18 avril 2013

Conseil Supérieur des Oulémas : peine de mort pour les Marocains musulmans qui changent de religion

Conseil Supérieur des Oulémas

Peine de mort pour les Marocains musulmans qui changent de religion

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Lakome, le 16 avril 2013

L'institution présidée par Mohammed VI, "Commandeur des croyants", vient d'émettre une fatwa affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort, selon le quotidien "Akhbar Al Youm".

Selon le quotidien "Akhbar Al Youm" de ce mardi, le Conseil supérieur des Oulémas vient d'émettre une fatwa interdisant aux musulmans la liberté de croyance (déjà interdite par le code pénal marocain). Cette fatwa a été sollicitée par la délégation ministérielle des droits de l'Homme, dirigée par El Mahjoub El Haiba, dans le cadre de la préparation du rapport périodique relatif aux droits civiques et politiques.

Le journal ajoute que le Conseil des Oulémas a émis cet «avis juridique» comme réponse officielle à la délégation interministérielle, affirmant que le musulman qui change de croyance (règle de l'apostasie) mérite la peine de mort.

Actualisation : les explications du Conseil des Oulémas

17 avril 2013

La médisance en l'islam

La médisance en l'islam

L’imam Ismail de la Mosquée "Les Bleuets" à Marseille

02:00 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 avril 2013

Plaire aux kouffars : Par Abu Waleed

Plaire aux kouffars

Par Abu Waleed

(Âmes sensibles s’abstenir !)

00:49 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10 avril 2013

Syrie : L'union des savants syriens appellent au combat contre BACHAR HEZBO-IRAN

Syrie

L'union des savants syriens appellent au combat contre BACHAR HEZBO-IRAN : fatawa prononcé par le Shaykh Muhammad Alî as-Sâbûnî, connu pour son Tafsir du Coran «Safwat At Tafassir»…

09 avril 2013

Aïssam Aït-Yahya

Aïssam Aït-Yahya

Aïssam Aït-Yahya, invité de l'émission Forum Débat sur Beur FM, le 26 mars 2013, sur le thème du rejet de la cours de cassation du licenciement pour port du hijab de l'employée musulmane de la crèche Baby Loup. Autres sujets abordés : la laïcité et le vote... 

15:19 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06 avril 2013

Nouvelle réglementation : un seul hadj tous les 5 ans

Nouvelle réglementation

Un seul hadj tous les 5 ans

Oumma.com, le 6 avril 2013

Depuis des années, les demandes de  pèlerinage à la Mecque ne cessent  de progresser, au point que dans certains pays musulmans, le tirage au sort est de mise pour désigner les fidèles qui ont décidé d’ accomplir le Hadj, cinquième pilier de l'Islam.  Il en va de même en Europe et particulièrement en France, où le voyage à la Mecque devient une priorité pour de nombreux musulmans. Pour faire face à cet afflux de pèlerins en augmentation constante, les autorités saoudiennes ont établi une nouvelle réglementation qui entrera en vigueur dès le hadj 2013.  Désormais, chaque musulman ne pourra se rendre à la Mecque dans le cadre du Hadj qu’une fois tous les 5 ans.

Cette réglementation qui va dans le bon sens pourrait assainir un marché du hadj caractérisé par une forte opacité et des pratiques malhonnêtes dont les premières victimes sont des pèlerins qui ont consenti beaucoup de sacrifices financiers pour effectuer ce voyage tant attendu. Nous vous rappelons  par ailleurs, qu’il reste encore des places pour se rendre à la Omra avril 2013 (petit pèlerinage). Vous pouvez à ce titre vous informer auprès de notre partenaire Partir à la Mecque.

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04 avril 2013

Antiracisme :le langage responsable

Antiracisme : le langage responsable

Shannon Pfohman, le 04 avril 2013

Réagissant à l’article de la Libre Belgique sur le rapport annuel du Réseau européen contre le racisme (ENAR) sur le racisme en Europe, M. Destexhe a commis une longue tirade ayant pour seul mérite de concentrer en fort peu de lignes l’essentiel des fadaises réactionnaires sur l’antiracisme et la lutte pour l’égalité de toutes et tous en Europe (LLB 27/03/2013). La cause ? Notre rapport s’inquiétait de la progression constante des propos et actes islamophobes en Europe depuis le 11 septembre 2001. Il avance que les rapports sur le racisme, dont celui de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme en France, ne sont pas scientifiques et se contente d’affirmer que "beaucoup d’éléments convergents [ ] prouvent" que l’Europe est particulièrement tolérante.

M. Destexhe balaie d’un revers de la main les nombreuses études sur l’islamophobie menées depuis plus d’une décennie tant par des organisations internationales (Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes, Agence des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, Eurostat, Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe, Nations Unies), que par des organisations respectables comme Amnesty International ou ENAR. En tentant de les décrédibiliser, M. Destexhe prétend en fait briser le thermomètre pour guérir la fièvre. Récusant les méthodologies de collecte d’information, il conclut que le phénomène n’existe pas. En France, 83 % des victimes recensées d’actes islamophobes sont des femmes. Deux tiers au Royaume-Uni. En Bulgarie, 35-40 % des musulmans sont exclus du marché de l’emploi contre 12 % de la population majoritaire. Aux Pays-Bas, un jeune musulman met 6 fois plus de temps pour décrocher son premier job qu’un jeune issu de la population majoritaire à compétences égales.

Selon les données de l’Agence des Droits Fondamentaux, en 2009, un musulman sur 10 en Europe a subi une agression raciste au cours des 12 derniers mois. Cela, ce sont des faits. La fine pointe émergée de l’iceberg. Car toutes les études en Europe montrent que 80 à 90 % des musulmans victimes d’islamophobie ne rapportent pas auprès des autorités compétentes les insultes, les violences physiques, les refus de service, les vexations quotidiennes, les propriétaires indélicats, les courriels haineux, les violences policières, le profilage ethnique et religieux auxquels ils font face chaque jour. Manque de connaissance de leurs droits à l’égalité, manque de confiance dans les institutions, conviction que de toute façon, "ça ne sert à rien". Plus grave encore. Dans la région de Bialystok, en Pologne, où l’on trouve une des populations musulmanes les plus intégrées d’Europe à tel point qu’il est impossible de distinguer à l’œil nu une mosquée d’une église, une population présente depuis plus de 5 siècles, contribuant à tous les niveaux de l’Etat, s’étant battue comme tant d’autres pendant le siège de Varsovie, voit maintenant ses mosquées vandalisées avec des tags néonazis. Ça ne vous rappelle rien ?

Récurrence d’un temps où les Allemands juifs du début des années 20 étaient également parfaitement intégrés et contribuaient positivement au développement de leur pays. Quand il a fallu trouver un bouc émissaire pour les déboires de la crise financière et économique de l’époque, on a su les retrouver, un par un. L’Allemagne ne s’est pas réveillée, un beau matin, antisémite et avide de pogroms. Au contraire, la violence sociale inouïe que connut cette société a été construite, patiemment, sur plusieurs décennies, jusqu’au point de basculement de l’ensemble du corps social. Tout commence de manière anodine, par des remarques de plus en plus racistes qui se banalisent peu à peu dans le discours majoritaire (comme ces commentaires sur les "Norvégiens" dans le métro bruxellois), jusqu’à culminer dans des manifestations de violences collectives : lieux de culte vandalisés, tombes d’anciens combattants désacralisées, maisons brûlées avec leurs habitants.

Nous, Européens, horrifiés par l’abomination qu’a produite notre civilisation à un moment donné de son histoire, nous avons encapsulé la Shoah dans sa singularité, nous l’avons muséifiée et aseptisée à tel point que nous sommes devenus incapables d’en reconnaître dans notre quotidien les mêmes prodromes liés à la gestation de la même "bête immonde", que ce soit à l’encontre des Juifs, des Roms, des musulmans ou des Noirs.

Partout en Europe, les membres d’ENAR, dont bon nombre sont volontaires, combattent conjointement l’antisémitisme et l’islamophobie (qui n’a rien à voir avec la critique ou la peur de l’islam, mais avec le racisme et les discriminations spécifiques sur la base d’une islamité réelle ou supposée). Ils savent que l’antisémitisme et l’islamophobie sont les deux facettes d’une même pièce. Notre rapport sur le racisme en Europe a mis en évidence la responsabilité écrasante des décideurs politiques qui, sous couvert de parler vrai des vrais problèmes, diffusent en permanence des discours toxiques et stigmatisants à l’encontre de certaines populations, dont les musulmans et les Roms en particulier.

Ce constat dépasse le clivage gauche/droite et les discours de haine sont communs à l’ensemble de l’échiquier politique, de Reykjavík à Bucarest, de Lisbonne à Helsinki. La liberté d’expression - par ailleurs en péril - a des limites définies notamment par la Convention Européenne des droits de l’Homme. L’incitation à la haine est une de celles-ci. Les médias n’échappent pas à la critique. La titraille de la Libre Belgique du 26 mars, "Les Européens islamophobes", est un cas d’école. Le discours, mettant pourtant en évidence notre rapport, est a priori innocent mais il suscite stigmatisation et rejet. M. Destexhe ne s’y est pas trompé. Or, nous n’avons jamais fait une telle généralisation qui revient presque à faire du racisme à l’envers.

Le mouvement antiraciste européen parle aujourd’hui un langage de responsabilité. Le passé ne peut justifier que l’on élude les questions légitimes qui accompagnent les profonds changements que connaissent nos sociétés. Cela implique en premier lieu de reconnaître que notre Europe n’est pas guérie de ses vieux démons. Mais elle a prouvé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que c’est en faisant confiance à son immense diversité, en faisant le pari de l’égalité et en partageant les fruits de la croissance entre tous - nationaux comme migrants - qu’elle a connu une des plus belles périodes de son histoire.

Les Européens savent, au fond d’eux-mêmes, que c’est encore possible. Ils savent aussi qu’ils n’ont aucune envie de haïr leur voisin juif, musulman ou rom, et qu’ils désirent au contraire partager, car ce passé récent nous a démontré que cela contribue massivement à notre droit au bonheur. Aujourd’hui, nous sommes une force de proposition concrète, indépendante, contente de prêter main-forte à tout qui souhaitera mettre en place des politiques progressistes et alternatives pour le bénéfice de toutes et tous

Les musulmans du Sri Lanka pris pour cible par des bouddhistes intégristes

Les musulmans du Sri Lanka pris pour cible par des bouddhistes intégristes

Par Charlotte Boitiaux, le 03 avril 2012

Les agressions contre la communauté musulmane se multiplient ces dernières semaines. Les autorités attribuent ces actions à des moines bouddhistes extrémistes. Signe d'un bouleversement idéologique en Asie du Sud-Est ou simple crise ponctuelle ?

La scène se déroule le soir du 28 mars dans la banlieue de Colombo, la capitale du Sri Lanka. Alors qu’il s’apprête à fermer boutique, un commerçant musulman voit son magasin mis à sac par quelque 500 Cinghalais. La foule, qui jette des pierres contre l’enseigne, insulte également le propriétaire, raconte le correspondant de la BBC Charles Haviland. Plusieurs personnes, dont des journalistes, sont blessées durant la bousculade.

Ces derniers mois, le Sri Lanka, à très grande majorité bouddhiste (70 %), a vu se multiplier le nombre d’agressions à l’encontre de la communauté musulmane, qui représente moins de 10 % de la population de l’île. Outre l’attaque de leurs commerces, les musulmans sri-lankais déplorent des actes de vandalisme de plus en plus fréquents contre les mosquées et dénoncent le boycott de nombre de leurs boutiques.

Autant d’agressions qui ont conduit le principal partenaire du gouvernement de coalition du président Mahinda Rajapakse, le Congrès des musulmans du Sri Lanka (SLMC), a dénoncé des "campagnes d'attaques et de haine" contre les musulmans, tandis que les autorités ont attribué ces actions à des moines bouddhistes extrémistes.

L’islam, un "envahisseur"

Comment expliquer ce regain de violences interreligieuses alors qu’en Occident le bouddhisme renvoie l’image d’une religion tolérante ? Selon Raphaël Liogier, spécialiste du bouddhisme et directeur de l’Observatoire du religieux à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, la colère des bouddhistes est avant tout liée à un sentiment de concurrence religieuse. Même s’il n’est encore qu’ultra-minoritaire dans le pays, le "succès" de l’islam auprès des classes populaires sri-lankaises fait ressurgir un sentiment de "danger" chez les Cinghalais.

"Le Sri Lanka a construit toute son identité autour du bouddhisme. Il faut bien comprendre que, sur l’île, le bouddhisme n’est pas une simple religion mais une identité culturelle profonde, une idéologie d’État", explique à FRANCE 24 le chercheur. Or, depuis quelques années, un "élément conjoncturel" vient bousculer cette institution : l’islam. "Si je devais vulgariser, je dirais que les moines bouddhistes fanatiques considèrent les musulmans comme des envahisseurs qui menacent l’identité même du Sri Lanka. Ces bouddhistes ont donc le sentiment qu’ils doivent résister à l’envahisseur", poursuit-il.

Une résistance qui s’organise autour d’un mouvement politique particulièrement radical : le Bodu Bala Sena (BBS). Considérée comme un groupe "fasciste" selon le diplomate sri-lankais Dayan Jayatilleka ou encore "pernicieux" selon l’"Asian Tribune", cette formation, créée il y a dix mois, connaît un succès populaire "inquiétant", explique Raphaël Liogier.

Retrait du label halal

Surfant sur l’idée d’une crise identitaire inéluctable, le BBS a réussi à étendre son influence sur le terrain politique. Mieux : le 11 mars, il a obtenu le retrait du label halal sur les viandes commercialisées dans le pays. Les industriels de l'alimentation au Sri Lanka fabriquent en effet depuis longtemps tous leurs produits en utilisant des méthodes halal, pour une question de coût principalement.

Les moines bouddhistes ne comprenaient pas pourquoi la minorité religieuse contraignait la majorité de la population à consommer des aliments préparés selon les préceptes de l'islam. Après une longue campagne de boycott, ils ont donc fait plier la "All Ceylon Jamiyyathul Ulama" (ACJU), la principale organisation islamique de l’île, qui a justifié cette décision historique au nom de la paix entre les religions. "Comme dans toutes les croyances, on s’aperçoit qu’il existe dans le bouddhisme une frange ultra-radicale qui va à l’encontre du fantasme collectif selon lequel seuls les musulmans peuvent connaître ce degré d’extrémisme", précise Raphaël Liogier.

Reste à savoir si cette radicalisation reflète une crise ponctuelle ou est le symptôme d’un bouleversement idéologique plus profond en Asie du Sud-Est. "Ce qui me préoccupe, c’est que ces tensions s’étendent en Birmanie où l’on constate des similitudes avec les violences au Sri Lanka. Et je crains, en fait, que la crise d’identité que traverse le pays n’en annonce une bien plus profonde, qui touchera dans les prochaines décennies tous les pays d’Asie du Sud-Est", conclut Raphaël Liogier.

27 mars 2013

Les 10 meilleurs lycées de France

Les 10 meilleurs lycées de France

L’Express, le 27 mars 2013

  1 Lycée Saint-Gabriel

  2 Lycée Sainte-Cécile

  3 Lycée Edgar Poe

  4 Lycée Sévigné - Saint-Louis

  5 Lycée Marcel Callo

  6 Lycée privé Averroès - Lille

  7 Lycée de Tour Sainte

  8 Lycée ORT Léon Bramson

  9 Lycée Victor Bérard

  10 Lycée Vauban

21 mars 2013

Liban: un état des lieux du salafisme - Entretien avec Romain Caillet

Liban: un état des lieux du salafisme - Entretien avec Romain Caillet

Propos recueillis par Olivier Moos, le 21 mar 2013

Islamologue de formation et spécialiste du salafisme, Romain Caillet termine une thèse en histoire contemporaine intitulée Les nouveaux muhâjirûn. L'émigration des salafistes français en «terre d'Islam», sous la direction de François Burgat, à l'Université de Provence/IREMAM.

D'abord implanté à Tripoli, le courant salafiste a progressivement pris de l'ampleur au Liban tout au long des années quatre-vingt-dix. A partir de 2005, toutes les expressions salafies ont voix au chapitre. Romain Caillet explique à Religioscope l'évolution et la situation du salafisme au Liban.

Salafisme, ou Salafiyyah, désigne une idéologie et un ensemble de mouvements sunnites islamiques modernes, de tendance littéraliste et puritaine, apparus dans la deuxième moitié du 19ème siècle en réaction à la propagation des idées européennes. Ce courant de pensée, recouvrant des mouvements aussi divers que le wahhabisme saoudien, des groupes jihadistes ou encore des tendances «légitimistes» (madkhalisme), appelle à la restauration d'une authenticité islamique par l'adhésion stricte aux principes et pratiques des textes et enseignements originaux.

Religioscope - Peut-on dresser une brève chronologie de l'implantation du salafisme au Liban ? Quelles ont été ses figures clefs ? Quel est la trajectoire historique du salafisme dans ce pays ?

Romain Caillet - Au Liban, le salafisme est d'abord apparu à Tripoli, ville où a grandi le théologien réformiste Muhammad Rashîd Ridâ (1865-1935), dont la revue al-Manâr, publiée au Caire, influencera le shaykh Muhammad Nâsir ad-Dîn al-Albânî (1914-1999), l'un des trois pères fondateurs du salafisme contemporain. Al-Albânî résidera lui-même plusieurs mois au Liban. Cependant, c'est un certain Sâlim Shahâl (1922-2008) qui fut le véritable fondateur du courant salafi au pays du Cèdre. Décédé à l'âge de 86 ans et formé par les oulémas de Médine, Salîm Shahâl fonde à son retour d'Arabie saoudite le groupe Shabâb Muhammad («jeunes de Muhammad») qui constitue la première formation salafie au Liban. Plusieurs personnalités de Tripoli, qui s'illustreront par la suite sur la scène islamique locale, notamment le shaykh Sa'îd Sha'bân (1930-1998), adhèrent alors à cette organisation, qui prendra par la suite le nom de «regroupement des musulmans» (Jamâ'at muslimûn), sans toutefois parvenir à incarner un véritable mouvement populaire.

Au milieu des années quatre-vingt, dans le contexte de la guerre civile libanaise, le fils de Sâlim Shahâl, prénommé Da'î al-Islâm, revient diplômé de l'Université islamique de Médine et en 1992 succède à son père vieillissant à la tête du salafisme tripolitain, toujours balbutiant à cette époque.

Tout au long des années quatre-vingt-dix, en fonction des aléas de la politique internationale et de l'état des relations diplomatiques entre l'Arabie saoudite, qui finance une partie des instituts salafis de Tripoli, et le régime syrien de Hafez Al Assad, dont l'armée occupe la capitale du Nord-Liban depuis 1985, le courant salafi prend progressivement de l'ampleur dans tout le pays. A partir de mars 2005, le départ des troupes syriennes, qui marque la fin du «protectorat» syrien sur le Liban, annonce une nouvelle ère pour les tenants du salafisme au pays du Cèdre. Avec l'avènement de la liberté d'expression au Liban, ce n'est plus seulement le salafisme inclusif et pragmatique de Da'î al-Islâm Shahâl qui a droit au chapitre mais toutes les expressions salafies, y compris celle du courant jihadiste, dont les partisans libanais expatriés à l'étranger sont sur le chemin du retour.

Durant l'été 2005, quelques mois après le départ du dernier soldat syrien présent au Liban, le très médiatique Omar Bakri, lassé du harcèlement policier dont il fait l'objet en Grande-Bretagne, décide de s'installer définitivement au Liban, dont il est d'ailleurs originaire.

Un an plus tard, en 2006, c'est le shaykh Sâlim ar-Râfi'î, considéré comme le chef de file du salafisme en Allemagne, et auteur d'ouvrages recommandés par le plus prestigieux des oulémas saoudiens, l'ancien Grand Mufti 'Abd al-'Azîz b. Bâz (1912-1999), qui fait son retour à Tripoli, dont il deviendra l'une des personnalités les plus influentes…

La suite : Religioscope 

Réaction du PTB Charleroi à des faits de racisme dans l'administration carolo

Raoul Hedebouw

Porte-parole national du PTB

Réaction du PTB Charleroi à des faits de racisme dans l'administration carolo

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Facebook, le 21 mars 2013

Mais enfin, ou va-t-on ? Demander à des femmes un certificat d'islamité pour pouvoir apposer une photo d'identité avec le voile. Mais qu'on arrête d'emmerder les gens à la fin ! Qu'on laisse les gens vivre leur croyance. Le racisme monte en Belgique, et la crise n'y est pas pour rien. Comme PTB, comme parti de gauche, nous nous battons contre ces discriminations parce qu'elles divisent les travailleurs. Ensemble nous sommes plus forts !

Réduire le port du voile à l'asservissement me semble un peu caricatural. Il faut une fois aller discuter avec ces filles pour comprendre que les choses ne sont pas si simples (mais y-a-t-il bcp de militant de gauche qui discutent avec elles ? Je doute ...). Mais encore une fois : libre à toi camarade d'aller les convaincre qu'elles ne doivent plus porter le voile. Tout comme les militants socialistes dans les années 1900 étaient libres d'aller mener le combat contre l'Église. Je dis simplement que l'on ne va pas résoudre cela par l'interdiction, que du contraire, elle renforce encore plus le repli sur soi.

20 mars 2013

"Les Oubliés de la Oumma : les prisonniers musulmans entre injustice et indifférence"

  "Les Oubliés de la Oumma : les prisonniers musulmans entre injustice et indifférence"

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Avec les interventions des associations :

Cage Prisonners de LONDRES - Sanâbil de PARIS, ainsi que des témoignages

Le dimanche 14 avril à 14H30

14, Rue Saint Joseph. 1080 Molenbeek - Accès métro : Comte de Flandre

Entrée : 2€                          

19 mars 2013

Amsterdam : Musulmans et juifs restaurent le plus vieux cimetière juif de la ville

Amsterdam

Musulmans et juifs restaurent le plus vieux cimetière juif de la ville

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Par Gerard Fredj, le 19 mars 2013

Après avoir été laissé à l'abandon pendant plus de soixante-dix ans, l'ancien cimetière juif d'Amsterdam va rouvrir grace à l'action combinée de jeunes musulmans d'origine marocaine, et de jeunes juifs de la ville.

Plus de 175 000 juifs reposent dans le cimetière de Zeeburg, un quartier très défavorisé d'Amsterdam. Selon l'association pour la sauvegarde du cimetière, celui-ci pourrait réouvrir une fois par mois.

Une réouverture rendue possible grace à la mobilisation de plusieurs centaines de jeunes marocains et juifs de la ville qui se sont mobilisés pour nettoyer totalement le cimetière et le rendre accessible.

Ils ont également repeint les murs recouverts de graffitis, coupé la végétation sauvage qui avait envahi les allées et remis en état les allées qui serpentent entre les tombes.

Au total, la remise en état aura nécessité un investissement de plus de 120 000 euros financés par la municipalité pour une petite partie, et par des donateurs juifs et non juifs pour l'essentiel.

Tout devrait être prêt pour marquer le 300 ème anniversaire du cimetière.

Un millier de visiteurs s'étaient pressés pour la seule journée d'ouverture en fin d'année dernière.

Historiquement, ce cimetière était la dernière demeure des plus pauvres parmi les membres de la communauté juive de la ville. La plupart d'entre eux étaient des immigrants pauvres venus d'Europe de l'est pour s'installer en Hollande aux 18è et 19è siècles.

Les musulmans de la RDC sont en colère

Les musulmans de la RDC sont en colère

Colère à cause d’un arrêté de la ministre de la justice et des Droits humains daté du 1er mars courant et qui suspend pendant trois mois les activités de la Communauté Islamique au Congo (COMICO) sur toute l’étendue du territoire national.

Et pour quel motif ? A cette question, le secrétaire général de la COMICO, Moussa Kalema Sangolo Zaku explique que la décision de Wivine Mumba Matipa est liée au conflit qui oppose des membres de la communauté Ouest africaine en RDC.

La querelle porte sur une mosquée située sur l’avenue Usoke numéro 90 dans la commune de Kinshasa, a signalé Moussa Kalema au cours d’une conférence de presse qu’il a animée hier mardi 12 mars au siège de la COMICO sur l’avenue des Huileries dans la commune de Lingwala.

Ladite mosquée abrite le siège du Comité islamique au Congo qui réunit essentiellement les musulmans expatriés originaires des pays de la Communauté économique pour le développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), communauté qui porte d’ailleurs la même dénomination et qui dispose d’une personnalité juridique ainsi que d’un statut confessionnel lui délivré en 2006 au même titre que la COMICO.

A entendre Moussa Kalema, la propriété de la mosquée querellée est revendiquée par deux groupes de cette communauté ouest africaine qui, a-t-il dit, ne se sont pas entendus sur sa gestion et sur bien d’autres sujets, notamment l’exclusion dont font l’objet des sujets congolais au sein de cette communauté...

Un tiers perturbateur, les musulmans

Un tiers perturbateur, les musulmans

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Henri Goldman, le 18 mars 2013

La création à la rentrée scolaire de 2013 d’une école secondaire musulmane pourrait marquer le début d’un réseau d’écoles musulmanes, effet non voulu et non prévisible du Pacte scolaire, mais résultat de la ségrégation dont sont victimes les musulmans. La seule manière d’endiguer une ségrégation accrue dans un ghetto scolaire, à défaut de réviser le Pacte scolaire, est que les réseaux existants optent pour une neutralité inclusive et fassent place à la diversité culturelle et religieuse.

(...)

Un ghetto scolaire islamique

Mais avec l’initiative d’Al Amal, le franc est tombé : il n’y aucune raison pour que les musulmans n’utilisent pas à leur profit un dispositif fait sur mesure à l’intention des pouvoirs organisateurs catholiques. L’argent public disponible doit bénéficier équitablement à toutes les confessions. Et, comme l’expriment les promoteurs du projet, le besoin est réel et la cause parfaitement identifiée : «Une telle école répond aussi à une forte demande de la communauté musulmane de Bruxelles qui est confrontée à un véritable dilemme entre la pratique authentique de son culte et l’accès à l’éducation qui constitue un des fondements de notre démocratie. En Belgique, le port de signes religieux à l’école dépend du règlement d’ordre intérieur de chaque établissement et, à ce jour, les établissements secondaires qui les autorisent ne sont pas très nombreux. Ainsi, les personnes désirant exprimer visiblement leur foi se voient limitées dans leur choix d’école et d’options. Certaines seront même amenées à quitter le système scolaire. Dans ce contexte, l’institut Al Amal veut proposer une alternative aux personnes désirant porter des signes religieux à l’école et leur permettre d’avoir accès à un enseignement de qualité permettant à chaque élève d’atteindre les socles de compétences fixés par la fédération Wallonie-Bruxelles.»

Le succès de l’«école islamique Al Amal» semble assuré. Au-delà de la tolérance au port du foulard, d’un aménagement du temps scolaire tenant compte du calendrier musulman et de la fourniture de repas halal, les musulmans disposeront en propre d’une école où l’encadrement ne risque pas de leur manquer de respect à cause de leur religion. Qu’en sera-t-il de la mixité sur les bancs des classes, dans les piscines et dans les voyages scolaires ? Quel sera le prix à payer en échange des indispensables financements complémentaires en provenance de pays qui professent un islam peu compatible avec les droits de l’homme ? Le cours de biologie et l’enseignement de la Shoah seront-ils assurés avec assez de conviction ? La litanie des inquiétudes habituelles repartira de plus belle. Mais quoi qu’on puisse craindre ou fantasmer, et sous réserve que l’inspection scolaire fasse son travail, il n’y a rien dans cette initiative qui contredirait la lettre du Pacte scolaire, dont les rédacteurs ne pouvaient évidemment anticiper ce développement.

Si l’expérience d’Al Amal se révèle concluante, d’autres suivront. Dans une ville comme Bruxelles où le boom démographique exige l’ouverture rapide de nouvelles écoles pour lesquelles les fonds manquent, il serait mal venu de faire la fine bouche. Pour le coup, l’obsession d’une «neutralité exclusive» bannissant tous les signes d’appartenance du périmètre scolaire aura donné corps à un «monstre de Frankenstein», soit un ghetto scolaire islamique séparant radicalement les enfants musulmans des autres enfants.

Dans sa conclusion, Mathias El Berhoumi se demande «si la liberté d’enseignement telle qu’elle est organisée en Belgique n’est pas socialement dépassée. Il semble, en effet, hasardeux de considérer de nos jours que la référence, religieuse ou autre, d’une école inspire l’ensemble des enseignements dispensés». Hasardeux... sauf pour les nouvelles écoles musulmanes dont la raison d’être est bien que la religion islamique imprègne, non pas les programmes qui sont fixés par décret, mais l’ensemble de la culture scolaire et parascolaire dans laquelle ces programmes s’inscrivent.

La neutralité inclusive comme antidote

Sans doute cette analyse force-t-elle le trait. Elle présente comme une probabilité ce qui n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. Mais celle-ci devrait suffire à faire réfléchir les protagonistes habituels de la controverse scolaire, enfermés dans leur numéro de duettistes qui tourne en boucle : voilà la pente où nous conduit inexorablement le maintien en l’état de la liberté d’enseignement subsidiée. Si cette hypothèse devait se vérifier, les uns et les autres proclameront sans doute, la main sur le cœur : «Nous n’avons pas voulu cela», tout en se réjouissant peut-être secrètement d’être débarrassés d’une population à problèmes. Chacun pourra alors faire son examen de conscience quant au processus qui aura enfermé les enfants musulmans des classes populaires dans le cul-de-sac du développement séparé.

Pour autant, personne ne peut imaginer qu’une réforme d’envergure du Pacte scolaire puisse aboutir à brève échéance, même si l’ouverture de ce chantier ne devrait plus être différée. Mais si rien ne se passe, dans dix ans, le processus esquissé ici sera déjà irréversiblement engagé. Pour conjurer ce risque, il n’y a qu’un antidote : que les réseaux existantsà commencer par l’école publique qui est directement tributaire de la décision politiquechangent leur fusil d’épaule et se décident à pratiquer la neutralité inclusive, en accueillant les attributs culturels et religieux particuliers dans l’espace partagé, en valorisant ces particularités, sources de dignité pour les élèves et leurs parents qui doivent être reconnus pour se sentir «chez eux», et en organisant simultanément leur convergence dans la coproduction de la société commune. Cette proposition, qui rejoint la troisième suggestion formulée par Mathias El Berhoumi, serait un premier pas, immédiatement praticable, vers le dépassement de réseaux cloisonnés dont la mise en concurrence n’a plus rien à voir avec l’objectif de départ.