11 novembre 2009

Blogueuse en péril

Blogueuse en péril

yoani_sanchez

  

Courrier International, le 09 novembre 2009

La célèbre blogueuse cubaine Yoani Sánchez relate dans son dernier post, Generación Y, avoir été "tabassée et séquestrée" par des hommes qu'elle suppose être des membres des services de sécurité cubains en civil. L'agression a eu lieu le vendredi 6 novembre à La Havane, près de la calle 23, alors qu’elle se préparait à participer avec son compagnon Orlando Luis Pardo à une manifestation de jeunes contre la violence.

Trois hommes en civil les ont forcés, en les frappant, à entrer dans une voiture. Puis ils les ont relâchés, meurtris, un peu plus tard. "Les dizaines d'yeux qui ont vu comment ils nous ont frappés pour nous faire entrer dans l’auto, et qui ont préféré ne pas témoigner, s’ajoutent à cette bande de criminels", écrit Yoani Sánchez sur son blog.

Le même jour, lors d'une conférence à La Havane, le responsable des communications sociales du Vatican, l'archevêque Claudio Maria Celli, avait souligné l'"impact" international qu'avait le blog de Yoani Sánchez, récompensée en 2008 par le prestigieux prix espagnol Ortega y Gasset.

 

14:37 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 novembre 2009

Les éditions sionistes "Playbac"

Les éditions sionistes "Playbac"

(Le Petit Quotidien, l'Actu etc...) manipulent l'esprit de nos enfants: ces journaux doivent être boycottés et dénoncés dans les écoles et collèges

 

Par CAPJPO-EuroPalestine,

La propagande sioniste se glisse partout, y compris là où on ne l’attendrait pas, et c’est particulièrement scandaleux quand on essaie d’intoxiquer des enfants du primaire, en misant sur la confiance des parents. Qui se méfierait du journal "Le Petit Quotidien", réservé aux 6-10 ans, et spécialisé dans les histoires de dinosaures et autres animaux ? Et pourtant...

Ces éditions pour enfants qui existent depuis 1985, et qui proposent au sein des écoles, par le biais des chefs d’établissements ou des enseignants, des abonnements à "un quotidien amusant pour s’habituer à lire un peu chaque jour", ont commis une "fiche découverte" scandaleuse sur les bombardements israéliens contre Gaza.

Nous découvrons en effet que le 8 janvier dernier, c’est à dire au plus fort des massacres israéliens de la population civile gazaouie, les Editions Playbac, prenaient l’initiative de consacrer une "fiche découverte" à cet événement.

Et que peut-on y lire ?

Tout d’abord qu’"Un pays appelé israël est de nouveau attaqué par de petites bombes envoyées par le Hamas" !!! Et que "Fin décembre, Israël a répondu à ces attaques".

Résultat : "De nombreux civils, dont des enfants ont été tués ou blessés dans ces combats"

Quels civils ? Quels enfants ? Quels combats ? Nos chères têtes blondes et brunes ne le sauront jamais.

Mais "Le petit Quotidien" pose la question "Pourquoi sont-ils ennemis ?" et y répond en conseillant notamment de "relire aussi la fiche sur les camps d’extermination où des millions de juifs ont été tués durant la seconde guerre mondiale" !!!

Nos enfants (les 6-10 ans) découvriront aussi par la même occasion à propos de la Palestine que "deux peuples y vivent depuis des siècles . Mais ne cherchez pas les mots "occupés" ou "occupation" : ils n’existent pas. Les fiches "découverte" ne sont pas faites pour cela, apparemment.

En conclusion : "Dès 1948, la guerre éclate entre les deux peuples. Depuis, ils n’ont jamais respecté le partage et se battent"

Certes le partage n’a pas vraiment été respecté : Israël a annexé plus de 80 % des terres palestiniennes à ce jour, et occupe le reste !

Mais comment peut-on accepter que l’on vienne laver le cerveau des enfants de cette manière ?

*Les éditions Playbac se vantent sur leur site ( www.playbac.fr ) "d’expliquer l’actualité à vos enfants". et de n’"utiliser que des informations totalement fiables ou valorisant le doute quand il subsiste".

Interrogé par téléphone, le service Relations Clients-Abonnements, affirme au demeurant que le quotidien destiné au 6-10 ans "parle exclusivement d’animaux".

C’est pourquoi, il nous semble impératif que vous interpelliez la Directrice Générale des Editions, Mme Anne-Lous PLANTINGA : 01 53 01 24 57 ou al.plantinga@playbac.fr  pour protester contre ce bourrage de jeunes crânes.

Et bien entendu que vous désabonniez vos enfants de ce journal mensonger.

Playbac Editions Spéciales : 14 bis rue des Minimes. 75140 Paris cedex 03 (01 53 01 24 74.. Service clients :

lepetitquotidien@cba.fr  

Tel de la rédaction : 01 53 01 23 60

Toutsaufsarkozy, le 08 novembre 2009

00:53 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14 septembre 2009

Arrêt sur images de Thomas Delthombe

Arrêt sur images

Traitement médiatique sur l'islam(isme) analysé par Thomas Delthombe

16:01 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14 août 2009

Communication cherifo-nacirienne

Communication cherifo-nacirienne

Et ce n'est pas un sketch !

05:50 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23 mars 2009

Mehmet Koksal

INFO

Mehmet Koksal

http://parlemento.com/

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27 février 2009

Censure feutrée à «La Pensée et les Hommes»

Censure feutrée à «La Pensée et les Hommes»

 

rosarossonl

Nadine Rosa-Rosso

Par Henri Goldman, le 27 février 2009

Chacun connaît la vénérable «émission de philosophie et de morale laïque» concédée à la laïcité organisée sur les ondes de la RTBF, émission qui «a pour objet de contribuer à la diffusion et au rayonnement des principes de laïcité, de tolérance, de fraternité humaine, de progrès social et scientifique, de libre examen auxquels ses fondateurs sont unanimement attachés».

Le libre examen, précisément, parlons-en. En juin 2008 – il y a près d’un an – était publié l’ouvrage collectif

Du bon usage de la laïcité (Aden), coordonné par Marc Jacquemain et Nadine Rosa-Rosso. La «porte d’entrée» de cet ouvrage était le désir de ses promoteurs de répondre de façon argumentée à une pétition émanant du Réseau d’action pour la promotion d’un État laïque (RAPPEL) en faveur de l’inscription du principe de la laïcité dans la Constitution belge, qui aurait eu pour effet d’instituer en Belgique une laïcité «dure», à la française. Au cœur de la polémique : l’interdiction de plus en plus généralisée du port du foulard à l’école pour les jeunes filles de confession musulmane

la suite

"Vénérable"...
(...Une allusion non voilée d'Henri au caractère laïco-maçonnique de cette association productrice d'émissions radio et télé pour le culte laïque à la belge. Ce qui est scandaleux, c'est que nous, athées sans affiliation à l'"église" laïco-maçonnique présidée par Pierre Galand, sommes soi-disant représentés par ces clowns. Il est inadmissible que les musulmans aient le droit d'élire leurs représentants et pas la partie de la population qui ne se reconnaît dans aucune religion ! Nous devrions former un comité des athées pour une laïcité plurielle et demander la reconnaissance de l'Etat, avec son assistance pour former une assemblée générale via une élection démocratique. Et demander ensuite qu'on vérifie la représentativité des deux organisations, le CAL serait vite renvoyé aux oubliettes.)
PYL
http://suffrage-universel.be

22:52 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23 février 2009

Amid Faljaoui : L’islamophobe protégé

 

 

 

Amid Faljaoui

L’islamophobe protégé

LeVif

 

 

 

 

 

Par Zeitouni,

Le Bougnoulosophe  , le 22 février 2009

 

 

 

L’affaire des quatre journalistes virées du Vif-l’Express   a mis le projecteur sur l’état calamiteux de la presse francophone belge. En termes de santé économique, de vigueur intellectuelle et de garantie d’indépendance. Le prolétariat du secteur est (mal) payé pour le savoir. Le public attentif a désormais la confirmation que les méthodes managériales du 19ème siècle, l’autocensure, le refus de débattre et surtout d’informer sur les cuisines malodorantes du journalisme   constituent les quatre coins du cadre dans lequel se sont laissé enfermer les journalistes de presse écrite.

Mais l’affaire du Vif a aussi propulsé à l’avant-scène Amid Faljaoui. Businessman de haut vol, chroniqueur à la RTBF et flingueur notoire de bonnes plumes, le directeur des magazines francophones du groupe flamand Roularta (Vif-l’Express, Trends-Tendances, Cash, Money Talk, Bizz, etc.) traîne une sympathique réputation.

 

 

 

En pleine polémique autour du Vif, le licencieur se montre «créatif» pour tenter de manipuler le chaland. Auteur d’une cynique tribune intitulée «Non, je n’ai pas assassiné Woodward et Bernstein   », il tente notamment de faire croire qu’il n’a «pas fermé l’œil les jours précédant l’annonce officielle de ces licenciements» ... Au journal Le Soir  , il livre le minimum d’honnêteté patronale : «Sans être désobligeants avec les personnes licenciées, et parce qu’il y a une procédure en cours, je dirais qu’elles n’étaient plus dans la ligne éditoriale. Il y avait des problèmes en termes de gestion, d’ambiance de travail, d’éthique. Elles étaient enfermées dans des a priori intellectuels et idéologiques».
 

Mais quels sont les a priori «éditoriaux» d’Amid Faljaoui ? Vendre à tout prix. A n’importe quel prix ! En jargon néolibéral, Roularta le précisait déjà en 2006 après avoir nommé Faljaoui au poste de directeur général. Sa mission ? «Contribuer au renforcement de l’image de marque des magazines francophones de Roularta Media Group et contribuer à favoriser leur essor dans un marché de plus en plus concurrentiel».

Lorsque Dorothée Klein accède à la rédaction en chef du Vif, Faljaoui lui donne sa feuille de route : «Faut y aller fort, faut racoler, faut faire des titres beaucoup plus dash, faut être moins mou et avoir des combats !». Et selon plusieurs journalistes du newsmagazine : «Klein a fait exactement ce que Faljaoui lui demandait de faire. Y compris bousculer voire agresser les journalistes éteints ou qui ronronnaient. Mais lorsqu’il s’est rendu compte que cette politique rédactionnelle n’était pas la bonne, Dorothée Klein s’est fait éjectée».

L’islamophobie, ça marche, coco !

Parmi les trash covers, on se souviendra de la fameuse «Une» du Vif-l’Express titrée «Comment l’Islam menace l’école» (29 août 2008). A l’intérieur, en guise de titre au dossier : «Comment l’Islam gangrène l’école» … L’association antiraciste MRAX dépose plainte auprès de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP). Le Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) est également saisi de plaintes.

Trois mois plus tard, dans un remarquable silence médiatique, l’AJP se contente de rappeler au Vif les recommandations déontologiques   liées à la couverture des «allochtones, migrants et minorités ethniques ou religieuses» : «Involontairement, inconsciemment, par sensationnalisme ou négligence, mais noir sur blanc, dans les titres ou les photos, les médias manifestent certaines formes de racisme. Cette attitude est contraire à nos devoirs de journalistes». Amen ? Amin ? Lecteurs, pardonnez les médias, ils ne savent pas ce qu’ils font ?

Faux, bien sûr. Amid Faljaoui, super-titreur en chef, savait très bien ce qu’il faisait ! Comme en témoigne cet employé du Vif, qui préfère garder l’anonymat pour éviter de se faire virer dans l’heure : «Toutes les quinze jours, un Comité covers se
réunissait pour décider des prochaines couvertures du Vif. Au sein de ce Comité, Amid Faljaoui avait tout à dire. Dorothée Klein faisait des propositions de titres et de couvertures et lui prenait ou jetait».

En fonction, Dorothée Klein a protégé son supérieur direct lors de son audition devant les instances de l’AJP. Brutalement remerciée, l’ex-rédactrice en chef   se lâche désormais et confirme : «Amid Faljaoui et moi-même avions signé une convention éditoriale

La suite : Le Bougnoulosophe

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13 février 2009

Terreur sur le Vif-L’Express !

 

  

 

 

Terreur sur le Vif-L’Express !

Par Olivier Mukuna,

Acrimed  , le 12 février 2009

Avec l’accord de son auteur, nous publions ci-dessous, sous forme de «tribune», un article publié. le mercredi 4 février 2009, en «Une», par l’hebdo satirique

 

Pan. En complément de la «tribune», que l’on peut lire ici même : « Quatre journalistes de l’hebdomadaire belge Le Vif-L’Express licenciés ». (Acrimed)

La rédactrice en chef et trois journalistes du

Vif-l’Express virées

La suite :

Acrimed
, une rédaction en grève pendant six jours, une carte blanche de profs d’Université refusée (puis publiée) par Le Soir et La Libre, le dernier numéro du Vif réalisé sans les journalistes La semaine fût brûlante sur le front des médias ! Come-back sur la crise profonde de la presse écrite en Communauté française.

Le débarquement des journalistes Pascale Gruber, Isabelle Philippon, Elisabeth Mertens et leur rédac’chef, Dorothée Klein, n’aura pas bénéficié longtemps d’un

silence médiatique gêné

19:13 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Dorothée Klein : «Je m’interroge sur la liberté de la presse»

 

 

  

Dorothée Klein

«

 

Je m’interroge sur la liberté de la presse

»

LeVif-Islam

 

 
Le Pan, le 13 février 2009

Age : 48 ans. Profession : Journaliste,

ex-rédactrice en chef du Vif/l’Express.

particuliers

Signes

: Après vingt ans passés au Vif, dont deux à la tête de la rédaction, Dorothée Klein est partie «la tête haute». Elle assume ses couvertures «dash» et ses pas de danse provocateurs sur la crise communautaire ou l’Islam. Auteure d’une carte blanche qui a - encore ! - du mal à trouver publication dans la presse francophone, la journaliste s’interroge sur une valeur qu’elle croyait acquise : la liberté de la presse en Belgique

Serez-vous sincère pendant cette interview ?

Oui. J’ai l’habitude de dire ce que je pense.

Pour quelles raisons avez-vous été licenciée du Vif ?

J’en vois principalement deux. Commençons par celle qui m’a été donnée : j’ai été jugée au moins coresponsable d’une série de problèmes au sein de la rédaction du Vif/l’Express. Néanmoins, je n’ai jamais eu de motions de défiance comme certains collègues rédacteurs en chef qui sont aujourd’hui en activité dans d’autres journaux. Au Vif, la Société des journalistes (SDJ) est très «vivante». Elle interpelle souvent la hiérarchie au sujet de la publicité dans le journal ou du projet éditorial. J’ai moi-même été présidente de la SDJ et j’estime que son existence fait partie du jeu démocratique. Si c’est parfois un peu pénible en tant que rédacteur en chef, il faut accepter cet esprit critique qui fait partie intégrante du métier de journaliste. Cette tradition d’une SDJ très active au Vif était une exception au sein du groupe Roularta. Exception qui, depuis des années, n’est pas du tout appréciée. Dans ce groupe flamand, l’esprit critique de la SDJ du Vif faisait un peu tache. C’était un peu le spectre du «syndicalisme wallon» à l’échelle de Roularta

Et la seconde raison ?

Lorsque Rik De Nolf (Administrateur-délégué de Roularta, ndlr) a annoncé mon renvoi à toute l’équipe, il a aussi évoqué un autre enjeu : le Vif récolte nettement moins de pubs que l’hebdo flamand Knack. Et ça commence à poser problème … Or, c’est à la veille de la longue crise communautaire que je suis devenue rédactrice en chef. Pendant la crise, nous avons pris des positions très tranchées de défense des Wallons et des Bruxellois. Peu à peu, celles-ci ont été prises comme des attaques anti-flamandes. Cela m’est revenu de la part de collègues à Roularta, mais aussi de la régie publicitaire : certains annonceurs trouvaient que le Vif était devenu trop anti-flamands. Aurais-je été débarquée pour cette raison précise ? Je n’ai pas de preuves, mais avec le recul et en reliant les éléments, c’est une interrogation que je pose

Votre licenciement est aussi d’ordre économique ?

J’en ai le sentiment. Nous sommes quatre à avoir été virées et seules deux ont été remplacées. Je sais que mon ex-direction générale s’en défend, mais il faut bien constater une logique à l’œuvre depuis un certain temps. Outre notre cas, les départs précédents n’ont pas non plus été remplacés. Certes, il n’y a pas de plan de licenciement annoncé, comme c’est le cas au magazine français l’Express (racheté par le groupe Roularta, ndlr), mais il s’agit bien d’une économie structurelle qui arrange Roularta.

Vous sentez-vous trahie ?

Non. Après 19 ans de maison, je connaissais bien les risques de la fonction. Par contre, je ne connaissais pas très bien Amid Faljaoui (Directeur général du Vif, ndlr) et j’ai appris à le connaître… C’est assez difficile de travailler avec lui. C’est quelqu’un d’assez désorganisé, relativement absent et qui, devant le moindre problème, ne me soutenait pas, même lorsqu’il s’agissait d’une décision dont il était coresponsable. Quand je me suis engagée à porter ce projet éditorial, je ne l’ai pas fait pour mes chefs. Je le faisais pour mes lecteurs. Ce qui me touche d’ailleurs aujourd’hui, c’est la réaction des gens sur les blogs ou les forums internet. En moins de deux ans, ils ont bien suivi notre démarche et beaucoup ont dit : «Elle a pris trop de risques !». Tout cela reste une expérience enrichissante. Je ne me sens pas trahie parce que je n’ai pas travaillé pour mes patrons, mais pour mes lecteurs et un projet auquel je croyais.

Isabelle Philippon estime que vous avez été «instrumentalisée» par Amid Faljaoui

Non, je ne suis pas d’accord avec ce terme-là. J’ai pris des risques en croyant être soutenue et j’ai été lâchée au moment cela posait problème. En tant que journaliste, je n’ai pas à avoir honte de ça.

Estimez-vous avoir été victime de brutalité managériale ?

Au niveau de la hiérarchie, me faire porter le chapeau à moi toute seule, je trouve ça lâche. Et le fait de taire les vrais motifs du licenciement, également. Avec la délégation syndicale, j’ai eu l’occasion de rencontrer le directeur financier de Roularta à Roulers (Flandre occidentale). Lors de cette réunion, j’ai appris que, depuis un an, la direction estimait que la rédaction en chef était en échec. Quand j’ai demandé pour quelles raisons, ils nous ont répondu : «Il y a des faits». Quels faits ? On n’a pas su me répondre. Le délégué syndical a souligné que la rédaction du Vif a toujours été difficile, que ce n’était pas en deux ans que j’allais pouvoir y changer quoi que ce soit. Il a ensuite loué mes qualités de journaliste. Le directeur financier l’a coupé : «Ce ne sont pas vos qualités de journaliste qui sont en cause. J’avais aussi beaucoup de plaisir à lire vos éditoriaux, mais je les trouvais quand même un peu anti-flamands». C’est amusant qu’un des directeurs du groupe, après quelques minutes, vienne avec cet argument …

Que pensez-vous de la carte blanche des profs d’université ? Ainsi que de sa diffusion contrainte sur le net pour être finalement publiée par La Libre et, en parties, par Le Soir ?

Je vois dans cette carte blanche une inquiétude sur l’évolution et le devenir de la presse. Celle-ci vit en effet une période de mutation incertaine. Dans le chef du Soir et de La Libre, je pense qu’il y a eu une crainte d’amalgame, que la critique universitaire porte aussi sur ce qu’eux font. C’est pour cela qu’ils l’ont mal pris et ont d’abord refusé sa publication. J’ai eu les deux rédacteurs en chef au bout du fil : ils ont pris ce texte comme une forme d’ingratitude. En tant que rédacteur en chef, c’est tous les jours qu’ils ont les mains dans le cambouis et se battent pour maintenir une indépendance. Etre rédacteur en chef, c’est prendre des coups de partout ! Alors, se faire encore critiquer parce que, soi-disant, on ne ferait plus bien son métier, c’est assez difficile

Feu le sociologue Gabriel Thoveron disait : «Les médias répugnent à informer sur eux-mêmes». N’est-ce pas davantage cette vieille contradiction non assumée qui pose problème ?

C’est vrai et je ne la comprends pas. D’autant plus que j’ai aussi écrit une carte blanche que j’ai envoyée, le matin du 5 février, aux quotidiens De Morgen, Le Soir, La Libre et à Vers l’Avenir. De Morgen l’a publiée le 6 février. J’avais un accord de principe avec Béatrice Delvaux (Le Soir) et Michel Konen (La Libre), mais depuis, je n’ai plus aucune nouvelleApparemment, à nouveau, cela les dérange ou les interroge trop sur leurs propres pratiques. Ce que je comprendrais mal. Dans mon texte, je ne dis pas que le cas du Vif se reproduit dans toute la presse. Enfin, Vers l’Avenir a refusé de la publier ! On m’a dit que mon texte était «trop délicat», que ça pouvait faire similitude avec ce qu’eux ont vécu avec Corelio (en 2006, le groupe de presse flamand Corelio est devenu l’unique actionnaire de Médi@bel, la société éditrice de Vers l’Avenir, ndlr). Ils estiment que les lecteurs ont eu leurs apaisements quant à l’indépendance et ils ne souhaitent pas que le débat recommence. Là, au moins, j’ai eu une réponse

Votre tribune est censurée par la presse quotidienne francophone alors que celle des autres virées du Vif a été publiée par Le Soir ?

Ce n’est pas la même chose. J’ai lu celle de mes collègues : elle est gentille… Lorsque, dans mon texte, j’écris que «jusqu’au 21 janvier dernier, j’aurais contesté quiconque mettait en doute la liberté de la presse en Belgique», mais qu’aujourd’hui, je me pose des questions, je crois que c’est là que ça cale … De nouveau, ça peut être mal interprété. Or, je ne fais que m’interroger sur ce qui m’est arrivé, sur les raisons de notre licenciement survenu le 22 janvier dernier.

Si c’était à refaire, que feriez-vous autrement ?

J’aurais insisté beaucoup plus vigoureusement pour être aidée. Et donc disposer de deux adjoints. Là-dessus, j’ai été stupide. Je me suis fait avoir en tant que rédactrice en chef débutante. Dans les faits, je n’ai pu disposer de deux adjoints à temps plein que durant quelques mois. Je regrette aussi de ne pas avoir su davantage coacher les journalistes, parce que j’étais constamment débordée par des problèmes d’intendance

Allez-vous poursuivre votre métier de journaliste ?

Pas forcément. J’ai eu une vie avant le Vif. J’ai été enseignante avant de travailler plus de vingt ans dans le journalisme. La presse écrite, actuellement, c’est très bouché. Je ne vois pas de perspectives immédiates pour moi dans ce secteur. Je suis donc ouverte à une autre expérience. Sans états d’âme. J’ai devant moi un espace de liberté et ne suis pas accrochée à une place de journaliste. Si la possibilité de continuer à écrire se présente, ça sera évidemment un grand plaisir, mais je cherche tous azimuts.

Isabelle Philippon ou Pascale Gruber ?

Isabelle Philippon. Sur tous les aspects politiques et sur la crise communautaire, on avait la même sensibilité. Et puis, elle a été engagée au Vif quelques mois avant moi …

Béatrice Delvaux ou Michel Konen ?

Béatrice Delvaux. On a le même âge et on a fait nos humanités ensemble. On n’était pas dans la même classe mais dans la même école. C’est sans doute quelqu’un qui me connaît bien (rire).

Amid Faljaoui ou Rik De Nolf ?

Rik De Nolf. C’est est un patron très libéral et il n’en fait pas mystère. Si cette crise au Vif a énormément choqué, il faut néanmoins dire qu’à Roularta, les licenciements se sont toujours déroulés dans les mêmes conditions. Ne fût-ce que pour obtenir des indemnités normales, il a toujours fallu aller au tribunal. On le sait : ça fait presque partie des règles du jeu. Avec Rik De Nolf, je n’ai pas le sentiment d’avoir été soutenue et puis lâchée.

Qu’aimeriez-vous qu’on retienne de vous ?

Une certaine forme de liberté d’esprit ainsi que le courage et la pugnacité qui vont avec. La liberté à tout prix, même quand ça dérange. Je l’ai payée, mais je crois que certains l’ont remarqué. Peut-être que cela, ça restera au moins quelques temps

15:28 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30 janvier 2009

Les médias français et Gaza

Les médias français et Gaza

Entretien avec Richard Labévière

Mir, le 30 janvier 2009

  

A l’occasion du Forum international contre l’impérialisme qui s’est tenu à Beyrouth, la délégation du MIR a rencontré le journaliste Richard Labévière et lui a posé quelques questions sur le traitement médiatique en France de l’agression israélienne contre Gaza. La vidéo a été réalisée par notre ami Emmanuel Hiriart...

14:43 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"Le Vif" laisse des traces

"Le Vif" laisse des traces

Molenews, le 27 janvier 2009

Le licenciement brutal de quatre journalistes du Vif laissera des traces. Et pas seulement chez l'éditeur de l'hebdo. Nombre de professionnels de l'info s'interrogeaient, mardi soir, sur les raisons qui ont poussé les rédac'chefs de deux quotidiens francophones de référence à refuser de publier une Carte blanche sur la situation du Vif signée par l'AJP et les professeurs d'université reponsables des principales écoles de journalisme à Bruxelles et en Wallonie.

Chroniqueur au
Soir, Charles Bricman a été un des premiers à s'en émouvoir, mardi: "La Libre et Le Soir ont tous les deux refusé de publier une carte blanche vigoureuse d’universitaires sérieux et réputés qui s’inquiètent de la situation au Vif-L’Express (...). J’en reste pantois… Quelle est encore la crédibilité d’une page op-ed si certains thèmes ne peuvent y être abordés, non en raison d’opinions mal ou scandaleusement exprimées, mais parce qu’ils dérangent? Les journaux belges veulent-ils vraiment faire fuir les lecteurs qui leur restent?"...

La suite : Molenews

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24 janvier 2009

Stupides médias

Stupides médias

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12 janvier 2009

Éliminer les blogs islamiques indésirables comme Rachid-Z et C° !!!

  

 

 

Éliminer les blogs islamiques indésirables comme Rachid-Z

et

!!!

 

 

 

Toutsurles.skynetblogs.be, Hervé, le 06 janvier 2009

Je vous écris concernant un blog

illicite, en effet, en politique le blog Rachid-Z, qui a déjà été enlevé plus d’une fois du Top 30, prône continuellement l’islam au détriment de nos institutions belges, de nos valeurs et dénigre nos hommes et femmes politiques, je trouve cela

inqualifiable de maintenir ce blog en tête de classement y compris sur la blogosphère !

Skynet

Rachid dehors de Skynet, tout comme Ali, ce ne sont que des fouteurs de troubles

.

Qui nous e.......

avait déjà éliminé ce personnage raciste à l’égard des Belges et propagandiste de l’intégrisme islamique anti-juif primaire

.

Comment

avez-vous encore pu accepté qu’il revienne à nouveau provoquer le portail belge, critiquer nos élus qui ne pensent pas comme lui, c’est une honte

.

Il doit être éliminé

et ne peut plus revenir chez Skynet,

qu’il aille faire sa propagande islamique ailleurs, tout comme le blog Ali ayant des connexions avec la mouvance Al Quaeda !

Ces gens nous fatiguent

 

, on doit déjà assez supporter les méfaits des terroristes islamiques et les débordements dans notre ville de Bruxelles comme d'ailleurs... !

Moi,

je dis

16:57 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

02 janvier 2009

Médias Français Complicité de crimes contre l'humanité

Médias Français Complicité de crimes contre l'humanité

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24 décembre 2008

Le programme d'Aljazeera sur les menaces contre Özgüden

Le programme d'Aljazeera sur les menaces contre Özgüden

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Le 24 décembre 2008


 

La chaîne Aljazeera a, mardi 23 décembre 2008, consacré une partie importante de son journal télévisé à un reportage .

sur les menaces qui pèsent sur Dogan Özgüden, rédacteur en chef d'Info-Türk

Dans le reportage réalisé par son correspondant à Bruxelles, M. Labib Fahmy, et diffusé plusieurs fois en boucle, Özgüden par l'Ambassade de Turquie ainsi que par certaines associations et sites en raison de l'engagement d'Info-Turk à la défense des droits de l'homme et des peuples kurde, arménien, assyrien, grec et kurde.

a expliqué la pression et les menaces exercées

 

"Les menaces contre nous existent depuis le début de notre exil en Belgique, pendant plus de 30 ans, mais elles sont cette fois-ci plus inquiétantes qu'avant," a-t-il dit.

Dans son interview, le sénateur belge Josy Dubié qui a interrogé le ministre de l'Intérieur au Senat et obtenu la protection d'Özgüden, a dit: "

Il faut que l'Etat belge soit vigilant à l'égard des ultranationalistes turcs et fasse arrêter le menaces contre toute personne opposant du régime d'Ankara quelle que soit son origine, kurde, arménienne, turque ou même belge."

Le directeur de la Fédération arménienne d'Europe, M. Laurent Leylekian, lors de son interview, a dit: "

Ce qui est plus inquiétant et pire est que les autorités européennes restent devant ces menaces comme spectateurs et n'interviennent jamais."

A la fin du programme Aljazeera a annoncé qu'elle a demandé des explications de la part des accusés sur ces menaces .
"L'actualité est toujours ouverte et peut-être elle ira vers le pire!" a conclu Aljazeera.

mais ces derniers ont carrément refusé de répondre

http://www.info-turk.be


INFO-TURK
Tel: (32-2) 215 35 76

Fax: (32-2) 215 58 60