22 mars 2008

Modus Operandi

Modus Operandi

Une Belgique complice de la Shoah

Interview, (extraits), Niels Ruëll, Agenda - Cinéma, du 05 au 11 mars 2008

Ce n’est pas le pourquoi, mais le comment qui est au centre de Modus Operandi, un documentaire sur la persécution des juifs en Belgique. Comment les Allemands ont-ils pu envoyer aux camps d’extermination 24 916 juifs durant la Seconde Guerre mondiale avec une puissance militaire réduite au minimum ? Le film examine en particulier l’attitude des autorités belges qui va de la révolte sans appel à la collaboration assumée et inconsciente.

Outils de mémoire

Perelsztejn est le producteur enthousiaste de Modus Operandi

(…)

L’objectif de ma maison de production, Les films de la Mémoire, est de fournir au grand public une série d’outils de mémoire. Dans vingt ans, nos films auront sans doute un peu vieilli, mais ils devront toujours informer et intéresser. Ceci implique une grande préparation : se plonger dans les archives, récolter l’information disponible et éventuellement la compléter. Puis, on se met en quête de la meilleure façon de raconter l’histoire.

Employés modèles

(…)

L’occupant allemand appliqua en Belgique la même tactique que dans son propre Reich : on commençait par identifier les juifs, puis on les dépossédait de leurs biens avant de les isoler petit à petit du reste de la population. La persécution était un processus progressif. La catastrophe à commencé par un arrêté d’octobre 1940 qui obligeait les juifs à venir s’inscrire dans un registre spécial. Pour ne pas éveiller la méfiance, les allemands passaient par les administrations communales belges. Cette tactique payait : les juifs se sont rendus en masse à leurs maisons communales.

L’attitude des administrations communales et de leurs employés qui devaient appliquer les lois antisémites est très divisée : du refus à la collaboration passive en passant par le zèle excessif. A Bruxelles les fonctionnaires chargés du comptage des juifs se démènent. Ils conçoivent un modèle-type de fiche qui servira d’exemple à tout le pays.

Politique du pis-aller

Pour sauver les meubles, l’administration collabora avec les Allemands. (…) Tampons sur les passeports, interdiction d’occuper des fonctions publiques, ségrégation dans les écoles, les cinémas et les trams : les mesures antisémites n’ont pas de fin et connaissent leur premier sommet avec l’obligation de porter l’étoile de David. Bologne, le bourgmestre de Liège, charge son administration de distribuer les étoiles. A Anvers, elles sont vendues dans les écoles communales. (…) La majorité de la population reste indifférente aux mesures antisémites.

Mécanique de persécution

Je dois peser mes mots», explique Perelstejn lorsque je m’enquiert de la collaboration administrative. En la matière, la nuance de l’historien est une nécessité absolue. Pour Modus Operandi, nous avons travaillé avec un conseil scientifique. Chaque fois que le texte était modifié, nous lui soumettions la nouvelle version à relire dans le détail. Modus Operandi se veut un travail de référence. Nous avons utilisé un maximum de témoignages directs et la langue la plus claire possible. Notre but n’est pas de faire pleurer les gens. Contrairement aux Américains, nous laissons les violons de côté. Nous faisons appel à l’intelligence du spectateur. J’espère qu’il retiendra comment ce pays a été manipulé et que tout le monde peut être victime de cette mécanique de persécution. Les dérapages arrivent vite.

A voir au Vendôme

16:46 Écrit par Rachid Z dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Pute Pride : Fière de l'être

Pute Pride

Fière de l’être

Par, Agnès Giard, Les 400 culs, le 21 mars 2008

Putain, ça suffit ! Elles en ont assez de se faire insulter. Samedi 22 mars, l'association Les Putes organise la Pute Pride : une marche de fierté pour toutes les travailleuses du sexe. Leur combat vise essentiellement la fameuse LSI, ou «Loi Sarkozy». Rassemblement à 13h, place Pigalle à Paris.

«On est putes, on est fières ! Sarkozy c'est la guerre !» Créée depuis novembre 2005, l'association Les Putes multiplie les faits d'armes.

PREMIER FAIT D'ARME : RACOLAGE LASCIF DEVANT L'HOTEL MATIGNON

Le 8 mars 2006, une quinzaine de militantes en grande tenue de pute - talons compensés et perruques voltigeantes - racole devant l'Hôtel Matignon, fait de l'œil aux automobilistes et aguiche les passants afin d'exiger la démission de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Elles demandent surtout l'abrogation de la Loi sur la Sécurité Intérieure (LSI) du 18 mars 2003, qui rend le racolage passible de 2 mois de prison et 3 750 euros d'amende.

Pour les Putes, c'est intenable : cette loi, disent-elles, donne «à la police le pouvoir de mépriser encore plus les putes» et «accentue l'exclusion» des travailleuses du sexe.

Comment voulez-vous travailler quand vous n'avez même plus le droit de faire le pied de grue ? La loi dit qu'être pute c'est légal. Mais dans les faits, être pute c'est devenu l'enfer. Alors, elle crient : «Plus de caresses, moins de CRS !» et s'allongent sur la chaussée pour montrer l'exemple. Une quarantaine de flics rappliquent illico. Ils cernent les manifestantes vautrées sur le bitume.

«Restez sur le trottoir», demande un policier. «C'est bien ce que l'on demande !», répond ironiquement l'un des activistes. Les putes sont finalement toutes emmenées dans un fourgon de police. «Contrôle d'identité» et tout le toutim. Mais ça ne les empêchera pas de récidiver…

DEUXIEME FAIT D'ARME : CREATION DE LA PUTE PRIDE
Le 18 mars 2006, jour-anniversaire de la loi Sarkozy, elles sont environ
200 à défiler dans des T-shirts qui disent en grandes lettres roses fluo : «Je suis fière d'être une Pute». C'est nouveau : la majorité d'entre elles défilent à visage découvert. La tête haute. Pourquoi auraient-elle honte d'être des putes ? «Nous aimons notre métier, nous aimons nos clients : nous sommes fières d'être des Safe Sex Queens, proclame Maîtresse Nikita, une des leaders du mouvement. Nous ne vendons pas nos corps mais proposons des services sexuels, c'est notre métier et nous le faisons bien.»

Les membres de Act Up sont nombreux également. Et pour cause :

les putes qui militent au sein de l'association Les Putes sont essentiellementdes hommes. Gays, trans, trav ou bisexuels venus de l'univers très engagé d'Act Up, ils ont appris à ne pas se laisser marcher sur les pieds. Et bien qu'ils soient maquillés shocking, ce sont des mecs. Avantage : aucun proxénète dans les parages. Rien à voir avec de faibles femmes battues et rançonnées.

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15:51 Écrit par Rachid Z dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21 mars 2008

LE PS DEVRA DRESSER UNE STATUE EN L'HONNEUR DE SAINTE JOELLE (CDH)

LE PS DEVRA DRESSER UNE STATUE EN L'HONNEUR DE SAINTE JOELLE (CDH)

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Par Khalil Zeguendi, le 21 mars 2008

Joëlle Milquet a commis une erreur stratégique très grave en opérant un véritable chantage auprès des négociateurs afin de ramener aux affaires un PS moribond et défait.

Elle n'obtient rien et n'obtiendra rien du PS en termes de retombées politiques tant à Bruxelles qu'en Wallonie, car ce parti ne tardera pas à rejoindre l'opposition à l'issue d'élections régionales qui s'annoncent désastreuses pour lui.

Son rêve à terme de prendre la place de Thielemens , malade et fatigué, comme bourgmestresse de Bruxelles-Ville ne se réalisera probablement jamais puisqu'elle mise sur le mauvais cheval.

Joëlle Milquet est mûe par la peur de se retrouver "toute seule" et sans les socialistes face à Reynders (MR) et celui ci ne fait rien pour la rassurer de meilleurs sentiments…

La suite : http://khalilzeguendi.canalblog.com/

19:41 Écrit par Rachid Z dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |