminées réclament l’égalité effective ou l’accès à des droits qui, pour elles, n’existent que sur le papier, nos auteurs l’interprètent comme un despotisme, ou comme la revendication d’un passe-droit. La désinvolture de ce «y a qu’໫y a qu’à s’épanouir en tant qu’individu», «y a qu’à voyager», «y a qu’à se prendre en main», et, pour les femmes battues, «y a qu’à faire ses valises», selon Élisabeth Badinter trahit une bonne dose de morgue sociale.

*Rêves de droite, de Mona Chollet, consultable en ligne.

03:02 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En guerre contre le vote électronique

En guerre contre le vote électronique

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Par Marc Vande Weyer, le 29 mai 2008

Le professeur en technologies de l'information et de la communication (TIC) Carlos De Backer de l'université d'Anvers estime que le vote électronique doit être supprimé. Le système électronique serait en effet contraire aux règles élémentaires de la convivialité, explique jeudi le professeur sur le site Datanews.be.

Bien que le comptage des voix est plus rapide et plus facile grâce au système électronique et que les partis et citoyens ne semblent pas opposés à ce système de vote, le professeur Carlos De Backer estime que "la technologie ne permet pas encore de satisfaire aux exigences de convivialité et que les mesures de sécurité et de contrôle posent question. L'électeur doit admettre que tout est correctement enregistré et que tout se déroule sans faute", indique-t-il.

"Le système est élaboré par, et probablement pour, des informaticiens avec peu d'égard pour la grande diversité des utilisateurs. Ainsi, un écran CRT réduit ne limite pas uniquement la lisibilité, mais également la clarté", explique M. De Backer.

"D'un point de vue technique, le vote électronique ne satisfait pas au principe démocratique qui suppose que tous les électeurs votent en toute égalité. Le système électronique viole ce principe, notamment à l'égard des malvoyants, des personnes âgées, des personnes peu scolarisées, des analphabètes informatiques...".

Il y a en outre le problème du contrôle. "La carte magnétique délivrée est-elle bien vierge? Le vote est-il bien enregistré sur la carte magnétique? Les données contenues dans la carte seront-elles lisibles?", s'interroge le professeur.

Le professeur émet également des doutes quant à la phase préparatoire et le dépouillement des votes. Il se demande notamment si le logiciel de vote fonctionne correctement en toutes circonstances, si le logiciel peut être modifié et si le logiciel compte les votes de manière appropriée. Soit, assez d'arguments pour mettre fin au vote électronique, conclut M. De Backer.

01:32 Écrit par Rachid Z dans Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |