12 décembre 2012

L’Observatoire National de la Laïcité : Nouvel instrument de la Franc-Maçonnerie contre les croyants

L’Observatoire National de la Laïcité

Nouvel instrument de la Franc-Maçonnerie contre les croyants

Par Sami ZEID, le 10 décembre 2012

En septembre, Vincent Peillon, le ministre de l’Education avait annoncé la mise en place d’une mission sur la transmission de la «morale laïque» à l’école, qui deviendrait une discipline à part entière et notée (sic).

En décembre et en pleine crise avec les ouvriers floués d’Arcelor Mittal, François Hollande promet l’instauration d’un «Observatoire national de la laïcité».

Cet observatoire aura comme mission de proposer des solutions pour instaurer la morale laïque à l’école et en dehors.

En clair, Hollande fait deux pas en arrière devant le capital et un pas en avant sur la question de la fameuse «laïcité».

Si seulement il en faisait un demi pour améliorer le niveau des étudiants…

Mais qu’est ce que cache cette morale laïque à l’école proposée par Vincent Peillon, franc-maçon convaincu ?

Il est question de «donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familiaux, ethniques, sociaux, intellectuels, pour après faire un choix»

En clair dès le plus jeune âge, il faudra enlever aux parents l’enfant et lui enseigner les valeurs laïcardes, soit athées et matérialistes, tout droit sorties des loges du Grand Orient.

Une lettre confidentielle a été expédiée par l’ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Jean-Michel Quillardet, président de l’Observatoire international de la laïcité que reprend mot pour mot Vincent Peillon.

Vous avez parlé de forces occultes ?

Dans une vision de la société quasi-Orwellienne, l’enfant ne sera plus éduqué par sa famille mais par «le parti».

Prometteur comme projet !

Qui sait ?

Une fois arraché aux parents, ce dernier les dénoncera peut-être pour «manque de foi en la sacré sainte laïcité».

Depuis la nuit des temps, l’enfant est éduqué par sa famille qui lui inculque les principes fondamentaux (tradition, culture, religion) qui font de lui un homme ou une femme.

Se nouent ainsi des relations particulières entre chaque membre de la famille, embryon de la société. Par la suite ce message se transmet de générations en générations pour former un jour une culture, une civilisation.

Rien de neuf et pourtant…

Aujourd’hui, la liberté d’apprentissage comme bon nous semble de la vie à nos enfants parait définitivement révolue.

La démocratie libérale dévoile de fait, que son totalitarisme n’a jamais rien eu à envier aux grands totalitarismes du XXème siècle.

Un fondamentalisme laïcard et communautariste prétendument «humaniste» a décidé de reprendre sa guerre contre les religieux et les libres penseurs.

Il faudra donc lui faire face et prouver sa foi en ses principes car l’ennemi ne renoncera devant rien.

Car ne nous méprenons pas, les musulmans seront les premières victimes de ce néo Combisme.

Alors soyons forts sur nos valeurs mais ne tombons pas dans le sectarisme.

L’expérience des catho-tradis, des anarchistes et autres libres penseurs doit nous servir.

Envisager des alliances et des actions communes avec ces gens est une nécessité.

En discuter prouverait déjà notre inconséquence.

Mais bien sûr le virage doit être net.

Le divorce doit être consommé.

Tout d’abord, le CFCM et les associations collabos doivent être mis à bas.

Les aides des partis, des consulats, des préfectures et autres banksters internationaux radicalement rejetées.

Nous nous devons d’être scrupuleusement éthiques, libres et indépendants comme nos futures écoles

Cette fois nous sommes prévenus. Organisons nous avant qu’il ne soit trop tard.

Comme dirait notre frère Daniel-Youssof Leclerc, «L’école publique, il faut s’en priver». 

15:55 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10 décembre 2012

"De la télé pour les bébés aux jeux vidéo pour les ados" Serge Tisseron

"De la télé pour les bébés aux jeux vidéo pour les ados"

Serge Tisseron

Dans le cadre de la 37ème Session de Séminaires-Rencontres de l’enfance, le FRAJE asbl vous convie à la soirée-rencontre avec Serge Tisseron.

 

Notre société contemporaine est érigée de plus en plus sur la «frivolité de l’éphémère» où la consommation d’écrans ne laissent plus de place à l’inactivité, à la rêverie, à l’imaginaire… les enfants n’échappent plus à cette vague.

«Regarder la télévision, y compris les chaînes présentées comme spécifiquement conçues pour les enfants de moins de trois ans, peut entraîner chez ces derniers des troubles du développement tels que passivité, retard de langage, troubles du sommeil, troubles de la concentration et dépendance aux écrans.»

En France, ce message destiné aux usagers de chaînes tv est aujourd’hui obligatoire pour les distributeurs même ceux qui proposent des programmes spécifiquement conçues pour les bébés (baby tv,…). Aujourd’hui on constate encore que beaucoup d’enfants sont exposés de plus en plus tôt aux écrans de tv, de consoles, de jeux vidéo.

