30 janvier 2013

Cumul des mandats : cette trop dure vie d'élu

Cumul des mandats

Cette trop dure vie d'élu 

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Contrepoints, le 29 janvier 2013

Alors que l'épineux dossier du mariage homosexuel est loin d'être fermé et qu'il a déjà fourni l'occasion à certains de dévoiler leurs penchants liberticides, un nouveau chantier s'ouvre pour le pauvre président Hollande qui doit régulièrement se demander pourquoi il a bien pu faire de telles propositions pendant sa campagne. Et cette fois-ci, il va devoir batailler non pas contre la moitié du pays, mais contre son pire ennemi : son propre camp politique.

En effet, s'il y a bien une proposition intéressante dans tout le fatras de promesses aussi improbables qu'intenables de sa campagne présidentielle, c'est celle de la suppression des cumuls de mandats électifs (son fameux – fumeux ? – engagement 48). Véritable serpent de mer de la République puisqu'on en parle depuis des années (qui se souvient des préconisations de la Commission Balladur, par exemple ?), la réforme des institutions qui amènerait à l'interdiction du cumul des mandats a maintenant une chance minime de passer le cap du simple projet : le candidat Hollande la réclamait, le président Hollande semble, avec la conviction de dessert gélatineux qui le caractérise, déterminé à aller plus loin.

Mais avant d'arriver à une loi adoptée par le parlement, envisagée de façon optimiste pour le 15 septembre par l'actuel gouvernement, on sait déjà qu'à peu près tous les députés et tous les sénateurs seront vent debout contre cette remise en question d'une partie de leur belle grosse gamelle. Et comme je l'expliquais dans mon introduction, les socialistes ne sont pas les derniers à couiner bruyamment devant les velléités du gouvernement à réduire leurs généreuses indemnités : le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, socialiste assumé, a clairement indiqué la couleur en taxant le projet de "populiste" et de "démagogique" (et pour taxer, les socialistes sont forts).

Et lorsqu'on détaille les arguments du cumulard agacé, on voit toute la profondeur des raisons qui poussent à un tel rejet : d'une part, le sénat ne peut se passer du cumul parce qu'ils sont élus par des maires et des adjoints et d'autre part, le sénat représente les collectivités locales donc bon voilà. Si vous trouvez à ces deux raisons un fort goût de carton-pâte, c'est normal : c'en est. On voit mal en quoi le fait d'être maire est une condition sine qua non pour comprendre quelque chose aux enjeux des collectivités et des électeurs que le sénateur représente. On voit mal pourquoi le lien avec la collectivité locale est à ce point important si ce n'est pour les jeux de pouvoirs dont Rebsamen (et les autres) ne vont à l'évidence pas se servir pour leur argumentaire branlant.

Et puis, rassurez-vous : cette fronde socialiste n'est pas unique puisqu'aux voix de ces malheureux cumulards viendront s'ajouter celles des radicaux de gauche, des centristes et d'une bonne partie de l'UMP. La gamelle est trop bonne, toutes tendances confondues. Car c'est bien, encore une fois, de pognon qu'il s'agit. Un petit détour sur n'importe quel site recensant les cumulards et les émoluments qu'ils touchent suffit pour s'en convaincre (mon choix du jour : ce site-là, très web 0.2, mais à jour et terriblement efficace).

Alors bien sûr, pour lutter contre une réduction soudaine et mesurable de l'écuelle richement dotée, l'élu utilisera toute la batterie des arguments périphériques et il jouera à fond sur cet émotionnel qui constitue depuis longtemps le fondement de l'action politique en France, loin des froids raisonnements comptables de bon sens qui verraient qu'il y a, dans ces si nombreux cumuls, matière à économies tangibles bienvenues en ces temps de crise. C'est ainsi qu'on découvre l'action quasi-lacrymale de Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet, qui vise à combattre le méchant anti-parlementarisme et la vilaine désinformation, notamment sur tous ces interwebs pleins de lolcats douteux, et bien évidemment, en rapport direct avec le cumul des mandats et les rémunérations des élus. Selon lui, en effet, les réformes engendrées par le projet d'interdiction des cumuls menacent la proximité entre les élus et les citoyens.

Mais si. Vous savez, cette proximité du député qui touchera plus de 6000€ net d'indemnité (salaire médian en France : 1675€). Cette proximité qui donne au député une voiture avec chauffeur, gyrophare et cocarde, pour ses déplacements parisiens. Cette proximité qui lui octroie l'accès gratuit au réseau de transport parisien de la RATP, et des voyages en train remboursés à concurrence de 3000€ par an. Cette fameuse proximité des députés qui leur permet de bien comprendre les problèmes du peuple dont ils sont de moins en moins issu (sur 577 députés, les employés et les ouvriers sont présents à l'état de... traces). Cette proximité qui pourrait s'offusquer des privilèges de l'Assemblée Nationale mais n'en fera rien.

Pleurnichons avec Fasquelle, lorsqu'il nous dit, l’œil humide de larmes contenues :

Il faut défendre les élus. Il y en a assez d’être attaqués et de voir circuler sur Internet des informations inexactes. On réagira à chaque fois. Il y a un travail de pédagogie à faire sur la fonction d’élu, et des relents d’antiparlementarisme qu’on veut combattre. On ne dit pas que tout est parfait, on sera aussi force de proposition.

Mais, mon brave ouistiti, si tu trouves si difficile d'être élu, rend donc ton tablier ! Bizarrement, je suis sûr que pour ce si délicat travail, pas mal se bousculent déjà à l'idée de prendre ta place ! Et avant d'essayer d'étouffer les vilaines "rumeurs" qui détaillent ce que les élus cumulards se mettent en poche sur le dos des contribuables, tu devrais te poser la question de savoir pourquoi vous êtes si mal considérés du peuple. Tu devrais tenter de comprendre pourquoi les gens grognent et versent dans l'antiparlementarisme, au lieu de faire ta ridicule cellule de riposte.

Eh oui, le monde n'est pas aussi bisou que prévu. Mais cherche plutôt les causes, au lieu de t'attaquer aux symptômes d'une déliquescence déjà avancée. Essaye de comprendre pourquoi les gens en ont plus qu'assez de voir que vous, parlementaires, roulez d'abord et avant tout pour vous même. Ainsi, prenons par exemple le débat sur l'exercice des mandats locaux, dont on peut lire le texte initial sur le site du Sénat, et la proposition de loi elle-même ici, actuellement en discussion et qui propose (art.1) l'extension de l'indemnité de fonction aux délégués des communautés de communes, l'abaissement (art.2) de 20.000 à 10.000 habitants le seuil pour les droits à suspension du contrat de travail, et le reste qui, par exemple, double la durée de perception de l'allocation différentielle de fin de mandat de 6 mois à 12 mois. Tout ceci sent bon les améliorations de votre niveau de vie, mais on a bien du mal à trouver là mesure d'austérité ou d'économie.

Tu sais, mon brave Fasquelle (je te tutoie, mais tu sais être proche du peuple, n'est-ce pas), que ces largesses là se traduiront mécaniquement par des taxes, des impôts ou des dettes supplémentaires ? Tu sais donc, mon cher Fasquelle, que tout ceci va encore coûter de l'argent et du pouvoir d'achat à ce peuple que tu entends éduquer sur le parlementarisme ?

Et puis, tant que tu y es, tu feras quoi pour éduquer les Français au sujet des dettes dont sont percluses leurs communes (qu'on pourra détailler sur le site très bien fait du Journal du Net) ? Tu feras comment pour leur expliquer que tous ces impôts, ces dettes, sont précisément liées aux promesses de ces élus, dont beaucoup sont, justement, cumulards et ajoutent la dépense locale à la dépense nationale ?

Pourtant, tu sais, Dan, il suffirait de peu de choses pour donner aux Français un signe clair.

Par exemple, avec quelques coupes bien précises dans les indemnités, tu ferais un carton : 65 millions d'heureux d'un coup (pour seulement 7200 malheureux, au maximum), et en plus, cela ferait 600 millions d'économies au moins.

Par exemple, tu pourrais plutôt, toi et tes petits camarades de lutte anti-anti-cumul, te fendre d'un bon texte de loi bien solide pour plus de transparence à l'Assemblée, comme le propose cette pétition-là, histoire que le peuple sache enfin ce que vous fricotez les magnifiques projets nationaux que vous protégez avec tout cet argent.

En réalité, le cumul des mandats permet très clairement à la représentation nationale d'avoir un pouvoir local qu'elle pourra négocier (souvent contre avantages physiques, financiers, ou relationnels). Ce cumul entraîne mécaniquement des dépenses supplémentaires, qui grèvent un peu plus chaque jour les finances nationales. Inversement, le non-cumul entraînera un morcellement important des responsabilités et des jeux de pouvoirs, et, au vu du track record catastrophique de l'Assemblée, je ne vois pas comment la subsidiarité induite sera un mal.

La lutte des cumulards pour conserver leurs acquis est quasiment pornographique lorsque la plupart des Français doivent maintenant se serrer la ceinture. Elle est en tout cas indigne d'une démocratie qui se gargarise de son équité et de son égalitarisme.

12:06 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

29 janvier 2013

Saint-Josse : A propos du relogement de Madame AZZI

Saint-Josse

A propos du relogement de Madame AZZI

A l’attention de Monsieur le Bourgmestre

Anne Duchez, le 29 janvier 2013

Je vous écris en ma qualité de conseil de Madame Jocelyne AZZI domiciliée à 1210 Saint-Josse-ten-Noode, rue des Secours, 20.

Nul doute que vous ayez entendu parler à maintes reprises du cas de ma cliente ces derniers mois tant sa situation est gravissime.

En effet, l’Agence Immobilière Sociale de Saint-Josse-ten-Noode (ci-après dénommée AISS) qui est un des outils mis à votre disposition et à celle de votre prédécesseur afin d’assurer le logement des plus démunis dans votre commune, a donné en location à ma cliente, et à ses trois enfants âgés de 8 ans à 12 ans, le 1er février 2011 une maison sis à 1210 Saint-Josse-ten-Noode, rue des Secours, 20.

Contrevenant à l’article 4 du Code Bruxellois du Logement porté par l’ordonnance du 17 juillet 2003, les lieux loués ont été déclarés insécurisés, insalubres et inhabitables par la décision, suite à la plainte introduite par ma cliente, de la Direction de L’Inspection Régionale du Logement de Bruxelles Capitale du 19 décembre 2012, soit deux jours à peine après leur visite sur place.

En conséquence et conformément à l’article 13 du Code Bruxellois du Logement une interdiction immédiate de continuer à mettre le logement en location ou de louer celui-ci ou de le faire occuper a été prononcée.

L’AISS disposait contre cette décision d’un délai de recours de 30 jours. Force est de constater qu’elle n’a pas introduit ce recours.

Au préalable, l’inspecteur de la commune de Saint-Josse-ten-Noode avait visité l’immeuble dont question le 3 décembre 2012 et avait rendu le 6 décembre 2012 un rapport très défavorable.

Contre l’inertie de l’AISS et malgré un courrier recommandé qui leur a été envoyé la Direction de L’Inspection Régionale du Logement de Bruxelles Capitale le 19 décembre 2012 et par mes soins le 8 janvier 2013, je me suis vue contrainte de procéder en justice sous le bénéfice de l’urgence.

Il me revient par le biais de Monsieur Thierry BALSAT, Conseiller communal et Observateur au sein de l’Observatoire de l’habitat, du logement et de l’Urbanisme, présent hier à votre conseil communal, que vous auriez répondu à son interpellation sur ce dossier qu’une procédure était encore en cours dans cette affaire et que vous en attendiez le résultat.

Je vous informe qu’il n’en est rien puisque tel qu’a pu vous entretenir Monsieur BALSAT, la cause a été fixée et plaidée en référé devant le Tribunal de Première Instance de Bruxelles le 18 janvier 2013. L’Ordonnance a quant à elle été rendue le 21 janvier 2013 dans l’après-midi.

Celle-ci, en autres :

«(…) condamne l’asbl Agence Immobilière Sociale de Saint-Josse à dans les plus brefs délais et au plus tard dans les 24 heures de la signification de la présente ordonnance, mettre sur pied un plan d’accompagnement social de Madame Azzi afin de tout mettre en œuvre pour lui trouver, au plus tôt, un nouveau logement décent, le logement qu’elle lui alloue actuellement ne répondant pas aux normes minimales de sécurité et de salubrité. (…)»

L’ordonnance signifiée hier par mon huissier à l’AISS fait clairement référence aux articles 2, 17° et 88 du Code Bruxellois du Logement qui donne aux Agences Immobilières Sociales la mission de «permettre l’accès au logement locatif des personnes en difficultés à cet égard» et que celles-ci assurent «si nécessaire un accompagnement social spécifiquement en rapport avec la location d'un logement. Chaque fois que cette possibilité se présenté, cet accompagnement social se fait en partenariat avec un C.P.A.S. ou une association oeuvrant à l'insertion par le logement».

Lors d’un entretien téléphonique de ce matin avec la personne à contacter, Madame BRUELEMANS, assistante sociale, selon l’AISS pour la mise en œuvre de l’accompagnement social, il serait impossible de reloger Madame AZZI sans plus de précision concrète.

Or, Monsieur BALSAT me fait part qu’il y aurait sur la commune de Saint-Josse-ten-Noode trois logements fraîchement rénovés dans le cadre du contrat de quartier Méridien dont un trois chambres disponible pour un loyer de 517,12 € sis Rue Godefroid de Bouillon, 64, ce qui conviendrait parfaitement à Madame AZZI et à ses trois enfants.

Ma cliente est à ce sujet inscrite en première position pour pouvoir bénéficier de cette initiative. De plus, la Région autorise les dérogations aux règles d’attribution de ce type de logement libre, conventionné et en parfait état notamment dans le cadre de logements dits de «transit».

Je vous mets donc instamment en demeure de lui attribuer, sans délai et à titre provisoire, le logement précité. A défaut, je me verrai contrainte de retourner devant les cours et juridiction, afin de cette fois avoir gain de cause sous astreinte tel que Madame le Juge des référés m’en laisse la possibilité.

Vous souhaitant bonne réception des présentes, dans l’attente de ce que vous ferez nécessairement et de vous lire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments dévoués.  

28 janvier 2013

Le juge Christian Panier rejoint le PTB

Le juge Christian Panier rejoint le PTB

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Cédric Flament, le 28 janvier 2013

L’ex juge Christian Panier, a fait son coming out politique, samedi : c’est le PTB qui le séduit. Et qu’il séduit.

Il y avait le juge Fayard dit le Shériff, voici le juge Panier dit le porte-parole des sans-voix, des altermondialistes, des alter-politiques. Samedi, la barbe naissante en cause d’un long retour aérien de Patagonie, les yeux un peu fatigués en raison du jetlag, mais la verve toujours brillante, l’ancien magistrat namurois monte sur la petite scène improvisée de l’Étincelle, le QG namurois du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB). La section locale lui a demandé un bilan de l’année écoulée : Christian Panier, avec son discours énergivore et énergisant, va prendre une demi-heure quasi improvisée pour dire ses états d’âme de citoyen déçu. Et, clairement, de militant gauchiste.

Des corons au pouvoir

La prestation surprendra peut-être. Panier au PTB ? L’homme ne justifie pas, il explique. «Pourquoi je suis passé au PTB quand j’ai pu me permettre de m’expliquer politiquement? Parce que j’avais longuement fréquenté mes amis du PS. Pendant des années, j’ai connu le Spit, André Cools, j’ai croisé Busquin Puis est venu Elio : parcours exceptionnel. Venir d’une famille ouvrière, trois générations, puis devenir universitaire : l’ascenseur social marchait encore. Elio est passé directement du coron aux années du pouvoir. Soit. Mais ce que ça donne aujourd’hui? Il n’y a plus de vraies paroles de gauche dans les instances officielles. Il n’y a plus de vrai discours alternatif. Il n’y a personne qui dise quoi que soit sur les errances du système capitaliste que tout le monde s’empresse d’aller défendre en criant évidemment dans les médias qu’on va aller lui faire la peau. Mittal, ce soir, ils lui arrachent les couilles... Mais je vous jure que demain, ils lui font une statue en or. Le drame c’est que c’est partout comme ça.»

Le pull en laine aux motifs andins rappelle comment le militant Panier revient d’un voyage en Amérique latine souhaité de longue date, et permis grâce à quelques économies et une enveloppe offerte par les copains magistrats et avocats namurois lors de la mise à la retraite. Christian Panier a visité en pèlerin l’Argentine, le Chili, à la manière du Che Guevara des «Carnets de Voyages» de Walter Salles, qui contait comment le petit-bourgeois socialement installé et bien pensant faisait enfin face consciente au monde et devenait leader actif d’une libération continentale et inconditionnelle (mesure qu’un juge doit réapprendre NDLR). Christian Panier est revenu avec les mêmes idéaux. Les mêmes émotions.

Le juge, le magistrat, le militant aujourd’hui, livre un véritable show.

Découvrez dans L'Avenir ou via notre pdf payant la suite des propos chocs de Christain Panier. Le militant Panier nous y livre sans tabou sa vision de l'année politiqué écoulée.

11:49 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

«La situation à Bruxelles est désastreuse» : Vande Lanotte

 «La situation à Bruxelles est désastreuse»

Vande Lanotte

Propos recueillis par Véronique Lamquin, le 28 janvier 2013

Johan Vande Lanotte propose une réforme bruxelloise. «Il faut changer des choses, le niveau de problèmes est trop élevé». Entretien exclusif.

Johan Vande Lanotte ose «deux blasphèmes». Pour les néerlandophones: la réduction du nombre de mandataires, la suppression de la parité. Pour les francophones: le respect des lois linguistiques serait confié à des tribunaux administratifs. Et, au passage, il faut fusionner les communes, plaide le vice-Premier SP.A. «La situation à Bruxelles est désastreuse, s'inquiète-t-il. Mais c'est accepté! Il faut oser dire les choses.»

Vous ne voulez pas parler d’une septième réforme de l’Etat. Pas même à Bruxelles?

Ah si! Là oui. Parce que, dans la sixième réforme de l’Etat, on n’a pas pu aboutir sur ce point! Dès qu’on commence à parler de Bruxelles, tout le monde se fâche. C’est comme ça, c’est une réalité! C’est émotionnel.

Surtout quand c’est un Ostendais qui en parle?

(rires) Non, même entre eux, ils se fâchent.

Que faut-il faire, alors, à Bruxelles, selon vous?

Je vais répondre par deux blasphèmes, un francophone et un néerlandophone.

C’est-à-dire ?

Quand on a construit Bruxelles, on a instauré la parité, comme au fédéral. On croyait que ça allait garantir la position des Flamands à Bruxelles. Et on a fait confiance aux mandataires pour assurer le respect des lois linguistiques: il réside en grande partie dans le gouvernement bruxellois, dans les communes.

Double erreur ?

Les francophones disent: «les Flamands veulent plus d’efficacité? Mais on ne peut pas rencontrer trois Flamands, à Bruxelles, sans qu’il y en ait deux qui soient mandataires!» Et c’est vrai: le nombre de voix dont un Flamand de Bruxelles a besoin pour être échevin ou ministre n’est pas comparable avec les autres ministres. On dit souvent, en boutade, ou par jalousie, qu’un conseiller communal d’Ostende a plus de voix qu’un ministre à Bruxelles. A contrario, on enregistre des plaintes de citoyens pour non-respect des lois linguistiques, et elles n’ont pas de suivi. Donc, les Flamands se plaignent d’une application imparfaite de ces lois. Et, du coup, il est impossible de les changer, même pour les adapter aux réalités, par exemple aux emplois infra-qualifiés.

Bref, rien ne va ?

En résumé, le modèle basé sur la parité est inefficace, le nombre de mandataires est trop élevé, le but des lois linguistiques n’est pas atteint, leurs adaptations ne sont pas possibles vu la méfiance.

Donc ?

Je pense que nous devons faire respecter les lois linguistiques non plus par le gouvernement ou les communes mais par des tribunaux administratifs. Et en parallèle, on réduit le nombre de mandataires.

Attention, tabous !

Je sais que les bourgmestres francophones vont hurler et dire que les tribunaux administratifs vont les embêter tout le temps. Les Flamands vont crier qu’ils n’auront plus rien à dire au gouvernement bruxellois. Donc, c’est assez irréaliste ce que je propose. Pourtant, ce sont les deux problèmes qui bloquent toute amélioration de la gestion bruxelloise.

Quid de la fusion des communes ?

Anvers est devenue une ville forte quand on y a appliqué la fusion des communes. Pourtant, tout le monde était contre. Aujourd’hui, c’est une grande ville que tout le monde écoute! Regardez à Bruxelles l’éparpillement des compétences et des moyens. J’ai vu, par exemple, le centre culturel d’Olivier Maingain (NDLR: Wolubilis, à Woluwe-Saint-Lambert): c’est magnifique, on y a investi beaucoup d’argent. Mais c’est un peu facile. A cinq kilomètres de là, c’est la pauvreté pure et simple ! Pourtant, cette discussion est impossible à mener: on reste dans les tranchées qui ont été creusées quand on a créé Bruxelles. Alors qu’on DOIT trouver une gestion efficace.

Cela vous semble impossible ?

Il faut changer! La situation à Bruxelles est désastreuse. Regardez le niveau de pauvreté, de chômage, l’assiette fiscale. Toute capitale a des problèmes. Mais ici, c’est presque accepté. Il faut oser le dire! Anvers aussi a perdu son assiette fiscale mais beaucoup moins. Bruxelles n’est pas pauvre par principe hein! Les villes ont par définition des problèmes, de scolarité, de chômage,. Mais quand même le niveau de problèmes à Bruxelles est énorme!

Il serait peut-être moindre si Bruxelles était une Région à part entière ?

Mais qu’est-ce qu’elle n’a pas que les autres ont? Je l’explique à mes étudiants. Ok, il y a le nom: en flamand, on dit «Région-capitale» et non pas «Région». Il y a le nom des lois: à Bruxelles, on prend des «ordonnances».

Bruxelles n’a pas l’autonomie constitutive…

Fondamental ? Cela permet de changer le nombre de ministres; c’est ça qui a fait avancer la Flandre ou la Wallonie ?

Le fédéral a une tutelle sur certaines décisions régionales…

Il n’a jamais été utilisé! Vous savez, moi, je dis à mes étudiants: «Bruxelles est une Région».

Les deux Communautés exercent leurs compétences aussi sur le territoire de Bruxelles.

Exact. Et moi, je les garderais sur le plan culturel. Pour Bruxelles, c’est un atout: quand deux Communautés investissent dans la ville, c’est fantastique pour les habitants. Si les deux Communautés voulaient investir à Ostende, je serais très heureux. Idem pour l’enseignement. Par contre, quand on a transféré les allocations familiales, j’ai directement dit qu’il ne fallait pas les transférer aux Communautés, qu’il fallait trouver un autre modèle à Bruxelles, et ça, c’est fait.

10:57 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 janvier 2013

Les doubles comptes de l’ancien bourgmestre

Les doubles comptes de l’ancien bourgmestre (PS)

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Philippe Mac Kay, le 26 janvier 2013

Goût de l’argent et amour immodéré des voyages ont perdu Georges Rovillard.

La chambre du conseil de Charleroi l’a décidé hier : Georges Rovillard, l’ancien bourgmestre PS de Fontaine-l’Evêque devra répondre en correctionnelle des malversations qui lui avaient valu de séjourner en détention préventive, en 2006.

La période avait été rude pour celui qui dirigeait sa ville sans partage depuis dix-huit ans, à la tête d’une majorité absolue PS vieille, elle, de quatre-vingts ans. En octobre de cette année-là, il avait perdu cette majorité, alors que les problèmes judiciaires s’accumulaient contre lui. Quelques jours après le scrutin, il avait été inculpé par le juge d’instruction Ignacio de la Serna, et placé sous mandat d’arrêt.

L’enquête avait mis au jour diverses formes de manipulations financières, qui tenaient aux mandats que détenait l’élu. Bourgmestre de Fontaine-l’Evêque, il était aussi administrateur général de l’AWIPH, l’Agence wallonne pour l’intégration de la personne handicapée.

De mois en mois, le dossier avait pris les couleurs et le volume qu’on lui connaît aujourd’hui, avec ses 29 cartons qui évoquent des faits de détournement, d’escroquerie, de faux et d’usage de faux par fonctionnaire public. Avec aussi un moteur commun, celui de l’argent, couplé avec un amour immodéré des voyages lointains, costumés aux apparences de voyages d’études. Le Chili, la Grèce, Chypre, le Cap-Vert, figuraient parmi ses destinations favorites et il était arrivé à son épouse de l’y accompagner.

Aux yeux de l’AWIPH, il s’agissait de voyages d’étude, dont on voulait croire qu’ils informaient l’institution sur les politiques de soutien aux handicapés en vigueur dans ces contrées exotiques.

S’y ajoutaient les profits que Georges Rovillard retirait, en comptable médiocre de ses propres intérêts, de ces multiples déplacements.

Dans son réquisitoire, le parquet de Charleroi avait à l’époque relevé que le système, simple sinon élémentaire, relevait du double remboursement, déjà pratiqué jadis par d’autres caciques du PS. Lorsque l’AWIPH lui avait remboursé ses frais de voyages ou prétendus tels, Georges Rovillard les présentait une deuxième fois au remboursement à sa belle commune de Fontaine-l’Evêque.

Le système élaboré poussait très loin le souci du détail particulièrement médiocre : on a reproché à Rovillard la récolte de tickets de caisse qu’il accumulait pour s’en constituer une cagnotte réconfortante. Enfin, il se faisait rembourser certains frais de déplacement pourtant couverts par la voiture officielle avec chauffeur que lui valait sa fonction.

Georges Rovillard ne comparaîtra pas seul sur le banc des prévenus du tribunal correctionnel de Charleroi. Son épouse l’y accompagnera, comme elle l’avait parfois accompagné ailleurs dans ses déplacements.

Le secrétaire communal Michel Carlier avait également fait l’objet de perquisitions à l’époque, et il est lui aussi renvoyé en correctionnelle.

On s’était en effet interrogé sur les facilités accordées au bourgmestre, quand il avait bénéficié de ces remboursements indus. A-t-on "simplement" fermé les yeux ? Y a-t-il eu davantage ? S’est-il agi de complaisance ? Avec quel contrôle ? Le tribunal devra le dire.

Depuis, le vent politique a tourné, à Fontaine-l’Evêque. Les élections de 2006 avaient renvoyé le PS dans l’opposition, au profit d’une tripartite MR-CDH-Ecolo.

En octobre dernier, le PS est revenu au pouvoir, gommant le long épisode fâcheux de l’ère Rovillard que l’actualité judiciaire va bientôt remettre en avant.

25 janvier 2013

Molenbeek : L’élu (SP.A) Hassan Rahali exploite la misère humaine

Molenbeek

L’élu (SP.AHassan Rahali exploite la misère humaine

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Guy Bernard, le 25 janvier 2013

À la tête des immeubles 95 et 97 du Léopold II, Hassan Rahali, un élu SP.A indélicat. Perqui à la seconde adresse, hier

Un ascenseur qu’on eût dit massacré à la bombe atomique (des plaques clouées à même la charpente préviennent une chute fatale) amorce le décor, aussi peu reluisant que suspect, du 95 boulevard Léopold II.

Au sommet de la cage d’escalier, Nikola, un Bulgare sans papiers. En Belgique depuis deux ans, ânonnait-il avant-hier. Devant les Velux aux châssis crevassés ou la salle de bain d’une fraîcheur aux relents de Mathusalem, l’homme de 43 ans balbutiera son envie de déloger sa petite famille de ce grenier (On est à 4), de fuir ces 510 € + 70 de charges. Où trouver ?

La lecture du bail laisserait accroître que le bien (si pas la maison, de quatre étages, érigée à vingt mètres de la maison de l’emploi), répond aux normes de sécurité. Tout observateur en resterait circonspect.

Un étage plus bas, un Arménien semble à peine plus droit dans ses bottes. Quant à Vasil Nikolov, un Bulgare allant d’intérim en intérim, il supporte ses mini-pièces du deuxième.Cinq ans ici. Avant, quatre ans dans le grenier, s’explique-t-il en concédant un loyer de 558 € et de charges mensuelles à hauteur de 120/130 €. Roi de la débrouille, il sourit mollement en montrant sa pièce d’eau, à l’hygiène très aléatoire. “À changer. Discuter avec le propriétaire…

Alors que des hauts le cœur perturbent le visiteur, Vasil ne tourne pas autour du pot : l’insalubrité de la simili douche remonte à… toujours.

Au bas de ces contrats de bail foireux, un intitulé s’incruste : celui d’Hassan Rahali et ses frères. Ex-journaliste de TV Brussel, aujourd’hui indépendant, Hassan Rahali se pavane en récent conseiller communal SP.A - grâce à 558 voix de préférence.

De la traite d’êtres humains ! Selon la loi, l’exploitation de la misère intègre ce pesant vocable. Sans doute ceci ne s’applique-t-il pas au 95 du Léopold II, siège, au rez, d’Averroës, un espace culturel où l’élu tient despermanences socialesavec le député jettois Fouad Ahidar. Au 97 qui s’offre un accès via la rue Mexico, par contre…

Jeudi matin, une perquisition police/Hygiène/Urbanisme/Lois spéciales y a pris acte, en un grenier cloisonné, de toits exigus, de la présence de matelas, de hublots de 30 cm sur 20, de lumière insuffisante ou d’absence de chauffage (si ce n’est des bonbonnes de gaz mal raccordées).

A savoir également à propos de l'élu SP.A 

Propagande makhzeniènne

Autre rappel 

Un élu marchand de sommeil

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Le Soir, le 29 mars 2012

Mohamed Abdennahi, conseiller CPAS CD&V à Ixelles et conseiller au cabinet de la ministre régionale Brigitte Grouwels (CD&V) est accusé de louer des logements insalubres dans un bien lui appartenant et situé rue Goffart, a relaté laRTBF. Y logent notamment, pour 600 euros et dans un sous-sol – ce qui est interdit par le Code du Logement –, des pensionnés, dans des appartements délabrés et privés de chauffage. Le propriétaire, qui a acquis le bien il y a trois ans, dit avoir hérité de cette situation.

24 janvier 2013

Saint-Josse: voici la note de politique générale d'Emir Kir pour les six prochaines années

Saint-Josse

Voici la note de politique générale d'Emir Kir pour les six prochaines années

Karim Fadoul, le 24 janvier 2013

Emir Kir (PS) a pris ses fonctions en tant que bourgmestre de Saint-Josse en décembre. Et il vient de présenter ce jeudi sa note de politique générale.

Emir Kir (PS) a présenté ce jeudi sa note de politique générale pour les six prochaines années entouré de ses partenaires du CDH emmené par l’échevin Eric Jassin et du SP.A de Béatrice Meulemans. Pas mal de chantiers à l’ordre du jour dans cette feuille de route où pas mal de politiques de l’ancien bourgmestre Jean Demannez (PS), dont la succession ne s’est pas passé sans heurts après les communales, sont remises en cause.

Par exemple: le réouverture prochaine du carrefour rue Verte, rue Botanique et rue de la Rivière, la concentration des missions de l’AIS pointée du doigt lors d’une récente décision de justice, la promotion de toutes les cultures et pas uniquement du jazz, dada de Jean Demannez ou encore une révision des Plans communaux de Mobilité et de Développement.

La Capitale vous propose ainsi de parcourir la note qui propose deux premières: la suppression du précompte pour les jeunes qui décideraient d’acheter un logement à Saint-Josse ou encore l’enfouissement des conteneurs à déchets dans les quartiers commerçants.

La note de politique générale d'Emir Kir

23 janvier 2013

Saint-Josse Conseil communal du 28 janvier prochain

Saint-Josse

Conseil communal du 28 janvier prochain

Interpellations du Conseiller (indépendant) Thierry Balsat

Le 22 janvier 2013

L'AISS :

Depuis plusieurs mois, l'Agence Immobilière Sociale de St Josse se distingue par son incompétence à assumer son statut de bailleur social. Le dossier de l'Immeuble Miramar dans le quartier Nord à la Place St Lazare fin de l'année 2012 où des locataires se trouvaient depuis plus d'an an sans chauffage et sans eau chaude avait déjà défrayé la chronique. Les administrateurs de l'époque par la voix du Directeur de l'association se retranchant derrière la responsabilité de la copropriété dont ils faisaient paradoxalement partie.

Dernièrement, c'est la situation dramatique d'une mère de famille et de ses trois enfants qui  a été mise au grand jour... Pensez, la Bicoque prise en gestion par l'AIS était pourrie de bas en haut sans que quiconque s'en aperçoive. Mieux, l'état des lieux, pour autant qu'il existe toujours, n'a décelé aucun problème conséquent. C'est bien sûr, la baraque était bonne pour le service. On y installa curieusement, cette  famille en urgence qui  posait problème dans un autre logement géré par l'AIS. Fin 2012, après maintes péripéties au préjudice des locataires, l'Inspection Régionale du Logement (DIRL) ordonna la fermeture immédiate de la maison avec interdiction de louer.

Bien sûr, c'était la faute des locataires qui n'avaient pas géré le bien en bon père de famille (Dixit le Directeur de L'association).

Le tribunal de première Instance de Bruxelles (Référé) vient de suivre la décision de la DIRL et confirme la responsabilité de L'AIS pour ne pas avoir délivré un logement conforme aux critères minimaux de sécurité et de salubrité en la condamnant à reloger la famille dans les 24h00 dans un logement décent.

Non, le ridicule ne tue pas....

Il est grand temps que cette association soit reprise en main par des professionnels afin de rendre non seulement une crédibilité à cette institution mais également au secteur des A.I.S. en général qui souffre des répercussions négatives auprès des propriétaires privés désireux de confier leurs biens en gestion.

D'autres biens géré par l'AIS sur le territoire sont hélas, eux aussi dans un état lamentable... et nécessiteront dans un avenir proche, une rénovation circonstanciée.

Comment se fait-il que des logements pris en gestion par l'AIS n'ont pas été diagnostiqué convenablement avant la mise en sous-location ?

Ne pourrait-on pas privilégié la qualité à la quantité ?

L'AIS de St Josse dispose-t-elle de suffisamment de moyens pour travailler et gérer efficacement son parc locatif ?

Qu'est-il prévu pour reloger la famille de la rue des secours compte tenu que la mère est handicapée et que les 3 enfants sont tous scolarisés ?

Que va-t- il se passer avec cette maison, compte tenu qu'un bail de 9 années a été conclu entre l 'AIS et la propriétaire des lieux ?

Les HBM :

Les Habitations à Bon Marché (H.B.M.) comme toutes les S.I.S.P. sont de manière récurrente dans des difficultés financières depuis longtemps. Ce n'est un secret pour personne. La gestion toute personnelle des H.B.M. a d'ailleurs régulièrement été mise au banc des mauvais élèves ces dernières années pour des raisons diverses.

Pour expliquer cette situation, on impute souvent la responsabilité aux locataires sociaux, accusés souvent, pour certains de ne pas payer leurs loyers ou de dégrader leur logement ou les installations communes...

Vrai ou faux, le constat est clair il faut faire des économies drastiques et gérer les deniers publics avec parcimonie...

Au H.B.M,  malheureusement, les économies, la récession, et autres superlatifs sont malheureusement réservés exclusivement aux locataires.

Alors que les charges locatives sont de plus en plus lourdes à supporter par les locataires, que les conditions de vie sont de plus en plus difficile parce que nombre de logements ne sont plus en état, le nouveau directeur des H.B.M. nommé en 2009, se voit offrir un véhicule de fonction d'une valeur de 22.000 euros pour se promener dans la commune la plus pauvre et la plus petite de la région Bruxelloise. Notez qu'au CPAS de St Josse c'est une voiture hybride de 33.000 euros qui vient d'être livrée...

De plus, l'ancien directeur gérant a quitté son poste en emportant avec lui son véhicule de fonction pour rejoindre la présidente des HBM en qualité de conseiller particulier... Est-ce bien raisonnable?

Le plus surprenant, c'est que personne ne s'est étonné ni offusqué de ces situations... personne, même pas les observateurs de l'opposition... R.A.S.

La commune qui est actionnaire à plus de 95% Estime-t-elle normal de dépenser une telle somme pour un véhicule de fonction en pleine conjoncture économique difficile et pour circuler dans une commune d'1 km² 

Pourquoi ne pas avoir utilisé le véhicule de l'ancien directeur gérant comme voiture de pool pouvant servir à la fois au nouveau directeur et au secrétaire particulier de la présidente ?

Quelle est la fonction de l'ancien directeur gérant nommé Secrétaire Particulier de la Présidente? Combien coûte ce nouveau poste aux locataires?   

20 janvier 2013

Saint-Josse “Le MR se ridiculise et nous a trahis”

Saint-Josse

Le MR se ridiculise et nous a trahis

Guy Bernard, le 19 janvier 2013

Furieux que les indépendants partent avec des mandats, l’ex-conseiller communal Christian Bruyninckx lâche les Bleus. Et se lâche

Homme de gauche du sigle quasi mort-né de Bleus de Saint-Josse (!), Hicham Di Marso a arraché, cette semaine, un siège au conseil de l’aide sociale. Sous un sigle d’indépendant… Une ascension, une hérésie plutôt, que Christian Bruyninckx ne digère pas :

J’ai envoyé un mail à Geoffroy Clerckx (le leader libéral local, NDLR) pour lui signifier que je quittais la section, narre ce vieux de la vieille. La teneur du courrier électronique se résume en un aussi cinglant qu’explicite “je n’ai vraiment plus rien à faire chez vous !”.

Ce commerçant archi-connu du sérail tennoodois nous conte par le menu les raisons de son départ. Une fois de plus, la section libérale de Saint-Josse se ridiculise. Bien sûr, il y a la personnalité de Kir. Mais à Saint-Josse, le MR a stagné alors qu’il augmente à Bruxelles.

Conseiller communal UDRT du temps de Guy Cudell (PS) et ce, de 1988 à 2000, notre homme gère sa société de textile de gros. Rue de la Limite. Depuis 35 ans.

Alors, les fibres libérales et indépendantes, il connaît. Il les a supportées et soutenues. Mais là, pour lui, la coupe déborde :Canan Kir sur la liste, ce fut une première erreur. Ils étaient tout à fait à côté de la plaque. Cette femme a fait fuir plein de gens. Puis il y eut Thierry Balsat, devenu indépendant au conseil communal, au soir du 14 octobre. Lui qui menaçait toutes les cinq minutes de quitter le parti… Et maintenant, ce gugusse qui nous crache à la figure et n’a pas les capacités d’exercer un poste de conseiller de CPAS…

À 55 ans, Christian Bruyninckx, homme de droite de la première heure, remise donc son tablier, fou furieux de cette trahison. S’éloigne de la politique parce que déçu par un menu Mouvement réformateur local ayant perdu toute crédibilité. “Dans la section, nous sommes une quinzaine. Mais d’autres s’en iront, c’est sûr.

16 janvier 2013

Elections annulées à Brugelette : on va revoter

Elections annulées à Brugelette : on va revoter

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Le Soir, le 15 Janvier 2013

Retour à la case départ à Brugelette, dans la province du Hainaut. Le Conseil d’Etat a annulé les élections communales du 14 octobre 2012 suite au recours introduit par Ginette Renard.

Mardi, le Conseil d’Etat a décidé d’annuler les élections communales dans la petite commune de Brugelette (Hainaut occidental). Les habitants devront donc, dans les prochaines semaines, repasser par les urnes. La décision, rarissime, faite suite à un recours introduit dès le lendemain du scrutin par Ginette Renard, une candidate à l’élection qui se présentait seule sur sa liste «Gérons le renouveau (G.R)». Celle-ci avait repéré une anomalie dans les bulletins de vote la concernant. Celui de la liste 11, la sienne, comportait bien une case en tête de liste avec son nom mais pas de case en dessous permettant le vote nominatif (avec son nom également puisqu’elle était l’unique candidate sur sa liste). Ginette Renard a estimé que cela lui avait porté préjudice : «déconcertés de ne pas trouver de case à côté de son nom, certains électeurs ont apposé un rond ou une croix à côté de celui-ci ce qui a entraîné l’invalidation de leur bulletin tandis que d’autres ont renoncé à voter pour elle», explique son avocate Maître Benédicte Hendrickx.

Or, Ginette Renard n’a pas été élue conseillère communale à 49 voix près. Elle estime donc que cette mauvaise présentation des bulletins communaux a pu y jouer un rôle. Et le Conseil d’Etat lui a donné raison, en réformant l’arrêté du collège provincial du Hainaut qui avait lui, validé les élections. Pour le bourgmestre de Brugelette, André Desmarlières, cette décision est un coup dur : «réorganiser des élections va coûter très cher à notre commune qui connaît déjà de graves problèmes financiers».

09:25 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 janvier 2013

Saint-Josse : Hicham Di Marso, le conseiller CPAS sans toit !

Saint-Josse

Hicham Di Marso, le conseiller CPAS sans toit !

Guy Bernard, le 15 janvier 2013

A 29 ans, il est devenu conseiller du CPAS de Saint-Josse, lui le radié de l’entité. Un paradoxe éphémère, promet-il

C’est bien à une grande première à laquelle a assisté, lundi soir, le rare public qui avait rallié la maison communale de l’avenue de l’Astronomie. En ordre utile sur la liste des Bleus de Saint-Josse avant le 14 octobre, Hicham Di Marso a été élu conseiller de l’aide sociale. Deux particularités à l’actif de ce jeune homme issu de la communauté marocaine et très implanté dans le quartier Nord : se réclamant "homme de gauche", alors qu’il trôna sur une liste libérale, ce multilingue est, pour l’instant… sans domicile fixe.

"Ils ont failli bloquer ma candidature sous prétexte que j’avais été radié de la commune le 2 octobre, explique le néoélu. "En réalité, je ne l’ai été que plus tard."

Il en a quasi fait le serment : s’il récuse le terme de SDF, c’est parce que ce non-statut ne sera jamais que temporaire. D’ores et déjà centré sur l’aide à apporter "à tout le monde", du Nord au Sud de la mini-localité, le célibataire aux cent métiers (vendeur, marketeer, en son temps, big boss du Theatro, etc.) se cherche un logis, histoire de se défaire de son adresse de référence –"chez mon oncle". Il est vrai qu’outre le confort d’un appartement à lui, le Tennoodois de toujours ambitionne de passer, "d’ici quelques mois", la bague à sa promise. Sans quitter pour autant sa commune chérie, désormais sous l’égide d’un 2e Cudell» : "Kir sera un grand bourgmestre ; c’est l’homme qu’il nous faut. "

A revoir : vidéos de campagne (2012) de l'élu (indépendant et kiriste) au Conseil CPAS Hicham Marso


F. Thielemans ne lâchera pas la présidence du conseil communal de Bruxelles

F. Thielemans ne lâchera pas la présidence du conseil communal de Bruxelles

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Myriam Baele, le 15 janvier 2013

Freddy Thielemans (PS), bourgmestre de Bruxelles-ville et président du conseil communal pour six années supplémentaires.

Pourtant, une ordonnance régionale suggère de ne plus cumuler présidence du conseil et fonction de bourgmestre. L'opposition, lundi, lui a demandé de confier cette tâche à quelqu'un d'autre, comme cela se fait dans certaines communes bruxelloises. Mais Freddy Thielemans (PS) a refusé.

A l'Hôtel de ville de Bruxelles, le siège de président du conseil a quelque chose d'un trône. Il fait face aux bancs des conseillers, est entouré de dorures et de tapisseries fines. Celui qui s'y assied a des airs d'ancien souverain.

Pour six ans encore, le président du conseil sera Freddy Thielemans. Malgré les contestations de l'opposition : le CDH, Ecolo et Groen ! ont demandé lundi soir au bourgmestre de ne plus cumuler ce siège et l'écharpe, de se faire remplacer.

Aujourd'hui, Freddy Thielemans est le bourgmestre qui répond aux critiques de l'opposition, et le président qui attribue les temps de parole de l'opposition.

De nouvelles règles permettent aujourd'hui d'éviter ce cumul. Bruxelles-ville doit le faire, estime l'Ecolo Marie Nagy. "Cela serait le meilleur endroit dans l’ensemble de la Région pour le faire, car c’est la plus grande commune et que les enjeux y sont considérables. Souvent, on a constaté que le bourgmestre – en fonction de l’opportunité politique ou de l’humeur du jour – décide ou non de donner la parole, pour combien de temps et pour répondre à quelle question. Par le passé, on a assisté à des questions pertinentes sur le plan politique et par rapport auxquelles les conseillers communaux n’obtenaient pas de réponse."

Mais les partis de la majorité ont rejeté la demande. Freddy Thielemans, depuis son siège, répond: "Je ne vois pas pourquoi changer les choses à Bruxelles-ville. Je n'ai jamais entendu de plaintes pour manque de démocratie. Oui, mon parti a bien voté pour ce changement, mais il n'est pas obligatoire dans les communes. Ici, ce n'est pas nécessaire." Sourires dans les bancs de l'opposition.

Sachez par ailleurs que Freddy Thielemans a décliné notre demande d'interview à ce sujet.

15:08 Écrit par Rachid Z dans Mandataires - Candidats | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14 janvier 2013

Réponse aux non-sens du Vlaams Blok au conseil de district d’Anvers

Réponse aux non-sens du Vlaams Blok au conseil de district d’Anvers 

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Par Nadine Peeters* (traduction française : Chris Den Hond), le 13 janvier 2013

Au conseil de district d’Anvers, Karima Amaliki, une élue du PTB portant le foulard est, pour ce dernier fait, l’objet d’attaques de la part des fascistes du Vlaams Belang. Dans ce court texte, Nadine Peeters, autre élue PTB, y répond (Avanti4.be)

Le Vlaams Belang, par la voix de Hilde De Lobel cette fois-ci, s’est scandalisé de la présence (au conseil de district) de Karima Amaliki. Eh bien, Karima n’est pas la première élue portant un foulard. Il y a un mois, Aysel Bayraktar, membre du SP.a, a prêtée serment au conseil provincial en portant le foulard. Mais que le Vlaams Belang utilise aujourd’hui le foulard de notre élue Karima Amaliki pour promouvoir la division et l’islamophobie, ne nous étonne pas. Cela doit leur faire mal de constater que les élus du Vlaams Belang du district d’Anvers aient obtenu bien moins de votes que Karima.

Mais de quoi s’agit-il ?

Le district d’Anvers-Ville n’est pas seulement le district le plus grand, mais aussi celui qui compte la plus grande diversité. La nouvelle équipe élue reflète bien cette diversité de la population : il y a un élu Juif, un d’origine pakistanaise, plusieurs ont des racines marocaines et turques, il y a un Africain et le chef du conseil lui-même est d’origine turque.

Allons-nous donc refuser des élus catholiques parce qu’ils portent une croix ? Allons-nous interdire à Samuel Markowitz de siéger dans le conseil parce qu’il porte la kippa ? Allons-nous rejeter des élus musulmans, comme Karima Maliki ? Où est la limite ? Il n’est pas possible d’exclure des gens à cause de leur origine, de leur sexe ou de leur religion. C’est de la discrimination.

L’égalité entre les hommes et les femmes nous concerne beaucoup comme PTB. Mais si cette égalité est utilisée pour exclure tout un groupe de femmes, nous sommes les premiers à nous y opposer.

Nous sommes contre l’imposition dans les deux cas : obliger ou interdire le port du foulard. Dans les deux cas il s’agit d’une imposition. Il ne s’agit plus d’une liberté religieuse. En ce qui nous concerne, la religion est une affaire privée. L’origine ou la religion des uns et des autres n’a pas beaucoup d’importance.

Nous croyons en Karima, parce qu’à partir de sa propre expérience, elle sait très bien de quoi il s’agit quand on parle d’écoles surpeuplées, ou de longues listes d’attentes pour obtenir un logement social, ou d’habiter dans des quartiers populaires comme le Kiel, ou d’avoir des problèmes pour payer les soins médicaux ou encore d’être victime d’une discrimination.

Essayons s’il vous plaît de siéger dans cet arrondissement pour mener une politique qui prend les besoins de ses habitants comme point de départ et essayons de créer des ponts au lieu de créer des divisions. Cela sera notre défi pour les six années à venir.

Nadine Peeters (à gauche sur la photo) est présidente de la fraction PTB+ dans le district d’Anvers-Ville.

07 janvier 2013

Préavis de grève au Lycée Guy Cudell de Saint-Josse

 Préavis de grève au Lycée Guy Cudell de Saint-Josse

La Capitale, le 07 Janvier 2013

Philippe Boiketé (PS), le nouvel échevin en charge de l’enseignement à Saint-Josse-Ten-Noode, a expliqué, lundi, être en négociation avec l’ensemble des forces syndicales au lycée Guy Cudell pour apaiser les problèmes d’organisations stagnant depuis plusieurs années.

Un préavis de grève au lycée Cudell a été annoncé dans le journal Le Soir de lundi. Celui-ci a été reçu par Philippe Boiketé le 12 décembre dernier, soit cinq jours après son entrée en fonction. Il a été déposé par le syndicat libéral SLFP et prendra effet le 16 janvier prochain. «Je vais jouer la transparence pour régler les tensions», affirme l’échevin. «Mais j’aurais préféré qu’on me laisse faire mes preuves.»

Sur base des premières rencontres avec les syndicats, Philippe Boiketé a, entre autres, décidé de lutter contre l’absentéisme des élèves, de contrôler les entrées des jeunes extérieurs et de mettre en place un cadastre pour reporter la situation et les heures de chaque enseignant afin de pallier leur démotivation et de procéder par la suite aux régularisations demandées. Il est prévu qu’un nouveau préfet soit prochainement nommé.

(Et quand l'échevin de l'Instruction publique songera-t-il à lutter contre l'absentéisme et l'incompétence des "enseignants", souvent dénoncés par la direction de ce Lycée... Guy Cudell ?) (Rachid Z

La succession de la direction de l’établissement a été difficile. Une préfète dirigeait le lycée de longue date «en parfaite autonomie». Deux préfets, dont la préfète actuelle, se sont succédés après son départ. Depuis la rentrée 2011, la préfète faisant fonction a repris les commandes en attendant une nomination. Elle est secondée par un coach depuis février 2012.

L'Europe : La mise en place d'une dictature

L'Europe : La mise en place d'une dictature

François Asselineau