09 décembre 2012

Béatrice Delvaux et les "jeunes nord-africains"

Béatrice Delvaux et les "jeunes nord-africains"

Le Soir Watch, le 09 décembre 2012

Béatrice Delvaux, passée en 2011 de rédactrice à éditorialiste en chef suite à un clash avec ses collègues journalistes, secoue involontairement les pages du quotidien flamand De Standaard où elle tient une rubrique hebdomadaire.

Ecrivant sur la "Nuit du Savoir sur Bruxelles" organisée par le Soir et animée par ses soins, elle évoquait un "duel" sur la vidéo de Sofie Peeters entre Luckas Vander Taelen, politicien du parti Groen!, et deux "jeunes nord-africains".

Lors de la soirée en question, elle avait présenté les deux universitaires en utilisant les mêmes termes.

Le hic, c'est que les deux "jeunes nord-africains" en question sont Bleri Lleshi, philosophe politique bruxellois d'origine albanaise (!), et Fatima Zibouh, une politologue belge d'origine marocaine. On connaît la connotation que peut renfermer ce genre d'expression dans un article de presse. Il est évident que la mention des qualifications professionnelles des deux intervenants, plutôt que leurs origines ethniques, aurait été plus adéquate dans le contexte d'un tel débat

14:55 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 novembre 2012

Désinformation institutionnelle sur la manifestation de CIVITAS

Désinformation institutionnelle sur la manifestation de CIVITAS

Alain Escada, Président de CIVITAS, 20 novembre 2012

Depuis dimanche soir, les dépêches tombent les unes après les autres se recopiant les unes les autres : «dérapages» en marge de la manifestation de CIVITAS alors que près de 20.000 personnes de tous horizons ont manifesté dans le calme, la sérénité et la bonne humeur.

«Dérapages verbaux», au motif que les arguments ou les slogans entendus ne conviendraient pas à certains journalistes et politiques, sourcilleux gardiens de la liberté d’expression à sens unique. Cette première désinformation est inquiétante pour les vrais défenseurs de la liberté : il s’agit en réalité d’une tentative d’intimidation visant à n’approuver la liberté d’expression que lorsqu’elle est conforme aux diktats des faiseurs d’opinion et du gouvernement socialiste. A cet égard, il est inquiétant que, dans une démocratie digne de ce nom, un ministre en exercice, en l’espèce Madame Najat VALLAUD-BELKACEM, distribue par voie de communiqués successifs, les brevets de conformité à ce qui doit être dit par les opposants à son projet funeste, que ce soient ceux des manifestations de samedi ou de dimanche.

De nombreux politiciens osent même réclamer une dissolution de CIVITAS pour on ne sait quels motifs : il est certain qu’il est plus simple d’empêcher un opposant de parler, ce qui en dit long sur l’état d’esprit de ceux qui n’admettent la liberté d’expression que définie par eux. Il s’agit de pures agitations politiciennes.

«Dérapages physiques» : la quasi-unanimité journalistique, à de rares exceptions, a titré sur les dérapages physiques et la violence dont auraient fait preuve des «intégristes» «en marge de la manifestation de CIVITAS». Les médias ont également repris sans discernement les propos de la militante homosexuelle Caroline FOUREST qui tweetait depuis le fourgon dans lequel elle semble avoir été interpellée. A l’entendre, les jeunes filles victimes de la «violence intégriste» étaient juste venues contremanifester gentiment déguisées en nonnes.

La réalité est radicalement différente :

Les jeunes filles en questions appartiennent au groupe les FEMEN d’origine ukrainienne, groupe interdit en Ukraine, financé par un milliardaire allemand ; elles sont venues contre-manifester illégalement puisque sans déclaration préalable, avec virulence, en portant un voile de religieuse sur la tête, les seins nus, certaines en porte-jarretelles, avec des expressions injurieuses écrites sur la poitrine («fuck God», «fuck church », «Saint-esprit étroit», «Marie marions-nous», «occupe-toi de ton cul»), pour attaquer les manifestants de CIVITAS - dont des enfants qui ont été extrêmement choqués - en les aspergeant de gazs fumigènes contenus dans des aérosols mentionnant en Anglais «Saint sperme» et «sperme de Jésus» ! Une photo en témoigne : un enfant dans sa poussette a été directement visé par un jet de gaz de l’une des FEMEN !

Contrairement à ce que prétendent certains médias et politiques, aucun membre de l’organisation de CIVITAS ne s’est rendu coupable de la moindre violence envers ces FEMEN. Les policiers ont informé les responsables de CIVITAS que seuls avaient été interpellés quatre individus sans rapport avec CIVITAS et que rien ne pouvait être reproché à CIVITAS. A l’inverse, le service d’ordre de CIVITAS a été exemplaire puisqu’il a pu bloquer les FEMEN sans user de violence pour les empêcher d’avancer plus avant dans la manifestation et continuer à agresser les participants et à s’exhiber notamment devant des enfants. Les FEMEN font malheureusement peu de cas de l’innocence des nombreux enfants qui ont été violentés et qui ont été très choqués par leur attaque, leurs tenues et leurs slogans.

Aucune violence ni provocation n’est acceptable et c’est pourquoi CIVITAS annonce que son avocat, Maître Jérôme Triomphe, est en train de porter plainte auprès du procureur de la république contre les membres parfaitement identifiables des FEMEN, qui se sont rendus coupables d’exhibitions sexuelles notamment à la vue d’enfants (article 222-32 du code pénal), diffusion de message à caractère violent ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine et susceptibles d’être vus par des mineurs (article 227-24 du code pénal), violences en réunion et avec armes (article 222-13 du code pénal) y compris contre des enfants, entrave concertée à la liberté de manifestation par menaces, violences et voies de fait (article 431-1 du code pénal) ainsi que pour injures envers CIVITAS et les manifestants en raison de leur appartenance à la religion catholique ainsi que les messages écrits sur leur poitrine et les aérosols utilisés le démontrent aisément (article 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881).

Que les positions de CIVITAS soient discutées, c’est la liberté d’expression qui le veut. Mais que pour éluder le débat de fond sur un sujet aussi grave que le mariage et l’adoption homosexuels et que pour éclipser la formidable mobilisation des Français de samedi et dimanche, il soit procédé aux habituels procédés dialectiques de désinformation, de diabolisation et d’amalgame, cela n’est pas acceptable. CIVITAS indique donc qu’elle entendra poursuivre devant les tribunaux tout propos diffamatoire, injurieux ou provocant à la discrimination, à la haine ou à la violence à son endroit ou à l’encontre de ses membres.

11:55 Écrit par Rachid Z dans Médias, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19 novembre 2012

Les Anonymous ont pris position dans le conflit israélo-palestinien

Les Anonymous ont pris position dans le conflit israélo-palestinien

Par Philippe Guerrier, le 19 novembre 2012

Pour protester contre les raids sur Gaza, Anonymous aurait visé des centaines d’institutions en Israël avec un «succès» relatif. Les parties frontales en conflit exploitent aussi les réseaux sociaux

L’offensive actuelle de l’armée israélienne contre les groupes armés de la bande de Gaza offusque le réseau de hacktivistes.

Au point de lancer des assauts destinés à bloquer des dizaines de sites Internet d’organisations israéliennes.

Selon Anonymous, 650 institutions privées et publiques ont été visées et une quarantaine de sites Web seraient finalement tombés. Notamment la puissante Bank of Jerusalem et le site du ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu.

Pour le cas de la banque israélienne, cela irait au-delà du blocage par attaque par déni de service distribué (DDoS). Le «réseau de pirates militants sur Internet» évoque même la «suppression de sa base de données».

Les actions anti-israéliens sur Internet sont revendiquées : «Pendant trop longtemps, les Anonymous se sont contentés – comme le reste du monde – de regarder avec désespoir le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien par l’armée israélienne», ont déclaré les Anonymous dans un communiqué.

Une vidéo YouTube se montre explicite sur le sujet (voir en dessous).

«Mais quand le gouvernement israélien a menacé publiquement de couper Internet et toutes les autres télécommunications entrant ou sortant de Gaza, ils ont franchi une ligne.»

Le réseau de cybermilitants a publié sur Internet un «pack de survie Internet» pour les habitants de la bande de Gaza au cas où les autorités israéliennes chercheraient à isoler le territoire palestinien du reste du monde en coupant les réseaux télécoms.

Au nom de la défense du droit à la liberté d’expression et plus globalement de la lutte contre l’injustice, il arrive que les Anonymous se mobilisent dans le cadre de conflits de natures différentes (insurrections, guerres civiles…) comme ce fût le cas avec les Printemps arabes (Lybie, Egypte, Syrie…).

Au-delà de la joute armée entre Israéliens et Palestiniens, les parties adverses apprennent aussi à exploiter Internet et les réseaux sociaux chacun de leur côté dans une bataille de l’information. Entre «pédagogie» et propagande.

Ainsi, pour l’opération militaire «Pilier de Défense», l’armée israélienne utilise Twitter, YouTube, Facebook, Tumblr ou Pinterest pour communiquer sur ses actions et ses objectifs.

Mais le Hamas, qualifié par Israël de mouvement terroriste, et sa branche armée les Brigades Ezzedine al-Qassam, ne sont pas en reste.

Ils diffusent via Twitter des comptes-rendus sur les tirs de roquettes effectués contre Israël et sur les victimes dans la population civile en lien avec les raids de Tsahal.

Tous les moyens sont bons pour «sensibiliser» l’opinion publique et la communauté internationale.

09:32 Écrit par Rachid Z dans Médias, Palestine occupée | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Instructions aux médias occidentaux au service du sionisme

Instructions aux médias occidentaux au service du sionisme

Jacob Cohen, le 19 novembre 2012

Pense-bête à l'intention du journaliste chargé du Moyen-Orient :

• Ne jamais oublier que ce sont toujours les Arabes qui attaquent ; Israël ne fait que se défendre et agit toujours en représailles.

Ne jamais attribuer ce terme aux actions palestiniennes, seul Israël est victime.

• Quand l'armée israélienne tue des civils arabes, c'est toujours en état de légitime défense. Quand des civils israéliens sont tués, cela s'appelle du terrorisme.

• Les Israéliens n'enlèvent pas les civils palestiniens, ils les capturent. Toujours mentionner les nécessités de sécurité pour expliquer ces captures.

• Inversement, les Palestiniens et Libanais ne sont pas habilités à capturer des militaires israéliens! S'ils le font, le qualificatif à utiliser est enlèvement.

• Il n'est pas convenable de mentionner le nombre de prisonniers palestiniens (entre 8 et 10.000, dont 300 enfants) capturés actuellement. Si, malgré tout, vous devez en faire état, qualifiez-les de terroristes ou supposés terroristes.

• Utilisez le moins possible le terme Palestinien et préférez Arabe, terme officiel du gouvernement israélien pour désigner les habitants non-juifs des deux territoires.

• Quand vous mentionnez le "Hezbollah", toujours ajouter l’expression soutenu par la Syrie et l’Iran. Mais quand vous parlez d'Israël, il est superflu d'ajouter soutenu par les USA et l’Europe.

... On pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

• Ne pas utiliser le terme "territoires occupés" mais territoires contestés. A ce propos, il est aussi préférable de dire Judée-Samarie plutôt que Cisjordanie.

• Ne jamais rappeler les diverses résolutions de l’ONU ou conventions de Genève défavorables à Israë. Idem pour les condamnations par la Cour de Justice de La Haye... Cela risque de perturber le lecteur, téléspectateur ou auditeur.

• Quand vous devez évoquer l'historique du conflit, il est bon de rappeler les attaches bibliques des Juifs avec Israël ("la terre d'où nous venons, le pays de nos ancêtres").

Evitez d'évoquer les travaux des historiens modernes qualifiant cette thèse de légende.

• Il est préférable de ne pas dire armée israélienne, mais d'utiliser la qualification plus sympathique de Tsahal.

• Si vous travaillez à la télévision, évitez de montrer des images de Palestiniens blessés (surtout les enfants) et privilégiez toujours celles montrant des Israéliens psychologiquement traumatisés (surtout des enfants).

• Il est de bon ton de laisser entendre que le "Hamas" est un groupe terroriste qui ne reconnaît pas l'Etat d'Israël (ces Islamistes qui ne veulent pas la Paix est un commentaire bienvenu).

Surtout, ne faire aucune mention de la reconnaissance faite en 2002.

• Il n'est pas indiqué de signaler qu'Israël a toujours refusé de fixer ses frontières et ne reconnaît pas la Palestine.

• Le mot colonies doit être écarté dans vos textes, parlez plutôt d'implantations.

• Afin d'affirmer la symétrie du conflit, ne jamais évoquer l'expansionnisme israélien mais toujours parler de deux peuples se disputant un territoire.

18 novembre 2012

Revivez la guerre en direct

Revivez la guerre en direct

Par Louis Delgres, le 18 novembre 2012

Revivez la guerre en direct, titre l'Express, autant dire la mort. Donnée à voir en boucle à la télévision ne suffirait donc pas ! L'Express nous invite à revivre le spectacle jusqu'au dégoût, le cul engoncé dans nos fauteuils parisiens, histoire de jouir de la désolation du monde. Une bande annonce de Koh-Lanta ne serait pas plus indécente, plus obscène, bref, plus idiote. L'Express nous convie au festin anthropophagique: jouir par procuration de la mort d'innocents (a fortiori si ce ne sont jamais que des arabes, donc des "méchants" par naissance). L'Express et son fatal "Barbier" (Christophe), péroreur insipide des plateaux de télévision, toujours paré d'écharpes de mauvais goût (un code d'appartenance obscure?). L'Express, ce torchon populiste de gens aisés qui peinent à jouir de la misère quotidienne qu'ils répandent autour d'eux. Le plus navrant est donc qu'ils s'en trouve dans notre peuple d'éduqués pour achèter telles salissures. Une lecture que je ne vous conseille pas.

15:29 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15 novembre 2012

Affaire Deborsu : le CDJ porte plainte

Affaire Deborsu : le CDJ porte plainte

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Aurore Peignois, le 14 novembre 2012

Le Conseil de déontologie journalistique (CDJ) a décidé de requalifier en plainte la demande d’information introduite par le Palais royal au sujet du livre polémique de Frédéric Deborsu «Question(s) royale(s)».

Le CDJ dit avoir constaté que cette demande vise un journaliste en particulier à propos d’un travail bien précis. Or, une «demande d’information» ne peut concerner que des questions générales et impersonnelles sur des points de déontologie, explique-t-il.

«Saisi de cette plainte, le CDJ va à présent l’instruire, conformément au règlement de procédure du Conseil», précise le communiqué.

«Avant toute autre décision et dans le respect d’une procédure contradictoire, il donne aux parties concernées l’occasion d’exprimer leur point de vue tant sur la compétence du CDJ pour connaître d’une plainte visant un livre que sur le fond des reproches déontologiques adressés à son auteur». C’est en effet la première fois que le Conseil va instruire une plainte visant un livre, souligne le communiqué, qui ajoute que le CDJ ne communiquera plus sur ce dossier tant que la décision finale n’aura pas été prise.

Le 31 octobre dernier, le Palais avait annoncé avoir saisi le CDJ sur d’éventuels manquements déontologiques de Frédéric Deborsu lors de la rédaction de son livre.

Le livre va-t-il trop loin ?

«Ce sera au CDJ d’abord, à un tribunal civil ensuite, peut-être, de le dire. Moi, je pense surtout que les passages qui font polémiques peuvent être lus autrement que la version qu’on en a présentée jusqu’ici», avait déclaré l’avocat de Deborsu.

Le Conseil de Déontologie devra trancher la question d’éventuels manquements déontologiques dans le chef de l’auteur et rendra son avis. Ce dernier ne sanctionnera pas juridiquement ou financièrement Frédéric Deborsu. Il n’est qu’un «tribunal» moral pour la profession. Et ses décisions ont souvent un impact sur la réputation du journaliste.

Frédéric Deborsu sous certificat ?

L'auteur de "Question(s) royale(s)", Frédéric Deborsu, est dans la tourmente depuis la sortie de son livre. Il a essuyé de nombreuses critiques et la colère du Palais, qui a saisi le Conseil de déontologie journalistique. La RTBF, de son côté, a estimé que le journaliste pourrait difficilement effectuer un travail de terrain serein et l'a donc placé pour un mois au service de documentation. Il semblerait qu'il n'y soit plus dès ce jeudi, couvert par un certificat médical. L'intéressé, se conformant à ce qui lui a été demandé par son employeur, ne fait aucune déclaration. Et la RTBF se contente de déclarer: "ça relève de sa vie privée et un peu de la vie interne de l'entreprise. Mais en tout état de cause, on n'a pas à commenter".

11:11 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 novembre 2012

Traitement scandaleux des journalistes kurdes dans la capitale européenne

Traitement scandaleux des journalistes kurdes dans la capitale européenne

Info-Turk, le 12 novembre 2012

Cinq journalistes kurdes chargés en Belgique ont subi un traitement scandaleux lorsqu'ils couvraient le 29 octobre un sit-in en protestation contre le silence de la Turquie par rapport à la grève de la faim illimitée observée par quelques 700 prisonniers politiques kurdes, dont plusieurs journalistes, depuis ce 12 septembre.

Ils ont d'abord été harcélés physiquement sur place par des agents de police et conduits ensuite au commissariat de Bruxelles.

Cet évènement coïncide avec l'action de la Fédération européenne des journalistes (EFJ) en vue d'organiser la journée européenne pour la défense du journalisme ("Stand up with journalism") du 5 novembre notamment pour la solidarité avec les journalistes en Turquie, dont 76 sont détenus en vertu d'une loi anti-terroriste.

Après leur mise en liberté, les journalistes kurdes ont introduit une plainte auprès de l'Association générale des Journalistes professionnels de Belgique (AGJPB), la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), la Fédération européenne des Journalistes (FEJ), l'Association de la Presse Internationale (API) et du Syndicat national des journalistes de France (SNJ).

Dans la lettre accompagnée d'un vidéo ainsi que des photos témoignant des faits, ils protestent contre leur traitement scandaleux en ces termes:

"Nous, cinq journalistes kurdes (Ferda Çetin, Erdal Er, Kamer Söylemez, Faruk Sakık et Roni Alasor),  nous sommes rendus le 29 octobre 2012 devant le Parlement Européen à Bruxelles pour couvrir une manifestation kurde. Les manifestants s’étaient rassemblés pour protester contre le silence de la Turquie par rapport à la grève de la faim illimitée observée par quelque 700 prisonniers politiques kurdes depuis ce 12 septembre.

"Nous nous sommes dirigés vers le service de presse du Parlement Européen pour une demande d'accréditation, c’est alors que quatre agents en civil nous ont interpellés en nous empêchant d’atteindre le service d’accréditation.

"Après avoir discuté avec les agents, nous nous sommes redirigés vers la sortie sans accréditation. Arrivés au seuil de la barrière de sécurité, nous avons montré nos cartes de presse aux agents de police et franchit la barrière en passant du côté des manifestants, avant que les quatre agents en civil aient donné l’ordre de nous arrêter.

"Une altercation s’en est suivie. Les policiers se sont précipités brutalement sur nous en nous plaquant au sol et en nous immobilisant avec la force de leurs pieds. Ils nous ont menottés puis conduits au commissariat de police situé près de la Grande Place. Au commissariat, nos tentatives d’explications sur la raison de notre présence en tant que journalistes ne les ont pas empêchés de poursuivre leur comportement agressif.

"Nous considérons cette agression comme une grave atteinte à la liberté d’expression.

De plus, les violences physiques que nous avons subies lors de l’interpellation ont laissé de multiples hématomes sur nos corps.

"Comme cet incident a eu lieu publiquement, les atteintes à notre profession ont  inévitablement trouvé un écho solidaire auprès des manifestants.

"Il s’agit, en d’autres termes, d’une attaque discriminatoire envers notre identité personnelle mais également professionnelle. Cette agression remet en question la liberté d’expression en Belgique.

"Cependant quoiqu’il en soit nous allons faire appel à la justice pour que des sanctions soient prises envers les responsables de cette violence. Nous espérons un jour exercer librement notre métier et ce, dans le monde entier.

"Votre soutien sera donc pour nous très précieux dans notre combat contre la censure de la presse

"Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos sincères salutations."

Ferda Çetin, Erdal Er, Kamer Söylemez, Faruk Sakık     

09:36 Écrit par Rachid Z dans Médias, Politique - Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11 novembre 2012

Iran: le Parlement va enquêter sur la mort d'un blogueur en prison

Iran

Le Parlement va enquêter sur la mort d'un blogueur en prison

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Nouvel Observateur, le 11 novembre 2012

Le Parlement iranien va enquêter sur la mort en détention d'un blogueur iranien arrêté en octobre, et rendra son rapport public, a déclaré dimanche le vice-président du Majlis Mohammad Hassan Aboutorabi cité par l'agence Isna.

"La commission de la sécurité nationale a été mise au courant de cette affaire et a commencé une enquête", a-t-il déclaré. "J'ai demandé au président de la commission Allaeddine Boroujerdi d'informer les parlementaires et la population une fois que l'enquête sera terminée".

Plusieurs organisations internationales de défense des droits de l'Homme ont annoncé que Sattar Behechti, qui animait un blog critique à l'égard du régime, était mort au centre de détention de Kahrizak, près de Téhéran, où il était détenu après avoir été arrêté le 28 octobre.

Selon Amnesty International, le blogueur, âgé de 35 ans, pourrait être décédé des suites de tortures après avoir porté plainte contre les sévices dont il était victime.

Amnesty mais aussi les gouvernements français, britannique et américain ont appelé les autorités iraniennes à faire toute la lumière sur cette affaire.

Le député iranien conservateur Ahmad Tavakoli, connu pour son franc-parler, a demandé de son côté à la justice de fournir des explications sur la mort de Sattar Behechti, a rapporté l'agence Mehr dimanche.

"Pourquoi l'appareil judiciaire ne donne-t-il pas d'explications? Il y a eu un décès et il faut l'expliquer", a-t-il dit en soulignant que "les gouvernements étrangers font de la propagande" autour de cette affaire.

M. Tavakoli a par ailleurs critiqué la répression menée par le régime contre les blogueurs, affirmant que les autorités feraient mieux de "lutter contre les responsables de la corruption au lieu de mener la vie dure aux blogueurs", selon Mehr.

Le centre de détention de Kahrizak s'était déjà tristement illustré en juillet 2009, avec la mort de trois opposants victimes de sévices de la part des gardiens.

A la suite de cette affaire, ce centre de détention avait été fermé provisoirement sur ordre du Guide suprême iranien Ali Khamenei et plusieurs de ses responsables avaient été traduits en justice. Des centaines d'opposants --responsables politiques, journalistes, blogueurs, avocats, militants des droits de l'Homme, syndicalistes, cinéastes-- sont détenus en Iran, selon les organisations internationales de défense des droits de l'Homme.

09 novembre 2012

La Belgique sera-t-elle un pays musulman dans 20 ans ?

La Belgique sera-t-elle un pays musulman dans 20 ans ?

(Torchon "journalistique" !) (Rachid Z)

La Dernière Heure, le 09 novembre 2012

Les études statistiques tablent sur une forte progression de la population belge de confession musulmane d’ici à 2030. Jusqu’à 10 %

En 2008, le sociologue et anthropologue des religions à l’UCL Olivier Servais craignait que des partis communautaristes ne se présentent aux élections belges en capitalisant notamment sur le taux de chômage très élevé qui frappe la population musulmane. Quatre ans plus tard, l’élection de deux élus du parti Islam à Bruxelles lui donnait raison.

L’un des deux élus de ce parti affiche en effet sa volonté d’imposer la charia en Belgique, entre autres joyeusetés. À long terme, au moment où les gens vont prendre conscience que les lois islamiques sont bénéfiques pour le peuple belge, on s’acheminera vers un État islamique , déclarait le néoconseiller communal anderlechtois Redouane Ahrouch sur Télé-Bruxelles.

Olivier Servais craignait que la capitale européenne ne devienne majoritairement musulmane d’ici à 15 ou 20 ans. D’après les extrapolations statistiques effectuées par un autre sociologue, Jan Hetogen, Bruxelles compte 22 % de musulmans. En 2030, la communauté musulmane devrait atteindre un petit 30 % de la population bruxelloise, avec de fortes disparités selon les communes.

Au plan national, l’augmentation de la population musulmane grimpera elle aussi fortement, pour atteindre 10 % de la population totale dans une vingtaine d’années. Un peu plus de 627.000 musulmans en 2010 (5,8 % de la population) contre 1,17 million en 2030, soit 9,3 % de la population.

L’extrapolation effectuée par Jan Hetogen (publiée sur le site www.npdata.be et en partie dans le livre Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ?) (Parcours d'intégration : en incitant vivement la population à apprendre et à s'approprier les valeurs et enseignements de l'islam, la religion de la "majorité musulmane" donc, tout simplement !) (Rachid Z) rejoint l’étude mondiale menée mi-2012 sur l’évolution du peuple musulman dans le monde du Pew Forum of religion and public life. D’après leur enquête, la Belgique comptera 1,149 million de musulmans en 2030 (10,2 % de la population), soit une hausse de 80,1 % par rapport à 2010 (638.000 musulmans en Belgique).

Bruxelles et a fortiori la Belgique ne deviendront donc jamais majoritairement musulmanes, constate Jan Hertogen. Avec la meilleure volonté du monde, nous ne réussirons pas à calculer une majorité musulmane à long terme, ni en 2040 ni en 2050 ni plus tard, commentait le sociologue lors du colloque Une majorité musulmane en 2030 : comment nous préparer à mieux vivre ensemble ?, organisé en 2010 par l’ASBL La pensée et les hommes. On arrive tout au plus à 35 %.

Sur Bruxelles, le calcul est vite fait : À l’heure actuelle, 71,6 % de la population est d’origine étrangère dont 22 % de musulmans. Obtenir, au sein des 28,4 % restants de la population qui n’est pas d’origine étrangère une dynamique démographique entièrement remplie par des musulmans est exclu. Ce n’est que dans certains esprits que ce fantôme des 50 % continue d’exister.

08 novembre 2012

Tijjini, Tac-tac

Tijjini, Tac-tac

 La Halqa Tijjini ou Tijjini à Jamaa El Fna

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Khalil Zeguendi, le 08 novembre 2012

Après avoir essayé moult tentatives (candidat PS et MR, candidat malheureux à l'élection de l'organe chef de culte, frotte manche du repris de justice Saoud... j'en passe et pas des plus tristounettes), voilà-t-y, que Tijjini découvre sa vraie vocation : celle de diplomate.

En direct de son "café de commerce", Tijjini tactac s'engage en son nom ainsi qu'au nom des "cadres" qu'il dit représenter (quels cadres ?), qu'il est prêt à fonder à Bruxelles, un bureau marocain pour la défense des territoires du sud marocain (comprenez Sahara marocain).

Les moyens pour faire tourner ce bureau ?

Pas de problème pour Tijjini. Il faut dissoudre le CCME (le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger) et le CEOM (le Conseil Européen des Ulémas marocains en Europe) et confier les millions d'€, dépensés en pure perte, à Tijjini, pour créer et animer le "Bureau européen de la défense des provinces du Sud marocain".

Un bureau qui jouera, selon Tijjini un rôle lobbyiste auprès des institutions européennes et belges, en faveur des thèses marocaines dans l'affaire du Sahara.

Avec un accent "berkani" châtié (et qui nous châtie), Tijjini tape sur la diplomatie marocaine tant celle du Palais, que celle des gouvernements s'étant succédés à la tête du Maroc, sans épargner les diplomates en place en Belgique et au Maroc. Il sait tout, tout seul. Il sait ce qu'il faut faire pour changer l'attitude de l'ONU, de l'UE et de l'ensemble des états de planète, dans l'affaire du Sahara.

Ce qu'il omet de dire dans son tactac

Tijjini a fonctionné durant 4 années comme conseiller du grand boss du MR, Monsieur Didier Reynders.

Durant ces quatre années, le candidat au "futur" bureau marocain de liaison pour le Sahara, n'a produit aucun effet positif sur la position de ce grand parti sur l'affaire du SaharaEncore moins sur les positions islamophobes et racisantes de ce parti ou son ouverture vers les cadres politiques issus de l'immigration.

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Tijjini lui même, malgré sa proximité avec le chef du MR n'avait pas réussi à figurer en place "intéressante" sur les listes de cette formation. Laquelle formation avait opté pour la mise à l'écart d'un cadre hyper compétent, issu de l'immigration marocaine, l'avocat Mustapha El Karrouni.

Auparavant le passage très éphémère de Tijjini au sein du PS bruxellois n'avait pas produit d'effets notables sur l'attitude de ce parti en faveur de la position du Maroc dans l'affaire du Sahara.

Evoquant dans son tactac, la marche de dimanche passé en faveur de la marocanité du Sahara, Tijjini réduit à moins que rien cette manifestation.

La vérité réside dans le fait que Fouad Ahidar a ravi la vedette à Rokho.

Il n'empêche que c'est grâce à Ahidar, que la RTBF avait programmé une émission relative à cette marche et que ladite marche a tout de même, irrité un certain Pierre Galand, agent d'influence du régime des généraux algériens.

Tijjini fait partie de ces éternels candidats à "quelque chose" qui n'arrêtent pas de rater les wagons du train des opportunistes. En créant son bidule, pseudo médiatique, sur fonds noir, il tente d'attirer l'attention sur son "cas".

Le cas d'un type en quête éternelle de reconnaissance.

Après avoir raté cette quête auprès des institutions belges, voilà que Tijjini se tourne vers le Maroc, dans l'espoir de trouver une oreille attentive à ses sollicitations.

10:08 Écrit par Rachid Z dans Médias, Pays du Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01 novembre 2012

Turquie: la liberté de la presse, point noir du bilan du gouvernement

Turquie

La liberté de la presse, point noir du bilan du gouvernement

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Fulya OZERKAN, le 1er novembre 2012 

Les bilans se suivent, accablants, et font tous de la Turquie un égal de la Chine, l'Iran ou la Russie. Dix ans après son arrivée au pouvoir, le gouvernement islamo-conservateur turc est dénoncé comme l'un des plus répressifs de la planète contre la presse.

Publiée mi-octobre, à deux semaines du 10e anniversaire de la victoire du Parti de la justice et du développement (AKP) aux élections de 2002, la conclusion du rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ) ne pouvait plus mal tomber. Avec 76 détenus, la Turquie détient le record mondial du nombre de journalistes emprisonnés.

Les commentaires de l'ONG basée à New York sur les atteintes à la liberté de la presse ne sont guère plus amènes pour Ankara. "Le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a mis en oeuvre une des plus vastes opérations de répression de la liberté de la presse de l'histoire récente", écrit le CPJ.

La plupart des journalistes poursuivis par les autorités turques le sont pour leur proximité, avérée ou supposée, avec les séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation interdite en rébellion armée depuis 1984 contre Ankara.

Le procès de 44 d'entre eux, un record, s'est ouvert en septembre devant un tribunal d'Istanbul. Tous risquent de 15 à 22 ans de réclusion.

Sous le feu des critiques, le gouvernement turc nie catégoriquement s'en prendre aux journalistes pour leur seule activité mais uniquement pour leur appartenance à des organisations terroristes.

Dans un discours de 2011 resté dans les mémoires, le ministre de l'Intérieur Idris Naim a justifié sans complexe cette politique. "La terreur est un phénomène aux multiples visages qui peut prendre la forme de la psychologie ou de l'art", avait-il lancé, "on la trouve parfois sur une toile, dans un poème, dans un article de journal ou même une simple boutade".

Comme d'autres, Irfan Aktan a fait les frais de cette politique. Depuis 2001, il couvre l'actualité kurde pour le magazine turc Express. En 2009, il a été inculpé pour propagation de "propagande terroriste" après un article dans lequel il citait des responsables du PKK.

- "Journaliste d'Etat" -

"J'ai été convoqué pour être entendu par un procureur d'Istanbul deux semaines après la publication de mon article", raconte-t-il, ajoutant : "Mon activité de journaliste a été considérée comme de la propagande".

En 2010, un tribunal stambouliote l'a condamné à un an et demi d'emprisonnement et à une amende de 16.000 livres turques (environ 7.000 euros). Une peine dont le juge lui a assuré qu'elle serait suspendue s'il ne répétait pas la même infraction pendant cinq ans. "C'est une mesure destinée à contraindre les journalistes à l'autocensure", dénonce Irfan Aktan, "je ne serai pas poursuivi si j'accepte de devenir un journaliste d'Etat".

Cette politique répressive assumée ne vise pas seulement les reporters ou les médias kurdes, mais aussi leurs confrères les plus réputés. En mars, deux journalistes d'investigation, Ahmet Sik et Nedim Sener, ont été libérés après avoir passé 375 jours en cellule pour leur implication supposée dans une tentative de coup d'Etat contre le gouvernement.

Outre ces dossiers très médiatisés, les entraves à la liberté de la presse sont fréquentes en Turquie. En septembre, l'AKP a refusé l'accréditation à son congrès de plusieurs médias jugés trop critiques. Le Premier ministre Erdogan a assumé ce refus en expliquant qu'il n'était pas "obligé" d'inviter tout le monde.

Un de ses avocats, Ali Ozkaya, s'est même récemment félicité que les poursuites engagées par le chef du gouvernement contre ses critiques servent de "dissuasion". "Le ton des éditorialistes a notablement changé, particulièrement depuis 2003", s'est-il réjoui dans le quotidien en anglais Hürriyet Daily News.

Aujourd'hui, certains attribuent pour partie cette dérive autoritaire à des facteurs exogènes. "En ralentissant le processus d'adhésion de la Turquie, l'Union européenne n'aide pas la presse turque ni ceux qui militent pour des réformes démocratiques", regrette un diplomate occidental.

Mais pour d'autres, elle n'est le fait que du pouvoir turc lui-même. "L'UE ne peut être une excuse", juge le chercheur Can Baydarol, "la Turquie doit se regarder en face si elle veut exporter la démocratie chez ses voisins". 

19:12 Écrit par Rachid Z dans Médias, Turquie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

"Cet islam sans gêne", la croisade contre l’islam continue dans Le Point

"Cet islam sans gêne", la croisade contre l’islam continue dans Le Point

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Oumma.com, le 1 novembre 2012

«Cet islam sans gêne». Dans la foulée du dernier sondage sans complexe du Figaro, l’hebdomadaire Le Point ne s’est pas gêné pour faire sa Une avec un titre racoleur ce mercredi 31 octobre, ne s’embarrassant pas de la plus élémentaire déontologie pour faire ses choux gras d’un sujet, véritable «marronnier» journalistique, dont manifestement notre presse nationale n’a pas encore exploité toutes les immenses potentialités…

Ce ne sont pas les scrupules qui étouffent la direction d’un magazine dit «sérieux», mais à droite toute, pour tirer une fois encore, une fois de trop, sur la corde de l’islamisation de la société, en passant en revue tous les pans de la société française susceptibles d’être menacés par le très juteux péril vert, qui bat tous les records de ventes mais aussi de qualificatifs péjoratifs.

"Hôpitaux, cantines, piscines, jupe, programmes scolaires...", rien n'échappe à ce numéro qui se moque comme de l’an quarante de se vautrer dans un sensationnalisme de caniveau, et surtout de faire dans la surenchère islamophobe comme les copains, ou plutôt les concurrents,  sans imagination, sans éthique, et sans le moindre sens des responsabilités. Mais le mercantilisme médiatique, qui s'est généralisé au fur et à mesure que s'est banalisé le racisme anti-musulmans, capitalise sur sa croisade contre l’islam sans foi ni loi, et avec un sans-gêne qui laisse sans voix.

13:27 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans, Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 septembre 2012

Tennoodois et Schaebeekois, n'allez pas voter... La Capitale a voté (PS) pour vous

Tennoodois et Schaebeekois, n'allez pas voter...

La Capitale a voté (PS) pour vous

Khalil Zeguendi, le 28 septembre 2012

C'est ce qu'on peut appeler du journalisme engagé...

Engagé politiquement et surtout partisanement...

Puisque la rédaction de la Capitale donne avant tout le monde, les résultats des élections du 14 octobre 2012. Allant même jusqu'à former la future majorité à Saint Josse.

On peut être favorable à une couleur politique et souhaiter sa victoire électorale, sans pour autant se substituer aux instituts de sondage et aux enquêteurs assermentés en cette matière, pour donner le PS de Demannez gagnant à 100 % et choisissant le CDH de Jassin comme partenaire de la future majorité.

El le respect de l'électeur, bordel ? La Capitale semble s'asseoir dessus.

Pour ces journalistes, ayant pondu les articles relatifs au titre ci-dessus : Circulez il n y a rien à voir.

C'est le PS qui remportera, haut la main, les élections du 14 octobre à Saint Josse et à Schaerbeek. Point barre.

Aucun respect pour les autres partis de la place, traités par-dessus la jambe par les fins analystes de la Capitale.

L'article relatif à Saint Josse n'est illustré que par la tronche de Jean Demannez et aucune allusion aux projets des autres partis n'y apparaît.

Comme si ces partis n'existaient pas et qu'ils n'avaient aucune chance de rejeter l'actuel maïeur dans l'opposition.

Je n'irai pas jusqu'à comparer la Capitale à une certaine Pravda soviétique, mais que la rédaction de ce journal prête un peu plus attention à l'intelligence des lecteurs et des électeurs que nous sommes.

Pour les pronostics et les prévisions, il existe des instituts qui ne demandent qu'à être consultés, à l'instar du CRISP.

Chacun son métier.

Monsieur Faddoul devrait nous respecter, nous électeurs de Saint Josse et d'ailleurs.

Il votera pour qui il voudra, une fois dans l'isoloir, le 14 octobre, mais devra faire preuve d'humilité et d'un "très peu" d'objectivité, lorsqu'il aborde une matière, bourrée d'inconnues.

Une matière qui relève de l'empirisme et nullement de la science exacte.

Nous verrons bien le soir du 14  

05 juin 2012

Parcours d'intégration

Parcours d'intégration

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23:03 Écrit par Rachid Z dans Médias, Opinions | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 juin 2012

Infractions de presse sur Internet

Infractions de presse sur Internet

IG-Conseils, le 3 juin 2012

Le succès des blogs, des forums de discussion, des sites Internet et plus globalement des plateformes de Web 2.0 entraine une multiplication des risques juridiques pour leurs exploitants.

Si ces rubriques sont, par nature, des espaces de liberté de communication, elles sont en effet le support de nombreux abus de liberté d’expression.

Le principe de la liberté d’expression

La liberté d’expression est un principe fondamental des systèmes démocratiques, notamment garanti par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 et par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme du 4 novembre 1950.

Ce principe est réaffirmé à l’article 1er de la loi n°2004-574 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique s’agissant du réseau Internet : «la communication au public par voir électronique est libre

Abus de la liberté d’expression

La liberté de s’exprimer n’est en effet pas absolue et comporte des restrictions ayant pour objet de protéger les droits de la personnalité des tiers, en particulier leur honneur.

Ces restrictions sont principalement prévues par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui réprime notamment les actes suivants :

La diffamation et l’injure

La diffamation («toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé») et l’injure («toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait») :

envers les particuliers,

envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap.

La provocation directe à la commission d’un crime ou d’un délit

L’apologie et la contestation de crimes contre l’humanité

L’offense au Président de la République, etc.

Les injures et diffamations, dites «traditionnelles» (celles qui ne sont pas basées sur des considérations ethniques, raciales ou religieuses), se prescrivent par trois mois à compter du premier acte de publication.

Au-delà de cette date, les responsables ne peuvent plus faire l’objet d’une condamnation.

En 2004, le législateur a tenté d’instaurer un régime de prescription spécifique à Internet, il s’agissait de faire courir le délai de prescription des infractions de presse, non pas à compter du premier acte de publication mais à compter de la date à laquelle cessait la diffusion.

Cette disposition a été censurée par le Conseil Constitutionnel le 10 juin 2004 en raison de la différence de régime instauré entre la presse écrite et Internet.

Par une loi n°2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice de la justice aux évolutions de la criminalités, le législateur a néanmoins étendu le délai de prescription à un an s’agissant des infractions de presse basées sur des considérations ethniques, raciales ou religieuses et l’apologie de la contestation des crimes contre l’humanité.

L’acte de publicité

L’acte de publicité est un préalable à la constitution d’un délit de presse. Il se définit comme la diffusion d’un message auprès d’un public inconnu et imprévisible (par exemple, la publication d’un billet ou d’un commentaire sur un blog).

A contrario, l’envoi d’un e-mail à une ou plusieurs personnes ne constitue pas un acte de publicité dans la mesure ou les destinataires sont connus de l’expéditeur.

Il en est de même pour une liste de diffusion dont l’accès est contrôlé par un responsable et dont les membres sont unis par une communauté d’intérêts.

Dans ces cas, les diffamations et injures ne constituent pas des délits mais de simples contraventions relevant de la compétence du tribunal de police.

20:14 Écrit par Rachid Z dans Médias | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |