08 décembre 2008

Déni de violation ?

Déni de violation ?

Rachid Z

, le 08 décembre 2008

Dans l’article intitulé

«Publication prématurée des listes» de Fabrice Voogt, publié dans l’édition de ce week-end du quotidien Le Soir, nous apprenons que les autorités communales de Bruxelles-Ville ont procédé à la fermeture des sites web de deux de leurs établissements scolaires. L’échevine de l’instruction publique de la ville de Bruxelles, F. Hariche justifie une telle censure par le fait que la publication des listes était «prématurée», elle prétend avoir «demandé d’attendre» avant de les publier.

Par contre,  son

«fonctionnaire dirigeant» ; M. Boumal, explique la censure des sites incriminés par le fait que les listes rendues publiques contreviennent «aux règles de respect de la vie privée», ce dont l’échevine ne semble guère se soucier, tout comme d’ailleurs le ministre C. Dupont, qui il y a peu,
proposait d’élargir cette violation en permettant à tous les réseaux scolaires, l’officiel et le libre , de disposer et d’échanger à leur guise des informations confidentielles concernant les élèves et leurs parents sans leur en demander l’autorisation !

C’est pour ces raisons contradictoires, que ces responsables justifient la censure des sites et convoquent ce lundi 08/12/08 l’ensemble des chefs d’établissements, pour une nous dit-on. Sur quelles bases ?? Par rapport à la précipitation dénoncée par l’échevine ou la violation flagrante mise en avant par son «fonctionnaire dirigeant» ?

«mise au point»

Manifestement, le pouvoir organisateur de la Ville de Bruxelles ne cesse de s’enliser dans les contradictions de leurs propos et l’inconséquence de leurs actes.

En toute cohérence et afin de dissiper tout malentendu, le «fonctionnaire dirigeant» chargé de missions ; M.Boumal devrait se désolidariser des motivations des politiques PS de sa patronne Hariche et du ministre Dupont qui légitimisent de telles irrespectueuses pratiques en cautionnant ces violations de la vie privée ! Et par la même occasion, il devrait veiller à ce que les contrevenants, à savoir le préfet récidiviste de Jacqmain Eric de Guide, tout comme celui de Catteau, André Possot soient, comme il se doit, sanctionnés !

Finalement, dernière interrogation ?

Comment s’est réalisée la fermeture des sites ? De manière centralisée ?...  Et en toute «transparence» ? 

01 décembre 2008

Communiqué de l'Association des Journalistes Professionnels relatif à la plainte du MRAX contre le dossier du Vif "Comment l'Islam menace l'école".?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de l'Association des Journalistes Professionnels relatif à la plainte du MRAX contre le dossier du Vif "Comment l'Islam menace l'école".
?

 

[ndPYL Il est pour le moins surprenant que l'avis de l'Association Professionnelle des Journalistes (AJP), cinq jours après avoir été rendu public (24/11/08), ne soit reproduit que sur le site... de l'AJP! Cet avis est nuancé mais globalement très critique vis-à-vis de Dorothée Klein, rédactrice en chef d'ailleurs critiquée par la société des journalistes du Vif le lendemain même (04/09/08) de l'annonce de la plainte du MRAX (03/09/08). Il ressort clairement de l'audition de la journaliste du Vif par le bureau de l'AJP qu'elle a été manipulée par la rédactrice en chef, et qu'il ne lui a aucunement été demandé de fournir un reportage objectif. Il s'agissait manifestement d'un article islamophobe de commande dont la titraille et les illustrations n'ont d'ailleurs même pas pu êtres choisies par cette journaliste, qui s'est même pliée à l'exigence de Dorothée Klein de modifier la "chute du papier" afin de "prendre position", ce qui dans la novlangue du Vif se dit "angler un papier". Comme par hasard, c'est à une journaliste portant un nom et un prénom arabes que cet article a été commandé, et quand on connaît la précarité du statut de la plupart des journalistes en Belgique, il est difficile de lui reprocher d'avoir cédé à la pression et d'avoir fait oeuvre de mercenariat au service de l'islamophobie

.]rétroactes:

 

 

http://fr.groups.yahoo.com/group/suffrage-universel/message/4006  

 

 

http://www.mrax.be/article.php3?id_article=683  

 

 

http://www.levif.be/actualite/belgique/72-56-22225/le-mrax-saisit-l-ajp-pour-un-article-du-vif-sur-l-islam.htm  

 

 

Communiqué de l'AJP  

 

Déontologie : le Bureau exécutif de l'AJP a rendu son avis relatif à la plainte du MRAX contre le dossier du Vif "Comment l'Islam menace l'école"

. 24 novembre 2008

L'avis intégral se trouve ici (pdf)

 

http://www.agjpb.be/ajp/telechargements/AVIS%20def%200811.pdf 

15:02 Écrit par Rachid Z dans Belgique, Enseignements, Médias | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27 novembre 2008

Bruxelles-Ville : Décret mixité

Bruxelles-Ville

Décret mixité

 

Par Marion Lemesre (MR), le 26 novembre 2008

 

Un tirage au sort centralisé sera organisé par l'échevine socialiste lundi à 14h au 6 bd Anspach (12 è étage) en présence de tous les Préfets et des inspecteurs de la Ville et de la Communautépuisque toutes les écoles secondaires de la ville sont en dépassement d'inscriptions ! Ce faisant, elle contrevient au décret comme vous l'avez également lu dans l'interpellation de notre Chef de Groupe (MR) Françoise Bertieaux à la Communauté française.

  

Je l'interpellerai à ce sujet en Conseil communal ce lundi. Nous nous réunissons à partir de 16h et la séance est publique.

00:45 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24 novembre 2008

Décret mixité : Trouver une bonne école : un droit pour tous !

Décret mixité

Trouver une bonne école : un droit pour tous !

 

Par Nico Hirtt, membre fondateur de l’APED, extraits, novembre 2008

 

De tous les systèmes européens, celui de la Communauté française de Belgique est le plus inéquitable. Ce triste constat est avéré par toutes les études internationales disponibles, et quel que soit l’indicateur utilisé.

(…)

Notre enseignement détient deux autres records peu glorieux : celui des écarts de performances entre écoles – nous avons, plus qu’ailleurs, des écoles «d’élite» et des écoles «poubelles» - et celui de la ségrégation sociale entre établissements scolaires – nos écoles sont davantage séparées en «écoles de riches» et en «écoles de pauvres».

(…)

En réalité, ces trois facteurs sont étroitement liés entre eux et proviennent d’une caractéristique particulière de l’enseignement belge : nous sommes l’un des seuls pays d’Europe où le recrutement des élèves par des établissements s’effectue sur la base d’un marché totalement libre.

(…)

L’ex-décret inscription et le nouveau décret mixité pèchent tous deux par le même défaut : ils ne visent pas à limiter la portée ou l’ampleur du libéralisme scolaire mais seulement à garantir l’égalité entre les parents sur le marché des écoles.

(…)

Du coup, le libre choix d’une école n’est plus seulement un droit, il devient une obligation de plus en plus angoissante. Or, précisément, ces décrets ne répondent en rien à la cause profonde de l’angoisse des parents, à savoir la crainte de se voir finalement contraints d’inscrire leur enfant dans une école dont la qualité est réputée «médiocre». Car c’est bien là le moteur du cercle vicieux où se trouve notre enseignement : pour assurer son équité par l’égalisation des niveaux de performances, il faudrait organiser la mixité sociale des publics ; mais pour faire accepter cette mixité par les parents, il faudrait d’abord garantir l’égalité de «qualité» des écoles...

18:20 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23 novembre 2008

Fernand Blum

Fernand Blum

Discours de laïcards intégristes

(Vidéo censurée sur Youtube)


Georges Verzin (

MR

 

) :

«Petite précision, en ce qui concerne l’immixtion du religieux dans l’école. En une phrase, le pacte scolaire reconnaît dans l’école publique un espace d’expression pour les religions reconnues, il n’est donc pas question qu’au-delà de cela un quelconque prescrit religieux vienne interférer avec la dispensation des cours, en tous cas, dans les écoles communales. Le règlement communal qui existe à Schaerbeek depuis 1997, approuvé par l’ensemble des formations politiques démocratiques est respecté à la lettre et ne souffre d’aucune exception. Et tout fonctionne admirablement bien sans contestation !

 

J’attire simplement l’

attention sur une chose, c’est que nous assistons à l’émergence d’une contestation sur la mixité et l’égalité homme-femme, avec une montée du créationnisme. Si vous voulez combattre çà, il est impératif d’être extrêmement strict là-dessus et de veiller à ce que le religieux relève de la vie privée et que la loi règne dans la sphère publique.»

Véronique Jamoulle (

PS

) :

«

Moi, je suis tout à fait d’accord avec vous parce que, je pense aussi que c’est une question de respect par rapport à nos lois et la Constitution et quand on vit dans un pays on respecte ses lois, surtout quand ça touche à des valeurs qui, pour moi, sont fondamentales, comme l’égalité entre les hommes et les femmes… Là, je pense que, vraiment, on partage le même point de vue !

»

 

15:11 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19 novembre 2008

Inscriptions – Conditions : Athénée Crommelynck

Inscriptions – Conditions

Athénée Crommelynck

 

Rachid Z, le 19 novembre 2008

 

Alors que le ministre de l’Enseignement obligatoire, Christian Dupont (PS) ne cesse de tenter de rassurer les parents d’élèves, quant à la simplification des modalités d’ inscriptions dans le secondaire, il est a constater qu’après l’Athénée Adolphe Max (qui exige le bulletin de 6ième primaire de l’élève) et Léon Lepage (qui en plus du bulletin de 6ième primaire, exige celui de 5ième primaire et des frais d’inscription !!!) dépendant du P.O. de Bruxelles-Ville, l’Athénée Royal Crommelynck de Woluwée-Saint-Pierre, réseau officiel de la Communauté française, réclame, soit disant pour le prêt de livres, une somme de 25 euros afin de dissuader les parents de multiplier les inscriptions et ce, en parfaite contradiction avec les principes mis en avant pour nous vendre le décret mixité sociale où aucune condition contraignante de ce genre ne semble être tolérée.

 

Je rappelle que cet établissement scolaire est dirigé par l’ancien préfet de l’Athénée de Bruxelles II, il s’y était illustré sous l’ère Pierre Hazette (MR) en promulguant l’interdiction du port du foulard. Récompensé aussitôt après cet «acte de bravoure» par la pleurnicheuse ex-ministre Maria Arena (PS), Francis Lees devient son conseiller pour les questions se rapportant (je ne blague pas !!!) à l’interculturalité et l’organisation générale de l’enseignement secondaire général et de transition !!! 

10:26 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18 novembre 2008

Inscription :Le SeGEC écarte la proposition de Dupont

Inscription

Le SeGEC écarte la proposition de Dupont

 

segec2

 

La Libre Belgique, le 17 novembre 2008

 

"Le cabinet Dupont nous a proposé de réunir en interréseaux les directeurs d'écoles concernées par le tirage au sort, mais cela ne nous paraît pas utile car c'est insuffisant", a indiqué le SeGEC.

Le Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC) a décliné lundi la proposition du ministre de l'Enseignement obligatoire, Christian Dupont, de partager entre les réseaux d'enseignement les listes des élèves inscrits en première année du secondaire, une ouverture destinée à réduire les conséquences néfastes des inscriptions multiples (dans lesquelles ces mêmes responsables ont violemment précipité les parents d’élèves !!!) (Rachid Z).

 

"Le cabinet Dupont nous a proposé de réunir en interréseaux les directeurs d'écoles concernées par le tirage au sort, mais cela ne nous paraît pas utile car c'est insuffisant", a indiqué le SeGEC à l'agence Belga.

 

Le SeGEC relève que les écoles qui devront recourir à un tirage au sort (la phase 3 de la procédure, alors que sa phase 2 se déroule ces 15 prochains jours, ndlr) ne sont en effet pas les seules à inscrire des élèves qui se seront aussi inscrits dans d'autres établissements.

 

"L'alternative, ce serait donc de réunir tous les directeurs d'école, mais cela est impraticable", ajoute-t-on au SeGEC.

 

L'enseignement catholique pose aussi la question de la protection de la vie privée, une fois ces listes d'élèves partagées entre les réseaux. "Il faudrait à chaque fois demander l'accord des parents", relève-t-on.

 

Pour le SeGEC, soucieux de son autonomie, le partage d'informations qui se fait déjà aux niveaux régional doit suffire.

 

Au cabinet du ministre Christian Dupont, on souligne que la proposition formulée était de procéder en deux phases, en confrontant en priorité les listes des écoles dans lesquelles un tirage au sort serait organisé, puis d'étendre la comparaison des listes aux autres écoles.

 

Quant au grief de la vie privée, "l'on ne voit pas bien en quoi on enfreindrait la vie privée parce qu'on étend entre les réseaux une pratique qui existe depuis des années au sein de chaque réseau", indique-t-on. (Donc, on nous informe que la traçabilité des élèves est une pratique de gestion courante au sein d’un même réseau : pourquoi ne pas élargir cette pratique entre les différents réseaux puisqu’elle est déjà en vigueur et ce, en parfaite violation de la vie privée des élèves et des parents, nous rassure, sans rire, le ministre socialiste !!!) (Rachid Z)

 

Les associations de parents de l'enseignement catholique (UFAPEC) et officiel (FAPEO) avaient demandé que les fédérations de pouvoirs organisateurs échangent entre elles ces listes d'élèves inscrits dans leurs établissements respectifs (Ainsi donc, nous apprenons également la collaboration complice de ces associations de parents d’élèves !!!) (Rachid Z). Le but est de déterminer le nombre d'élèves que leurs parents ont inscrits dans plusieurs établissements scolaires en même temps afin d'éviter d'être piégés par le tirage au sort prévu dans certains cas par le décret "mixité sociale". Certains directeurs d'établissements scolaires craignent pour leur part des problèmes d'organisation. (Consternant d’incompétence, que de mépris à l’égard des familles considérées comme des flux de bétail à gérer !!!) (Rachid Z)

00:26 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13 novembre 2008

Le Paradis est adossé à Absil

Le Paradis est adossé à Absil

Il reste deux jours pour s’inscrire

 

Par Patrice Leprince, Le Soir, le 13 novembre 2008

 

Le Conseil d’Etat a tranché : les élèves du Paradis des enfants seront prioritaires à l’athénée Jean Absil.

 

Du côté d’Etterbeek, on ne cache pas sa satisfaction. «C’est l’échec pour la Communauté française», égratigne le bourgmestre Vincent De Wolf (MR).

 

Pour rappel, le 05 novembre dernier, la commune a introduit, auprès du Conseil d’Etat, un recours en extrême urgence à l’encontre du refus d’adossement signifié par la Communauté française auprès de deux établissements scolaires etterbeekois : le Paradis des enfants (enseignement communal fondamental) et l’Athénée royal Jean Absil (enseignement secondaire de la Communauté française).

 

Du côté de l’administration, on estimait qu’il n’existait pas de véritable projet pédagogique commun entre les deux établissements. Par un arrêt rendu, hier mercredi, le Conseil d’Etat vient de donner raison au requérant en sanctionnant par voie de suspension le refus d’adossement signifié par la Communauté française auprès des deux écoles concernées. En clair, les parents (ils seraient une soixantaine) du Paradis désireux d’inscrire leurs enfants à l’athénée Absil bénéficieront bien du précieux sésame. Et il reste désormais deux jours pour en profiter, les inscriptions prioritaires prenant fin ce vendredi.

 

«Dans son arrêt, indique le mayeur, le Conseil d’Etat souligne que la Communauté française n’était pas compétente pour empêcher la convention signée l’année passée (NDLR : et courant sur deux ans) de sortir ses effets. Ce faisant, cela aurait entraîné un préjudice grave pour les parents du Paradis des enfants.»

 

Du côté de la Communauté française, on confirme la décision du Conseil. «Les enfants du Paradis seront effectivement prioritaires, dit-on au cabinet du ministre Christian Dupont (PS), en charge de l’Enseignement. Le Conseil d’Etat a considéré qu’il y avait suffisamment d’éléments démontrant l’adossement entre les deux écoles.»

 

Bonne nouvelle donc pour les parents du Paradis lorgnant vers Absil, une moins bonne pour les autres écoles communales etterbekoises. Ainsi, le 25 septembre, l’association des parents de Claire Joie, avait vertement réagi, par une motion, à l’annonce de la nouvelle convention d’adossement liant Absil au Paradis des enfants. «Nous considérons que cela est contraire à l’esprit du texte législatif en vigueur, visant à garantir une plus grande mixité sociale dans les établissements secondaires, peut-on lire dans la motion. L’enseignement communale fondamental est, de par son ancrage, un exemple vivant de mixité sociale. Nous regrettons vivement que les autorités communales ne nous permettent pas d’exercer ce même choix et opter pour ce même ancrage au niveau de l’enseignement secondaire public laïque situé sur le territoire de la commune.»

14:57 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Bilingue, l’école où l’enfant est roi

Bilingue, l’école où l’enfant est roi

 

Par Anaëlle Verzaux, Bakchiche, le 13 novembre 2008

 

L’Éducation nationale est en pleine crise financière. En revanche, les écoles des riches se portent bien, merci ! Enquête sur l’école Bilingue de Paris.

 

Multiplication des établissements privés au détriment du public dans le second degré à Paris (103 lycées privés pour 75 publics), réforme de la carte scolaire, révision des programmes, engorgement des classes, suppression de 13 500 postes d’enseignants, dont 3 000 dans les Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased)… Depuis plusieurs mois, l’enseignement public vit une période particulièrement sinistrée.

 

100% de réussite au bac

Les établissements privés sous contrat d’association, eux, se portent bien. Merci aux familles de ces chers petits, qui mettent la main à la poche. Et merci à l’État qui, via des contrats d’association, finance une large partie des dépenses de ces écoles «privées».

 

Bakchich a mené l’enquête à l’École Active Bilingue Jeannine Manuel (EABJM), située dans le XVe arrondissement de Paris, qui fait à la fois école, collège et lycée. Un bon exemple d’école tout particulièrement privilégiée.

 

Créée en 1954, l’école, associée de l’UNESCO, est aujourd’hui, d’après son site Internet, «l’école privée sous contrat d’association non confessionnelle la plus importante de France». De bonne réputation, elle peut se vanter d’un excellent taux de réussite au bac (100%). Et de fait, Dame bilingue fait partie des écoles les plus recherchées par l’élite parisienne. Pourtant, d’après le magazine L’Express, qui effectue chaque année une enquête – qualifiée de «très sérieuse» par le rectorat de Paris – sur les lycées français, Jeannine Manuel est loin d’être le meilleur. Et n’est classé que 278è sur 1871. Explication, «la moitié de la note finale est due à la performance (taux de réussite au bac), l’autre moitié à la capacité du lycée à accompagner et faire progresser tous ses élèves».

 

Fils et filles DE

Sont assis sur les bancs de l’école bilingue ou ont été assis : Louis, le fils de Nicolas Sarkozy (aujourd’hui inscrit pour 4600 euros l’année à Dubaï), les enfants de Jean-François Copé, ceux de Bouygues, de la dynastie des Servan-Schreiber, les enfants des Schlumberger, de la famille Bic (stylos), des Paretti (Crédit lyonnais), ceux de Pouzilhac, de Christian Clavier, d’Alain Delon, de Patricia Kaas, de Thierry Ardisson, ou encore d’Arnaud Lagardère et de Denis Kessler, l’ancien du Medef.

 

Un gentil microcosme de représentants de très hauts milieux d’affaire, politique, médiatique, et du show-biz. C’est que pour intégrer Bilingue, il faut payer son ticket d’entrée.

 

L’inscription d’abord. 1 395 euros par trimestre pour le lycée (plus les «frais de dossier» : de 40 à 60 euros), et 4 090 euros par trimestre pour l’inscription en terminale, option Baccalauréat international. Des broutilles !

 

Après l’inscription, il faut se nourrir. Et ouvrir de nouveau grand les porte-monnaie. Le ticket-repas est à 13,50 euros pour les externes [1].

 

Les enfants peuvent aussi apporter leur panier repas. C’est le système du «lunch-box». Dans ce cas, les parents payent également. 7,30 euros le ticket ! Car, pour cette somme, «un four micro-ondes est à disposition des élèves, et la surveillance est assurée par l’école.» Une surveillance, apparemment, de tous les instants !

 

Des activités annexes s’ajoutent au programme de l’Éducation nationale : ateliers création, tricot, musique, théâtre en langue anglaise, tennis - jeux de raquettes - motricité, cours de japonais, stages linguistiques internationaux, etc. A chaque fois, il faut passer à la caisse.

 

Lorsque Bakchich a tenté d’inscrire Marie-Charlotte à Bilingue

Bakchich a essayé d’inscrire sa fille, Marie-Charlotte, en classe de première. Nous avons imaginé que Marie-Charlotte habitait jusqu’à aujourd’hui à Rouen et que son père allait être muté à Paris l’année prochaine. Bilingue, a-t-on entendu dire, est une bonne école. La journaliste de (Bakchich) s’est présentée à l’accueil de l’école.

 

– C’est pour l’inscription de ma fille, Marie-Charlotte

 

– Ah, lui répond la secrétaire, mais si votre fille ne vient pas d’une école bilingue, je vous préviens tout de suite, cela risque d’être difficile.

 

Nous tentons de plaider notre dossier.

 

– Même si elle maîtrise assez bien l’anglais ? Je l’ai envoyée un mois et demi aux États-Unis l’an passé.

 

Oui, même dans ce cas-là. Le mieux est d’être inscrit à Bilingue dès le primaire.

 

– Tout de même, j’imagine qu’il y a de nombreux admis en classe de première ?

 

– Cette année, sur quarante sept nouveaux dossiers, nous n’en avons admis que deux.

 

Ce dialogue montre au moins une chose : l’inscription à Bilingue se prévoit dès la naissance. Voire dès la conception de l’enfant !

 

Petits cadeaux pour les profs

Mais les parents d’élèves ont les moyens. Certains, même, en rajoutent dans le don facile, pour faire plaisir au corps enseignant.

 

Un jour, il y a une dizaine d’années, Papa Lagardère a (très gentiment), apporté des paniers pique-nique à un certains nombre d’enseignants de l’école. Dans ces paniers, il y avait toutes choses dignes de ce qu’un riche industriel et patron de presse, peut offrir. À savoir, du champagne, du foi gras, du caviar, etc. Un cadeau équivalent à un demi-smic à l’époque, selon un prof qui, ayant reçu un panier, a fait le calcul.

 

Un enseignant de Bilingue explique : «Ce ne sont évidemment pas toujours des cadeaux aussi importants, mais ces pratiques sont très courantes à Bilingue. Elles font parties d’un système «naturel» chez les personnes riches. C’est un peu : "tu me donnes, je te donne" ». Il ajoute : «Je ne crois pas que ce soit pour augmenter les notes de leurs enfants. Mais c’est vrai qu’après ça, c’est difficile de rester objectif».

 

Des tickets de cantine exorbitants, des activités coûteuses, des cadeaux généreuxAutant de signes qui montrent sur quel pied vivent les élèves. Mais ce mode de vie n’est pas du tout celui des enseignants

09:48 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05 novembre 2008

Décret mixité : Non à la "pensée magique"

Décret mixité

Non à la "pensée magique"

 

Par Laurent LEDOUX, (ancien directeur du personnel dans l'administration publique), La Libre Belgique, le 05 novembre 2008

 

Les coups de baguette magique dans le domaine de la mixité scolaire ou de la formation des fonctionnaires ne fonctionnent pas. Aux politiques d’oser s’attaquer à la racine du problème.

 

Qu’ils en soient conscients ou non, qu’ils le veuillent ou non, il subsiste souvent un rudiment de "pensée magique" dans bon nombre de solutions proposées actuellement par nos politiques. "Pensée magique" car ils croient pouvoir atteindre des objectifs, en soi tout à fait louables, par un simple coup de baguette magique, sans s’attaquer à la racine du problème, sans changer la logique qui a mené au dysfonctionnement. Actualité oblige: l’essentiel de cet article montrera comment la "pensée magique" est à l’œuvre dans le décret mixité pour les écoles. Mais il ne faudrait pourtant pas croire qu’il s’agit là d’un fait isolé. La "pensée magique" est malheureusement de plus en plus fréquente chez nos responsables politiques. Pour vous en convaincre évoquons brièvement pour commencer un autre cas d’"école", celui des primes à la formation dans la fonction publique.

 

"Envoyer les fonctionnaires en formation entrainera indubitablement une amélioration de la performance dans l’administration."

 

Forte de cette "pensée magique", la fonction publique fédérale offre des primes non pour récompenser la performance mais pour récompenser la réussite d’un test à l’issue d’une formation. Or, si la formation professionnelle peut effectivement accompagner et soutenir le changement, elle peut aussi, hélas, se substituer au changement. Et c’est ce qui se passe: pour être sûr de réussir le test et de toucher la prime associée, de nombreux fonctionnaires suivent des formations pour des matières qu’ils maîtrisent déjà. De manière générale les formations ne sont pas suffisamment utilisées pour soutenir le changement. Au contraire, elles donnent l’illusion de préparer le changement sans remettre en cause les logiques profondes de l’administration et ses dérives.

 

"Imposer plus de mixité sociale permettra d’augmenter le niveau moyen d’instruction de nos enfants."

 

Le décret "loterie" mixité qui suscite actuellement de vives critiques de la part des parents et des directions d’école est un autre exemple de "pensée magique" de la part de nos responsables politiques.

 

En effet, le décret vise à favoriser la mixité sociale, ce qui est en soi fort louable et peut contribuer à un meilleur niveau d’instruction pour tous les enfants, quel que soit la classe sociale dont ils sont issus. Cela devrait être l’objectif ultime de toute mesure relative à l’enseignement. Cependant, sans remettre en cause les logiques profondes de notre système d’enseignement (ce que ne fait aucunement le décret actuel), il est peu probable que l’imposition de nouvelles modalités d’inscription tire effectivement vers le haut le niveau moyen d’instruction de nos enfants

 

La suite : http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=457691

16:23 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04 novembre 2008

Perdus au Paradis des enfants

Perdus au Paradis des enfants

La Communauté française rejette l’adossement

 

Par Patrice Leprince, Le Soir, le 04 novembre 2008

 

En ce début d’inscriptions prioritaires, les portes de Jean Absil claquent au nez des parents des enfants du Paradis.

 

Stupeur et grincement de cartables, ce lundi matin, pour de nombreux parents ayant inscrit leurs rejetons au Paradis des enfants, l’école fondamentale de l’avenue Comandant Lothaire à Etterbeek. Pensant bénéficier, pour leurs enfants sortants de primaire, du sésame ouvrant la porte de l’athénée Jean Absil, les voilà contraints de revoir leur plan de bataille.

 

Ainsi en a décidé la Communauté française. Pendant ces deux premières semaines de novembre, les inscriptions sont réservées aux élèves bénéficiant d’une priorité. Sont notamment prioritaires : les frères et sœurs d’un élève qui fréquente déjà l’école, l’enfant d’une personne qui y travaille ou encore celui provenant d’une école primaire dite «adossée» à l’école secondaire. Et c’est bien ce dernier point qui fait aujourd’hui débat. «C’est le préfet de Jean Absil qui a découvert, dimanche, le courrier expliquant que nos établissements ne pouvaient plus être adossées, indique Guy Couche, le directeur du Paradis des enfants. Depuis ce matin, c’est l’effervescence, les parents sont furieux.»

 

Chaque année entre 40 et 50 élèves du Paradis optent pour Absil. «Et pour ceux qui n’ont pas d’autres enfants déjà inscrits à Absil, il s’agit d’un coup de Tonnerre, charge Vincent De Wolf (MR) bourgmestre d’Etterbeek. Alors que démarrent les inscriptions prioritaires, les parents s’enttendent dire ah non, désolé, c’est refusé.»

 

Les conditions liées à l’adossement ne seraient-elles donc pas respectées ? «La Communauté française a motivé son refus en estimant qu’il n’existait pas de véritable projet pédagogique commun, poursuit le mayeur. Cela ne résiste pas à l’analyse, deux pages entières sont communes aux deux écoles, la suite étant spécifique aux niveaux primaire et secondaire.»

 

Ce que confirme Guy Couche. «La Communauté française joue sur les mots en estimant qu’il ne s’agit que d’un préambule alors que nous entretenons une tradition de proximité et de pédagogie depuis de longues années.» Quoi qu’il en soit, la commune d’Etterbeek, pouvoir organisateur du Paradis des enfants ne compte pas en rester là, comme elle l’expliquera aux parents lors d’une réunion prévue ce mardi soir. «Nous irons devant le Conseil d’Etat pour une requête en extrême urgence, les parents n’ont que jusqu’au 14 novembre pour bénéficier de l’adossement. Passé ce délai, cela ne servirait plus à rien», conclut Vincent De Wolf.

11:21 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03 novembre 2008

Inscriptions dans le secondaire : c'est reparti mais autrement

 

 

 

 

  

Inscriptions

 

dans le secondaire : c'est reparti mais autrement

Par M. Sirlereau,

RTBFInfo  , le 03 novembre 2008
 

Début des inscriptions ce lundi dans le secondaire pour la rentrée de septembre 2009.

A partir d'aujourd'hui

 

, les enfants prioritaires peuvent s'inscrire dans l'école ou dans les écoles de leurs choix. Les prioritaires ce sont, par exemple, ceux qui ont déjà un frère ou une soeur dans un établissement, ceux dont un parent travaille dans l'école, etc. Dans 2 semaines, ce sera pour les autres. Mais la procédure a changé par rapport à l'an dernier : fini le principe du premier arrivé, premier inscrit. Ce n'est pas franchement mieux pour les parents et les directeurs d'école qui craignent des problèmes même si, de son côté, le ministre de l’enseignement, Christian Dupont (PS), se veut rassurant.

L'an dernier, on avait retenu des images de files devant certaines écoles. Cette année, ce ne devrait plus être le cas parce qu'il y a quinze jours pour s'inscrire.

A partir d'aujourd'hui et pendant deux semaines, on peut inscrire les élèves dits

"prioritaires" et, notamment, les élèves des écoles dites "adossées", des écoles qui ont un projet commun, un même pouvoir organisateur ou des écoles qui ont un nombre important d'élèves passant de l'un à l'autre. (A Bruxelles-Villes, cette possibilité prévue dans le décret n’est pas admise, le P.O., sans concertation, autoritairement donc, en a décidé ainsi !!!) (Rachid Z)

Ensuite, pendant deux semaines encore, on ouvrira tout à fait les inscriptions.

 

Christian Dupont

dit comprendre l'inquiétude des parents qui craignent de ne pas pouvoir inscrire leur enfant dans l'école retenue mais, dit-il, c'était pire avant, le décret prônant la mixité sociale ayant été appliqué de manière parfois ambiguë, certains refus d'inscriptions n'étant pas motivés de manière très claire. (Selon ce même ministre, chaque année la Communauté française compte plus de 1000 refus d'inscription injustifiés, fondés sur des critères discriminants qui sont illégitimement et illégalement institués par des chefs d'établissements scolaires généreusement soutenus par le P.O. et les organes syndiqueux dont ils dépendent.

Ces despotes à la tête des écoles qu'ils dirigent, avec vos impôts, comme des clubs privés, réservés à une certaine catégorie de population, excluent impunément celles que l'on refuse de voir accèder dans l'enceinte des écoles supérieures ou universitaires érigées en méprisants et criminels remparts !!!

Et surtout, en bon citoyen que vous êtes, quand vous aurez l'occasion d'assister à une séance d'un Conseil communal, dans certaines communes à forte concentration de populations issues de l'immigration dite récente, vous aurez compris déjà pas mal en constatant la qualité, surtout "socialiste", des échevin(e)s chargé(e)s de l'instruction publique !!!) (Rachid Z)

 

12:57 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29 octobre 2008

Près de 80% des écoles bruxelloises refusent le voile

Près de 80% des écoles bruxelloises refusent le voile

Le Soir

,
Suffrage-Universel  , le 27 août 2003

La proportion à Bruxelles des écoles francophones

refusant l'inscription d'élèves musulmanes sur la base du port du foulard s'élève à 84 pc, dans l'ensemble des réseaux libre et officiel. Un chiffre que l'on peut découvrir à la lecture de l'ouvrage de la sociologue Mina Bouselmati ("Le voile contre l'intégrisme"), paru en 2002.

On s'en rappelle: à la fin de l'année scolaire passée, des manifestants issus de la communauté musulmane s'étaient regroupés au mois de mai devant les portes de l'Athénée Bruxelles II à Laeken

pour s'opposer au projet de la direction et des enseignants d'inscrire dans le règlement d'ordre intérieur l'interdiction du port de tout couvre-chef, et donc du voile islamique, dans l'enceinte de l'établissement.

Le ministre francophone de l'Enseignement secondaire, Pierre Hazette, avait alors fait part de son soutien à la communauté éducative. Le ministre est à titre personnel défavorable au port du voile dans les écoles, . (A quoi : une idéologie, une philosophie, une doctrine, une morale supérieure, un groupe sectaire aux us et coutumes autrement plus halals ??? Nos établissements scolaires ne sont pas destinés à uniformiser les attitudes vestimentaires, les régimes alimentaires ou les modes de vie, de pensée librement choisis par les parents et leurs enfants mais à émanciper par le savoir ces derniers !!!) (Rachid Z)

par souci d'intégration

Les enseignants et le préfet de l'athénée réfléchissaient depuis plusieurs mois à

cette interdiction, car ils disaient constater que le port du voile posait de plus en plus de problèmes dans l'organisation des cours. Pointée du doigt: une attitude de plus en plus négative de jeunes filles voilées qui s'opposaient au contenu du cours de biologie et qui remettaient régulièrement en cause leur participation aux cours d'éducation physique. (C’est le titre d’un article du Soir de ce jour (23 octobre 2008), relayant une initiative du ministre du sport à la Cocof, Emir Kir (PS), baptisée «Sport au féminin». Partant du constat que beaucoup de femmes avaient un problème de surcharge pondérale, et qu’il est par ailleurs certaines femmes pour qui «pratiquer un sport à côté d’un homme ne s’inscrit pas forcément dans leur culture», des cours de sport seront dorénavant organisés deux fois par semaine par 17 asbl qui ont répondu présentes à l’appel !!!) (Extrait d’un billet paru sur le blog de la laïciste Nadia Geerts)
 

Pour Pierre Hazette, cette situation était en contradiction avec les dispositions du décret "Missions",

applicables à tout établissement scolaire. La décision prise par l'athénée laekenois est regrettée par la Ligue Arabe Européenne, dont le président de la section belge, Ahmed Azzuz, a indiqué à l'agence BELGA que des actions seraient en conséquence menées à la rentrée, à Bruxelles et à Anvers.

 

  

 

Mais cette école est loin (

très loin) d'être la seule à frapper le voile islamique "d'ostracisme"

. Sur la base d'une enquête menée auprès de 110 établissements bruxellois des réseaux libre et officiel (francophones), Mina Bouselmati avait calculé que 84 pc de ces écoles refusaient l'inscription d'élèves musulmanes portant le voile.

On estime dans son ouvrage à

un tiers le nombre d'élèves musulmanes dans les écoles bruxelloises, 2 pc portant le voile. Mais le fait que de plus en plus d'écoles refusent les inscriptions de filles voilées induit une sorte de "ghetto-isation" de ces élèves dans les écoles les acceptant, faisant alors fortement grimper la part d'élèves avec foulard par rapport au reste de la population de l'école. Et c'est ce qui s'était passé à Bruxelles II, estime Mohamed Boulif, président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique.

Ventilé réseau par réseau, le

refus d'inscription de jeunes filles musulmanes portant le voile atteint 87 pc dans le réseau officiel subventionné, 88 pc dans le réseau libre, contre moins de la moitié (41pc) dans le réseau de la Communauté française.

L'échevine en charge de l'Instruction publique à la Ville de Bruxelles, Faouzia Hariche (PS),

a indiqué qu'au sein de l'enseignement de la Ville, Bruxelles a adopté (il y a quelques dizaines d'années déjà) ce qu'elle considère comme l'attitude la plus sage qui soit : interdire d'afficher à l'école toute appartenance religieuse, philosophique ou politique, afin d'éviter qu'un groupe ne puisse exercer des pressions. Mme Hariche rappelle également que l'enseignement du réseau de la Ville est laïque. (Et depuis quand serait-il laïque ? Pour la population l’enseignement du réseau de la Ville de Bruxelles demeure public et "neutre", jusqu’à preuve juridique contraire, indépendant de toute considération philosophique ou religieuse et ce, conformément à la Constitution et aux lois du peuple Belge, que semble dramatiquement ignorer cette échevine ségrégationniste !!!) (Rachid Z)

Il y a un an environ, le Conseil d'Etat

s'était déclaré incompétent, après que le gouvernement de la Communauté française lui eut demandé son avis sur un document rédigé par son ministre-président, Hervé Hasquin (MR), relatif au "port de signes distinctifs à connotation religieuse ou philosophique dans les écoles."

14:53 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Décret mixité : mode d’emploi

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décret mixité : mode d’emploi

 

 

 

 

Enseignons.be  , le 28 octobre 2008

Un petit

rappel pour tous les parents qui se frotteront au nouveau décret dès le 3 novembre prochain, date officielle du début des inscriptions. Si vos enfants sont en 6e primaire aujourd’hui, il est temps de vous inquiéter de leur avenir.

Mais pas de panique

. La période qui s’ouvre la semaine prochaine, et jusqu’au

14 novembre, ne concerne que les élèves prioritaires. Les deux semaines suivantes (du 17 au 28) seront ouvertes à

tous les enfants, prioritaires distraits compris.

(Bien évidemment, ces "enfants prioritaires distraits" ne pourront plus, à ce moment, faire valoir leur priorité !!!) (Rachid Z)

Qui

peut être prioritaire

- a un

parent qui travaille dans l’école;

- présente des

besoins spécifiques(handicap…);

- fréquente l’

internat de l’école choisie;

- fréquente un

centre ou un home d’accueil;

- poursuit l’

enseignement en immersion;

- provient d’une

école adossée (sauf à Bruxelles pour les écoles de la ville).
 

Si

, après ces quatre semaines d’inscriptions, une école devait constater que la demande est supérieure à l’offre et que donc, elle n’a pas assez de places pour tout le monde, elle procéderait à un premier classement en fonction de proportions géographiques (un minimum d’élèves issus de la commune) et de mixité sociale (un minimum d’élèves provenant d’écoles à indice socio-économique relativement faible) (A ce propos, il étonnant d’apprendre qu‘à la Ville de Bruxelles des établissements scolaires aussi prisés que R. Catteau, A. Max, Dachbeck et Magnolias sont classés parmi les moins favorisés !!!) (Rachid Z) . Un tirage au sort serait ensuite organisé. Les élèves non retenus seront placés sur liste d’attente. En cas de désistements, ils seront les premiers avertis

Les questions à se poser

 

.Le journal La Capitale  propose quelques questions simples à se poser qui vous aideront à
: Un élève qui…

- a un

frère ou une sœur dans l’école secondaire choisie;

choisir l’école qui conviendra le mieux à votre enfant.

1. Ai-je un choix confessionnel

? (En tous cas, contrairement à ce que prétendent l’échevine de l’Instruction public à Bruxelles-Ville, F. Hariche et des associations comme le MRAX, Bouillons de Cultures ou, plus étonnant encore, la LDH sélectionnées et subsidiées par la Communauté française, pour promouvoir le décret «Mixité sociale»; cette nouvelle procédure d’inscription dans les établissements «librement choisis» du secondaire, aussi «généreuse» soit-elle, ne permettra aucunement d’éradiquer les discriminations imposées par ces mêmes Pouvoirs Organisateurs et chefs d’établissements.

Pire, ils continuerons à les entretenir, conformément à la tradition généreusement ségrégationniste observée, puisque ce décret n'évoque même pas les arbitraires

R.O.I., inégalitaires, discriminants en vigueur dans la plupart des écoles publiques !!! Les élèves de confession musulmane, par exemple, portant le foulard, désireuses d’apprendre seront encore maintenues par ces principaux (irresponsables) responsables à qui nous les confions dans des écoles ghettos, ils continueront, toujours et impunément, à les priver de leurs droits et libertés fondamentaux !!! Ce décret «Mixité sociale» ne lutte aucunement contre cette ségrégation qui se pratique ostensiblement dans la grande majorité des établissements scolaires subsidiés par la Communauté française !!!) (Rachid Z)

 

2. Quel est le projet pédagogique de l’école

?

3. Quel est le règlement des études

?

4. Où veux-je que cette école soit située

?

5. Vaut-il mieux qu’il soit avec son frère ou sa sœur, ou qu’ils soient séparés

?

6. Comment sont les bâtiments

?

7. Y a-t-il des repas chauds

? (Il paraît qu’à Bruxelles-ville les «repas chauds», préparés par l’association «Les Cuisines Bruxelloises» parviennent, au mieux, tièdes dans les bouches des bambins !!!) (Rachid Z)

8. Comment sont les infrastructures, l’environnement

?

9. Quelles sont les activités extrascolaires

?

10. Quelles sont les options ?

Pas de panique

!

Il est inutile de se presser. Monsieur X qui inscrira sa fille le 28 novembre a autant de chance d’avoir une place que madame Y qui inscrira son fils le 17. Et dans les écoles qui n’auront pas atteint leur capacité d’accueil, les inscriptions se poursuivront du 1er décembre jusqu’à la rentrée 2009.

Il est aujourd’hui acquis que de nombreux parents multiplieront les inscriptions

par peur de ne pas pouvoir inscrire leur enfant dans une des écoles de leur choix. Le bon sens veut qu’ils préviennent au plus vite les établissements qu’ils ne retiendront finalement en cas d’inscription dans une autre école.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

00:58 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27 octobre 2008

Application du décret «Mixité»

Application du décret «Mixité

»

Avis d’un Conseil de participation d’un établissement de la Ville de Bruxelles, le 14 octobre 2008

Monsieur le préfet

informe et commente les décisions prise par la Ville de Bruxelles

, à savoir : la suppression du principe de l’adossement pour toutes les écoles de la Ville de Bruxelles.

Dans le cas où le nombre de demande serait supérieur au nombre de places disponibles,

le tri se ferait selon le critère du tirage au sort par classe d’âge

, avec une augmentation de 5% du nombre d’élèves issus des communes de 1000, 1020, 1120 et 1130 Bruxelles (par rapport au chiffre 2008 - 2009).

Différents avis sont émis

:

1. Si on prend en considération les 5% supplémentaire, pour cet établissement, il va falloir, sur base des chiffres 2008 - 2009, augmenter le nombre d’élèves venant de la commune, . Les 5% ne devraient être appliqués que dans certaines écoles et pas dans toutes les écoles. Malheureusement la décision a été prise pour toutes les écoles. Le critère des 5% ne devrait pas être appliqué à des écoles qui ont déjà 50% des élèves issus de la commune. Ce décret est mauvais, il transforme cet établissement en véritable ghetto.

ce qui ne va pas dans le sens d’une mixité sociale qui existait jusqu’à présent

2.

Ce genre de procédé va engendrer des drames chez les enfants. Il est inimaginable d’accepter cela car on ne respecte pas la possibilité aux parents de préparer et rassurer leurs enfants dans le choix d’une école.

3.

La rentrée va être un véritable chaos car les parents des élèves sélectionnés dans plusieurs écoles ne vont pas forcément signaler leur choix. Il n’y a pas d’obligation de le signaler et aucune mesure répressive n’est prévue s’ils ne le font pas.

4. Le décret est sorti très tard (12/09/2008) pour être appliqué au mois de novembre.

5. Que se passe-t-il quand un enfant change de communes durant les vacances ?

6. Certains enfants d’Afrique Noire

n’ont pas de date de naissance précise, juste le mois et l’année. Comment faire ?

7.

Il est inadmissible que des jumeaux soient séparés par ce critère de sélection. Pourquoi avoir pris tous les enfants comme test sans essayer le tirage au sort sur un groupe restreint et voir ce que cela donne ? Pourquoi essayer d’organise le hasard ?

8.

Problème : les enfants de cet établissement étaient considérés comme prioritaires pour 2009 - 2010. La promesse avait été faites aux parents l’année dernière !!!

9. Dans cet établissement, il y avait 165 demandes, il reste 113 élèves réellement inscrits dans l’école,

ce nouveau décret risquerait d’engendrer des pertes d’emplois supplémentaires.

10.

Les professeurs sur plusieurs écoles (parfois 5 écoles pour les professeurs de religion) sont prioritaires plusieurs fois, ce qui n’est pas très équitable.

11.

On risquerait de voir certains membres du personnel qui ont des enfants entrant dans le secondaire demander des changements d’affectation dans des écoles en se souciant uniquement de l’avenir de leur enfant et de la priorité, ce qu’il n’auraient jamais fait auparavant.

En conclusion

: vu les modalités d’application de ce décret qui organise le hasard

, il est impossible de se prononcer sur les critères.

15:17 Écrit par Rachid Z dans Enseignements | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |