09 mars 2012

Le tabou de la discrimination ethnique à l'Ecole enfin levé ?

Le tabou de la discrimination ethnique à l'Ecole enfin levé

Propos recueillis par François Jarraud, le 13 février 2012

La discrimination scolaire peut-elle se résumer à la question sociale ? Ou faut-il faire entrer dans la discrimination scolaire la question ethnico-raciale ? Ces dernières années plusieurs travaux sont allés en ce sens. On peut penser à ceux de G Felouzis, sur les collèges du Bordelais, ou à ceux de F Lorcerie. Mais d'autres montrent aussi une bonne réussite d' enfants immigrés. Comment dès lors s'y retrouver ?

Pour la Halde et l'Acsé,  Fabrice Dhume, Suzana Dukic, Séverine Chauvel et Philippe Perrot ont entreprise d'éplucher la totalité des études parues en France sur cette question depuis un demi-siècle. Un travail presque exhaustif, reprenant près de 500 travaux publiés depuis la fin des années 1960. Les auteurs concluent en soulignant des résultats contradictoires. Il est vrai que des travaux ont d'abord nié la discrimination (Clerc et Girard en 1964), puis montré une meilleure réussite des enfants "étrangers", toutes choses étant comparables par ailleurs (Caille et Vallet 1996), avant d'établir une discrimination socio-urbaine mais dont les effets scolaires sont complexes (Felouzis en 2003). Mais ces oppositions apparentes s'expliquent en grande partie, comme le remarque F Lorcerie, par l'écart de temps entre les travaux.

Du coup les auteurs proposent la constitution d'un groupe de travail, la formation des enseignants "pour la mobilisation du droit" et la création de "pôles collectifs de vigilance". Et on retrouve dans cette conclusion les ambigüités de l'enquête. Le dernier tabou du système éducatif est-il sur le point de tomber ? C'est la question finale de l'entretien que nous a accordé Fabrice Dhumme.

"L'institution scolaire a une tendance systématique à renverser  la question"

Fabrice Dhume fait le point sur la question de la discrimination ethnique à l'Ecole et met en évidence les résistances du Ministère de l'Education scolaire. Le terme "discrimination ethnique" est toujours ignoré d'Eduscol...

On voit dans le livre qu'il y a une hausse des études sur la question de la discrimination ethnique alors que le sujet a longtemps été nié. Pourquoi cet intérêt croissant ?

Il y a plusieurs éléments. Le premier c'est l'émergence de la question de l'orientation des enfants immigrés qui est directement liée à ce livre. Elle va de plus en plus se poser. Il y a aussi l'émergence de la question de la discrimination et de ses effets politiques. Ce qu'on montre dans le livre c'est que la question de la différence de traitement des enfants immigrés, voire de la discrimination, existe depuis la fin des années 1970. Mais ces travaux ont eu peu d'échos dans le champ scientifique et dans le champ politique. Elles ont été mises sous silence. Ce qui émerge aujourd'hui c'est la question d'une possible discrimination dans l'orientation scolaire. Des travaux récents y compris statistiques apportent un éclairage nouveau sur ces questions.

Effectivement pendant longtemps il y a eu une négation de cette approche et tout était remis sur le plan social, comme vous le montrez dans le livre. Finalement est-ce pertinent d'avoir une approche ethnique de la discrimination ?

Tout dépend de ce qu'on entend par approche ethnique. Un des éléments que l'on met en évidence c'est que la recherche traite de la question des origines de deux manières opposées. L'une, "primordialiste" et majoritaire, pense l'origine comme une caractéristique propre, primordiale, de certaines populations. Comme si l'ethnique c'était l'autre. De ce fait on est pris dans un paradoxe : on est dans un contexte de tabou sur ces questions qui rend difficile le fait de parler de ces sujets et en même temps on pense que l'ethnique est une caractéristique primordiale de ces individus. La deuxième approche est plus récente. On la retrouve dans les travaux sur l'ethnicité, comme ceux de F. Lorcerie. Elle pense la question des origines comme une production dans les interactions. Du coup, si on la prend comme ca il est pertinent de s'interroger sur la façon dont ça se produit dans les relations scolaires. Dans les travaux de l'éducation nationale, comme ceux de JP. Caille, quand on pense que l'ethnique est une catégorie primordiale des individus ça n'apparait pas pertinent dans l'approche statistique. L'enjeu ce n'est donc pas de penser les différences des publics mais comment la différence se fabrique.

Peut-on dire qu'aujourd'hui l'origine ethnique influe sur l'orientation et les résultats scolaires ?

C'est difficile de répondre. Car ce que l'ouvrage tente de faire c'est de proposer une synthèse des travaux sur 50 ans. Et selon les points de vue adoptés par les chercheurs on a des réponses antagoniques à cette question de la pertinence de l'hypothèse d'une discrimination. Ce que montrent les travaux minoritaires, qui s'intéressent à la parole des minorisés mais qui sont souvent fragiles sur le plan institutionnel, c'est qu'à peu près à tous les niveaux de l'Ecole et des interactions autour d'elle des rapports ethniques s'organisent. Mais comment faire le lien entre tout cela et ce qu'on appelle l'orientation ? Comment tout cet ensemble de rapports auxquels participe l'ethnique, se traduit dans les trajectoires ? C'est difficile d'y répondre de façon univoque car les travaux montrent qu'il n'y a pas d'orientation systématique. La discrimination si elle existe n'est pas automatique. Elle se combine avec d'autres catégories de sexe et de classe sociale. Y compris du point de vue des élèves, les façons de réagir à cette expérience de la discrimination est très différente dans les parcours. On voit de la surmobilisation mais aussi du décrochage. On peut conclure que la discrimination n'est pas univoque et que la question ethnico-raciale n'est pas autonome d'autres questions, comme le genre par exemple ou les classes sociales. Quand on est dans des modèles statistiques on n'arrive pas toujours à différencier cela. Du coup on conclue que le plus important est le social. Or des analyses qui croisent les caractéristiques font émerger des choses. Par exemple les travaux de Jean-Paul Payet qui combinent le sexe et l'ethnie montrent des différenciations qui stigmatisent par exemple les garçons maghrébins. Les travaux de Yaël Brinbaum montrent des différenciations quand on croise genre et catégorie ethnique.

On ne peut pas penser tous les jeunes d'origine étrangère comme un seul groupe cohérent. On sait que dans les rapports scolaires s'expriment des préjugés ethnico-raciaux. Là où la discussion reste ouverte c'est sur la façon dont on passe des préjugés à la pratique discriminatoire. On a du mal à penser que ce qui s'exprime dans les préjugés positifs ou négatifs sur certains groupes ne se retrouve pas dans les pratiques.

C'est clair que la discrimination joue par exemple dans l'apprentissage car c'est une orientation avec une sélection à l'entrée. Certains jeunes ont du mal à trouver des patrons. On a le même phénomène en université pour des cursus sélectifs. Une étude du Nord Pas-de-Calais a montré que porter un prénom musulman a un effet négatif, toutes choses égales par ailleurs, pour entrer dans des filières universitaires sélectives.

Ce qui est plus compliqué avec l'orientation c'est que c'est une notion très générale. Et les résistances sont différentes. Par exemple, une étude Inetop portant sur la discrimination selon le genre a montré qu'il est moins pensé comme une discrimination. On n'a donc pas les mêmes ressources de résistance à ce processus. C'est ce que montrent des travaux comme ceux de JP Zirotti ou JP Payet.

Dans la société on voit que la discrimination s'accompagne d'une ghettoïsation. Voit-on la même chose dans le monde scolaire ?

A travers les travaux sur la ségrégation, on voit qu'il y a plusieurs effets qui se combinent : urbain qui se traduit par exemple dans les ZEP. C'est une traduction dans le champ scolaire d'une forme de ségrégation générale. Par contre on voit aussi depuis la fin des années 1990 qu'il y a une part proprement scolaire de la fabrication de cette ségrégation. Même si le terme de ghettoïsation n'est pas forcément pertinent, on a bien des formes de ségrégation avec des processus à travers l'Ecole pour renforcer des ségrégations et aussi l'exprimer de façon singulière. Par exemple les travaux de JP. Payet sur la fabrication des classes montrent que  des formes de gestion de la ségrégation urbaine se retraduisent dans l'univers scolaire et préfigurent des orientations différentes.

Quand on est conscient de cela quelle politique peut-on mener pour avoir une Ecole moins ségrégative ?

Notre recherche veut aussi contribuer à des propositions. Il faut aller vers la reconnaissance de ces questions et travailler sur la mobilisation des professionnels. En prenant conscience de ces mécanismes, les professionnels peuvent développer des capacités de résistance aux formes d'assignation et même participer à une émergence politique de ces questions. Un exemple de recommandation c'est mettre en place des espaces collectifs de vigilance où enseignants et parents peuvent se retrouver. Des dispositifs d'alerte mais qui obligent aussi à trouver des réponses à la discrimination.

Comment est reçu le livre ?

C'est compliqué au champ scientifique et chez les acteurs de l'éducation. L'institution scolaire a une tendance systématique à renverser  la question et à la retourner dans des formes qui mettent en cause les publics de l'Ecole. Par exemple en 2008 dans la circulaire de rentrée on a eu une opération de déviation politique de cette question pour la reformuler en terme de harcèlement entre élèves. Ce qui fait que la question de la discrimination dans l'institution scolaire n'a jamais pris une vraie place politique. On reste lié à des stratégies qui prennent en otage les publics dans ces jeux-là.

16:58 Écrit par Rachid Z dans Discriminations, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 mars 2012

Uniforme à l'école

Uniforme à l'école

14:03 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 février 2012

Laïcité et enseignement

Laïcité et enseignement

Conférence organisée le 27 février 2012 à l’ULB par le Cercle du Libre Examen, en partenariat avec l'UAE. Conférence abordant de nombreuses thématiques autour de l'école primaire et secondaire en rapport avec la laïcité : la question du créationnisme, des difficultés actuelles d'enseigner la théorie de l'évolution, les projets d'un cours commun philosophique pour tous, etc.

Intervenants :  Nadia Geerts : Licenciée et agrégée en philosophie, militante républicaine, laïque, antiraciste et féministe, Jean-Christophe de Biseau : Responsable de l'agrégation en biologie (ULB) et auteur d'articles sur la question du créationnisme, Jacques Vermeylen : Maître en théologie (Louvain), professeur à la faculté de théologie de l'université catholique de Lille, président de l'Association européenne de théologie catholique (AETC), Hervé Hasquin : Ancien recteur et président de l'ULB, professeur d'université, historien et homme politique

Modération : Renaud Vanbergen, ancien président du Cercle du Libre Examen

(Il faut reconnaître que l'intervention d'Hervé Hasquin est assez remarquable. En effet, sa conception de la laïcité, dite "ouverte", autrement dit moins enmurée et nettement plus respectueuse des différences que celle souvent imposée, autant idéologiquement qu'arbitrairement, par les autorités publiques s'avère radicalement opposée à celle prônée par la laïciste Nadia Geerts !) (Rachid Z)

20:38 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26 février 2012

La violence éducative ordinaire et ses conséquences

La violence éducative ordinaire et ses conséquences

La violence est un fléau universel qui transcende les pays, les ethnies, les cultures et les classes sociales. La quasi-totalité des enfants dans le monde sont soumis à la violence ordinaire. En quoi la violence éducative ordinaire est-elle la source d'une violence à plus grande échelle et reflète-t-elle le rapport entre le faible et le puissant qui régit le monde ?

Invités : Cornélia Gauthier, médecin suisse, auteur de «Sommes-nous tous des abusés» éditions Géorg 2008 et «Victime non merci» éditions Jouvence 2010; Fabienne Cazalis, professeur de neurosciences, membre de l'équipe des éditions l'Instant Présent; Françoise Maurel, présidente d'une association de soutien scolaire et créatrice d'un café-parent; Olivier Maurel, fondateur de l'Observatoire de la Violence Educative Ordinaire, auteur de «Oui la nature humaine est bonne... Comment la violence éducative la pervertit depuis des millénaires ?» éditions Robert Lafont

21:09 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20 février 2012

L'Islam placé sous contrôle ?

L'Islam placé sous contrôle ?

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La Libre Belgique, le 02 septembre 2002

JEAN-FRANÇOIS BASTIN ABDALLAH ABU ABDULAZIZ, Président du Mouvement des jeunes musulmans

Monsieur le ministre, les `Jeunes musulmans´, qui jouent sans tricher le jeu de la démocratie libérale et parlementaire ne rejettent pas, par principe, un contrôle par le ministre de l'Éducation des cours de religion islamique, d'autant que ses professeurs ont été préalablement contrôlés, déjà, et de façon particulièrement soignée, par les ministres de l'Intérieur et de la Justice !

Bien qu'il le déplore, MJM, le `Mouvement jeunes musulmans´, récemment constitué en parti politique, comprend parfaitement (dans le contexte actuel, surtout) les raisons qui vous amènent, Monsieur le ministre, à vouloir placer `sous surveillance´ les cours de religion islamique.

Vous ne faites, en somme, que traduire (à votre insu?) un phantasme généralisé et particulièrement bien entretenu, celui de voir un `islamisme vindicatif´, comme disent vos collègues du Renseignement (Enseignement-Renseignement, le rapprochement, amer, n'est pas fortuit!), surgir de toutes parts pour égorger la démocratie sur l'autel du terrorisme international ! Vous êtes tout naturellement saisi par la hantise de voir cet `islamisme intégriste et extrémiste´ se propager dans nos écoles, être inculqué sournoisement dans les cerveaux si fragiles de nos chères petites têtes blondes (pardon, noires... !) par des fanatiques sanguinaires déguisés en de paisibles et innocents professeurs de religion !

MJM comprend vos inquiétudes, Monsieur le ministre. Il imagine aisément les cauchemars qui vous hantent ! Il conçoit sans peine les obsessions qui vous assaillent et qui alimentent inévitablement vos décisions, pas toujours heureuses, forcément, de veiller de près à ce que soit enseigné dans les écoles du royaume, par des professeurs dûment contrôlés, un islam-euphorisant totalement conforme à vos très légitimes aspirations à retrouver pour vous et la majorité de nos concitoyens, le sommeil.

MJM ne veut pas entrer dans la polémique pour savoir s'il y a lieu ou non de placer `sous surveillance´ les cours de religion islamique, mais il veut savoir si ce sont les musulmans (les enseignants) qui sont surveillés, ou bien l'islam (la religion qui est enseignée par eux aux élèves) ! MJM ne s'oppose pas aux lois. Il accepte toute forme de surveillance conforme à la législation belge. Mais il y a contrôle d'exécutant et contrôle d'exécution ! Il accepte le premier, qui procède d'un jeu démocratique (même s'il est fortement teinté de paranoïa psychotique), il refuse catégoriquement le second, qui est scandaleusement directif, anti-démocratique et dictatorial! On peut contrôler des professeurs de physique ou de religion, mais pas la physique, ni la religion : on est en Belgique, pas au Turkménistan !

Mais le problème n'est pas là. MJM, qui dénonce avec vigueur toute dénaturation de l'islam (ou de toute autre idéologie, d'ailleurs), n'a jamais été très enthousiaste à l'idée parfaitement saugrenue, selon lui, d'enseigner un islam laïcisé, par des professeurs laïcisés (ou contraints de se présenter comme tels), à des élèves pareillement laïcisés, dans une école laïque !

MJM vous avoue, Monsieur le ministre, que si la finalité des contrôles annoncés était l'enseignement d'un islam volontairement controuvé, il préférerait, et de loin, que vous supprimiez les cours de religion islamique, comme vous le voudriez tant, à vrai dire, au profit de ces fameux cours de philosophie, dont on peut se demander, au reste, si l'on considère les difficultés notoires d'expression discursive du Belge moyen, pour quelles raisons ils n'ont jamais, jusqu'ici, figuré dans les programmes scolaires belges !

Voyez-vous, Monsieur le ministre, plutôt que de laisser inculquer à leurs enfants des mensonges ou des contre-vérités manifestes sur un islam qui n'existe pas, les parents musulmans soucieux de leur religion préféreraient en confier l'enseignement là où il doit normalement et tout naturellement se faire, c'est-à-dire, dans les familles, dans les mosquées, dans les (futures) écoles islamiques, et autres associations soucieuses d'une expression authentique de l'islam.

Quant aux cours de philo, puisqu'il faut faire contre mauvaise fortune bon coeur, MJM est persuadé qu'ils éveilleront bien mieux les jeunes esprits à la réflexion que ces fades et anesthésiques leçons sur une religion rendue sciemment méconnaissable... ! Ils les amèneront, pense-t-il, de par l'entraînement de la simple raison raisonnante, à choisir et à exiger, avec plus de bonheur encore, un islam qui ne soit pas falsifié, un islam contraire à toute raison, un islam contraire à sa propre raison !

Canada : la Cour Suprême s'en prend à la liberté des parents en matière d'éducation

Canada

La Cour Suprême s'en prend à la liberté des parents en matière d'éducation

 Par Michel Janva, le 20 février 2012

"L'affaire a débuté en 2008. Jusque-là, l'enseignement public dans les écoles québécoises dispensait aux enfants, selon le choix des parents, un cours d'enseignement moral et religieux catholique ou protestant. Cette année-là, le gouvernement décide de mettre en place un cours d'éthique et de culture religieuse (ECR) qui propose non plus de l'instruction confessionnelle, mais de l'éducation morale et religieuse, c'est-à-dire une présentation laïque des différentes confessions et des cours de morale civique, dans tous les établissements publics et privés de la Belle-Province. [...]

Dans l'affaire dite de Drummondville, ce sont deux parents catholiques qui ont demandé aux tribunaux de pouvoir dispenser leurs enfants de ces cours, arguant que "le relativisme auquel seraient exposés les élèves qui suivent le cours ECR entraverait leur capacité de transmettre leur foi à leurs enfants". Déboutés par la Cour supérieure du Québec, puis par la Cour d'appel, les deux parents ont porté l'affaire devant la juridiction canadienne suprême. Celle-ci vient de les débouter également.

Pour les juges suprêmes, en effet, l'obligation de suivre les cours d'ECR "ne contrevient pas à la liberté de conscience et de religion". "Suggérer que le fait même d'exposer des enfants à différents faits religieux porte atteinte à la liberté de religion de ceux-ci ou de leurs parents revient à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaître les obligations de l'État québécois en matière d'éducation publique", écrit ainsi l'une des juges, Mme Deschamps. Pour autant, bien qu'ayant pris cette décision à l'unanimité, deux des neuf juges de la Cour suprême ouvrent la porte à de futures poursuites pouvant cette fois-ci aboutir: "Par ailleurs, l'état de la preuve ne permet pas non plus de conclure que le programme et sa mise en application ne pourront éventuellement porter atteinte aux droits accordés aux appelants et à des personnes placées dans la même situation". Les regards se tournent maintenant vers l'affaire du collège Loyola, établissement privé catholique qui avait obtenu, lui, de pouvoir dispenser les cours d'ECR "dans une perspective catholique" par un jugement de la Cour supérieure du Québec qui a été porté devant la Cour suprême par le gouvernement. Jugement attendu dans les prochains mois."

11:40 Écrit par Rachid Z dans Cultes, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02 février 2012

Condidentialité et secret professionnel

Condidentialité et secret professionnel

L'été dernier, le parlement modifiait l'article 458bis du Code pénal. Cela nous a amené à diffuser une version mise à jour du livret Temps d'arrêt Confidentialité et secret professionnel d'Edwige Barthélemi, Claire Meersseman et Jean-François Servais

Cette modification est entrée en vigueur via la publication ce 20 janvier 2012 de la loi du 30 novembre 2011 "modifiant la législation en ce qui concerne l'amélioration de l'approche des abus sexuels et des faits de pédophilie dans une relation d'autorité"

A cette occasion, Lucien Nouwynck, Avocat général près la cour d’appel de Bruxelles, a également mis à jour son article de référence "La position des différents intervenants psycho-médico-sociaux face au secret professionnel dans le travail avec les justiciables"

Les changements portent principalement sur les points suivants:

 - l'intérêt des victimes, pages 16 et suivantes;

 - le travail sous mandat et l'expertise, p. 22 et suivantes;

 - les cas où la loi oblige ou autorise à révéler les secrets, p. 28 suivantes;

 - l'état de nécessité, p. 34 et suivantes (intégrant le nouvel article 458bis du Code pénal).

11:30 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16 janvier 2012

Davantage d’élèves «allophones» en périphérie

Davantage d’élèves «allophones» en périphérie

Metro, le 16 janvier 2012

Les écoles du Brabant flamand ont accueilli au cours de ces dernières années un nombre grandissant d’enfants ne parlant pas la langue de Vondel à la maison, selon le ministre flamand de l’enseignement Pascal Smet (sp.a).

Dans l’enseignement primaire, leur proportion est ainsi passée de 15,7 à 18,9% entre 2008 et 2011. Dans le secondaire, elle a progressé de 9,2 à 11,5% selon les chiffres livrés par le ministre compétent, Pascal Smet, en réponse à une question écrite de la députée flamande Irina De Knop (Open VLD).

Cette situation se présente essentiellement dans les écoles de la périphérie bruxelloise. L’école primaire libre de Rhode-Saint-Genèse accueillait ainsi au cours de l’année académique précédente 77% d’«allophones». Son homologue de Zellik en comptait cette même année 82% contre 78% au sein de l’école communale ‘t Groentje, à Vilvorde.

Cette présence de non-Flamands dans l’enseignement secondaire était un peu moins élevée. Le pourcentage le plus élevé a été enregistré auprès de l’Athénée royal technique de Vilvorde, a ajouté M. Smet (sp.a).

Le nombre d’élèves résident en région bruxelloise mais inscrits dans des écoles de la périphérie flamande a lui aussi augmenté ces dernières années. Au cours de l’année académique 2010 – 2011, ils comptaient ainsi pour 1 913 des 37 342 enfants inscrits dans le primaire, et 1 333 de 10 090 élèves du secondaire.

13:00 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 janvier 2012

L'autorité, une alliance famille école ?

L'autorité, une alliance famille école ?

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Projection et conférences-débats sur les problèmes d’autorité vécus dans les familles et à l’école

Jeudi 26 janvier de 08h30 à 12h30 - Auberge de jeunesse Sleep Well

23, rue du Damier – 1000 Bruxelles

Programme :

08h30 : Accueil café

09h00 : Projection de vidéos : l’avis des parents et des acteurs scolaires

09h20 : Conférences-débats

Aimer, éduquer,  … Est-ce possible ? Par Philippe Béague, psychologue, psychanalyste, directeur de l’Association Françoise Dolto

Quand les règles sont différentes à l’école et en famille … Que faire ? Par Bruno Humbeek, psycho-pédagogue au sein de la Cellule d’Éducation Familiale du CPAS de Peruwelz (le Galion), chercheur au CERIS (Université de Mons-Hainault)

Alain Maingain et Étienne Jockir, conseillers de la ministre de l’Enseignement obligatoire

Philippe Adrianne, président du Conseil d’avis de l’ONE

12h30 : Clôture par un drink convivial

13:49 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 décembre 2011

Midi littéraire : Entre la rue et l'école

Midi littéraire

Entre la rue et l'école

Le Centre régional du Libre Examen continue sa réflexion sur le thème de l'absentéisme et du décrochage scolaire et affectent de plus en plus de jeunes. Après le colloque du 23/11 sur l'Ecole et l'égalité des chances, nous vous proposons un midi littéraire au cours duquel Véronique Goeris présentera l'ouvrage "Entre la rue et l'école" publié en 2009 aux éditions Couleurs Livres.  Elle y retrace les réflexions menées avec les travailleurs sociaux d’un service AMO et un CEFA. Ensemble, ils se sont posés un instant pour parler de ce qui se passe pour ces jeunes, entre la rue et l’école

Quel est leur vécu réel, au-delà des stéréotypes du décrochage scolaire ? Dans la rue, les jeunes participent au sentiment d’insécurité de certains adultes. A l’école, ils perturbent ou ils tuent le temps. Ils ont entre quinze et dix-sept ans, ils sont en obligation scolaire mais ne trouvent pas d’école qui les accueille, ils ne peuvent pas travailler sans le statut d’étudiant, d’apprenti ou de stagiaire. Ils sont nulle part. Ils se qualifient quelquefois d’élèves libres, c’est le nom que donnent les écoles aux mineurs désinscrits pour cause d’absentéisme.

Mardi 13 décembre 2011 de 12h15 à 14h30

Maison de la Solidarité - 66, rue Coenraets - 1000 Bruxelles

Avec : Véronique Goeris

Organisation : Pascale De boeck

Inscription vivement souhaitée

Fax : 02/535.06.93 -  courriel : pasdeb@gmail.com - tél : 02/535.06.78/79

Paf : 5 euros (Lunch et boissons compris)

Pascale De Boeck

Responsable de projets

Centre du Libre Examen

Tél : 02/535.06.78 / 79 - 0486/116.114

02 décembre 2011

Il donnait de meilleures notes à ses élèves voilées

Il donnait de meilleures notes à ses élèves voilées

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Par Gilbert Dupont, le 02 décembre 2011

L’enquête a montré les écarts à répétition d’un prof de religion islamique. Suspendu, il perd au Conseil d’État

Le professeur de religion musulmane Mohammed G., qui enseigne à l’athénée Verdi à Verviers, perd son recours devant le Conseil d’État. Ce professeur, qui affirmait notamment lors de ses cours que le fait de ne pas porter le voile est un péché, avait aussi soutenu à une élève que sa mère catholique mariée à un musulmanpérirait en enfer.

La Communauté française avait hésité entre trois sanctions disciplinaires. Celle d’un renvoi définitif n’a jamais été évoquée. Le choix s’était finalement porté sur la sanction intermédiaire : 4 mois de suspension avec traitement réduit de moitié.

L’enseignant attaquait la Communauté française devant le Conseil d’État et lui demandait d’annuler la sanction, du moins de la suspendre. Le Conseil d’État vient de rejeter le recours pour manque de sérieux.

Mohammed G., 58 ans, est (était ?) de par ailleurs le trésorier du Conseil supérieur des musulmans de Belgique, dont il est membre depuis vingt ans.

Entre-temps, une enquête du directeur général de l’Enseignement obligatoire a révélé bien d’autres écarts. Cette enquête met Mohammed G. en cause pour avoir critiqué des collègues, pour n’avoir pas respecté le programme d’études auquel il était tenu et pour avoir évalué des élèves musulmanes de façon discriminatoire selon qu’elles portaient ou non le foulard.

L’enquête a également établi que l’enseignant profitait des heures de cours pour inciter les élèves à s’inscrire sur le forum du site internet du Conseil supérieur des musulmans.

Des indices d’activités politiques à l’athénée Verdi ont été trouvés, tract et présentation de listes de candidats.

Mais ce n’est pas tout. Le professeur de religion demandait aux élèves de mémoriser des sourates du Coran non inscrites au programme de quatrième. En fait, de toutes les leçons qu’il donnait à l’athénée verviétois, l’enquête a montré que pas une seule ne figurait dans le programme.

L’enseignant n’a jamais risqué la démission. Au pis, c’était 6 mois de suspension; au mieux, le déplacement disciplinaire dans un autre établissement. Et lui se justifiait en faisant valoir divers arguments liés à sa liberté d’expression. Mais une fois sorti du Conseil d’État, il ajoutait que, non, il ne regrettait rien.

Quatre mois de suspension avec un salaire réduit de 50 pour cent : la décision du Conseil d’État de maintenir la sanction, de ne pas l’annuler ni la suspendre mais d’affirmer haut et clair que Mohammed “n’a aucun argument sérieux” , cette décision est définitive !

28 novembre 2011

Toulouse : un collectif demande des mets de substitution à la viande dans les cantines scolaires

Toulouse

Un collectif demande des mets de substitution à la viande dans les cantines scolaires

Par Rémi Buhagiar, le 28 novembre 2011      .

Depuis vendredi, le collectif «Générations spontanées» réalise une action de mailing auprès des élus municipaux. Par cette démarche, l'association milite pour des repas de cantine adaptés aux enfants pratiquants.

Crée en 2008, le collectif «Générations spontanées» est une association de femmes combattant contre le racisme et l'islamophobie. «Que ce soit pour les papiers, le logement ou avec ce problème de cantine, nous avons un sentiment de différence de traitement» explique Hélène Vincentini co-présidente du collectif. «Nous voulons une prise de conscience collective sur le racisme et l'islamophobie» ajoute-t-elle.  Conformément à ce que propose la ville de Lyon, l’association demande à ce que les repas des cantines scolaires soient adaptés à tous. En effet, plusieurs parents d’élèves s’inquiètent de l’alimentation de leurs enfants. «Les repas équilibrés que nous proposent les cantines comptent 5 composantes dont une pour les viandes. Si les enfants n’en mangent que 4 cela peut être néfaste pour leur santé» souligne encore Helene Vincentini. Après plusieurs réunions sans succès avec les élus municipaux, le groupe de militante tient à faire «avancer» les discussions pacifiquement. En cas de nouvel échec dans les négociations, elles se disent à nouveau prêtent à débattre démocratiquement et «sans rapport de force» avec les membres du conseil municipal.

Une municipalité à l’écoute

Depuis quelques semaines, plusieurs rencontres entre l’association  et la municipalité ont été organisées. «Nous sommes à l’écoute, cependant il nous est très difficile de proposer uniquement des repas à base de poissons ou de légumes.» explique Gisèle Verniol, adjointe au Maire. En effet, une modification du «menu de cantine» pourrait engendrer un certain nombre de soucis. Premièrement, le coût du menu devrait être augmenté alors que la municipalité ne cesse de lutter pour qu’il diminue. Ensuite, si l’enfant se voit proposer poisson ou légume chaque midi, il pourrait se lasser de repas trop peu variés. Enfin, les écoliers disposent d’une alimentation de substitution au porc, en cas de changement radical, la région pourrait se heurter aux problèmes de laïcité. «Si nous adaptons toute notre alimentation à l’une ou l’autre religion cela risque de nous attirer des problèmes. Nous avons interdiction d’inclure quelconque pratique religieuse dans le système d’éducation» déclare Gisèle Verniol.

Quoi qu’il en soit, l’adjointe au Maire se dit ouverte à toutes discussions pour faire avancer le débat. «Les enfants peuvent se resservir de frites ou d’autres composantes s’ils le désirent. On fonctionnera comme ça jusqu’à ce que l’on trouve un compromis et j’ai bon espoir» conclue la première adjointe.

24 octobre 2011

Apprendre le tamazight en tifinagh

Apprendre le tamazight en tifinagh

L’association Hiwar porte à votre connaissance que ses portes sont ouvertes pour celles et ceux qui désirent s’inscrire pour apprendre le tamazignt en tifinagh

Les samedis et dimanches de 14h à 16h

Rue des Alliés, 52 à 1190 Bruxelles

Infos : 0484 100 843

Email : info@hiwar.be

12:54 Écrit par Rachid Z dans Cultures, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Une formation en finance islamique interdite aux femmes portant le voile

Une formation en finance islamique interdite aux femmes portant le voile

Islamic-Events, le 22 octobre 2011

Le 12 octobre dernier avait lieu la conférence intitulée «Emergence de la Finance Islamique sur la scène internationale».

Cette conférence était proposée en prélude au lancement le 25 octobre prochain de la première formation certifiante en Finance Islamique de Belgique proposée par Impact Cooremans en collaboration avec la société Al Maalya.

La conférence qui avait lieu dans un auditorium de la banque ING a fait salle comble. Le ministre des finances Didier Reynders a fait un discours d’introduction. Il y a eu des interventions du professeur Eric De Keuleneer et de l’expert en finance islamique Annouar Hassoune. La conférence s’est clôturée par une série de questions/réponses dirigée par Michel Visart, journaliste à la RTBF.

Ce que beaucoup de musulmans se demandent (en témoigne les emails que nous recevons), quand vais-je pouvoir faire un crédit halal pour acheter une maison ? Apparemment ce n’est pas pour tout de suite.

Mohamed Boulif, directeur de la société Al Maalya, dit avoir essayé de convaincre les banques belges de lancer des produits financiers islamiques. Il n’y a pas eu d’intérêt. En proposant cette nouvelle formation il veut changer de stratégie en formant les professionnels du domaine financier pour qu’eux découvrent les avantages de la finance islamique. Il dit que la mauvaise image de l’Islam a probablement contribué à ce désintérêt. Il reste tellement de clichés et on en a eu un exemple lors de la conférence aussi,  le journaliste Michel Visart s’était étonné qu’il y avait autant de femmes musulmanes dans la salle qui sont intéressées par la finance islamique.

Il y avait beaucoup de femmes dans la salle mais pour celles qui sont intéressées par la formation et qui portent le voile, ça ne sera pas possible. Incroyable non? Une formation en finance ISLAMIQUE où l’on exclut des femmes musulmanes parce qu’elles portent le voile qui est prescrit par l’ISLAM. Nous avions participé à cette conférence et nous étions vraiment optimistes par rapport à cette formation, mais après cette nouvelle nous sommes vraiment déçus.

Nous vous rapportons le témoignage d’une femme qui a voulu s’inscrire à la formation :

Salam Aleykoum,

Vous trouverez ci-dessous le mail que j’ai reçu ainsi que le règlement.

J’aimerais préciser les circonstances de l’information.

J’ai assisté à la formation avec une amie qui ne portait pas le hijab. Nous avons remplis le formulaire d’inscription, cela demandait une photo mais nous n’en avions pas ce jour-là. Donc nous avons quand même remis le formulaire afin de nous assurer d’une place vu la demande concernant cette formation.

Mon amie a reçu un mail lui indiquant les lieux et quant à moi, j’ai reçu le mail ci-dessous.

Donc, je vous prie de bien vouloir faire passer le message qu’il serait inconcevable pour tout musulman d’y assister.

Le plus incroyable est de ne pas en avoir été informé sur place alors que nous avons discuté avec Mr Cooremans.

Voici la réponse de monsieur Laurent Fourny (Coordinateur général & Project Manager d’Impact Cooremans) :

Chers étudiants,

Vous vous êtes inscrits au programme «principes et pratiques de la finance islamique» qui commence ce mardi 25 octobre à 17h30.

Vous trouverez en pièce jointe le règlement des études.

Vous recevrez lundi le planning du programme, les horaires et noms des intervenants. Impact Cooremans est un centre de formation continue associé à la Ville de Bruxelles.

Notre enseignement respecte les principes et valeurs de l’enseignement officiel, et, à ce titre, la Ville de Bruxelles interdit dans les locaux d’enseignement le port d’insignes, bijoux ou vêtements qui expriment une opinion ou une appartenance politique, philosophique ou religieuse. Les cours se donnent dans les locaux de la Haute Ecole Francisco Ferrer (place Anneessens, 11), établissement d’enseignement de la Ville de Bruxelles.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter le règlement des études et plus particulièrement l’article 3.1.Nous vous souhaitons une agréable et enrichissante formation.

Cordialement,

Laurent Fourny

Impact Cooremans asbl

Centre d’études, de recherches et de formation dans le domaine économique

C’est incroyable non ? Mr. Visart s’étonnait qu’il y ait autant de femmes musulmanes intéressées par la finance islamique présentes à cette conférence. Nous, nous sommes à notre tour étonnés et nous recevons à nouveau la preuve que ce n’est pas l’Islam qui met les femmes de côté dans notre société mais depuis plusieurs années des écoles et des institutions qui ne veulent pas former des femmes parce qu’elles ont des convictions religieuses et qu’elles veulent porter un voile.

La société Al Maalya a fait peut-être un mauvais choix dans le choix d’un partenaire dans cette aventure, peut-être ceci était leur seul choix. Impact Cooremans interdit le port du voile dans ses établissements. Partant de cela il est normal qu’ils ne font pas une exception pour cette formation.

A quand une formation en sciences islamiques interdite aux musulmans … (sic)

09:31 Écrit par Rachid Z dans Discriminations, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17 octobre 2011

Mémoire de l’Espagne républicaine

Mémoire de l’Espagne républicaine

Projet pédagogique et exposition

Présentation et vernissage

Jeudi 27 octobre à 11h

L’équipe de «Foro de la Memoria de Belgica» a réalisé un projet pédagogique autour de l’histoire de l’Espagne dans le contexte européen durant les années du franquisme. Son but : apporter des éléments qui éclairent l’histoire du pays de 1931 à 1981 ainsi que les questions mémorielles relatives à cette période.

Six panneaux didactiques seront exposés du 27 octobre au 10 novembre

Info : 02 528 85 00 ou www.escaledunord.net

Salle E. Baie

1, rue du Chapelain à 1070 Bruxelles

Un projet du Foro de la Mémoria de Bélgica asbl