Devant l'écran de télévision, l'enfant est-il un sujet ou un objet ? Quel impact ont les médias sur l'enfant et plus particulièrement sur le jeune enfant et son développement ?

Pour en parler, nous sommes ravis d’accueillir Serge Tisseron qui fut, en 2008 en France, à l’initiative de la pétition lancée pour alerter des dangers de la télé pour les moins de 3 ans.

Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste, docteur en psychologie habilité à diriger des Thèses (HDR) à l’Université Paris Ouest Nanterre. Il a publié une quarantaine d'ouvrages personnels. Ses recherches portent sur trois domaines : les secrets de famille; nos relations aux images et les bouleversements psychiques et sociaux entraînés par les TIC. Ses livres sont traduits dans quatorze langues.

Il a notamment publié : La Résilience (PUF Que sais-je ? 2007) ; Virtuel, mon amour ; (2008, Albin Michel) et L’Empathie au cœur du jeu social (2010). Dernier ouvrage paru : Rêver, fantasmer, virtualiser, du virtuel psychique au virtuel numérique (2012, Dunod).

Lundi 14 janvier 2013 à 20h

Centre Culturel Jacques Franck (Chaussée de Waterloo, 94 à 1060 Bruxelles)

Prix plein : 10 euros

Étudiants, demandeurs d’emploi et +65 ans: 3 euros

Informations et réservations FRAJE (Centre de formation permanente et de recherche dans les milieux d'accueil du jeune enfant) Rue du Meiboom, 14 à 1000 Bruxelles

Tel : 0032 2 800.86.10 Fax : 0032 2 800.86.21

Email : info@fraje.be

Plus d'informations sur www.fraje.be et www.facebook.com/FrajeAsbl

13:12 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 novembre 2012

Une école à 1, 2 … ou 27 étoiles ?

Une école à 1, 2 … ou 27 étoiles ?

Par Pascal Chardome, novembre 2012

… Que diriez-vous d’une école qui, pour accueillir 2500 enfants, disposerait d’une superficie de 4,73 hectares, d’une surface construite de 52000 m², d’une garderie préscolaire et d’une salle polyvalente pouvant accueillir 500 personnes ?

Que penseriez-vous si les élèves de cette école bénéficiaient d’un réfectoire d’une capacité journalière de 1800 repas, de salles de musique, de casiers et d’une cafétéria (au secondaire) et d’un centre sportif comprenant 3 salles de sport ?

Vous nous répondriez sans doute que cette école n’existe que dans nos rêves ou dans un pays lointain dont le gouvernement disposerait de moyens colossaux à consacrer à son enseignement.

Et bien non, vous vous tromperiez : cette école vient d’être inaugurer chez nous, à Laeken qui plus est, et, excusez du peu, par le couple royal et le Président de la Communauté européenne.

Car voilà en effet l’explication : il s’agit de la 5ième école instaurée en Belgique au seul bénéfice des enfants de fonctionnaires européens. Cette école de luxe a été intégralement financée à hauteur de 88 millions d’euros par l’État belge qui a pour obligation de mettre à la disposition des écoles européennes les bâtiments nécessaires à leurs activités. L’état fédéral dépense ainsi 35000 euros par élève accueilli dans cette école.

À titre de comparaison, 9000 places vont être créées en région bruxelloise pour faire face à son expansion démographique et la Fédération Wallonie-Bruxelles y consacrera 75 millions d’euros, soit un coût de 8000 euros la place.

Un élève européen de cette école de Laeken bénéficiera donc de 4 fois plus d’investissement qu’un élève, souvent issu d’un milieu défavorisé, fréquentant l’enseignement organisé ou subventionné par la FW-B dans cette même commune.

Cette inégalité de traitement entre élève est inique et scandaleuse. Il est vrai qu’il y a plus de trois siècles, Jean De La Fontaine déplorait déjà que «selon que vous serez puissant ou misérable…».

12:39 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22 novembre 2012

Kir renforce l’éducation à la sexualité à l’école

Kir renforce l’éducation à la sexualité à l’école

La Libre Belgique, le 22 novembre 2012

Ces animations seront organisées par les centres de planning familial qui leur ont adjoint un court-métrage de fiction.

La Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (Cocof) va doubler le nombre d’heures d’éducation à la vie affective et sexuelle dans les écoles francophones de la Région, annonce le secrétaire d’Etat bruxellois Emir Kir (PS).

Ces animations seront organisées par les centres de planning familial qui leur ont adjoint un court-métrage de fiction - "Entre deux" - relatant le dilemme d’un couple d’adolescents confrontés à une grossesse indésirée et qui servira dorénavant à ouvrir le débat dans les classes.

Les gouvernements francophones s’étaient engagés à généraliser progressivement l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (Evras), dans toutes les écoles de la Communauté française. Selon M. Kir, à partir de 2013, le budget consacré à ces animations passera à 300 000 euros, ce qui correspond à un potentiel de 6 165 heures d’animations par an. La priorité sera donnée aux écoles techniques et professionnelles, des "filières qui souffrent déjà de cours de sciences parfois trop pauvres, et dont les élèves ont moins souvent l’occasion de s’exprimer en toute confiance autour des questions de sexualité et de vie affective"

21 novembre 2012

Démission de la préfète de Guy Cudell

Saint-Josse

Démission de la préfète de Guy Cudell

TéléBruxelles, le 21 novembre 2012

La préfète faisant fonction du Lycée Guy Cudell, à Saint-Josse remet son tablier. Elle s'estime insuffisamment soutenue par la commune, le pouvoir organisateur, dans sa volonté d'améliorer la situation à l'intérieur de l'établissement. Au mois de mars, le directeur de cette école avait déjà démissionné suite à des problèmes de gestion interne. La rentrée de septembre avait été émaillée d'un préavis de grève et d'un arrêt de travail du personnel.

18:58 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 novembre 2012

ULB: appel aux autorités pour financer des logements étudiants

ULB : appel aux autorités pour financer des logements étudiants

Belga, le 12 novembre 2012

Une petite centaine d’étudiants se sont rassemblés ce lundi, à 15h30, devant le conseil d’administration de l’ULB auquel ils ont remis une pétition de 2.500 signatures contre la privatisation de l’ULB.

Le CA a adopté une motion dans laquelle il demande à ses autorités de tutelle de s’engager concernant une politique globale de logements, de se porter garantes de leurs emprunts, et subsidiairement de leur permettre de rembourser les prêts à plus longue échéance via les loyers.

Une délégation étudiante avait été invitée à s’exprimer devant le CA. «Nous demandons un blocage des projets de privatisation qui en augmentant les loyers portent atteinte au caractère démocratique de l’enseignement, défend Maxime Vancauwenberge, du mouvement de gauche Comac. Nous voulons que les autorités de l’ULB soutiennent notre demande de refinancement de l’enseignement et que les pouvoirs publics se portent garants des prêts de l’ULB.»

La commission des affaires sociales étudiantes a décidé, mardi dernier, lors d’une réunion spécifique, de reporter son avis concernant les projets d’emphytéose au 4 décembre et a fait une demande d’informations complémentaires. L’emphytéose permet à l’ULB de rester propriétaire du terrain et d’être locataire des logements pour un bail allant de 27 à 99 ans.

Un exposé a détaillé, lors du CA, la soutenabilité des emprunts pour la construction de logements étudiants avec et sans emphytéose. Sans recours au secteur privé, «les conditions des prêts rendent malheureusement leur remboursement intenable par l’ULB», déplore Martin Casier, vice-président du CA.

11:42 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Logement | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12 novembre 2012

Saint-Josse : nouvelles agitations au lycée Guy Cudell

Saint-Josse

Nouvelles agitations au lycée Guy Cudell

Philippe Carlot, le 12 novembre 2012

Seul établissement d'enseignement secondaire de la commune, le Lycée Guy Cudell souffre de graves dysfonctionnements depuis deux ans au moins

Le lycée Cudell de Saint-Josse est toujours dans la tourmente. L'actuelle préfète faisant fonction a envoyé récemment une lettre salée au pouvoir organisateur. Elle demande à être déchargée de ses fonctions et accuse certains professeurs de graves manquements. L'an dernier, le lycée Guy Cudell avait déjà défrayé la chronique.

Seul établissement d'enseignement secondaire de la commune, le lycée Guy Cudell souffre de graves dysfonctionnements depuis deux ans au moins. L'inspection de l'enseignement de la fédération Wallonie-Bruxelles s'est penchée sur le sort de l'établissement. Elle a recommandé au pouvoir organisateur d'écarter la direction précédente et de corriger le tir dans de nombreux domaines. Et voilà que l'actuelle préfète intérimaire décide de jeter l'éponge, avant finalement de retirer sa démission après discussion avec l'échevin de l'Instruction publique.

La lettre envoyée au pouvoir organisateur n'en jette pas moins une lumière crue sur le climat régnant au lycée Guy Cudell. La préfète évoque "de sérieux problèmes liés au je m'en foutisme de certains membres du personnel". Elle énumère l'abandon des élèves dans les classes, l'absentéisme systématique, et même des insultes envers les élèves.

Mais ce qui a conduit la préfète à envisager de quitter le navire, c'est l'impunité dont bénéficient les enseignants fauteurs de troubles à ses yeux. Une impunité que conteste l'échevin de l'Instruction publique Ahmed Medhoune. Les enseignants concernés ont été rappelés à l'ordre. Si la situation ne s'améliore pas, le prochain collège issu des élections devra prendre ses responsabilités.

17:18 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19 octobre 2012

Nos écoles, des instruments politiques ?

Nos écoles, des instruments politiques ?

LA PLACE DE LA QUESTION NATIONALE DANS LES COURS D’HISTOIRE

Alex GAGNON LACROIX, le 18 octobre 2012

La semaine dernière, la ministre Marie Malavoy a communiqué sa volonté de faire une plus grande place à l’enseignement de l’histoire dans les écoles du Québec et aussi de faire à la question nationale dans les cours d’histoire. Les mots à peine sortis de sa bouche que le leader par intérim du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, sort de sa boîte à surprise et se jette sur l’idée telle un chef d’une meute de loups enragés. De ses hurlements les plus prévisibles on distingue une grave accusation qui compare presque le gouvernement du Québec aux «komsomols» ou à la jeunesse hitlérienne. Mais qu’est-ce qu’ils ont mangé ces libéraux pour être aussi agressifs ? Le fruit de la défaite peut-être ?

L’histoire c’est l’histoire.

Lorsqu’on m’a enseigné le rapport Durham, l’Acte d’Union et la volonté d’assimilation des Canadiens français, la pendaison de Louis Riel, mon école n’était pas utilisée aux fins de la propagande antifrancophone.

Lorsqu’on m’a enseigné la révolution russe, qu’on m’a parlé de Lénine, Staline et du communisme en Union soviétique, mon école n’était pas utilisée aux fins de la propagande communiste.

Lorsqu’on m’a enseigné le génocide au Rwanda, mon école n’était pas utilisée aux fins d’une propagande raciste.

Alors, lorsqu’on enseignera l’histoire du Québec dans les écoles québécoises, la question nationale ne sera rien d’autre qu’une partie importante de notre histoire nationale. Notre histoire c’est notre histoire. Notre présent repose sur notre histoire.

Comprendre le monde sans savoir d’où il vient, c’est comme essayer de comprendre l’algèbre sans avoir appris à compter. C’est comme essayer d’écrire sans connaître l’alphabet. L’histoire doit ainsi être enseignée avec rigueur et passion.

Ramener le débat indépendantiste dans les cours d’histoire du Québec, c’est ce qui semble mettre le feu aux poudres. Pourtant, c’est nier une partie intégrante de notre histoire qui marquerait l’utilisation de nos écoles à des fins politiques ; nier, cacher la présence du débat sur la question nationale dans l’histoire du Québec revient à enseigner l’histoire de façon subjective. Enseigner l’histoire en en cachant une partie, parce qu’en parler contrevient à nos croyances politiques, est-ce cela que défend Jean-Marc Fournier ? Je lui retourne son accusation non fondée à l’égard de notre gouvernement.

Des acolytes libéraux un peu plus nuancés affirment qu’étant donné les convictions souverainistes du gouvernement péquiste connues de tous, sa position quant à la place de la question nationale dans les cours d’histoire autorise à penser qu’il veut se servir des écoles et de l’enseignement aux jeunes Québécois pour faire avancer sa cause. Cela aurait été le cas si on avait voulu isoler la dimension de la question nationale dans les cours d’histoire pour faire abstraction au reste de la matière contenue dans notre histoire nationale. Mais ce n’est pas le cas. La ministre Malavoy veut que la question de l’indépendance reprenne sa place dans l’enseignement de l’histoire puisqu’elle en fait partie.

Je reviens à l’accusation de Jean-Marc Fournier à l’égard des souverainistes qui voudraient faire des écoles un instrument politique, car celle-ci est d’une immense gravité. Remarquons d’abord que de tels instruments existent aux fins de la promotion du fédéralisme canadien. Pensons par exemple au mouvement des cadets du Canada destiné aux jeunes canadiens de 12 à 18 ans «ou l’expression cadets royaux de l’armée canadienne». Je m’en rappelle, car cet évènement m’a marqué, qu’a l’âge de 12 ans, on devait «promettre» d’être fidèle à la reine d’Angleterre et à ses successeurs pour avoir un badge officiel et devenir un «membre officiel» du mouvement. À 12 ans… On le fait sans trop comprendre ce que ça veut dire, sans y accorder trop d’importance, pour avoir le badge comme tout le monde. Il ne faut pas voir ici que je tente de discréditer ce programme jeunesse d’une grande valeur et qui constitue une expérience extrêmement enrichissante pour les jeunes en faisant partie. J’en ai fait partie. D’ailleurs, paraît-il que cette pratique de «promesse d’être fidèle à la reine» n’est plus appliquée aujourd’hui. Tant mieux ! Il faut voir aussi que cette pratique est (ou était) accompagnée d’un objectif fondamental du programme qui consistait à «former de bons citoyens». S’en suit de formations sur l’histoire du Canada, sur la citoyenneté, de programmes de prestige et d’implication communautaire étroitement rattachés à la monarchie britannique (voir le programme du Duc D’Édimbourg). Où je veux en venir, c’est que cet objectif de «former de bons citoyens», reposant essentiellement sur des principes propres au fédéralisme, voire même au nationalisme canadien et à l’appartenance à la Couronne, est plus ou moins directement, mais indéniablement un instrument politique visant à l’adhésion aux valeurs de ce système, n’enlevant cependant rien aux qualités du programme des cadets du Canada.

De plus, le fédéralisme canadien a bien plus besoin de tels instruments pour se garder en vie que le mouvement souverainiste de par sa nature. Il dissimule un colonialisme qui dure depuis la Conquête et qui n’a fait que changer de formes au fil du temps. Encore aujourd’hui comme dans les années de Trudeau, il fait et faisait ombrage au nationalisme canadien. Pour sa part, le mouvement souverainiste qui a de facto le fardeau de prouver le bienfondé de son option, est bien moins enclin à utiliser des instruments politiques. Il doit démanteler les tromperies, les fausses croyances, s’appuyer sur des faits, sur des arguments rationnels sociaux, économiques, identitaires, etc. pour se faire valoir, puisqu’il ne tente pas d’ombrager une réalité, mais d’en éclairer une. L’instruction, les débats et l’enseignement les plus fidèles à la réalité constituent donc une méthode privilégiée.

Attention : je ne sous-entends pas que les souverainistes sont plus éduqués que les fédéralistes. Je parle de méthodes de promotion des deux options relatives à la question nationale.

Bien que chaque courant de pensée ait ses propres extrêmes pouvant mener à vouloir falsifier la réalité, les libéraux, fédéralistes et Jean-Marc Fournier de ce monde ont intérêt à ce que la question nationale soit absente des cours d’histoire du Québec. Ils ont avantage à mettre cette réalité historique dans l’ombre vu leur option. Je serais bien plus inquiet de voir le programme d’enseignement de l’histoire du Québec entre leurs mains qu’entre les mains d’un gouvernement souverainiste pour l’intégrité de ce programme d’enseignement.

15:02 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28 septembre 2012

L'égalité des sexes à l'école : nécéssité ou grand bluff social ?

L'égalité des sexes à l'école

Nécéssité ou grand bluff social ?

Propos recueillis par Rose et Bleu, le 27 septembre 2012

Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem veulent "mettre l'égalité des filles et des garçons au cœur même de la refondation républicaine de l'école". Mais les deux sexes ont des différences fondamentales impossibles à gommer...

Atlantico : L’Etat et les partenaires sociaux veulent relancer le processus de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Selon Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem, cet objectif oblige à «mettre l'égalité des filles et des garçons au cœur même de la refondation républicaine de l'école», expliquent-ils dans une tribune publiée dans Le Monde. L’égalité professionnelle doit-elle vraiment se penser dès l’école ?

Raymonde Hazan : Oui, dès la maternelle. Mais le problème n'est pas dans le sexe, il est dans les intelligences différentes. Le système n’est pas adapté à ces différences.

Je pars du principe que dès la maternelle, que ce soit un garçon ou une fille, l’institution scolaire n’est plus adaptée. L’intelligence et l’épanouissement des jeunes sont beaucoup plus rapides que les réflexions des gouvernements et les professeurs ne sont pas du tout formés pour cela. Il y a un climat de peur général qui ne permet pas au corps enseignant de comprendre la jeunesse d’aujourd’hui.

Quand on parle d’égalité garçon/fille, on se demande s’ils sont en retard d’un siècle ! Quand une fille reçoit un coup d’un garçon, elle aura beaucoup plus mal qu’un garçon qui reçoit un coup d’une fille. Ce ne sera jamais égal. Par contre, il y a un vrai problème avec le fait qu’un enfant qui comprend très rapidement sera mis avec un enfant qui a besoin qu’on lui répète 10 fois la leçon. Tous les enfants ne sont pas égaux et on n’en tient pas compte. Il est temps qu’on apprenne à travailler au cas par cas.

Mais cette différence est valable entre individus du même sexe. L’objectif du gouvernement est l’égalité entre sexes. Y-a-t-il une différence ?

Non, absolument pas ! Il y a des filles extrêmement intelligentes ! Mais le problème, c’est qu’on ne peut pas parler d’égalité. La seule injustice, c’est un espèce de machisme intérieur qui fait qu’il y a une barrière supplémentaire pour les filles, qu’il faut bien sûr annuler. Dans les grandes écoles, il y a du machisme, puisqu’on considère que c’est plus quelque chose de masculin. On a eu tendance à écraser les filles, mais ça s’est amélioré. Il y a un respect aujourd’hui pour les filles dans les grandes écoles, voire une admiration.

Les deux ministres rappellent que les choix d’orientation des filles «et plus encore les choix qui sont faits pour elles» demeurent très traditionnels et trop souvent restreints à quelques secteurs d'activité. Est-ce nier toute différence entre hommes et femmes, qui n’ont peut-être pas les mêmes inspirations ?

Ca me parait logique. Ils sont cons, ou quoi ? On ne peut pas annuler la morphologie d’une jeune fille ou d’un jeune homme. A 20 ans, il va penser à s’acheter une super voiture, alors qu’elle se dira : «je préfère prendre telle voie, car lorsque j’aurais des enfants, ça sera plus simple pour moi». De quelle égalité nous parlent-ils ? Ils sont en train de leur mettre un handicap !

On ne pourra jamais faire une égalité entre l’homme et la femme. Egalité de salaire ? Oui ! Egalité d’horaires ? Oui ! Egalité du droit de vote ? Oui ! Mais en psychosociologie, il y a une différence ! Et si vous mettez un coup à une femme et à un homme, il y a une différence.

Certains vous répondront que cette différence vient du fait qu’on inculque des modèles dès le plus jeune âge aux garçons et filles. Certaines écoles, en Suède, ont décidé de supprimer les pronoms «il» et «elle» et d’appeler les bambins par un pronom neutre. Cautionnez-vous cela ?

Bien sûr que non. Sauf à la maternelle, ou les enfants sont plus ou moins égaux entre garçons et filles, on ne peut pas annuler l’identité sexuelle. Ca serait horrible ! On n’est pas des hermaphrodites.

Ils sont en train de créer un problème ailleurs. On ne peut pas parler d’égalité entre filles et garçons si à la base on ne se pose pas les questions : «qu’est-ce qu’un garçon ? Qu’est-ce qu’une fille ? Qu’est-ce qu’un homme ? Qu’est-ce qu’une femme ?». Une femme devient mère, quand même. Un homme devient père, mais n’a pas besoin de prendre neuf mois de repos à ce moment-là.

Une femme, quand elle arrive dans les études supérieures, va penser «quand je serai une mère, il vaudra mieux que j’ai tel ou tel travail». Que peut donc faire le gouvernement pour améliorer l’égalité professionnelle, en prenant en compte ces données ?

C’est d’abord de reconnaître qu’il n’y aura jamais égalité entre hommes et femmes. C’est cela la vraie égalité. Mais de quoi parle-t-on ? On parle des qualités psychosociologiques, des salaires ? La gauche mélange tout dans un grand mensonge social.

On ne peut pas rejeter les différences. C’est un grand bluff social. Le danger de dire que l’homme et la femme sont égaux, c’est qu’hommes et femmes ont la même force physique, que les deux doivent aller à la clinique en même temps pour l’accouchement… A un moment, les chemins se divisent.

02:27 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07 septembre 2012

Soirée débat : "décrochage scolaire"

Soirée débat

"décrochage scolaire"

La ligue des droits de l’enfant a le plaisir de vous convier aux soirées d’études sur les discriminations vécues en milieu scolaire. La première thématique aura pour thème le décrochage scolaire...

Ces soirées d’étude auront comme objectifs de dresser un état des lieux, de présenter les actions qui marchent pour, enfin, proposer des actions à court ou moyen terme, en déterminer leur faisabilité avec pertinence. Enfin, certaines de ces thématiques sont peu médiatisées et nous souhaitons qu’on en parle plus, dans l’intérêt de tous ces jeunes qui vivent ces discriminations.

Quand ? Mardi 18 septembre 2012 à 19h30

Où ? Salle "La Tentation"

Rue de Laeken, 28

1000 Bruxelles

Merci de nous confirmer votre présence à liguedroitsenfant@gmail.com ou au 02/465.98.92

Ligue des Droits de l'enfant asbl

Hunderenveld 705 à 1082 Berchem Sainte-Agathe

www.ligue-enfants.be

liguedroitsenfant@gmail.com

02/465.98.92 ou 0474/421400

Lycée Guy Cudell à Saint-Josse : Une rentrée sans directeur

Lycée Guy Cudell à Saint-Josse

Une rentrée sans directeur

RTBF, le 6 septembre 2012

La rentrée scolaire a été perturbée ce matin au Lycée Guy Cudell à Saint-Josse. Les professeurs affiliés à la CGSP arrêtent de travailler pendant une heure de cours, ce jeudi matin. Ils veulent de cette façon dénoncer le flou généralisé qui règne dans l'établissement depuis plusieurs années déjà.

Alors que la rentrée est bien là, aucun directeur n'est nommé. Les professeurs dénoncent aussi l'attribution d'heures de cours sur des bases peu objectives.

Cette situation divise les enseignants. Eric Boonen, secrétaire régional à la CGSP, explique : "le mécontentement se manifeste surtout chez les enseignants qui sont lésés alors que, évidemment, d’autres bénéficient de cette situation très peu transparente. On n’oublie de respecter l’ancienneté de certains membres du personnel enseignant vis-à-vis d’autres.’’

Le lycée Guy Cudell est un lycée communal, c'est donc à la commune de désigner un nouveau directeur. Ahmed Medhoune est échevin à Saint-Josse et membre du Pouvoir Organisateur. Il déclare : "croire qu’il y a là un chef d’établissement qui gèrerait en distribuant des avantages à ses petits copains, je pense qu'il faut que l'on cesse au plus vite ce procès d’intention. Il faut absolument aujourd’hui que nous ayons des hommes et des femmes responsables pour redresser cette école. C’est dans cette voie-là que nous travaillons."

04 septembre 2012

Rentrée scolaire : le FDF buse l’Olivier

Rentrée scolaire

Le FDF buse l’Olivier

Belga, le 04 septembre 2012

Le bilan de l’Olivier est dramatique en matière de coût de l’enseignement, de redoublement et d’échec scolaire, ainsi que de manque de places, ont jugé les FDF lundi, à l’occasion de la rentrée scolaire.

«Les propositions de la ministre Simonet parues aujourd’hui dans la presse au sujet de la formation des professeurs sont comme l’arbre qui cache la forêt des difficultés de la rentrée», a commenté Caroline Persoons (FDF), députée à la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les FDF demandent la convocation d’urgence de la commission de l’Éducation du Parlement de la Fédération pour analyser l’application du décret «inscriptions». Ils réclament aussi de surseoir à l’application du critère de proximité tant que les écoles de la Région bruxelloise ne disposent pas de suffisamment de places.

Le MR – autre parti d’opposition au parlement francophone – avait déjà demandé en vain la convocation de la commission parlementaire.

Redéfinir la fonction éducative

Pour les FDF, le dossier des inscriptions scolaires empêche la prise en compte des véritables enjeux de l’enseignement. Les Fédéralistes Démocrates Francophones réclament une réforme structurelle du système d’enseignement, en y associant tous les partenaires autour de la table.

«Il faut redéfinir la fonction éducative qui est un enjeu essentiel vis-à-vis de l’école. Il faut que le chantier de l’enseignement bouge enfin, en commençant par une rationalisation des trois réseaux des pouvoirs publics (Communauté française, provinces, communes)», plaide Caroline Persoons.

La rentrée scolaire a été l’occasion pour la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (CDH) d’insister sur le projet de l’Olivier d’allonger la formation des instituteurs de 3 à 5 ans, et pour le ministre en charge des Bâtiments scolaires Jean-Marc Nollet (Écolo) de rappeler l’effort des autorités pour créer 9.404 nouvelles places à Bruxelles d’ici 2017.

24 août 2012

Les parents du catholique veulent recentrer le débat sur la qualité de l'enseignement

Les parents du catholique veulent recentrer le débat sur la qualité de l'enseignement

Le Vif, le 23 août 2012

La gestion des inscriptions scolaires a monopolisé trop d'attention et masqué le débat plus fondamental de la qualité de l'enseignement, ont affirmé jeudi les parents de l'enseignement catholique, à l'occasion de leur conférence de presse de rentrée scolaire.

L'UFAPEC (Union francophone des associations de parents de l'enseignement catholique) ne réclame pas l'abrogation du décret Inscriptions, mais son amélioration.

Alors que 307 élèves, essentiellement bruxellois, sont toujours en attente d'une inscription définitive en 1er année du secondaire, l'UFAPEC demande que toutes les familles se voient confirmer l'inscription de leur enfant avant le 15 juillet, afin que les congés ne soient pas altérés par l'inquiétude liée à l'avenir scolaire.

Évaluation du décret, révisions techniques, renforcement de l'offre scolaire (au nord-ouest de Bruxelles en particulier), restent des demandes pressantes des parents du catholique.

Cependant, "la gestion des inscriptions a monopolisé trop d'attention ; il faut recentrer le débat sur la qualité de l'enseignement et le respect des projets pédagogiques", a martelé Bernard Hubien, secrétaire général de l'UFAPEC.

"On nous dit: 'il reste des places'. Mais les parents ne veulent pas inscrire leur enfant dans certaines écoles. Il faut se demander pourquoi".

Un des symptômes du manque présumé de qualité de l'enseignement est le recours "exponentiel" aux cours particuliers, qui touchent désormais un élève sur dix au moins une fois sur le cursus, selon l'UFAPEC.

Des dérives y sont pourtant liées: coûts excessifs (jusqu'à 50 euros de l'heure) induisant une dualisation entre parents, qualité variable, difficultés lorsque le professeur particulier est l'enseignant de l'élève, travail au noir, voire chantage auprès des parents ("votre enfant doit prendre des cours particuliers pour réussir, voici mes tarifs"), dénonce l'UFAPEC.

Pour elle, ce type de soutien extra-scolaire doit rester l'exception. "Le système est toléré du fait de l'insuffisance de moyens mis pour la remédiation au sein de l'école". L'UFAPEC souhaite une réduction des redoublements, "inefficaces", et un transfert des moyens ainsi récupérés vers la remédiation.

L'offre d'enseignement fondamental constitue une autre préoccupation majeure des parents de l'enseignement catholique, vu la croissance démographique, surtout à Bruxelles. Celle-ci entraînera d'ici 2020 un besoin de 4.000 à 5.000 enseignants, selon l'UFAPEC.

Si le départ précédant la pension (DPPR) a été retardé de 55 à 58 ans, "une avancée" selon elle, il convient d'améliorer l'encadrement des profs débutants pour éviter un dégoût précoce de la profession, ou encore améliorer la formation des enseignants par un allongement de la durée des études -"mais à quel coût ?"-, dit l'UFAPEC.

Enfin, l'Union fustige la paralysie du dossier du transport scolaire. Des arrêtés d'exécution sont attendus depuis huit ans.

L'inertie du gouvernement wallon et le manque de bonne volonté des sociétés de transport en commun en sont responsables, selon le président de l'UFAPEC Pierre-Paul Boulanger, qui insiste particulièrement sur le transport scolaire dans l'enseignement spécialisé.

01:23 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06 juillet 2012

Saint-Josse : Lycée Guy Cudell

Saint-Josse : Lycée Guy Cudell

Parole aux élèves

Quelques avis, à propos de l'organisation et de la qualité de l'enseignement, émis le 21 mai dernier par des élèves fréquentant le Lycée, voile admis, Guy Cudell ...

11:11 Écrit par Rachid Z dans Enseignements, Saint-Josse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14 juin 2012

Réponse à Madame St-Pierre sur la violence et l’intimidation

Réponse à Madame St-Pierre sur la violence et l’intimidation

Marc Cassivi, le 12 juin 2012

On peut être de gauche ou de droite. On peut être pour ou contre une hausse des droits de scolarité. On peut trouver que les atteintes aux libertés fondamentales de la loi 78 sont justifiables dans une société libre et démocratique.

Mais quand on est ministre, quand on est ministre de la Culture dans un contexte de crise sociale, on ne peut se permettre de déclarer que le carré rouge porté par des milliers de citoyens - pour la très grande majorité pacifique - est un symbole de «violence» et d'«intimidation».

De la part d'un clown qui blogue anonymement de son demi-sous-sol à Saint-Augustin-de-Desmaures, on peut admettre pareille ânerie. De la part d'un ministre, c'est un dérapage en règle. Un mensonge irresponsable, tellement grossier qu'il ne se qualifie pas comme un sophisme.

Un ministre a plusieurs responsabilités. Celle, entre autres, de faire preuve de discernement et de bonne foi dans ses déclarations publiques. Celle, de façon générale, de calmer le jeu, plutôt que de jeter de l'huile sur le feu.

Jeter de l'huile sur le feu, c'est pourtant ce que le gouvernement Charest, avec toute son arrogance, tout son mépris et son cynisme, s'applique à faire depuis le début de ce conflit. Un conflit qui s'est transformé en crise sociale, à force d'entêtement d'un gouvernement impopulaire qui a laissé pourrir la situation et qui pourrait ironiquement en profiter.

Jeudi, le conteur Fred Pellerin a refusé d'être fait chevalier de l'Ordre du Québec, en raison de la crise actuelle. «Je m'en voudrais de célébrer et de trinquer à l'honneur de ce peuple dans le contexte actuel, où même notre démocratie se fait secouer par la base», a-t-il écrit.

La réponse de la ministre de la Culture est venue vendredi matin. Une réponse interprétée par plusieurs (j'en suis) comme une provocation et une désinformation d'une inavouable bêtise. À fortiori de la part d'une ex-journaliste.

Tout en reconnaissant au nom de la liberté d'expression le droit de Fred Pellerin de porter le carré rouge, la ministre a déclaré : «Mais nous, on sait ce que ça veut dire, le carré rouge : ça veut dire l'intimidation, la violence; ça veut dire aussi le fait qu'on empêche des gens d'aller étudier

«Nous», au gouvernement, on «sait», semble-t-il. Paradoxalement, Marc Parent, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal, qui est sur le terrain, refuse d'associer le carré rouge à la violence. «Ça n'a rien à voir», a-t-il déclaré hier. Il n'a pas eu le mémo du bureau du premier ministre ? Le «nous» de la ministre St-Pierre ne serait pas inclusif ?

Je ne sais pas s'il faut parler dans ce cas précis de mauvaise foi ou de crasse incompétence, mais en matière d'intimidation, on ne fait guère mieux que la déclaration sans nuance de Christine St-Pierre.

Le plus grave, c'est que ce discours simpliste, découlant d'une logique binaire que ne renierait pas George W. Bush («Vous êtes avec nous ou avec les terroristes»), semble avoir été assimilé par l'ensemble des ministres du gouvernement Charest.

La ligne de parti est claire et a pour objectif de stigmatiser tous ceux qui, même de la manière la plus pacifique et symbolique, contestent l'intransigeance du gouvernement dans son combat contre les étudiants.

Des gens «violents» qui pratiquent «l'intimidation», selon la logique tordue de la ministre de la Culture. Comme Pierre Lapointe, qui portait le carré rouge jeudi dernier, lors du spectacle d'ouverture des Francofolies ? Ou Ariane Moffatt, qui a joué de la casserole et chanté jeudi 17 mai 2012, inspirée par la crise actuelle, dimanche soir au Métropolis ? Des gens comme les employés du Théâtre d'Aujourd'hui, que j'ai vu porter fièrement le carré rouge à la boutonnière, pendant le OFFTA ?

Je comprends, quand les esprits s'échauffent, que personne n'est à l'abri d'une ineptie. Je comprends aussi que ce gouvernement semble prendre les gens pour des abrutis, dupes de ses stratégies de relations publiques. En tentant stupidement de diaboliser des milliers de citoyens qui s'affichent en faveur de la justice sociale.

Des milliers de citoyens qui dénoncent la violence et l'intimidation - celle du gouvernement, des policiers, comme celle des casseurs. Et qui portent le carré rouge, non pas, comme le prétend la ministre St-Pierre, pour empêcher des gens d'étudier, mais pour que, justement, tout le monde ait le droit d'étudier.

22:49 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |