08 mai 2012

Conférence : Histoire des sciences

Conférence

Histoire des sciences

Conférences organisées par le Centre National d’Histoire des Sciences CNHS / Nationaal Centrum voor de Geschiedenis van de  Wetenschappen NCGW

Jeudi 10 mai 2012 à 18 heures 30

Grands cycles astronomiques et géologiques dans l’Islam médiéval

Par Godefroid de Callatay, Professeur à l’UCL

Bibliothèque des Riches Claires

Rue des Riches Claires, 24 – 1000 Bruxelles

Tél. 02/548.26.10  Fax 02/548.26.48

Réservation souhaitée

03 mai 2012

Les cours philosophiques ne sont pas facultatifs

Les cours philosophiques ne sont pas facultatifs

Ricardo Gutierrez, le 02 mai 2012

Convictions Impossible de remplacer les cours de religion et de morale sans modifier, au préalable, la Constitution

Marie-Dominique Simonet (CDH) persiste et signe. La ministre de l’Enseignement obligatoire défendra, ce mercredi, au Parlement francophone, son projet de «tronc commun» pour les élèves inscrits aux cours de religion ou de morale laïque, dans toutes les écoles primaires et secondaires de Wallonie et de Bruxelles. Pas question, en tout cas, de rendre ces cours «facultatifs», comme le demandent certaines associations laïques, depuis près d’un an.

Rien ne semble remettre en cause le parcours législatif de l’accord politique présenté, le 17 janvier dernier, par la ministre.

Malgré l’appel lancé, en août 2011, par la Fédération des parents de l’enseignement officiel (Fapeo), et malgré la récente sortie du Centre d’étude et de défense de l’école publique (Cedep), dans La Libre Belgique, Marie-Dominique Simonet reste déterminée à instaurer une partie de programme commun aux cours de religion et de morale, dès la rentrée 2013.

Comme le plaide la Fapeo, depuis… 1998, le Cedep estime qu’il faudrait rendre facultatifs les cours «philosophiques». Impossible, tranche-t-on au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire, qui devrait s’en expliquer, ce mercredi, au parlement de la Communauté française.

Dès les premiers projets de réforme, une étude juridique détaillée de Xavier Delgrange, auditeur au conseil d’Etat, a établi le caractère anticonstitutionnel du remplacement des cours de morale et de religion par un cours de philosophie (comme le suggérait alors l’ex-ministre président MR Hervé Hasquin). L’expert livre la même conclusion sur l’opportunité de rendre facultatifs les cours de religion et de morale.

L’article 24 de la Constitution précise en effet que «les écoles organisées par les pouvoirs publics offrent, jusqu’à la fin de l’obligation scolaire, le choix entre l’enseignement d’une des religions reconnues et celui de la morale non confessionnelle»… Une «offre» qui n’est pas à interpréter comme une opportunité, insiste le juriste, mais comme une obligation, comme en attestent les débats parlementaires.

Xavier Delgrange relève toutefois que rien n’empêche d’exempter, au cas par cas, certains élèves de l’obligation de suivre ces cours.

C’est ce que pratique déjà la Flandre. Mais elle n’a, en aucun cas, édicté une exemption généralisée : la dispense exceptionnelle qu’elle accorde ne s’applique qu’aux enfants de parents adhérant à une religion non reconnue ou dont l’enseignement n’est pas organisé.

12:10 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 avril 2012

Aspects géopolitiques, historiques et linguistiques des aventures de Tintin

Aspects géopolitiques, historiques et linguistiques des aventures de Tintin

Par Daniel Justens, Professeur à la Haute École Francisco Ferrer, Auteur d’ouvrages scientifiques et d’études concernant la bande dessinée

Présenté par Charles Huygens, Directeur général de Département de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles

Vendredi 4 mai 2012 à 18 heures 30

 Bibliothèque des Riches Claires

Rue des Riches Claires 24 - 1000 Bruxelles 

Tél. : 02/548.26.10  Fax : 02/548.26.48

http://www.bibliorichesclaires.be      bp1@brunette.brucity.be

24 avril 2012

L’activité parlementaire du mois

L’activité parlementaire du mois

Marilyn Mahy (CGSP), le 06 avril 2012

Une proposition de Décret visant à interdire le port de signes convictionnels par le personnel des établissements d’enseignement officiel organisés ou subventionnés par la Communauté française a été rejetée lors de la séance parlementaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles du 21 mars dernier.

Déposé par le MR, le texte entendait faire respecter le principe de neutralité par les membres du personnel enseignant et éducatif dans l’exercice de leurs fonctions au sein des établissements scolaires de la FWB mais également lors des activités organisées en dehors des murs de l’école, en proscrivant le port de tout signe convictionnel, hors du cadre des cours de religion et de morale.

Le débat avait déjà été abordé en commission conjointe des parlements francophones en 2010, il revient une nouvelle fois au sein des mêmes assemblées, à l’initiative du MR, sans plus de succès. Le Parlement de la Communauté française a rejeté la proposition de décret ce 06 mars en Commission de l’Éducation, résultats des votes similaires en séance plénière le 21 mars.

Les partis de la majorité ont jugé le texte obsolète et redondant aux dispositions reprises dans le Décret datant du 31 mars 1994 définissant la neutralité de l’Enseignement en FWB et dans les règlements de travail existants, bases légales effectives à l’heure actuelle.

C’est ce qu’avance le CDH en citant l’arrêt du 21 décembre 2011 dans lequel le Conseil d’État s’est prononcé favorablement sur une interdiction dans l’enseignement officiel à Charleroi ; un 2ième arrêt sur le sujet est attendu par le Conseil de l’Enseignement flamand.

Même argument pour Ecolo et le PS qui soutiennent l’efficacité suffisante du cadre décrétale en place. Le PS relève également la vision peu intégratrice de cette proposition et les risques accrus d’exacerber les différences, développement contraires à un socle de valeurs communes.

Rappelons que la CGSP s’est toujours opposée au port de signes convictionnels dans les établissements scolaires et réclame une application cohérente des décrets «neutralité»

Christian Maurel : Education Populaire et puissance d’agir

Christian Maurel

Education Populaire et puissance d’agir

Dans le cadre d’une formation destinée aux cadres associatifs de Bruxelles, Christian Maurel est venu préciser sa vision de l’éducation Populaire… (Excellente intervention de l'éminent sociologue ! Puisse-t-elle servir les réseaux associatifs à Bruxelles, trop souvent au service du politique, à repenser le sens de leurs missions... aux allures plutôt civilisatrices !) (Rachid Z)

A voir sur :

Rhizome TV

15:09 Écrit par Rachid Z dans Citoyenneté, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23 avril 2012

Des graffitis à l'école pour lutter contre le racisme

Des graffitis à l'école pour lutter contre le racisme 

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MATHILDE DONDEYNE, le 22 avril 2012

Il y a encore quelques jours, la petite école de Marenla pouvait passer inaperçue. ...

Aux heures de classe, quand la cour restait vide, les riverains roulaient sans jamais détourner le regard. Désormais, un feu d'artifices bleu, vert, jaune, rouge attire l'oeil. Un mélange de couleurs a pris d'assaut les murs de la cour. Du «graff», dans la langue des artistes. Pendant quatre jours, les élèves de CM1 et CM2 ont travaillé avec David Lenne, alias Wozer, un graffeur étaplois. Ils ont peint, ou plutôt taggé les cloisons. Et le résultat est surprenant.

«Tous différentsmais tous égaux»

«Nous sommes très fiers, on va faire un carton plein auprès des mamans et des habitants !», s'exclame Lætitia Dubois, à l'origine du projet. Il y a un an, la jeune femme se désolait de voir l'école sans couleur. Alors que David Lenne vient graffer chez elle, notamment dans les chambres d'enfants, elle décide de passer à l'action. «J'ai parlé de David au maire de Marenla, M. Pocholle... qui a tout de suite accepté de repeindre les murs de l'école.» Avant le dessin, les enfants ont échangé avec David Lenne. Le graffeur leur a ainsi expliqué qu'on ne pouvait pas se permettre de dessiner n'importe où. «Il y a des endroits où le tag est le bienvenu, mais d'autres où il est interdit.» Mais plus que des dessins, ce sont des mots. Des phrases fortes, qui ont marqué les coeurs enfantins. «Tous différents», «Tous égaux», taggés à la bombe. Ainsi l'artistique a laissé place au didactique. Les enfants ont pu parler du racisme en classe avec leur maîtresse et directrice Mme Mailly. «On ne doit pas se moquer des gens de couleur», commence Marion, un peu timide. «Parce qu'il faut se mettre à leur place !», renchérit son amie Océane. «Ces phrases ont fait réfléchir mes élèves sur le respect et la différence», explique la maîtresse. Que demander de plus, quand le loisir se mêle à la leçon.

21 avril 2012

Conférence-débat : "Quelle régulation en matière d'inscriptions scolaires ?"

Conférence-débat

"Quelle régulation en matière d'inscriptions scolaires ?"

Nous sommes des étudiants de troisième bachelier aux Facultés Saint-Louis et investiguons tout au long de cette année, sous la direction des professeurs Abraham Franssen et Véronique Degraef, la problématique des décrets inscriptions, et plus largement de la mixité sociale dans les écoles bruxelloises dans le cadre de notre atelier. Nous avons ainsi analysé en profondeur les décrets successifs, rencontré les différents acteurs de cette problématique (parents, directions d’école, acteurs associatifs, responsables politiques...) et élaboré des pistes d’amélioration de l’action publique dans ce domaine crucial.

Nous avons le plaisir de vous convier à notre conférence-débat "Quelle régulation des inscriptions scolaires" qui se déroulera mercredi 2 mai 2012 de 18 à 20h dans les locaux de Saint-Louis (salle P61, à confirmer).

Nous accueillerons des intervenants qui balayent le spectre des différentes positions face aux décrets inscriptions, sont déjà confirmés :

Barbara Trachte (Ecolo), Serge de Patoul (FDF), Alain Maingain (CDH et membre du cabinet Simonet), Anne François (Asbl Elèves). Autres à confirmer.

La soirée-débat se terminera par un rafraichissement

En espérant éveiller votre curiosité ou susciter votre intérêt pour la problématique des inscriptions scolaires, nous espérons vous rencontrer nombreux à notre conférence ! 

15:56 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17 avril 2012

J’suis pas : Zebda

J’suis pas : Zebda

Intégration, diversité, minorités, identité des mots qui piègent

Zebda, ce sont d'abord des Toulousains originaires des quartiers nord de la Ville Rose, des fils d'immigrés algériens qui revendiquent que toutes les dimensions de notre identité collective soient pensées. Dans une France encore très jacobine, bien que devenue plus que jamais dans son histoire pluriculturelle et pluriculturelle, la présence durable et installée de ce qu'il est convenu de nommer des "minorités" issues des migrations, dont la présence ne peut plus être pensée comme temporaire, impose une réévaluation des conditions de production du sentiment d'appartenance. En contradiction avec l'abstraction de la citoyenneté française, les pluralismes culturels et cultuels se développent dans la France "patrie des Droits de l'Homme". Le titre de Zebda "la correction" en souligne les enjeux :

Y'a un texte un peu partout sur les murs Pour le lire putain faut une armure (...) Ce texte est le croisement improbable D'un bandit de chez moi avec un cartable Libres et égaux... entre midi et deux (...) Qu'est-ce que je lis C'est du joli Les hommes naissent où ça ? Mais lis ! Qu'est-ce que je lis Que c'est joli Les hommes naissent ...

NON à la discrimination

NON à la discrimination !

13:58 Écrit par Rachid Z dans Discriminations, Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Quel cadre à l'école ? Du rôle des règles et des sanctions

Colloque

Quel cadre à l'école ? Du rôle des règles et des sanctions

Le Centre régional du Libre Examen a le plaisir d'inviter les professeurs, éducateurs, médiateurs, équipes de direction des établissements scolaires.

Il y a des sujets qui fâchent : le rôle des règles et des sanctions à l’école est un de ceux-là. Pourtant, si l’école est d'abord un lieu de construction de savoirs, c’est également un lieu d’apprentissage du vivre ensemble. L’obligation scolaire jusqu’à 18 ans permet d'offrir à tous les enfants le même cadre social d’instruction et de sociabilisation, faisant ainsi de l'institution scolaire le principal moyen pour répondre à l’idéal démocratique d’égalité et de liberté.

Or, force est de constater que le cadre social que représente l’école est battu en brèche de toute part, signe du déclin de nos institutions publiques dans une société en crise économique et identitaire.

Qu’en résulte-t-il ? Au fil des années, une dégradation des relations profs-élèves mais également élèves-élèves, avec la multiplication des marques d’irrespect et des violences, des échecs et décrochages scolaires des jeunes, un sentiment généralisé d’impuissance et la grogne des enseignants, une désaffection des métiers de l’enseignement et pénurie croissante de professeurs, etc.

Le colloque que le Centre régional du Libre Examen organise vise à questionner le cadre à l’école. Quelles sont les causes de sa détérioration ? Peut-on redéfinir les droits et les devoirs de chaque acteur social (l’Etat, la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’école elle-même, l’enseignant, le parent ou l’élève) ? Faut-il réinstaurer des règles et des sanctions à l’école ? Si oui, lesquelles et à quelles conditions ?

(L'école à Bruxelles est-elle respectable ? L’école à Bruxelles est une «institution» qui persécute, qui porte gravement atteinte, au regard des principes qui fondent notre démocratie, aux droits et libertés et des élèves qui la fréquentent et des parents qui les lui confient. Elle les nie et refuse de les reconnaître tels qu'ils se présentent à elle. Quel savoir, quelle sagesse, quel savoir-vivre pourrait donc transmettre une telle méprisante et nombriliste école ? Il ne fait aucun doute, con-citoyen(ne)s laïques : les principaux responsables, les médiocres artisans de la situation dans laquelle se trouvent plongés ces discriminés, ces populations niées, maltraitées sont à compter avant tout parmi vos intégristes et tous les délinquants que sont les acteurs politiques qui occupent les différents Pouvoirs Organisateurs de l’enseignement, les chefs d’établissements scolaires et les enseignants qui participent, activement ou passivement, à entretenir la ségrégation scolaire, le racisme, l’exclusion, … en violant impunément nos normes, comme celles, par exemple, se traduisant par le décret "Inscription" adopté par le Parlement de la Communauté française !) (Rachid Z)

Organisation : Anne Bernard - 02 535 06 78

Quand ? : Mercredi 25 avril 2012 de 13h30 à 17h30

Où ? : Bruxelles Laïque - 18-20 avenue de Stalingrad - 1000 Bruxelles

13:01 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

30 mars 2012

Petite réflexion sur l’anthropodiversité : race ou races ?

Petite réflexion sur l’anthropodiversité

Race ou races ?

Par Sylvain Rakotoarison, le 30 mars 2012

Petit épisode de la campagne présidentielle, le mot "race" a fait une furtive apparition dans l’actualité il y a deux semaines, peut-être pour disparaître définitivement. Petite réflexion personnelle sur le sujet.

On peut regretter des polémiques stériles mais se réjouir des prises de position intelligentes. Pourquoi faut-il ne penser qu’en binaire quand la multiplicité des sujets entraîne forcément une multiplicité des positions, des nuances ? Bref, la diversité des réflexions politiques.

Depuis vingt-cinq ans, je n’ai jamais hésité à exprimer mon accord sur certaines positions d’adversaires politiques comme je n’ai jamais hésité à exprimer mon désaccord sur certaines positions de personnalités politiques que je soutenais par ailleurs. C’est une simple liberté de penser que j’exerce, hors carcan, hors consignes. C’est aussi le privilège de l’électron libre.

Bravo donc à François Hollande d’avoir proposé le 11 mars 2012 de supprimer le mot "race" dans la Constitution : «Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot race de notre Constitution.».

Précisons juste que ce n’était pas vraiment une proposition socialiste, mais une réponse à l’initiative de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) qui a sorti pour l’élection présidentielle ses "50 propositions pour une France plus fraternelle" qu’elle a soumises aux dix candidats à l’élection présidentielle.

Selon son président Alain Jakubowicz, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly sont également d’accord avec cette proposition de suppression. Bravo donc à ces candidats également de remettre en cause une formule qui sent trop la naphtaline.

Les circonstances ne sont jamais anodines : le candidat socialiste a profité d’un meeting consacré aux DOM-TOM à Paris pour faire cette annonce, à la grande joie du député socialiste de Guadeloupe, Victor Lurel, président du conseil régional de Guadeloupe, qui avait déposé une proposition de loi sur le sujet le 15 novembre 2004, texte qui fut repoussé. Ce n’est pas la première proposition de loi puisque le député communiste Michel Vaxès en avait déposé une similaire le 13 mars 2003.

Pour expliquer sa décision, François Hollande a indiqué : «La diversité, c’est le mouvement, c’est la vie. Diversité des parcours, des origines, des couleurs, mais pas diversité des races. La France est fière de toutes ses multiplicités. La France est fière de son métissage. (…) La France que j’aime est celle qui est capable de faire vivre tout le monde ensemble.».

De quoi s’agit-il concrètement ?

Il s’agit de retirer un mot qui n’a plus la pertinence d’hier. Qui n’a aujourd’hui plus aucune légitimité conceptuelle.

Dans l’article 1er (essentiel) de la Constitution, il est en effet dit : «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion».

Cet article laisse entendre clairement qu’il existe des citoyens de différentes origines, de différentes races et de différentes religions. Ce qui est normal en raison de la date de la rédaction.

Rappelons que "Tintin au Congo" ou même, plus anciennement, "Le Tour de France de deux enfants" étaient à l’image de leurs époques, où l’on pensait qu’il existait des races humaines.

La "race" dans l’arsenal juridique

Le mot "race" a été employé juridiquement pour la première fois sous Vichy, dans les lois du 3 octobre 1940 et du 2 juin 1941 pour classer la population française selon l’appartenance à la "race juive" : «Est regardé comme étant de race juive le grand-parent ayant appartenu à la religion juive.».

Après la guerre, il a été utilisé pour prôner l’égalité. La Chartre européenne des droits fondamentaux dit ainsi dans son article 21-1 : «Est interdite, toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques.». Le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, qui fait toujours partie du bloc de constitutionnalité actuel, a repris le terme : «Le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés.».

Pascal Jean, professeur à l’IEP de Bordeaux, expliquait par ailleurs dans le journal "Libération" du 14 mars 2012 que les tribunaux français pouvaient aussi se référer à l’article 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales où le mot "race" est également présent

La suite : AgoraVox

28 mars 2012

Une maman «rebelle» fonde sa propre école

Une maman «rebelle» fonde sa propre école

Du constat d’échec à la fondation d’une école

La Libre Belgique, le 27 mars 2012

Petit retour en arrière : les décrets «mixité» et «inscriptions» de la Communauté française avaient été critiqués par de nombreux parents d’élèves. L’association ELEVeS avait même vu le jour afin de mettre un visage sur ces revendications et ainsi devenir un interlocuteur auprès du gouvernement de la Communauté française.

Malgré ces décrets, tout ne semble pas être rentré dans l’ordre. Ces jours-ci, nombreux sont les enfants francophones de Flandre, comprenez de la périphérie bruxelloise, à ne pas trouver de place dans une école francophone de la capitale. En cause, les indices de sélectivité (moyens) leur sont fortement défavorables. De leur côté, les écoles flamandes n’accueillent pas forcément ces élèves les bras grands ouverts, de peur de perdre leur ancrage flamand.

«Arrêtons de subir l’école»

Aujourd’hui, ce ras-le-bol se concrétise par l’intermédiaire d’une des mamans longtemps active dans l’association ELEVeS, avant de la quitter. Muriel de Bergeyck en a assez de constater les multiples défaillances des écoles et de voir que rien n'est fait pour changer cette situation. Cette mère de famille a donc décidé d'ouvrir son propre établissement scolaire à Crainhem, l'Arboretum College Brussels, à la rentrée de septembre 2012 : «Il est essentiel que cette école indépendante, uniquement prévue pour le secondaire, redonne aux adolescents le goût d'apprendre, et en priorité les langues (français, néerlandais et anglais), si mal enseignées en Belgique.»

La fondatrice de cette école, qui dispose d'une licence en sciences ainsi que d'une agrégation de l'enseignement secondaire supérieur, n’est pas la seule à faire le constat d’une école «en échec avec des élèves et enseignants démotivés». En 2009, l'OCDE indiquait dans un rapport: «En Belgique, près de 80% des élèves n'aiment pas leur école secondaire». Le constat étant partagé, le slogan est tout trouvé : «Arrêtons de subir, il est temps d’agir»... mais encore fallait-il avoir l'audace pour fonder sa propre école trilingue et personnalisée qui pourra accueillir jusqu’à 240 élèves.

L’Arboretum College est destiné aux parents qui souhaitent investir dans une éducation «all in». Cette formule en dehors du cadre scolaire habituel a évidemment un coût : 13.000€/an. Tous les élèves munis de leur CEB ou équivalent de fin de 6e primaire et maîtrisant au moins une des trois langues de l'école, sont visés par la fondatrice de l’école et peuvent d’ores et déjà s’inscrire.

Cette initiative peu habituelle de la part d’une mère de famille est soutenue par le réseau Entreprendre Bruxelles, qui en a fait une lauréate. Cette reconnaissance signifie que l'école pourra bénéficier pendant 3 ans des conseils et du savoir-faire des membres de ce réseau. Car à n'en pas douter, derrière une telle audace, se cache un risque financier évident.

13:40 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25 mars 2012

Des écoles hors la loi !

Des écoles hors la loi !

Les chefs d'établissements scolaires sélectionnent-ils illégalement les élèves ?

Rachid Z, le 25 mars 2012

Que peut-on demander aux parents ou à la personne responsable lors de la demande d’inscription dans les écoles subventionnées par la Communauté française ?

Le seul document exigible dans tous les cas lors de la demande d’inscription est le formulaire unique d’inscription ou son duplicata.

Ceci implique qu’il ne peut être imposé aux personnes responsables de fournir des documents tels que, par exemple, leur propre carte d’identité ou celle de l’enfant, le ou les bulletins, un extrait d’acte de naissance ou une composition de famille. Et dans tous les cas, la demande de paiement d’une somme d’argent est prématurée.

D’ailleurs, l’échevine (PS) de l’instruction publique de la Ville de Bruxelles Faouzia Hariche ne déclarait-elle pas, en octobre 2008 : «Je suis convaincue que nous ne pratiquons pas la discrimination comme le font d’autres PO, qui demandent aux parents de venir avec le bulletin de l’enfant, qui demandent aux parents s’ils ont les moyens de faire face à toutes les dépenses qui vont leur être imputées» ? Et Mohamed Ouriaghli l'échevin (PS) des Logements communaux n'annonçait-il pas, en septembre dernier, en soutien à sa collègue, sur son site : "pour intégrer mieux les nouvelles technologies de l'information, un poste d'inspecteur pédagogique spécifique vient d'être créé" ?

Qu'elle est cette information, à destination des parents et des élèves, diffusée, transmise par nos établissements scolaires via les nouvelles technologies

Après quelques recherches sur la toile donc, on s’aperçoit, en effet, comme le dénonçait il y a peu une association d'information à la jeunesse et le confirmait Le Soir, que de nombreux chefs d’établissements scolaires situés à Bruxelles se comportent comme de vulgaires délinquants en violant, tant ouvertement qu'impunément, les règles qu’imposent les décrets adoptés par la Communauté française en matière d'inscription scolaire.

En voici quelques exemples :

Athénée Fernand Blum (Avenue Renan, 12 et Avenue de Roodebeek, 59 à 1030 Bruxelles - tél. : 02 243 17 80 et 02 740 00 80)

Documents demandés : une copie du bulletin de 5ème primaire et si possible de celui de 6ème.

- Institut Bischoffsheim (Rue de la Blanchisserie, 52 à 1000 Bruxelles - tél. : 02 250.07.00)

Documents demandés : la carte d’identité de l’élève ; la carte d’identité du responsable légal ; 1 photo (format identité) ; le journal de classe ; LE BULLETIN et la copie de l’attestation délivrée en juin. FRAIS DE PARTICIPATION : payables à l’inscription : pour les élèves de 1ère et 2ème années : 75 € (frais de reproduction) + 55 € : entrée + transport à la piscine soit un total de 130 €

- Institut De Mot-Couvreur : (Place du Nouveau marché aux Grains 24 à 1000 Bruxelles – Tél. : 02 505 59 00)

Formalités à remplir et documents à présenter lors de l’inscription : L'’élève mineur doit être accompagné d’un des deux parents.

Documents nécessaires : la carte d’identité de l’élève (s’il n’est pas en possession d’une carte d’identité une autre carte pièce de type passeport); la carte d’identité du père et de la mère; 2 photos récentes de l’étudiant (format identité); le BULLETIN; pour les inscriptions en 1ère C (enseignement général) : le certificat d’études de base (CEB) et l’attestation de suivi de langue moderne, l'’attestation de fin d’année scolaire (AOA/AOB/AOC), les frais administratifs sont à payer par virement bancaire avant la rentrée scolaire. La copie de la preuve de payement doit être présentée au titulaire de classe à la rentrée scolaire.

- Institut Paul Henri Spaak (Rue Alfred Stevens, n° 20 à 1020 Bruxelles)

Les modalités d’inscription se font en fonction des circulaires ministérielles. La présence physique d'un des parents ou, le cas échéant, d'un mandataire est requise (pas d'inscription par téléphone, mail, fax, ...)

Documents nécessaires à l’inscription : la carte d’identité de l’élève, deux photos d’identité de l’élève (format passeport), une photocopie du dernier bulletin, un acompte sur les frais administratifs pour les nouveaux élèves

- Athénée Royal Gatti De Gamond (Rue du Marais, 65 à 1000 Bruxelles            Tél. : 02 217 67 73)

Documents demandés : carte d’identité du chef de famille ou du responsable ainsi que la carte d’identité de l’élève ; bulletin de l’année précédente ; extrait d’acte de naissance ; 2 photos d’identité ; 2 vignettes de mutuelle

- Centre Scolaire Saint Vincent de Paul (Enfant Jésus) (7 rue des Merisiers à 1050 Bruxelles  -  tél. : 02 672 59 54)

Les inscriptions pour l'année 2012-2013 sont dès à présent possibles.

Documents demandés : le Certificat d'Etudes de Base (CEB) = document original signé par l'élève, pas de copie; L'attestation de suivi de langue moderne en primaire = document original, pas de copie; (NB: ces deux documents sont délivrés par l'école primaire) ; Une copie de la carte d'identité du responsable légal de l'élève; Une copie de la carte d'identité de l'élève (même C.I. provisoire); Une copie du bulletin de 6è primaire, 1 photo d'identité; 1 vignette mutuelle; 135 euros de frais scolaires pour l’année 2011-2012.

- Collège Saint-Michel de Bruxelles (Boulevard Saint-Michel, 24 à 1040 Bruxelles)

Nous vous invitons à introduire votre demande par écrit à Madame Lucienne Schmitz (Sous-Directrice). Votre courrier contiendra les renseignements suivants : nom et prénom de l’enfant, son lieu et sa date de naissance ­ le nom de son école primaire ­ votre adresse et N° de téléphone ­ votre adresse mail ­ classe du frère/de la sœur fréquentant actuellement le niveau secondaire au Collège.

Vous serez invité(e), ultérieurement, avec votre enfant, à une soirée d’information qui aura lieu en février avant le 18. La date vous sera communiquée par courrier avant le 20 février. Merci de prendre patience.

- Institut Cardinal Mercier (Rue Portaels, 81 à 1030 Bruxelles – tél. : 02 216 21 97)

Munissez-vous de votre bulletin et de votre carte d'identité. Tous les mineurs doivent être accompagnés d'un parent (père ou mère).

- Athénée Royal de Ganshoren (Rue Auguste de Cock 1, à 1083 Ganshoren - Tél : 02 426 83 00)

Les inscriptions se font uniquement sur rendez-vous. Vous pouvez contacter le secrétariat des étudiants via le numéro de téléphone 02/426.83.00.

Documents à fournir afin de complèter au mieux le dossier d'inscription de votre enfant, il faudra vous munir des documents suivants lors de votre entretien : la carte d'identité de l'élève; la carte d'identité du chef de famille ou du tuteur de l'élève; un extrait d'acte de naissance; une photo d'identité; le bulletin et le CEB pour les élèves de 6e primaire; le bulletin de l'année précédentes pour les élèves de la 2ème à la 6ème année secondaire, les frais scolaires.

23:19 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

22 mars 2012

Inscriptions scolaires : les élus jouent-ils le jeu de la mixité ?

Inscriptions scolaires

Les élus jouent-ils le jeu de la mixité ?

Par SORAYA GHALI, le 20 mars 2012

Désormais, tous les parents sont soumis au décret Inscriptions. Les élus aussi. Jouent-ils le jeu de la mixité ?

Dans quelles écoles nos élus inscrivent-ils leurs enfants ? Respectent-ils les dispositions du décret Inscriptions ? Une question que l'on se pose tout naturellement quand ils (ou leurs partis) ont voté les nouvelles prescriptions. Pour le savoir, nous avons pris contact avec certains d'entre eux, tous partis confondus, qui ont des enfants en âge d'entrer en secondaire : ministres ou députés. Finalement, ils sont peu nombreux à être directement concernés. Ainsi Melchior Wathelet, Anne Delvaux, Maxime Prévot, Carlo Di Antonio, Oliver Chastel, Véronique Salvi ou encore Florence Reuter sont parents d'enfants trop jeunes pour être visés par le décret. A l'inverse, Marie-Dominique Simonet, Jean-Claude Marcourt, Isabelle Durant, Evelyne Huytebroeck, Freddy Thielemans, Willy Demeyer, Marie Arena, Eliane Tillieux ou André Antoine ont des enfants «trop âgés».

Une enquête difficile, en réalité. Plusieurs d'entre eux ont estimé - parfois sèchement - que cette question touchait leur sphère intime. Certains se sont montrés très discrets. Comme Jean-Marc Nollet (Ecolo), dont les deux aînés «fréquentent une école de proximité à Charleroi», retenue pour des raisons de «commodité géographique». Le ministre wallon précise qu'il a organisé un covoiturage avec des parents d'élèves. «Je ne vous dirai rien de plus et je souhaite préserver mes enfants.» Ou Faouzia Hariche (PS), échevine de l'Instruction à Bruxelles-Ville, qui refuse de «déballer ce qui concerne sa vie privée», mais souligne que «ses enfants sont ou ont été inscrits dans le réseau de la Ville de Bruxelles et ce en phase avec les idées que je défends». Parfois, ce sont les attachés de presse qui font «barrage», décidant d'initiative qu'il n'y a rien à signaler.

La plupart, cependant, se sont montrés coopératifs. De plus, ils respectent les règles du décret. De fait, difficile aujourd'hui de justifier l'inscription de sa progéniture au Collège Saint-Michel, à Etterbeek, quand on est bourgmestre d'Anderlecht, comme feu Jacques Simonet - dont la fille cadette était bien inscrite dans un établissement de la commune.

Premier constat : les politiques sont des parents bien informés pour choisir l'école de leurs enfants. Ils visitent les établissements, se rendent aux portes ouvertes, connaissent les établissements les plus dynamiques, ceux «à valeur ajoutée» ou «en odeur de sainteté», savent déchiffrer un projet pédagogique. «Suivez les élus et les profs, si vous voulez trouver les bonnes filières», ironise le directeur d'une école de belle réputation. Or, selon les chercheurs, cette maîtrise peut creuser l'inégalité des chances. La connaissance des rouages éducatifs par les parents est en effet un élément décisif de la réussite scolaire. «Ces parents font aussi preuve d'une anticipation dans leur choix : ils s'occupent tôt de préparer la trajectoire scolaire de leur enfant», poursuit ce directeur. Dès les premières classes, en réalité. C'est là que le petit arrangement pourrait intervenir. Des politiques confient avoir obtenu l'école primaire de leur choix en faisant jouer leur nom. Cela ne fonctionnerait pas toujours, selon le ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS). «Je le sais et, pour moi, le nom n'a pas servi.» D'autres peuvent s'appuyer sur un large réseau. Philippe Close (PS), député régional et échevin à Bruxelles, a pu ainsi compter sur le sien, quand il a fallu téléphoner au call-center de Bruxelles-Ville pour décrocher pour son fils aîné une place en maternelle. Puis il y a ceux qui choisissent une autre voie. Françoise Bertieaux (MR), par exemple, qui a envoyé ses deux garçons dans un collège en Flandre.

Deuxième constat : à l'inverse des Bruxellois semble-t-il, le décret ne soulève pas de grande inquiétude chez les élus wallons. Yves Reinkin (Ecolo), député communautaire, souligne qu'il n'y a «aucun souci dans aucune école en Ardennes liégeoises». Ses enfants fréquentent le collège de Stavelot, celui-là même où il fut enseignant. Jean-Luc Crucke (MR), député bourgmestre de Frasnes-lez-Anvaing, père de jumeaux, les a inscrits à l'athénée communal. Comme Paul Furlan (PS), ministre régional des Pouvoirs locaux et bourgmestre de Thuin : «Ici, il y deux écoles, aux résultats scolaires identiques.» Le «cas» de Rudy Demotte (PS), lui, est sans doute le plus «emblématique» : le ministre-président a envoyé sa progéniture au vert, dans un château du XVIIIe siècle, situé dans un splendide parc, en Wallonie picarde.

Troisième constat : question éducation, le réseau ne semble pas toujours compter. Les aînés de la ministre fédérale Joëlle Milquet (CDH) ont fréquenté un collège très prisé à Etterbeek (qui a aussi vu passer les enfants de Benoît Cerehxe ou de Georges Dallemagne, CDH également), tandis que ses cadets sont inscrits dans un athénée tout aussi convoité dans la même commune (comme ceux de la ministre PS Laurette Onkelinx, dont la dernière fille est encore en primaire). Ceux de Charles Picqué fréquentent également un collège catholique à Uccle, tout comme la fille aînée de Paul Furlan. Questionnés tous deux sur cette question, ils soulignent que les enfants sont aussi influencés par leurs amis quand vient le temps de choisir une école secondaire. «On n'y peut pas grand-chose», déclare Paul Furlan. La députée MR molenbeekoise Françoise Schepmans, elle aussi, a inscrit son fils dans un collège catholique, à Jette, mais le décret Inscriptions n'était pas encore voté.

Quatrième constat : les politiques favorisent la proximité. Du moins s'ils habitent dans des périmètres plutôt homogènes et qui leur permettent d'inscrire leurs enfants dans des établissements de bonne réputation. A Bruxelles, c'est le prix du mètre carré qui semble faire la différence. Et ceux qui résident dans un quartier plus métissé ? Yvan Mayeur (PS), député bruxellois, a opté pour l'athénée de son quartier, pas un établissement «star». L'aîné de Fadila Laanan (PS), ministre de l'Audiovisuel, fréquente l'athénée d'Anderlecht, à deux rues du domicile, «un établissement où règnent la diversité et la mixité sociale et de bon niveau». D'autres ont-ils été malgré tout tentés par une «stratégie» d'évitement ? Emir Kir (PS), secrétaire d'Etat à la Propreté et à l'Urbanisme, a scolarisé son aîné dans un lycée fort demandé à Etterbeek. Il sera rejoint par sa puînée l'an prochain. «A l'époque, j'étais échevin de l'Enseignement à Saint-Josse : c'est la raison pour laquelle je n'ai pas souhaité y inscrire mes enfants, répond Emir Kir. Mais ce lycée se situe à proximité de mon domicile et, comme tous les parents, je souhaite un environnement porteur pour mes enfants.»

19 mars 2012

Face à la vaccination contre le Papillomavirus humain : Une position féministe

Face à la vaccination contre le Papillomavirus humain

Une position féministe

Vie Féminine, janvier 2012

La Communauté française a lancé à la rentrée scolaire 2011 une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain visant toutes les jeunes filles inscrites en 2ième année du secondaire, peu importe leur âge. Pour un mouvement comme Vie Féminine, une telle campagne de vaccination pose plusieurs questions.

Ensuite, cette campagne et déjà la simple commercialisation du vaccin posent de nombreuses questions à qui porte un regard féministe sur les questions de santé. Encore un médicament pour les femmes, encore une période du développement du corps des femmes que l’on cherche à contrôler, à normaliser

Tous ces éléments nous ont poussées à approfondir la réflexion. L’analyse qui suit présente les arguments à la fois de santé, financier et éthiques qui nous amènent à critiquer la décision prise par les pouvoirs publics de vacciner largement contre le HPV.

(…)

Conclusion

Sur base de ces éléments, Vie Féminine conserve de fortes réserves face au programme de vaccination généralisé lancé par la Communauté française à destination de toutes les jeunes filles de 2ième secondaire.

Ainsi, au stade actuel de cette campagne, il nous semble essentiel que la Communauté française prenne deux mesures dans ce dossier :

-          Tout d’abord fournir aux parents toute l’information disponible concernant les vaccins contre le HPV, y compris les opinions présentant des données qui contredisent les avis du Conseil Supérieur de la Santé et du Centre fédéral d’Expertise en soin de santé. Il est important que les parents sachent que l’on ne connaît pas la durée de la protection qu’offrent ces vaccins, que ceux-ci ne protègent pas contre toutes les formes cancérigènes du virus et que des effets secondaires graves voire mortels ont été recensés. Il nous semble en effet qu’actuellement, la Communauté française n’offre pas aux jeunes filles et à leurs parents les éléments nécessaires pour prendre cette décision sur base d’informations objectives et impartiales.

 -          Il est important par ailleurs de vérifier à tout moment qu’une autorisation écrite des parents est bien demandée avant de procéder à la vaccination.

Enfin, nous restons convaincues qu’il s’agit d’une intrusion dans la vie sexuelle des jeunes filles et qu’il est nécessaire de faire de la santé sexuelle et reproductive une responsabilité des deux sexes au lieu de ne faire porter celle-ci qu’aux filles ou aux femmes.

En tant que mouvement féministe d’éducation permanente, nous comptons informer les femmes de notre réseau et faire pression sur la ministre pour qu’elle fasse de même auprès des parents et jeunes filles concernés.

Un document est disponible auprès du Secrétariat National de Vie Féminine

Tél : 02 227 13 00

Courriel : secretariat-nationale@viefeminine.be

19:51 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |