11 février 2013

Face à constante diabolisation des musulmans...

Face à constante diabolisation des musulmans...

Face à constante diabolisation des musulmans faite par les médias et la classe politique, le collectif Amanah (Loyauté en arabe), se réclamant de l'Islam traditionaliste, est allé à la rencontre d'Alain Soral, écrivain dissident et Président d'Egalité & Réconciliation.

Cet entretien exclusif, réalisé au Théâtre de la Main d'Or de Dieudonné, a été l'occasion d'aborder plusieurs questions relatives à la présence musulmane en France, et de faire une clarification de certains points régulièrement abordés par Alain Soral.

Nous espérons avoir fait un pas de plus, inch'Allah, vers la réconciliation des français de toutes origines, malgré la volonté oligarchique de les pousser à l'affrontement.

Aperçu des sujets Abordés lors de l'interview:

L'historique du parcours d'Alain Soral et de sa relation avec les musulmans de France - Les musulmans d'Egalité & Réconciliation - Le système de valeurs de l'Islam - Imran Hosein et les autres prédicateurs musulman - Tariq Ramadan - Les révolutions arabes et le projet mondialiste - L'"Islamo-sionistes" & L"islamo-racailles",... - La chute du régime Kadhafi - Islam et démocratie - Abdelaziz Chaambi, Houria Bouteldja - L'Institut du Monde Arabe - Le modèle républicain, la gauche et l'indigénat réel, la structuration de la communauté musulmane de France - Précisions sémantiques : "salafisme", "extrême-droite", "antisémitisme" - Le combat est-il perdu ?

01:29 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09 février 2013

Islam : 1 jeune Flamand sur 3 est intolérant

Islam : 1 jeune Flamand sur 3 est intolérant

SudInfo, le 08 février 2013

Selon une vaste étude relayée par De Morgen, 20% des jeunes Flamands estiment que les musulmans ne devraient pas pratiquer leur religion en Belgique alors qu’1/3 hésite sur la question.

Une étude de grande envergure réalisée auprès d’adolescents anversois et gantois révélée par le journal De Morgen est assez décapante  : on y apprend qu’un jeune Flamand sur 3 a une vision nettement négative des musulmans et près d’1/5 des personnes interrogées est persuadé du fait que beaucoup de musulmans sont des criminels.

De leur côté, les jeunes musulmans ne sont d'ailleurs pas en reste dans les positions intolérantes. Ainsi, ils sont près de la moitié à souhaiter l'annulation du mariage homosexuel et 1/4 estiment la violence contre les homosexuels justifiée. Puis, 21% des jeunes musulmans approuvent l’exécution des homos dans les pays où celle-ci est pratiquée. Mais, de manière générale, 1/3 des Flamands sont dérangés quand il voient deux hommes s’embrasser.

Les jeunes islamiques sont très nombreux à être portés par des idées antisémites : 45% se déclarent d’accord avec les clichés suivants : "les juifs sont dominants" ou "les juifs incitent à la guerre". Les chercheurs concluent que "l’antisémitisme semble progressivement s’intégrer dans l’identité contemporaine des jeunes musulmans".

Bref, la diversité n’est donc pas une valeur portée aux nues par les jeunes, musulmans ou non. Le professeur émérite Mark Elchardus, qui a mené l’étude, remarque que les conceptions traditionnelles et conservatives impliquent souvent une intolérance vis-à-vis des autres groupes. "Cette idée de melting-pot sympathique n’est que du baratin romantique" ajoute-t-il.

08 février 2013

Bruxelles «Les traître sont plus dangereux que les mécréants»

Bruxelles

«Les traître sont plus dangereux que les mécréants»

11:55 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 février 2013

MONTREUX : Un élu demande un carré musulman au cimetière de Clarens

MONTREUX

Un élu demande un carré musulman au cimetière de Clarens

Par Claude Béda, le 07 février 2013

Conseiller communal, Bassam Degerab souhaite, via son initiative, mieux intégrer la communauté musulmane issue de l’immigration

«Comment un jeune Suisse musulman peut-il avoir un sentiment profond pour son pays si lors du décès de son père qui a habité de longues années ici, ce dernier doit être rapatrié dans sa région d’origine pour y être enterré en respect avec sa religion ?»

Conseiller communal à Montreux, Bassam Degerab (Les Verts) demande, via une motion, l’aménagement d’un carré musulman au cimetière communal, à Clarens. «J’ai entrepris cette démarche dans un but citoyen et non pas religieux, explique l’élu. Il n’est actuellement pas possible à un soldat suisse et musulman de notre commune d’être enterré selon ses croyances.»

Actuellement, la commune de Montreux octroie des tombes à la ligne pour tous les résidents. Mais ce système ne permet pas d’orienter les tombes vers la Mecque. Toutefois, le musulman qui souhaite y avoir une sépulture conforme à l’islam peut acquérir une concession. «Je demande donc que ce carré musulman soit non payant», précise Bassam Degerab. Pour être conforme au rite islamique, une sépulture doit être orientée vers le sud-est et bénéficier d’une concession suffisamment longue pour garantir la disparition totale des restes carnés du corps, soit une cinquantaine d’années.

Le président iranien mis mal à l’aise à Al-Azhar

Le président iranien mis mal à l’aise à Al-Azhar

La Croix, le 07 février 2013

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a semblé mal à l’aise, lors de sa première visite mardi 5 février au Caire (Égypte), lorsqu’un responsable de la haute institution sunnite d’Al-Azhar a dénoncé certains propos «inacceptables» de «chiites» envers les compagnons du prophète Mohammed.

Le cheikh Hassan al-Chafie, qui donnait une conférence de presse conjointe avec Mahmoud Ahmadinejad, s’en est vivement pris à «certains chiites (…) qui portent atteinte d’une manière inacceptable aux compagnons du Prophète et ses épouses». «Cela nuit aux relations entre les peuples», a-t-il ajouté, suscitant une visible réaction d’agacement du président iranien et de sa délégation.

«Le président (iranien) te dit d’en parler à huis clos», a fait remarquer discrètement à cheikh Chafie un dignitaire d’Al-Azhar, présent à la conférence de presse. «Nous nous sommes entendus sur l’unité et la fraternité», a fini par dire, en langue arabe, Mahmoud Ahmadinejad qui, d’habitude, ne s’exprime en public qu’en persan.

Les sunnites reprochent notamment aux chiites de dénigrer Aïcha, épouse de Mohammed, l’accusant de s’être opposée à Ali, que les musulmans de confession chiite considèrent comme leur premier imam.

Ahmadinejad hué à sa sortie de la mosquée Al-Hussein

Cet incident est survenu au terme d’une réunion entre le grand imam d’Al-Azhar, cheikh Ahmed Al-Tayyeb, et Mahmoud Ahmadinejad, président du plus grand pays chiite, qui effectuait une visite sans précédent à cette prestigieuse institution théologique de l’islam sunnite.

Après la réunion, Mahmoud Ahmadinejad a effectué une prière du soir à la mosquée Al-Hussein, au Caire. À sa sortie, il a été hué par un homme, qui a tenté de lancer une chaussure dans sa direction, selon une vidéo mise en ligne sur Internet. Sur la vidéo, on voit l’homme bousculer des agents de la garde rapprochée du président. Ces derniers l’ont rapidement neutralisé et ont permis à Mahmoud Ahmadinejad de prendre place dans sa voiture.

En face de la mosquée, quatre jeunes ont brandi des pancartes en carton sur lesquels on pouvait lire des slogans hostiles à l’Iran pour son soutien au régime du président syrien de Bachar Al Assad, selon un photographe de l’AFP. «O Ahmadinejad, ne crois pas que le sang syrien sera vain. Nous nous vengerons des chiites», lisait-on sur l’une des pancartes.

Mahmoud Ahmadinejad a entamé mardi une visite en Égypte, la première d’un président iranien en exercice depuis la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays en 1980. Cette visite s’inscrit dans un cadre multilatéral, Mahmoud Ahmadinejad étant venu au Caire pour assister à un sommet des pays islamiques qui s’ouvre mercredi dans la capitale égyptienne.

12:34 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Vérités sur les liens américains des Frères Musulmans

Vérités sur les liens américains des Frères Musulmans

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Al Manar, le 06 février 2013

L’homme politique égyptien et un des fondateurs du mouvement de la société civile, Saad-Eddine Ibrahim, a accusé les Frères Musulmans (FM) d’Égypte d’entretenir de longue date relativement des liens étroits avec l’administration américaine, de disposer d’une force paramilitaire, et de reprocher aux autres ce qu’ils se permettent de faire, signalant qu’ils ont mille et une facettes.

Dans un entretien accordé au journal égyptien al-Watan, ce directeur du centre Ibn Khaldoune et professeur de sociologie à l'Université américaine du Caire assure que contrairement à ce qui est connu, ces contacts ne datent pas de la chute du président Hosni Moubarak, mais bien d’avant.

Il s’estime bien placé de le savoir, car c’est lui qui a été l’agent de liaison entre les deux protagonistes depuis 2009, et ce à la demande des deux dirigeants des FM, Khayrat Chater et Issam Aryane, qui étaient ses co prisonniers durant l’ère Moubarak.

Les questions des diplomates aux FM

Il signale toutefois que l’ambassadeur américain au Caire s’était abstenu au début de les rencontrer directement, en raison de l’impact des attentats du 11 septembre, mais se tenait informé de leurs positions, grâce aux ambassadeurs britannique, canadien et australien qu’ils rencontraient.

Selon lui, les diplomates occidentaux leur posaient les questions suivantes : «si vous accédez au pouvoir, quelle sera votre position des puissances occidentales, quel sera votre agenda intérieur, et en particulier votre position à l’égard des minorités, de la femme, de la liberté de création et de culture, et votre position de l’accord de paix et d’Israël».

La «grande énigme» des FM

Ibrahim a confirmé l’existence d’un «grand secret», ou d’une «grande énigme» qui lie les FM aux Américains, et qui a été révélé par un ancien dirigeant de la confrérie islamiste égyptienne Sarwat al-Kharbaoui dans son dernier livre.

Il s’agit d’après lui du dirigeant Mahmoud Ezzat qui a vécu longtemps aux Etats-Unis et est parvenu à tisser des liens avec plusieurs milieux américains, comme la Maison Blanche, ainsi que les centres de recherches influents.

En Egypte, ils ont rencontré dans le plus grand secret des agents des renseignements étrangers ainsi que des responsables occidentaux, ce que révèlent les dossiers de Wikileaks qui devraient être prochainement publiés, selon Ibrahim.

Rien ne changera à 80%

Interrogé sur l’avenir des relations égypto-américaines, après l’avènement des FM au pouvoir, Ibrahim assure qu’elles resteront à 80% semblables à celles de l’ère Moubarak. «Rien n’a changé en Égypte depuis que Morsi est au pouvoir. Nous sommes une société fluviale qui privilégie la stabilité. C’est vrai que la révolution a éclaté pour perpétrer un grand changement, mais le résultat final du changement se bornera à 20%», a-t-il estimé.

Et pour preuve, il assure que la base aérienne américaine à Bani Yas, installé dans la Mer Rouge depuis l’ère Moubarak, y est toujours.

Une milice para militaire

Par ailleurs, Ibrahim soupçonne les Frères Musulmans de disposer d’une force para militaire qui interfère dans les évènements égyptiens. «Je n’ai pas de documents qui le prouvent, mais des indices : à commencer par l’incendie des commissariats de police et à terminer par les évènements à Ittihadiyya», assure-t-il, soulignant qu’un ancien ministre de l’intérieur lui avait confié que ce sont les miliciens des FM qui ont incendié les 28 commissariats de police et pris d’assaut les prisons durant la révolution de 25 janvier.

Depuis cette date, les FM ont intensifié leurs contacts avec les Américains, assure Ibrahim qui signale qu’ils lui ont demandé de les assister pour amorcer le dialogue avec les Républicains et les Démocrates, via leur sénateur John Mac Cain et John Kerry.

30 responsables des FM pour rassurer les Américains

Interrogé sur les coulisses de la visite effectuée par une trentaine de personnalités de la confrérie aux Etats-Unis, au lendemain de la publication des élections présidentielles, il a répondu : «la délégation des Frères s’est rendu auprès de tous ceux qui sont intéressés à Washington, que ce soit la Maison blanche, le secrétariat d’Etat pour les affaires étrangères, le Congrès, le Pentagone, le siège de la CIA, certains journaux américains réputés, ainsi que certains centres d’études à l’instar de Freedom House et de Carnegie. Ils se sont rendus chez eux pour leur dire que les Frères ne nuiront pas aux intérêts américains, mais bien au contraire qu’ils sont ouverts pour promouvoir ensemble les intérêts mutuels»

Les mille et une facettes des FM

Selon lui, ils ont dépêché depuis 2009 des délégations de leurs cadres pour participer aux sessions organisées par les Américains, dans le cadre de ce qu’ils avaient baptisé «la promotion de la démocratie», aussi bien en Egypte, qu’en Serbie.

«Ils accusent le mouvement du 6 avril d’être des collaborateurs. Alors qu’ils étaient avec eux dans tous les entrainements américains organisés. C’est un grand secret que personne ne connait. Les FM reprochent aux autres ce qu’ils se permettent de faire. Hélas, ils ont mille et une facettes», a-t-il regretté.              

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QUI SONT LES SALAFISTES ?

QUI SONT LES SALAFISTES ?

Qui sont les salafistes ? De quel Islam se revendiquent-ils ? Quel est leur projet de société ? Autant de questions qui agitent les débats et donnent lieu le plus souvent à des raccourcis et des amalgames. Or, à en croire certains spécialistes de la question, il s’agit d’une mouvance, visible et agissante certes, mais ultra minoritaire. Cette séance apportera un éclairage pluridisciplinaire sur les origines, les discours, les obédiences et le modèle de société que veulent bâtir les salafistes.

Avec (des intervenants de qualité !) (Rachid Z) :

Samir Amghar, sociologue spécialiste du salafisme, auteur de Le Salafisme d’aujourd’hui, mouvements sectaires en Occident (éd. Michalon)

Haoues Seniguer, enseignant à l’Institut d’études politiques de Lyon, membre du Groupe de Recherche et d’Études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient

Rafaël Liogier, professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en- Provence, auteur notamment du Mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective (Le Seuil)

07 février 2013 – 18h30

Institut du monde arabe 1, rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V 75005 PARIS

Salle du Haut Conseil (niveau 9)

10:17 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 février 2013

Peut-on participer aux élections dans les terres des mécréants ?

Peut-on participer aux élections législatives dans les terres des mécréants ?

Fatwa du Cheykh Abou Muhammed al Maqdissi

Au nom d’Allah, louanges à Lui, et que la paix et les bénédictions soient sur Son dernier Messager.

Assalamu ‘Alaykum Wa Rahmatullahi Wa Barakatuh,

Ce que nous croyons et prenons comme religion, est que cette participation aux assemblées législatives est du Kufr et du Shirk en Allah, que cela soit dans les états d’apostasie qui sont appelés Islamique ou bien dans les terres originales de Kufr, et ceci parce que ces assemblées donnent le droit de légiférer sans limite aux hommes, et non à leur Seigneur, et les preuves qu’un tel acte fait partie des claires Mukaffirat (actes de mécréance) et des annulations de l’Islam, sont nombreuses, et nous les avons mentionnées en détails dans nos livres Ad-Dimuqratiyyah Din (la Démocratie est une Religion), Kashf An-Niqab (Enlever le Voile) et d’autres.

La raison de faire le Takfir de ces assemblées n’est pas seulement due au serment qu’ils font. Mais plutôt, il y a de nombreuses causes inévitables de Takfir, et nous les avons mentionnées dans les livres cités plus haut; la plus dangereuse de ces (causes) est le fait d’accepter le droit que la constitution accorde au membre, pour légiférer sans limite, et continuellement, et ceci est du Kufr clair que le membre (du parlement) légifère après ou non.

Et aussi, il y a le fait d’aller chercher le jugement chez le Taghout, suivre une autre voie que celle des croyants, chercher une religion et une méthodologie autre que l’Islam, donner autorité aux Kufar sur les mécréants, s’asseoir avec les Kufar pendant qu’ils se moquent des Ayat d’Allah, sans Ikrah (contrainte) ainsi que d’autres choses parmi les Mukaffirat, dont les preuves sont connues du Livre et de la Sunnah, et nous les avons mentionnées autres part.

Si tu réalises cela, et (réalise) que le plus grand des Masalih (bénéfices) de cette entière création est l’application du Tawhid et la Bara’ah (désaveu) du Shirk et des associés (pris en dehors d’Allah) – et c’est se tenir fermement sur Al-Urwatul-Wuthqa (l’anse la plus solide de), Laa Ilaha Ill-Allah – ainsi que de repousser le mal (Mafsadah) du Shirk, et Allah pardonne tout sauf ça, alors il n’est pas permis de mettre un avantage en tête de cela, parmi les nombreux soi-disant avantages dans la religion et la Dunya.

C’est ce que nous croyons et prenons comme religion d’Allah dans cet aspect de la religion, et nous savons que beaucoup de personnes ne sont pas d’accord avec nous, et nous te conseillons ainsi qu’à tous les Musulmans de délaisser pour Allah ce Shirk et ce Kufr clair, et de ne pas y tomber à cause des Fatawa de ceux qui le permettent, délaissez ceux qui l’obligent; et celui dont Allah n’accorde pas la lumière (guidée), alors il n’y a aucune guidance pour lui.

Qu’Allah facilite tout le bien pour nous et pour vous, ainsi que pour tous les Musulmans.

Wahabisme Al Saoud et son oncle Sam !

Wahabisme

Al Saoud et son oncle Sam !

14:18 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Abdul-Wahab et Séoud le Grand (1696-1804)

Abdul-Wahab et Séoud le Grand (1696-1804)

Naissance et expansion du wahabisme

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Extraits du livre de Benoist-Méchin : IBN-SEOUD ou la naissance d’un royaume (1955)

Né à Azaïna, dans le Nedjd, en 1696, Abdul Wahab était issu de la glorieuse tribu des Temim, dont les prouesses avaient été chantées dans les «poèmes dorés» d’Ocazh, et qui s’était ralliée une des premières à Mahomet. Initié très jeune aux lettres et aux sciences – il savait le Coran par cœur à l’âge de dix ans – il avait effectué plusieurs voyages à Damas, à Bagdad, à Bassorah et en Perse, apprenant ainsi à connaître les diverses sectes religieuses qui se disputaient la prééminence au sein du monde musulman. Après quoi, fidèle au destin habituel des prophètes, il s’était retiré dans le désert pour prier et méditer.

Dans l’immensité solitaire et silencieuse de sa retraite, il avait réfléchi à l’avenir de l’Islam et s’était affligé de voir la corruption profonde dans laquelle il était tombé. Par la faute des Califes ottomans et des Docteurs de la Loi, les idolâtries et les hérésies les plus graves avaient proliféré, étouffant la vraie croyance sous un amas de complications et d’interprétations oiseuses. Un luxe ostentatoire avait remplacé partout l’austérité primitive. Le culte de Mahomet et des saints avaient supplanté celui d’Allah. Les prescriptions du Coran étaient quotidiennement transgressées. Personne n’observait plus la loi du Prophète et la parole de Dieu n’était plus entendue nulle part.

Sur le plan politique, le spectacle était peut-être plus désolant encore. Presque tous les Arabes vivant en dehors de la péninsule étaient asservis aux Turcs et ceux du désert central, qui avaient échappé à leur tutelle, se servaient de leur indépendance pour s’entre-tuer, au lieu de travailler à la libération de leurs frères.

A l’instar de Mahomet, Abdul Wahab considéra que la tâche la plus urgente consistait à unifier toutes les tribus nomades et à les regrouper au nom d’un idéal religieux. Mais que pouvait-être cet idéal ? Une révélation nouvelle ? Assurément non. Le prophète avait apporté, une fois pour toutes, la vérité au monde et l’on ne devait rien y changer. Il fallait restaurer la Loi dans son antique pureté.

Les choses en étaient arrivées à un tel point de relâchement que les Arabes ne connaissaient même plus le sens profond de leur doctrine.

Que signifiait le mot «islam» ? L’abandon absolu à la volonté divine. Pourquoi le Prophète avait-il choisi ce nom ? Parce que Dieu, dans sa toute-puissance, a créé le monde hors du temps et que c’est hors du temps que Dieu décide ou a décidé la destinée humaine. La langue arabe le sait bien, elle pour qui passé, présent et avenir n’existent pas et qui donne au verbe un aspect d’action achevée, indépendante de la notion de temps. Dieu règle la destinée de l’homme en lui montrant la «hudâ», c’est-à-dire «la bonne direction». Il en est qui la suivent, en profitant d’une grâce que Dieu leur a accordée ; à d’autres, «Dieu a bouché les oreilles», si bien qu’ils ne peuvent plus comprendre le sens de ses commandements. Dans ce monde, dominé par une prédestination absolue, les Arabes étaient devenus sourds aux appels de la vérité. Ils avaient perdu la «hudâ», - la bonne direction.

Or rien, - ni les spéculations des hommes de science, ni les exhortations des poètes, ni les arguties des légistes, ni les querelles des théologiens – ne pouvait la leur rendre, s’ils ne revenaient pas aux sources de la révélation, c’est-à-dire à l’observance rigoureuse des règles du Coran. Celles-ci étaient très simples. «En quoi consiste l’islamisme ?» avait demandé jadis un Bédouin à Mahomet. "A professer qu’il n’y a qu’un seul Dieu dont je suis le prophète, avait-il répondu, à observer strictement les heures de la prière, à donner l’aumône, à jeûner le mois de ramadan et à accomplir, si l’on peut, le pèlerinage à la Mecque." Telles étaient les règles de vie qu’il fallait observer, sans restriction ni défaillance. Seuls, la prière, le jeûne et les aumônes menaient les Croyants à Dieu. Tout le reste n’était qu’hypocrisie, idolâtrie et blasphème.

En formulant sa doctrine, Abdul-Wahab n’avait nullement l’intention de fonder une secte nouvelle, c’est-à-dire d’apporter à ses disciples une interprétation personnelle de la parole sacrée. Il était convaincu de représenter l’Islam intégral, c’est-à-dire purifié, régénéré et rendu à lui-même. Abolissant d’un geste mille ans d’histoire arabe, il revenait au point précis d’où était parti Mahomet.

Comme on pouvait le prévoir, sa prédication se heurta à l’hostilité des grands-prêtres de la Mecque. Ceux-ci ne pouvaient tolérer cet enseignement révolutionnaire, dont le rigorisme était à la fois une menace pour leurs privilèges et une insulte à leur genre de vie. Ils persécutèrent cruellement le réformateur et le chassèrent à coups de pierres. Se rendant alors compte – comme l’avait fait Mahomet – que sa doctrine ne prévaudrait que si elle était imposée par la force, il s’enfuit à Daraya, la capitale du Nedjd et demanda protection à un chef de Bédouin nedjis, Mohammed-ibn-Séoud (1749).

Abdul-Wahab ne tarda pas à s’apercevoir que Mohammed avait des qualités exceptionnelles d’homme de guerre, Mohammed, de son côté, fut frappé par l’éloquence enflammée d’Abdul-Wahab. Le guerrier cherchait une doctrine ; le prédicateur cherchait une épée. Ils convinrent de mettre leurs forces en commun pour «accomplir la volonté divine et rendre au peuple arabe son unité perdue». Afin de sceller cet accord, Abdul-Wahab donna à Mohammed sa fille en mariage et lui confia la direction politique et militaire de l’entreprise. Celle-ci devait s’effectuer en deux temps. Il s’agissait d’abord de rallier au Wahabisme les tribus de l’Arabie centrale et de conquérir le Nedjd. Une fois maître du Nedjd, Mohammed et Abdul-Wahab se proposaient d’étendre la réforme au reste de l’Arabie.

Très vite, les hommes les plus énergiques du Nedjd, fanatisés par les sermons du Réformateur, vinrent se ranger sous l’étendard de Mohammed-ibn-Séoud, et les gouverneurs turcs de Damas et de Bassorah apprirent un beau jour avec surprise «que les tribus du Nedjd, jusqu’alors divisées étaient réunies sous un même commandement ; qu’elles avaient adopté une religion plus austère que celles des musulmans orthodoxes ; qu’un législateur dirigeait lui-même l’application des réformes, tandis qu’un vaillant guerrier  les imposait par la force des armes à quiconque faisait mine d’y rester réfractaire».

Déjà toute une partie du Nedjd avait embrassé la nouvelle doctrine. Les cheikhs du Hasa, hostiles à la réforme, s’étaient fait écraser et les cavaliers wahabites - comme on les appelait à présent – venaient faire des incursions sur les confins du Hedjaz et de la Syrie pour annoncer aux Bédouins le «réveil de l’Arabie».

Alarmé par les progrès rapides du wahabisme, le Sultan de Constantinople, Mahmoud 1er, ordonna aux gouverneurs de Bassorah, de Bagdad et de Djeddah, ainsi qu’aux Pachas d’Egypte et de Syrie de mettre tout en œuvre pour exterminer les «hérétiques» et les empêcher de s’emparer des villes saintes – Médine et la Mecque – dont la possession leur conférait un prestige dangereux.

Mais rien n’y fit. La deuxième vague arabe était lancée et elle allait déferler sur la péninsule, avec une impétuosité presque comparable à celle de la première. Malgré les contre-mesures de la Porte, Mohammed-ibn-Séoud continua de gagner du terrain. Les villes d’Anaïzah et de Buraïda se rallièrent à sa cause et leurs guerriers vinrent grossir les effectifs de ses armées. Lorsqu’il mourut, en 1765, il laissait un pouvoir affermi à son fils Abdoul-Aziz, qui en profita pour achever la conquête du Nedjd, dont il se fit proclamer roi (1765-1803). La première partie du plan était réalisée.

Abdul-Wahab était mort en 1792. Lorsque Séoud succéda à Abdul-Aziz en 1803, les doctrines nouvelles étaient déjà solidement implantées dans les provinces centrales. Petit-fils de Mohammed par son père, et d’Adul-Wahab par sa mère, Séoud – que l’on devait appeler bientôt Séoud le Grand – cumula les titres d’Emir du Nedjd et d’Imam des Wahabites. A la fois chef politique et chef religieux du mouvement, auquel il sut imprimer une cohésion et un dynamisme extraordinaires, il rassembla toutes ses troupes sur le plateau de Daraya, les harangua en présence du clergé wahabite et passa à la réalisation de la deuxième partie du plan : la conquête de l’Arabie.

Descendant «en tempête» sur le Hedjaz, il se rendit rapidement maître de toute la province et entra à Médine, à Taïf, à la Mecque et à Djeddah à la suite d’une série de combats victorieux.  Comme l’avait prévu le Sultan, la possession des villes saintes accrut considérablement son prestige aux yeux de ses compatriotes. Pénétrant dans le sanctuaire, il fracassa lui-même les tombeaux des saints et tous les ornements interdits qu’y avaient laissé ériger les chérifs «idolâtres», et restaura la Kaaba dans sa simplicité primitive (1804).

Puis il fit irruption dans l’Asir, qui se soumit sans résister, et de là dans l’Yemen, dont la capitale, Sana, fut enlevée de haute lutte. Cette dernière victoire mit le comble à l’exaltation de ses guerriers. Rien ne semblait plus capable d’arrêter leur élan. En 1808, Séoud le Grand avait pratiquement achevé la conquête de la péninsule. Son royaume comprenait, outre le Nedjd, le Hedjaz, l’Asir et l’Yemen, l’Hamdraout, le Hasa, Bahrein et Bassorah. Au nord son pouvoir s’étendait jusque dans le Hauran. Ses forces, qui campaient dans le Wadi Sirhan menaçaient à la fois Damas et Bagdad. De nouveau, l’Arabie était prête à prendre feu. Réunie toute entière entre les mains d’un seul maître, elle avait retrouvé la «hudâ» - la bonne direction …

Lire sur le net le livre IBN-SEOUD ou la naissance d’un royaume

13:10 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05 février 2013

Entretien avec le cheikh jihadiste Ahmed ‘Achûch, Al-churûq

Entretien avec le cheikh jihadiste Ahmed ‘Achûch, Al-churûq

(Le 30 octobre 2012)

L’Egypte en Révolution(s), le 04 février 2013

«Nous ne reconnaissons pas la légitimité de Morsi et nous l’appelons à faire pénitence en retournant à Dieu».

Qu’est-ce qu’est le salafisme jihadisme ?

Ahmad ‘Achûch : l’expression «salafisme jihadisme» (al-salafiyya al-jihâdiyya) concerne un courant islamique authentique (asîlan) qui appelle au Véritable Livre et à la Sunna et dont l’objectif est de faire revenir les gens au culte de leur Seigneur. Il appelle la oumma à se remettre sur la voie droite en établissant un émirat islamique (al-khilâfa al-islâmiyya). Sans Etat ou sans émirat, les musulmans ne peuvent pas mettre en œuvre leur religion sous la forme qui agrée Dieu, parce que la religion s’accomplit par un comportement individuel et collectif. Pour le comportement collectif, il faut une autorité (sulta) qui exerce une contrainte.

Est-ce que le discours du salafisme jihadiste a changé après la révolution ?

Ahmad ‘Achûch : le discours politique du salafisme jihadisme n’a pas changé, ni avant et ni après la révolution. Nous avions dit la parole de la vérité avant que les peuples ne s’y rangent à leur tour, lorsque certains étaient embarqués dans ces régimes, et donnaient de la légitimité aux régimes en place, tout en prétendant que ceux qui se révoltaient contre ces derniers étaient des khawârij [qualificatif péjoratif donné à ceux qui sont «sortis de la communauté» lors de la grande discorde provoquée par l’assassinat du calife Othman en 657]. Nous étions seuls sur la place (al-midân), certains parmi nous ont été tués, d’autres ont été emprisonnés ; nous avons vécu en détention pendant de longues périodes ; nous avons enduré les conséquences de la parole de vérité. Nous n’avons peur d’aucun reproche au service de Dieu. Nous avions appelé au renversement de ces dirigeants et à la révolte ; nous avons eu près de vingt années d’avance sur les peuples avec cet appel. Au même moment, d’autres que nous étaient les auxiliaires de la sécurité, tout en étant de mèche avec les média de Safwat al-Charîf [ancien puissant ministre de l’information et secrétaire général du PND sous Moubarak] pour dénaturer l’image du salafisme jihadisme et celle du jihad.

Est-ce que le salafisme jihadisme égyptien est une extension de l’organisation d’al-Qaïda ?

Ahmad ‘Achûch : d’abord, j’aimerais rectifier la vision de l’organisation d’Al-Qaïda, je vais lui donner une définition expressive, je dis donc qu’al-Qaïda est la maison de l’honneur (al-bayt al-charaf), le titre de la gloire (unwân al-majd) ; le foyer de l’honneur de la oumma (mawtin ‘izzat al-umma). Il est le fidèle qui protège les capacités des musulmans face à des dirigeants qui vendent leur peuple à vil prix (arkhas al-asmân). Il faut saluer Ben Laden vivant et mort. Si les révolutions du printemps arabes avaient été justes, elles auraient pris Ben Laden comme symbole de l’héroïsme, du sacrifice et du don de soi. Al-Qaïda combat un ennemi criminel en embuscade dans le monde musulman. S’il n’y avait pas eu l’organisation Al-Qaïda, les pays musulmans auraient été découpés en petits Etats et les juifs et les Nazaréens nous dirigeraient, après s’être débarrassés de régimes ayant perdu légitimité et utilité auprès des Etats-Unis et de l’Occident. C’est l’action d’al-Qaïda qui a arrêté les plans américains visant à diviser l’Egypte en quatre petits pays et à faire de même dans tous les autres pays musulmans. Nous sommes fiers d’être une extension de l’organisation d’al-Qaïda dans ses dogmes, ses principes et ses idées. L’organisation d’al-Qaïda est une extension du Jihad égyptien. Les cadres du Jihad égyptien ont créé al-Qaïda, à l’instar du cheikh Ali al-Ruchîdî, connu sous le nom de Abou Ubayda al-Banchiri, et du cheikh Subhî Abou Sitta, connu sous le nom de Abou al-Hafs al-Misrî.

Comment le salafisme jihadisme considère-t-il le jihad aujourd’hui ?

Ahmad ‘Achûch : tout le monde sait comment les avions israéliens pilonnent nos frères en Palestine. Est-ce que résister à Israël doit être considéré comme un crime ? Nous, nous combattons le nouveau mouvement colonialiste dirigé par l’Amérique et l’Occident et il n’est pas question que nous capitulions ; nous sommes en guerre contre les Etats-Unis et Israël et tous les tyrans (tawârît) qu’ils ont placés dans les pays musulmans pour exécuter leur projet colonial dans nos pays.

A votre avis, pourquoi les prédicateurs (al-du‘ât) ont-ils changé d’avis, concernant la nécessité de se rebeller contre un souverain (darûrat al-khurûj ‘ala al hâkim) ?

Ahmad ‘Achûch : les prédicateurs ont changé d’avis parce que la foule a été convaincue de la nécessité de changer ces régimes par la force. Parmi les prédicateurs, il y avait ceux qui prêchaient contre le changement des dirigeants par la force ; maintenant, ils prêchent l’obligation de les éliminer par la force ! Savez-vous quel est le secret de ce changement du tout au tout ? Un cheikh ou un prédicateur (dâ’iyyat) ne peut pas dire que la lutte en Syrie est interdite (muharâm). S’il disait cela, la foule lui jetterait des pierres en le maudissant. Ainsi, il obéit à la force du courant populaire et non à la force des preuves légales (dalîl) dont il faisait état devant les gens. Qu’est ce qui fait que le jihad en Syrie, l’effusion de sang et la lutte deviennent une chose digne d’éloge aujourd’hui, alors que ce n’était pas le cas auparavant ?

Quels sont les règles d’excommunication (takfîr) dans le salafisme jihadisme ? Car vous êtes accusés de faire un usage précipité de l’excommunication ?

Ahmad ‘Achûch : le dogme du salafisme jihadisme considère que la racine (al-asl) des gens est l’islam, que la société est musulmane. Celui dont on ne sait rien pour nous est musulman, on ne prononce pas l’excommunication sur la base d’un simple doute, nous n’excommunions que celui qui a fait la preuve de son excommunication ; nous n’excommunions le menteur qu’à trois conditions :

La première : s’il dit ou fait des actes qui méritent l’excommunication ;

La seconde : que les conditions soient remplies selon les spécifications établies dans des ouvrages se rapportant aux sources de la jurisprudence sur la capacité légale et ses empêchements ;

La troisième : qu’il n’y ait pas de cause d’empêchement, comme l’ignorance, la contrainte, l’exégèse allégorique (al-ta’wîl), l’erreur etc.. Nous, nous adhérons à l’école sunnite (madhhab ahl al-sunnat) sur l’excommunication et nous sommes en désaccord avec les khawârij dont nous nous désolidarisons. Si, parmi les docteurs, il y en a qui considèrent qu’il y a de l’exagération (ghuluw) ou de l’erreur, il n’a qu’à réagir et nous éclairer. Nous ne sommes pas portés à excommunier à la légère, et nous ne sommes pas non plus des extrémistes. Au contraire, nous sommes très encadrés (mundabitûn) sur les questions de sang. Nous ne cherchons pas à tuer un musulman, dès lors que nous considérons le sang des musulmans comme sacré ; de même, nous ne nous révoltons pas contre les musulmans. Mais il existe une grande différence entre le fait de se révolter contre un souverain oppressif qui a changé lacharî‘a sans l’appliquer et de se révolter contre un souverain musulman qui gouverne selon lacharî‘a, même s’il commet des fautes dans certains de ses jugements.

Comment voyez-vous les opérations d’Al-Qaïda et l’assassinat de civils ?

Ahmad ‘Achûch : l’expression de «civils» rentre dans le cadre de la guerre psychologique, c’est une expression corrompue, l’islam ne la reconnaît pas. Quand un homme atteint l’âge adulte, il est capable de se battre. C’est donc un combattant jusqu’à ce qu’il ne soit plus capable de combattre à cause du vieillissement. Si une armée entre en guerre et qu’elle vienne à manquer d’hommes, d’où viendront les renforts ? Les renforts viendront des civils en question. C’est cette vérité que les prédicateurs ont occultée en acceptant la guerre psychologique lancée par les Américains contre l’islam et les musulmans. En ce qui concerne la femme en islam, elle ne peut pas être tuée, sauf si elle combat. Dans les pays qui autorisent le recrutement des femmes dans l’armée, elles peuvent donc être tuées. Il est interdit de tuer celle qui ne combat pas. Nous ne faisons pas exprès de tuer les enfants, même si c’est le cas dans certaines circonstances, et ils sont tués selon l’endroit où ils se trouvent. Nous ne tuons que le combattant (al-muqâtil).

Quand s’arrêtera le jihad de défense (jihad al-daf’) et le fait de viser les civils ?

Ahmad ‘Achûch : si l’Occident se retire et rentre chez lui, s’il cesse d’approvisionner Israël, il deviendra alors possible de négocier et de s’entendre. Mais avant, non. Nous ne tuons pas les musulmans. Il y en a qui créent chez les gens la peur du salafisme jihadisme et qui prétendent que notre combat est dirigé contre les peuples musulmans. C’est un mensonge, invalide [sur le plan religieux] (bâtil), et c’est une imposture. Celui qui dit cela, soit c’est un agent, soit c’est un idiot (makhbûl). Nous, nous mourrons pour protéger les musulmans, comment dans ce cas pourrions-nous les combattre ?

Quelle est la relation entre le courant jihadiste et l’avant-garde (talî‘a) salafiste avec les autres confréries islamistes ?

Ahmad ‘Achûch : la relation du courant jihadiste en général et de l’avant-garde salafiste (al-talî‘a al-salafiyya), en particulier avec les groupes islamistes, est fondée sur l’amour et la fraternité, sauf ce qui contredit le jugement de Dieu et de son Prophète, que la bénédiction et la prière soient sur Lui. Celui qui contredit [la parole de Dieu], nous lui portons la contradiction et nous l’éclairons à l’aide de preuves (adilla). Toutefois il y a un petit groupe qui présente les signes de l’hypocrisie. Ils circonviennent (yudâhinûn) la religion de Dieu en renonçant aux fondements catégoriels de l’islam, [de conserve] avec les partisans du sécularisme et les Nazaréens, eux et leur tromperie. Dans le même temps, ils proclament leur détestation à l’endroit de leurs frères dans l’islam, qu’ils décrivent dans les termes les plus outrageants comme dignes d’excommunication. Ce n’est pas tout, ils exhortent leurs chefs au sein des services de sécurité [à lutter] contre le courant jihadiste. Ils justifient cela en ayant recours aux vieux soupçons des hypocrites (munâfiqûn). Certains de ces hypocrites ont publié un communiqué à leurs partisans en leur demandant de jouer le rôle d’informateur et de guide contre les fils du courant jihadiste, au profit de la Sécurité nationale (al-amn al-watanî).

Que pensez-vous des repentances (al-murâja‘ât) de l’organisation du Jihad (tanjîm al-jihad) et de la Gamâ’a islâmiyya ?

Ahmad ‘Achûch : moi, je parle seulement du jihad, je ne parlerai pas de ceux qui ont fait ces repentances ; il n’y a pas de point commun entre eux et nous dans les programmes et les conceptions. Leur comportement en prison était déviant (munharif). Celui qui a été à l’origine de ces déviations est le général (al-liwâ) Ahmad Râ’fat, plus connu sous le nom de Hajj Moustapha Raf’at. Il y a une grande différence dans le comportement de ces gens, et dans leurs attitudes, avant et après [ces repentances]. Ces repentances sont, par excellence, une construction de la Sécurité, leurs héros véritables sont des hommes de la Sécurité de l’Etat (amn al-dawla) et non pas des hommes du mouvement islamiste. Le facteur sécurité joue toujours son rôle dans ces attitudes, même après la sortie de prison.

Est-ce qu’il y a des divergences à l’intérieur du courant jihadiste ? Si c’est le cas, ces différences sont elles des différences programmatiques ou des différences liées à des positions particulières ?

Ahmad ‘Achûch : le courant jihadiste a traversé une période douloureuse en Egypte, la prison a été une épreuve intense et, en même temps, un moment de clarification (tamhîs). Il y a ceux qui ont tenu bon sur leurs croyances, leurs principes : ils étaient la majorité. Et il y a aussi une minorité qui a fait marche arrière et qui a travaillé comme informateurs auprès de la Sécurité. Je les engage à ne pas parler au nom du courant jihadiste. Après la sortie de prison du courant jihadiste juste après la révolution, ceux qui sont restés fidèles à leurs positions se sont engagés dans la prédication pour Dieu, même s’il y a pu y avoir des nuances sur certains thèmes ou dans l’interprétation de certaines prises de position. Les repentis se sont aussi activés, mais plutôt comme agents de la sécurité, en gagnant leur pain grâce à la religion et en trahissant Dieu et son Prophète. Ce sont les bouches (abwâq) de la Sécurité. Les médias sécularistes hostiles à l’islam ont essayé de faire d’eux des stars, en cherchant à leur faire endosser les habits de dirigeants, en les dotant d’une légitimité historique, mais ces gens ne peuvent pas être considérés comme partie intégrante du courant jihadiste.

Il y en a qui parle au nom du jihad et qui ont établi un parti jihadiste démocratique. Quelle est votre position à ce sujet ?

Ahmad ‘Achûch : il serait plus élégant pour le parti du Jihad démocratique de s’appeler le parti de l’Associationnisme démocratique (al-chirk al-democratî) ! C’est, par excellence, un parti affilié à la Sécurité, dont les hommes travaillent pour le compte de la Sécurité nationale (al-amn al-watanî). Ses dirigeants sont les activistes de la repentance à l’intérieur des prisons, laissez-moi vous dire que celui vend sa conscience vend aussi sa religion.

Selon vous, quelles sont les erreurs dans lesquelles est tombé le courant islamiste ?

Ahmad ‘Achûch : on peut diviser le courant islamiste en deux catégories : D’abord, les «Frères». Ils fonctionnent selon leurs intérêts personnels, et agissent face à la réalité à partir de leurs propres conceptions. Ils ont une vision opportuniste qui a fait qu’ils ont collaboré, au début, avec les dirigeants du Conseil militaire sur la base de l’obéissance. Puis, cette relation s’est tendue lorsque les intérêts ont divergé. Les Frères sont très habiles pour nouer des engagements secrets. En ce qui concerne le salafisme politique partisan, nous constatons qu’il est né de l’antre de la sécurité de l’Etat et qu’à l’antre de la sécurité de l’Etat, il retournera. Nous nous abstenons de citer les ignominies qui caractérisent leur comportement, la presse s’en est largement faite l’écho, on n’a pas besoin de les publier ou de les faire connaitre.

Quels sont les mécanismes pour choisir le calife ?

Ahmad ‘Achûch : le calife ou souverain (hâkim) n’arrive pas au pouvoir par des élections ou par le vote. Nous avons posé des conditions précises [à sa désignation]. Les gens ordinaires ne connaissent pas ces procédures mais les oulémas les connaissent. Le docteur de la Loi (‘âlim) qui choisit le calife doit remplir les mêmes conditions que celles qui s’appliquent au calife. L’islam ne permet pas qu’un non-musulman dirige les musulmans. Le non-musulman peut vivre avec moi sur ma terre mais en tant que minorité. Il a le droit d’assurer la sécurité de sa personne, de son honneur et de ses biens, mais il n’a pas le droit de m’empêcher de gouverner selon ma charî’a.

Il y en a parmi les oulémas qui autorisent un non-musulman à détenir l’autorité, mais ce n’est pas un cas général, jusqu’à quel point pouvez-vous accepter cela ?

Ahmad ‘Achûch : je défie quiconque de dire que l’islam autorise un non- musulman à exercer quelle que forme d’autorité que ce soit sur un musulman, celui qui prétendrait cela doit fournir des preuves et des arguments (…) la discrimination en Europe est une réalité visible, même entre chrétiens, comment peut-on me demander de ne pas appliquer une discrimination à raison de la croyance religieuse

Pourquoi avez-vous créé l’avant-garde salafiste (al-talî‘a al-salafiyya) que vous présidez ?

Ahmad ‘Achûch : nous faisons partie du courant jihadiste, nous ne représentons que nous mêmes et nous ne parlons pas au nom de tout le courant. Nous avons annoncé les objectifs de l’avant-garde salafiste, pour que personne ne parle en notre nom, compte-tenu de ce que l’expression de salafisme jihadisme et de Gamâ’at al-jihâd est revendiquée par beaucoup de gens. Ceux qui parlent au nom du courant sont eux qui sont restés fidèles à leurs positions et qui n’ont pas changé à l’intérieur de la prison, parmi eux il y a le cheikh Mohammad al-Zawâhirî.

Est-ce qu’un retour à l’action armée est de nouveau possible en Egypte et quand pourriez vous y avoir recours ?

Ahmad ‘Achûch : le courant jihadiste en Egypte est une extension du courant jihadiste mondial, un auxiliaire parmi ses auxiliaires. Il porte l’esprit de l’islam, sa droiture et sa vocation. Il croit que la victoire de cette religion ne se fera que par un Livre qui guide et un Sabre victorieux (nâsir). C’est pourquoi nous croyons à la science et à l’action, nous croyons dans le jihad dans la voie de Dieu, et nous croyons que le jihad peut se faire par la main, la langue et l’argent. C’est ainsi que nous agissons et nous appelons les autres à faire de même. Le jihad se fait contre les ennemis et il y a aussi le jihad de l’âme (jihad al-nafs) ; nous ne nous limitons pas au jihad de l’âme comme le prétendent les gens qui sont dans l’erreur (batâlîn). Celui qui se met dans le camp des ennemis de Dieu – le miséricordieux –, et de son Prophète, nous sommes en guerre contre lui et en situation d’inimitié vis-à-vis de lui. En ce qui concerne l’Egypte, notre bataille c’est la bataille du Livre (mushaf) comme l’a si bien mentionné le cheikh des jihadistes (chaykh al-mujâhidîn) le Dr. Ayman al-Zawâhirî. Nous estimons que l’Egypte a besoin de clairvoyance, de guidance et d’une accessibilité à la preuve [divine]. Parce qu’il y a une différence entre la vérité (al-haqq) et l’erreur (al-bâtil) pour que, par le témoignage, périsse celui qui (devait) périr, et vive, par le témoignage, celui qui (devait) vivre, [allusion à la sourate coranique du Butin, verset 42).

04 février 2013

Démissions chez les oulémas marocains

Démissions chez les oulémas marocains

Belga, le 04 février 2013

"Le Maroxellois" avait déjà dénoncé des "dysfonctionnements, incompétences, gestion hasardeuse et dilapidation des biens publics".

A la suite de soupçons de fraude, les fondateurs du Conseil européen des oulémas marocains (Ceom), basé à Bruxelles, ont démissionné, rapporte lundi Le Soir sur base d'une information à paraître dans le magazine des Bruxellois d'origine marocaine "Le Maroxellois". Dans le courant du mois de décembre, le périodique avait déjà dénoncé des "dysfonctionnements, incompétences, gestion hasardeuse et dilapidation des biens publics" dans le chef du CEOM.

Une série de plaintes avaient été enregistrées par la police et l'inspection du travail pour abus de biens sociaux, abus de pouvoir, harcèlement moral et travail au noir.

Depuis, les autorités marocaines ont pris le dossier au sérieux, selon Le Soir, puisque les trois membres fondateurs du Ceom, Taher Tujgani, président de l'association, et deux administrateurs, Mohamed Kajjaj et El Khammar El Bakali ont été priés de démissionner. Le porte-parole a également renoncé à ses fonctions.

La Maroxellois s'interroge sur l'activité réelle des dix-huits oulémas ainsi que sur les millions d'euros qui transitent par la compte bruxellois du Ceom. L'asbl est la "doublure" privée d'un organe théologique officiel institué par le roi du Maroc, Mohamed VI, en octobre 2008.

12:16 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 février 2013

Quel rôle joue "l'Islam" dans les révolutions arabes

Quel rôle joue "l'Islam" dans les révolutions arabes

Intervention de Farhad Khosrokhavar dans le cadre de l'Université Populaire de l'Institut de Recherche et d'étude Méditerranée et Moyen Orient (iReMMO) du 12/01/13.

Farhad Khosrokhavar, directeur d'études à l'EHESS et chercheur au Centre d'Analyse et d'Intervention Sociologiques, est l'auteur de "The New Arab Revolutions that Shook the World" (Paradigm Publishers, Boulder, London, 2012)

Un savant d' Al Azhar explique du wahhabisme

Un savant d' Al Azhar explique du wahhabisme 

12:33 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le jugement concernant le vote pour la constitution mécréante

Le jugement concernant le vote pour la constitution mécréante

Dar Al-Islam, le 30 Janvier 2013

Au Nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.

Le blog «daralislam» vous présente la traduction de certains passages et le résumé d’autres du décret du cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi – membre du comité pour le programme d’études et le programme à l’université islamique – sur le référendum qui a eu lieu les 15 et 22 décembre 2012 en Égypte.

Après avoir fait l’introduction, manifesté l’envie de conseiller la communauté, et mis en garde contre le fait de cacher la science, le cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi dit :

«La nouvelle constitution égyptienne tire ses lois du peuple, de sorte que son programme est composé de :

Premièrement : Le peuple est la source du pouvoir.

Deuxièmement : Le système du gouvernement est démocratique.

Troisièmement : La liberté totale de pensée, de l'innovation, de l’avis, du logement, de la propriété, de la résidence et des déplacements.

Je dis : Le système démocratique supprime la Législation d'Allah de Sa terre et retire le droit d’Allah de juger Ses créatures, et la source du pouvoir dans ce système est la nation, y compris le pouvoir législatif et le fait de légiférer des lois ; ce qui signifie que le système auquel est soumise la démocratie est la législation inventée, et non le Livre d’Allah et la Sounna ; et la démocratie survit sur le principe de la liberté individuelle, de sorte que chaque personne a le droit dans l'ombre de la démocratie de faire ce qu'elle veut et mettre en pratique ce qu'elle veut et elle a le droit à la parole, quelque soit son discours, aussi longtemps que ce discours ne s'oppose pas à la législation inventée de l’État.

Il est donc clair que cette législation est une législation inventée dont Allah n'a révélé aucune preuve, il s'agit donc de la législation mécréante et de Tâghût ; il n’est donc pas permis de l’accepter et d’être d’accord avec, ni de juger avec, ni lui demander le jugement, parce qu'Allah le Très-Haut dit : «N’est-il pas étonnant de voir ces gens qui prétendent croire à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi recourir à l’arbitrage du Tâghût, qu’ils avaient pourtant reçu ordre de renier ? Ainsi, Satan veut les enfoncer encore davantage dans la voie de l’égarement» (Coran, 4/60)

«Il ne convient pas à un croyant ni à une croyante de suivre leur propre choix dans une affaire, une fois qu’Allah et Son Prophète en ont décidé autrement. Quiconque désobéit à Allah et à Son Prophète s’égare de toute évidence» (Coran, 33/36)

«Juge donc entre eux d’après ce qu’Allah t’a révélé. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est parvenue» (Coran, 5/48)

«Juge donc entre eux d’après ce qu’Allah t’a révélé, sans rien céder à leurs passions. Prends garde que leur influence ne t’écarte de certains commandements qui t’ont été révélés ! S’ils refusent ton jugement, c’est le signe, sache le, qu’Allah veut leur infliger la sanction de quelques-uns de leurs crimes, car beaucoup d’hommes sont pervers. Regretteraient-ils les sentences rendues au temps de la période païenne ? Mais qui donc est meilleur juge qu’Allah pour un peuple qui a foi en Lui ?» (Coran, 5/ 49, 50) 

Le cheikh Abdoulaziz Ar-Radjihi nous informe qu'après ce décret seront publié les preuves et les paroles des imams et des savants quant à l’obligation de juger d’après le Livre d’Allah et la Sounna et le jugement de celui qui se détourne de juger avec.

Puis, le cheikh dit : «Il est donc interdit de voter pour la constitution, parce qu’il n’est pas permis de voter pour ou contre l’application de la Législation d’Allah et il n’est pas permis de voter pour confirmer la mécréance et le polythéisme ; au contraire il est obligatoire de le renier et de le désavouer lui et ses partisans en général ; et il est obligatoire à celui qui a voté de se repentir à Allah le Très-Haut et de manifester son désaveu d’elle (de la constitution, ndt) et de demander l’établissement de la Législation d’Allah, parce que le système précédent a réellement été renversé pour établir sur ses ruines le Jugement d’Allah, et non pour renverser une législation mécréante pour la remplacer par une autre législation mécréante»

À suivre, inshaAllah. 

02:52 Écrit par Rachid Z dans Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |