17 novembre 2010

Djihad, trois jours avec Cyril

Djihad, trois jours avec Cyril

Nicolas Deloffre : véritable auteur de talent

Censurée par son diffuseur et boycottée par les libraires, la maison d'édition "Hajar" (marque de DIE) vous présente sa dernière parution, le livre de Nicolas Deloffre : "Jihad, trois jours avec Cyril". Ce roman subversif et véridique, qui déplaira aux élites dégénérées qui dirigent la France n'est disponible que sur le site internet de l'auteur : http://ndeloffre.bigcartel.com/

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13 novembre 2010

Le dernier des hajjiahs

Le dernier des hajjiahs

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11 novembre 2010

Prédicatrices marocaines en campagne

Prédicatrices marocaines en campagne

 

Felice Dassetto,(Cismoc, UCL), le 28 octobre 2010

Le Maroc entend manifestement peser sur la gestion de l’Islam en BelgiqueLe royaume chérifien multiplie les initiatives : après l’appel lancé par l’ambassadeur du Maroc, Samir Addahre, aux autorités belges afin de créer un centre commun de formation des imams, le ministère marocain des Affaires religieuses a envoyé en mission en Belgique, l’été dernier, quatre prédicatrices musulmanes, des «mourchidates». «Pour montrer le bon exemple», dit-on, aux 350.000 Belgo-Marocains que compte le pays.

Elles étaient quatre. Etroitement encadrées par un expert du ministre marocain des Affaires islamiques et un conseiller de l’ambassade du Maroc en Belgique. Khadija, Hanane, Asma et Meriem sont le visage féminin de l’Islam chérifien. Elles étaient en mission commandée, à Bruxelles. Pour démontrer le caractère «moderne» du rite malékite, la variante marocaine de l’Islam sunnite.

L’opération n’est pas innocente. L’institutionnalisation de l’Islam patine, en Belgique. Miné par ses dissensions et les manœuvres d’influences des principaux pays d’origine des fidèles, l’Exécutif des musulmans de Belgique est en phase de recomposition. L’occasion, pour le Maroc, d’inciter la Belgique à davantage «encadrer» l’Islam. Qui serait sous la menace de poussées «extrémistes».

Samir Addahre avait agité, en septembre 2009, le spectre égyptien des Frères musulmans. D’autres agitent aujourd’hui le «péril» chiite, assurant que des milliers de Belgo-Marocains sunnites (23.000, avance-t-on) se seraient convertis au chiisme.

«Nous venons vous proposer un modèle de fonctionnement de l’Islam»

Khadija, Hanane, Asma et Meriem n’en ont pas parlé. Elles étaient juste là pour témoigner de leur expérience, née de la volonté du roi du Maroc, Mohamed VI, qui se veut aussi «commandeur des croyants». Suite aux attentats de Casablanca, en 2003, le souverain chérifien réforme les affaires religieuses. Dès 2006, une première promotion de femmes imams et de prédicatrices entre en fonction«Une expérience unique dans le monde arabo-musulman», insiste Khadija, 36 ans, qui coordonne l’activité des imams dans la région de Rabat.

Elles sont 300 mourchidates, désormais, à raison de 50 nouvelles diplômées, chaque année. «Leur rôle : encadrer la communauté des fidèles, femmes ou hommes, intervenir comme médiatrices en cas de conflit, lutter contre la violence domestique… Elles restent minoritaires, par rapport aux 80.000 cadres religieux masculins qui officient au Maroc, mais un signal est donné : celui d’un Islam tolérant et moderne», plaide Hakim El Ghissassi, du cabinet du ministre marocain des Affaires religieuses

«Nous venons vous proposer un modèle de fonctionnement de l’Islam, avance Khalid El Moujaddidi, conseiller de l’ambassadeur du Maroc. Chez nous, tout est clair. En Belgique, sous couvert de liberté religieuse, l’anarchie règne

Le Centre islamique de Verviers, qui est la plus vaste mosquée reconnue de Wallonie, a voulu se doter d’une femme imam. En vain. Comme si c’était inimaginable, sous nos cieux«Vous voyez bien que nous avons des exemples à faire valoir», sourit Hanane (38 ans), coordinatrice des écoles, dans la région de Rabat.

«La plupart des responsables politiques que nous avons rencontrés, en Belgique, sont très étonnés d’apprendre l’existence de femmes imams, enchaîne Khadija. Moi, ce qui m’a étonné, en visitant le siège d’un de vos partis, celui du CDH, à Bruxelles, c’est d’y avoir découvert une affiche vantant l’égalité hommes-femmes. Je ne pensais pas que vous en aviez encore besoin»

17:40 Écrit par Rachid Z dans Ingérences | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10 novembre 2010

La laïcité a-t-elle tué l’athéisme ?

La laïcité a-t-elle tué l’athéisme ?

 

Par Louise Mailloux, le 09 novembre 2010

Le siècle des Lumières fut sans contredit l’âge d’or de la critique antireligieuse et il nous a aussi donné un bien curieux mélange. Alors qu’une gauche matérialiste et radicalement athée, avec d’Holbach, a précipité la mort de Dieu et prédit la disparition des religions, une droite, anticléricale certes, mais déiste avec en tête Locke et Voltaire nous a donné la laïcité, la condamnation de l’athéisme et le respect des religions.

De cette laïcité issue des Lumières, nous en avons retenu l’idée de tolérance, oubliant qu’à l’origine, celle-ci ne tolérait que les religions. Pour John Locke, théoricien de la tolérance, les athées n’étaient pas des gens dignes et fiables avec lesquels on pouvait bâtir une société. Cet argument sera repris à nouveau par Voltaire qui jugeait qu’une société d’athées est impossible puisqu’il n’y aurait plus aucun frein moral à transgresser les lois humaines.

En proposant la séparation de l’Église et de l’État, les philosophes déistes ont combattu le cléricalisme et pris la place des curés pour bannir l’athéisme, ne protégeant alors que la liberté religieuse. Mais aujourd’hui, dira-t-on, l’État laïque garantit la liberté de conscience assurant le respect et l’égalité des croyants comme des athées.

Et cette égalité politique des croyances religieuses et de l’athéisme a des répercussions insoupçonnées sur le plan épistémologique. Parce que mettre sur le même plan la religion et l’athéisme, c’est mettre à égalité la foi et la raison, mettre à égalité la superstition et la science.

L’embêtant, c’est qu’un tel relativisme présente l’athéisme comme une croyance parmi d’autres et met dans la même assiette le créationnisme et le darwinisme. Autant dire alors que la science ne vaut pas mieux que la religion. D’Holbach pourtant affirmait que l’athéisme n’est justement pas une attitude religieuse mais bien une attitude scientifique vis-à-vis l’univers.

En présentant l’athéisme comme un choix possible parmi d’autres, la laïcité l’a dissocié de la science et occulté cette distinction fondamentale entre le vrai et le faux, minant ainsi la supériorité de la science sur la religion et faisant perdre à l’athéisme son assise et sa force subversive si nécessaire à la critique des religions.

Ce relativisme rendra aussi plus difficile la critique des religions qui s’efface derrière le respect de celles-ci, craignant d’être accusé d’un manque de respect envers les croyants, de porter atteinte à leur liberté de conscience ou pire encore de blasphémer.

Ce respect excessif dont jouissent les religions auquel Richard Dawkins fait allusion prend sa source chez les penseurs déistes des Lumières. On le retrouve même dans le rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements (au Québec) où il est dit que quiconque affirme que les religions sont dépassées porte atteinte à la liberté de conscience.

Outre la laïcité, un autre événement majeur est survenu à l’époque des Lumières, qui a affaibli l’athéisme, et c’est celui du criticisme kantien. Dans son texte Le conflit des facultés (1798), Kant va rompre avec des siècles de philosophie thomiste dans laquelle la science était fondamentalement liée à la religion et la philosophie à la théologie. Kant va en quelque sorte laïciser la raison en la séparant de la foi, expliquant que raison et foi sont deux magistères radicalement différents qu’il faut éviter de confondre. Ainsi la science et la philosophie peuvent dorénavant affirmer leur autonomie par rapport à la théologie.

Le hic, c’est qu’en affranchissant la raison, Kant en a fixé les bornes et limité les prétentions. Désormais, la science ne peut plus rien dire à propos de Dieu simplement parce que cela ne relève pas de son champ de compétences. Les athées se retrouvent donc ici dans l’incapacité théorique d’affirmer rationnellement que Dieu n’existe pas. Le chrétien Kant, en plus d’avoir mis l’idée de Dieu à l’abri des critiques de la science, a du même coup forcé les athées à se replier dans une position rationnelle plus faible qui est celle de l’agnosticisme et réduit leur athéisme à n’être plus qu’une posture affective et irrationnelle en face de l’existence.

Mais que peut la raison sans la foi ? Saint Paul ne disait-il pas dans sa deuxième épître aux Corinthiens : «Pour l’homme qui n’est pas empli de l’Esprit, les choses du monde spirituel sont absurdes et ne peuvent être comprises.» N’est-ce pas de cela dont les deux derniers Papes ont essayé de nous convaincre ? Que la raison sans la foi s’égare et se dessèche ? Dans son encyclique Fides et ratio (1998), Jean-Paul II a reconnu la nécessité de la raison, mais en insistant sur l’importance de s’ouvrir à nouveau à la foi puisqu’ultimement toute vérité vient de Dieu. Qu’il faut donc rétablir le dialogue puisque, selon lui, il n’y a pas d’incompatibilité entre la foi et la raison. Et n’était-ce pas aussi cela qui était au cœur du discours de Ratisbonne de Benoît XVI, en 2006, lorsqu’il disait que le criticisme kantien a éloigné la raison de la foi en lui donnant un caractère purement instrumental, rendant ainsi la raison inapte à répondre aux questions existentielles que l’homme se pose ? Bref que les sciences ont besoin des lumières de la théologie et qu’il faut donc réconcilier ce que Kant avait séparé.

Bien concrètement, cela signifie financer largement partout à travers le monde des intellectuels de haut calibre, des scientifiques réputés dont l’astrophysicien Hubert Reeves, dans le but de réfléchir aux implications métaphysiques des découvertes scientifiques afin de réconcilier les sciences avec la religion. Ces intellectuels, fort du respect dont ils jouissent, en profitent pour diffuser une vision spiritualiste des sciences, tout comme l’Université interdisciplinaire de Paris (UIP) dont une des sources importantes de financement est la fondation américaine John Templeton, bien connue pour subventionner et récompenser d’un Nobel et demi, ceux qui sont gentils avec les religions.

Est-il besoin de rappeler que Charles Taylor, philosophe catholique, fut récipiendaire de ce prestigieux prix l’année même qu’il présida la fameuse Commission qui a recommandé sans surprise pour le Québec une laïcité ouverte aux religions ?

Le début de ce siècle connaît un regain de ferveur religieuse sans précédent et il ne faudrait surtout pas sous-estimer les moyens financiers, les organisations et les réseaux éducatifs et communicationnels dont disposent les croyants, les sites Web attrayants qui pullulent sur la toile, leur capacité d’offrir une vie sociale et communautaire aux plus démunis, celle de mobiliser et d’encadrer les jeunes, d’investir l’école laïque pour promouvoir le créationnisme, de recruter des gens de tous les milieux, de s’engager en politique et d’infiltrer les partis pour faire avancer leur agenda politico-religieux.

L’offensive se fait principalement sur deux fronts ; d’une part, celui du politique avec cette trompeuse laïcité «ouverte» qui essaie de délaïciser l’espace public, de remettre en question le statut des femmes, de contester les droits des homosexuels, et d’autre part, celui des idées avec cette volonté de revenir à un monde pré-kantien, où la foi viendrait compléter ce qui échappe apparemment à la raison.

Dieu ne mourra pas, et il devient urgent d’en prendre toute la mesure, urgent que les athées fassent bien davantage que «de ne pas croire». L’athéisme n’est pas une foi et nous devons retrouver notre assurance, notre intelligence, notre mordant et nous manifester politiquement et intellectuellement. Nous devons quitter la réserve dans laquelle la posture laïque nous a cantonné-es pour redevenir à nouveau pertinent-es. Ainsi, la laïcité, les droits des femmes et les sciences, qui sont de fabuleux acquis de la modernité, n’en seront que mieux protégés.

16:13 Écrit par Rachid Z dans Cultes | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09 novembre 2010

Nabe et le Renaudot

Nabe et le Renaudot

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Concert Ziryab

Concert Ziryab

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03 novembre 2010

Renaudot, dernière liste...

Renaudot, dernière liste...

 
NouvelObs, le 03 novembre 2010

Il se passe toujours des choses bizarres, au Renaudot. Après avoir écarté le polar féministe de  Virginie Despentes, qui a été salué pas plus tard qu'hier par le potache prix Trop Virilo, voilà que le jury présidé par Franz-Olivier Giesbert vient de le réintégrer dans son ultime sélection : le choix s'est fait au détriment du malheureux Claude Arnaud, mais tout en conservant les livres de Michel Houellebecq et de Marc-Edouard Nabe (en piste pour son roman autoédité, ce qui ne fait qu'à moitié rigoler les éditeurs et les libraires).

Au rayon des curiosités, enfin, on observera que deux romans sont par ailleurs apparus dans la catégorie «poche», dont le premier lauréat avait été, l'an passé, Hubert Haddad. Heureusement, ils sont signés Eric Holder et Fabrice Humbert. Deux bonnes pioches, c'est sûr.

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02 novembre 2010

Cinédomo : Lemon tree

Cinédomo

Lemon tree

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Mercredi 10 novembre 2010 à 19h30

Depuis la mort de son mari, Salma vit des modestes revenus que lui rapportent ses citronniers. Lorsque le ministre israélien de la défense et son épouse viennent s'installer dans le voisinage immédiat, les services secrets décrètent que le bosquet de citronniers doit disparaître pour des raisons de sécurité. Salma, cependant, refuse le dédommagement proposé par le ministre et, avec l'aide de son avocat, décide de porter l'affaire devant la Haute Cour de Justice Israélienne.

Un film de fiction éminemment subtil, qui aborde la réalité de la colonisation israélienne dans ses dimensions quotidiennes, à travers deux portraits de femmes.

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31 octobre 2010

Les métamorphoses de l'identité

Les métamorphoses de l'identité

30 ans après son suicide, Paul Audi tente de nous éclairer sur le sens des différentes identités dévoilées et composant la personne du romancier goncourisé (à deux reprises) Romain Gary, Émile Ajar ou encore Paul Pavlowitch, ce précieux compagnon de route ...

 (Rachid Z)

Paul Pavlowitch

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28 octobre 2010

Alchimie Radicale : Que l'Afrique reste debout

Alchimie Radicale

Que l'Afrique reste debout

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Alchimie Radicale : Misère à l'arrache

Alchimie Radicale

Misère à l'arrache

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20 octobre 2010

La deuxième sélection du Renaudot

La deuxième sélection du Renaudot

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AFP, le 19 octobre 2010

Le jury Renaudot a publié mardi soir la deuxième sélection pour ses prix du roman et de l'essai qui seront décernés le 8 novembre.

Romans :

- Salim Bachi pour "Amours et aventures de Sindbad le marin" (Gallimard)

- Antoine Bello pour "Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet" (Gallimard)

- Michel Houellebecq pour "La carte et le territoire" (Flammarion)

- Robert Solé pour "Une soirée au Caire" (Seuil)

- Simonetta Greggio pour "Dolce Vita" (Stock)

- Claude Arnaud pour "Qu'as-tu fait de tes frères ?" (Grasset)

- Abdellah Taïa pour "Le jour du roi" (Seuil)

- Stéphanie Janicot pour "Que tous nous veuille absoudre" (Albin Michel)

- Marc-Edouard Nabe pour "L'homme qui arrêta d'écrire" (édité par l'auteur)

Essais :

- Mohamed Aïssaoui pour "L'Affaire de l'esclave Furcy" (Gallimard)

- Charles Dantzig pour "Pourquoi lire?" (Grasset)

- Patrice Delbourg pour "L'odyssée Cendrars" (Ecriture)

- Michel Onfray pour "Le crépuscule d'une idole" (Grasset)

- Annette Wieviorka pour "Maurice et Jeannette, biographie du couple Thorez" (Fayard)

Les jurés se réuniront de nouveau le 2 novembre pour annoncer leur dernière sélection.

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14 octobre 2010

Premier prêt à l'habitat "charia compatible" octroyé en France‏

France‏

Premier prêt à l'habitat "charia compatible" octroyé

France 24, le 13 octobre 2010

Le premier prêt à l'habitat monté en France en respect des principes de la loi islamique a été octroyé en mai à un "sportif de haut niveau" pour l'achat d'une maison en région parisienne, selon une association qui oeuvre à la promotion de ce type de financements.

"Nous avons fait une première opération de prêt habitat en mai", a annoncé Anass Patel, président de l'association d'innovation pour le développement économique et immobilier (AIDDIM) qui a conseillé l'acquéreur, lors d'un colloque sur la finance islamique mercredi à Strasbourg.

Le bénéficiaire est un "sportif de haut niveau", qui a fait l'acquisition d'une maison en région parisienne pour "un montant important" et a bien voulu se prêter à cette première afin de faire progresser la mise au point du produit, a précisé M. Patel sans révéler son identité.

Le prêt a été accordé par la BRED. Interrogée par l'AFP, la banque, affiliée au groupe Banque Populaire, s'est refusée à tout commentaire.

L'opération a été réalisée par le biais d'un mécanisme d'achat-revente ("Murabaha") consistant pour la banque à acheter le bien et le revendre ensuite au client. Ce dernier rembourse ensuite la banque en une ou plusieurs fois et lui verse, en outre, une commission correspondant au service rendu.

La formule permet d'éviter le versement d'intérêts, prohibé par la loi islamique.

Une instruction fiscale clarifiant le cadre juridique et fiscal de cet instrument a été publiée le 24 août. "Nous avons anticipé sur le contenu de l'instruction", a expliqué à l'AFP M. Patel, qui est lui-même spécialiste de l'immobilier en tant que dirigeant de la société-conseil DTZ Asset Management.

"On ne peut pas dire qu'il n'est pas possible en France de faire des opérations "charia compatibles" (respectant les principes des la loi islamique, ndlr). Les banques savent faire ce genre de montage", s'est enthousiasmé M. Patel, selon qui le marché des crédits résidentiels "halal" peut être estimé en France à 7,2 milliards d'euros.

La finance islamique interdit le recours aux intérêts, à la spéculation et aux investissements considérés comme impurs (jeu, alcool, armement, pornographie, tabac...).

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10 octobre 2010

Nicolas Deloffre : «Jihad, trois jours avec Cyril»

Nicolas Deloffre

«Jihad, trois jours avec Cyril»

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C'est dans une cité HLM typiquement française, avec son lot de misère sociale, de délinquance et de détresse en tout genre que se situe l'action du roman. Cyril vit dans ce lieu où les citoyens issus de l'immigration et donc de confession musulmane pour la grande majorité, sont stigmatisés et/ou instrumentalisés par les élites médiatiques et politiques. Comme bon nombre de jeunes ayant grandit dans cet univers difficile, Cyril a cru que la seule solution pour devenir quelqu'un et s'octroyer un statut social dans une société qui a tendance à exclure ses populations les plus pauvres, était d'emprunter le chemin de la violence.

Quand le roman démarre, Cyril est déjà passé à une autre étape de sa vie, il a quitté les ambiances nauséabondes de la rue. Il est musulman. Il a troqué les ténèbres pour la lumière, mais sa quête de vérité n'est pas terminée. Bien que diplômé d'une maitrise en sociologie, ce qui est déjà un miracle en soi pour un jeune de banlieue, il parachève son parcours d'autodidacte et de mystique en s'abreuvant de tous les savoirs susceptibles d'êtres saisis par ses sens. Ainsi, il s'informe sur Gaza, sur la franc-maçonnerie, sur les organes du pouvoir et sur ces usines à désinformation que sont les médias français à la solde des États-Unis et d'Israël.

De fil en aiguilles et d'expériences en expériences, Cyril et Malik, son meilleur ami, décident de partager leurs informations par le biais d'émissions vidéos qu'ils diffusent sur Internet. S'ils n'avaient pas l'Islam dans leurs cœurs, il serait très difficile de supporter le poids de ce qu'ils découvrent. Quand on milite pour voir la vérité triompher, il faut énormément de courage car le Monde est contre soi. Les bien-pensants se prennent pour des savants et montrent du doigt ceux qui savent vraiment. Cyril et Malik en sont conscients, ils l'endurent, mais ils continuent de défendre l'Islam, Gaza, mais aussi la liberté d'expression ou encore l'Iran, ce magnifique pays protégé par Dieu, contre lequel les forces occidentales dégénérées s'acharnent sans relâche.

Ce noble combat faire surgir des ennemis inattendus. Cyril devient la proie facile d'un franc-maçon de très faible degré. Ce piège dans lequel il tombe, loin de l'affaiblir et de le pousser à abandonner à sa lutte, sa part de «jihad», le motive et confirme à ses yeux la validité et l'impact fort de ses vidéos débordantes de vérité. Remontés à bloc, Cyril et Malik se consultent et décident de monter une énième vidéo afin de montrer aux internautes qui les suivent, que la vérité est sur le point de vaincre le mensonge. 

Le jihad de Cyril ne se limite pas qu'à la transmission de la vérité, comme tout bon musulman, il se doit de lutter contre lui-même pour devenir un meilleur homme à chaque jour que Dieu fait. Il doit aussi s'occuper de sa mère et la protéger. Dans cet environnement difficile qu'est la banlieue parisienne, ces luttes pour la paix et la stabilité des cœurs et des corps prennent tout leur sens. C'est ce que constate le lecteur durant les trois jours qu'il passe en compagnie de Cyril.

L'Islam rayonne, illumine et convainc grâce à l'exemple de notre héros peu ordinaire. Il est clair que l'Islam est La Solution aux problèmes du quotidien que doivent surmonter ces jeunes et non la cause comme souhaiteraient nous le faire croire la propagande journalistique qui conditionne les gens à haïr cette parfaite religion ainsi que ses croyants, Iraniens, Palestiniens, Afghans et banlieusards en tête.

La vrai définition du jihad est ici, entre les lignes de ce roman «non conventionnel» dont le but premier est de réconcilier les gens avec leurs voisins de paliers et à un plus large niveau, à leurs frères du moyen-orient. C'est cette définition du jihad qui fera verser à Cyril des larmes d'amour, lorsque celle-ci sera évoquée clairement par l'iman lors du dernier chapitre.

Ce roman s'ancre solidement dans la réalité quotidienne des gens. Sa lecture apportera au lecteur une autre visions des événement qui l'entourent. Une vision plus vraie, plus claire et plus fidèle.

Blog de l'auteur : http://ndeloffre.blogspot.com/

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04 octobre 2010

Avant-propos de mon livre : Courbis, mon chemin vers la vérité et le pardon

Avant-propos de mon livre : Courbis, mon chemin vers la vérité et le pardon

J’avais 23 ans en août 1973, quand ma vie, comme celle de milliers d’autres marocains de ma génération, a basculé dans l’horreur.

Depuis très longtemps, j’ai fait des tentatives pour écrire et raconter mon expérience pendant ces années de plomb. Et à chaque fois ces évènements me semblaient déjà très lointains ou carrément comme un cauchemar qu’il fallait oublier pour me concentrer sur le présent. Et à chaque fois je me demandais à quoi servira de revenir sur ces souvenirs pénibles pour raviver des blessures déjà cicatrisées. En réalité, si je m’étais tu longtemps, c’est que j’étais écrasé par le poids de ma pudeur. Je considérais le calvaire que j’ai vécu comme une expérience très personnelle.

Aujourd'hui, si je me suis résolu enfin à écrire ces mémoires tardivement et après tant d’années, c’est pour mettre les choses au point, pour moi-même. Mes occupations professionnelles, sociales et familiales ne m’ont pas aidé à écrire et à raconter mes souvenirs d’une époque très lointaine, trente sept ans après. Je remercie Dieu de m’avoir doté d’une faculté de mémoire qui reste toujours intacte, mais j’avance dans l’âge (60 ans déjà) et je veux en profiter pour en faire part aux autres et en particulier à mes enfants et à mes petits enfants. Cet acte n’est donc pour moi ni une obligation ni une justification.

Sans maîtriser parfaitement les codes et les usages du monde de l’écriture, je me suis donc engagé avec détermination dans cette aventure pour raconter l’épopée d’une jeunesse porteuse d’un projet d’espoir qui malheureusement a été emporté avant maturité dans le tourbillon de la répression qui a frappé tout un peuple.

À travers ce manuscrit, je ne tiens pas seulement à partager avec mes lecteurs toute la singularité de mon histoire individuelle, bien que n’étant qu’un des détenus de second rang (par rapport à des camarades qui ont purgé des peines allant jusqu’à vingt ans), mais aussi et surtout apporter un témoignage vécu sur le système de terreur qui a régné au Maroc pendant ce qu’on appelle aujourd’hui les années de plomb.

Cette période est une tâche noire dans l’histoire contemporaine du Maroc. La monarchie, affaiblie par les événements qui venaient de la secouer, était déterminée  de frapper un coup fort en décidant d’anéantir toute personne suspecte d’opposition à son régime. Elle a fait régner sur toute la société marocaine une atmosphère de peur. Elle a cherché à duper l’opinion publique nationale et internationale en prétextant que nous étions tous des subversifs et des comploteurs. Or ces hommes et femmes qu’on a séquestrés par centaines et détenus en des lieux secrets, étaient en leur grande majorité, comme moi, innocents. Leur arrestation s’est déroulée en toute illégalité, sans aucun mandat d’arrêt à l’appui. Ces personnes ont été victimes de tortures et autres traitements cruels inhumains et dégradants, en violation flagrante de toutes les conventions internationales.

Mon expérience, comme celle de bien d’autres camarades, est une véritable tragédie humaine, mais du fait que mes séquelles ont été surmontées rapidement, j’en suis ressorti enrichi d’un capital humain énorme qui ne m’a pas quitté depuis. Il est vrai qu’on a massacré et confisqué une partie de ma jeunesse, mais je me suis retrouvé fortifié, parce que j’ai fait de ce désastre passager quelque chose de constructif pour moi et pour les autres. C’est pourquoi j’ai toujours refusé de me considérer comme une victime qui demanderait une indemnisation matérielle ou une récompense d’ordre politique.

Mon livre est la mémoire d’un homme libre et sans rancune, un homme qui témoigne de ce que le temps a voulu effacer et qui exprime à haute voix ce qu’il a toujours pensé. Loin de reculer. Je n’ai pas peur de ne pas vouloir baisser la tête, depuis toujours.

Ecrire aujourd’hui, c’est d’abord et avant tout lutter à ma façon contre l’oubli. Ecrire aujourd’hui signifie, pour moi, refuser le silence et le repli sur soi. Ecrire, c’est aussi continuer sur la même voie, continuer à être le même, continuer à partager, continuer à résister.

Malgré les douloureux souvenirs de plus de six mois de détention secrète d’abord au Derb Moulay Cherif, ensuite au Courbis, à la suite d’accusations mensongères (détention d’armes et complot contre la monarchie), six mois pendant lesquels j’ai subi toute sorte de tortures physiques et psychiques, je n’ai jamais regretté d’avoir épousé les idées pour lesquelles en fait je me suis fait arrêter : celles d’un engagement réel pour un Maroc de la dignité où règnerait la liberté et la justice sociale

En ces temps de profonde et d'inquiétante médiocrité politique que nous vivons dans notre pays, je veux faire de ce récit un message d’espoir que j’adresse avec une grande humilité à tous les jeunes de ce pays, pour qu’ils s’attellent à construire un autre Maroc, celui de la liberté et du respect de la personne humaine. Je suis certain que toutes ces années de souffrance et de sacrifice pour le bien de notre pays n’ont pas été vaines.

Enfin, mon souhait est que les souffrances que j’avais vécues soient épargnées aux autres et que tous les Marocains n’aient plus jamais à endurer les douleurs que j’ai connues. Face au déchaînement de la haine et de la cruauté que j’ai subies, je n’ai gardé que des leçons de vie, des leçons de foi, d’amour et de compassion.

16:56 Écrit par Rachid Z dans Cultures | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |