17 décembre 2012

Le CEOM

Le CEOM

Khalil Zeguendi (Maroxellois)  

C’est l’appellation d’une sombre organisation islamique marocaine censée représenter et promouvoir, à travers toute l’Europe, l’islam de rite malékite : le Conseil Européen des Oulémas Marocains...

13 décembre 2012

Seconde partie du débat sur la théorie de l'évolution

Seconde partie du débat sur la théorie de l'évolution

OummaTV diffuse aujourd'hui  la seconde partie du débat sur la théorie de  l'évolution qui s'est déroulé devant un public nombreux dimanche 28 octobre à la Maison de la Chimie (Paris 7ème). Un débat qui a opposé Nidhal Guessoum (évolutionniste, astrophysicien) et Jean Staune (évolutionniste, philosophe des sciences) face aux anti-évolutionnistes Oktar Babuna (neurochirurgien, représentant de Harun Yahya), Dominique Tassot (ingénieur des Mines de Paris)  En invités de ce débat le Professeur Marc Godinot (évolutionniste, paléontologiste) et le Professeur Pierre Rabischong (anti-évolutionniste, spécialisé en neurologie et biomécanique de l'homme)...

17:24 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 novembre 2012

Zoophilie, homosexualité, Islam et Najat Belkacem

Zoophilie, homosexualité, Islam et Najat Belkacem

Par Lesoufflet, le 23 novembre 2012

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) a publié un communiqué sur son site internet, où elle dénonce avec virulence et sagesse le mariage homosexuel. S’ils ont entièrement raison, les Musulmans auraient du penser à cette mise à mort de notre civilisation avant de voter massivement pour le président socialiste. De son côté, Najat Vallaud-Belkacem a dénoncé les propos de l’UOIF, oubliant qu’elle fut longuement au service de sa majesté le roi du Maroc, pas vraiment connu pour avoir légalisé l’homoparentalité et pour ses positions progressistes… De l’hypocrisie !

Voici les principaux extraits du communiqué diffusé par l’organisation des Musulmans de France :

«Si le mariage entre deux personnes de même sexe devient une norme, alors toutes les revendications, même les plus incongrues peuvent, un jour, devenir une norme, au nom du même principe d’égalité».

«Qui pourra délégitimer la zoophilie, la polyandrie, au nom du sacro-saint amour ?»

«Ne sommes-nous pas en train de suivre une voie où le principe d’égalité ne serait plus défini par des limites et des normes communes, mais par des perceptions personnelles, aussi égoïstes et affectives puissent-elles être ?»

«Nous souhaitons rappeler que l’homophobie est condamnée par tous. Nous la condamnons fermement, mais cette discrimination n’est pas l’objet du débat», rappelle l’organisation. «Il n’est pas non plus ici question de se prononcer en faveur ou contre l’homosexualité, puisque tout individu a le droit de mener sa vie privée comme il l’entend».

«Il est du devoir de tout un chacun de bien comprendre les conséquences que cela pourrait avoir sur notre société si cette nouvelle forme de mariage et de parentalité entre en considération».

«Nous invitons la société civile dans son ensemble à s’exprimer et à prendre part à ce débat et à cette prise de décision qui risque de bouleverser irrémédiablement nos vies».

Il n’y a pas grand-chose à rajouter à ces évidences qui mettent toutes les religions, tous les sages, tous les philosophes, tous les anthropologues, tous les pédopsychiatres et 99% de l’humanité (hormis quelques idéologues totalitaires dont les socialistes français) d’accord.

Face a cette prise de position tardive mais nécessaire des Musulmans français, la ministre du Droit des femmes (oui oui, ça existe, on ne rigole pas !) n’a pu s’empêcher de distiller une énième leçon de morale, plaçant, en bonne socialiste, ceux qui ne sont pas de son avis du côté du mal. Et comme toujours depuis les premières discussions sur le projet socialiste de destruction de la famille, la terrible accusation de «dérapage» a été lancé par une Najat heurtée par la «violence langagière terrible» de l’UOIF.

Alors qu’ils ont été élus par les Musulmans français en les draguant éhontément, en les instrumentalisant et en faisant toute une campagne sur les prétendues xénophobie et islamophobie de Sarkozy, les socialistes pourraient avoir l’élégance de respecter un minimum les positions des Musulmans.

Pour rappel, comme l’a souligné une membre de l’opposition, Najat Belkacem a été «membre du Conseil de la communauté marocaine de l’étranger, créé par le roi du Maroc. Ce conseil a pour but de renforcer l’identité marocaine des Marocains de l’étranger, d’émettre des avis sur leur «éducation religieuse» (en l’occurrence musulmane). Les membres de ce conseil peuvent par ailleurs recevoir des indemnités.»

Najat Belkacem, progressiste en France et monarcho-obscurantiste au Maroc !!

Le voile au bled, mais l’homoparentalité en France, c’est maintenant !!

20:41 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23 novembre 2012

Nos frères et soeurs de Gaza

 Nos frères et soeurs de Gaza

Par Nader abou Anas

22 novembre 2012

EXPLICATEUR Les salafistes en France, un problème «social, pas religieux»

EXPLICATEUR

Les salafistes en France, un problème «social, pas religieux»

Martin Untersinger, le 18 septembre 2012

Le mot «salafisme» suscite fantasmes et peurs. Cette fraction ultraminoritaire des musulmans est certes très active, mais la réalité qu’elle recouvre en France n’est pas aussi alarmante qu’on peut l’imaginer.

Qu’est-ce que le salafisme ?

Les salafistes veulent vivre comme les premiers disciples de Mahomet (les «salafs») et renouer avec une forme ancienne de l’islam, telle qu’elle avait cours entre le VIIe et le Xe siècle.

Ils veulent revivre une forme d’ «âge d’or», et mythifient un passé où l’islam est vu comme dominateur et très pieux (les salafistes établissent d’ailleurs un lien entre les deux).

Dans sa forme moderne, le salafisme est assez récent. Il était jusqu’au XVIIIe siècle très minoritaire, sauf dans le Najd, région d’Arabie saoudite d’où est issue la famille régnante al-Saoud. Celle-ci a fait du wahhabisme – une forme locale de salafisme – la religion d’Etat.

La présence du salafisme en France est encore plus récente : il a été importé dans les années 90, notamment par des étudiants français partis étudier en Arabie saoudite ou par des religieux du Golfe.

(Bien avant les années 90, aussi bien en Belgique qu’en France, une bonne part des associations cultuelles musulmanes, fréquentées par les populations issues de l’immigration maghrébine, se reconnaissait dans le mouvement piétiste (dans le sens étymologique du motindo-pakistanais tabligh. Progressivement, dans les années 90, vu la proximité de cette conception de croyance islamique avec celle de la salafiyyâh, le discours des imams officiant dans ces mosquées adoptait la même teneur que celui de leurs frères, tout aussi piétistes, de la voie des pieux prédécesseurs !) (Rachid Z)

Les salafistes portent fréquemment la barbe et la djellaba (le jilbab pour les femmes), prônent l’inégalité des sexes et appliquent le Coran à la lettre.

Olivier Roy, politologue spécialiste de l’islam :

«Le salafisme se répand comme l’évangélisme américain : dans les deux cas, des gens se tournent vers une religion où la vie quotidienne est régie par la norme explicite du religieux. Il n’y a pas de compromission avec le profane, et ceux qui ne suivent pas ce mode de vie ne sont pas considérés comme de bons musulmans.»

En France, des parcours sociaux chaotiques

Le salafiste est souvent un homme, entre 18 et 35 ans, qui habite dans les banlieues difficiles des grandes villes françaises. Les différents experts s’accordent sur le nombre, en constante augmentation, de 12 000 salafistes en France.

Pour Olivier Bobineau, sociologue des religions et spécialiste de l’islam, les salafistes sont «en souffrance» :

«Ils ont généralement un parcours de vie difficile, ils sont déclassés socialement, en situation d’instabilité affective et vivent dans des lieux où il y a de la violence, des problèmes de transport, de logement, du chômage.»

De fait, les salafistes sont surtout présents en banlieue parisienne et dans certaines grandes villes comme Lille, Lyon ou Marseille.

Pourquoi se tournent-ils vers le salafisme ?

Samir Amghar, auteur de «Le Salafisme aujourd’hui» (éd. Michalon, 2011) et docteur en sociologie, s’est immergé parmi les salafistes pour écrire sa thèse. Il explique, dans une interview à la revue Sciences humaines, ce qui peut pousser des musulmans – ou des non-croyants – à embrasser le salafisme :

«[La personne] devient “salafie” en s’affiliant à des groupes religieux intensifs forts, capables d’offrir des codes de sens et une sécurité apaisante. Ce sont des structures refuges, qui pensent dispenser la vérité, loin de toute forme d’incertitude qui peut paraître angoissante.»

Selon le chercheur, le succès du salafisme s’explique également par l’affaiblissement et l’institutionnalisation des «formes classiques de l’islam militant».

Un mouvement hétérogène

Certains chercheurs insistent sur le fait que le salafisme est composite, et regroupe trois familles très différentes, qui n’ont pas la même attitude envers la société : les quiétistes ; les politiques ; les djihadistes.

Le terme salafiste est d’ailleurs un abus de langage, par lequel on ne désigne souvent que les djihadistes. Les quiétistes – la majorité pour certains chercheurs – sont non-violents, «prônent l’apolitisme et s’opposent à la violence politique».

(La salafiyyâh (la voie des pieux prédécesseurs) ne désigne en aucune manière une catégorie de musulmans mais une croyance fondée essentiellement sur le Coran et la Sunna et les musulmans qui adoptent une telle attitude ne se subdivisent pas en «djihadistes» ou en «shaïkhistes», par exemple, ce serait contraire à leur précieuse croyance, l’islam !) (Rachid Z)

Olivier Roy :

«Les salafis “purs”, majoritaires, veulent un minimum d’interaction avec la société, même avec les autres musulmans, par risque de perdre de leur pureté. Ils s’installent dans une contre-société, avec des symboles visuels. Le salafi peut être quelqu’un de tout à fait pacifique.»

La branche politique du salafisme, d’origine plus récente et dopée par les révolutions arabes, entend davantage peser dans la balance politique, notamment en formant des partis et en intervenant dans le débat public. Olivier Roy :

«Les seuls qui étaient politiques étaient les djihadistes, les autres pensaient que la politique était profane par nature. Aujourd’hui, certains salafis se tournent vers la politique. L’apolitisme fonctionne quand on est une petite secte : c’est plus compliqué quand on est plus nombreux.»

Seuls les djihadistes – minorité parmi la minorité – prônent l’affrontement et la lutte armée. Les spécialistes du sujet s’accordent à dire que ces milieux sont très bien connus – et souvent infiltrés et neutralisés – par les services de renseignement et de sécurité français.

Quel rôle pour les pouvoirs publics ?

Pour Olivier Bobineau, le problème posé par les salafistes est «social, pas religieux» :

«Il faut des médiateurs, qui connaissent l’islam, le droit, la laïcité, la réalité et la condition de ces territoires. Il faut substituer à l’approche religieuse l’approche politique, sociale.

La violence ne vient pas de l’islam, cela vient des problèmes politiques, économiques et sociaux de la banlieue et des quartiers.»

Olivier Roy pense pour sa part que le religieux ne peut pas être évacué et que la réponse doit être «le respect de la légalité» :

«Il ne faut pas sur-réagir vis-à-vis du fondamentalisme. Quand j’entends le ministère de l’Intérieur parler de bon et de mauvais islam, je suis choqué en tant que laïque.

Le recrutement des salafis s’explique par les conditions sociales, par exemple en prison, mais une fois qu’ils sont devenus salafis, cela devient aussi un problème religieux.»

14:25 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 novembre 2012

Le citoyen français de confession musulmane doit-il disparaître ?

Le citoyen français de confession musulmane doit-il disparaître ?

Par Philippe Robin (Coordination contre le Racisme et l'Islamophobie - Section Isère), le 29 novembre 2012

Voilà plus de 20 ans que plusieurs millions de français de confession musulmane sont soumis à une sorte de buzz perpétuel.

Entre culture commune et citoyenneté d’exception ?

«Bon client», il n’est pas une semaine où l’Islam de France ne suscite un débat ou - pour être plus précis - une polémique plus ou moins politicienne. Au final, de ce brouhaha médiatique permanent, c’est sans doute Philippe Vardon, le Président du Mouvement d’extrême droite Nissa Rebela et membre de la direction du Bloc Identitaire, qui en donne la meilleure explication : «L’Islam a vocation à rester le plus invisible possible en France».

Et il faut bien reconnaître que cette sentence, si intolérante soit-elle, renvoie le français de confession musulmane à des questionnements de fond :

Son acception par la communauté nationale passe-t-elle nécessairement par son effacement ?

Pour la plupart issue d’une immigration et d’une histoire coloniale douloureuse, les français de confession musulmane doivent-ils s’engager résolument sur la voie d’une «acculturation» ?

En d’autres termes, le français de confession musulmane peut-il être un français comme les autres ?

Et de fait, face au climat pesant d’une islamophobie toujours plus décomplexée, il peut être tentant d’adopter une stratégie d’acculturation voire d’effacement. Nous répondrons qu’on voit mal pourquoi, les seuls français de confession musulmane devraient se soumettre à cette injonction à peine voilée d’acculturation à marche forcée ?

Comme tous leurs concitoyens, les français de confession musulmane ont des goûts culinaires, vestimentaires, artistiques…bref, une culture, qui leur a été transmise par l’éducation et leur environnement. Pourquoi, ces français là et eux seuls, devraient répondre à cette injonction culpabilisante qui les somme d’abandonner ce qui leur a été transmis par l’éducation ?

L’adhésion à une culture ne devrait-elle pas être le fruit d’échanges confiants d’égal à égal, d’une ouverture d’esprit et en définitive d’un processus lent, naturel et librement consenti ? Et quid des français convertis ? Pourquoi seraient-ils renvoyés à une «culture islamique exotique», qui est non seulement fantasmée (Quel rapport entre les cultures respectives des musulmans du Maghreb, d’Afrique subsaharienne ou d’Asie ?) mais à laquelle ils sont, de par leur origine… étrangers ?

Leur adhésion à la foi musulmane fait-elle d’eux des français moins français que les Identitaires ? Ces français «du terroir», parce qu’ils sont convertis à l’Islam, serait donc eux aussi dans l’obligation de s’engager résolument dans un processus d’"acculturation" ?

Mais au fait ! S’acculturer pour adopter quelle culture et quelle identité nationale ?

Les français de confession musulmane doivent-ils se fondre dans une identité nationale fantasmée (et blanche) ou une culture, une histoire commune et elles, bien réelles, où les antillais étaient français bien avant les savoyards ou les niçois ? Parlons-nous d’une culture monolithique imaginaire ou d’une culture vivante, multiple, diverse et constituée, entre autres, de 13 langues régionales rien qu’en métropole ?

Parlons-nous d’une culture immuable et figée dans le marbre ou d’une culture en constante évolution ? Un exemple parmi beaucoup d’autres, nos enfants (et sans doute aussi ceux des Identitaires…) n’ont eut aucun scrupule à adopter la très anglo-saxonne fête d’Halloween…

Les français de confession musulmane, pour la plupart issue de l’immigration, elle-même issue de l’Empire colonial, ne font-ils pas déjà partis de l’identité française et de son histoire… réelle ?

Comment ne pas voir qu’en définitive, l’islamophobie et ses pseudo-débats sur la visibilité des français de confession musulmane, ne relèvent en aucun cas de la « culture » et de l’ « identité nationale », mais qu’en réalité elle manifeste un rejet, par les islamophobes, de l’Islam en tant que corpus de croyances, de convictions et d’opinions partagées pas des millions de français ?

Et c’est bien là que se situe la plus grande menace pour la cohésion et l’identité nationale authentique ! Les français de confession juive avaient eux aussi, à une autre époque, répondu aux persécutions antisémites par une logique d’effacement…On connait la suite.

Et toutes les contorsions théologiques du monde n’y pourront rien :

Si, comme les deux autres monothéismes, l’Islam est porteur d’un message universel qui ne privilégie aucune culture spécifique, qu’il est avant tout un vécu intérieur, il n’en demeure pas moins qu’il a nécessairement des manifestations visibles, dans l’agir et, dans une bien moindre mesure, le paraître.

En définitive, la tentation islamophobe ne sera dépassée que lorsque l’Islam cessera d’être perçu pour ce qu’il n’est pas, une menace identitaire, et lorsque les français de confession musulmane pourront apporter leur pierre à la Maison France, dans le respect de leurs opinions ou, plus simplement, dans le respect de la Constitution et de l’article X de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

«Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.»

19 novembre 2012

Peut-on innover en islam ?

Peut-on innover en islam ?

L'émission 'Islam aujourd'hui" reçoit le Cheikh Zakaria Seddiki pour parler du concept Bid'a.

Le Cheikh Zakaria Seddiki est diplômé de la prestigieuse Université Islamique d'Al-Azhar au Caire et de l'Ecole pratique des hautes études de la Sorbonne (EPHE), président de l'ACERFI (Audit, Conformité Et Recherche en Finance Islamique), directeur de l'IMED (Institut Musulman d'Enseignement à Distance).

17:25 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L'Islam n'a pas de frontières : L’imam Rachid Abou Hodeyfa

L'Islam n'a pas de frontières

L’imam Rachid Abou Hodeyfa

(Membre d'un clan franco-belge salafiste médisant et pro-PS!) (Rachid Z)

14:58 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

SUISSE POLÉMIQUE : «Personne ne veut de lui en Suisse»

SUISSE POLÉMIQUE

«Personne ne veut de lui en Suisse»

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Par Anne Hemmer, le 18 novembre 2012  

Un prédicateur intégriste controversé s’exprimera à Fribourg le 15 décembre. Des associations et des politiques s’y opposent.

Le prédicateur saoudien Mohammed al-Arifi est souvent invité par des groupes extrémistes, comme ici dernièrement à Sousse, en Tunisie.

Le cheikh saoudien Mohammed al-Arifi s’exprimera le 15 décembre à Fribourg dans le cadre de la conférence annuelle du Conseil central islamique suisse (CCIS). Une intervention qui ne plaît guère à l’Association des ex-musulmans de Suisse, qui demande aux autorités d’intervenir pour l’empêcher de s’exprimer. Un avis partagé par les politiques fribourgeois de gauche comme de droite.

«On ne peut pas croire que la Suisse tolère les discours de haine, de fanatisme et d’intolérance, explique au «Matin» Kacem el-Ghazzali, président de l’Association des ex-musulmans. Un homme qui veut tuer les non-croyants et dit qu’il n’y a pas d’âge minimum pour le mariage d’une jeune fille devrait être en prison.»

A Fribourg, on ne va pas jusque-là, mais les politiques de tous bords estiment néanmoins qu’il n’est pas admissible de le laisser s’exprimer. «Je ne connais pas ce cheikh, mais, si c’est un agitateur, nous n’avons pas besoin de lui à Fribourg, ou ailleurs», relève David Bonny, président du PS cantonal. Même topo du côté de l’UDC qui compte intervenir au plus vite. «Nous allons interpeller les autorités, qui doivent réévaluer l’autorisation octroyée», explique son président, Roland Mesot.

Mais il y a vraisemblablement peu de moyens d’empêcher la venue du Saoudien. «C’est le préfet qui autorise la tenue de la conférence. S’il a estimé que tout est légal, il n’y a rien à faire», explique le conseiller d’Etat socialiste Erwin Jutzet, chargé de la sécurité et de la justice, lui-même opposé à cet événement. «Il y a deux ans, ils avaient fait la demande pour se réunir au Lac-Noir. Comme il s’agissait d’un bâtiment de l’Etat, j’avais pu refuser.»

Ce que Forum Fribourg, le centre privé qui accueillera la manifestation, ne fera pas. «Nous sommes un lieu de rencontre, qui a déjà accueilli les Kurdes ou les Témoins de Jéhovah, explique le directeur Duri Mathieu. Ce n’est pas à nous de veiller au contenu et, tant que l’on a l’aval du préfet, on loue la surface.» Tout comme le CCIS, le préfet de la Sarine, Carl-Alex Ridoré (PS), était injoignable hier.

Manifestation en vue

Si la conférence a lieu, le conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR) espère au moins que cela montrera aux gens où peut mener le fanatisme. «En Suisse, on a la liberté d’expression, mais cela n’empêche pas les citoyens de s’interroger sur les horreurs propagées.» Ainsi il rejoint l’Association des ex-musulmans de Suisse, qui prévoit de sensibiliser le public par des flyers et des vidéos d’Al Arifi, et n’exclut pas d’organiser une marche de protestation. La police cantonale fribourgeoise devrait d’ailleurs discuter ces prochains jours d’éventuelles mesures à prendre pour assurer l’ordre public.

10:51 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

16 novembre 2012

Islam des Balkans : la dernière fatwa du reisu-l-ulema Cerić

Islam des Balkans

La dernière fatwa du reisu-l-ulema Cerić

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Traduit par Jasna Andjelić, le 15 novembre 2012

À la veille de quitter ses fonctions de reisu-l-ulema de la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine, Mustafa ef. Cerić est intervenu dans le conflit qui oppose depuis octobre 2007 les deux communautés islamiques rivales de Serbie, en publiant une fatwa qui condamne violemment les activités du reis de la Communauté islamique de la Serbie, Adem Zilkić.

Cette fatwa a été rendue publique par le Communauté islamique en Serbie, dirigée par Muamer Zukorlić, le mufti de Novi Pazar. La Communauté islamique en Serbie se rattache à la Communauté islamique de Bosnie-Herzégovine et reconnaît l’autorité du reis de Sarajevo. La Communauté islamique de Serbie, dirigée par Adem Zilkić, considère au contraire que les musulmans de la Serbie doivent avoir leur propre reis.

Dans sa justification de la fatwa, le reis Cerić explique qu’Adem Zilkić s’est engagé à «détruire la communauté islamique», qu’il a «semé la discorde parmi les croyants», et qu’il «s’est mis au service de ceux qui se sont faits connaître par leur hostilité envers la communauté islamique».

Mustafa Cerić écrit qu’Adem Zilkić «se présentait faussement et faisait honte" aux musulmans en Serbie, au Sandjak et dans les Balkans. (...) C’est pourquoi je demande à Adem Zilkić de présenter ses excuses aux musulmans pour la douleur qu’il leur a infligé».

Mustafa Cerić a estimé que son message devrait représenter une avertissement, «pour qu’il ne vienne plus à l’idée de quiconque de vendre l’honneur de la foi et de renoncer au droit à la liberté en faveur de ceux qui souhaitent briser cet honneur et ce droit».

Adem Zilkić a estimé que la fatwa prononcée par Mustafa Cerić reposait sur un abus de citations du Coran et une manipulation des règles sacrées. «Avec cette fatwa, Mustafa Cerić fait semblant d’ignorer que je ne suis pas seulement le reis des Bochniaques, mais celui de tous les musulmans de Serbie». Adem Zilkić ajoute que cette fatwa représente une «immixtion flagrante dans les affaires internes de la Communauté islamique de Serbie».

Mustafa ef. Cerić quitte ce 15 novembre ses fonctions de reisu-l-ulema, en les transmettant à son successeur Husein Kavazović

10:35 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15 novembre 2012

La violence de l'Islam

La violence de l'Islam

Par François Asselineau

01:31 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 novembre 2012

«Face au salafisme, banaliser l’islam comme les autres religions»

«Face au salafisme, banaliser l’islam comme les autres religions»

Propos recueillis par Francis Brochet, le 13 novembre 2012

«Dans leur majorité, les salafistes sont non violents», explique Gilles Kepel.

Les déclarations de Souad Merah témoignent-elles d’une progression du salafisme en France ?

Le phénomène salafiste est limité en nombre, il ne concerne que quelques milliers de personnes en France, et dans leur majorité, les salafistes sont non violents. Ceux qui désirent passer au jihad, et qui vont le plus souvent se former à l’extérieur, sont une minorité à l’intérieur d’une minorité.

Néanmoins, il suffit d’un acte de violence pour mettre le feu aux poudres, et l’affaire Merah, puis l’affaire Jérémie Louis-Sidney à Strasbourg, sont sources d’interrogation.

L’interrogation a tourné à la polémique…

L’affaire Merah n’est toujours pas complètement élucidée. Elle est intervenue dans le contexte de l’élection présidentielle, et on reste très surpris, au vu de l’enquête commanditée par le ministre de l’Intérieur, par les incroyables ratés du renseignement, qui avait pourtant identifié et «logé» Mohammed Merah.

Mais la survenue de l’affaire de Strasbourg – parce qu’elle pointe aussi la capacité du salafisme à convertir des jeunes particulièrement fragiles, qui ont déjà basculé dans la délinquance, comme c’était le cas de Merah – soulève des interrogations sur notre modèle social et sur les formes d’opposition en son sein.

C’est-à-dire ?

Dans les banlieues défavorisées, la référence identitaire islamique a progressé. Elle n’est pas, dans sa totalité, en confrontation avec la société française, ni les idéaux républicains. Il appartient aux autorités publiques, notamment en renouvelant en termes de génération la représentation de l’islam de France, de favoriser l’émergence d’interlocuteurs responsables, qui banalisent l’islam comme sont banalisées les autres religions.

23:00 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les ch'tis d'Allah, le gang de Roubaix

Les ch'tis d'Allah, le gang de Roubaix

Le documentaire d'Olivier Pighetti retrace l'embrigadement religieux de Lionel Dumont et Christophe Caze, les deux cerveaux du gang. Rien ne prédisposait Lionel Dumont, dernier-né d'une famille catholique de Tourcoing, à prendre un chemin radical. Si ce n'est un caractère idéaliste et les hasards de la vie qui placent sur son chemin Christophe Caze. Autoritaire et froidement déterminé, ce médecin de formation devient vite son mentor. L'islam auquel ils se sont convertis est leur socle commun. En 1994, la Yougoslavie vole en éclat. Caze et Dumont s'enrôlent pour libérer leurs « frères » bosniaques de l'emprise serbe…

17:17 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 novembre 2012

“La paranoïa face à l’islam augmente”

La paranoïa face à l’islam augmente

Propos recueillis par David Doucet et Jean-Marie Durand, le 13 novembre 2012

Rencontre avec le sociologue des religions Raphaël Liogier, auteur d’un essai* qui bat en brèche le fantasme d’une islamisation de la France.

Une ambiance islamophobe règne aujourd’hui en France et en Europe. Les médias s’en font largement l’écho, tout en osant franchir parfois la frontière qui les sépare d’une information raisonnée et décente. La couverture récente du Point (Cet islam sans gêne), stigmatisant non plus l’islamisme mais l’islam tout court, est un symptôme de ce nouveau rejet sans nuances de la population musulmane, pourtant largement intégrée à la société française. Pour le sociologue des religions, directeur de l’Observatoire du religieux, Raphaël Liogier, le mythe d’une islamisation traverse la société française. Son essai révèle les angles morts et les origines historiques qui conduisent à une stigmatisation qui s’est banalisée.

Du récent sondage Ifop pour Le Figaro, selon lequel 43 % des sondés considèrent l’islam comme une menace, à la une du Point, les médias répètent que les musulmans ne sont pas bien intégrés. Comment interprétez-vous ce sentiment diffus de rejet à l’égard de l’islam, qui pour vous relève d’une obsession collective ?

Raphaël Liogier - La paranoïa face à l’islam augmente ; il y a une radicalisation de l’opinion publique. Or il existe en réalité un dynamisme incroyable au sein de la population musulmane. Certes, l’islamisation fait partie de ces problèmes dont tout le monde parle, mais sans aborder le fond. Pas un jour ne passe sans que nous ayons un débat sur le sujet mais sans en mesurer la cause. C’est comme si le fait d’en parler nous dispensait de voir les choses en face. Il faudrait faire un débat national mais sans que les dés soient pipés dès le départ.

Quelles sont donc les origines de cette obsession ?

Nous sommes passés de la fascination pour l’orientalisme à l’islamophobie et à la peur de l’invasion. Après les deux guerres mondiales, l’Europe, qui a perdu sa prééminence économique et militaire, commence à avoir peur d’un débordement démographique avec ses colonies. Le grand basculement a lieu dans les années 80 : on assiste à l’émergence d’un terrorisme international et, dans le même temps, l’Europe découvre la crise économique. On projette alors sur le musulman la crainte de perdre son emploi. Depuis le milieu des années 2000, un mot s’est immiscé dans le débat public : islamisation. S’appuyant sur des théories complotistes comme celle d’Eurabia (lancée en 2005 par l’universitaire britannique Bat Ye’or), l’idée selon laquelle les musulmans chercheraient à submerger numériquement et culturellement l’Europe se répand. L’imaginaire du complot déborde ainsi peu à peu le cadre de l’islamophobie ordinaire.

L’islamisation est d’ailleurs devenue la thématique principale de l’extrême droite européenne.

Effectivement, on observe l’émergence de partis néopopulistes qui fixent le musulman comme un intégrateur négatif. Avant, l’extrême droite était à la marge, aujourd’hui ce nouveau populisme est au centre du débat public. Le centre de gravité de l’échiquier politique européen dans son ensemble est bouleversé par la force d’attraction de l’anti-islamisation. Marine Le Pen l’a bien compris, c’est la raison pour laquelle elle a un discours anticapitaliste et même parfois libertaire. En se focalisant sur la lutte contre l’islamisation, parfois en contradiction avec les thèmes historiques de son parti – elle promeut ainsi l’égalité homme-femme, défend l’homosexualité, la lutte contre la souffrance des animaux (à cause de l’abattage halal) et le rapprochement avec Israël -, elle dépasse les clivages gauche-droite traditionnels.

Comment ce rejet est-il vécu par les musulmans ?

La première génération de musulmans a vécu avec un sentiment d’exclusion. La deuxième génération de Français issus de l’immigration n’est plus aussi passive que celle qui la précède. Cette nouvelle génération a été atteinte par ce qu’a vécu la précédente.

Pourquoi cette focalisation sur l’islam plutôt que sur une autre religion ?

L’islam n’est pas rejeté en tant que religion mais en tant que force intentionnelle à laquelle tous les musulmans participeraient, sans que l’on sache pourquoi et comment, et contre laquelle il faudrait lutter. C’est pour ça que ce n’est plus seulement de la phobie mais également de la paranoïa. Dans la paranoïa, on suppose une intention maligne même quand il n’y a rien. Dès que l’on voit un petit truc, on pense que c’est davantage que sa manifestation visible. C’est l’équivalent de l’hypocondrie. Comme un petit bouton sur le visage qui serait révélateur d’un cancer. C’est pour ça que l’islamisation est vécue comme la mise à mort de l’identité européenne, qui serait déjà métastasée. On a trois sandwichs halal dans un Quick ou quatre filles voilées dans la rue et ça devient d’un seul coup un problème de société dont tout le monde s’empare. Le paranoïaque se croit dans une situation d’urgence qui justifierait n’importe quel moyen d’intervention (lois liberticides, etc.).

Il existe pourtant des signes tangibles de la montée de l’islamisme, comme le soulignait Gilles Kepel dans son dernier livre Quatre-vingt- treize.

Gilles Kepel se représente la montée de l’islam comme un indicateur symptomatique de la crise des banlieues. Je pense que ça peut également être une réponse. La majorité des musulmans que je rencontre sont tolérants et ouverts aux autres. L’islam n’est pas le symptôme car quand on dit ça, on finit par penser implicitement que si l’on annule le symptôme, on annule le mal. Plus l’islam serait visible, pire ce serait. C’est faux, il y a des formes d’islamité qui ne sont pas du salafisme dur.

Niez-vous la montée du salafisme ?

Je ne nie pas qu’il y a eu une montée du salafisme depuis une vingtaine d’années mais le salafisme a évolué également. On a fait une enquête sur le voile intégral. Et on s’est rendu compte de choses que l’on n’imaginait pas. Le discours majoritaire de ces gens que l’on pensait salafistes nous a surpris. C’est un salafisme new age, ultra-individualiste, un salafisme de distinction qui n’est donc pas prosélyte : si tout le monde fait pareil, ça n’a plus d’intérêt.

Quelle est au fond la responsabilité de nos élites dans cette paranoïa collective ?

Elle est primordiale. On rapporte des sondages sans essayer de comprendre. Prenons l’exemple de l’affaire Merah : c’est quand même un individu qui n’est pas plus musulman que je suis curé de campagne ; il était en déshérence avant de devenir djihadiste. Il a revêtu l’habit du musulman parce que ça faisait peur.

Et il a commencé par tuer des légionnaires, c’est-à-dire l’objet de sa frustration. Malheureusement, cette lecture n’est que très peu faite dans les médias. On parle des problèmes de l’islam mais on ne cherche pas à comprendre pourquoi les Européens ont tant besoin de cet “ennemi musulman. Tant que nous n’aurons pas résolunotrepropre problème identitaire, il sera difficile de déconstruire cette obsession collective.

*Le Mythe de l’islamisation de Raphaël Liogier (Seuil), 212 pages, 16 €

14:52 Écrit par Rachid Z dans Europe, Islam et musulmans | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

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